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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 22:09

   On constate une paralysie fonctionnelle de l'UPADS. Des instances doubles, des postes au sommet doubles qui se nient et revendiquent des rôles mal assumés, une incapacité à instaurer le dialogue depuis l'impossibilité notoire de Lissouba à gérer le parti pour cause de maladie "psychodéréglante". La première question qui nous vient d'emblée à l'esprit est celle-ci : quels sont les facteurs de dysfonctionnement de l'UPADS, l'Union Pan Africaine pour la Démocratie Sociale ? On peut classer des causes de différentes natures : ethniques, conjoncturelles liées aux événements qui débutèrent en 1997, statutaires, liées à une mauvaise application des textes et à l'existence de lacunes juridiques.

Cependant, il existe bien une hiérarchie d'implication entre ces différents facteurs et nous avons l'intention de démontrer que la base de la déstructuration du parti est à rechercher avant tout dans les statuts du parti et dans son fonctionnement qui dénie à ceux-ci son rôle central dans la conduite de la vie du parti.

   La guerre a été une source de dysfonctionnement : une de ses principales conséquences sera que la base hiérarchique s'est déplacée du Congo à l'étranger, notamment, en France où demeure le président du parti qui y est revenu après un séjour à Londres (où paraît-il il aurait été empoisonné par un membre de son entourage), le professeur Pascal Lissouba. Voilà un parti séparé de sa base, incapable de rassembler en un seul lieu son secrétariat, son conseil national, sa présidence d'autant que Sassou a lancé une fatoua politique sur Lissouba et quelques ténors du parti comme Moungounga ou Lissouba lui-même pour trahison nationale. C'est aussi un parti incapable de tenir ses délais statutaires afin de renouveler ses instances de 1992 à nos jours en 2006, soit quinze ans plus tard, UN SEUL CONGRES DU PARTI A ETE TENU !

   Quant aux problèmes ethniques, ils proviennent pour la plupart du conflit entre les originaires du Niari dont le président Lissouba  est membre et ceux de la Bouenza dont il s'est entouré et qui se sont avérés à la longue un très mauvais choix : Mbéri a été convaincu de traîtrise, Mounari est retournée embrasser les pieds de Sassou (peut-être pas que les pieds...), Moungounga a voulu se démarquer avec son CERDEC qui n'a pas volé très haut, Moukouéké a vite réalisé que la plume pouvait piquer puisque sa critique du président Lissouba lui a coûté son poste de secrétaire général, Tamba-Tamba n'est plus un proche du président, bref, la fameuse "bande des cinq Bembés" s'est démembrée et elle n'a plus les faveurs du président Lissouba et de sa famille et  cette faction ethnique du parti rêve de récupérer le parti au nom de Lissouba qu'elle a pourtant bel et bien trahi. C'est elle qui agite haut et fort les tables de la loi statutaire et prétend y trouver sa légitimité. A ce titre, c'est surtout, monsieur Christophe Moukouéké, qui par allusion dans ses textes, revendique carrément aujourd'hui la présidence du parti autrefois cumulée par Lissouba qui aurait dû l'abandonner quand il fut élu président de la République. Or, il oublie que Lissouba n'est plus président de la République. C'est donc logiquement qu'il a récupéré sa présidence et il est notoire que c'est Lissouba en sa personne et son charisme qui en fait faisait office de loi et de statuts en cooptant les hommes jusqu'à ce qu'il tombe malade, sans véritablement se soucier des exigences statutaires.

   D'autre part, il y a des décisions au sein du parti qui sont troubles car 1) prises dans la sphère familiale du parti 2) non promulguées auprès des fédérations et des sections comme l'avaient été la radiation de Mbéri Martin et la suspension de Moukouéké. Une décision politique est une décision proclamée à tout le parti et promulgué en règle par les canons du parti. Or, il semblerait que le professeur Lissouba se soit mué en dictateur au sein de son parti nommant qui il voulait, radiant, suspendant, sans tenir compte des procédures statutaires qui devraient être suivies à ces effets. Cependant, est-ce sa faute si ce comportement avait été accepté par le parti depuis le début ? Les exigences démocratiques, surtout au travers de leur caractère juridique, il faut le savoir, doivent être  non négociables et il faut se battre dès le départ pour que les textes soient l'ossature comportemental car après, c'est trop tard : on ne peut accepter sa suspension puis après la nier. C'est absurde. Il faut donc prendre le taureau par les couilles et le forcer à se remettre en cause pour qu'il ne pisse plus que selon les règles démocratiques...et statutaires !

  Il semblerait, selon des "gamassistes", que Lissouba ait démis Paulin Makita de son poste de secrétaire général au cours d'une réunion dans son hôtel particulier. Cependant, aucun texte explicitement envoyé aux sections ou aux fédérations n'en fait foi et on ne devrait pas mêler des querelles de personnes (certains parleraient de combines où de l'argent serait en jeu mais cela n'a rien à voir avec le parti qui n'est pas au courant de cette complicité entre Lissouba et son fils politique, Paulin Makita) à des décisions qui engagent le parti : en effet, il n'y a aucune raison politique (je dis bien politique) d'en vouloir à Paulin Makita. Si c'est le cas, que Lissouba parle (et il parle encore quand bien même malade). La vidéo mise en ligne par Paulin Makita par contre est claire : ce dernier devrait rester secrétaire général jusqu'au prochain Congrès qui tarde à venir. De plus, personne n'a vu un texte réhabilitant Moukouéké car celui qui l'a suspendu, celui-là seul a le pouvoir de le remettre en selle. Or, il n'en est rien ! Un décision qui hier acceptée mais qu'il nie aujourd'hui. Bref, des animosités individuelles se muent en animosités politiques et on confond des décisions de salons de thé à des décisions politiques....

   On en arrive finalement aux textes et il s'agira de les analyser, de voir si le parti a tenu à les respecter en leur donnant une place centrale ou si un certain nombres de pratiques héritées du monopartisme les ont déclassés. (à suivre...)

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