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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 18:01

La guerre fratricide au sein du parti aux trois palmiers a fait au moins un heureux : Sassou et ses sbires au travers de leur parodie de justice institutionnelle. En effet, Sassou a simplement estimé que ni le Conseil National ni le Conseil de Supervision censé organiser le congrès, n'avaient la moindre prérogative de diriger notre tripalmeraie nationale sans nous dire à qui revenait ce droit ! Quand deux cafards vont se plaindre auprès d'une poule, dit le proverbe, il est normal que les deux nigauds soient avalés par la poule heureuse de s'offrir un gueuleton sans effort car les proies sont venues à elle... Le pouvoir a saisi l'opportunité de s'immiscer dans la gestion interne d'un parti pour y ajouter à la confusion ambiante. Un document du ministre Ibovi assure la large diffusion de la justice renvoyant dos à dos les frères ennemis en les personnes de Gamassa et de Mouyabi.

Cette posture du pouvoir amène des réflexions par delà la réalité qui voudrait qu'il y ait non ingérence dans la démocratie interne d'un parti national par le pouvoir en place ; ce qui du reste est une violation flagrante des libertés et une tentative de désorganisation du parti tripalmier, l'UPADS :

1) A qui profite l'ingérence ?

Certes les Chinois qui louent le siège de l'UPADS peuvent manger leur riz cantonné tranquille mais là n'est pas le plus important car cette occupation dénote de la morbidité du parti à Brazzavile car une activité visible au travers de ce siège n'existe plus. En effet, si l'union Pan Africaine pour la Démocratie Sociale était revenue s'installer dans ses locaux, les Chinois auraient ri jaune en allant manger leur canard parfumé ailleurs ; ce ne sont pas les bâtiments qui manquent. A moins d'y voir dans cette occupation sans bail préalable une taloche du pouvoir voulant ridiculiser l'UPADS jusqu'au bout...

- A Sassou, bien sûr puisqu'il empêche une possible organisation du congrès qui aurait donné des instances viables au parti du professeur Lissouba et des redoutables candidats pour les prochaines élections de 2007 et 2009;

- A ceux qui au sein du parti sont en collusion (et ils sont plus nombreux qu'on ne le croit) avec lui (la souris venimeuse d'Oyo ou Cobra-Souris) car il cherche à contrôler ce parti en y mettant au pinacle une marionnette comme Poungui. En effet, Sassou a pénétré le parti en y soudoyant certains cadres qui auraient pour mission de lui accommoder la puissance électorale de ce parti aujourd'hui en lambeaux pour contrer la révolte des Tékés qui gronde et qui monte en puissance. Qu'on le sache, la tékité n'a pas renoncé à récupérer le pouvoir ravi à Ilo par ruse pour enfin créer un axe politique téké du Congo au Gabon. Bongo intrigue et intrigue encore. En essayant de peser sur l'élection du roi Makoko, Sassou veut montrer qu'il règne bien sur tous, même sur les pouvoirs occultes et virtuels. Aujourd'hui, nous constatons après avoir été parmi les premiers à critiquer le mausolée De Brazza, cette glorification de la colonisation qui n'est qu'un esclavage déguisé car les mots fluctuent mais les rapports restent les mêmes,  que des voix s'élèvent dans le même sens. Un article sera publié pour montrer la félonie de De Brazza qui n'avait pas été mandaté par la France dans son initiative d'explorateur. Eh oui, les dés étaient tronqués déjà au départ.

La légitimité des organes du parti est-elle le fait de la justice du pouvoir car celui qui paye c'est Sassou et cette justice lui est donc justiciable ou du jeu de la démocratie interne qui manque tant à l'UPADS ?

2) Pourquoi Mouyabi et Gamassa, les deux "cafards", en ont appelé à la poule Sassou ?

 Parce que le pouvoir interne est moribond au pinacle de l'UPADS. Tout se passe comme si le parti, à l'instar d'un Lissouba malade, s'était mis à balbutier. C'est le drame des institutions basées sur le culte de la personnalité, grande ou petite, qu'importe. Les intrigues sont légions, la tentative de se maintenir au sommet à tout prix, manifeste. Une pagaille qui doit profiter car pourquoi se battrait-on s'il n'y avait aucun enjeu ? Les buts en politique ne sont pas honorifiques mais sonnants et trébuchants. N'est pas mère Thérésa qui veut, encore que le Saint-Esprit au contraire de la raison selon Hegel, aura bien survolé le Congo aux ruelles bardées d'assemblées de prières.

La prière à chaque coin de rue indique que le Congo est devenu "LA REPUBLIQUE DU DESESPOIR, LE TABERNACLE DE LA DEMISSION DE LA RAISON, LA FOLIE RATIONNELLE D'UN PEUPLE EN DELIRE, LE MONOLOGUE D'UN PEUPLE QUI A TOUT PERDU MÊME SES DIEUX, LE DESESPOIR DEVENU LOUANGE A GENOU DEVANT UNE CROIX DE L'IMPUISSANCE AVOUEE, etc.".

Parce que Lissouba a perdu la faculté de la parole et ne s'adresse plus à sa base. Si Saint Pascal avait parlé, les miliants auraient suivi puisque Mbéri n'arrive plus à gagner la moindre élection au Congo. Or, l'homme, dit-on, est devenu "un légume humain" sans avoir mis de l'ordre dans la palmeraie aux trois petits palmiers mais aux innombrables militants. On pourrait se demander dans tout ceci où se cache Brutus... L'UPADS est-elle amenée à se "légumiser" comme Lissouba ? Lissouba aurait mieux fait d'organiser un Congrès Extraordinaire pour mettre en place des institutions plus stables pour que son parti lui survive quand il était en état de le faire car il risque de mourir avec lui. Quand l'aigle prophétique parle, vous devez y prêter attention... En tout cas, plusieurs facteurs sont nécessaires pour l'émergence d'un leader politique : le contexte historique, politique par l'existence d'une instance comme un parti, le temps, le charisme personnel, la stature morale, l'exemplarité, la ténacité du combat politique, l'intelligence, le niveau d'instruction, la chance événémentielle, etc. Or, tous ceux qui auraient pu prétendre succéder à Lissouba sont d'une façon ou d'une autre souillés politiquement et ce n'est la désorganisation qui fera d'un Moungounga ou d'un Mbéri les nouveaux lissoubas. La guerre de succession a déjà commencé du vivant même de Lissouba.

 

3) Qui doit résoudre les problèmes internes à l'UPADS ?

En tout cas pas Sassou, pas la justice congolaise, même pas la nouvelle loi muselière de Dengès mais la plus haute autorité morale du parti, celle qui pourrait en imposer : LISSOUBA. Or, LISSOUBA EST DEJA POLITIQUEMENT MORT AVANT DE RETOURNER DANS L'HADES... LE SILENCE, C'EST LA MORT ET MÊME LES VIEILLES VIDEOS NE PEUVENT GENERER UNE RESURRECTION POLITIQUE... LISSOUBA EST MORT, VIVE LE DESORDRE...

QUE NAISSE BRUTUS POUR QUE ROME SURVIVE....

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