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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 10:58

Il se dit que le professeur Lissouba va mieux. De nouvelles cassettes auraient été produites par sa famille ou ses proches. il se serait même affublé d'un nouveau conseiller ...bembé.  Mais cela ne suffit pas car rien ne prouve que les décisions incombent bien au professeur : en effet, le professeur semble prendre plaisir à ne parler ni du Congo ni de son parti l'UPADS (Union PanAfricaine pour la Démocratie Sociale) de son propre chef  et ici et là, on en profite pour remettre en question tout document qui se réclame de sa main. Ceux qui veulent se maintenir au sommet de la pyramide upadsienne n'ont pas tort de se maintenir à leur place : il est de bon ton de se livrer dans toute structure hiérarchisée à une guerre de positionnement. L'ambition est une chose légitime quand elle n'est pas "sale".

Or, il est absolument nécessaire qu'il s'exprime et ce ne sont pas les médias qui manquent : radios, télévisions, journaux se feraient un plaisir de recevoir une déclaration venant de sa part. Or, il y a aujourd'hui comme un "exercice au noir" de la politique au sein de la famille lissouba. Il peut se contenter de produire une cassette où personne ne lui soufflerait ce qu'il a à dire. Le peuple congolais qui a tant aimé cet homme a besoin de savoir :

1) s'il n'est plus apte à exercer une quelconque responsabilité politique pour raison de santé, par exemple, ou s'il rêve de revenir un jour au pouvoir et dans ce cas, il serait curieux de savoir quelle est sa stratégie, dans la mesure où Sassou a vérouillé toute possibilité de sa part de revenir au Congo ou de se présenter à une élection présidentielle, qu'il parle ! Le peuple croit encore en "saint Lissouba" !

2) quelles sont les personnes qui dirigent actuellement le parti lissoubien et quels en sont les organes et de quoi tirent-ils leur légitimité. Au lieu de documents qui sont tous entachés de suspicion, il pourrait lui parler et justifier le fonctionnement actuel du parti. En effet, il y a une telle cacophonie que l'UPADS ressemble à un serpent qui se mord la tête (l'image est insensée mais je n'ai pas trouvé mieux).

Or, notre grand professeur reste muet et semble ne plus se préoccuper des problèmes de son parti et de ceux de son pays. Il lui est peut-être interdit de faire de la politique par le gouvernement français mais vous constaterez que cela n'empêche pas les siens de produire des documents signés de sa main, même si nous avons de bonnes raisons de douter qu'ils soient de son cru. A quoi joue donc le professeur Lissouba ? Est-il devenu totalement amnésique ? Aurait-il à son tour abandonné le Congo ? Est-il devenu un instrument entre les mains de son clan familial ? Et l'on s'étonne que telle décision soit prise en son nom, que tel document lui soit imputé. Hélas, il ne dit rien, ne semble plus se préoccuper du sort du peuple qui l'a amené au pinacle du pouvoir mais si ce n'était que cela, nous saurions nous passer de lui et continuer à nous battre. Hélas, en occupant le centre de la scène, "saint Lissouba" reste celui qui peut donner la moindre onction politique à toutes les ambitions au sein de son parti. La dépendance de l'UPADS à cet homme devient facteur de désordre, de déroutage des militants. Et vous comprendrez que cela fasse le jeu du tyran de Brazzaville : un parti désorganisé, divisé, est un parti vaincu d'avance...

Cet homme si brillant semble avoir fait preuve d'une naïveté politique ; ce qui peut en surprendre plus d'un : hier manipulé par la bande des quatre plus une (Munari), aujourd'hui, on se rend compte qu'il est encore un pantin aux mains de sa propre famille.

Le probème de l'UPADS aujourd'hui est en grande partie dû au professeur président car il semble se complaire dans une situation où le flou est utilisé comme une étrange forme de stratégie politique. Otage des Bembés hier, il l'est de sa propre famille, aujourd'hui.

 Si les documents que les siens produisent font l'objet de procès UPADS contre UPADS à travers des organes défunts qui ne veulent pas mourir et des nouvelles structures ad hoc qui ont du mal à croître, sa parole pourrait trancher et rassurer les militants. Or, rien n'y fait.

Puisque le président Lissouba n'est pas muet, alors il faut qu'il parle, qu'il parle maintenant ou se taise à jamais ; il en va de l'avenir d'un parti qui est chose publique et de l'avenir d'un peuple qui se retrouve entre les mains d'un tyran parce qu'il est entré dans le piège d'une guerre civile qu'il a eu le tort de perdre. Il eût suffi de laisser kouyous et Mbochis règler leurs différends tous seuls, organiser les élections et ensuite poursuivre le processus démocratique.

  Professeur Lissouba, votre silence est criminogène...

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