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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 20:53
Le mode de gouvernance est un enjeu majeur en Afrique parce qu'il y va du bonheur ou du malheur de millions d'êtres humains. A ce titre, le mode de gouvernance est une composante du bonheur intérieur brut de nos républiques car s'il s'agit d'une dictature, on peut être certain que le système politique ne travaillera pas pour le bien-être de tous parce qu'elle est, un viol de la volonté du peuple dont les inputs ne sont pas pris en compte par l'élite politique.
La dictature, c'est la surdité politique au pouvoir à laquelle s'ajoutent l'arrogance et le crime. Il semble qu'il y ait un phénomène de contagion ou de diffusion selon les sphères culturelles puisque nous voyons un type de gouvernance différent sévir de part et d'autresdes Tropiques. Dans ce texte, nous évoquons que le mode de gouvernance en Afrique évolue - même si les choses ne vont pas assez vite car les résistances des puissants systèmes mis en place par la colonisation résistent bien à la pression du temps qui se fait de plus en plus forte, de plus en plus tenace. Depuis le discours de la Baule initié par François Mitterand, le grand maître franc-maçon, l'Afrique a introduit une dose de démocratie élective dans sa gouvernance mais cette procédure n'est pas encore le processus électoral déterminant qu'il doit être pour permettre d'acheminer au sommet de l'Etat ceux que les peuples ont choisis. La démocratie élective n'est pas toute la démocratie mais il faut bien un début à tout ! Cependant, nous avons constaté depuis un moment un glissement de la démocratie élective vers la dynastisation de la république. La royauté est un mode de gouvernance qui peut se résoudre à cohabiter avec la démocratie comme ce qui se passe chez les Anglais. Et quand la mayonnaise prend, cela ne se passe pas plus mal. Cependant, il arrive comme au Maroc que la royauté soit le seul mode de gouvernance et il est prévisible dans ces cas-là que le fils succède au père. Or, on constate une sorte de mélange entre la république et la royauté au travers de la succession des pères par les fils comme ce qui s'est passé en République Démocratique du Congo quand Kabila fils succéda à Kabila père ou quand lui emboîtant le pas, Eyadéma fils remplaça Eyadéma père sur le trône au Togo. C'est un processus nouveau car en Afrique, on assistait plutôt à des coups de force militaires comme ce qui s'est passé en Guinée à la mort de Lansana Conté. A présent, on compose avec la démocratie élective en essayant de la dynastiser comme pour la royauté mais à la différence qu'ici, on élit le fils à la place du père - alors que dans la royauté véritable, le fils est assuré de succéder à son père constitutionnellement. C'est un processus nouveau qui vient d'être inventé et on se demande s'il va se poursuivre ou s'arrêter.
Si vous êtes d'une intelligence supérieure, vous pouvez déjà tout seul tirer du paragraphe précédent pourquoi la succession d'Omar Bongo au Gabon nous intéresse. En effet, si Ali Ben Bongo succède à son père, il continue le processus de dynastisation de la république  bananière africaine tandis que si les choses se passent autrement, ce processus subit un coup d'arrêt.  Si Ali Bongo réussit son coup, Denis Sassou Nguesso se dira qu'il pourra placer Denis Christel Sassou Nguesso en orbite pour lui succéder et Nguéma fera pareil pour son fils et le processus de démocratie élective sera complètement corrompu car les choses resteront dans le statu quo parce que les fils auront à coeur de poursuivre la politique des pères. Ce qui ne déplaît pas, bien sûr, à la françafrique qui est pour la continuité du pillage de l'Afrique et quoi de plus rassurant que de voir un fils succéder à son père ; ce qui est l'assurance d'une continuité dans les objectifs mafieux de cette organisation qui se méfie des hommes qu'elle ne connaît pas. Or, les pères tendent à présenter leurs amis aux fils quand ils ne les introduisent pas tout simplement dans leur cercle d'influence. Une machine de pillage qui fonctionne si bien avec un individu aura toutes les chances de fonctionner avec son fils car ne dit-on pas tel père, tel fils ? Nous avons les yeux fixés vers le Gabon car nous sommes tous dans l'expectative : nous voulons voir si ce qui s'est passé au Congo démocratique et au Togo va se poursuivre au Gabon car il est à peu près sûr que le fils de Kadhafi succèdera à son père. J'ai toujours pensé que les sociétés africaines sorties des indépendances fonctionnaient comme des royaumes vassaux dans la réalité même si sur le papier, on les désignait comme des républiques.
Ali Bongo se gargarise d'avoir le soutien de l'Elysée au travers de monsieur Claude Guéant ; il n'a pas le soutien de monsieur Sassou Nguesso qui ne l'aime pas et lui préfère Ngari, un militaire comme lui mais il s'en fiche si la France le soutient et nous savons tous que cet homme veut le pouvoir, lui qui a pris la liberté de fermer les frontières à l'annonce de la mort de son père sans en référer au ministre de l'intérieur ; ce qui nous laisse croire qu'il se comporte comme le véritable chef - même s'il a été obligé de lâcher du lest en respectant la Constitution gabonaise  qui a installé la présidente du Sénat à la tête de l'Etat gabonais. Normalement, il faudrait organiser les élections en quarante-cinq jours mais en imposant un deuil de trente jours, on voit mal comment on pourrait organiser une élection digne de ce nom en quinze jours : en effet, on doit bien ôter les trente jours du deuil. Or quarante-cinq jours après la vacances du pouvoir, si on enlève les trente jours de deuil national, il ne reste plus que quinze jours et il faudrait une vraie opération du Saint-Esprit pour réaliser une telle prouesse...

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Published by Le lion de Makanda mwan Mizumba - dans demain le congo brazzaville
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