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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 09:38
Dimanche 05 avril 2009, le vice-président de l'UPADS candidat à l'élection présidentielle, l'ancien premier ministre Ange-Edouard Poungui, a rendu visite aux militants du parti et à la communauté congolaise de Rhône-Alpes. Avec sa détermination tranquille, il a fait la lumière sur la légitimité de sa candidature et a bien précisé qu'il possédait bien un projet de société qu'il diffusera en temps et en heure, n'en déplaise aux impatients. Il a aussi mis en place son comité de soutien à l'élection présidentielle. Assurément, c'est l'homme qui fait le moment politique au Congo au vu de l'engouement qu'il suscite. C'est une force tranquille, un homme maître de soi qui est venu voir les Lyonnais et de nombreux aspects nous paraissent désormais moins ambigus car Ange-Edouard Poungui n'est pas une candidature de cooptation ou de connivence mais bel et bien l'expression d'une démocratie interne à l'UPADS et vous allez comprendre pourquoi.
La rencontre s'est tenue en deux phases : d'abord les militants UPADS de Rhône-Alpes et de Lyon.
Le secrétaire général, Joseph Loufouat, a débuté l'ouverture de la section par faire scander la devise du parti et faire respecter une minute de silence en mémoire du militant Dilou décédé récemment à Grenoble. En substance, il a appelé à préserver la flamme de l'UPADS, a demandé au candidat d'aller jusqu'au bout de sa logique et lui a remis deux documents de contribution au projet du candidat portant sur la santé et l'éducation, deux domaines vitaux en pleine déconfiture dans notre pays. Il est à noter qu'Ange Edouard Poungui était accompagné de son porte-parole en France qui est aussi premier secrétaire de la section de la section UPADS de Paris, Didier Mahouèle ma Makita . 
Ange-Edouard Poungui a commencé par constater qu'il y avait une vie du parti à Lyon parce qu'il existait un noyau dur et qu'il s'en réjouissait.
le candidat du parti aux trois palmiers a expliqué qu'après le Congrès de 2006, le travail de restructuration du parti était en cours à l'intérieur du pays et a cité les exemples de la Likouala, de la Sangha, de la Cuvette-Ouest, des Plateaux, de la Lékoumou, du Niari. A Brazzaville aussi une restructuration était menée par la création de nouvelles fédérations car la répartition par arrondissement était difficile à manoeuvrer. Le parti a envoyé une mission de prospection dans la région de la Cuvette centrale pour deux raisons :
1) l'UPADS n'avait pas jugé utile de mettre en place des instances du parti dans cette région parce qu'elle avait un parti allié, le RDD du président Joachim Yhombi Opango. Or, ce parti a rallié la mouvance présidentielle de Denis Sassou Nguesso ;
2)C'est dans cette région, notamment dans le contour d'Oyo que le parti rencontre plus de difficultés.
AEP a poursuivi en affirmant que le parti devrait être en ordre de bataille et que lui, à la demande du parti qui l'avait exigé du candidat choisi, contribuait au travail de restructuration. De son point de vue, la situation du parti est bonne.
Par ailleurs, l'homme du moment, la détermination tranquille, AEP, a rencontré les femmes de l'UPADS car en bon candidat, il n'oublie pas que 52% de la population congolaise sont des femmes et que si leur vote n'était pas galvaudé, il s'agissait là d'un puits non négligeable de voix à l'élection présidentielle. Par cette occasion, il a pris conscience du rôle que peuvent jouer les femmes dans notre pays. S'il était élu, il allait traiter la question de la femme non pas comme une question accessoire mais comme un point central de sorte que les femmes soient représentées dans toutes les institutions de la république (c'est la première fois qu'on voit un homme politique accorder pareille attention aux femmes). Les femmes sont prêtes, a estimé AEP. Il va jusqu'à imaginer une femme premier ministre, ministre de la défense ou ministre des finances. 
Il a aussi rappelé la condition qu'il a posée pour être définitivement candidat car il ne tient pas à accompagner Sassou dans une mascarade électorale : la transparence des élections 2009. Le choix de l'électeur ne doit pas être trafiqué, modifié. Par ailleurs, dix-huit (18) partis de l'opposition appuient cette idée qui est une priorité. Un engagement solennel a été signé.
Quant au dialogue avec le pouvoir, AEP, la force tranquillement déterminée à convaincre et à vaincre, a jugé qu'il n'y avait jamais eu de véritable dialogue. Le pouvoir hésite sur le dialogue. Le premier ministre Mvouba a saisi les partis de l'opposition en disant qu'il acceptait l'idée d'un dialogue. La date prévue se situe entre le 11 et le 14 avril 2009. Il a demandé à la section Rhône-Alpes de faire parvenir à ce propos des propositions à la direction du parti. Il se propose même d'aller au pays avec lesdites propositions.
AEP a rappelé que le Congrès de 2006 avait décidé que l'UPADS participe à toutes les élections qui se présentent.
Il a ensuite parlé de la façon dont il a été désigné candidat de l'UPADS à l'élection présidentielle. L'UPADS a pris le choix innovant - en ce qui concerne les partis politiques congolais - d'organiser des primaires. La procédure était arrêtée par le bureau politique. La candidature devait être déposée avant le 30 septembre 2008 et la réunion du Conseil était prévue le 30 octobre 2009. A la date limite du 30 septembre 2008, seules deux candidatures étaient enregistrées : celle de Kignoumbi et la sienne. Une Commission Technique avait été mise en place pour examiner les candidatures. Le Conseil National avait été choisi en guise de Conseil Electoral. Plus tard, AEP a expliqué pourquoi on ne pouvait passer par les militants pour désigner le candidat du parti : à l'heure  actuelle, il est impossible de dire qui est ou n'est pas membre du parti et pour éviter que des tiers n'appartenant pas à l'UPADS viennent fausser le jeu de la désignation, le Conseil National a été choisi comme Conseil Electoral. Une campagne a été menée auprès des membres du Conseil National à Dolisie, Brazzaville, Pointe-Noire, Sibiti, Mouyondzi.
Pour déterminer l'exposition du programme de gouvernement, le Conseil National a choisi l'ordre alphabétique. Kignoumbi devait donc être le premier à exposer son programme. Il faut dire que la candidature comportait le curriculum vitae du candidat, son programme de société, entre autres - pour dire que lui Poungui possédait bien un programme de société car il est inconcevable qu'à ce niveau d'exigence qu'il ne puisse pas avoir pensé à en élaborer un !
Curieusement, Kignoumbi Kia Mboungou a suspendu sa candidature. Le Conseil Electoral a demandé aux voix qui allaient se porter sur Kignoumbi de voter nul ou blanc. AEP a fait un résumé de 10 pages de son programme qui en comporte 26. Ensuite, il y a eu l'ouverture du scrutin, avec enveloppes, isoloir, urne transparente. On a vérifié le corps électoral. Un tableau était affiché pour suivre le dépouillment. Le constat était le suivant : sur 282 votants, il y avait 9 bulletins nuls, 27 bulletins blancs et le reste des voix pour AEP soit plus de 85% des voix. 
Le Conseil Electoral a même fait une entorse au règlement pour favoriser une candidature tardive dans une procédure allégée mais rien n'y a fait. AEP constate que c'est la première fois qu'on agit comme ça pour désigner un candidat. Pour exemple à l'ARD, Mathias Dzon s'est désigné. Poungui se considère comme candidat légitime, comme porte-parole de l'ambition collective du parti. Il n'a pas manqué de faire remarquer qu'il avait rencontré Kignoumbi et lui avait dit : " Si tu es choisi, je te soutiendrai." D'autre part, s'il avait à peine dépassé 53%, il aurait renoncé, il aurait refusé le mandat.
Son objectif est de réconcilier les Congolais avec eux-mêmes. Il s'interroge : qu'allons-nous léguer aux générations futures ? Un pays divisé ?.
Une liste de questions a ensuite été ouverte pour une heure car ensuite il fallait recevoir la communauté congolaise. Les questions ont porté sur la rencontre de l'opposition avec Sarkozy, sur la précampagne car la campagne propement dite n'est pas encore ouverte, sur le fait de savoir s'il remplissait les conditions pour battre Sassou (charisme, argent, projet, etc), sur le projet, sur l'impact de la multiplicité des candidatures de l'opposition, sur la stratégie de l'opposition face à Sassou, sur sa légitimité face à un parti divisé, sur le fait d'accepter des primaires avec Tamba-Tamba, Moukouéké, Moungounga, au sein du parti, sur la possibilité d'une date butoir à propos de la condition à la participation à l'élection présidentielle, sur le fait de savoir s'il était tout seul ou en équipe, sur l'idée d'un candidat unique face  à Sassou, sur l'amnistie du professeur Lissouba, comment réconcilier les Congolais si on ne peut pas réconcilier l'UPADS, etc.
AEP a pratiquement répondu avec calme à toutes les questions. Sur la précampagne, il a tenu à signaler qu'elle a été menée avec la direction du parti. Il fait noter que la réaction du terrain est différente, que le pouvoir est frileux, menaçant que l'UPADS dérange, qu'aux précédentes élections le choix du peuple a été travesti, qu'un cahier de charges a été remis à Sarkozy, que Sassou falsifiait les listes électorales pour se constituer une cagnotte de voix imaginaires parce qu'il travaille sur la matrice de 2002, qu'il faut rétablir la justice, qu'il faut poser des actes pour que le pouvoir plie, etc. 

RENCONTRE AVEC LA COMMUNAUTE CONGOLAISE DE LYON 

Face à la communauté congolaise de Lyon venue le rencontrer, AEP a analysé le processus démocratique depuis 1997 et a tiré l'enseignement que depuis cette date, le Congo n'avait pas tenu une seule élection démocratique. "Le peuple n'a pas la possibilité de voter librement". "Il faut un corps électoral libre". Le corps électoral de 2002 ne peut être la base sur laquelle se fera la révision des listes électorales car en 2002, la guerre faisait rage dans le Pool ; il n'y a pas eu de recensement dans cette région. 
Et AEP d'ajouter pour illustrer ses propos la chose suivante : quand Sassou Nguesso était dans l'opposition, il avait demandé au président Lissouba une Commission Paritaire et un Recensement Administratif du genre si le président était du pouvoir, le vice-président était de l'opposition. Sachant qu'il ne pouvait pas gagner, il a utilisé la méthode du coup d'Etat. "En 1997, il n'y a pas eu d'élections. Le semblant de paix est un mode qu'il a choisi pour s'imposer au souverain primaire qu'est le peuple".
"Puisque Sassou s'est proclamé démocrate, qu'il respecte les règles". AEP nous appris que l'opposition, la société civile et les Eglises exigent un recensement et une commission électorale indépendante ; même dans le camp de Sassou, il y a des voix qui s'élèvent pour réclamer des élections libres et transparentes. Aujourd'hui, nous n'avons pas encore obtenu ces conditions.
"Nous exigeons des élections propres", a insisté AEP. "Le pouvoir intimide et s'est accaparé de tous les médias qui passent en boucle la propagande du pouvoir".
Ange-Edouard Poungui a de nouveau évoqué la création du front des partis de l'opposition. L'homme qui a donné sa démission par écrit au P.C.T. (Parti Congolais du Travail) redoute qu'il y ait des dérapages comme en 1997. " Le Congo est dans les mains d'un clan. Le centre de décision est au niveau de la famille de monsieur Sassou Nguesso".
L'homme à la parfaite énergie concentrée, Ange-Edouard Poungui, a de nouveau expliqué comment il a été élu candidat de l'UPADS : " C'est la première fois qu'un parti désigne démocratiquement son candidat". Il a expliqué que le candidat naturel du parti, le professeur Lissouba, n'était pas apte à se présenter à l'élection présidentielle ; il fallait donc trouver un autre candidat.
"Le Congo a besoin de changement". " Ce n'est pas parce que Sassou est du nord que tous les Congolais du Nord soutiennent sa candidature : partout, on constate qu'il n'y a pas de routes, pas d'hôpitaux, pas d'écoles..." " La municipalité accélérée est un mirage : les réalisations se détériorent déjà. Beaucoup de chantiers de la municipalisation accélérée sont inachevés mais les crédits ont été totalement consommés". "Le Congo ne ressemble pas à un pays pétrolier". Cependant, dans les quartiers populaires, on voit poindre des maisons à étages, nous apprend AEP. "Du haut de leur deuxième étage, ils contemplent la misère..."
Sassou n'envisage pas l'alternance ; il faut la lui imposer,martèle AEP. Le candidat de l'UPADS a conclu eavec cette phrase : "Nous avons entamé notre marche vers la reconquête du pouvoir..."

Il s'en est suivi une séance de questions/réponses avec le public. Parmi les réponses qu'il a apportées, on peut distinguer celles-ci :
  • "Nous devons nous battre partout sur le terrain. C'est le même homme qui est là. La peur change de camp. L'inconnu, c'est demain pour eux. Battons-nous. On doit occuper la rue. Osons".
  • "Mon discours, s'il n'est pugnace mais il est compris..."
  • "La conférence nationale a été une victoire collective. Demain aussi..."
  • "Un homme qui veut être président de la république ne peut pas seulement s'adresser à sa base : il doit élargir à tout le pays, à tous les Congolais..."
La rencontre s'est terminée par un apéritif offert aux Congolais venus le rencontrer.
 

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Published by Sylvie Angèle Malonga - dans demain le congo brazzaville
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