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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 23:13
Par le passé, il était difficile de savoir le montant de la dette publique congolaise. Aujourd'hui, les choses ont changé depuis la libéralisation de l'information ; il est presque possible de tout savoir, d'apprendre des tas de secrets qui autrefois n'étaient pas accessibles au commun des mortels. Et parmi les choses que l'on dissimulait habilement au peuple, il y avait le carcan de la dette publique. Ceux qui en ont fait des sujets de mémoire en économie au pays, ont pu se rendre compte combien il était difficile d'avoir les informations officielles de la part du ministère des finances ou de l'économie. Par le biais de la Panapress, nous savons qu'elle est de 6000 milliards de francs soit 12 milliards de dollars pour un petit pays d'à peine 4 millions d'habitants, un pays pourtant riche en pétrole et en autres ressources mais qui n'arrête pas de s'endetter au fil des années car l'Etat a besoin d'emprunter 500 milliards de francs cfa chaque année, soit 1 milliard de dollars par an pour sa perfusion annuelle - sans que cet argent ne serve à guérir le patient Congo qu'on ne cherche même pas à réanimer.
C'est que l'Etat vit dans un système de rente où le pétrole est gagé contre des prêts à des taux très élevés ; peut-être même que la production pétrolière, je parle de la modique part du Congo, de l'année 2020, a déjà été vendue. Qui sait ? Le Congo est un pays riche sous perfusion permanente, un Petit Pays Riche Très Endetté ; ce qui est une contradiction notoire et nous savons que les 6000 milliards de francs cfa ne sont pas perdus pour tout le monde : il suffit de voir les acquisitions de biens immobiliers et les fortunes colossales que le clan Sassou&Nguesso se constitue pour comprendre.
Nous savons que la BNP-PARIBAS a prêté de l'argent à l'Etat congolais contre du pétrole gagé et cela s'est fait ressentir l'année dernière où le baril de pétrole a atteint des sommets car malgré la crise financière qui sévit, cette banque s'en est tirée avec de bons bénéfices.
Depuis 2006, dans l'incapacité d'honorer sa dette, l'Etat sassouiste s'est retrouvé englué dans les rets des fonds vautours qui rachètent des dettes d'Etat et prêtent de l'argent à des taux exorbitants. Vous en avez des nouvelles avec l'affaire Berrebi, ce monsieur, ami de Sassou par le passé, qui essaie en vain de saisir les biens et les comptes de l'Etat congolais et ceux des sociétés étatiques - pour exiger le remboursement de sa dette. Il y a un tel niveau de bricolage politique au quotidien que le Congo est asphyxié et le jour n'est pas loin où l'on se retrouvera dans une situation grave car l'Etat ne pourra plus ne pas faire face à ses créanciers. Nous sommes face à une crise de confiance et ceux qui font exprès de prêter de l'argent au Congo ne le font que dans le but de plumer le pays de plus bel mais il y a tellement de vol que l'Etat n'arrive plus à rembourser ses dettes, vautré dans un engrenage d'endettement chronique. Le Congo ne survit plus que par le gage du pétrole qui représente 70% des recettes nationales mais qu'adviendra-t-il quand cette ressource commencera à s'épuiser ? Sassou se préoccupe-t-il de l'après-pétrole ? Non ! Si déjà le système de la dette chronique pénalise les investissements, on se demande comment le pays peut s'en sortir si l'Etat prédateur ne voit pas qu'il conduit le pays tout droit à la faillite. Attendez ! Vous avez vu ce qui s'est passé aux Etats-Unis ? Et vous croyez que ça ne peut pas arriver au Congo ? On ne peut pas indéfiniment gager le pétrole ! Il surviendra forcément un jour une crise majeure - même si nous savons que la France retarde cette échéance car Sassou Nguesso est un bon vassal pour la pérennisation des intérêts de la France. Hélas, la France elle-même est dans le rouge et cette crise mondiale, cette crise de confiance entre les institutions bancaires, finira par rejaillir en Afrique pour encore plus de misère et nous verrons si le peuple congolais choisira ou de mourir ou de combattre le régime inique de Sassou Nguesso.
Imaginez qu'aucune banque ne veuille plus prêter de l'argent au Congo, que même les fonds vautours s'y refusent car pas si sûrs de récupérer leur dû, imaginez ce scénario apocalyptique, Sassou daignera-t-il puiser dans ses propres fonds pour faire face à la situation ? Bien sûr que non ! Le Congo est un squelette qu'on a revêtu d'une peau pour faire croire à un être encore vivant et même si on rééchelonnait la dette, on ne ferait que retarder le clash final.
Tout est calculé pour que celui qui prendrait le pouvoir après le clan Sassou&Nguesso se retrouve devant des caisses vides comme Berrebi qui n'a trouvé que 35 euros dans les comptes de la SNPC, c'est-à-dire, même pas de quoi se payer un bon restaurant, a pu le constater. Le pays est déjà un cadavre dont on dissimule la mort comme cela a été peut-être le cas pour feue Edith Bongo. Quand Dracula Sassou Nguesso sera parti, on découvrira qu'en fait le pays était déjà pourri et que c'est en le parfumant tous les jours avec un puissant parfum-somnifère qu'on faisait croire au peuple qu'il est toujours en vie. Pour les sceptiques, souvenez-vous de l'Argentine : un pays peut se retrouver en situation de banqueroute.
Attend-on un messie politique ? Un génie politique qui ferait des miracles dans cet enfer financier qu'est le Congo ? Oui, il faut un homme qui ait des vrais pouvoirs magiques, un homme qui transformerait l'économie de rente en économie réelle en mettant en place un vrai secteur primaire et un important secteur secondaire au niveau économique et qui lutterait ardemment comme les maux qui minent le pays : corruption, détournement, pillage, etc. Or, au Congo qui est une succursale de l'enfer, le fils du diable risque de se succéder à lui-même. Sarkozy-Satan n'est-il pas passé lui donner sa bénédiction paternelle ?
Le Congo est un pays où 70% de l'argent qui circule vogue dans les bas-fonds de l'économie parallèle comme une nappe phréatique qui est  en dessous de l'océan de misère.
Ce n'est pas simplement d'une nouvelle peau dont le pays a besoin avec un nouveau gouvernement car quand je vois ce qui se profile à l'horizon, je me dis que le remède pourrait être de la même nature que le mal. Il faut une vraie résurrection avec un corps, un coeur, un esprit et une âme tout neufs. Le Congo n'a pas besoin d'un ravalement de façade mais d'une reconstruction à neuf, le Congo n'a pas besoin d'un simple changement mais d'une véritable REVOLUTION... 

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Published by Le lion de Makanda mwan Mizumba - dans demain le congo brazzaville
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