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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 14:42
Congo : Le CPJ demande une enquête sur la mort de Bruni Ossébi Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Organisation internationale de défense de la liberté de la presse, a exhorté les autorités congolaises à mener une enquête approfondie et transparente sur la mort du journaliste opposant Bruno Ossébi. Ce dernier a été enterré le 9 février dernier au Congo une semaine après son décès le 2 février à l'hôpital militaire de la capitale congolaise, Brazzaville, où il avait été admis avec de graves brûlures causées par un incendie à son domicile dont on ignore encore l’origine. © D.R Suite au décès le 2 février dernier du journaliste en ligne franco congolais Bruno Ossébi, connu pour ses critiques et ses allégations de corruption à l'égard du gouvernement congolais, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé qu’une enquête approfondie soit menée par les autorités congolaises pour déterminer les causes du décès. Bruno Ossébi avait été grièvement brûlé dans un incendie nocturne à son domicile le 21 janvier dernier. Il est décédé le 2 février dernier à l’hôpital militaire de Brazzaville, où il était censé se remettre de ses blessures. Des centaines de personnes étaient rassemblées le 9 février dernier au principal cimetière de Brazzaville pour les funérailles du journaliste, mort à l'âge de 43 ans. Bruno Ossébi était chroniqueur politique sur Mwinda, un journal en ligne de l'opposition congolaise basé en Europe. Le journaliste avait la double nationalité française et congolaise, et souffrait de brûlures au second degré causées par l’incendie non élucidé à son domicile, qui avait tué sa compagne et les deux enfants de celle-ci âgés de 8 et 10 ans. Bruno Ossébi serait décédé un jour avant son évacuation médicale en France. Le porte-parole de la police nationale du Congo, le Colonel Jean Aive Alakoua, a expliqué que les circonstances et la cause de l'incendie n'avaient pas encore été déterminées, soulignant cependant que certaines indications plaideraient pour une origine électrique. Le procureur de la République du Congo, Alphonse Dinard Mokondzi, aurait également abondé dans ce sens en brandissant la déclaration d'un témoin oculaire faisait état de l'explosion d'un téléviseur au domicile de monsieur Ossébi. L'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) a par ailleurs annoncé qu'il mènerait des investigations indépendantes sur l'incendie et la cause du décès de Bruno Ossébi. «Nous déplorons la mort de Bruno Ossébi et présentons nos sincères condoléances à sa famille et ses amis. Nous appelons les autorités congolaises à veiller à ce qu'une enquête approfondie et transparente soit menée», a déclaré le directeur de la section Afrique du CPJ, Thom Rhodes. Le ministre congolais de la Communication, Alain Akouala, a déploré la mort du journaliste et indiqué qu'une enquête officielle était en cours. «C'est triste, car c'était quelqu'un qui participait à sa manière aux débats d'idées », a déploré monsieur Akouala. Le CPJ a par ailleurs relevé que l'incendie du 21 janvier chez Bruno Ossébi avait coïncidé avec un incident identique au domicile du dissident politique congolais exilé en France, Benjamin Toungamani. Ces incendies s'étaient produits trois jours après la publication par Mwinda d'une interview exclusive de monsieur Toungamani dans laquelle ce dernier accusait le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, de corruption, relève le CPJ. L’organisation de défense de la liberté de la presse précise par ailleurs que messieurs Ossébi et Toungamani envisageaient tous les deux de se porter partie civile dans une plainte internationale contre les présidents congolais Sassou-Nguesso, équato-guinéen Obiang Nguéma et gabonais Bongo Ondimba, relative à leurs biens immobiliers en France. Bruno Ossébi avait publié en janvier dernier un scoop révélant que la société nationale des pétroles du Congo aurait sollicité un financement d'un montant de 100 millions de dollars américains auprès d'une banque française du fait de la mauvaise gestion des profits pétroliers par le gouvernement congolais. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) est une organisation indépendante à but non lucratif basée à New-York depuis 1981 et vouée à défendre la liberté de la presse dans le monde.
Publié le 11-02-2009 Source : CPJ Auteur : Gaboneco

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Published by Le lion de Makanda mwan Mizumba - dans demain le congo brazzaville
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