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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 14:12
 En observant les derniers agissements du pouvoir, nous y lisons  un sentiment qui émerge et qui a pour nom la peur, une peur proportionnelle aux enjeux engagés dans les prochaines élections présidentielles. Le clan risque tout simplement de perdre le pouvoir si la conjoncture s'annonçait mal. La peur est le sentiment qui vous anime quand vous redoutez de perdre quelque chose, quelqu'un, une position sociale ou tout simplement votre intégrité physique : un amoureux a peur de perdre sa femme, un homme politique comme Sassou ne craint que de perdre son pouvoir car ce pouvoir ne tient que sur la force et sur la farce ; or, la force ne peut rien face à un peuple décidé à recouvrer ses droits et la farce n'a aucun pouvoir sur celui qui ne veut plus rire.
Les signes de la peur dans le clan sont nombreux. Les Congolais doivent savoir que les familles des notables du pouvoir pour la plupart vivent à l'étranger ; on met au frais femme et enfants et on attend de voir si tout se passera bien. Cela peut expliquer en partie pourquoi ils sont toujours à l'étranger où ils possèdent tous des villas et des appartements - notamment en France.
Le fait que madame Antoinette Sassou Nguesso à la tête d'un cortège de femmes écume les places saintes du monde comme le Vatican ou Lourdes indique un recours aux forces surnaturelles qui régissent l'univers et les destins car la peur de tout perdre est là, de perdre sa position et même de se retrouver au Tribunal Pénal International pour son mari - afin que celles-ci interviennent pour éviter que les événements de 1997 se répètent, Sassou n'ayant plus la certitude d'être totalement suivi par les Mbochis car la division couve avec un front dissident dénommé "Marion Ngouabi et Ethique". Cette association redoutée par le pouvoir a fini par voir le jour en France où Lékoundzou se fait soigner (il aurait lui-même parlé d'un empoisonnement au cours de deux meetings selon Marion Madzimba Ehouango, le candidat déclaré à la présidence de la république).
Le recrutement récent de 1500 jeunes de son clan dans l'armée est la preuve de que Denis Sassou Nguesso est sur la défensive ; ce qui se concrétise par l'interdiction de manifestations, la révolte des jeunes du Kouilou ayant été vécu comme un signe avant-coureur, l'arrestation de Tsonguissa Moulangou sans véritables motifs ajoute à la fébrilité car ce n'est pas Tsonguissa qu'on veut intimider mais Moungounga car ce dernier réapparaît sur la scène politique.
En refusant la Concertation Nationale Inclusive, Sassou écarte la possibilité d'une Conférence Nationale bis ; il a peur de se retrouver devant des organismes, des institutions et des partis politiques qui réclameraient le retour aux institutions de 1992, c'est-à-dire, la fin de son règne. Sassou veut éviter toute situation qui tournerait au spectaculaire et qu'il ne pourrait maîtriser.

En rispostant à la plainte  de Sherpa et compagnie, Sassou montre qu'il a peur car un animal qui a peur attaque pour faire diversion et s'échapper des filets qu'on lui tend (curieusement, Omar Bongo Ondimba porte aussi plainte au même moment ; ce qui indique une opération concertée). D'ailleurs, le discours du cobra royal ne trompe personne : il dénigre les auteurs de la plainte et dit qu'ils n'ont rien à faire avec le Congo puisqu'ils ne sont pas Congolais, sont des bourgeois de Neuilly, descendants d'esclavagistes et de colonialistes qui veulent se faire bonne conscience. Sassou par ailleurs n'hésite pas à intimider toutes les parties civiles congolaises - de sorte que son argument principal devienne : "Les Congolais ne me reprochent rien ; ce ne sont pas des étrangers qui vont se mêler de nos affaires"...

Conscient que les conditions de ce deuxième mandat sont plus difficiles que celles du premier, Sassou insiste sur la paix car rien ne le préserve d'un soulèvement populaire généralisé ; ce qui est la chose la plus redoutée par tous les systèmes politiques - de la dictature à la démocratie. Le régime est sous tension et pour preuve, le président Sassou est plus à Oyo qu'à Brazzaville. La presse est muselée et toute voix discordante est accusée de menacer la sécurité de l'Etat. Il y a une grande incertitude dans le déroulement des prochaines échéances politiques : Sassou Nguesso n'est pas certain de gagner - sauf à tricher... Or, Sassou Nguesso n'aiment pas les incertitudes et ce peuple d'ordinaire si peu enclin à revendiquer ses droits semble doucement sortir de sa léthargie - en dépit du fait que Denis Sassou Nguesso élimine à tour de bras - par tous les moyens tous les vrais opposants ou toute personnalité susceptible de lui faire de l'ombre...

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Published by Le lion de Makanda mwan Mizumba - dans demain le congo brazzaville
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