Vendredi 13 février 2009
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Objectif : trouver des stratégies au niveau systémique, juridique, politique, sociologique, économique, militaire pour déstabiliser ou renverser une dictature en l'occurrence
celle instaurée par le coup d'Etat de 1997 par Denis Sassou Nguesso. Il faut une connaissance systémique du système, de son fonctionnement et de ses capacités à se maintenir comme système autour
d'un noyau hiérarchique qui n'est autre que le clan Sassou & Nguesso. Si on fait tomber le noyau systémique, le système tout entier tombe. Il faut mettre du sable dans le système Sassou &
Nguesso et détruire la nguessologie par la tête.
Le système : dans ce texte, le Congo, une colonie créée par la
France en regroupant dans le but d'une exploitation (portage, travail forcé, exploitation minière, construction du Chemin de Fer Congo-Océan, regroupement administratifs dans des centres urbains
comme les villes de Brazzaville, de Pointe-Noire, survivance de comptoirs coloniaux) les populations de plusieurs tribus destructurées dans des ethnies - qui obtient le 15 août 1960 une
indépendance liminaire car la dépendance systémique à la puissance tutélaire demeure au travers de la monnaie (le franc cfa), l'exploitation des richesses stratégiques pour la France (pétrole,
bois, minérais, etc.), de l'approbation des dirigeants du pays qu'elle peut renverser si le noyau de gouvernance délégué (l'Etat soi-disant indépendant) se rebelle face au système créateur
(la France, puissance impériale coloniale qui exige que le Congo valide ses choix à l'ONU, que 60% de ses ressources soient reversées, etc).
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Au plan systémique : transformer le regroupement d'ethnies en véritable nation par une vraie
justice sociale constitutionnellement établie et rendre possible une rupture avec la puissance française tutélaire dont la richesse dépend de l'exploitation et de la spoliation de nos
richesses car jusqu'à présent, le pouvoir se vit sociologiquement sur le plan politique comme le triomphe d'une ethnie sur tant d'autres, d'une région sur d'autres régions et non comme un
véritable processus de rupture avec la puissance génitrice au niveau structurel, à savoir, la France.
Faisabilité : cela a été rendu possible en 1992 depuis l'avènement d'une Constitution démocratiquement
élue par 98% des Congolais. Cette approche démocratique est le début d'un processus qui au final allait aboutir à la rupture du lien post-colonial établi entre la France et l'Etat congolais
qui ne possédait aucune compétence véritable pour se comporter à l'échelle des nations. L'événement de l'élection du professeur Pascal Lissouba librement consentie - sans tricherie - par tous
les Congolais sur la base d'un projet a été une étape très importante qui a consacré le commencement d'un processus de mutation vers une véritable société Etat-Nation car si
l'Etat existe dans le prolongement de l'administration coloniale, la nation a été freinée ; on l'a simplement empêchée d'exister en vrai en stigmatisant les différences claniques,
tribales et ethniques et c'est le colon qui l'a fait en instituant des actes de naissance qui étaient basés sur l'identité ethnique. Et tout se passe comme si la lutte pour le
pouvoir intérieur ne s'accompagnait pas d'une lutte pour reconquérir le pouvoir extérieur puisque au niveau du concert des nations et des institutions intenrationales, la France décide encore
pour le Congo - pour ne citer que le cas de la monnaie. Si on coupe la dictature de son soutien français, on l'affaiblit. On peut frapper la France là où elle a tous ses
intérêts : au niveau pétrolier en menaçant de rompre les contrats ou en sabotant les installations pétrolières. Il faut que la France ait quelque chose à perdre si on veut qu'elle
change d'attitude à l'égard des ex-toujours colonies comme le Congo ; elle doit payer son soutien à des dictatures comme celle de Sassou Nguesso. On peut renégocier les
contrats pétroliers au point de donner l'exploitation à d'autres sociétés comme des sociétés américaines ou tout bonnement exploiter notre pétrole nous-mêmes en nationalisant les
sociétés étrangères. Marien Ngouabi parmi les bonnes choses qu'il a faites, a nationalisé certaines sociétés étrangères. il suffit de prendre des décisions au plan juridique et de
les appliquer en décrétant les ressources essentielles non exploitables par un pays autre que le Congo. Si le rapport entre l'Etat français et l'Etat subalterne est affaibli, il
est possible de porter l'estocade au plan politique. Systémiquement, si le peuple se rebelle contre le pouvoir inique de Denis Sassou Nguesso, il tombe ; bien sûr qu'il se
battra mais force est de reconnaître que les peuples qui portent haut le flambeau de leurs revendications finissent par gagner - même au prix du sang versé et ce sang propitiatoire nous
garantit souvent le succès pour longtemps...
Faisabilité : elle est très faible car il faut une opposition politique systémique et non une
opposition politique de façade toute acquise à notre tyran Denis Sassou Nguesso qui a asservi tout le pays en tenant les hommes politiques par le ventre... Mais il existe un point où
la population se soulève inéxorablement ; même si Sassou essaie d'éviter d'en arriver là en évitant que la misère n'excède un certain seuil, la gloutonnerie du clan au pouvoir finira
par nous y conduire...
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Au plan politique : porter l'affaire devant la justice internationale en forçant les nations unies
à intervenir en déclarant illégitime le pouvoir de Denis Sassou Nguesso pour non restauration des institutions légitimes congolaises mises en place en 1992 de façon d"mocratique : si
l'ONU et sa hiérarchie de nations européennes n'entendent pas ce point de vue, le monde entier se retrouvera face à une contradiction car il s'agira d'expliquer pourquoi l'ONU n'encourage
pas la démocratie dans des pays qui l'ont mise en place volontairement mais au contraire soutient des dictatures ! Il faut pousser l'ONU et l'Occident à la faute pour que la contradiction la
montre comme elle est, c'est-à-dire, une organisation injuste qu'on doit réformer car elle ne défend pas les peuples mais seulement des Etats. Une telle plainte aurait cette finalité ; je vais
en formuler le contenu si personne n'ose s'y résoudre car votre serviteur en est capable.
Le pouvoir de Denis Sassou Nguesso ne devait être que transitoire et surtout aboutir
à un retour à la normalisation constitutionnelle mais il dure sempiternellement et personne n'a pas osé mener cette démarche juridico-politique où il est possible de déposer le roublard cobra
royal juste en faisant usage du droit, de l'arme juridique car même si son pouvoir a été cautionné par les nations unies, il va bientôt se terminer, si le peuple engage
une telle initiative et s'il refuse d'aller au vote en 2009, ce non-vote rend illégitime le pouvoir de Denis Sassou Nguesso. Et il ne peut obliger les gens à aller voter - même s'il
essayait de corrompre les gens qu'il n'y parviendrait pas. Il faut donc le pousser par cette menace juridique à rétablir les institutions perdues et le contraindre à ne
pas s'y présenter car la Constitution de 1992 interdit le coup d'Etat. Or Denis Sassou Nguesso est coupable à plus d'une fois d'avoir fomenté des coups d'Etats. Si le concert des
nations lui ferme la porte et prend toutes les décisions qui s'imposent comme lui couper l'accès à l'argent du Congo, il en est fini de son pouvoir car si on employait les méthodes d'embargo
(embargo des armes, embargo pétrolier, etc), Sassou Nguesso tombera comme un château de sable.
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Au plan sociologique, il faudrait faire en sorte que la république ait un sens qui soit plus puissant que
l'ethnie qui sans être niée, doit être dépassée. On devrait créer un Conseil National Ethnique (CNE) pour que la réalité ethnique puisse être utilisée comme un levier afin de veiller
qu'aucune ethnie ne puisse être oubliée en tant qu'entité ethnorégionale dans une forme de développement décentralisé où les ressortissants ethniques auraient à coeur sous la supervision de
l'Etat de développer leur espace traditionnel ou régional.
Le problème des pays à forte culture ethnique est que forcé de naître à l'intérieur d'une ethnie, un président de la
république ne règne pas pour le bien de toute la nation mais d'abord pour son profit et pour celui de son ethnie, de sorte que chacune d'entre elles ne songe qu'à faire la même chose.
C'est ce processus mental qu'il faut juguler en instaurer une justice sociale qui sans nier la donnée ethnique, la dépasse en crédibilisant le concept de citoyen et de méritocratie car pour
l'instant, c'est d'ethnoprivilégiocratie qu'il est question ; il vous suffira de lire notre
analyse de la lettre des sages mbochis pour vous en convaincre. Si les Congolais sentent qu'on va vers quelque système qui nous libère de nos oppresseurs, de ceux qui pillent nos
richesses tout en reconnaissant l'ethnie et en l'incorporant dans une sorte de pouvoir décentralisé, chaque ethnie serait détentrice d'un peu de pouvoir.
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Au plan économique, c'est le niveau même où il est possible de bousculer le pouvoir de Denis Sassou Nguesso
: imaginez que l'on puisse faire pression sur Total-elf-Fina de façon à interrompre le processus d'exploitation du pétrole (sabotages, enlèvements, grèves,
etc), la France lâcherait Denis Sassou Nguesso car elle n'a pas envie de perdre sa source d'enrichissement. Au Nigéria et au Cameroun, une telle stratégie est appliquée qui
conduit les gouvernements à mieux répartir les richesses nationales. On peut paralyser le pays par des grèves générales mais cette option est très peu fiable car tous les syndicats sont
à la botte de Denis Sassou Nguesso. On peut en tant que citoyens d'un pays ester en justice pour qu'on bloque tous les Comptes du Congo, ceux de Sassou et de son clan jusqu'à ce qu'il
restitue les institutions bafouées de 1992 - sans oublier l'argent volé. Pourquoi ne combattons-nous pas cette société qui soutient Sassou, à savoir Total-Elf-Fina Magouilles ?
Il est de notre devoir de faire sédition et de faire en sorte qu'on nous respecte en tant que peuple. Sassou a utilisé des moyens illégaux pour revenir aux affaires ; il nous incombe de
tout mettre en oeuvre pour recouvrer notre liberté et notre dignité. Le chasser du pouvoir ne peut être que légitime. Par tous les moyens.
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Au plan militaire, on pourrait renforcer militairement les forces résistantes de Ntumi pour déstabiliser le régime en sachant bien que
Ntumi en tant que président du Conseil National de la Résistance est absolument pour le retour des institutions légitimes congolaises instituées en 1992. En renversant
Denis Sassou Nguesso au travers d'une résistance armée, aucun pays au monde ne nous condamnerait d'avoir mis fin à une trop longue parenthèse politique qui avilit tout un pays et qui nous fait
tant mal. Il est vrai que Denis Sassou Nguesso a recruté 1500 jeunes mbochis mais si nous sommes déterminés, disciplinés et bien équipés, nous pouvons vaincre la
milice cobra qui fait office d'armée en sachant que de nombreux combattants épouseront la cause nationale car ils ont compris que Sassou ne travaille pas pour le pays mais pour son
maître français, pour lui-même et pour son clan Sassou & Nguesso. Il est certes vrai que tous les pays limitrophes sont des dictatures qui semblent faire bon ménage avec Sassou
Nguesso mais il est possible d'obtenir des munitions en attaquant des casernes militaires et en fauchant des armes et des munitions dans des dépôts d'armes.
Il faut savoir que le système inique que nous combattons et son noyau créateur ont pour eux la puissance de l'argent, la force militaire et l'arme juridique car la France, puissance tutélaire,
possède le veto à l'ONU mais TOUT CELA NE PEUT RIEN FACE A LA DETERMINATION D'UN PEUPLE. LES IVOIRIENS L'ONT PROUVE EN S'OPPOSANT A LA FRANCE, PUISSANCE CREATRICE DE L'ENTITE
CÔTE-D'IVOIRE. ET LE COMBLE DE L'IRONIE, IL Y AVAIT MÊME UN MANIFESTANT DE LA JEUNESSE IVOIRIENNE QUI TENAIT UNE PANCARTE SUR LAQUELLE ON POUVAIT LIRE : " LA
CÔTE-D'IVOIRE N'EST PAS LE CONGO" !!! Nous avons la plus puissante des forces pour nous, celle que même la bombe atomique ne peut détruire : LA VOLONTE. Or, nous n'en sommes pas
conscients. Il faut que les Congolais bandent leur volonté comme un arc, une volonté qui décochera sa flèche dénommée détermination...
Nous sommes à l'aube de notre véritable histoire politique déjà interrompue par les forces qui veulent nous voir courber l'échine à jamais. Notre devoir est de les
combattre et de les vaincre et nous le pouvons si nous le voulons. Le matin a été merveilleux en 1992 quand tout a commencé mais comme on dit : " un âne qui a goûté au miel n'y renonce
plus jamais et ne boit plus de l'eau que par défaut..." Ce n'est par les armes qu'on gagne les plus belles batailles mais par la force de la volonté ; les armes n'intervenant
seulement que si la volonté a échoué et notre volonté n'a pas encore renoncé. Sassou Nguesso n'est pas non plus invicible. Ce n'est qu'un homme que la Françafrique a mis à la
tête d'une jeune nation très riche. nous avons le devoir et le pouvoir de changer les choses... NOUS SOMMES LA TERRE DU CONGO DEVENUE CORPS ET ESPRIT !
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba
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Publié dans : demain le congo brazzaville
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