Dans un contexte mondial bardé d'incertitudes, comme
une mondialisation injuste et chancelante qui se détruit en détruisant l'environnement, les classes moyennes et l'économie réelle au profit des spéculateurs, par delà les divers modes de
gouvernance qui vont de la démocratie à la dictature en passant par la royauté, quel est le bon profil, quels attributs doit posséder un chef d'Etat, un président de la république pour qu'il soit
juste de l'affubler de l'attribut "BON" ? Ceci est une réflexion qui se veut éclairante à l'approche d'une élection décisive car pour les sept prochaines années, nous scellerons notre propre sort
par notre choix qui se révèlera préjudiciable ou dommageable pour nous ou totalement judicieux.
Il fut des époques où le chef, le roi, le meneur d'hommes devait être fort comme Alexandre, le Grec ou Léonidas, le Spartiate. Il fallait qu'il ait la capacité de gagner des guerres, de savoir
négocier avec les adversaires, de veiller à ce que son armée soit bien traitée, bien nourrie, etc. On ne demandait pas à un roi d'être particulièrement "bon" si ce n'est de protéger son peuple
contre les Barbares. Il y a toujours eu des classes sociales, les hautes et les basses et les choses étaient normales à cette époque. On passait sur ses frasques. En Egypte, à pharaon, fils
d'Horus, on demandait d'assurer la maat ; le pharaon devait être la justice incarnée pour que le chaos ne s'abatte pas sur le monde. A Rome, on exigea à l'empereur, à la caste des Césars de
respecter la loi et le sénat et de toujours agir dans l'intérêt de Rome. Il a donc toujours existé à toutes les époques une matrice pour apprécier le souverain, pour voir s'il est bon ou
mauvais. Certes, les rois en Occident ont presque tous prétendu l'être de droit divin mais les peuples ont su leur exiger une certaine ligne de manoeuvre dans cet océan de pouvoir dans
lequel ils surnageaient. Puis vint la république. Chaque individu de sujet devint citoyen et une voix qui comptait. Bien entendu, il n'est pas fait état ici de la république grecque où le peuple
était une classe sociale nantie. La démocratie supplanta la royauté et les rois devinrent des chefs d'Etat qui ne règnaient plus ad vitam aeternam et surtout, il fallait battre campagne et
proposer le meilleur projet social. Or, il semble que les peuples soient souvent déçus parce que les promesses qu'on leur fait ne soient pas toujours tenues. Avant le pouvoir, un candidat au
pouvoir suprême est un homme comme les autres ; après le pouvoir, il acquiert une stature autre, il n'est pas fils d'Horus mais presque et il ne se sent plus obligé de tenir ses promesses car il
est souvent tenu par des influences diverses et par des forces qui le dépassent. Donc la parole donnée avant l'obtention du pouvoir ne vaut que pour ceux qui écoutent et croient en celle-ci.
Aussi, est-il déterminant que l'homme politique ait une parole qui vale quelque chose et elle ne peut valoir son pesant de cacahuètes que si l'homme qui parle croit en ses propres idées ainsi
véhiculées.
Les hommes ont des destins qui pour certains sont prédestinés pour d'autres qui ne tiennent qu'à l'entrelacement des relations historiques et sociales. Quoi qu'il en soit, certains parviennent à
se jucher, à s'arroger, à s'installer au pinacle du pouvoir. Les peuples s'aliènent leur liberté pour être gouvernés car autrement, c'est la loi de la jungle mais pour autant, doit-on subir les
aléas de l'histoire ou essayer d'être regardants quant à ceux qu'on se doit d'installer dans un fauteuil moelleux de gouvernance ? A quoi nous sert-il d'avoir la possibilité de voter si nous ne
pouvons nous donner d'abord les moyens de choisir ? Oui, on peut se doter de critères de choix objectifs - même s'il est difficile d'appécier un homme politique avant coup car ce n'est souvent
qu'après coup qu'on se rend compte qu'on a été bernés, trompés, que les mots les plus endormants on été utilisés pour affaiblir notre vigilance. Mais il arrive parfois que les peuples soient à
même de juger, d'apprécier ceux qui viennent solliciter leurs suffrages car les hommes politiques ne sont pas le produit d'une génération spontanée ; ceux qui nous gouvernent vivent parmi nous,
et nous les voyons agir et si les hommes se disaient qu'il faille juger les hommes sur les petites choses d'abord avant de leur confier des grandes, de nombreuses erreurs historiques seraient
évitées.
Comment comprendre qu'un homme qui a coulé une banque par exemple soit
ministre des finances ? Nous sommes à l'heure d'une certaine moralisation de la politique et de l'économie et le mouvement qui se prépare dans le monde finira par exiger à notre
continent une certaine rigueur éthique car plus personne ne veut donner de l'argent à des individus qui sont des vrais gouffres, des abysses qui engloutissent le moindre petit pécule. Si les
banques se font de la défiance, il va bientôt arriver que cette défiance se répercute au niveau des Etats car de nombreux Etats sont des gaspilleurs, des vénaux, des pilleurs, des voleurs, des
détourneurs qui ne font pas avec l'argent qu'ils empruntent au nom de tous ce qu'ils avaient prévu de faire.
Les décennies qui viennent vont être assez spéciales car les Etats vont tomber en faillite s'ils ne font pas attention car le temps où l'on donnait les yeux fermés est sur le point de se
terminer. La vie politique basée sur un perpétuel emprunt va connaître de grosses difficultés et ceux qui donnent leur argent vont devenir de plus en plus exigeants au point que nous vivrons
bientôt des époques de troubles sociaux graves.
Dans toutes les professions, on vous demande de l'expérience, on se renseigne sur votre passé professionnel, on essaie d'appréhender votre personnalité, vos atouts, vos qualités
extraprofessionnelles que professionnelles. Mais en matière de chef d'Etat ou de roi, il n'existe aucun diplôme, aucune grande école, aucune université qui forme les hommes destinés à porter les
autres vers un bien-être ! D'aucuns diront que des grandes écoles d'administration jouent ce rôle mais savoir faire fonctionner une administration ne vous garantit pas d'être un
excellent chef d'Etat car là où il y a un grand vide, c'est à propos de toutes les qualités intérieures, de la grandeur d'âme, du don de soi, du dépassement de soi ; ceux qui reçoivent
d'énormes privilèges comme ceux de chefs d'Etat doivent être au niveau moral les meilleurs d'entre nous. Non pas qu'ils aient forcément un certain nombre d'attributs ou de vertus au départ mais
qu'ils travaillent ardemment à les acquérir.
On ne peut donc pas être surpris de tant de mauvais présidents, de tant de mauvais ministres, de temps de piètres hommes politiques, de tant de mauvais dirigeants. Cependant, on peut se
doter d'une matrice pour envisager une appréciation - même approximative car de tels outils manquent cruellement et les campagnes électorales ne sont souvent que des promesses non tenues car ceux
qui les font n'ont en eux aucune des qualités humaines nécessaires pour les tenir. Est-ce dire qu'on doit toujours choisir dans le noir, dans l'inconnu, l'incertitude ? Aux Etats-Unis,
il existe au moins un certain puritanisme qui veut qu'un homme qui a pris la femme d'un autre ou qui a même seulement été convaincu d'adultère ne soit jamais élu président. En fait, prendre la
femme d'un autre, c'est du vol, c'est même se dire que l'homme que l'on a en face de soi est un menteur en puissance car si on lui demande s'il a forniqué avec madame X, il répondra non. On peut
même y voir un convoiteur car il a convoité la femme d'autrui et la convoitise prépare toujours à l'élimination des autres, comme le fit le roi David quand il fit tuer Uri, le Hittite, époux de
Betsabé, la future mère de Salomon. La réflexion faite, on peut se confectionner une grille, une matrice qui permettrait aux peuples de mieux choisir les hommes car s'ils sont mauvais
dans de toutes petites choses comme avoir coulé une entreprise, avoir détourné de l'argent, etc, ils seront mauvais dans les grandes et vous allez vous rendre compte que cette réflexion va bâtir
un homme politique idéal et comment on peut le choisir en s'inspirant de toutes petites choses qui sont autant d'indicateurs pour reconnaître un grand homme. On peut reconnaître le bon
fruit à l'odeur, à la couleur, à la forme, etc. avant même de le goûter. Un chef d'Etat revêtu de la puissance suprême doit aussi être le plus humble, celui qui doit le plus penser aux
autres au point d'incarner l'altruisme.
Un chef d'Etat est un homme comme les autres qui occupe une fonction importante. Il représente la totalité de ses compatriotes à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Si on ne lui
demande pas d'être un saint, il ne doit non plus être un démon car il doit parfois prendre - toujours au nom et dans l'intérêt de tous de graves décisions. Il ne travaille pas pour s'enrichir lui
mais d'abord à enrichir son pays, à le rendre plus compétitif, plus vivant, plus vivable, plus humain et on mesure son action à l'once de bonheur qu'il procure au plus petit de ses concitoyens. A
quoi sert-il à un pays d'être riche si ses richesses n'atteignent pas le plus petit des citoyens ? Il y a ce qui renvoie à la part de l'usage collectif comme des routes des ponts, des écoles, des
hôpitaux et ce qui rélève de l'individu comme le logement, le travail, le bien-être individuel et dans ces deux domaines, un chef d'Etat doit marquer son ou ses mandats de son
empreinte.
Voyons à présent les vertus que devrait posséder un chef d'Etat pour qu'il soit digne d'être affublé de l'épithète "bon", la bonté étant ici le sentiment agréable que son évocation procure à la
population à l'allusion implicite de son oeuvre, de ses actions, du rayonnement de son esprit et de son action.
Avant d'être amené à gouverner, à règner sur ses semblables, un homme devrait être :
-
intègre : par intègre, j'entends qu'il doit être ou aspirer à être irréprochable et droit au regard de la morale civique voire religieuse. Cette qualité est
nécessaire pour la crédibilité de sa parole, en effet, nos hommes politiques ne se sentent pas liés par des chaînes invisibles à leur parole donnée. Quand on promet des milliers d'emplois, il
faut avoir à coeur de les créer - surtout si le budget est généreux ! L'intégrité est le contraire du mensonge et de l'instabilité psychologique. Celui qui est intègre, on lui fait
confiance, on l'écoute, on a envie de le suivre car il ne donne pas de parole en l'air, ne dit pas les choses de manière démagogique. Cette intégrité l'amènera forcément à défendre les
intérêts de son pays ; à ce propos, il est des chefs d'Etat qui n'ont jamais dans un discours prononcé l'expression "intérêt de mon pays" - ce qu'on entend tout le temps dans la bouche des
chefs d'Etat des pays démocratiques. Cette intégrité mêlée au sens de l'honneur devrait le conduire à quitter le pouvoir s'il se sentait désavoué ;
-
avoir le sens de l'honneur car l'honneur distingue les petites âmes des grandes, un homme sans honneur est comme la lie de l'espèce humaine car manquer
d'honneur, c'est comme ne pas se respecter soi-même. Qui peut respecter un homme qui ne serespecte pas lui-même ? Contrairement à ce que pensent certains hommes politiques, le respect public,
on ne vous le doit pas mais vous devez le mériter. On est respectable non pas simplement par le fait de s'ériger à un certain niveau de la hiérarchie sociale mais par le fait qu'on impose le
respect par son altruisme et son intégrité ;
-
altruiste : comment peut-on prétendre représenter les autres si on n'est pas du tout altruiste, si on ne pense qu'à sa petite personne ? De tels individus
devraient simplement être des hommes d'affaires : quand on crée son entreprise, on prend un risque et on est digne d'en récolter les bénéfices si les affaires marchent ! De nombreux hommes
politiques confondent l'Etat et le business car ils croient qu'ils sont là pour s'enrichir d'abord, eux-mêmes. L'altruisme suppose qu'on soit désinteressé de sa petite personne pour faire
passer les autres avant ;
-
désintéressé : de nombreux hommes politiques ne sont pas du tout désintéressés ; leur principale préoccupation quand ils arrivent au pouvoir est avant tout de
se servir et non de servir. Tout de même, un chef d'Etat n'a pas de faibles émoluments et tous les privilèges qui entourent sa fonction lui assurent un bien-être à vie. Il ne devrait plus se
préoccuper que de faire son travail et de le faire bien. Pour être désintéressé, il faut être sensible au bien-être des autres et s'estimer heureux quand les autres le sont - surtout si c'est
vous qui en êtes l'artisan, par votre action ;
-
actif : un bon chef d'Etat en puissance doit aimer agir, ne doit pas compter ses heures de travail et aujourd'hui, pour ne citer que la société congolaise, les
hommes politiques travaillent très peu pour leurs compatriotes puisqu'ils sont tout le temps en vadrouille pour leurs propres affaires... Son action doit être visible, impartial,
équilibré selon la répartition des ères démographiques.
-
juste : car sans la justice, il fait du favoritisme en privilégiant ses enfants, sa famille, ses amis - alors qu'il est père spirituel de la nation et que tous
ses compatriotes sont ses "enfants". Un chef d'Etat injuste est une insulte à tout un peuple, une honte car c'est la trahison même de la gent humaine;
-
ne pas être sous influence : ici, on aurait beaucoup à dire car nos chefs d'Etat sont en Afrique sous influence de féticheurs et marabouts, de magiciens hindous
entre autres, de puissantes sectes comme la franc-maçonnerie, de sectes sataniques, et j'en passe. Il est impossible qu'étant sous influence qu'il agisse pour l'intérêt de leur peuple. Ils
servent des maîtres qui n'ont qu'un seul objectif : réduire la terre en esclavage si ce n'est déjà le cas. Dans ce cas, il leur est souvent impossible de respecter la vie humaine puisque le
maître leur apprend avant tout de n'agir que pour l'intérêt supérieur de Satan et que tout le reste est sans importance, que les pauvres, il faut qu'il en est et que même si on tue, la nature
aura vite fait d'envoyer d'autres vies sur la terre ;
-
respectueux de la vie humaine : on devrait tout simplement interdire par la loi qu'un homme qui a ôté la vie à un autre ou qui a comploté pour le meurtre d'un
autre de se présenter à une quelconque échéance politique;
-
être bien entouré. La question de l'entourage d'un président ou d'un chef d'Etat est une question essentielle car si celle-ci se réduit à sa famille, aux
membres de son clan ou de son ethnie, c'est que le critère de sélection n'est pas la compétence mais le lien au souverain. Or, ce type de gouvernance ne renvoie pas à la république mais à la
royauté. A la lecture d'un telle configuration, on est à peu près sûr qu'on se trouve dans une dictature car les enfants, les neveux, les oncles, les cousins ne font pas automatiquement de
bons ministres, de bons conseillers et en cas de faute, le souverain ou le chef d'Etat aura du mal à les sanctionner...
Comment retrouver autant de vertus dans un homme avant qu'il accède au pouvoir ? Il faut faire simplement faire une enquête de moralité. On peut trouver de
nombreux enseignements en observant la vie sexuelle de quelqu'un, en étudiant ses oeuvres comportementales et là on peut tirer de nombreuses leçons qui nous permettraient de déduire le bon
ou le mauvais fond d'un homme ou d'un homme politique. Les hommes politiques sont nos frères, nos amis, nos voisins et il est impossible que l'on n'ait pas
un point sur leur personnalité car le recul de l'Afrique s'explique notamment par le fait que nous n'avons pas des hommes moralement investis de qualités nobles pour nous conduire dans la voie du
bien-être collectif.
De façon plus quantifiable, nous vous proposons une technique d'appréciation humaine. Vous donnerez une note à un individu en soustrayant la moyenne totale des éléments négatifs de la moyenne
totale des éléments négatifs :
Il s'agit d'apprécier :
1) son taux éthique (le noter de 1 à 100) : le taux éthique est le degré de moralité d'un homme ;
2) sa force de caractère (de 1 à 100) : la force de caractère est l'abnégation d'un individu à atteindre un objectif ;
3) sa stabilité mentale (de 1 à 100) : la stabilité mentale est le degré d'influençabilité d'un individu ;
4) sa nature subjective (de 1 à 100 ) : sa capacité de préférer les hauts idéaux immatériels aux idéaux matériels ;
5 ) son degré d'éthylisme (de 1 à 100) : le degré d'éthylisme est la grandeur qui mesure la relation que quelqu'un a avec l'alcool et aux autres drogues ;
6) son patriotisme (de 1 à 100 ) : le patriotisme est le degré d'amour qu'un homme a pour son pays ;
7) son charisme (de 1 à 100) : le charisme est la capacité que possède un homme à galvaniser les autres et à les influencer définitivement si possible par l'apparence et surtout par les idées.
Ce charisme peut dépendre de la beauté, du niveau intellectuel, de la position sociale, etc. ;
8) son taux de libido (de 1 à 100) : la libido est le degré d'énergie sexuelle en nous : par son influence, nous sommes portés vers la gent féminine. Pour un vrai combattant, elle
doit être inférieure à 20;
9) sa vénalité : le degré d'amour de l'argent que possède un individu (de 1 à 100) ;
10) sa faculté analytique : la capacité que possède un homme à débrouiller l'embrouillé, à rendre simple compréhensif ce qui est difficile à l'esprit humain, à décomposer le réel en catégories
et à le réassembler pour en démontrer l'essence et le fonctionnement (de 1 à 100);
11) son sens de l'honneur : se mesure surtout par la capacité à donner à sa parole et à la tenir (de 1 à 100)
Ces onze niveaux suffisent pour l'instant : il faut appliquer la méthode à l'insu de la personne et ne pas parler de cette méthode d'appréciation à la personne appréciée car les hommes
risquent d'avoir des comportements superflus. Au lieu de dire comme ça : "Je connais quelqu'un", il vaut mieux l'apprécier sur des critères qui ne sont pas universels mais qui au moins
permettent de juger sur une base saine.
Voir permet de mieux connaître les hommes. En effet, ne perdons jamais à l'esprit qu'étudier l'homme doit être la première préoccupation de tout homme. Un homme est grand quand il est
capable de s'élever au-dessus des pesanteurs de l'argent. Pour vous amuser, vous pouvez appliquer cette méthode au président Denis Sassou Nguesso et lui donner une note...
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