STATISTIQUES
LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




Le Congo, quand on s'y
promène, donne l'impression d'un havre de paix, d'un univers où les seules armes qu'on pourrait y trouver sont bien rangées dans les casernes. Hélas, c'est une illusion, la vision du petit
citoyen qui a vite ignoré ce qui s'est passé il y a onze ans avec la guerre de conquête du pouvoir de Sassou Nguesso. En réalité, le Congo est une poudrière qui pourrait exploser d'un moment à
l'autre car il suffirait d'une étincelle !
Raisonnons comme dans un algorithme : posons les éléments que nous allons manipuler dans cette démonstration. D'abord, les dates : 1997 et maintenant now().
- ensuite les armes de toutes sortes dont des hélicoptères laissés par le professeur Lissouba qui sont à présent entre les mains de l'armée régulière donc du pouvoir. Cependant, le gros des armes
est constitué par les kalachnikovs entre autres ;
enfin les milices qu'on ne peut aisément dénombrer car il est impossible d'en tenir des statistiques rigoureuses (il est certain que Moungounga qui payait les Cocoyes sait à
peu près combien ils étaient):
- la milice Cocoye de l'ex-président Pascal Lissouba qui a perdu la guerre et ipso facto le pouvoir. Le rapport de force a été favorable au président Denis Sassou Nguesso qui s'est retrouvé seul
maître à bord - sa victoire s'est véritablement dessinée avec l'entrée en guerre des Angolais ;
- la milice Cobra du président Sassou qui n'a pas totalement été absorbée dans l'armée régulière et dont on redoute qu'elle se range du côté de Lékoundzou dans la friction qui oppose les
réformateurs qui s'assemblent ou se rassemblent autour du président Sassou dans son Rassemblement pour la Mouvance Présidentielle (R.M.P.);
- les Ninjas de Kolélas qui ont trouvé une forme d'expression ultime dans les Nsiloulous du pasteur Ntoumi ;
- les Ouest-Africains qui ont été armés et qui ont dû tirer sur leurs hôtes congolais car ils ont combattu du côté du président Sassou (on prétend qu'ils sont prêts à en découdre si la situation
tournait au vinaigre...) ;
- les Angolais dont les soldats ont été l'atout majeur de la victoire présidentielle et dont certains éléments sont encore sur place et ont même obtenu la nationalité congolaise. On a fait croire
au petit peuple que l'armée angolaise était repartie avec armes et butins mais c'est une illusion puisqu'ils sont désormais bien cachés dans des casernes en dehors des grandes villes ;
- l'armée régulière qui s'est disloquée en se séparant en deux, une petite partie pour Lissouba et la plus grosse pour Sassou car l'armée congolaise est depuis Marien Ngouabi plus composée
de ressortissants du nord que du sud. C'est la raison pour laquelle l'ex-premier ministre Da Costa exigea que Lissouba créât une milice pour apporter un mouvement d'équilibre. des
forces. La conséquence fut néfaste car le Congo se retrouva avec une armée régulière et trois milices ;
- les forces rwandaises interhamwés qui ont combattu du côté du président Sassou qui leur avait accordé refuge après les événements qui secouèrent le Rwanda ;
- les éléments
de l'armée du défunt Maréchal Mobutu à mettre également dans le contigent présidentiel auxquels on devrait ajouter les éléments de la milice de Mbemba qui se sont refugiés au Congo-Brazzaville
pour fuir devant Kabila et sa répression.
Maintenant, prenons une opération appelée désarmement() pour savoir si les armes ont été toutes récupérées après la guerre. En effet, pour qu'il y ait un conflit armé, il faut que tous ces
éléments soient présents dans un espace et qu'ils profitent d'un processus détonant pour exploser. Le processus détonant pourrait être la prochaine élection présidentielle ou peu probable la mort
du président Sassou (je parle d'une mort naturelle - pas d'un coup d'Etat mais rien n'est à exclure en Afrique même si nous estimons le coup d'Etat peu plausible).
Prenons les dates : en 1997, les Cobras de Sassou sont considérés comme des rebelles ; now(), ils sont du côté des forces officiels. Vous aurez aussi compris que toutes autres forces qui ont
combattu lors de la guerre de 1997 du côté de Sassou Nguesso sont des forces officielles. Le processus Guerre() a transformé des rebelles en forces officielles et des forces qui l'étaient en
forces rebelles ! C'est la guerre. C'est comme ça. Il y a eu une alliance entre Lissouba et Kolélas qui permet de regrouper les Cocoyes et les Ninjas dans les forces à désarmer car toutes les
autres n'ont pas été concernées par le désarmement. Vous suivez toujours ? J'écris simplement pour toutes les cibles car le net est un milieu ouvert à tous. Toutes les armes introduites par le
camp Sassou sont bien là, prêtes à entrer dans la balance de façon officielle ou de façon officieuse...
L'opération désarmement() qui curieusement n'est pas finie car il faut désarmer les Nsiloulous aurait été faussée dans le Niboland puisque les consignes étaient de ne donner qu'une arme sur
trois. Les Cocoyes n'ont pas pu poursuivre la guerre faute de munitions car les messages qu'on recevait disaient tous : " Beno filissa massangu" ! Des rumeurs laissaient entendre que Moungounga
voulaient répondre à cette attente. Les armes sont donc cachées et peut-être sans munitions car le reste des balles a servi à la chasse à la gazelle, vu que Lissouba avait recruté de nombreux
"gazelliens" au plus fort de la guerre. Chez les Nsiloulous-Cocoyes, apparemment, il y a toujours des munitions qui doivent provenir d'un trafic avec le Congo d'en face et peut-être l'Angola ou
l'Afrique du sud... Au su des armes récoltées, on peut penser que la moisson gouvernementale a été maigre et de temps en temps, les escarmouches des nsiloulous du pasteur Ntumi nous en donnent la
preuve. Notamment quand ils attaquent les trains au point où le gouvernement envisagerait - dit-on (c'est une rumeur) de créer un autre tronçon ferré qui contournerait le Pool si rebelle. Donc
même du côté des rebelles, les armes sont encore là - certaines prêtes à rugir si elles ne rugissent déjà...
Il faut se dire qu'onze années plus tard, la détermination à défendre le pouvoir par les armes a fortement baissé dans le nord car nombreux n'ont pas été récompensés - même si nous avons vu en
France de nombreux cobras avec des passeports diplomatiques qui s'ils favorisaient la sortie du pays, ne permettaient pas de travailler une fois à l'étranger. Certes, les gens du nord s'entendent
souvent quand le pouvoir est en jeu mais rien n'est plus sûr. Dans un pays où le contrôle des armes n'est pas de rigueur, on peut s'attendre à tout. Qui veut la paix prépare la guerre. Il
semblerait que du côté du pouvoir, on s'y prépare car on ne sait pas comment vont tourner les élections de 2009, vu la fronde sociale qui n'arrête pas de grandir. A présent, tous les caciques de
la guerre ne se préoccupent plus qu'à se mettre plein les poches et rien ne dit que la détermination passée à chasser Lissouba du pouvoir sera toujours la même si un conflit armée éclatait
aujourd'hui.
Pour le moment, le pouvoir maintient un statu quo qui empêche le déclenchement de l'élément détonateur mais l'histoire a des moments où elle se joue de toutes les prévisions et nul ne peut savoir
quand les choses peuvent exploser mais le climat de tension est là que nous avons tâté à la mort de Thystère Tchicaya. L'histoire a des phases d'incertitude que l'on peut deviner par
l'accumulation des nuages dans le ciel social. Le fait que l'on retrouve des morts ici et là Brazzaville, montre que les exécutions par les armes se font encore par ceux qui en détiennent. Nous
ne souhaitons pas que ça pète car la guerre est trop douloureuse mais tous les éléments sont rassemblés pour que le Congo se transforme en poudrière. Il suffit d'une étincelle... Et on ne saura
pas dans cette situation militairement chaotique qui aura tiré la première cartouche des Cocoyes, de Cobras, des nsiloulous, Ouest-Afs, des Rwandais, des Angolais, des interhamwés, des forces
mobutistes et de ce qui tient lieu d'armée officelle... Tous les pions sont là. Pour une pièce que j'espère qu'on ne jouera pas...
Aucun commentaire pour cet article
Commentaires