Vendredi 26 septembre 2008
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Parmi ceux qui critiquent le président, nous nous
reconnaissons mais nombreux ont compris que nous proposons aussi et nombreux écrivent sur notre site en mélangeant plus passion que raison. Nous voulons ici mettre un peu plus de raison que de
passion car nous reconnaissons que nous ne rendons pas service au Congo si ayant vu des faiblesses dans le premier d'entre nous, nous ne l'aidons pas à se relever, à porter sa croix car le
pouvoir est un sacerdoce et on est bien seul même si on est très entouré.
Il faut décider de la destinée de tout un pays et nous voyons que Nicolas Sarkozy
qui pensait la chose fort aisée avance dans ses réformes à pas d'escargot car les résultats ne suivent pas ! La difficulté reconnue, si le président SASSOU NGUESSO fait partie de la solution,
nous y faisons aussi partie car sans l'appui du peuple, il ne peut rien tout seul. Certes, nous ne le voyons plus que comme un problème - alors même qu'il est là pour incarner la solution. Il
faut donc l'amener A DEVENIR LA SOLUTION QU'IL DOIT ETRE !
Quelque part, nous estimons que nous pouvons tous - tous autant que sont les Congolais faire mieux que le président Sassou Nguesso mais la tâche n'est pas facile !
Pour ne citer qu'un exemple, que restera-t-il du règne du président Lissouba ? Je parle de choses concrètes : routes, ponts, bâtiments qu'il aurait fait construire, écoles, hôpitaux ? Il n'a rien
fait de tout ça et pourtant il a fait passer la rente pétrolière de 17 à 33 % !
Nous avons résolu que dès à présent, nous ne parlerons plus de la vie privée du président pour nous concentrer sur l'homme public car des grands hommes, l'histoire
ne retient que les grands actes. L'homme privé Sassou a le droit de vivre comme il l'entend. Qu'on nous pardonne des digressions blessantes qui ont pu transpirer sur ce site. Le président est un
homme avec sa force et ses faiblesses et certaines de ses faiblesses viennent de notre propre culture car il nous ressemble bien comme notre frère, notre oncle, notre parent, notre ami, notre
compatriote. Alors, il faut aussi lui alimenter de notre force car l'idée n'est pas de combattre SASSOU NGUESSO PAR PLAISIR MAIS DE LUI MONTRER CE QUI PEUT CHANGER, CE QU'IL PEUT MIEUX
FAIRE. Nous voulons à présent une critique constructive car il est un proverbe qui dit : " Quand tu aimes un homme, si tu vois qu'il pue, demande-lui
de prendre un bain au lieu de te moquer de lui..."
Les grandes oeuvres demandent beaucoup de temps et le temps, l'homme politique ne l'a pas, car il passe vite sous la pression du quotidien et il y a une grande part
d'administration, de réceptions, voyages officiels, tout en se réservant une part de vie privée. Un pays vaste mais peu peuplé. Le président met en place des structures - même si on pense qu'il
peut mieux faire. N'oublions pas qu'il n'y pas que le budget d'investissement ! En me demandant si SASSOU était à 100% mauvais, la réponse a été NON. On ne peut lui reprocher d'avoir de
l'ambition politique car seule la satisfaction de cette ambition par les moyens qu'elle déploie peut être blâmée. Et Sassou, l'un des nôtres puisqu'il est né sur le sol congolais, ne pouvait pas
naître simultanément dans chaque maison du Congo ; il n'a pas choisi d'être du nord mais on peut lui exiger de travailler pour tous car les actes parlent et peuvent induire en erreur le jugement
du commun des mortels.
A l'école, certaines mentions d'enseignants disent : "Peut mieux faire". Cela suppose la reconnaissance de la potentialité d'un élève. Nous apprécions le couple
indissociable SASSOU NGUESSO/CONGO et pensons qu'au regard des revenus du CONGO, le président peut mieux faire mais ne fait-il rien ? Il agit - notamment au travers des grands travaux mais le
peuple estime que ça va moins vite et qu'ici et là on s'enrichit. Dans tous les pays du monde, des hommes s'enrichissent. Par leur travail. Au Congo, comme ailleurs, il y a des choses pas
correctes mais le monde n'est pas parfait ! Il faut qu'il y tende, voilà tout ! Et même la démocratie ne fait que tendre vers un peu plus de justice sociale et nul ne peut dire que sous la
royauté ou les empires il n'y ait pas eu de justice sociale. Nous pensons que la démocratie est le seul garant de la justice sociale et du bien-être. Certainement mais pas toujours ! En France,
on licencie dans des entreprises qui font du bénéfice, on accorde des privilèges aux riches, on prend aux classes moyennes pour créer le RSA, etc. Donc même la démocratie n'est pas parfaite.
Tenez, aux ETATS-UNIS, l'Etat américain renfloue les banques alors qu'il n' a rien fait pour les 2 millions d'Américains qui ont perdu leurs maisons ! C'est pourtant la plus grande démocratie du
monde. Avons-nous vraiment pris le temps de réfléchir sur le mode de gouvernance qui nous est le plus adapté ? Et si on prenait le temps d'y réfléchir ?
Nous avons le droit de critiquer notre président car il nous doit des comptes puisqu'il agit pour le compte de tous et il ne peut y avoir 3 millions de
Congolais présidents de la république ! Et le destin ne convoie pas au pouvoir forcément le meilleur d'entre nous ou le pire. Nous avons donc la mission de critiquer pour porter l'oeuvre des
leaders vers le haut en les aidant à se bonifier. L'homme à mon humble avis est perfectible (quand je dis que l'homme est perfectible, je ne parle pas de notre président mais du genre humain, de
la nature humaine qui a su se départir des jeux d'arène dans la Rome antique ou de l'esclavage et de la colonisation. Je crois que le président fait des efforts puisqu'il se lance depuis deux ans
dans des grands travaux, notamment dans le domaine de l'électricité et bientôt de l'hydraulique - sans oublier les routes. Le changement n'est pas dans le caractère individuel mais dans l'action
socio-politique...) - même si nul n'est irréprochable.
Supposons que Sassou ne soit que bon à 20 %. Et si demain, quelqu'un prenait sa place qui n'est bon qu'à 1% ? Notre problème, nous le croyons dur comme fer, est
de changer d'homme à la tête de l'ETAT au lieu de changer l'homme qui est à la tête de l'ETAT. Si nous changeons mathématiquement 10000 fois d'hommes et qu'ils soient plus mauvais les uns que les
autres, nous obtiendrons, une récession. Si par contre, nous travaillons à changer l'homme, nous avançons - même si c'est avec un seul homme. Bien sûr, qu'il faut de l'alternance politique mais
est-ce forcément le signe du progrès ? L'Arabie saoudite est un royaume ; on peut y distinguer des marques de progrès social, tout comme à Dubaï qui se
construit en pensant à l'avenir.
Nos nations sont jeunes et portent en elles les faiblesses de la jeunesse. Nous avons tous un grand travail à abattre pour aller vers le progrès. Nous devons
devenir des forces de proposition dans la critique constructive car ne voulons-nous tous pas la même chose : le bien-être de tout le peuple congolais ?
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