STATISTIQUES
LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




Né Congolais, par le jeu aléatoire de la vie, juste avant l'indépendance, je n'ai pas eu conscience du drame de la colonisation car l'indépendance est survenue au Congo en 1960 quand j'avais un an. Les événements de Brazzaville étaient pour les paysans de chez moi, juste des nouvelles radiophoniques car leur vie ne dépendait avant tout que de leur force de travail et de la générosité de la nature. J'ai d'abord aimé mon pays dans la générosité de l'enfance qui s'éveille à la vie et dans l'enchantement des magnifiques paysages du Niari forestier. Cet amour, je m'en suis rendu compte, était un amour pour ma propre chair car j'étais la terre du Congo devenue verbe. C'est la terre du Congo que j'ai bue dans le lait de ma mère.
Et vint le jour où devenu plus grand, je me heurtai à l'injustice, au viol de la liberté du peuple par des canailles qui se prétendaient être ses fils. J'ai dû quitter mon pays pour venir en France chercher un peu plus de liberté mais j'ai vite compris qu'on est mieux que chez soi mais comment retourner là où règnent la souffrance, l'injustice, le mépris de la vie, de la liberté, la négation même de tout ce qui fait la dignité humaine ? Je me bats pour mon pays par amour, par conviction, afin que le peuple congolais connaisse ce à quoi il a droit : le droit d'être un peuple libre et prospère.
Etre patriote, c'est se rappeler ce lien charnel à la terre, au pays au "ntsi" qui fait que nous avons envie de mourir là où nous vîmes le jour.
Nous profitons donc de l'espace de liberté qu'est internet pour porter haut le flambeau de la démocratie et de la liberté à l'heure où nombreux sont ceux qui ne pensent qu'à leur petite personne.
Il ne suffit donc pas de naître dans un pays pour se réclamer patriote ; encore faut-il que l'amour soit présent lié au respect de la vie, au respect de la terre, au respect des valeurs de nos ancêtres.
Toute parole que l'on sème germe en idées, en d'autres paroles et la libération du verbe est peut-être le début de la libération de la liberté même...
Mouvimat I. Loundou
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