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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:18

 

 

Au regard de tout ce qui se passe au Congo, il n’existe nulle part sur ce territoire de près de 3 millions d’individus, une opposition réelle, une opposition constructive et structurée, telle qu’on la connaît dans des pays comme le Bénin ou le Mali, prendre l’exemple des oppositions occidentales serait trop osé, trop affligeant pour le Congo, le mieux était donc de prendre en exemple des modèles d’opposition  de quelques pays africains.

Au Congo, nul doute,  l’opposition n’existe que par l’étiquette qu’on lui donne, car il n’existe pas d’opposition réelle au Congo, les opposants congolais n’ont aucune personnalité, ce sont des pantins, qui s’emploient corps et âme à s’autodétruire, une opposition fantoche, et fantomatique, qui est minée par des querelles intestines et des egos surdimensionnés. Ces pseudos opposants, avec leur conception d’opposition désuète et folklorique, courbent l’échine devant le pouvoir oligarchique de M’pila, une opposition minée par les querelles intestines, fétichistes et machiavéliques, elle n’existe que dans l’ire de ces pantins qui saoulent le Congo de discours haineux, prolixes, baroques, fantasmagoriques et pantagruéliques.

Une opposition atrophiée, dont les leaders ne sont ni plus ni moins que des mendiants, des animistes,  des personnages d’un cirque, entre un Kolélas pitoyable, ingénu, et sectaire qui mendie l’aumône auprès du tôlier de M’pila, et qui se prosterne à Oyo sur la tombe du grand frère de l’Oyocrate, ce Kolélas qui osait en 1992 montrer son dos écaillé de balafre sous le coup de la torture à ses partisans, un Kolélas radical, prônant la politique dure, n’était en fait qu’un homme pauvre, un illuminé, un égocentrique, un tribaliste, minable et envieux, qui ne  cherchait qu’à se faire un peu d’argent aussi, pour ne plus errer dans la précarité ; cette opposition non structurée, dirigée par des automates, balayée par le manque d’audace, et bouffée par le tribalisme et la haine, partagée entre un Tchystère amorphe, ubuesque et folklorique, un Moungounga maladroit, impopulaire et nécessiteux, un Dzon moins charismatique, motivé par le gain, et gauche, un Ngouélondélé pathétique, proche du pouvoir, manquant de pugnacité, ingénu, et impopulaire, un Kignoumbi fantoche, impopulaire, plus usurpateur que politicien honnête, un Moukouéké égocentrique, incompétent et cynique, un Tsaty-Mabiala aigrefin, médiocre, piètre, impopulaire et égocentrique…etc.

On voit mal la fameuse opposition imposer des contre-pouvoirs au régime totalitaire de M’pila en 2009, cela s’explique par l’absence d’une opposition crédible et structurée, empêchant un débat de fond et paralysant  le développement économique et social de notre pays, il faut un véritable moratoire sur l’opposition congolaise, elle doit se remodeler, elle doit se muer en une vraie et véritable opposition politique et démocratique, une vraie opposition qui va au-delà des clivages, au-delà des ethnies et qui prône le développement social et économique du Congo d’avec tous ses filles et ses fils. Je pense que  l'opposition doit s'atteler, outre l'élaboration d'un projet politique cohérent  et fiable, non pas de prêcher dans le vide, ou de se détester par médias interposés, mais à travailler quotidiennement avec les Congolais pour créer les conditions qui permettront de contraindre le régime à satisfaire les vrais revendications politiques, sociales et économiques.

Le peuple a besoin d’une opposition forte, structurée et unie, pas une opposition faible qui n’arrive pas à se démarquer de l’immobilisme dans lequel il est, une opposition qui a du mal à se distinguer avec le pouvoir, une opposition qui rime d’avec le paternalisme, qui n’arrive pas à sortir des corporatismes, une opposition minée par la guéguerre de quelques barons qui ne pensent qu’à leur égo.

Je pense que Le sursaut démocratique des années 1991,  devrait servir à postériori à cette opposition victime du malaise identitaire et ethnique, et éprise de gloire, une opposition qui semble être trouée, perdue et qui ne propose aucune alternative réelle face au totalitarisme militaire et policier du généralisme Sassou Nguesso.

  Une opposition factice qui est plus motivée à courber l’échine auprès du généralissime Sassou, quémandant les quelques miettes de pétrocfas que le Prince de M’pila voudrait lui donner, le pouvoir de ce fait ne lui donne aucun pouvoir d’ingérence  sur la manière dont les affaires publiques sont gérées par les oligarques civiles ou militaires qui gouvernent le Congo depuis le triste putsch sanglant de 1997.

Aujourd’hui, l’opposition  congolaise, manipulée par le généralissime Sassou Nguesso comme  un marionnettiste actionnant des fantoches, est perçue par l’Oyocratie comme une hérésie aux valeurs tyranniques, ce que cette pseudo opposition oublie, c’est qu’elle perd lentement la confiance de ce peuple, en s’inféodant au pouvoir, un régime porteur de valeurs destructrices d’un système monolithique.

Pourtant le peuple souffre, un peuple victime lui-même de cet embrigadement sectaire, ce peuple s’enlise petit à petit, mais une telle situation ne peut être que provisoire, car la soif de justice, de liberté, de développement, du changement, et de participation finit toujours par prendre le dessus sur la soumission et à l’arbitraire. Il est temps que l’opposition congolaise, si elle veut se définir comme une réelle opposition, puisse s’unir autour d’un candidat qui fasse l’unanimité, car le déclenchement des cycles de contestations et de remises en cause des régimes politiques qui privilégient la voie autoritaire au développement apparaît comme un tournant décisif au processus de maturation des systèmes politiques africains, il nous faut une opposition forte, celle qui ose et croit en l’Afrique, celle qui refuse les ethnies comme critères politiques.

1991 était l’espoir, C’était le début d’une vague toute nouvelle de démocratisation des systèmes politiques africains, après les périodes des régimes paternalistes qui avaient accompagné la décolonisation et des régimes autoritaires civils ou militaires qui avaient fait irruption au milieu de la première décade des indépendances. Le multipartisme renaissait de ses cendres, les nouvelles constitutions le consacrèrent solennellement, le multipartisme, formellement proclamé, recevait une pleine effectivité avec l’éclosion de formations politiques hors du parti unique, longtemps considéré comme le seul creuset efficace de l’intégration nationale. Malheureusement au Congo, on confondit vite pluralisme et pouvoir à tout prix, la non compréhension du pluralisme engendra des drames, et le retour au pouvoir d’une tyrannie effroyable qui, s’approprie aujourd’hui le pays.

J’aimerais dire une chose à l’opposition congolaise,  la démocratie, dans le contexte des systèmes politiques majoritaires, renvoie à l’exercice du pouvoir d’État par la majorité sous le contrôle de l’opposition et l’arbitrage du peuple (Georges Vedel).

 À la séparation classique des pouvoirs, fondée sur une différenciation organique et fonctionnelle des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, se substitue, de nos jours, une séparation politique entre la majorité et l’opposition sous l’arbitrage du pouvoir judiciaire qui veille au respect des droits et libertés fondamentaux d’une part et, d’autre part, du peuple, appelé à trancher, en dernière instance, les conflits opposant ces deux protagonistes du jeu politique grâce à l’expression du pouvoir de suffrage. Le pouvoir de la majorité n’est ni arbitraire ni illimité. Il s’exerce dans un cadre normatif, ainsi que des valeurs démocratiques fondées sur la tolérance et le respect de l’autre, c’est-à-dire de la différence et l’acceptation de la critique. Sans reconnaissance légale de l’opposition, gage du pluralisme, point de démocratie.

Composante essentielle de la démocratie, l’opposition présente un caractère d’utilité publique. Elle est investie d’une véritable mission de service public dans la mesure où, par son pouvoir de critique et de contre proposition, elle modère les ardeurs de la majorité et offre aux citoyens une alternative à la politique définie et appliquée par la majorité parlementaire.

Porteuse de valeurs stabilisatrices et non subversives, ainsi que d’idées et de projets de société alternatifs à ceux véhiculés par la majorité, l’opposition doit avoir la possibilité de porter son message au peuple et conquérir ses suffrages à l’occasion d’élections pluralistes transparentes, loyales et sincères. L’opposition doit alors disposer d’un statut la plaçant dans un cadre » normalisé », » statufié » qui garantit l’effectivité et la jouissance des droits et détermine ses obligations, car, en démocratie, un statut ne se conçoit pas sans devoirs.

 La construction et l’approfondissement de la démocratie passent, en conséquence, par un renforcement de la capacité d’action des acteurs du jeu politique à travers la définition d’un cadre juridique et politique déterminant les droits et devoirs respectifs de la majorité et de l’opposition en même temps que l’allocation équitable des ressources publiques aux partis politiques.

 

Ce n’est que de cette façon que vous aiderez le Congo, et vous vaincrez ce pouvoir tyrannique de M'pila.

Kopa Ludovic

 

 congoinfos@yahoo.fr

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Published by Le lion de Makanda mwan Mizumba - dans Quand nos lecteurs écrivent
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Muana Congo 06/06/2008 00:22

Sassou est un prédateur de l'économie nationale. On peut tout dire, on peut tout faire mais tant qu'il sera là, le pays sera asphyxié par son appétit financier et celui de son clan. On peut envisager trois voies pour le foutre dehors :1) La voie des urnes : on vote quelqu'un d'autre et il s'en va comme en 1992. Hélas, cette hypothèse est peu plausible car il est revenu pour rester jusqu'à la mort au pouvoir. Il est prêt à tout pour conserver le pouvoir ;2)la voie militaire : l'armée le dépose et on rétablit la démocratie ; là encore cette solution est peu probable car l'armée est entre les mains de ses cobras qui sont passés de la rébellion à l'armée nationale ;3) le peuple se soulève et après plusieurs morts, Sassou est écarté du pouvoir ; on peut toujours rêver car le peuple congolais est un peuple de poltrons.Il faut un complot politique, un vrai putsch pour libérer le pays de la bête Sassou...

LU POUR VOUS 04/06/2008 12:20

Les contribuables des pays riches n'acceptent plus de payer les frasques immobilières de potentats qui réclament en même temps des remises de detteAnthony Bouthelier, président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN): "Nous ne sommes pas complices des kleptocrates africains"(Le Monde 04/06/200 Anthony Bouthelier, vous êtes président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) qui regroupe la plupart des chefs d'entreprises françaises présentes sur le continent. Vous venez de prendre position en faveur de la transparence des revenus des chefs d'Etat africains. Pourquoi ?Tout entrepreneur gère des risques. Il a besoin d'une visibilité qui dépend de l'existence d'un Etat de droit. Or 400 milliards de dollars ont été détournés d'Afrique depuis trente ans selon l'ONU.Les entreprises sont parmi les premières victimes de la corruption. Contrairement aux dirigeants d'Asie qui investissent dans leur pays l'argent dérobé, les présidents prédateurs africains envoient leur fortune à l'étranger. En montrant qu'ils n'ont pas confiance en leur propre pays, ils adressent un message très négatif aux investisseurs.Les contribuables des pays riches n'acceptent plus de payer les frasques immobilières de potentats qui réclament en même temps des remises de dette. On ne peut plus attendre leur mort pour connaître leur fortune et la restituer à leur pays.En quoi cela concerne-t-il les entreprises françaises établies en Afrique ?Le fait que la France aide certains prédateurs africains la rend très impopulaire parmi les populations africaines. Cette impopularité risque de se retourner contre nos entreprises. Nous ne sommes pas complices des kleptocrates africains. Nos investissements se font à long terme, indépendamment du calendrier politique.La longévité de certains dirigeants n'est pas un facteur de stabilité comme on le prétend. Elle fabrique de la fragilité économique et de l'exaspération sociale.Vos concurrents chinois ne s'embarrassent pas de telles précautions.L'Afrique va moins mal sur le plan macro-économique et les Chinois sont les bienvenus pour soutenir cette croissance. La hausse des matières premières pourrait permettre à certains Etats africains de se payer un Etat de droit. Mais des chefs d'entreprise nous disent : "On n'y va pas car c'est trop pourri." Pour ces raisons, les Africains sont peut-être en train de rater le coche.Le soutien français à certains dirigeants est souvent justifié par la défense des intérêts des entreprises françaises. Pourquoi le remettre en cause ?La politique française en Afrique est parfois contre-productive pour les entreprises. L'essentiel des investissements français se fait aujourd'hui hors de l'Afrique francophone. Le soutien politique ne favorise pas nécessairement les affaires. Il nous aliène des populations dont nous avons besoin qu'elles nous acceptent.Quant à la politique d'aide publique au développement, elle a complètement échoué. Nous parviendrions à un meilleur résultat si nous pouvions nous concerter en amont avec l'Etat sur les choix d'investissements. Cela suppose une nouvelle répartition des rôles entre diplomates et entreprises. Propos recueillis par Philippe BernardArticle paru dans l'édition du 04.06.08.

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