STATISTIQUES
LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




Le paysage politique s’est enrichi d’un
nouveau venu :l e P.a.d (Parti pour l’Alternance Démocratique). Dirigé par Emmanuel Ngouelondélé, avec des figures de proue comme Jean Félix Demba Ntelo (premier vice-président), Anselme
Mackoumbou Nkouka (deuxième viceprésident) et Mambou Aimée Gnali (secrétaire générale), le nouveau parti affiche, clairement, son ambition : assurer une alternance démocratique pacifique, au
Congo, en 2009, lors de l’élection présidentielle. Son assemblée générale constitutive, qui s’est déroulée au palais du parlement, à Brazzaville, du 15 au 16 mars 2008, s’est terminée par
l’adoption de cinq motions dans lesquelles il dénonce la mauvaise gestion de la chose publique par le pouvoir actuel et réclame l’amnistie en faveur de l’ancien président, Pascal Lissouba, et
ses collaborateurs, encore en exil.
Ngouelondélé franchit le
rubicon de la création d'un parti car il ne pouvait en être autrement s'il voulait être crédible dans son engagement politique. Comment sera perçu son message de rupture, lui qui a été
le proche compagnon de Sassou I ? Son image est assez complexe car son discours critique tranche avec sa proximité familiale avec Sassou. Nous nous interrogeons tout de même sur le
caractère tardif de cette création : voila plus de dix ans que Sassou est revenu aux "affaires de boukoutage". Il semble qu'il aura dépassé la date de péremption politique en 2009 en ayant plus
de 70 ans. D'où la question, pourquoi avoir attendu si longtemps ? Sa révolte tardive indiquerait-il une lenteur décisionnelle ? En politique, on le sait, il faut agir vite et il n'aura pas dix
ans pour prendre une décision ! Quand nous l'avions rencontré en France, nous lui avons dit qu'il n'avait pas d'autre choix que de créer un parti politique s'il voulait donner un sens à son
combat politique.
L'homme semble tout de même intègre par son héritage militaire, un vrai amoureux de l'ordre et de la bonne gestion de la chose publique mais entre le discours et la réalité, il y a une
grande différence. Rêvons un peu : s'il venait à être élu, avec qui dirigerait-il le pays ? Saura-t-il se couper de tout l'ancien monde politique pour construire le nouveau Congo, un
ancien monde qui l'a fait et façonné ? Une rupture est souvent synonyme de nouveaux visages pour incarner une nouvelle vision politique car avec des vieilles planches, il semble assez
difficile de faire de nouveaux meubles. Le Congo a besoin d'une volonté forte qui sache faire table rase du passé car le passé aime bien bouffer du présent et du futur et le problème de notre
général, c'est cette image qui lui colle à la peau : l'image d'un homme du passé qui veut lui aussi influencer le futur comme si cette génération n'avait pas assez destabilisé l'histoire du
pays...Un homme politique français illustre n'assimilait-il pas les hommes du passé aux hommes du passif ? En tout cas, celui qui débarrassera le Congo de Sassou Nguesso pour de bon pourra tout
rater mais il aura au moins ce mérite !
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