STATISTIQUES
LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




COMMENTAIRE : Ce n'est pas la première fois que monsieur Denis Sassou Nguesso s'inspire de mes idées pour tisser des discours sur la scène internationale. Je suis le
propulseur du retour et de la mise en jour (update) de notre profonde identité d'Africains, de Bantus au travers des valeurs contenues dans le "Kimuntu" retrouvé. Certes,
Sassou n'utilise pas les mêmes vocables que le Lion de Makanda mais pour les fidèles qui me lisent au quotidien hors des 138 abonnés de tous les horizons, vous n'aurez aucune peine à reconnaître
la griffe "kimuntiste" du Lion dans les propos de l'éléphant politique du Congo. Ce n'est pas pour me déplaire. Au contraire ! Si je suis pour lui une source d'inspiration - même de
temps en temps - quand lui passe l'envie de m'étrangler, je ne peux pas me plaindre.
J'ai mis en rouge les parties qui renvoient à un emprunt de mes idées. Sassou penche même vers une sorte de panafricanisme en évoquant l'idée de "gouvernement de l'union", une conception qui est nôtre dans les principes de notre parti l'UPIERAD qui vise clairement les Etats-Unis d'Afrique qui feraient de l'Afrique un marché commun avec une monnaie commune et une pleine souveraineté de ses ressources en supprimant tous les intermédiaires entre l'Afrique et le marché.
En ce qui concerne la primauté des concepts et idées, il n'y a aucun doute : mes textes datent bien avant celui de monsieur Sassou. Que j'inspire seulement ceux qui écrivent ses discours ou lui-même, peu importe. Ce qui compte, c'est qu'ils viennent tous boire à la source vive du "kimuntu", la sagesse d'une tradition millénariste qui survit encore dans la pureté de l'âme d'un libre penseur comme votre serviteur...
La question essentielle est la suivante : n'est-il pas temps d'imaginer une voie politique consensuelle qui nous regarderait en face parce qu'elle serait la traduction de notre identité profonde au lieu de copier et d'être le réceptacle de valeurs qui n'ont d'universel que leur impérialisme ? De même que le christianisme devint une religion universelle dans l'escarcelle de l'empire romain, de même les valeurs universelles sont celles de l'Europe seule qui devienent hégémoniques parce que les fils d'Europe dominent le monde. Que vienne sur la terre une race verte de la planète Pandora qu'elles (valeurs dites universelles) deviendraient obsolètes si les frères d'E.T. avaient la puissance d'imposer leurs valeurs extranéennes... Les peuples dansent de façon différente selon des contorsions culturellement définies dans leurs gènes. Aussi, est-il difficile de voir un Blanc "mayéboliser" sa danse sans tourner au ridicule. Pourtant, nous n'exprimons par la danse que le même rythme intérieur différemment ressenti par les chairs. Suffise que l'harmonie y naisse. Comprenne qui pourra...
LION DE MAKANDA
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Je me félicite de l’occasion qui m’est donnée pour partager avec vous quelques observations sur le thème central que nous avons choisi ici même, l’année dernière,
celui des valeurs partagées de l’Union, pour marquer notre engagement à mettre en place une véritable architecture africaine de la gouvernance.
C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai suivi les intervenants qui m’ont précédé, notamment la brillante présentation faite par notre frère John ATTA Mills,
Président de la République du Ghana. Venant d’un dirigeant du pays de NKWAME Nkrumah, une telle analyse, une telle profession de foi n’a rien pour surprendre.
C’est peu dire que d’énoncer que ce thème est d’une actualité brûlante.
A l’heure où des incertitudes pèsent sur certains de nos pays, comme en Côte d’Ivoire et en Tunisie aujourd’hui, force est de reconnaître que beaucoup de chemin
reste à parcourir pour ancrer définitivement notre continent dans l’ère d’une gouvernance marquée du sceau de la paix, de la stabilité, de la démocratie, du progrès économique, social et
culturel.
Et au moment où nous poursuivons méthodiquement notre réflexion sur une véritable intégration continentale parachevée par un gouvernement de l’Union, la thématique d’aujourd’hui est déterminante.
Car, quel que soit le rythme choisi pour y parvenir, un gouvernement de l’union sera la traduction institutionnelle d’une identité commune, d’une
conscience collective forgée autour de valeurs clairement identifiées et communément partagées, non seulement dans les textes, mais aussi et surtout dans les faits, dans l’exercice quotidien du
pouvoir, dans la pratique des Etats, dans le vécu quotidien des populations.
A cet égard, je voudrais féliciter la Commission pour l'excellent document de travail qu’elle soumet à notre réflexion, qui explore le vaste champ de cette
problématique qui pose des vraies questions représentant autant de défis à relever pour les dirigeants africains.
Identifier les valeurs partagées, les mettre en œuvre en veillant à consolider les processus politiques et sociaux à chaque instant, à chaque épreuve, en assurer le
suivi effectif, passer de la simple formalisation juridique au respect strict des normes et des règles du jeu, mettre en œuvre, au niveau national, sous-régional et continental l’architecture
africaine de la gouvernance, promouvoir la diplomatie préventive et concilier souveraineté nationale et principe de non indifférence pour conjurer les menaces de toutes sortes, telles me
paraissent les grandes orientations qui devront inspirer nos débats.
Car, pour l’essentiel, il y a lieu de reconnaître que les dirigeants africains n’ont pas à s’autoflageller en matière de gouvernance et de démocratie. Nous
disposons de tous les instruments appropriés, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance au Mécanisme africain d’évaluation par les Pairs, en passant par le
pluralisme politique et l’organisation régulière d’échéances électorales prévues par les constitutions nationales ( ndlr : si cela suffisait pour une démocratie
achevée, cela se saurait !).
Et pourtant le constat peut donner lieu à réflexion. Les élections, qui étaient censées constituer la clé, la solution au déficit démocratique, risquent aujourd’hui
de devenir sinon le problème, du moins une source de tensions et d’instabilité ; une telle dérive n’est pas acceptable.
Il nous faut donc mener une profonde réflexion autour de la notion de valeurs partagées.
Une telle réflexion pourrait être axée autour des éléments suivants :
- Une claire identification des valeurs, dites africaines, dans le contexte africain, celles héritées de
nos cultures traditionnelles, comme le sens du partage, de la solidarité, de l’hospitalité, du dialogue, de la recherche du consensus et du
compromis, du respect des aînés (sages) dont on sollicite les avis, du culte de l’effort et de la dignité (car le paresseux et le voleur n’ont jamais été des modèles dans les sociétés
traditionnelles).
Il ne s’agit pas d’un retour en arrière, pour justifier je ne sais quelle résistance au changement, mais d’un effort d’appropriation, d’intégration du meilleur de
notre héritage à notre quête de la modernité.
- Une lucide appropriation des valeurs dites universelles, en recherchant la nécessaire harmonie entre ce qui fait partie de notre proche richesse
et ce que nous tirons de notre intégration au monde. Il ne s’agit pas de chercher à « tropicaliser » les valeurs universelles, mais de faire en sorte
qu’une adhésion mécanique à ces valeurs ne s’apparente pas à une opération de greffe susceptible de déclencher des phénomènes de rejet.
- Assurer une large diffusion et une ample vulgarisation des valeurs partagées pour s’assurer de leur appropriation par les peuples et leur transmission aux
générations futures.
Ici, un rôle primordial revient aux Etats, à la société civile, aux CERs, à la Commission.
Et par-dessus tout, il nous faut veiller à ratifier et à mettre en œuvre de manière effective les instruments adoptés.
C’est à l’aune de notre capacité d’appropriation de ces valeurs et de notre pratique quotidienne que notre bilan sera dressé.
Le défi –est-il besoin de le souligner – c’est de faire des valeurs partagées de la gouvernance et de la démocratie des catalyseurs, des accélérateurs de
l’intégration continentale, objectif que nous devons poursuivre avec toujours plus de détermination pour rendre notre continent plus fort, plus uni, plus solidaire et plus prospère, au service de
nos peuples.
Je vous remercie.
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