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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 05:12
Ntumi.JPGLa vidéo de Ntumi :   http://www.youtube.com/watch?v=RN-HG8EiRjo
 
Un compatriote nous raconte ce qui vient de se passer à Brazzaville
 
 
 
Bonjour mon frère,
Un bout de temps s'est écoulé sans de tes nouvelles, comment vas-tu? Concernant le Congo Brazzaville, après déjà 7 jours d'absence le président Sassou prétendant dire qu'il a pris un  congé or c'est pour ses soins médicaux en Espagne. Il ne séjourne plus en Espagne, il se trouve au Maroc toujours pour ses soins médicaux. Après les accords signés entre le gouvernement et le pasteur Ntoumi qui devrait rentrer hier prendre les fonctions de secrétaire chargé de la paix  afin de réparer les séquelles de guerre, une délégation devrait aller le chercher à Mabaya accompagnée de Monsieur Milandou entre autres. Ntoumi s'est rendu jusqu'à Mafouta accompagné de 300 miliciens bien gardés avec des lances-roquettes et des fusils mitrailleurs plus de blindés, d'autres gardes avaient déjà occupé  la télévision par contre le gouvernement a dépêché la sécurité d'aller désarmer ceux qui se trouvaient à la télévision et il y a eu échange des tirs et ils ont été  repoussés jusqu'au pont de Dieu et jusqu'à Madibou. On ne comprend plus rien et la nuit d'hier le président Sassou a demandé à Monsieur Bernard Kolelas de le rejoindre en urgence au Maroc.
Nous attendons la suite.

Patrick Eric Mampouya.

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Chers blogueurs, je publie toute information utile afin de vous permettre d'être au parfum de ce qui se passe au Congo. Ntumi est aujourd'hui le dernier qui incarne la lutte armée car lui au moins a encore une milice, c'est-à-dire, des arguments que Sassou sait apprécier car la force ne respecte que la force. Ntumi ou Bitsangou Daniel, un homme étrange dont la chevelure trahit une appartenance certaine au matswanisme. On lui découvre des véritables talents d'artiste, notre pasteur flingueur ! D'ici, à ce qu'on découvre aussi qu'il est  jardinier...
Cet homme a des convictions en dépit de tout ce que fait Sassou pour l'amadouer. Et il est prudent. Aussi, je ne crierai pas à sa collaboration prochaine avec le gouvernement car ce n'est pas la première fois que Sassou essaie de le sortir de sa planque poolienne puisqu'une maison de fonction lui avait déjà été allouée par le passé, maison qu'il n'a jamais occupée... En fait, Sassou a toujours peur d'un coup d'Etat lorsqu'il est à l'étranger. Or, à ce propos, il ne reste que deux possibilités si on envisage la voie des armes : ses propres parents ou Ntumi. Sa famille, il l'a tellement amadouée avec le culte des morts que c'est très peu probable. Les Nguesso savent que ce n'est pas si évident de sucéder à Sassou par coup d'Etat car ils ignorent comment le pays pourrait réagir à cet événement. Reste en interne Ntumi qui de temps en temps par ses nsilulus (sa milice) tire des coups de semonce. Ntumi sait que venir à Brazzaville, c'est se couper de son terrain et de ses miliciens. Aussi, me semble-t-il, se fera-t-il encore prier. N'a-t-il pas tout pour jouer le rôle du héros national ? Sassou lui file du blé et de la nourriture sans raison, il est le seul qui possède encore une milice qui de temps à autre, fait des incursions dans la capitale pour mettre un peu d'ambiance. Il a peut-être envie de faire un peu plus de politique mais il sait qu'avec Sassou, dès qu'il aura lâché sa kalachnikov, un souris hybride mélange souris/cobra risque de lui causer une morsure mortelle... Ce n'est pas parce qu'il a signé des documents qu'il est obligé de les respecter. A ce propos, ce n'est pas Sassou qui lui reprochera de ne pas respecter une signature sur un bout de papier, lui qui ne respecte même pas sa propre constitution pourtant taillée sur mesure. Pour exemple, il a nommé un premier ministre et créé un poste de vice-président ; ce qui n'était pas prévu au départ et, pour finir, il a nié la création de la Commission Electorale Indépendante qu'il avait pourtant inscrite au bic rouge dans sa constitution mais nous savons qu'il utilise une encre à base de mensonge. N'est-ce pas le même Sassou qui dissimule son séjour hospitalier en vacances en Espagne et au Maroc. Ntumi - le Christ lui pardonnera - peut en faire autant ! Il lui suffira de composer un bon cantique au Seigneur. Il adore ça...

Comme pour ne pas nous faire démentir, on apprend que Ntumi n'est pas entré à Brazzaville où il aurait préparé un coup d'Etat avorté. Si Sassou avait appelé Kolélas au chevet de son lit d'hôpital, c'est que l'affaire est grave. Il vaut mieux que ce "nouveau parent" soit à mes côtés pour éviter qu'il ne prenne le pouvoir, a dû penser Sassou. Voici le récit trouvé dans CONGOPAGE d'un témoin "oculaire" qui n'a pourtant pas vu Ntumi !

Ntoumi rebrousse chemin aux portes de Brazzaville ce 10 septembre 2007 : témoignage oculaire

mardi11 septembre 2007 |  (41) Commentaires
Ntoumi dans les bras d’un émissaire gabonais (image d’archive)

Attendu ce 10 septembre 2007 à Brazzaville, Frédéric Bintsamou (Bitsangou ?) alias Ntoumi n’a pu fouler le sol de la capitale faute d’un "modus vivendi" avec les autorités gouvernementales. De guerre lasse, le Révérend-Pasteur a repris armes et bagages pour son fief de Loukouo. Témoignage.

Les faits que j’ai vécus

Depuis mercredi dernier une horde de Ninja a été logée au centre sportif et universitaire de Makélékélé. Aujourd’hui ça fait 3 ou 4 nuits que nous dormions mal, inquiets. Ces Ninjas, pas plus d’un millier, reconnaissables à leurs locks et aux foulards violets, induisaient une tension parfois involontaire. Il suffisait que trois se réunissent, pour que le Mauritanien d’à coté ferme son échoppe. On a appris le vendredi soir le viol d’une fille à Bacongo par l’un d’eux, et le samedi le racket d’un taxi. Ce dimanche, le marché Total qui a timidement ouvert ses tables a fini par les refermer vers midi, au lieu de 19 h comme d’habitude. Beaucoup d’habitants de Bacongo ont quitté les maisons pour se réfugier dans la partie Nord de la ville. « Pas moi, car je n’ai pas voulu en rajouter à cette psychose finalement sans fondement. »

Ce lundi midi, mon quartier « Bacs » (Bacongo) adoré ressemblait à une ville morte. Je suis rentré tôt du travail tellement les nouvelles les plus folles fusaient de partout. Sur l’avenue Matsoua, plus aucun bus, aucun taxi, aucun véhicule ne circulait. Que de piétons ! On aurait cru à un départ vers le stade en match décisif du championnat national de Football entre Diable Noire/Etoile.
C’est ainsi que j’ai appris qu’à 14h, le pasteur Ntoumi devait tenir meeting au Centre sportif. Lui même serait à Madibou, en pourparler avec les envoyés du régime.

15h le centre sportif est noir de monde ; un monde fou. Alors là, je commence à me poser des questions. La peur, c’est vrai, a gagné depuis 3 jours les quartiers sud. Mais pourquoi tout ce monde tient-il à assister à ce discours ? Pourquoi tant de gens sont jonchés aux abords de l’avenue de l’OUA, depuis le pont du Djoué pour vivre de leurs yeux l’entrée de Ntoumi à Brazzaville, alors que cet homme fait peur, et ses gens présentés comme ayant "perdu le réseau" ( signifie devenir fou) depuis longtemps à cause de l’accoutumance au chanvre indien. Il y a peu d’enfants, beaucoup de badauds entre 16 et 50 ans. J’y ai vu des handicapés qui ne pourraient même pas fuir en cas de problème. Pour un peuple traumatisé, je ne voyais aucun signe de peur. Curiosité ? Non, cet homme a pourtant inspiré la terreur et la mort, le risque de bombardement etc. Qui peut avoir une curiosité aussi morbide ?

J’ai posé quelques questions, et il me semble avoir compris que le Pool devenu orphelin d’un leader politique est prêt à applaudir le premier fou qui tient tête à ce régime qu’on exècre tant. En posant des questions j’ai réalisé que beaucoup de gens y parlaient lingala dans cette foule. Si ce sont les envoyés du régime, qu’ils lui disent ce qu’ils ont vu. Qu’ils soient francs. Sassou comprendra peut-être que la paix ne tient pas à la cooptation de Kolélas, mais à la satisfaction d’une majorité. C’est loin d’être le cas.

Je vous assure, c’était un mélange de fascination et de torpeur. Une sorte de plaisir de se sentir existé et représenté, mais par un leader avec qui on se sent pas en sécurité.

Hélicoptère

Vers 16h, je tente de rentrer chez moi, et là je suis obligé de traverser la place du meeting. Je crois que la seule fois qu’elle a été si noire de monde, c’était lors du premier meeting de Kolélas à son retour d’exil. Quand on ne savait pas encore qu’il allait y annoncer son ralliement au PCT. Je n’ai pas compté, ni eu une position de hauteur pour évaluer, mais c’était impressionnant en longueur. Et le nombre de personnes arborant le violet de Ntoumi avait considérablement augmenté. Pas de brazzavillois s’étant déguisé par solidarité, mais des rastamen, comme les autres. J’ai compris que les Nsiloulou (un millier au moins) qui logeaient au Centre sportif ne constituaient pas le seul contingent. D’autres venaient soit d’arriver, soit composaient avec la population. Mais ils sont assez distinctif pour être confondus.

Pendant que je traverse la foule, un hélico militaire se fait entendre, puis voir, survolant Bacongo sur l’avenue de l’OUA, puis les abords du fleuve. Il n’en fallait pas plus pour monter la tension d’un cran. Les chefs Ninjas se concertant, j’ai compris que je ne pouvais que rebrousser chemin et attendre du coté de Bifouiti que ça se calme. Sur mon passage du retour j’ai d’ailleurs croisé Willy Matsanga dans une auto, sans doute la seule voiture à circuler jusqu’à cette hauteur. Il y sermonnait les Ninjas en les sommant de ne pas commettre la gaffe de mettre un seul pied dans son fief de Kinsoudi. "Pas de désordre chez moi pour qui veut vivre". L’avertissement semblait clair et compris par les Ninjas.

Echec et mat

A 17h ont apprend que les négociations de Madibou (à 14km de là) ont échoué entre le régime et Ntoumi. Motif, ce dernier est stationné avec sa garde rapprochée à Madibou, plus de 2000 personnes armées jusqu’aux dents et aux fesses, qui ne les abandonneront pour rien au monde. Pour les émissaires de Mpila, seule l’armée peut assurer la sécurité du chef spirituelo-militaro-politique qu’il est, et que ses gars doivent faire comme les premiers contingents venus l’attendre à Brazzaville depuis près d’une semaine, c’est à dire déposer les armes avant le pont du Djoué. Le nouveau Rubicon.

Ntumi qui déteste être au même endroit, qui de plus est identifié par l’armée, abrége les négociations et se retire. Si au départ c’était pour les poursuivre demain, un bruit a couru disant que des troupes ont pris les positions de Ntumi abandonnées dans le Pool. Il donne alors immédiatement l’ordre à ses troupes massées dans Brazzaville, de reprendre le chemin du retour.

Chair de « pool »

A moment là il est 17h30-18h. Je me trouve en aval de l’avenue de l’OUA, dans une maison à deux niveaux. Je vois au loin et de haut, les Ninjas redescendant l’avenue, avec leurs petits bagages de voyage au bras : nattes (éponges pour certains) attachées en balluchon. Je vous assure que j’ai eu la "chair de Pool". Ils devaient être pas moins de 5000. Pour une fois, je pouvais les distinguer très nettement de la foule des curieux car ils occupaient la totalité de la chaussée tandis que les brazzavillois restaient sur le trottoir. Il y avait des hommes et des femmes. Des mamans devrai-je dire, celles qu’on nous présente souvent comme des otages de Ntumi. Elles sont venues dans le cortège 3 jours auparavant, et repartaient avec lui. Si beaucoup de ces dames portaient des treillis militaires, arboraient des locks ou un béret militaire souvent sale et troué, d’autres ressemblaient à d’innocentes jeunes vierges, mais le tissu violet bien en évidence. Une d’entre elle en avait acheté en grande quantité, et revendait au mètre à ses compagnons.

Le défilé même pas encore fini, on m’appelle de Ouenzé : "Alors mon gars, vous venez d’échouer à un coup d’Etat" me lance t-on. Je suis surpris. Au nord de Brazzaville, ils auraient appris que des Ninjas avaient infiltré depuis 1 semaine tous les quartiers de Brazzaville. Il ne restait qu’à Ntoumi de rentrer aujourd’hui avec ses troupes armées, d’assiéger le palais du parlement en faisant du coup le QG du putsch, avant de diffuser sur une chaîne de la RDC un discours déjà enregistré. « Heureusement que le vaillant colonel Cobra délégué aux négociation avait compris le truc » me disait mon pote de Ouenzé en riant.

Waouh. Dans ce pays les rumeurs préparent souvent quelque chose.

Bref, me voici alors au Cyber pour vous le raconter. Il est 20h15 à Brazzaville.
Je vais demander à nos ancêtres de nous protéger. J’espère que ça marchera.

Ntoumi rebroussera t-il chemin ? Le pouvoir acceptera t-il un minimum de sa propre garde (sachant qu’elle déconne souvent) ? On le saura demain.

Correspondance de KAMIT depuis Brazzaville


La version AFP

Congo : l’ex-chef rebelle Ntumi repart dans son fief sans entrer dans Brazzaville

BRAZZAVILLE (AFP) — L’ex-chef rebelle congolais, le pasteur "Ntumi", a regagné lundi son fief du Pool (sud-est du Congo), sans être entré comme prévu dans Brazzaville, où il devait prendre des fonctions officielles, après dix ans à la tête d’une rébellion congolaise.

Mais le gouvernement congolais a indiqué lundi soir à la presse que le "principe" de la prise de fonctions officielles à Brazzaville du pasteur Ntumi était "maintenu" et n’était qu’une question de temps.

Retranché dans son fief du département du Pool (sud-est), Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, devait entrer dans Brazzaville pour prendre ses fonctions de "délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerres", auquel l’a nommé en mai le président Denis Sassou Nguesso.

"J’ai regagné le Pool" limitrophe de Brazzaville, a-t-il déclaré lundi soir à l’AFP.

"J’étais arrivé non loin du pont du Djoué (qui marque l’entrée sud de la capitale) à 09H00 (08H00 GMT). Puis, les autorités nous ont dit +attendez on va venir vous chercher+", a-t-il expliqué.

Selon lui, une foule importante s’était rassemblée au niveau du pont, mais a été brutalement dispersée dans l’après-midi par un survol d’hélicoptères et par des militaires qui ont ouvert le feu. D’après le pasteur Ntumi, plusieurs personnes ont été blessées.

Selon un journaliste local habitant non loin du pont, dans le quartier de Makélékélé, "des coups de feu nourris a priori en l’air ont semé la panique" en début de soirée.

Désormais, "j’attends des garanties de la communauté internationale" pour entrer dans Brazzaville, a ajouté Ntumi. "On ne peut pas rompre le dialogue" avec le gouvernement, mais "désormais il faudra qu’il y ait des témoins", a-t-il conclu.

Côté gouvernemental, on essayait de calmer le jeu.

"La prise de service n’a pas pu se faire. Ce n’est pas dramatique, le principe est maintenu. Il n’y a pas de problème, il n’y a pas de crise", a déclaré à la presse le ministre congolais de la Communication, Alain Akouala.

"L’arrivée du pasteur Ntumi à Brazza et la prise de ses fonctions n’est qu’une question de temps, de raison, de discernement, de sagesse de part et d’autre", a-t-il ajouté.

Selon le ministre, le pasteur Ntumi n’a pas respecté le programme initialement prévu et le gouvernement a été "pris de court" par son arrivée ces derniers jours au sud de Brazzaville.

Le ministre a également dénoncé la présence avec le pasteur Ntumi - dont les miliciens ninjas et nsiloulous ont combattu l’armée congolaise dans le Pool entre 1998 et 2003 - de "plus de 100 éléments" lourdement armés.

L’échec du retour du pasteur Ntumi est intervenu après d’ultimes négociations qui se sont déroulées tout au long de lundi entre les autorités congolaises et ses représentants.

Ces discussions à huis clos ont eu lieu à la primature entre le Premier ministre congolais Isidore Mvouba, le directeur de cabinet du chef de l’Etat Firmin Ayessa, le haut commandement militaire, l’archevêque de Brazzaville Anatole Milandou, et les représentants du Conseil national des républicains (CNR) du pasteur Ntumi, a constaté un journaliste de l’AFP.

M. Bintsamou doit mettre à la disposition du gouvernement quelque 5.000 de ses éléments qui seront réinsérés dans le cadre du Programme national de démobilisation, désarmement et réinsertion (PNDDR), financé par la Banque mondiale.

Ce Programme concerne en tout 30.000 ex-combattants des diverses guerres civiles ayant déchiré le Congo dans les années 90, dont plus de la moitié ont déjà été démobilisés.



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