STATISTIQUES DNCB
LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




Quand le Général De Gaulle disait
solennellement que
"la France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts", il n'avait pas du tout tort dans la mesure où sa vision des relations bilatérales et multilatérales entre
pays, était centrée sur cette réalité.
De Pompidou en passant par Valéry Giscard d'Estaing et récemment François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, les successeurs du Général De Gaulle qu'ils
soient de la gauche ou de la droite, continuent de prendre fait et cause pour ce principe qu'ils appliquent à la lettre.
Le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy qui avait promis lors de la campagne présidentielle en France une totale rupture avec le passé, a tout de même réitéré son ferme engagement
envers le principe gaulliste selon lequel "les intérêts français de par le monde sont
intouchables".
Intouchables sont les sociétés françaises installées en Afrique ainsi que dans d'autres pays car
comme on le dit souvent, qui
veut s'en prendre à la France, n'a qu'à s'en prendre à ses intérêts installés en Afrique.
Et dans ce cadre, ce ne sont nullement les présidents du Niger, du Centrafrique, de la Côte d'Ivoire, du Tchad, du Gabon etc qui nous démentiront.
Il suffit de prendre connaissance des objectifs du déplacement éclair du secrétaire d'État français à la Coopération et à la Francophonie M. Jean-Marie Bockel au Niger et en République
Centrafricaine pour s'en convaincre.
En effet, la visite éclair de Jean-Marie Bockel qualifiée de : "Mission de vérité en Afrique, Amitié et
Sécurité, Pétrole et Uranium" a été l'occasion pour le diplomate français de préciser les règles du jeu de la diplomatie française et notamment sarkozienne après son élection à la
présidence dans les anciennes colonies considérées comme étant sa chasse gardée. Ce qu'il y'a lieu de dire, c'est que le message des autorités françaises est clair comme l'eau de roche :
"il n' y a ni rupture ni
continuité dans la doctrine française mais on ne peut pas tout accepter, surtout pas que l'on fasse n'importe quoi".
Et ce n'importe quoi, ce n'est nullement les violations des droits de l'Homme en vogue dans la
plupart des pays africains, l'impunité, la mauvaise gouvernance etc. mais c'est plutôt les intérêts français qui
sont menacés par les dirigeants africains qui aimeraient faire profiter à leur peuple, les retombées de l'exploitation minière, forestière…, des ressources provenant de leur sol et
sous-sol.
A Niamey au Niger, le géant français de l'atome AREVA est soupçonné de financer dans l'ombre la rébellion touareg. C'est ainsi que les autorités de ce pays ont expulsé deux de ses dirigeants. En
Centrafrique, les intérêts de la société française Total sont menacés avec la libéralisation du secteur de l'énergie.
Alors, les enjeux sont importants et il fallait coûte que coûte le soutien de Paris pour que le bras de fer entre lesdites sociétés et les dirigeants de ces pays soit décanté. Une fois de plus,
Nicolas Sarkozy tout comme ses prédécesseurs n'a pas lésiné sur les moyens pour dire haut et fort que les "intérêts français sont intouchables et malheur
à celui qui s'y aventure" car, il risquera fort bien de perdre sa peau renchérit un observateur de la scène politique nationale.
Au cours d'un tête-à-tête entre le président centrafricain François Bozizé et Jean-Marie Bockel,
l'émissaire de l'Élysée n'est pas passé par quatre chemins pour dire que "Paris veut bien aider la République
Centrafricaine ainsi que d'autres pays mais à condition qu'ils ne prennent pas en otages les intérêts économiques de la France".
Pauvre au milieu de tant de richesses nationales, la République Centrafricaine tout comme le Niger fait face à une réalité si dure soit-elle, qui impose aux gouvernants de ces deux pays
d'entreprendre toutes les réformes économiques possibles tout en protégeant les intérêts de la France. La France alors
intouchable ?
C'est toute la question qui se pose et on comprend aisément pourquoi Paris n'a ménagé aucun effort pour voler au secours des régimes tchadien, centrafricain,
nigérien qui font face à des mouvements rebelles.
Et dans ce jeu de David contre Goliath que se livrent la France et les États d'Afrique
francophone suscités, les aides budgétaires octroyées par Paris à ses anciennes colonies ainsi que les forces françaises déployées par la métropole
pour appuyer sinon protéger leurs propres intérêts dans lesdits États sont, à n'en point douter, le symbole de la puissance française dans ces zones.
Une autre manière de promouvoir le
néo-colonialisme.
Et comme le dit un ex-combattant de la 2ème guerre mondiale, "Paris pourrait tout de même apparaître dans ce jeu comme le pyromane et le sapeur-pompier".
Lorsque ses intérêts sont menacés, il reconnaît que le peuple souffre, que les
droits de l'homme sont violés, que les dirigeants africains pillent le pays, qu'il y a une politique d'exclusion et la mal gouvernance etc. ce n'est qu'au cas où les intérêts de Paris
sont bien protégés, qu'il assure la longévité aux régimes dictatoriaux en Afrique francophone. Drôle, vraiment drôle cette politique française.
Alors, on s'aperçoit que dans le
cas d'espèce que tous les moyens de pression sont bons et la France ne lésinera pas sur les moyens pour faire taire tous ceux qui tenteront de s'en prendre à ses intérêts fussent-ils aussi
présidents des États souverains.
Patrick Eric MAMPOUYA
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