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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 20:02

Marche-IVAN.jpgDans le journalisme usuel, celui du ventre, on ne juge pas, on ne condamne pas, on se contente de balancer de l'information aseptisée de tout commentaire. C'est le journalisme officiel, celui que tient l'Etat ou quelques individus privés qui dictent leur volonté à leurs salariés. Les journalistes ressemblent à des zombies, à des êtres sans émotion, sans coeur. La civilisation est devenue synonyme d'indifférence, de banalisation, d'absence de subjectivité qui fait pourtant l'homme. Des choses graves sont annoncées avec un état d'esprit totalement évaporé. On dépouille les choses de leur gravité, on nous balance des extraits de faits. De toute façon, les choses ne valent que des minutes ou des secondes dans le journalisme officiel. Et ils vont à l'université pendant des années pour nous dire des choses graves en deux secondes ? Ceci n'est qu'une parenthèse.
Quand un enfant de douze ans, IVAN, dont les parents se sont vus refuser l'asile politique, saute par la fenêtre, à cause  des méthodes de gangster de Brice Hortefeux, on en parle car l'événement dépasse le fait divers : il y a de la mort en l'air et s'agissant d'un enfant, nul ne peut être insensible - même pas Le Pen. Généralement quand une affaire déclenche un flot d'émotion, c'est que la régularisation attend quelque part au bout du chemin. On ne nous dira pas si après la survie ou la mort d'Ivan si Andréï, son père et Natalia sa mère d'origine tchétchène seront régularisés. Attention, Brice ! Si tu le fais, tu vas susciter des vocations de chute libre du quatrième étage ! Hein, que vas-tu faire ? Cette affaire attriste ton maître Sarkozy qui n'a pas hésité à donner la nationalité française à une immigrée brûlée par un amoureux éconduit. Ce n'est pas pour rien qu'il demande que toute la lumière soit faite. Qu'elle soit faite et qu'elle brille sur le destin d'une pauvre famille qui sans les quotas aurait pu bénéficier de la régularisation car Ivan est scolarisé !. Si le petit Ivan meurt, cela va susciter une vive émotion nationale, déjà que son père marche en toute liberté dans la rue et ta politique musclée profitant des vacances pendant lesquelles les travailleurs sociaux sont partis et surtout, que les enfants ne sont pas à l'école, risque d'être très critiquée. J'imagine que tu vas prier pour que le petit Ivan survive ! Si la famille d'Ivan obtient des papiers au sacrifice de leur fils, c'est vraiment très cher payé, ta carte de séjour, Brice ! Ca sera la carte du sang, une carte obtenue après le sacrifice de leur propre fils. Ca nous rappelle l'épisode d'Abraham et d'Isaac : sacrifier le fils pour avoir les faveurs divines...
Pour une fois, il ne s'agit pas de Nègres quand on parle d'immigration en France. Eh oui, il y a aussi des Blancs immigrés qui viennent des pays non communautaires comme la Russie ou l'Ukraine. Ca, on le savait pas car la télé parle rarement de cette immigration-là. Cette immigration a l'avantage du white skin dans la rue car leur peau ne dit :"Je viens d'Afrique, contrôlez-moi !" Quand on nous montre une mère en larmes à la télé, c'est pour l'audimat, pas pour l'émotion, pas pour dire qu'une mère risque de perdre son fils ! La France se déshumanise. La France n'est plus qu'en apparence le pays des droits de l'homme car le premier des droits de l'homme est le suivant : l'homme a le droit de quitter un endroit où il est malheureux pour un autre où il peut être plus heureux. Les Français le font tous les jours, pourquoi les autres ne le feraient pas ?
Si Sarkozy est passé par le Sénégal et par le Gabon, c'est parce que ces deux pays appliquent la loi du talion pour ce qui est de la carte de séjour et eux, notamment Wade, n'hésitent pas à expulser des Français sans papiers. Ca vous étonne qu'un Français soit sans papier dans un pays africain ? Mais ils sont nombreux à vivre sans papiers et ils vivent bien car ils bénéficent du coefficient affectif associé à la blancheur. Et puis, les Africains ont une culture d'accueil. Chasser les autres, ça ne se fait pas chez les hérons : "Dis donc, toi qui viens de France pour fuir l'hiver, tu as tes papiers avant de plonger dans l'étang ?"
Le drame d'Ivan montre que les méthodes fascistes où l'on casse une porte à six heures du matin sont de retour. C'est du terrorisme d'Etat, un manque d'éducation dicté par la soif de résultat. Après les mamies délogées de la baignoire, voilà désormais qu'on pousse au suicide ! Le Pen bien qu'ayant perdu son électorat qui a vu en Sarkozy un serviteur des idées de ce dernier, doit se réjouir : en matière d'immigration et de travail, ses idées font un tabac puisqu'elles sont les idées dominantes.
Brice, maintenant qu'on préfère mourir que de quitter la France, que vas-tu faire ? C'est un casse-tête ! Affaire à suivre. De près... Si le petit ne meurt pas et tu ne fais rien, tu passes pour un monstre car il s'est fracassé le crâne, le petit, son avenir est foutu et ce n'est pas en Tchétchénie qu'on peut le suivre médicalement ! Si tu lui files des papiers, je dirai à mes frères Blacks : "Sautez, mais du premier étage en préparant votre chute par des matelas postés à l'endroit prévu pour la chute..."
 
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Publié le 11 août 2007 à 16h42
Les parents d'Ivan autorisés à rester en France

Brice Hortefeux a demandé ''à titre humanitaire'' au préfet de la Somme de délivrer aux parents du petit Ivan ''une autorisation provisoire de séjour de six mois'' pour leur permettre de séjourner légalement en France à ses côtés alors qu'il reste hospitalisé, a annoncé samedi le ministère de l'Immigration.
(Avec AFP).
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Comme quoi, Ivan le petit  fait fléchir Hortefeux le terrible... 
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Le petit Yvan fait des émules !

IMMIGRATION 14/08/07
Un Congolais se défenestre à Lyon devant la police

I mmigré en situation irrégulière, un Congolais d'une trentaine d'années a tenté de fuir la police à Lyon, le 4 août dernier, selon le Progrès de Lyon. Placé en garde à vue par la Police de l'air et des frontières (PAF), il apprend qu'il va être reconduit hors de France. Il aurait alors pris peur et préféré sauter par la fenêtre. Malgré une chute de six mètres, il s'en est sorti. Après l'épisode d'Amiens, les policiers, eux, redoutent de plus en plus ces situations.

Explications : Le collectif RESF manifeste pour dénoncer le durcissement de la politique d'expulsions du nouveau gouvernement.- Th. Prouteau
Explication : Les policiers s'en prennent aux ordres de 'faire du chiffre'.- L.Dragon

La polémique enfle parmi les policiers

Un peu plus d'une semaine après l'accident qui a frappé Yvan, un petit russe de 12 ans, un nouveau drame alimente la polémique sur les reconduites à la frontière et la politique de chiffre imposée par le gouvernement. A Lyon, un jeune Congolais s'est jeté mardi (14 août) par la fenêtre du deuxième étage des locaux de la police de l'air et des frontières (PAF). Il venait d'apprendre sa reconduite à la frontière. Il s'en est sorti par miracle.

Le 4 août dernier, la police l'arrête car il n'a pas de papier. Placé en garde à vue pour situation irrégulière dans les bureaux de la PAF dans le 3ème arrondissement de Lyon, on lui apprend qu'il va être reconduit à la frontière rapidement. Le clandestin, âgé d'une trentaine d'années, préfère alors tenter la fuite, pris de peur. Il saute par la fenêtre du deuxième étage. Par miracle, il sort vivant de cette chute de six mètres, mais la police le rattrape dans la rue. Blessé à la cheville, il a été hospitalisé. Sa garde à vue a aussi été levée. Pour les médecins, cet homme aurait besoin d'aide psychiatrique. Selon le quotidien lyonnais, des sanctions auraient été envisagées contre les policiers présents lors de l'accident.

Avec ce deuxième drame en près d'une semaine, certains d'entre eux ne cachent plus leurs craintes. Ils redoutent de plus en plus les réactions des immigrés qu'ils arrêtent. "Les policiers ont pour mission d'interpeller tout ce qui bouge, de faire du chiffre, la politique contre l'immigration provoque une situation dangereuse", avoue un officier. Une situation tendue, c'est ce que dénonçaient déjà les associations d'aide aux immigrés.

C.S-L.

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AVANT IVAN, UN AUTRE SANS-PAPIERS S’ÉTAIT DÉJÀ JETÉ DANS LE VIDE (France)

14/08/2007 - Le 4 août, à Roussillon (Isère), cinq jours avant le drame d’Amiens, un jeune Congolais avait déjà chuté du 2e étage après s’être vu signifier sa prochaine expulsion. À l’instar du jeune Ivan, Laurent (1) est un autre symbole du drame que vivent cet été de nombreux sans-papiers en France. Survenu il y a près de dix jours, l’accident de ce garçon d’environ vingt-cinq ans, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), rappelle les circonstances de la chute, jeudi, de l’adolescent d’Amiens.

Résidant habituellement à Roussillon (Isère), Laurent se rendait le 4 août dernier à la plate-forme d’accueil des étrangers de Vienne. En quête de papiers, travaillant par intermittence, il tentait de mettre en règle sa situation auprès des services compétents : « Il avait été débouté deux fois de ses demandes d’asile, mais avait encore d’autres procédures en cours », explique Jean-Félix Vial, un des responsables du Réseau éducation sans frontières (RESF) du département. « Il était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français », précise Maryse Dhil, première adjointe au maire de Roussillon. C’est en chemin qu’il a croisé la police aux frontières (PAF) « qui a pris l’habitude de faire la chasse aux sans-papiers. Les contrôles d’identité deviennent monnaie courante, comme à proximité des Restos du coeur ou des centres d’hébergement d’urgence. Ce jour-là, ils ont embarqué Laurent sans explication », raconte Jean-Félix Vial. Le jeune homme est ensuite conduit dans les locaux de la PAF de Lyon pour y être interrogé, sur ordre de la préfecture. « Ils lui ont signifié que les procédures avaient changé. Ils voulaient le mener directement au centre de rétention administratif de Lyon-Satolas, pour qu’il prenne, dès que possible, un avion pour la RDC », indique le membre de RESF.

C’est alors que Laurent, qui avait bénéficié d’un parrainage citoyen en octobre dernier et se disait menacé dans son pays, s’est précipité pour se jeter dans le vide : « Il a ouvert la fenêtre, s’est accroché à la rambarde du balcon et a sauté du deuxième étage », raconte Maryse Dhil. Arrivés sur place, les pompiers décèlent des blessures au dos, au pied et à la jambe, mais se heurtent au refus de la police d’emmener le garçon à l’hôpital. Ce dernier, après avoir été mis en garde à vue, est finalement transporté dans un centre médical de Lyon où les forces de l’ordre souhaitent instaurer une étroite surveillance. « L’équipe de soins a dû imposer, non sans mal, la priorité impérative des soins et le respect des exigences déontologiques », affirme un communiqué de RESF. Selon Maryse Dhil, « l’expert psychiatrique pensait que la présence des policiers accentuait les tendances suicidaires de Laurent ». Ces derniers doivent finalement se résigner à quitter l’établissement. Le jeune homme est par la suite placé en hospitalisation d’office durant trente jours, une période pendant laquelle il ne pourra être inquiété par l’administration.

Un rassemblement, à l’initiative de RESF, avait lieu hier devant les bâtiments de la préfecture de Grenoble pour protester contre « la traque et le harcèlement systématiques et honteux dont sont victimes les demandeurs d’asile et les sans-papiers les terrorisent au point de les amener à des gestes désespérés ».

(1) Le prénom a été changé.

Antoine Aubert
© L'Humanité

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Published by Le lion de Makanda mwan Mizumba - dans Actualités
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