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demain le congo brazzaville

Vendredi 29 juin 2012 5 29 /06 /Juin /2012 17:01

En matière de sport, on constate que le Congo ne gagne plus et se fait tout le temps éliminer dans les compétitions internationales. Du coup, on entre en nostalgie pour se remémorer l'exploit des Diables Rouges, l'équipe nationale de footaball en 1972. A l'époque, on ne regardait pas à la voyelle pour recruter les joueurs ; les Mbemba Tostao, les François Mpelé, les Minga Noêl Pépé, les Niangou  pouvaient apporter leur talent à l'équipe nationale : si Sassou était au pouvoir en 1972, le Congo n'aurait jamais gagné la seule coupe d'Afrique de son histoire... Regardez donc du côté des voyelles et vous verrez une équipe nationale de football très tribalisée ; c'est certainement une des causes de la ruine du sport national, c'est le facteur qui explique la décadence de tout le pays - même si les nordistes prospèrent : il arrivera un jour, où ils perdront tout ce qu'ils ont acquis malhonnêtement.

Sassou pratique un apartheid à l'égard des sudistes - dans tous les domaines, pire qu'en Afrique du sud, pire que le nazisme car le sud se meurt doucement, tout son génie péréclitant parce que non employé volontairement. D'ailleurs, on note que la diaspora congolaise à l'étranger est essentiellement composée de sudistes. C'est la preuve que le pays de leurs ancêtres ne leur offre plus aucune opportunité, aucun débouché. Sassou a monté un apartheid qui est une politique délibérée de domination du sud par le nord afin de s'assurer que le pouvoir restera jusqu'à la fin des temps au nord. Cet apartheid tribal va jusqu'à empêcher la scolarisation des enfants du Pool si brillants et cela, il le fait exprès. Désormais, seuls les fils des nordistes ont la chance d'étudier à l'étranger et nous pouvons conclure que si nous autres avions eu notre bac à cette époque, nous n'aurions jamais réussi à sortir du pays.

Cet apartheid meurtrier gangrène le pays qu'il faudra une vraie révolution pour rétablir un certain équilibre entre le sud et le nord - si c'est encore possible car les plus pessimistes diront que ce n'est plus possible : le mal a atteint un niveau cancéreux très grave, un état de métastase sociale totale car comme tout apartheid, il pénètre partout, divise tout. Imaginez que l'Italie se soit privé du talent de Mario Balotelli par pur racisme, vous voyez le mal qu'il se serait fait ? Même les peuples les plus fermés admettent désormais que le talent ou la compétence n'a pas de couleur, n'a pas d'origine. Aujourd'hui, même des pays comme l'Allemagne s'ouvrent à d'autres origines qu'allemandes. Au Congo, on laisse traîner les cadres originaires du sud dans l'armée ou dans la fonction publique sans emploi - de sorte qu'ils passent leur temps à jouer au jeu de dames - alors même qu'ils sont payés. Une compétence ou un talent non exercé s'étiole doucement jusqu'à mourir et cela, le grand éléphant, petit-frère d'Adolf Hitler, le sait.


LE SUD-CONGO DEVIENT PETIT A PETIT UN CAMP DE CONCENTRATION OU DES HOMMES, DES FEMMES, DES ENFANTS SONT PARQUES SANS EMPLOI, SANS EAU, SANS SOINS, SANS ELECTRICITE, SANS EDUCATION, SANS AVENIR - DE SORTE QU'ILS MEURENT DOUCEMENT DE FAIM OU QU'ILS SOIENT OBLIGES DE FUIR LE CONGO POUR QUE NE RESTENT UN JOUR QUE LES NORDISTES, UNE POLITIQUE QUI FUT UTILISEE AUTREFOIS PAR LES NAZIS...


POUR LA PETITE DIGRESSION, LE LION DE MAKANDA N'ECRIT PAS POUR ETRE LU PAR LE POUVOIR VENU DU BORD DE l'ALIMA MAIS POUR EDIFIER LE PEUPLE AFIN D'AFFERMIR SON ESPRIT JUSQU'AU JOUR OU IL SERA PRET. CE N'EST PAS POUR RIEN QUE SASSOU REDOUTE DE GENERALISER INTERNET AU CONGO. CREER DES IDEES DE PUISSANCE, DES SCHEMES QUI FINIRONT PAR HABITER LE PEUPLE, TEL EST MON BUT. CEUX QUI ME LISENT TOUS LES JOURS SAVENT POURQUOI ILS LE FONT. TOUTE LIQUEUR NE FORTIFIE PAS. L'ECRITURE DOIT DEVENIR UN ELIXIR MENTAL, UNE FORCE MENTALE QUI FINIT PAR RESSUSCITER MEME LE PLUS FAIBLE DE TOUS NOS COMPATRIOTES. QUAND L'ON REVIENT A LA VIE, C'EST POUR VIVRE PLUS INTENSEMENT...


Le niveau de l'enseignement a baissé ; je vous laisse deviner pourquoi. Lorsqu'on pratique une politique d'apartheid comme Denis Sassou Nguesso juste parce que l'on veut que les siens dirigent TOUT - même s'ils n'en ont pas les compétences, on tue le pays et on se suicide sans le savoir car en affaiblissant le Congo, c'est son pouvoir qu'il affaiblit parce qu''un jour, la bêtise aura tellement prospéré qu'il ne restera plus qu'une seule solution : l'éradiquer en la combattant. C'est inévitable.


L'avenir qui se profile au Congo est sombre parce que l'ethnoracisme ou apartheid ethnique ne peut aboutir à la longue qu'à une rupture brusque, brutale, radicale, définitive. Personne ne sait quand les forces de la terre deviennent éruption volcanique. LE SILENCE ET LE CALME ABSOLUS PEUVENT PRELUDER AU TUMULTE LE PLUS TERRIFIANT. Le 4 mars 2012, combien savaient qu'ils ne se réveilleraient plus ? La loi du temps est l'entropie et l'entropie est destruction pour qu'une reconstruction soit possible. IL FAUT TUER CE CONGO POUR QUE NAISSE LE KONGO FAIT A NOTRE RESSEMBLANCE, A NOTRE IMAGE. AINSI SERA KONGO...

 

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Lundi 25 juin 2012 1 25 /06 /Juin /2012 11:38

L'importance de la compréhension du passé vient du fait qu'elle permet de modifier, de corriger le futur en évitant de reproduire certaines erreurs, en permettant de sortir de certains pièges semés par l'homme dans le but de dominer, d'asservir, d'exploiter les peuples, les nations. Dans cet écrit, nous allons essayer d'envisager des erreurs ou mieux les superchéries de l'histoire concernant notre pays le Congo. En effet, il est impossible de corriger, de rectifier, de juguler quelque erreur ou superchérie que l'on n'a pas clairement identifiée.

Le segment historique à examiner pourrait couvrir plusieurs siècles jusqu'à nos jours mais il faut bien poser un jalon clair. Nous écartons la période négrière car l'esclavage est un crime contre l'humanité et non une erreur et l'on pourrait blâmer les Africains qui ont collaboré avec les Occidentaux esclavagistes qui n'étaient pas nombreux mais qui réussirent pourtant à subjuguer des sociétés entières en les obligeant à agir contre leur volonté.

Nous allons nous contenter de partir de la rencontre entre Savorgnan De Brazza et le roi Makoko qui marque l'entrée en scène d'une puissance coloniale qui nous tient toujours dans ses rets jusqu'à ce jour. Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur cet Italien franc-maçon qui trahit le roi de Belgique pour la France, ils n'ont qu'à lire mon article : Savorgnan de Brazza : "Vérité sur un mensonge colonial" qui fut évoqué sans qu'on nomme le blog par des grandes chaînes de télévision françaises. En effet, j'ai été celui qui a révélé les liens qui existent entre le mausolée de Brazza et la franc-maçonnerie. Ce mausolée construit à Brazzaville est en vérité une loge maçonnique qui consacre le pouvoir de la franc-maçonnerie sur le très richissime golfe de Guinée.

1. La première erreur a été de croire que le royaume de Makoko s'étendait de Mfoa à la mer et jusqu'au nord. Makoko ne règnait absolument pas sur ce qui constitue le Congo d'aujourd'hui qui est une émanation de la conférence de Berlin qui dépeça l'Afrique au compas, à la règle et à l'équerre. Le pouvoir du roi Makoko était bien plus réduit. L'emprise du roi Makoko ne s'étendait pas au-delà des peuplades tékés. Par conséquent, quelque décision compromettante qu'il ait pu prendre à cette époque-là, elle ne pouvait pas engager la destinée de toute l'étendue du Congo actuel.


2. La seconde erreur a été de signer un accord avec un individu qui n'avait aucun mandat de la France, accord qui aurait pu être dénoncé au niveau des instances internationales pour en obtenir l'annulation. Savorgnan Pietro de Brazza a été un imposteur car il n'avait pas reçu mandat de la France dont il n'avait même pas encore la nationalité. Vous me direz que le roi Makoko l'ignorait mais plus tard, cette superchérie était bien connue car dénoncée par le roi des Belges qui avait financé l'expédition de Savorgnan de Brazza au Congo.


3. Troisième erreur : elle a consisté à accepter les conditions du partage de l'Afrique sans contester, sans exiger une cohérence culturelle, linguistique et historique au travers du découpage des frontières. Avant l'arrivée des puissances coloniales, l'Afrique reposait sur des ensembles homogènes et cohérents du point de vue culturel, historique voire linguistique : le kikongo était parlé par des peuplades qui avaient par-delà les langues et les ethnies, les mêmes clans, les mêmes lignages - un mot comme kanda exprimant le subconscient généalogique commun de tous.


4. Quatrième erreur : elle renvoie au fait que les accords signés par Fulbert Youlou avec la France ont été acceptés par TOUS les Congolais - alors qu'il n'avait aucun mandat du fameux "Congo" colonial indépendant quand il les a signés - bien avant l'indépendance. De quel droit pouvait-il donc engager l'avenir de TOUS les Congolais ? Ces accords ont été signés avant l'indépendance - donc Fulbert Youlou n'avait aucune légitimité à parler au nom du Congo. Les textes existent sur votre site pour ceux qui veulent vérifier. Il eût fallu que la France s'adressât à l'ensemble des chefferies établies pour que de tels documents aient une quelconque valeur politique. D'ailleurs, cette quatrième erreur va préluder de la cinquième erreur.

5. Cinquième erreur : il eût fallu ne pas laisser la France décider de la nature de notre mode de gouvernance car comment comprendre qu'elle donne la fameuse "indépendance" tout en décidant de ce que doit être le Congo, de comment il doit fonctionner et va jusqu'à établir les rapports entre la France et son ancienne colonie ? Ca s'appelle un diktat. Les Congolais ont raté l'occasion de poser la question du vivre ensemble puisque la république - sans que les populations ne deviennent citoyens avec droit de vote -  a été imposée par la puissance coloniale sans qu'ils aient quelque chose à dire. La conséquence a été de se replier sur les affinités tribales car rien n'avait été négocié, discuté entre les différentes parties prenantes ngala, téké et kongo pour fusionneren un seul peuple. Il y eu unité territoriale, unité juridique du point de vue international cautionnant la poursuite du projet colonial mais pas UNITE NATIONALE...

Si les Congolais avaient eu la préscience de poser librement les bases d'un fonctionnement commun, peut-être aurait-on assisté à la naissance d'une république fédérale du Congo qui aurait permis un fonctionnement plus harmonieux mais ce n'est qu'un exemple car on aurait pu envisager une présidence collective à trois présidents représentant les trois blocs dans une espèce de chambre assurant ainsi plus de représentativité et plus de cohérence par rapport à la réalité culturelle hétérogène totale.

6. Sixième erreur : l'espace national "Congo" n'est en fait pour la France qu'un entrepôt de richesses vis-à-vis des autres puissances comme l'Angleterre, la Belgique, le Portugal, l'Espagne, etc. LE PARTAGE DE L'AFRIQUE EST D'ABORD ET AVANT TOUT UN PARTAGE DES RICHESSES ENTRE PUISSANCES ECONOMIQUES ET MILITAIRES OCCIDENTALES.

La France ne se préoccupe nullement du capital humain lors du dépeçage de l'Afrique. D'ailleurs, elle a regroupé les individus pour ses propres intérêts comme la construction du chemin de fer au cours de laquelle la France est allée chercher de la main-d'oeuvre gratuite au Tchad, au Cameroun, en RCA et même dans ses colonies asiatiques. L'empire colonial français ne se gênait pas de déplacer des individus voire des groupes d'un pays à un autre. C'est ainsi que les Abeys ou Abés de Côte-d'Ivoire  se sont retrouvés déportés au nord du Congo, en Centrafrique à des endroits où cette communauté pouvait continuer à exercer la pêche, son activité principale. Faites une recherche sur DNCB, il y a des contributions intéressants là-dessus. Fulbert Youlou était abbé au Gabon quand les Français sont allés le chercher pour l'installer à la tête du Congo colonial, Albert Bongo travaillait à la poste à Brazzaville avant de devenir plus tard le président du Gabon. Nous pouvons multiplier les exemples.

7. Septième erreur : Elle vient du fait que l'on a cru que des hommes qui ne se connaissaient pas, qui avaient été regroupés par le colon français pour ses intérêts - alors qu'ils n'avaient pas pris la peine de mettre en gésine des valeurs extratribales communes pouvaient devenir une nation, une république. Toute la sociologie montre qu'à l'époque des indépendances, la référence géographique n'est pas l'espace résidentiel, l'espace de travail. On vit à Brazzaville mais on est de Kindamba ou de Diosso - même quand on est né à Brazzaville ou à Pointe-Noire. Le président Joe Ebina lors de sa conférence à Lyon a dit qu'il était de Djambala pour se désolidariser avec le pouvoir de Brazzaville. La distribution ethnorégionale des droits de tous en privilèges de quelques-uns (au nom de l'ethnie, de la région) a fini par ruiner toutes les chances qu'aurait pu avoir l'identité nationale de prendre.

Cette situation n'a jamais dérangé la France puisqu'elle ne s'intéresse qu'aux richesses du sous-sol : tant que cette réalité tient la route grâce à la logique des gouverneurs noirs, cette "chose" coloniale lui va à merveille.

8. Huitième erreur : La Conférence nationale n'a été qu'un défouloir, un dépotoir de bave où des gens débâillonnés ont jacté pendant trois mois sans poser les vrais problèmes du Congo et surtout, sans prendre les décisions qui s'imposaient : à savoir empêcher Denis Sassou  Nguesso de nuire définitivement. Au lieu de cela, on a laissé la bête prendre de la force et revenir encore plus méchante pour terminer son travail de démolition. Un homme qui assume ses crimes, ailleurs, au pire, on l'exécute ; au mieux, il finit ses jours en prison. on n'expie pas un crime par un lavement de main ; c'est trop facile : monseigneur Nkombo s'est pris pour le Christ et il l'a payé de sa vie...

La conférence nationale aurait pu accoucher d'un Congo original totalement décroché des chaînes coloniales mais on a maintenu les chaînes coloniales telles quelles. La suite a été la chute de la démocratie causée par ELF qui a comploté avec le félon Denis Sassou Nguesso. Il n'a pas été débattu du rôle de l'armée et de la façon de faire en sorte qu'elle n'interfère plus dans la sphère politique. La conférence nationale a repris par paresse la constitution de la cinquième république française - alors qu'il eût fallu créer un Congo original, un Congo qui nous ressemble en extirpant toutes ses contradictions dialectiques.

Vous trouverez certainement d'autres erreurs et n'hésitez pas à laisser des commentaires. La question est comment pouvons-nous corriger tout  ça ? En admettant d'abord que le Congo actuel est une chose coloniale qu'on doit à présent remettre en cause en nous disant que ce Congo ne nous ressemble pas. Il faut donc mettre à plat la république et réfléchir sur un vivre ensemble plus harmonieux - en y associant cette fois les populations (moi, je pense à un referendum comme je l'ai écrit à plusieurs amis). Il faut revoir le mode de gouvernance qui n'est en fait que la légitimation d'une domination tribale.

Nous avons des solutions : scission, fédéralisme, présidence collective, présidence tournante, etc. Il est temps après plus de cinquante ans d'injustice sociale, de discriminations, de guerres, de souffrances, de mettre fin à un système qui a inscrit la haine de l'autre comme mode de gouvernance...



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Lundi 25 juin 2012 1 25 /06 /Juin /2012 00:02

 

Entre « unité nationale », « partition » et « fédéralisme », quel choix pour le Congo ?

23 juin 2012

Entre « unité nationale », « partition » et « fédéralisme », quel choix pour le Congo ?

clip_image002La convocation des élections législatives de juillet 2012 voulue unilatéralement par le PCT/RMP relance le débat sur la scission. J’en veux pour preuve l’extrait de l’article “Ce que je pense” de M. Kovalin Tchibinda Kouangou cité sur www.mwinda.org

Le débat pose la problématique de la scission ou partition du Congo en deux entités : le Nord et le Sud.

Comme le souligne fort à propos M. René Mavoungou Pambou dansLa scission comme antidote à l’ethnocentrisme ?« L’idée de la partition du Congo-Brazzaville, montée en épingle sur la place de Paris, fait son bonhomme de chemin au point où non seulement elle suscite des passions mais aussi fait des émules. » Avec force détails et comparaison dans les commentaires…

Le PCT/RMP en imposant ce coup d’Etat institutionnel et informel par ces élections législatives favorise l’ancrage de cette idée de partition du Congo. Le parti au pouvoir oublie que la scission du Soudan en Sud-Soudan et Nord-Soudan comme la partition du Mali résulte des frustrations des uns. Et cela n’arrive pas qu’aux autres !

Il nous semble que – face à ce débat sur la « partition du Congo » qui prend de plus en plus d’ampleur au cœur des réseaux sociaux (berceau de tous les changements) – les cadres du PCT/RMP doivent prendre conscience du danger qu’ils font courir à l’intégrité et l’unité nationale.

Face à cette perspective, le jeu en vaut-il la chandelle d’aller vers ces élections ? Tout le monde les conteste pour les risques que cela comporte comme d’attiser les frustrations les plus obscures qui conduiraient le pays soit vers la partition (Cf. articles sus-cités), soit vers le fédéralisme, comme le montre l’analyse de M. Nika Mabiala dans son article Pour un Etat fédéral au Congo sur www.mwinda.org ?

Toujours est-il qu’aucun politique ne peut plus ignorer les débats amorcés en faisant l’autruche. Si l’on ne prend pas garde, si on n’analyse pas en profondeur ces frustrations ressenties et vécues par la population, l’histoire va s’écrire autrement comme la « Révolution de Jasmin ».

Contrairement à « ça n’arrive qu’aux autres ; ça ne peut pas arriver au Congo ! » comme l’espèrent, en s’accrochant à la méthode Coué, le PCT/RMP et M. Sassou Nguesso. Force est de constater qu’au Togo, en Afrique bien francophone, les jeunes sont déjà dans la rue pour le CHANGEMENT…

Rien n’est plus certain depuis le démantèlement du bloc soviétique avec la chute du « Mur de Berlin », l’échec de l’économie néo-libérale et l’avènement du Printemps arabe. Face à ce vide, et la nature ayant horreur du vide, le monde est en pleine effervescence pour établir un nouvel ordre mondial avec de nouvelles alliances géopolitiques… Dans ce bouillonnement mondial, le Congo, importateur des révolutions conceptuelles en Afrique centrale peut-il être en reste ? Les commentaires relevés à la suite de l’article sur le débat de la partition du Congo « En quoi la remise en cause des frontières elles-mêmes artificielles puisque héritées de la colonisation serait-elle une douleur ? » ou « Ne jouons pas à l’Autruche, les conditions d’une scission sont réunies depuis des lustres » ou encore « Le Congo tel quel n’est pas viable » entre autres en disent long sur le malaise du « vivre en commun » des Congolais.

La classe politique, toute tendance confondue doit en prendre conscience si l’on ne veut pas se réveiller un matin… avec cette nouvelle réalité ! Après tout, les tenants disent « c’est bien arrivé chez les autres et pourquoi pas chez nous ? » Quant aux tenants du fédéralisme, ils présentent les exemples de réussite de ce mode de gestion comme la Suisse ou le Canada.

Aussi, beaucoup de compatriotes posent déjà le problème « jusqu’à quand les Congolais vont-ils se laisser berner de vivre soi-disant dans une République, Une et Indivisible alors qu’elle ne l’est pas ? » N’est-il pas temps que la classe politique se ressaisisse pour une vraie Concertation Politique qui débattrait de tout sans faux-fuyant ? En commençant par la remise en cause de la Constitution de 2002 qui est inadaptée à notre « vie en commun » au Congo (Brazzaville) et qui est source de dissension. D’ailleurs M. Ibovi ne dit pas le contraire « La constitution que nous avons adoptée n’est plus en harmonie avec le contexte actuel. Au sortir de la guerre de 1997, on avait besoin d’un président qui soit rassembleur. Cette constitution a fait son temps. Nous devons passer à la séparation réelle des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, afin que les ministres soient responsables devant le parlement et non devant le président de la République. » (La Semaine Africaine).

Si M. Ibovi exprime bien les pensées de M. Sassou Nguesso, alors il faut commencer par le commencement, à savoir un Gouvernement d’Union Nationale qui mettrait tout en place notamment le recensement général de la Population et de l’Habitat et tout le reste qui va avec pour la stabilité et l’unité du pays*.

Modeste BOUKADIA, Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Billet du 23/06/2012

* Le C.D.R.C. appelle au report sine die des élections législatives in Talassa N°359 du mercredi 20/06/2012 ; La Voix du peuple N°23 du lundi 25/06/2012 et La Rue meurt N°705 du lundi 25/06/2012. Cet article sera disponible sur Internet dans quelques jours…

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Samedi 23 juin 2012 6 23 /06 /Juin /2012 00:12

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Samedi 23 juin 2012 6 23 /06 /Juin /2012 00:07

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Vendredi 22 juin 2012 5 22 /06 /Juin /2012 12:41

Madame Gertrude B. Malalou Koumba est l'une des rares femmes militantes connues au sein de la communauté congolaise. Elle est présidente de l'association DAABANYL qui  fait partie du collectif CONGO YA SIKA (NOUVEAU CONGO) avec d'autres associations. Elle est connue de la communauté ivoirienne pour avoir pris cause en faveur de la libération du président ivoirien Laurent Gbagbo injustement déporté à la CPI (LA HAYE, HOLLANDE).

J'ai eu le bonheur de l'interviewer à la Haye. Dommage que sa voix de femme soit quelque peu noyée par le vacarme ambiant mais la plus grande partie de l'interview est audible. Sur de nombreuses questions politiques, nous avons une convergence de vue. Elle ne manquera pas de vous présenter prochainement son association DAABANYL, membre du collectif CONGO YA SIKA dont monsieur Raphaël GOMA est le président.

 

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Jeudi 21 juin 2012 4 21 /06 /Juin /2012 11:04

 

 

Le Lion de Makanda  est l'homme qui a l'Afrique comme NATION. Aussi, se définit-il de nationalité africaine tout en reconnaissant sa micronationalité congolaise. A ce titre, ce qui frappe l'Afrique et les Africains le concerne directement. Il n'a donc pas hésité à répondre à l'appel qui lui a été fait et s'est rendu à la Haye, en Hollande pour démarrer un début de mutualisation de la cause africaine. Laurent Gbagbo a été injustement incarcéré au TPI à la Haye où il a comme compagnon Jean-Pierre Bemba qui a été arrêté pour éviter qu'il ne se présente à nouveau à la présidence de la république contre Joseph Kabila. Il s'agit de véritables cas de déportation sous le couvert du judiciaire. Il est temps que l'Afrique renie une justice qui ne lui rend pas justice. LA JUSTICE DU FORT SE DEPLOIE TOUJOURS CONTRE LE FAIBLE...

Il s'agit désormais d'oeuvrer pour une mutualisation de la cause africaine pour enfin peser de façon ostensible en face de puissances occidentales qui se croient tout permis dès qu'on a un certain taux de mélanine un peu trop élevé...

 

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Mercredi 20 juin 2012 3 20 /06 /Juin /2012 18:28

LION DE MAKANDA Je reviens doucement à une routine car je ressens encore la dette de sommeil de deux nuits. Pour les photos, il y a un problème de câble et les vidéos sont en HD (Haute Définition). Il faut donc tout réduire et tout récupérer avant de mettre en ligne. Je vais m'y employer aujourd'hui et demain. J'ai demandé à la soeur Gertrude Malalou Koumba qui était avec moi à la Haye pour le compte de "CONGO YA SIKA" de m'envoyer les siennes pour l'instant...


Dans cet article, je pars d'un constat : "Pourquoi la majorité des Ngalas ne critiquent pas la politique tribale de  Denis Sassou Nguesso - même après les événements sanglants du 4 mars 2012 ?" UNE INJUSTICE EST UNE INJUSTICE. PEU IMPORTE QUI LA COMMET - MEME SI C'EST MA MERE : LA JUSTICE EST AU-DESSUS DES SENTIMENTS... Tout homme porté par le KIMUNTU doit la dénoncer. Vous avez en ligne la preuve que je ne distingue pas quand il s'agit de dénoncer une injustice et tous ceux qui m'écrivent le savent.

La question  est de se dire : "Qu'est-ce qui rend la politique injuste de Denis Sassou Nguesso irrésitible aux yeux des compatriotes nord-Congo, Ngalas ou non ?" J'ai déjà formulé l'hypothèse qui peut même être passée en thèse :

ILS PROFITENT DU SYSTEME QUI A TRANSFORME LES DROITS DE TOUS EN PRIVILEGES POUR QUELQUES-UNS. En effet, ceux qui profitent d'une injustice la trouvent forcément "JUSTE" et refusent de la dénoncer. La  seconde phase de la réflexion est : "Comment se fait-il que même les Ngalas qui ne profitent pas du système ne le dénoncent pas ?" La réponse est une connivence idéologique : ils vivent le pouvoir comme le leur - même s'ils n'en profitent pas car il y a forcément un proche à qui on s'identifie qui en jouit et ce sont ceux-là, à ce titre, qui se sont battus pour Denis Sassou Nguesso en 1997 ; ils l'ont fait à ce titre : "NOUS ALLONS RECONQUERIR NOTRE POUVOIR". Et nombreux sont morts pour Sassou car ils voulaient que le pouvoir revienne dans le giron du nord.

Oui, je dénonce la même politique chez ceux qui ont combattu pour Pascal Lissouba dans la même logique. ET COMME C'EST UN ETAT D'ESPRIT QUI CONTAMINE LA DONNE NATIONALE, IL FAUT L'EXTIRPER POUR EVITER DE TUER LA NATION, DE RENDRE INELUCTABLE LE PROCESSUS DE SCISSION.

Oui, le tribalisme n'est pas qu'au nord ; il est partout - même au sud aussi - MAIS DANS DE FAIBLES PROPORTIONS : LISSOUBA N'A PAS POURSUIVI  LES NORDISTES AU-DESSUS DE MPILA dans les événements de 1997. SASSOU, LUI A ORGANISE UN GENOCIDE DANS LE POOL AU TRAVERS DE L'OPERATION DU NOM DE SA MERE "MOUEBARA". Les Cobras ont tué pour tuer, ont  empoisonné les rivières et coupé les arbres fruitiers. Des vidéos des massacres existent.


Il y a un niveau de bestialité que le pouvoir de Denis Sassou Nguesso a dépassé au point où cette animosité malsaine s'est même retourné contre les siens :  les armes ont été laissées à l'air libre pour qu'elles soient disponibles aux nordistes en cas d'attaques des sudistes. Ce n'est pas moi qui le dis mais  le site d'une société occidentale qui travaille avec le pouvoir sur les armes...


Il y a donc une conspiration du nord contre le sud  qui explique les nordistes ne veulent pas entendre parler de "remise en cause " d'un système injuste qui leur  est bénéfique au détriment des dominés du sud. ILS CRIENT PLUTOT A LA HAINE AU LIEU DE DIRE : " NOUS RECONNAISSONS UNE DISTRIBUTION TRIBALEMENT BIAISEE DES RESSOURCES ET DES FONCTIONS NATIONALES AU PROFIT DU NORD ET NOUS EXIGEONS - AU NOM DU CONGO DE TOUT LE MONDE DE METTRE FIN AU TRIBALISME POLITIQUE". J'attends toujours un tel discours mais nous savons qu'il ne viendra pas et ce silence ne fera que renforcer l'idée de LA SCISSION.


A TOUS NOS FRERES DU NORD, MONTREZ QUE VOUS ETES POUR LA REPUBLIQUE, POUR LES DROITS DE TOUS, POUR UNE DISTRIBUTION JUSTE DES RICHESSES ET DES FONCTIONS. SI VOUS NE LE FAITES PAS, LES SUD-KONGOLAIS NE POURRONT QUE DEDUIRE QUE VOUS ETES POUR LA CONSPIRATION NOUMAZALAYIENNE D'UN POUVOIR CONFISQUE AU SUD AFIN D'ASSEOIR UNE DOMINATION SEMPITERNELLE.

IL EST TEMPS DE  PROUVER QUE J'AI TORT -  EN MONTRANT QUE VOUS ETES POUR LA REPUBLIQUE DE TOUS ET NON POUR LA DOMINATION DES NGALAS SUR LES KONGOS. TOUTE REPONSE EN CE SENS, TOUTE JUSTE POSTION SERA RENDUE PUBLIQUE ET EPARGNEZ-NOUS L'ALLUSION A LA HAINE CAR CELUI QUI HAIT L'AUTRE C'EST CELUI QUI EMPECHE QU'UNE PARTIE DU CONGO SOIT SCOLARISEE, AIT DE L'EAU POTABLE, DE L'ELECTRICITE, DU TRAVAIL, DES SOINS, BREF, UN AVENIR SUR LA TERRE DE SES ANCETRES.

VOTRE SILENCE FERA COMPRENDRE A TOUS LES SUDISTES RETICENTS QUE FACE A UNE TELLE CONSPIRATION, LA SCISSION EST LA SEULE SOLUTION...

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Mardi 19 juin 2012 2 19 /06 /Juin /2012 19:51

 

Mon cher M.,

bonsoir.

C'est un immense plaisir de faire une nouvelle connaissance car nous avons besoin du génie concepteur de toute la sève du sud pour équilibrer l'équation politique KONGO-CONGO. Le pouvoir est à lui seul un facteur adhésif, rassembleur mais il lui faut un ciment idéologique et là, malheureusement, depuis plus de cinquante ans, c'est l'"ethnorégionalité" qui mastique les connivences pour la conservation du pouvoir qui est un combat légitime quand l'on sait comme il se joue dans la logique démocratique véritable que quel que soit celui qui vient, quel que soit le parti qui réussira à convaincrele plus de gens, l'intérêt de tous sera préservé.

Je ne suis pas naïf. Je sais que les choses sont biaisées par l'"ethnorégionalité" qui n'est pas dans la logique des partis mais plutôt dans celle d'une stratification sociale, d'une hiérachisation à l'image de ce que doit mettre en place tout groupe qui veut conserver ad aeternam le pouvoir, domination indispensable pour qu'un groupe règne sur un autre. CELA S'APPELLE DOMINATION et la domination est la politique du plus fort, celle que l'esclavagiste blanc a appliquée, celle que le colon blanc a appliquée, celle que le nord-Congo applique sur le sud-Kongo.

J'ai attendu patiemment qu'il n'y ait plus rien à l'intérieur comme véritable résistance politique pour passer en mode de l'offensive : MCDDI, RDPS, UPADS, RDD sont désormais sous la botte du PCT qui leur dicte jusqu'au nombre de candidats qu'ils peuvent présenter à l'élection législative.

L'espace est dégagé pour l'apparition d'une nouvelle force politique qui doit s'élever IDEOLOGIQUEMENT au niveau de la cohésion créée par Noumazalye dont Ngouabi et Sassou furent tous deux des disciples.  

IL N'Y A PAS DE NOUVELLE POLITIQUE SANS NOUVEL ESPACE POLITIQUE. IL N'Y A PAS DE GRANDE FORCE POLITIQUE SANS GRANDE IDEOLOGIE. ENFIN, IL N'Y A PAS DE GRANDE IDEOLOGIE POLITIQUE SANS BONNE LECTURE DE LA REALITE STRUCTURELLE NATIONALE. Et les nordistes par Noumazalaye ont fait tout ce travail pour priver le Congo de démocratie, pour dominer sur le sud-Kongo. NOUS AVONS MISSION D'EQUILIBRER LES FORCES CAR LA FORCE NE RESPECTE QU'UNE AUTRE FORCE DE MEME NATURE, DE PLUS OU MOINS MEME GRANDEUR.

 

Ce travail douloureux va être désormais celui du temps qui me reste : nous avons la mission délicate, difficile, pernicieuse, redoutable et redoutée de ressusciter LA POLITIQUE, LA VRAIE,  qui ne peut exister si les forces sur la balance penchent trop d'un seul côté : IL FAUT METTRE FIN A L'INJUSTICE DE LA DOMINATION DU SUD PAR LE NORD ET LE CONGO PLOIE SOUS DEUX DOMINATIONS QU'IL FAUT A TOUT PRIX BRISER. L'UNE, EXTERIEURE,  QUE JE NE NOMME PAS EST ANCIENNE QUI SUCE LE CONGO AU TRAVERS DE LA DOMINATION INTERIEURE...

C'est comme un sacerdoce qui me porte, me transcende au point où ma petite personne n'a plus d'importance. Je suis comme habité par la POLITIQUE et je ne sais pas comment faire autrement que d'obéir aux forces terribles qui me conduisent peut-être vers le tombeau mais tout cela n'a pas d'importance car il y a plus grand que moi : IL Y A LE PEUPLE QUI M'A DONNE LA VIE...

SI JE DENONCE LA DOMINATION NGALA SUR LES KONGOS, C'EST PARCE QU'ELLE TUE LA REPUBLIQUE ET CHAQUE NORDISTE DEMOCRATE DEVRAIT M'APPLAUDIR CAR SI JE DENONCE, C'EST POUR APPELER LE CHANGEMENT DANS L'IDEE D'UNE NATION OU TOUS ONT LES MEMES DROITS. CE N'EST PAS PARCE QUE MON FRERE OU MON PERE EST MEURTRIER OU INJUSTE DANS SA CONDUITE QUE JE DOIS LE SOUTENIR. J'AURAIS PU AUSSI DENONCER UNE DOMINATION SUD-KONGO SI C'ETAIT LE CAS.  CHAQUE NORDISTE, CHAQUE NGALA DOIT ENCOURAGER DEVRAIT APPELER A L'EQUILIBRE DES FORCES CAR C'EST AINSI QUE LE MONDE A EVITE LA GUERRE NUCLEAIRE - PAR L'EQUILIBRE DES FORCES. IL Y A EU DES SAVANTS AMERICAINS ET ANGLAIS QUI ONT AIDE LES RUSSES A OBTENIR LA BOMBE ATOMIQUE. POURQUOI ? POUR SUSCITER UN EQUILIBRE, POUR SAUVER UNE PARTIE DU MONDE DE LA FOLIE DE L'AUTRE...

Je viens de visiter votre blog et vais m'y abonner.

Toutes mes amitiés.

                                                          LION DE MAKANDA

Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
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Mardi 19 juin 2012 2 19 /06 /Juin /2012 10:22

Je reviens de la Haye en Hollande. j'ai pu en même temps mesurer la différence entre la Hollande et la France car les Hollandais mettent un terrain et des toilettes publiques à disposition des manifestants et surtout, il n'y a pas eu de contrôle d'identité. Des Marocains qui y vivent disent que là-bas, il n'y en a pas. C'est propre et tout est fait pour. C'est un pays d'ordre : dès qu'on arrive sur place en bus, la police hollandaise est déjà là. Ce n'est pas le plus important...

Nous avons traversé la France, la Belgique, le Luxembourg pour arriver à La Haye en Hollande. Il a plu pendant toute la traversée de la Belgique et du Luxembourg. Une grosse averse. J'ai dit à Gégé qqu'il allait s'arrêter de pleuvoir à notre arrivée et sur place, les Ivoiriens ont eu la surprise de voir la pluie s'arrêter et même un filet de soleil apparaître.

Pourquoi suis-je allé manifester avec les Ivoiriens à la Haye ? Pour commencer un début de mutualisation de la cause africaine car si les 600.000 se joignent à ce mouvement, le destin de l'Afrique peut changer et je ne parle pas des Algériens, Marocains, etc. Pour protester contre la déportation de Koudou Laurent Gbagbo à la Haye, une déportation orchestrée par ses propres frères Ivoiriens - notamment Dramane Ouattara, Dramane, un nom typiquement burkinabé, Ouattara dont il n'a jamais touché un cheveu - comme si la justice des Noirs étaient inférieure à celle des Blancs. Pourquoi ? Parce que Dramane est du nord et surtout Burkinabé et Koudou Laurent Gbagbo du sud.

Un pasteur ivoirien a même poussé l'audace jusqu'à dire : " LE MAL VIENT TOUJOURS DU NORD SELON LA BIBLE". Pourquoi cela ? PARCE QUE CAIN EN QUITTANT LE JARDIN D'EDEN S'EST INSTALLE AU NORD, CAIN, LE PREMIER CRIMINEL DE L'HUMANITE ! LISEZ LA BIBLE...


Et encore ! Faille-t-il qu'il soit coupable de quelque chose ! Or, en l'espèce, c'est lui la victime d'un coup d'Etat international dans lequel des forces comme les Nations unies, la France, les USA se sont liguées contre lui. Nous étions Ivoiriens, Congolais (5), Camerounais, Togolais, Ghanéens, Sénégalais, etc,  malgré la pluie, malgré le report du procès de Koudou Laurent Gbagbo et j'ai pris une bonne leçon de détermination politique, de militantisme, de ferveur d'une nation, de la puissance mobilisatrice d'un homme qui est devenu un symbole qui a dépassé le cadre de la seule  Côte-d'Ivoire. Faute de temps, je ne peux en dire plus car je viens d'arriver, je n'ai pas dormi 2 (deux) nuits d'affilées, je boîte du pied gauche car je suis longtemps resté assis mais je ne me sens pas fatigué du tout. Surtout, je dois aller travailler l'après-midi.


Je reviens de la Haye avec une nouvelle approche, un nouveau modus operandi. La balance politique du Congo est en déséquilibre en faveur du nord plus uni autour de l'objectif de la conservation du pouvoir. Il faut créer la force politique sud-Kongo pour rééquilibrer la balance et ce n'est qu'ensuite que l'on peut envisager la question de la démocratie, de la survie des Kongos car il faut se souvenir que les sudistes n'ont jamais fait d'expéditions punitives au nord pour aller massacrer nos compatriotes de cette partie du Congo et si nous voulons éviter que le Congo ne devienne le Rwanda demain, il faut agir. VITE.

J'ai beaucoup réfléchi et je vais passer à l'action car je crois savoir pourquoi il est difficile de mobiliser les Congolais à l'étranger et je me suis demandé comment on pouvait surmonter ce défi et j'ai élaboré une stratégie.

Les Ivoiriens sont venus de plusieurs régions de France, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Italie, des Etats-Unis, même de l'Afrique du sud ! Et j'ai eu les larmes aux yeux en voyant tout ce monde et l'organisation mise tout autour pour que tout se déroule bien et tout s'est bien déroulé ! Il y avait à boire, à manger, des artistes et une foule qui pouvait approcher les 5000 personnes au point où la police hollandaise était obligée d'utiliser un hélicoptère pour se faire un aperçu global. POURQUOI LES CONGOLAIS NE PEUVENT-ILS PAS LE FAIRE ? JE SAIS COMMENT NOUS ALLONS SURMONTER TOUT CA : CEUX QUI NE PRENDRONT PAS LA LOCOMOTIVE QUI VA PASSER RESTERONT A QUAI, A LA GARE PEUR...

Nous avons beaucoup écrit - sans minimiser le rôle de l'écriture, beaucoup bavé sans sous-estimer la parole mais IL FAUT A PRESENT AGIR. Vous pouvez me faire confiance : deux ans de procès, des menaces, des tentatives de corruption, rien n'y a fait. Je sais que vous êtes nombreux à avoir peur et tous ceux qui bien que vivant en Europe ont peur, peuvent rester dans leur coin car l'heure est au courage politique, au sacrifice car rien ne jaillit de la facilité...


Les Ivoiriens ont donné un, deux jours, voire plus de leur vie, de leur travail pour une cause commune au point où même des avocats américains ont fait le voyage pour déposer une pétition à la Haye que je connais désormais et je ne vais pas manquer d'y retourner...


J'ai ramené des vidéos, des photos que je vais mettre en ligne. j'ai aussi beaucoup été interviewé par la presse. Je mettrai tout ça en ligne. Bon, je vais me préparer pour aller travailler...

Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
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