STATISTIQUES
LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...





P.S. : N'OUBLIEZ PA DE SIGNER SOUS UN PSEUDO NOTRE PETITION ! VOTRE ANONYMAT EST GARANTIE PAR AVAAZ. VOTRE ADRESSE MAIL QUI N'EST PAS AFFICHEE SERT JUSTE A RECEVOIR UN MAIL DE REMERCIEMENT ET A EVITER LES DOUBLONS PARMI LES VOTANTS. N'AYEZ PAS PEUR ! CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS !
Le 193 ième pays
au monde va voir le jour ce 9 juillet 2011. C'est le résultat de 20 ans de guerres civiles qui ont opposé le nord et le sud Soudan. Début janvier 2011, les sud-Soudanais ont massivement
voté pour l'indépendance. A 99%, ils se sont déterminés pour former un nouveau pays indépendant du régime de Khartoum. Cela prouve qu'il est possible qu'une partie d'un pays se détache de
l'autre si la cohabitation est impossible et si les injustices sont criardes au profit d'une région sur une autre.
Au Congo-Brazzaville, - même si nous ne le souhaitons pas - il existe des vélléités séparatistes entre le nord et le sud notamment depuis les
thèses publiquement soutenues par Kovalin Tchibinda qui semble désormais plus inscrire sa tribalité dans une meilleure utilisation de la tribu comme outil de développement : il devient
de plus en plus insupportable à certains Congolais de voir les richesses d'une nation ne profiter qu'à la partie nord du pays et à ses ressortissants qui occupent tous les postes de
responsabilité. Nous estimons au Congo qu'il suffira de revenir à plus de justice sociale pour gommer de telles idées qui ne nous grandissent pas. Cependant, si le comportement
exaspérant du clan Sassou&Nguesso au pouvoir ne prend pas en compte les aspirations légitimes d'une partie de la population, il n'est pas impossible que des générations plus intransigeantes
optent pour un schisme du pays en deux un de ces quatre matins. Nous savons que nous avons assez de sagesse pour éviter une telle option ultime et néfaste pour l'image d'un pays.
Le cas du Soudan montre qu'une république, qu'un pays est bel et bien divisible quand les choses se passent mal. Nous ne faisons ici que montrer les
conséquences de la barbarie d'une partie d'un pays sur une autre jusqu'au point fatidique de la scission en deux Etats, qu'il s'agisse de la barbarie militaire ou économique. Cela dit, une
division est toujours un affaiblissement.
Eu égard aux accords de paix signés en 2005 par la rébellion sudiste et le régime de Khartoum, le référendum d’autodétermination s’est correctement passé du 9 au 15 janvier dernier. Les résultats préliminaires sont clairement pour la création d'une nouvelle nation à 99%.
Le chef sud soudanais Salva Kiir a appelé l’Union africaine et plus largement la communauté internationale à entériner l’écrasante victoire du "oui" issu des urnes. Cette même communauté internationale s’est félicité du bon déroulement du référendum, mais des problèmes cruciaux demeurent en suspens, comme l’a rappelé le secrétaire général des nations unies Ban Ki-moon, qui s’est dit " très inquiet des défis de l’après référendum ".
En effet, l’avenir de la région contestée d’Abyei (où un référendum local reste à organiser), le partage des ressources pétrolières, la démarcation des frontières ou encore la citoyenneté sont autant de problèmes qu’il faudra résoudre rapidement.
Butembo est une agglomération de la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Elle se trouve au nord-est du pays, à l'ouest des montagnes des Virungas. Jusqu'aux récentes guerres, la ville était un centre commerçant, disposant également d'une cathédrale et d'un aérodrome.
À l'issue de différents flux des déplacés fuyant la guerre, la ville a vu sa population s'accroître rapidement. En 2009, la population était d'environ 700 000 âmes, si l'on en croit les certaines sources d'informations.
Une borne indiquant la ligne de l’équateur est à quelques kilomètres de la ville. Altitude : 1 800 m. Situation : à 54 km de Lubero, 55 km de Beni et 280 km de Goma. Elle abrite des plantations de thé et de café. Butembo fournit également du quinquina.
----------------------------------------------------------------------
La ville de Butembo est en ébullition depuis hier Jeudi 27 janvier dans la soirée jusqu'à l’heure présente. L’armée et la police répriment les Jeunes de Butembo qui ont usé de leur droit constitutionnel pour récolter des signatures de tous les Congolais n’approuvant pas la révision constitutionnelle concoctée à Kinshasa sans une consultation préalable du peuple congolais.
Le succès de cette opération menée notamment par des jeunes patriotes de quartiers FURU et KATWA dérange Kinshasa qui a ordonné, selon le Commandant Fardc de la ville de Butembo, la suppression de ce mouvement jugé d’insurrectionnel.
Les jeunes qui n’ont fait que récolter les signatures ne comprennent pas pourquoi leur droit à la libre expression est traité d’insurrection. D’où le bras de fer avec le régime de Joseph Kabila qu’ils qualifient de dictature. Comme les jeunes de Tunisie, les parlementaires de Butembo demandent, si l’on en croit les chansons scandées cette nuit, la démission du gouvernement et le départ de Joseph Kabila.
Pour la petite histoire de cette révolution en gestation, la semaine dernière la police était descendue en masse au quartier FURU pour arracher le calicot annonçant la récolte des signatures et stigmatisant les manœuvres dictatoriales de l’AMP. Le lendemain, les jeunes ont remis le même calicot et l’opération de la récolte des signatures s’est poursuivie avec plus d’engouement. L’attaque de l’armée avait sans le vouloir fait la pub de l’opération. Sur les listes des signatures on trouve des noms des congolais de Beni, Mangina, etc., qui s’arrêtent au parlement de FURU pour signer la pétition contre la révision constitutionnelle et exprimer leur désaveu vis-à-vis de l’AMP !
L’histoire se répète à Butembo. Plus on réprime un mouvement, plus on lui permet de s’enraciner et d’attirer plus d’adeptes. C’est ainsi que d’autres quartiers de la ville se sont constitués aussi en autodéfense dans la foulée de l’attaque de FURU. En l’espace de deux semaines, trois bandits dont deux en tenue policière ont été arrêtés par les jeunes de la ville. Deux de ces bandits ont été lapidés à mort. Au lieu que l’armée et la police qui n’arrivent pas à arrêter un seul bandit prêtent main forte à cette jeunesse, on assiste à la chasse à l’homme pour faire taire cette jeunesse décidée de se prendre en charge. En effet, le pouvoir voit l’auto-prise en charge de la jeunesse de Butembo comme un défi, raison pour laquelle il a choisi la force au lieu du droit. Pour les Jeunes Patriotes, le pouvoir est du côté des bandits, des tueurs qui restent impunis. La jeunesse qui arrête les bandits est quant à elle réprimée par le pouvoir.
Plusieurs politiciens du Nord-Kivu soupçonnés d’être derrière la pétition contre la révision constitutionnelle ont été entendus sur PV à Goma et à Butembo. Mais les Jeunes Patriotes de Butembo persistent et signent qu’ils agissent d’eux-mêmes car ils sont déçus par les politiciens qui ont pactisé avec l’ennemi et qui se taisent pendant que cet ennemi massacre les jeunes de Butembo. L’an 2010 était la plus meurtrière avec plus de 50 Jeunes assassinés dans la seule ville de Butembo. Le bras de fer avec le régime de Kinshasa est donc né de cette insécurité entretenue dans la ville de Butembo.
Au lieu de répondre aux doléances de cette jeunesse frustrée dont le patriotisme n’est plus à démontrer, le régime de Kinshasa qui négocie souvent avec les milices rwandaises a choisi le fusil et le gaz lacrymogène pour en finir avec cette libre expression de la jeunesse de Butembo, notamment à FURU et à KATWA où les jeunes ont construit eux-mêmes leurs lieux de rencontre qu’ils appellent « hémicycles ».
Hier Jeudi 27 janvier 2011 vers 17h00 ces deux hémicycles ont été rasé par l’armée et la police à l’issue d’une réunion extraordinaire de ce qu’on appelle par euphémisme « conseil de securité de la ville » tenue à la Commune Mususa. Aussitôt les militaires et les policiers partis, les jeunes de KATWA et de FURU ont reconstruit leurs hémicycles au cours de la nuit grâce à la solidarité de la population locale qui voit leur salut dans l’action de ces Jeunes Patriotes. En effet depuis bientôt trois ans, le bandit, le militaire, et le policier sont logés à la même enseigne dans la ville de Butembo.
Tout le bataillon Fardc de Rughenda accompagné des policiers est descendu pour brûler l’hémicycle de FURU. La réaction des patriotes de FURU ne s’était pas fait attendre. Aux militaires qui faisaient parler leurs armes, les jeunes ont opposé un jet des pierres. Le crépitement des balles devenu monnaie courante dans ce coin du pays n’a pas été suffisant pour effrayer les Jeunes Patriotes. Les pare-brises des véhicules de l’armée ont été touchés. Le PC de la Police de Roulage de Biasa, le bureau du péage route de Kangote, le commissariat de la Police du Parking de la victoire ont été brulé. La Nationale Numéro 1 était barricadée avec des pneus à feu, des arbres, etc. au point que la route Butembo-Beni était fermée à la circulation dans les deux sens.
Plus tard dans la nuit, les militaires sont revenus sur le lieu du crime. En effet, les habitants de tous les quartiers environnants FURU ont veillé toute la nuit. En effet, selon des fuites de la réunion du conseil de securité, il était prévu une descente nocturne pour arrêter les leaders de deux Parlements FURU et KATWA. En signe de solidarité avec les Jeunes Patriotes, tous les voisins de ces deux quartiers symboles de la résistance bubolaise bubolais ont veillé toute la nuit. Les bubolais n’ont pas oublié le carnage nocturne de Kalemire de 1998.
Effectivement les militaires sont revenus à FURU vers minuit. Les jeunes les attendaient avec des pierres. Après un bras de fer de deux heures, les militaires ont quitté le lieu de l’hémicycle pour se replier près de l’hôtel SEMULIKI.
Durant toute la nuit, les jeunes ont chanté autour du feu des chansons stigmatisant la dictature de Joseph Kabila : « kifo cha kabila hakina bei kubwa mbele ya ba congomani…. », kabila zoba, tala makambo osali na furu ( La mort de Kabila n’a pas de grand prix aux yeux des congolais… Kabila voit ce que tu as fait à FURU)
Ce matin du 28/01/2011 vers 6h00 du matin, les militaires sont encore revenus avec force à FURU sous le commandement du Colonel DONAT du CNDP pour fouiller les maisons. Les résidences des parents des leaders du parlement ont été saccagées. Cette fois-ci c’était pour torturer tous les jeunes garçons et filles dans leurs parcelles. Plusieurs filles et mamans ont été violées. Les blessés se comptent par centaines.
A la suite de cette descente des centaines des militaires et des policiers, le quartier FURU s’est vidé de sa population qui craignait un carnage. Vers 10h, seuls les militaires sillonnaient le quartier de FURU déserté de sa population après une nuit de veille et de résistance.
Vers 10h30, le nombre des personnes arrêtées à FURU dépassait déjà 50. Parmi ceux qui sont aux arrêts, on peut citer :
- Mr Timothée, gérant d’une alimentation de Furu, arrêté dans son alimentation,
- Mr Joseph KAKULE MANDELA,
- Mr Kasereka KISOKOLI,
- Aliery KASIVIREHI (blessé par balle)
A Katwa plus de 20 personnes aussi été enlevées par un autre groupe de militaires revenus ce matin pour brulé le nouveau parlement construit dans la nuit.
Les leaders de deux parlements qui connaissent bien les tactiques de l’armée et de la police de Butembo n’ont pas été arrêtés et seraient en un lieu sûr dans la ville de Butembo.
Pour réprimer cette jeunesse qui se bat pour un état de droit et la liberté d’expression en RDC, l’armée vient d’installer un camp militaire à FURU au lieu de l’Hémicycle pour mater ce qu’elle appelle insurrection. La suite de cette présence militaire à FURU n’est pas connue ! Les observateurs quant à eux se demandent si la révolution tant voulue en RDC peut partir de Butembo !
Correspondance particulière de FURU et de Katwa/ Butembo
©Beni-Lubero Online
L'Afrique est en ébullition : Côte-d'Ivoire, Tunisie, Egypte, Algérie, Gabon. Quelque chose change lentement comme si la peur foutait le camp ou changeait de camp. Internet serait sur le point de réussir là où les armes ont échoué pour imposer la démocratie. C'est en faisant évoluer les idées qu'on fait évoluer les sociétés. Et sur ce point, à n'en point douter, Internet est un outil formidable !
La révolution de Jasmin est devenue la marque de fabrique de la Tunisie. Ben Ali s'est enfui car le peuple tunisien n'a pas relâché sa pression. Un dictateur qui s'enfuit non pas face à la pression de l'armée mais d'un peuple est une image inédite en Afrique ! Oui, un peuple, les mains nues, juste avec de la colère et de la détermination peut mettre un dictateur en fuite ! La preuve en Tunisie ! Certes Ghanouchi, son premier ministre, s'accroche à son poste de premier ministre et on se demande pourquoi mais le peuple tunisien a renversé une machine dictatoriale vieille de plusieurs dizaines années. La peur a désormais changé de camp en Tunisie ; il faut à présent que les descendants d'Hannibal soient vigilants pour qu'on ne leur vole pas leur révolution.
En Afrique du nord, le premier pays à avoir suivi le mouvement est l'Egypte. Tous les spécialistes affirmaient que le mouvement ne prendrait pas à cause du soutien de l'armée au président Hosni Moubarak mais nombreux ont été surpris de voir le peuple et les militaires sympathisant sur les chars. La tension a provoqué le départ de l'épouse de Moubarak et de ses deux fils à Londres. Il a même nommé un vic-président et changé de premier ministre, promettant de nombreuses réformes. Cependant, les Egyptiens ne semblent pas s'en contenter.
Je l'ai écrit, vous l'avez lu : quand se lève une volonté collective qui dit non, la peur change de camp et il y a forcément une transformation du système
politique qui s'en suit. Aussi, je me dis que nous autres Congolais avons une dictature à la hauteur de notre lâcheté, de l'intensité et de la portée de notre volonté collective qui est
réduite à néant par le biais de la corruption. Il suffira que la volonté collective prenne un ou deux degrés dans l'échelle de la protestation pour que la dictature baisse d'autant de crans sur
l'échelle du mal.
Nous gardons pourtant espoir que le peuple se réveillera un jour car les jeunes souffrent beaucoup, leur avenir ayant été sacrifié et l'on peut dire qu'il n'y a pas d'âge pour souffrir au Congo puisque même les bébés sont malnutris, les mères elles-mêmes malnutries n'ayant pas de lait pour leurs enfants.
Je vois un mouvement qui partirait des enfants, des femmes et des jeunes, un mouvement qui gagnerait les écoles primaires avant de déferler sur toute la société. Certes, l'armée essayera de tuer pour susciter la peur mais si la mort fortifie les vivants, le mouvement prendra. Si on pousse les gamins les premiers dans les rues et si Sassou ordonne qu'on tire sur les momes, il sera traduit en justice et toute sa monstruosité appaîtra en plein jour. Si l'armée ou la police tire sur les gamins, et j'en doute, les mères envahiront les rues du pays ! C'est aux enseignants de pousser les élèves à manifester en mettant les plus petits du CP1 en première ligne. Les jeunes doivent commencer à s'organiser dans les collèges, les lycées, l'université. Les mères qui vendent dans les marchés doivent commencer à prévoir aussi de le faire, elles qu'on exploite et qui voient un Ouest-Africain venir prélever les taxes ! Ensuite, il y a les taximen et les chauffeurs de bus puis les agents de la fonction publique...
Nous ne pouvons pas compter sur la fausse opposition qui tend la main la nuit à Mpila tout en aboyant le jour et prendre notre destin en main nous-mêmes. Chaque fois qu'un peuple proteste collectivement, sa situation change. C'est vrai que l'armée est tenue par les Mbochis mais tous les Généraux du nord savent qu'ils sont sous le coup de poursuites internationales et si vous envahissez les rues et qu'ils ordonnent de tirer, nous ferons en sorte que les casques bleus entrent dans le pays.
Commencez par les grandes villes : Brazzaville avec des regroupements à Bacongo, Makélékélé, Diata, Pointe-Noire avec des attroupements à Mvoumvou, Tié-tié. Il n'est pas interdit de se regrouper au Congo que je sache. Commencez juste à vous rassembler sans rien dire et vous verrez. Les élèves et les étudiants peuvent juste se regrouper 30 minutes pour commencer. Les vendeurs dans les marchés peuvent aussi faire de même à la fermeture des marchés. Aucune loi ne vous interdit de vous attrouper, aucune loi ne vous interdit de manifester.
Sans eau, sans électricité, sans éducation digne de ce nom, sans travail, vous voyez Sassou ne se préoccuper que d'Oyo à coups de milliards de francs cfa - alors que le pétrole est produit dans le Kouilou et cela ne vous fait rien ? Vous préférez mourir de faim au lieu de revendiquer vos droits ?
Je vous apprends que le site d'Imboulou a été mal choisi puisqu'il y a l'ensablement des moteurs qui empêche le mécanisme de fonctionner correctement. C'est 300 millions de dollars jetés à la poubelle. Les Chinois qui sont à la recherche de terres arables car la Chine n'a plus de terres cultivables, vont acheter toutes les terres cultivables, vous employer pour des salaires d'esclaves pour ensuite envoyer les produits agricoles dans leur pays. On ne leur impose pas de produire pour vendre sur le sol congolais. Alors ? La population humaine va s'accroître de 3 milliards d'habitants. La question de la nourriture va devenir encore plus cruciale puisqu'on spécule déjà en bourse sur du blé...
Le Congo a toujours été un pays avant-gardiste en Afrique. S'il y a un pays où la révolution doit prendre en Afrique noire, c'est bien au Congo. La révolution
congolaise a même déjà un nom : "LA REVOLUTION AUX EPINES" !
LORSQUE LE CONSEIL DES MINISTRES SE TROMPE LOURDEMENT SUR LA NATIONALITE CONGOLAISE
Roger Yenga
_________________________
La nationalité est le lien juridique qui rattache les individus à un Etat dont ils deviennent les ressortissants.
Ce lien juridique est déterminé par la loi de chaque Etat. C’est à la loi de chaque Etat de déterminer, en effet, quels sont ses nationaux et de fixer les règles
d’attribution et d’acquisition de la nationalité. Dans notre pays, c’est la loi 35-61 du 20 juin 1961 portant code de la nationalité congolaise qui est te texte de référence.
Il sied de préciser qu’après cinquante ans d’application stable, le code de la nationalité congolaise mérite un toilettage, afin de le mettre en conformité aussi
bien aux dispositions des instruments internationaux de protection des droits humains qu’à la Constitution du 20 janvier 2002.
C’est ce qui m’avait conduit, en tant que citoyen congolais soucieux de l’évolution positive de nos lois, de mener une réflexion ayant abouti à la rédaction d’un
dossier intitulé : "Examens de quelques dispositions du code de la nationalité congolaise et contribution en vue de sa réforme".
Cette réflexion avait du reste été publiée dans deux journaux de la place il y a trois ans déjà. Par la suite, pour faire œuvre utile, j’ai transformé cette
réflexion en une proposition de loi modifiant et complétant certaines dispositions du code de la nationalité congolaise. C’était un dossier complet comprenant un exposé des motifs, un
argumentaire détaillé de la réforme et le texte de la proposition de la loi.
Ces dossiers complets avait été remis à deux députés dont les noms ne seront pas mentionnés ici. Mais ces derniers, pour des raisons qu’ils leur étaient propres,
n’avaient pas pu soumettre cette proposition de loi à la Chambre basse du Parlement.
C’est donc avec satisfaction que j’ai appris, par la lecture du compte rendu du Conseil des ministres du 29 décembre 2010, que le ministre d’Etat, coordonnateur du
pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains avait soumis à l’appréciation du Conseil, qui l’a adopté, un projet de loi modifiant et complétant
certaines dispositions de la loi n° 35-61 du 20 juin 1961 portant code de la nationalité congolaise.
Cela dit, à la lecture de ce compte rendu du Conseil des ministres, on ne peut qu’être surpris et déçu par ce déplorable amalgame qu’entretient ce texte
relativement aux droits reconnus aux personnes ayant acquis la nationalité congolaise par naturalisation et les Congolais d’origine.
En effet, dans le compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 29 décembre 2010, s’agissant du projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la
loi n°35-61 du 20 juin 1961 portant code de la nationalité congolaise, on peut notamment lire ceci :
« Comme chacun sait, aux termes de la Constitution du 20 janvier 2002, tout étranger naturalisé Congolais jouit de la prérogative de garder sa nationalité d’origine
et tout Congolais, quel qu’il soit, a le droit de changer de nationalité ou d’acquérir une seconde nationalité.
Ces dispositions nouvelles, inscrites dans la loi fondamentales de 2002, mais en contradiction évidente avec la loi portant code de la nationalité congolaise, votée
voici presque un demi-siècle, nécessitaient donc une mise à jour de celle-ci ».
Il convient de relever tout de suite que ce passage du compte rendu du Conseil des ministres contient une inexactitude - si ce n’est pas une fausseté - juridique en
ce sens qu’il fait dire à la Constitution du 20 janvier 2002 ce qu’elle ne prévoit pourtant pas.
En effet, sans le mentionner, ce passage se réfère bien à l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002. Cet article prévoit que : « La citoyenneté congolaise
est garantie par la loi. Tout Congolais a le droit de changer de nationalité ou d’en acquérir une seconde ».
Cette disposition constitutionnelle reconnaît désormais à tout congolais d’origine le droit de changer de nationalité ou d’acquérir une seconde alors que
l’article 47 du code de la nationalité congolaise sanctionne encore l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère par la perte de la nationalité congolaise.
Mais le contenu de l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002 n’a visiblement pas été compris par tous. Il ne fait aucun doute que l’expression de tout
Congolais, dans l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002, a été comprise par certains comme signifiant que la possibilité d’acquérir une seconde nationalité concerne aussi bien les
Congolais d’origine que les naturalisésCongolais. Rien n’est plus faux !
Il s’agit là d’une confusion manifeste qui, de surcroît n’a aucun fondement juridique. C’est d’autant plus vrai que, rien dans l’article 13 de la Constitution ne
permet de croire ou de prétendre qu’un droit reconnu aux seuls Congolais d’origine est également reconnu aux naturalisés Congolais.
Pour bien comprendre cette différence entre les deux catégories de Congolais, il faut revenir à la notion même de naturalisation.
La naturalisation est l’acquisition de la nationalité congolaise par un étranger qui ne l’a jamais possédée antérieurement.
La naturalisation n’est pas une procédure subsidiaire pour devenir Congolais. C’est le mode normal d’acquisition de la nationalité congolaise, lorsqu’une personne
étrangère ne bénéficie pas du droit d’acquérir la nationalité congolaise de manière automatique ou par déclaration.
Il est clair que les personnes ayant participé à la rédaction du projet de loi précité ont fait une mauvaise lecture de l’article 13 de la Constitution du 20
janvier 2002 en écrivant que ce texte reconnaît à tout étranger naturalisé Congolais le droit de jouir de la prérogative de conserver sa nationalité d’origine.
Or non seulement l’article 13 de la Constitution ne prévoit rien de tel mais le naturalisé Congolais n’a pas le droit de conserver sa nationalité d’origine, comme
nous allons le voir, à travers les lignes qui vont suivre.
La recevabilité d’une demande de naturalisation est soumise à plusieurs conditions légales.
Ces conditions sont essentiellement prévues aux articles 26 à 42 et 99 du code de la nationalité congolaise. Parmi ces conditions, il y a notamment la prestation de
serment civique et la déclaration de renonciation à la nationalité d’origine ou étrangère.
Le code de la nationalité prévoit que nul ne peut être naturalisé s’il n’a pas encore prêté le serment civique et renoncé expressément à sa nationalité d’origine
(article 32.6e et 7e du code de la nationalité congolaise).
Le requérant doit comparaître devant le juge d’instance de sa résidence ou, à défaut, devant l’un des magistrats désignés à l’article 95 du code de la nationalité
congolaise.
Le requérant doit prêter le serment civique et renoncer à sa nationalité d’origine en ces termes :
« Je jure de me conduire en tout cas comme un digne et loyal citoyen congolais et d’assumer toutes les obligations inhérentes à cette qualité. Je déclare en outre
expressément renoncer à ma qualité de… qui est ma nationalité d’origine ». Le magistrat dresse aussitôt un procès-verbal de ce serment et de cette déclaration qui sera enregistrée au greffe et
communiquée, selon les cas, soit au ministère de l’intérieur, soit à la préfecture dont dépend la résidence effective du postulant, ou les agents diplomatiques et consulaires et congolais si le
postulant se trouve à l’étranger.
La prestation de serment civique et de renonciation à la nationalité d’origine telle que prévue par l’article 32 du code de la nationalité congolaise rend
impossible et interdit le maintien de sa nationalité d’origine à tout postulant à la nationalité congolaise. Il ne lui sera donc plus possible, lorsqu’il aura obtenu son décret de naturalisation
congolaise, d’exciper de sa nationalité d’origine ou étrangère.
Ce n’est pas pour rien que, lorsque leurs demandes de naturalisation sont acceptées par l’autorité compétente, les étrangers naturalisés Congolais, c’est-à-dire,
ayant renoncé à leur nationalité d’origine doivent transformer leurs pièces d’état civil étranger (et tout particulièrement leurs actes de naissance, s’ils sont nés à l’étranger) en actes d’état
civil congolais par la transcription desdits actes étrangers sur les registres des Consuls ou des Ambassades du Congo, après en avoir fait la demande au ministère des affaires
étrangères.
Il est clair donc que l’acquisition de la nationalité congolaise, par naturalisation, est incompatible avec le maintien de la nationalité d’origine du
postulant. Aucun cumul n’est donc permis en l’état actuel de notre code de la nationalité et de notre Constitution.
Alors que le code de la nationalité congolaise l’interdit formellement et que la Constitution du 20 janvier 2002 ne le prévoit nulle part, comment prétendre alors,
dans le compte rendu du Conseil des ministres, que cette Constitution permet aux étrangers naturalisés Congolais de garder leur nationalité d’origine ?
Le parallèle fait entre le droit d’avoir une double nationalité, reconnu aux Congolais d’origine par l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002, et la
situation des étrangers naturalisés congolais est dénué de tout fondement juridique et ne tient pas la route. Autrement dit, ce droit constitutionnellement garanti aux Congolais d’origine
n’est pas transposable ou extensible aux étrangers naturalisés Congolais. Une telle confusion, qui ne peut être que dommageable, ne se justifie ni dans l’esprit ni dans la lettre de
l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002 et, encore moins, dans le code de la nationalité congolaise.
Dans la mesure où cette confusion et cette fausseté émanent de l’organe délibérant du gouvernement qu’est le Conseil des ministres, et que le projet de loi soumis à
son appréciation vient du garde des sceaux, il est plus qu’urgent de détromper aussi bien les citoyens congolais que les étrangers résidant au Congo et ayant lu le compte rendu du Conseil des
ministres du 29 décembre 2010. Les administrations concernées par les questions de nationalité en font partie aussi.
On ne peut pas laisser toutes ces personnes dans la croyance fausse, selon laquelle, un étranger naturalisé congolais peut conserver sa nationalité d’origine, alors
même qu’on sait pertinemment que la loi l’interdit formellement.
Si un tel rectificatif n’était pas publié, des difficultés surgiront inéluctablement demain dans les procédures de naturalisation congolaises engagées par les
étrangers résidant dans notre pays. Il faut craindre qu’au moment de prêter le serment civique et de renoncer à leur nationalité d’origine, ces étrangers ne puissent refuser de le faire
au motif que la Constitution du 20 janvier 2002 leur reconnaîtrait le droit de conserver leur nationalité d’origine tout en acquerrant la nationalité congolaise. Ils s’appuieront
naturellement sur le compte rendu du Conseil des ministres du 29 décembre 2010.Pour eux, à ce moment-là, le fait de leur demander de renoncer à leur nationalité d’origine équivaudrait à un déni
de droit et à une iniquité que rien ne justifie. Il est encore temps de prévenir ces contestations.
Il faut aussi veiller à ce que cette confusion ne soit pas reprise dans le texte du projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions du code de la
nationalité congolaise.
La nationalité congolaise et la citoyenneté étant indissolublement liées, tout ce qui touche à ces deux matières doit être traité avec le plus grand sérieux et dans
le strict respect des lois et règlements de la République, en général, de la Constitution et du code de la nationalité congolaise, en particulier.
La crédibilité du Conseil des ministres, du gouvernement et du ministre initiateur du projet de loi en dépend.
COMMENTAIRE: François Stifani, Grand maître de la Grande Loge Nationale de France (GLNF), a reçu
les journalistes du Nouvel Observateur pour une interview dont des extraits ont été mis en ligne par les francs-maçons du myosotis qui contestent son autorité et l'acculent à la démission. Ce
personnage truculent se livre à un grand déballage dans lequel il reconnaît même quelques erreurs. On peut y noter le rôle important que jouent les blogs dans la contestation intérieure. Les
membres du myosotis y sont en première ligne. Ce qui se passe dans les loges ne nous intéresse pas s'il n'a aucun rapport avec le continent noir, l'Afrique, qui fournit de nombreux frères à la
maçonnerie dont des chefs d'Etat et des personnalités de premier plan en politique et dans le monde des affaires.
Antoine Glaser qui dirige la Lettre du Continent affirme que la franc-maçonnerie en Afrique fonctionne comme un système de gouvernement parallèle et il est assez explicite : la plupart des membres de l'opposition sont des maçons. Comme les chefs d'Etat africains sont souvent les grands maîtres de loges filles africaines, la contestation politique est vite étouffée au sein de la franc-maçonnerie où le respect de la hiérarchie est stricte. L'opposition est pacifiée dans les loges où la devise est AUDI VIDE TACE c'est-à-dire : "Ecoute, Observe et Tais-toi". Au Congo, ils sont tous francs-maçons dans l'opposition. C'est la raison pour laquelle nous devons nous méfier de cette organisation affectionnant l'occulte si nous ne voulons pas que ce qui se fera sur le terrain politique soit défait sur le terrain occulte. Voici quelques images du NouvelObs sorti en kiosque avec François Stifani en couverture.
Nous avons promis de vous tenir au courant de la crise gabonaise - par solidarité avec nos frères du Gabon et pour vous convaincre que lorsque la peur disparaît, l'obéissance aussi
est emportée et il devient possible de résister et de créer un ordre nouveau plus démocratique et surtout plus juste. La dictature de manière générale est l'ennemie de la justice sociale et ouvre
la boîte de Pandore de toutes les inégalités et de toutes les injustices.
Mba Obame a été annoncé vainqueur de l'élection dans le film Françafrique par les Français qui ont pourtant tout fait pour que le fils Bongo prenne la place de son père : il y allait de la continuité du pillage des ressources de ce pays par Total, bolloré, etc. Voici que Mba Obame conteste légitimement la victoire d'Ali Bongo qui est plus une usurpation qu'une victoire et désormais des ténors de la politique gabonaise comme Zacharie Myboto soutiennent le président légitime qui a obtenu le suffrage des Gabonais. C'est un bras de fer qui commence, une guerre des volontés que les médias français n'évoquent pas - sinon par de petits messages défilants car il ne faut pas ameuter la fameuse opinion internationale qui n'a rien à voir avec la communauté internationale faite uniquement des voix de quelques superpuissances occidentales.
Voici ci-dessous le lien qui vous permettra d'entendre la voix de Myboto qui conteste la dissolution de "L'UNION NATIONALE" : à son avis, l'Union Nationale n'a commis aucune faute au regard des textes constitutionnels et officels du Gabon et, par ailleurs, il estime qu'Ali Bongo ne possède pas l'autorité légitime qui lui permettrait de prendre une telle décision totalement infondée. LA GUERRE DES VOLONTES A COMMENCE EN COTE-D'IVOIRE ET FINIRA PAR ATTEINDRE TOUT LE CONTINENT.
Savez-vous qu'il y a très longtemps que je travaille à muscler la volonté du peuple congolais ? Quand les muscles de la volonté seront assez affermis dans notre pays, rien ne nous arrêtera plus et nous abattrons le gros éléphant politique du Congo... Avant d'atteindre la sphère de la MALKOUT (matière ou dernier état de l'arbre de vie), les combats se livrent d'abord au niveau des plans supérieurs des séphirots et lorsque la victoire est remportée dans une haute sphère, elle se matérialise sur la sphère inférieure. Nos écrits travaillent directement au niveau du plan de la couronne (KETHER) et les victoires invisibles que nous remportons finiront par atteindre le dernier niveau de la malkout et seulement à ce moment-là, vous verrez la puissance de l'esprit de vérité déferler comme un spectre sur le Congo. Seuls les adeptes de la kabbale comprendront mais pour les chrétiens, qu'il vous souvienne la parole de Paul de Tarse, disciple de Jésus-Christ et fondateur du christianisme moderne : "Nous combattons des esprits : dominations, etc, et non la chair"...
http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2011/01/110126_gabonmyboto.shtml
COMMENTAIRE : La force Licorne, une base militaire française située en Côte-d'Ivoire, a été appréhendée dans un port ivoirien en possession d'armes à la place d'aliments supposés par les douanes ivoiriennes : des caisses qui lui étaient destinées avaient des contenus différents de ceux déclarés à la douane ivoirienne. C'est la deuxième saisie de cette nature. C'est un signe qu'il se prépare quelque chose de louche, d'inavouable, de violent. En Afrique, les massacres sont toujours programmés ailleurs. Nous assistons au courage d'un peuple qui se défend face à des forces qui commencent à agir dans le sens d'une déstabilisation de la république ivoirienne. Cela ne présage rien de bon et le dire, ce n'est pas prendre partie pour Ouattara ou pour Laurent Gbagbo. Il y a très longtemps que le langage des armes a pris le pas sur celui de la démocratie. On attend juste quand les armes vont parler. Nous constatons que les vies des Ivoiriens vont être supprimées sans la moindre retenue dès que l'ordre sera donné.
Cependant, la force Licorne et l'ONUCI ne sortiront pas indemnes de cette destabilisation programmée car elles vont devoir affronter l'hostilité d'un peuple auprès duquel elles auront perdu le peu de respect qui leur reste. Forces d'occupation ou pas, quand on ouvre le feu sur son hôte, on est un meurtrier...
COMMENTAIRE : Deux états d'esprit se meurent en Afrique. Inexorablement : la peur et l'obéissance aveugle à des dictatures. C'est un
élan qui semble épouser le rythme même de la nature qui est la lenteur quand il s'agit d'amener un processus à maturité. De toute façon, quand s'efface la peur, on ne craint plus de
désobéir. IL FAUT ASSASSINER LA PEUR, MES FRERES, POUR LIBERER LE NON. C'EST LE COUTEAU DU COURAGE QUI NOUS AFFRANCHIRA ET RIEN D'AUTRE. C'est en effet, la peur qui pousse à l'obéissance
lâche. C'est notre courage qui nous affranchira de tous les maux qui sapent nos sociétés africaines. Doucement, lentement, sûrement, quelque chose change dans le mental de l'Africain. Nous
l'avons ressenti en Côte-d'Ivoire et nous le voyons en oeuvre en Tunisie et en Egypte. Voilà que même le Gabon est gagné par la même fièvre de la liberté démocratique, par le même mouvement de
révolte.
Nous l'avons prédit et les faits commencent à nous donner raison : les événements qui se déroulent en Côte-d'Ivoire et en Tunisie auront forcément des répercussions continentales. Ca y est ! C'est arrivé au Gabon, juste à côté de nos peureux de Congolais mais l'esprit qui souffle sur le monde pour briser lees chaînes de la servitude arrive cahin caha pour changer radicalement l'Afrique. Il n'y a de dictature que là où il n'y a point de résistance et de rébellion collectives. Je l'ai dit, lisez-moi et relisez-moi, TOUT EST QUESTION DE VOLONTE dans ce monde où l'on soumet d'abord l'esprit avant d'enchaîner la chair. "Ne craignez pas ceux qui tuent la chair mais qui ne peuvent tuer l'âme", disait un prophète qui a gagné le statut enviable de "FILS DE DIEU". Si cette parole était appliquée par tous les peuples du monde, il y a longtemps que la terre serait devenue un monde où il fait bon vivre...
André Mba Obame, celui-là même qui est le vrai vainqueur de l'élection présidentielle de 2009 au Gabon, vient de prendre ses responsabilités en formant un gouvernement. Chose curieuse, la France n'en parle pas, la bouche, les yeux et les oreilles englués dans du pétrole. Juste un petit texte défilant sur une chaîne de télé qui nous apprend que le parti de monsieur Mba Obame a été dissout et qu'il s'est réfugié dans les locaux de l'ONU au Gabon. Rien sur le fait qu'il s'est autoproclamé président de la république - comme si le pays des "droits de l'homme" redoutait de fâcher Ali Bongo. Imitant Alassane Ouattara, il a formé un gouvernement et nommé un premier ministre en la personne du professeur Raphaël Bandega Lendoye qui enseigne à l'université Omar Bongo de Libreville. Bruno Ben Moubamba y figure comme ministre des affaires étrangères.
L'Afrique cherche une nouvelle voie moins sale vers la démocratie mais l'Europe nous a noirci tous les chemins et refuse de nous conduire vers le chemin de la
liberté confisquée depuis les temps de l'esclavage. Ali Bongo se trouve dans la mélasse et sa seule réponse, c'est la violence. C'est une affaire qu'il faut suivre de près parce que la réaction
de l'usurpateur Ali Bongo va être de marcher sur les vies pour terrasser les volontés si celles-ci ne désarment pas de leur entêtement politique.
Nous en avons assez de ces dictateurs en noir, y en a marre de ces "gouverneurs noirs" et nous voulons autre chose que la faim, la soif, l'analphabétisme, le chômage et la corruption. Sassou doit être inquiet de tous ces développements qui arrivent comme un cheveu dans la soupe pourrie de la dictature en blanc sous masque et oripeaux noirs. Qu'il ne s'impatiente pas ; son tour viendra. Nous y travaillons. Plus grande est la peur d'un peuple, plus grande sera l'insurrection populaire. Simple application de la loi de l'action et de la réaction. Nous mettons en ligne un texte trouvé sur le site de Jeune Afrique...
L'opposant gabonais André Mba Obame, qui conteste l'élection d'Ali Bongo à la tête du Gabon depuis 2009, s'est autoproclamé mardi à Libreville président et annoncé la composition de son gouvernement dans une déclaration diffusée par sa télévision TV+.
Citant un article de "la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1793" qui évoque "l'insurrection" comme droit "quand le gouvernement viole le droit du peuple", M. Mba Obame a implicitement invité ses compatriotes à suivre l'exemple de la Côte d'Ivoire, où deux présidents proclamés se disputent le pouvoir, et de la Tunisie, où une révolte populaire a renversé le président Zine el Abidine Ben Ali.
"Nous y sommes. Prenons nos responsabilités. (. . . ) Nous ne sommes pas plus lâches que les Ivoiriens, nous ne sommes pas plus lâches que les Tunisiens. Alors, l'Histoire est en marche, on y va"!, a-t-il dit après avoir annoncé le nom de son "Premier ministre": le Dr Raphaël Bandega Lendoye, professeur à l'Université Omar Bongo de Libreville.
"Désormais, il n'y a pas d'autre voie possible: le Gabon doit être dirigé par celui que les Gabonaises et les Gabonais ont réellement choisi", a encore affirmé André Mba Obame, faisant référence à lui-même.
Selon les images de TV+, cet ex-ministre de l'Intérieur qui a toujours contesté les résultats de la présidentielle organisée le 30 août 2009, a prononcé sa déclaration et le serment de la Constitution gabonaise "consacrant l'entrée en fonction du président de la République" devant une foule nombreuse au siège de l'Union nationale (UN, opposition) parti qu'il a créé avec d'autres candidats déclarés battus aux urnes par Ali Bongo Ondimba.
L'élection d'Ali Bongo, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin 2000, avait été validée par la Cour constitutionnelle après un long contentieux. Ali Bongo a été investi en octobre 2009.
"Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d'une Cour constitutionnelle aux ordres", cette institution, "en ignorant le vote du peuple gabonais pour servir les intérêts d'un clan et imposer son candidat à la tête du pays, s'est disqualifiée d'elle-même", a estimé M. Mba Obame, expliquant avoir pris le temps de la réflexion avant de se proclamer président quinze mois après le scrutin.
"J'avais décidé qu'il était de ma responsabilité de vainqueur de cette élection de privilégier l'intérêt supérieur de notre pays et accepter la mort dans l'âme l'inacceptable en laissant l'imposture s'installer au pouvoir. C'est pourquoi à l'époque, je n'avais pas donné le mot d'ordre que tous attendaient et que plusieurs me suggéraient fortement. Je ne vous avais pas demandé à l'époque de descendre dans la rue", a-t-il dit, sans toutefois appeler clairement à des manifestations de rue.
Après la déclaration de M. Mba Obame, son "Premier ministre", le Dr Lendoye, dévoilé une liste de 19 personnes -y compris lui-même- composant son "gouvernement". Dans cette liste, l'ex-candidat à la présidentielle Bruno Ben Moubamba a le portefeuille de "ministre des Affaires étrangères".
Commentaires