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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 17:48

Nous avons lancé le mouvement de la libération de la parole, façon prédication politique nouvelle qui a fini par déteindre sur tout le continent. Il fallait dire sans périphrase la saleté qui encrassait l'intérieur et explosait à l'extérieur saleté, immondices, saleté politique - même cachée par le costume à 15000 euros. 

Au Congo, tant qu'une certaine catégorie de la population profitait des largesses et des privilèges de l'ethnie-Etat au nom de : "C'est notre pouvoir", personne ne caftait. Une bouche pleine n'a pas chapitre à se plaindre. On broutait en silence en applaudissant quand le pachydermique barbare de l'Alima dévastait le pays. Quand l'éléphant dévaste la forêt et la savane, les petits oiseaux sont bien contents de trouver des insectes faciles à se mettre sous la dent. Hélas, il arrive que la gloutonnerie du mastodonte entraîne la sécheresse. Alors, la faim remet l'esprit en place : avec un estomac vide, le charme du tribalisme est vite rompu. On l'ouvre. D'autant que la fermeture du C.H.Tue ne frappe pas que les familles bakongo. Etant majoritaires pour raison de cooptation au CHU, à l'université, etc, le non-paiement des salaires et des pensions commence à soulever des vagues de lucidité auprès de nos compatriotes du nord dont les bouches se délient. Hélas, il est peut-être trop tard. Le mal est fait. Nombreux du côté du septentrion ont eu leur mukua, leur os. Sassou a hélas tout volé. Les caisses du Trésor sont vides. On commence à comprendre que le règne des barbares qui privent le peuple même de son plus grand hôpital était diabolique. Certains sont même très stratèges quand ils proposent de former des groupes de protestation - juste composés de nordistes pour éviter que le régime dictatorial des barbares venus des berges de l'Alima ne disent : "Bakongo ba lingui kozua bokonzi na bisso" (lire la pièce jointe audio).

Au sud, nous avons chassé deux présidents, deux fils du sud, Youlou et Massamba. Et vous, chers compatriotes du nord : vous n'êtes même pas capables de vous lever pour chasser un fils du nord qui détruit notre pays ! Youlou a même été accusé à tort d'avoir tout volé - alors qu'il n'y avait que des cacahuètes laissées par les colons dans les caisses du gouvernorat rebaptisé république. Nous en sommes là. Que chacun fasse sa prise de conscience car le gang des barbares de l'Alima, si la crise s'accentue, finira par prendre la poudre d'escampette. Et nous resterons ensemble à Ouenzé, Talangaï, Bakongo, Diata, Mvoumvou, Tié-tié, etc, à attendre que les manguiers donnent des fruits. Vertes et toutes petites, on les dévorera les mangues de la misère. Qui attendra qu'elles mûrissent ? La faillite devenue banqueroute nationale est diabolique : elle frappe tout le monde - même ceux qui ont soutenu le monstre de l'Alima. Nous savons que tous au nord - même à Oyo, ne sont pas riches. il faudra bien reprendre le chemin de la pêche quand le salaire ne passera plus. On va y arriver. Non, ils ne ramèneront pas les milliers de milliards volés au peuple. Le fonctionnaire finira par reprendre la pêche du ngoki sur les berges de l'Alima...

Nous sommes devenus une république. Par la force l'histoire subie. Ce n'est pas nécessairement un mal. Nous avons mis en commun en les factorisant nos terres, nos ressources, nos destins. Déséquilibrer l'équation devenue inéquation a fini par gâter tous les paramètres. Nous sommes dans le même bateau du destin. C'est ensemble que Denis Sassou Nguesso fera sombrer le navire du destin commun dans les eaux boueuses de l'Alima.

Devant la menace Denis Sassou Nguesso, nous nous sommes levés pour tous, nous sudistes - sans minimiser les frères du nord qui avaient compris le danger. Nous sommes morts et nous tombons encore pour tous, pour que les Congolais aient un hôpital et un bout de moungouélé à se mettre sous la dent.

Même à Haïti, l'un des pays les plus pauvres du monde, l'hôpital fonctionne. Comprenez-vous que le soutien aveugle apporté à Sassou, c'est comme creuser vos tombes et celles de vos enfants ? Le 4 mars 2012, l'enfant terrible d'Edou vous a explosé dans votre sommeil. Vous avez laissé tranquille Denis Sassou Nguesso - au nom de l'idéologie de lokonzi na bisso. Maintenant que nous allons tous mourir de faim, dans le noir, sans eau potable, comme des esclaves, vous comprendrez mieux pourquoi nous nous battons depuis vingt ans pour que tous aient droit à la dignité par l'égalité des chances devant la république.

Nous avons été nombreux à donner nos voix au Général Jean Marie Michel Mokoko. Auriez-vous fait la même chose pour un candidat originaire du sud ? Nous avons perdu beaucoup de temps en nous querellant et en nous battant pour conserver le pouvoir dans un camp ou dans un autre au nom de l'idéologie de l'ethnie-Etat qui n'a pas commencé avec Denis Sassou Nguesso. Il est temps de nous rassembler, de nous réconcilier car il n'y a pas de mal à se partager équitablement les ressources du pays, il n'y a pas de mal à défendre les intérêts du pays contre des appétits étrangers. Nous n'avons jamais pris le temps de vivre comme des républicains, comme des Congolais, comme une vraie nation au destin collectif commun.

En nous divisant, plaise que la faim que Sassou a provoquée, nous unisse pour que nous devenions un peuple, une seule âme, un seul destin, une seule famille, moto moko, mboka moko : CONGO !

SI LE NORD SE LEVE, L'ELEPHANT TOMBE. C'EST UNE CERTITUDE !

Il y a plus important que nos petits égoïsmes, nos petits chauvinismes ethno-régionaux : l'avenir de nos enfants. Nous sommes forcés de vivre ensemble par le sort jeté par les colons français. Transformons l'essai de tribus et d'ethnies en NATION, sans nous renier, nous qui nous marions sans regarder d'où vient la fesse gauche ou droite de la dulcinée qui fait bondir notre coeur. Il est temps que de nos malheurs provoqués par la faute d'un seul fils fou sorti du ventre d'une mère du Congo naisse un peuple qui aura retrouvé son kimuntu-bomoto, le feu atavique de la sagesse des anciens, la hauteur morale de nos ancêtres qui plaçaient l'homme au piédestal de l'importance. Qu'à nouveau, il n'est plus rien de plus important que l'homme, que le partage. Même pas un bout de papier avec un nombre...

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

N'OUBLIEZ PAS D'ECOUTER NOTRE FRERE MBOCHI QUI PARLE AUX NORDISTES...

Voici le courageux message d'une compatriote originaire du nord qui a compris le danger de l'inaction de ses frères du nord qui soutiennent Sassou - sans réserves

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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