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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 11:04
Sassou venu remercier son maître Jacques Chirac pour l'avoir aidé à récupérer le fauteuil convoité de gouverneur noir du Congo

Sassou venu remercier son maître Jacques Chirac pour l'avoir aidé à récupérer le fauteuil convoité de gouverneur noir du Congo

Nous Africains, sommes tellement préoccupés par l'homme, le gouverneur noir qui tient le fouet en face de nous, que nous ne voyons ni les chaînes qui nous entravent, ni le trou dans lequel nous sommes plongés par celui qui veut nous maintenir en servitude. Vis-à-vis des puissances du monde, nous ne sommes pas libres. Or, la démocratie est l'exercice qui est associé aux hommes libres constitués en véritables peuples.

Si nous ne sommes pas libres vis-à-vis des puissances du monde comme la France qui nous imposent des gouverneurs noirs, comment pouvons-nous accéder à la démocratie ? Combien se posent cette question cruciale ?

La démocratie pour laquelle nous luttons est la brindille qui nous empêche de voir la poutre qui nous bouche complètement la vue pour comprendre que nous ne sommes pas encore sortis du processus d'infériorisation dans lequel nous sommes plongés. Vis-à-vis des Blancs, nous ne sommes pas libres et ils ne veulent pas nous voir véritablement libres car être libres, c'est disposer de nos ressources dans notre propre intérêt, des ressources qui font leur puissance temporelle - aussi redoutent-ils de nous voir vraiment libres. Tout le problème est là. Aussi, ils veulent contrôler ceux qui nous dirigent car si vous contrôlez un roi, vous contrôlez un pays. Qui est le véritable maître du Congo ? Denis Sassou Nguesso est-il la dernière autorité qui décide du sort du Congo ? Si oui, alors, nous n'avons qu'à nous débarrasser de lui pour que le problème soit résolu. Mais ce n'est pas une mince affaire car il a entre ses mains les ressources de l'Etat colonial qu'il utilise contre nous, une armée ethnique et de nombreux complices qui vivent tous aux dépens de l'Etat colonial, un gouvernorat colonial dirigé par un gouverneur noir au service du maître blanc.

Albert Lombo, cher ami, j'ai écouté la longue vidéo du jeune Togolais. J'ai déjà évoqué que ce qui naît par la force ne peut périr que par la force. Il parle de "peuple ". Il y met plus un nombre là où je mets d'abord un esprit, une conscience collective car le nombre sans la conscience est inopérant. La grande astuce coloniale a été d'exacerber les différences ethniques - aussi minimes fussent-elles car autrement, les colons accéléraient leur propre perte. Il fallait diviser ce qui était uni. En Afrique, il n'existe pas UN mais des peuples. Il faut donc passer du multiple à l'un. Et cela ne peut se peut se faire que par un travail de conscientisation et de distribution des droits à tous - ce qui est le travail régalien de l'Etat, d'un Etat libre, véritable, qui a entre ses mains le destin d'un pays - au lieu d'être juste un chien de garde pour la poursuite de l'état colonial, une situation de prédation organisée par des étrangers au profit des étrangers mais exécutée et surveillée par un gouverneur noir qui se sert au passage. La république du Congo est née en 1958 - avant la pseudo-indépendance de 1960. Les Congolais vivent sans le savoir dans une république coloniale...

A l'assemblée nationale française, j'ai évoqué la division du peuple congolais qui empêche une réaction totale, dans la mesure où une partie soutient Denis Sassou Nguesso. Il y a un risque de guerre civile qui pourrait rwandiser ou somaliser le Congo.

La conscientisation qui conduit à l'unification d'un peuple est le rôle de l'Etat. Or, dans le cas du Congo, l'Etat fait partie du problème en accentuant les divisions ethno-régionales et en transformant les droits de tous en privilèges.

On pourrait espérer s'appuyer sur les parties politiques mais là aussi, il y a problème : les partis sont fortement ethnisés et leurs leaders corrompus. Ça fait trois problèmes. Lorsque vous parvenez à surmonter ces trois Golgothas, vous vous heurtez à la dictature du dehors comme l'a expérimenté le président Laurent Gbagbo qui dut surmonter la tentative de putsch du Général Guey pour finir par être écarté du pouvoir par la France. 
La stratégie électorale, mes amis vont encore me reprocher de trop parler, travaille sur la conscientisation qui finira par produire l'unité et conduire à la révolte démocratique. Le jeune Togolais a envisagé cette possibilité sans s'interroger sur : comment parvenir à la révolte démocratique dans un contexte de deux dictatures (intérieure et extérieure) ? Lorsque des millions de gens votent un individu, cet homme devient en quelque sorte un point focal sur lequel on peut s'appuyer. D'autre part, le sentiment d'injustice travaille aussi à rassembler les citoyens dans la fortification de la conscience de faire partie d'un même peuple, car tous ces millions se trouvent dans la même condition devant l'arbitraire de la dictature. D'une manière insidieuse, la participation aux élections travaille à rassembler des hommes et à permettre l'émergence de leaders. Si de plus en plus de gens subissent l'arbitraire et sont déçus par le système, ils finissent par rejoindre le flot de mécontents et un jour, alors que l'on croit que tout est perdu, la révolte démocratique éclate. 
Les élections législatives au Congo de 2017 ont coalisé deux choses : une plus grande réactivité face à l'arbitraire par l'apparition de violences ici et là, au point où même le PCTue en sort divisé. Le boycott intégral n'aurait pas permis l'expression de tels phénomènes. En subissant l'arbitraire et l'injustice de façon répétée, le peuple avance dans l'unité et vers le point de révolte démocratique car on ne peut se révolter que devant une injustice subie, mon cher Albert Lombo. Or, les élections sont les manifestations répétitives de l'arbitraire dictatorial sur le plan du droit global du peuple. Et une injustice globale finit par déclencher une réaction globale. Voilà démontré le lien sociologique caché entre les élections et la révolte démocratique que nous appelons de nos voeux.

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 
 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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