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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 18:19
MWANG’ MILONGUI, MUNA KERIKA : " MBUTA MUNTU, DEBATTONS ENCORE... "

 

Mon cher MWANG’ MILONGUI, MUNA KERIKA,

quand vous dites que la force de l'argument doit prendre le dessus sur l'argument de la force, cela dépend du contexte : en démocratie pure, oui, mais en dictature, il faut croire que ce n'est pas très approprié. La force ne respecte que l'argument de la force. Nous l'avons vu à l'épreuve en Gambie. La force de l'argument doit s'appuyer sur une volonté politique et sur une détermination populaire prêtes à risquer le face-à-face de la rue.

Ceux qui liront votre article conviendront que vous spécifiez bien que Denis Sassou Nguesso avait préparé militairement l'argument de la force pour écraser la force de l'argument. Oui, il faut croire en la force de l'argument mais que vaut la force de l'argument quand elle se retrouve face à l'argument de la force ? Vous avez peur de redouter le recours à la force armée car il est vrai que l'expérience a montré que l'armée, mieux structurée, possédant en plus un argument canon pour imposer sa volonté, a toujours abusé de la volonté populaire au travers de coups de force. Il s'agit de se demander comment on peut pacifier le canon qui braque un Etat pour ensuite prendre en joue son propre peuple. Si nous trouvons le moyen de résoudre cet algorithme, nous pourrions crier sur les toits avoir réussi à faire un grand pas vers la démocratie, c'est-à-dire, la force de l'argument.

Il y a cinq variables dans cet algorithme ; les partis politiques, l'Etat, le peuple, l'armée et la loi. Si l'armée devient l'Etat (armée = Etat) en saupoudrant le processus par un semblant de pluripartisme, il faut au moins que le peuple s'accapare la loi pour que le jeu soit équilibré (peuple = loi). Or, vous constatez que la loi de la force devient force de loi quand l'armée et l'Etat se confondent dans le cas d'une dictature militaire comme c'est le cas dans notre pays. Et même la loi (cour anticonstitutionnelle) s'incline - même si tous les magistrats ne sont pas pour la dictature. Il faut une sixième variable de la même nature que l'armée mais qui vienne du peuple que j'appelle une insurrection armée pour tenter d'équilibrer cet algorithme. C'est là où le Général Jean Marie Michel Mokoko a suscité de l'espoir mais en vain. Ah, si le pasteur Ntumi avait les moyens de renverser les crocodiles du PCT et leur pachyderme de l'Alima, vous comprendriez ce que je veux dire. C'est peut-être pour cela que la Bête de l'Alima veut absolument éliminer la seule potentialité armée qui pourrait opposer une résistance militaire. Je l'avais prédit. Il est parfois douloureux d'avoir raison.

Sur les prisonniers politiques, c'est toujours l'argument de la force qui veut faire taire la force de l'argument. C'est vrai que l'excès dénote d'un bug dans le maniement de la force. Il faut enfermer un argument qui parle ou le faire taire à jamais en l'expédiant ad patres. Nous avons atteint une espèce d'hyperbole dans la force de l'arbitraire et l'arbitraire de la force. Il arrivera bien un moment où la descente s'amorcera. C'est inévitable.

De mon humble avis, il faut passer par une phase douloureuse pour que la force de l'argument s'impose enfin. En attendant, il faut former les esprits, la démocratie n'étant pas une génération spontanée. Après le coup d'Etat de 1997, il a fallu abattre un gros travail pour que notre peuple englué dans des problèmes de l'ordre de la survie se remobilise autour de ses droits. Nous avons battu le pavé, passé des nuits blanches pour faire entendre la voix échaudée des démocrates en fuite face à la tyrannie de la Kalachnikov. C'est à Lyon que ce mouvement de la résistance a commencé avec la RESCO. Nous étions quelques Congolais au milieu de centaines de Français. Comme nous avions honte à cette époque au milieu des militants de l'association Survie et ATTAC ! Aujourd'hui, vous pouvez  mesurer l'engouement de nos compatriotes pour la cause nationale.

Pour le malentendu, prenez-le comme dissipé car, nous ne reprochons pas à Guy Brice Parfait Kolélas d'avoir fait preuve d'ambition en brisant une alliance qui penchait plus du côté des intérêts du PCT que du MCCDI. C'est de la bonne "trahison", celle-là : il n'y a que le PCT et Sassou qui en souffrent. Quant à l'autre situation, si les militants du Youki ont compris leur leader, c'est plus important que le reste. Je comprends qu'il y avait ambiguïté à reconnaître une "désinstitution" anticonstitutionnelle pour ne pas avoir renouvelé son tiers. - pour ensuite ne pas lui reconnaître son MAUVAIS (pour ne pas dire bon) DROIT. Tout était biaisé dès le départ. Okombi et Mokoko ont simplement cru que l'argument de la loi (anticonstitutionnelle avec canon braqué sur le droit) avait force de droit.

J'entends respecter la saine ambition personnelle politique. Par saine, il faut entendre celle qui ne pèche pas en se hissant au sommet au détriment du peuple. C'est humain. C'est institutionnel. C'est politique. C'est historique.

En ce qui concerne les soutiens hexagonaux de cette monstruosité dictatoriale qui dévore notre peuple de l'intérieur, c'est la première fois en France que les AfroFrançais voteront en tenant compte des enjeux de politique extérieure, un travail que j'ai amorcé à l'assemblée nationale française, le 9 janvier 2016. Si on pouvait faire tomber François Fillon, ça serait déjà ça. On y travaille.

En ce qui me concerne, ma stratégie signifiée était d'affaiblir le régime en le battant à son propre jeu rendu jeu propre. Que la cour anticonstitutionnelle ait statué le fusil à la tempe ne change rien. Sassou aurait pu faire comme Kabila sur l'autre rive du fleuve en n'organisant pas les élections. Vous savez que nous n'avons pas les moyens de lui faire rendre gorge. Cependant, le monde entier sait qu'il n'a aucune légitimité venue du peuple. Et qu'il nous massacre, nous emprisonne, il sait que le peuple a fait entendre sa volonté. Il arrivera bien une situation, un contexte où l'argument de la force ne prévaudra plus. Il nous suffit de faire confiance à l'histoire.

Nous avons la faiblesse de l'éloignement et vous l'avantage du terrain. Vous êtes au plus serré du risque, je vous le concède mais n'oubliez pas que le Général Mbaou a reçu une balle dans le dos, ici, en France. En criminalité, c'est comme en sorcellerie : la distance importe peu. Vous appréhendez au plus près de l'événement avec parfois un peu de parti pris et de manque de distance ; nous apprécions de loin avec le désavantage de manquer de proximité. Cependant, l'acuité de la raison peut pallier à la distance.

Vous soulevez que Tsaty et Pako défendent les valeurs républicaines. Il faut plus que la force de l'argument démocratique en face des gens qui font peu de scrupules de celles-ci. La dictature est en soi la mère des valeurs antirépublicaines. Même sous les oripeaux de loi. Comment espérer les faire triompher si les voies des urnes, du droit, de la loi et de la constitution ne valent rien ? On fait de la politique pour prendre le pouvoir. C'est de la bonne ambition mais que faire quand les mots ne suffisent pas ? Si par le jeu politique, constitutionnel, militaire et populaire, nous sommes en face d'un écueil, que nous reste-t-il ? THAT IS THE MOTHER OF ALL PROBLEMS.

Parlons un peu des accords de gouvernement comme vous le dites si bien : comment fait-on le grand écart quand on sert un dictateur, quand on collabore avec une dictature - en obéissant aux ordres ? C'est nécessaire d'avoir une expérience politique - même s'il faille aller au feu de l'obéissance volontaire comme le disait le professeur Zacharie Bowao mais dans ce cas, où a-t-on placé sa dignité, sa fierté ? Comment peut-on se mettre à table avec un cannibale quand on ne mange pas de la chair humaine ? C'est une image. Ne le prenez pas pour PAKO puisque nombreux sont dans cette situation. Je me souviens que le PCT n'a pas hésité à critiqué PAKO en disant qu'il n'avait pas fait grand' chose en tant que ministre. Vous pouvez arguer que passé de l'autre côté, le PCT ne pouvait que lui trouver des puces.

Bref, nous avons une situation très complexe à gérer pour sortir notre pays de l'impasse car tout pose problème : le peuple par sa nonchalance et ses atermoiements, les partis par des accords de gouvernement avec la dictature, l'armée pour ne servir que l'Etat, l'Etat en s'ethnisant à souhait et la loi cédant face à l'argument de la force. Commençons par élever la conscience de notre peuple car il n'y a pas de plus grande richesse pour un pays que la qualité de ses citoyens. Qu'importent les meilleures lois du monde, qu'importent les richesses matérielles si les hommes sont mauvais ?  Puisque PAKO est une valeur sûre à vos yeux, veillez bien sur lui car il me semble que le monstre de l'Alima voit en lui un adversaire qui lui a déjà fait mordre la poussière. Et il a la rancune épaisse pour un pachyderme...

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

                                                           *

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MBUTA MUNTU,


Je suis très heureux que vous ayez disposé d’un peu temps pour me lire et de réagir à mon propos. Soyez en remercié et surtout félicité pour cette courageuse initiative. La vitalité démocratique que nous voulons dans notre pays, passe par ces échanges qui nous aident à éclaircir mutuellement nos opinions. C’est mille fois mieux que les affrontements armés auxquels on nous expose. La force de l’argument doit prendre le dessus sur l’argument de la force. Encore merci Mbuta pour la réponse. 
Dans le débat démocratique, on s’efforce d’éviter les provocations tout en essayant de parler vrai. Le dialogue, la compréhension mutuelle, la tolérance et le respect des engagements pris sont les meilleures recettes des politiciens civilisés. Pour moi, être civilisé, c’est être riche en vitamine psychologique de sagesse. Les gestionnaires égoïstes du pouvoir de la prison Congo ont une carence prononcée de cette vitamine, vous percevrez cela par leur hystérie politique. La pléthore des effectifs des prisonniers politiques, la distribution facile de la mort et leur incapacité congénitale à garantir le bien-être de la population en sont les illustrations. 
A propos des malentendus Mbuta, quelques-uns persistent encore, voilà pourquoi, je reviens à la charge pour tenter de les dissiper afin que, désormais, les mauvaises appréhensions cessent de fonder nos propos et de conditionner nos actions. 
De prime abord, je ne nie pas le rôle très important qui est le vôtre dans le processus de déstabilisation des soutiens internationaux de ce sale système ; c’est ce qu’il nous faut davantage, dans le but ultime de porter un coup de massue mortel à la fameuse expérience de gestion des affaires internationales du geôlier en chef de la prison Congo, tant vantée par ses thuriféraires. De tout cœur Mbuta, je vous en suis infiniment très reconnaissant. Vous faites du bon travail d’harcèlement politique.
S’agissant de la fameuse double trahison de Pako que vous avez essayé de démontrer en long et en large dans votre post, je continue d’insister que l’on ne se comprend pas. Tenez, lorsque l’élection présidentielle était précipitamment programmée à la date du 20 mars 2016, le gouvernement d’alors avait confié la gestion des candidatures et de validation des résultats à la fameuse cour anticonstitutionnelle. Nous avions tous décrié cela, mais nous nous y étions, finalement, conformés à contre cœur, parce qu’il n’y avait que cette institution obsolète présentée par ce dangereux pouvoir qui espérait voir les candidats de l’opposition décliner l’offre à l’effet de justifier leur état d’urgence. Ces derniers étaient donc obligés de déposer leurs dossiers de candidature à cette sale cour qui les avait validés sans contestation (il n’y avait pas que des magistrats acquis à la cause de Mpila à cette cacophonie constitutionnelle, l’honnêteté intellectuelle nous oblige de reconnaître les efforts des autres, eux aussi, avaient pris le risque de s’opposer à la volonté de Mpila, même s’ils étaient minoritaires). Ce qui de facto, supposait que tous - Okombi et Mokoko compris, avaient tacitement reconnu l’autorité de cette cour anticonstitutionnelle en se conformant à sa logique fonctionnelle blâmable. C’est là-bas qu’ils avaient tous déposé leurs dossiers de candidature. Okombi et Mokoko l’avaient fait de leur propre gré, sans pression aucune et en respectant la volonté de leurs électeurs. C’est clair.
Pourquoi donc que ça soit à la proclamation des résultats (faux) que Mokoko et Okombi ne reconnaissaient plus l’autorité de cette cour anticonstitutionnelle à laquelle ils s’étaient tacitement conformés ? Je suis très curieux de connaître les raisons qui avaient motivé ce retournement brusque et impropice. C’était quoi, la peur de se déclarer vaincus après s’être engagés dans la bataille électorale? J’avais senti un relent de rancœur, autrement dit, ils étaient tombés dans le piège de provocation du pouvoir qui les attendait au tournant, ce n’était pas intelligent de leur part. Le mieux pour eux aurait été qu’ils ne se présentent pas pour affirmer et confirmer la contestation de l’autorité de cette cour que vous qualifiez de plus inconstitutionnelle que constitutionnelle. A mon humble avis, c’est plutôt Okombi et Mokoko qui vous ont trahi en ne reconnaissant plus l’autorité de cette cour, à mi-parcours du processus qu’ils avaient accepté. Paradoxal. 
Mbuta, Il faut savoir que les aigreurs en politiques sont les causes majeures des crises ouvertes (Thisekedi, premier ministre de Mobutu avait biffé un article du décret qui l’avait nommé. Cette sottise avait suffi pour qu’il soit en conflit direct avec son président, vous vous souvenez). Dire que ma naïveté politique m’avait fait croire qu’en boudant les résultats et en refusant de déposer les recours, Mokoko et Okombi étaient prêts à toutes épreuves de leur entêtement, pour démonter Sassou et confondre Pako, le traitre, qui avait pensé autrement ! Mon œil !
En effet, ce dernier avait juste eu la probité morale de prendre acte, je dis bien, prendre acte de la décision de cette cour anticonstitutionnelle sans toutefois, reconnaître la victoire de Sassou-Nguesso (ça été dit et redit, mais jamais compris). Il avait suivi la procédure de remise en cause des résultats en déposant un dossier de recours (suite logique de son engagement) ; tout en sachant, à l’avance, que rien d’important n’en résulterait. Par cet acte républicain, Pako avait été la risée de ses détracteurs, alors que nous avions pensé que l’honnêteté intellectuelle voulait qu’on apprenne à respecter les procédures ; du fait que lorsqu’on prétend être un dirigeant de la République, il faut commencer par respecter les institutions publiques de son pays avec toutes leurs faiblesses, avant de prétendre les réformer, une fois, arrivé au pouvoir. Tsaty n’est pas un rusé rat palmiste, il défend, comme Pako, les valeurs républicaines dans la République bananière. Ce sont des bons pédagogues politiques, ils œuvrent pour le changement de mentalité politique au Congo. Les convulsions de leurs détracteurs les font simplement sourire. Mokoko et Okombi n’ont pas eu la sagesse de le faire, ils avaient privilégié la rupture brutale, sans garantir leurs arrières. Qui veut voyager loin, prépare sa monture Mbuta. Le Professeur Bowao nous recommande tous, l’hygiène de l’environnement politique congolaise. C’est une option favorable à la démocratie. C’est une vision prospective de la politique congolaise très ambitieuse. 
En ce qui concerne la trahison de Pako au MCCDI, je voudrais vous dire, Mbuta, que vous connaissez peu ou pas du tout le fonctionnement de ce parti avant son éclatement, voilà pourquoi, du haut de vos gradins, vous prenez la liberté de commenter les effets sans avoir la maîtrise des causes. 
Mbuta, on ne crée pas un parti politique pour accompagner éternellement les autres au pouvoir, même si le cas est légion dans le pays. Si telle est votre approche méthodologique de la pratique politique, je crois que la démocratie restera un rêve lointain au Congo. Mélenchon a cessé d’être le porteur des voix du Parti Socialiste, peu importe les résultats, mais l’enfant Mélenchon a progressé pendant que le grand HAMON se cherche. C’est la politique dans sa dynamique : Munari, Blanchard et Mapingou-Mokoko sont passés par là aussi. C’est humain. 
En se comportant ainsi, Pako avait voulu mettre un terme à cette sorte d’unité du cheval et du cavalier (alliance MCDDI-PCT). Cette unité de l’éternel porteur (MCCDI) et de l’éternel porté (PCT), était devenue préjudiciable pour l’émergence politique de Pako qui avait nourri, lui aussi, l’ambition de défendre les couleurs du MCDDI à l’élection présidentielle de 2016. Voilà pourquoi, le congrès du MCDDI devant statuer sur la présentation ou non du MCDDI à celle-ci, avait décidé de présenter son candidat Guy Brice Parfait KOLELAS. L’héritage s’entretient bien en l’améliorant. Attitude que l’allié glouton (PCT) n’avait pas tolérée parce qu’il y allait de sa survie. Que Jean Louis Pandou vienne contredire la décision d’un congrès (instance suprême du Parti) à téléfoufou comme vous le dites, cela dénotait l’indiscipline d’un militant complexé (vous connaissez la suite), et relevait de la manœuvre politicienne du PCT. Ce n’est pas une preuve de trahison de Pako à la parole donnée, parce qu’il avait déjà commencé à dénoncer cette alliance. Les responsables du PCT imbus de leurs personnalités, ne prêtaient pas une oreille attentive aux réclamations de Pako pour un ordre nouveau de cette alliance. Ce qui était arrivé ne peut être interprété comme une trahison ; parce qu’à vouloir y trouver un réel motif de trahison, je crois que cela relèverait de l’acharnement pur et simple contre sa personne. Entre les corrompus qui sont restés au MCDDI nguirisés pour soutenir ce méchant pouvoir et Pako qui avait brisé le mur de glace, qui a réellement trahi la volonté du peuple qui avait refusé avec fracas, de monnayer sa soif inextinguible du changement ? That is the big question ! (Toboyi mbongo, tolingui changement, c’était chanté pendant la campagne).
Oui, Pako a été ministre d’un des gouvernements de Sassou, c’est la conséquence de l’accord de l’alliance entre le MCDDI et le PCT, c’est le cas avec le RDPS, le MAR, et les autres Partis. Ce ne sont pas des arrangements familiaux, encore moins, une allégeance, non Mbuta, vous avez l’imagination trop facile. Les accords de gouvernement entre les partis politiques vous les connaissez mieux que moi. Mokoko Président, allait signer des accords de gouvernement avec les autres Partis qui l’auraient accepté, sauf s’il avait un agenda dictatorial caché. Les arrangements familiaux c’est ce que vous voyez actuellement, avec le MCDDI mboka-mboka. Leur discours faisant foi « ils étaient laissés par Bernard KOLELAS à leur père Sassou ». En tout cas, pas Pako et nous. Ce vilain mélange des torchons et des mouchoirs est préjudiciable à la démocratie. 
J’avais voulu aussi d’une candidature unique pour l’opposition. Or pendant que les autres candidats se préparaient à Brazzaville, Mokoko n’avait pas la volonté de se présenter, c’est tardivement qu’il l’a fait. Et au moment où il arrive, il voulait (vous aussi), que tous les autres soient derrière lui. Ah ! ! C’est vraiment dur d’être un politicien civil au Congo ! Lissouba en sait quelque chose. Vous refusez que les militaires gouvernent et vous faites encore appel aux militaires pour gouverner ! Ce n’est pas paradoxal ? Les militaires au pouvoir sont des loups à la peau d’agneau, ils finissent toujours par se rappeler qu’ils sont militaires et les civils, des machins. 
Ces choses-là se préparent longuement : Sassou, sachant qu’il devait modifier la constitution, s’était préparé pour la manière forte, en recrutant massivement les jeunes dans l’armée et en les affectant dans tous les départements pour contrer toute éventualité de contestation. Mokoko ne s’étant pas préparé en conséquence, avait compté sur l’improvisation, qui s’était, malheureusement avérée être une stratégie stérile. Ne nous dispersons donc pas en distribuant les torts de cette fausse stratégie aux autres, et particulièrement à Pako. J’insiste.
Le départ de Vivien Manangou ne peut pas s’interpréter comme vous le dite, le prétexte est fallacieux. Savez-vous qu’après son apparition en public sous les bons offices de Pako, il a été recruté à l’université Marien NGouabi en qualité d’enseignant titulaire ? Vous savez ce que ça lui a coûté ? La dévotion aux pratiques asservissantes du pouvoir, sinon, pas de boulot, mon cher. Il a été obligé de faire la volonté de ses recruteurs. Vous avez compris, suivez simplement mon regard et cessez donc d’ergoter sur les effets dont vous ne maîtrisez les contours.
L’acharnement de Sassou contre les peuples du Pool est un autre dossier. Pako n’y est pour rien. Vous avez une bonne interprétation de ce carnage. Mais la lutte continue. 
Oui Mokoko a fait une campagne remarquable, comme Pako aussi, les résultats font foi. On peut avoir mangé les cacahuètes avec ce pouvoir dangereux ; comme Mokoko et Okombi et on peut finir aussi par en avoir marre. C’est humain, l’hygiène politique nous fait obligation.
Cordialement. 


MWANG’MILONGUI, MUNA KERIKA

 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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Mwangou 18/04/2017 09:20

Bjour LDM!
Toujours ce débat autour de Pako! Mais en quoi cela fait progresser la démocratie? De même qu'a-t-on apporté de nouveau? J'ai craint un instant, que ce qui se développe autour de l'amateurisme politique de Mokoko et même d'Okombi, ne se retourne sur la prétendue sagesse politique de Pako... Vouloir dire que d'avoir accepter de déposer sa candidature devant cette institution illégitime, c'était accepter et reconnaître tacitement la légitimité de cette institution et donc qu'il devenait incongru à mi-parcours de nier cette légitimité, c'était faute grave...; mais que le "je prends acte" de Pako de la décision de la cour constitutionnelle, ne peut s'envisager comme l'acceptation et la reconnaissance des résultats, on s'y perd, surtout au regard du résultat: on prend acte, le président s'installe alors et commence sa présidence..., que faut-il encore pour que celui-ci se sente dans sa peau de président?
Finalement, cette alliance MCDDI-PCT, qui a miné le mcddi, n'était-elle pas surréaliste? N'est-ce pas parce que nos partis politiques n'ont pas de base idéologique que cela se soit réalisé? On sait à quelle occasion cela fut fait...
je n'y comprends rien...

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