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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 22:22
Le dictateur Yahya Jammeh

Le dictateur Yahya Jammeh

Pour que la démocratie électorale devienne un fait ordinaire en Afrique, il faut que tous les chefs d'Etat acceptent l'alternance politique au lieu de s'accrocher à leur fauteuil présidentiel - quitte à tripatouiller les résultats ou carrément à les nier quand ils ne bricolent pas tout simplement les chartes constitutionnelles à leur guise. Plus facile à dire qu'à faire. De quoi se demander comment la démocratie a réussi à prendre racines ailleurs - alors que les passions humaines sont les mêmes ici ou là, l'homme noir n'étant pas le seul assoiffé du pouvoir. Il n'y a pas plus de soif du pouvoir en Afrique qu'ailleurs ; la seule différence, c'est la rigueur et la solidité des institutions et la volonté des peuples à ne plus tolérer la dictature.

La volonté de puissance d'un Sassou rappelle celle d'un Hitler. Nous ne sommes pas moins humains que ceux qui se sont faits à l'alternance démocratique et aux droits du citoyen. Après tout, il n'y a pas très longtemps que des rois de droit divin ont été évincés en Europe. Gardons espoir car l'espoir est permis. Sans le savoir et le vouloir, les dictatures forgent notre volonté démocratique. L'exercice du MAL permet à l'entendement humain d'entrevoir la vraie nature du BIEN. Sans le savoir, la dictature travaille pour la démocratie par la dialectique attraction des contraires.

Le cas Yahya Jammeh, président sortant de la Gambie, est typique d'une volonté manifeste de nier le droit pour se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple comme l'a fait Denis Sassou Nguesso au Congo Brazzaville. En effet, battu loyalement et de façon transparente, l'homme qui un temps a reconnu sa défaite, refuse de quitter le pouvoir. Face à un dictateur, quand la réponse intérieure n'est pas possible pour instaurer ou restaurer la démocratie sur son piédestal, peut-être qu'il faudra désormais envisager des actions venues de l'extérieur, des actions militaires si nécessaires là où le droit a du mal à s'imposer de façon pacifique.

Nous suivons de près les manoeuvres politiques sur fond de pressions militaires qui se déroulent à la frontière de la Gambie, pays où monsieur Yahya Jammeh, battu à l'élection présidentielle, refuse de céder le fauteuil présidentiel. Si pour une fois, au niveau sous-régional, sans intervention des puissances du monde, un dictateur était déraciné de force au sommet de l'Etat, cela constituerait un précédent. Yahya Jammeh dont le mandat s'achève demain 19 janvier 2017, a mis la Gambie en état d'urgence - pendant que de nombreux Gambiens ont fui leur pays pour le Sénégal. Le Sénégal a massé des troupes à la frontières tandis que le Nigéria a envoyé des troupes, des avions de guerre et un navire qui croise au large des côtes gambiennes. C'est la première fois que l'Afrique s'apprête à user de la force pour chasser un dictateur - sans demander l'aide de l'Europe ou des Etats-Unis. C'est un important précédent.

Si Yahya Jammeh doit prendre ses jambes à son coup, nous assisterons à un tournant en Afrique. Pour l'instant, l'homme n'a fait que quitter Banjul pour son village natal. Il est vrai qu'il ne s'agirait là que d'un phénomène sous-régional mais il faut bien que les choses commencent par changer quelque part. Ensuite, il faut espérer une contamination ou une contagion continentale du phénomène. Il faudra bien apporter de l'aide à la démocratie en danger en Afrique car ce mal est le père de tous les maux du continent. Qui dit dictature dit sous-développement. Il arrivera bien un moment où les puissances du monde comprendront que lutter contre les dictatures est la meilleure réponse à apporter à l'immigration. On ne peut d'un côté nous refuser la démocratie et de l'autre se plaindre quand des flux migratoires déferlent sur l'Europe. Tout comme la pauvreté, l'immigration est une conséquence de la dictature. Même les plus forts ne gagnent pas sur tous les tableaux. On ne peut pas éternellement se cacher derrière le droit de non ingérence politique quand on fait de l'ingérence économique. Si on reconnaît à tout être humain le droit au bonheur, alors l'indifférence des puissances du monde est inhumanité. Cela ne dédouane pas les Africains à se sortir eux-mêmes d'affaire. Attendons de voir ce qui se passera en Gambie. L'adage : " Aide-toi et le ciel t'aidera " peut très bien s'appliquer à l'échelle de tout un continent...

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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