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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 12:43
SI NTUMI SEUL RESISTE, C'EST QUE SASSOU PEUT ETRE VAINCU

Le Congo est en danger du fait que Denis Sassou s'est octroyé une impunité constitutionnelle absolue pendant et en dehors du pouvoir. Tant qu'il n'est pas extradé, il pourra couler des jours heureux et paisibles au bord de l'Alima, près de ses poissons-chats, de ses bovidés, de ses caprins et de ses chevaux, en mangeant son fromage made in Oyo et en buvant son eau Okiéssi quand ce n'est pas sa bière Ndzokou. Celui qui peut désormais tuer en toute tranquillité s'offre une dévastation du Pool digne de l'éléphant, son totem et animal fétiche. Oui, c'est connu, un seul éléphant, ça vous dévaste toute une forêt, ça déracine des arbres sur son passage et ça redessine la forêt - notamment en créant des clairières... 

Lorsqu'un pays est en crise économique frisant la faillite, il faut trouver le moyen de détourner l'attention du peuple sur les vrais problèmes et ce n'est pas avec quelques fouilles inopinées chez les caciques du régime comme Jean Jacques Bouya que Sassou trouvera les milliards qui lui manquent, lui qui va se rendre en Angleterre selon une de mes connaissances. Et quoi de plus cristallisant et de plus traumatisant qu'une bonne petite guerre, moyen habile de dépeupler une région pour faciliter l'exploitation du coltan ? Nombreux me demandent si cette affaire de coltan est fondée. Lorsqu'on affirmait que la RCA possédait du pétrole et que la Séléka était venue au pouvoir en prévision de son exploitation, personne n'y croyait. Aujourd'hui, la Chine exploite le pétrole centrafricain, exploitation protégée par des soldats chinois. On a aussi parlé de l'uranium du Mali : quand Aréva exploitera les mines d'uranium du Mali, on trouvera une véritable justification à l'intervention française dans ce pays. Généralement, en Afrique, une zone de guerre concerne une ressource stratégique. La guerre, ça coûte cher. On ne la fait pas sans motifs économiques valables. Derrière toute guerre se dissimulent des motivations économiques.

Depuis le mois d'avril, dans le Pool, on assiste à une chasse à l'homme, un homme appelé Ntumi. Nous sommes en octobre et toute une armée, épaulée par des mercenaires surarmés dont des Israéliens, ne parvient pas à capturer un homme dont les troupes nsiloulous ripostent et causent des pertes à une armée en déroute qui est obligée de pilonner de pauvres civils, allant jusqu'à détruire des écoles. Sassou combat une armée fantôme qui apparaît, attaque et disparaît. Les nsiloulous se trouvent en situation de légitime défense : ils ont le droit de se défendre par tous les moyens. N'en déplaise à tous les Tsimbambéléla du Pool qui trahissent leur région d'origine et leurs frères luttant pour leur survie.

Nous avions prédit que la Bête d'Edou finirait par s'en prendre à tout le sud du pays. Denis Sassou Nguesso aurait demandé à ses troupes d'investir et de bombarder la Bouenza. Certaines de mes sources affirment que c'est calme pour le moment dans la Bouenza mais rien n'est moins sûr car si on ne trouve pas Ntumi dans le Pool en dépit d'une débauche de moyens comme des hélicoptères de combat, des chiens renifleurs, des chars de combat, Denis Sassou Nguesso trouvera prétexte d'attaquer les régions alentour. Le goût du sang des autres le pousse à toujours tuer et massacrer les autres. Nous signalons juste que Loutété que les soldats de Sassou ont occupé est dans le département de la Bouenza. Sur les berges de l'Alima, Okinga peut pêcher tranquille son ngoki, sa tortue ou son ngolo. La paix au bord de l'Alima, la guerre chez les Bakongo. Pour boire le sang des autres, les non-Mbochis, il faut aller le chercher chez ... les autres, en l'occurrence, les pauvres Bakongo, les ennemis héréditaires ! Si Ntumi se trouvait au nord du Congo, Denis Sassou Nguesso n'oserait pas l'attaquer. Rien ne doit troubler la paix des nkanis et du pêcheur Okinga.

Comment peut-on expliquer que le pasteur Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, soit insaisissable ? Ntumi s'offre même le luxe de téléphoner longuement à l'heure où la localisation géographique peut être effectuée au-delà de cinq minutes de communication. Ntumi est une espèce de Rambo, Bible à la main gauche et Kalachnikov à la main droite. Bref, un vrai soldat de Dieu. Ce n'est pas la première fois que Denis Sassou Nguesso affronte les nsiloulous-ninjas, des as du camouflage. Nous n'avons pas souvenir qu'il les ait déjà vaincus.

La leçon de cette affaire est la suivante : si un homme, avec peu de combattants, peut mettre toute une armée avec des moyens sophistiqués en échec, cela veut dire que l'armée de Denis Sassou Nguesso n'est pas aussi redoutable et invincible qu'on le pense et que si les Congolais avaient la détermination nécessaire, ils pourraient faire échec et mat à l'éléphant. Nous n'avons pas encore essayé de le combattre. Ce n'est que lui qui nous attaque. Nous voyons tous qu'il ne s'en prend jamais au nord mais toujours au sud.

Il est temps que tout le sud s'unisse pour combattre Denis Sassou Nguesso et le renverser. Ce qui naît par les armes ne peut périr que par les armes. Il est venu par les armes ; il ne peut partir que par les armes. Qui règne par la kalachnikov ne peut perdre le pouvoir que par la kalachnikov. Face à la traîtrise éhontée d'une opposition de pacotille, à défaut et par défaut de l'insurrection populaire, il ne nous reste que la lutte armée. Si Benoît Koukébéné ne trouvait pas son inspiration dans une flaque de whisky, à ce qu'il nous a été rapporté, il pourrait mettre ses paroles en exécution et renforcer en hommes et en moyens le soldat Ntumi, le soldat de Dieu pour faire tomber le grand ndzokou une fois pour toutes...

 

              LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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mwangou 07/10/2016 18:56

Y a-t-il des ninjas ?
Question qui amuse. Comment peut-on encore se poser de telles interrogations, alors que la situation est si limpide…On peut malgré tout se permettre une autre formule pour exprimer la même angoisse : « Pourquoi les ninjas ont-ils repris du service après tant d’années d’inexistence ? » Là, on ne peut plus dire que la question est sans intérêt…Marchant du côté de Ngangalingolo la semaine dernière, on assiste bien sûr au spectacle des baluchons sur la tête, du ballet des véhicules militaires ou militarisés… Au niveau du péage, la nationale est ouvertement interdite à la circulation auto civil…on s’informe. Les piétons passent sans problème…. Et un piéton avec sa brouette, va à Mabaya… On lui pose la question de savoir s’il y a eu attaque des ninjas de ce côté ? Sa réponse est non, mais certaines personnes préfèrent quitter les lieux par précaution, surtout qu’il n’y a plus le petit contingent militaire stationné là depuis au moins le début du 2è mandat de sassou nguesso. Oui, aussi curieusement que cela puisse paraitre, ce contingent, intégré dans la population, était devenu comme une borne de sécurité dans le village. Et là, on l’a déplacé du côté de Soumouna ; il faut dire que ce contingent est spécialisé dans le renseignement…. Bref ! Tout semble aller au mieux de ce côté-là. Le tumulte est 15 kms plus loin. Alors pourquoi tant d’agitation à Ngangalingolo ?
Qui a vu les ninjas ? On apprend que les hommes en tenue censés être des militaires/policiers prétendent contre toute attente qu’ils ne les ont jamais vus depuis 6 mois de faction le long de la nationale. Et avec cet épisode récent, ils sont toujours aussi dubitatifs sur la version de leur existence. Un agent prétend même que si ces ninjas existent vraiment, ils ont une capacité de mouvement extraordinaire, ce qui ferait d’eux, des vrais professionnels. Mais il continue à douter qu’ils soient si professionnels, à moins que de vrais professionnels se cachent derrière tout ça. C’est qu’on se pose la question de savoir pourquoi Ntoumi serait-il rentré en rébellion ? Pour quelle raison ? Aucune raison politique : il n’était pas candidat à l’élection présidentielle. D’où, même s’il a douté un instant des résultats, il n’était pas concerné, et donc ne pouvait jeter en forêt ses supposés ninjas…
Trois photos des ninjas. Une première vague de paysans ayant vu ces ninjas, a dit avoir vu des ninjas armés de machettes (coupe-coupes), au nombre de plus de 100. Une 2è vague, a vu des ninjas, au moins 200 individus, armés de Kalach neuf. Ces deux vagues ont demandé aux populations de déguerpir en prenant la direction opposée à la nationale. Une 3è vague a vu un fort contingent de ninjas, lourdement armés, traversant la nationale au-dessus du village Mboukou ; la police n’était pas loin. Un chauffeur de camion qui est arrivé par simple coïncidence, pense qu’ils étaient plus de 400. Bref ! La seule vraie action de ces ninjas, c’est l’attaque contre le bus Coaster Toyota et contre l’ambulance. Deux cibles qui politiquement ne représentent pas grand-chose, bien que cette ambulance ait été réquisitionnée pour transporter les cadavres de militaires tués, semble-t-il. Mais, tout le monde sait que ce feuilleton a commencé du côté de Loulombo, plus loin que Mindouli. De cette zone, c’est passé directement du côté de Soumouna… ; que ces ninjas sont mystiques, puisque ne pouvant être vus par tout ce déploiement militaire dans la zone. Puis on a appris qu’un train a été brulé, peut-être avant d’être attaqué, ou après. Surement que les wagons étaient en bois ou en plastique, tout matériau inflammable. Il y a eu beaucoup de morts. Certains sans nul doute, sont restés dans la brousse. Quatre gendarmes sont morts. Leurs cadavres ont été transférés de l’hôpital de Mindouli à Brazzaville le dimanche dernier 02/10, par hélicoptère. Un gendarme va dire à la vue de ces cadavres de ses collègues : ils étaient en mission, c’est pour cela qu’on a envoyé l’hélico ; si c’était des militaires, on les laissait pourrir là-bas dans la brousse. Ça montre bien l’était d’esprit général, sur notamment, cette prétendue rébellion. Selon un policier, une mission de reportage a été envoyée sur place. Ça se passe le samedi 1/10. Arrivée sur place, cette mission journalistique n’a pas pu accéder au train, mais elle l’a survolé, sans bien voir les dommages subis. Elle pensait faire un reportage au plus près. L’hélico s’est posé du côté de l’école dans un silence et vide complets. Rien qui bouge. Ce voyant, le pilote n’arrête pas le moteur ; c’est une dizaine de mn environ après qu’un véhicule de police arrive. Les agents en descendent et prennent position autour de la mission, qui ainsi s’est sentie en sécurité. Mais, aussitôt des coups de feu éclatent, des tirs sortant de la brousse qui appellent une riposte bien nourrie de la police. Ce, étant, l’hélico s’envole avec ses passagers. Heureusement aucun dégât n’a été déploré et la mission s’est arrêtée là. Mais quand le policier ajoute que curieusement, il n’y a eu aucun blessé, là on s’est dit, peut-être que les tirs étaient à balles blanches, le tout faisant partie d’un programme de falsification des faits, car la mission, qui avait emprunté l’hélicoptère de la police, avait tout de même survolé le train…
Au bout d’une semaine qu’on voit pointer les fameux sages politiques du Pool venir s’en prendre à Ntoumi, dans les médias d’Etat. Dans leur sagesse à multiples facettes, ils n’ont pas suggéré que la traque de Ntoumi n’excluait pas des enquêtes pour déterminer si Ntoumi n’est pas seulement un exécutant. Pendant trois semaines, la zone concernée a été harcelée : interdiction du commerce du charbon, puis du bois ; renforcement et multiplication des pôles militaires. Le chef d’Etat major général a attendu longtemps avant enfin de sortir de ses bureaux pour aller sur le terrain, invectiver les paysans sur leur duplicité avec les ninjas, les sommant désormais de les dénoncer. Ce type est un saint-cyrien. Amen !
Ntoumi, un instrument ! Prenant de l’ampleur, selon la programmation politique de sassou nguesso, Ntoumi a aidé sassou nguesso à éclipser sur la scène politique nationale, l’opposition politique. Comme d’habitude avec sassou nguesso, toute situation créant la psychose au niveau national est favorable à résoudre un problème politique. Ainsi, Munari, Bowao et autres Mokoko sont noyés sous les vagues de l’affaire du Pool. Oui, sassou nguesso n’a pas gardé un type comme ce Ntoumi, avec tant d’avantages accordés, sans compter le salaire de ministre de 11 millions/mois pour rien (salaire du ministre ordinaire, le ministre d’Etat perçoit 15 millions de francs, le président de l’Assemblée, 20 millions, le président du Sénat, 18 millions, le président de la rép. 25 millions de francs ; des salaires bien au-dessus de ceux des présidents américain, russe, français…à titre de comparaison). Sassou nguesso, par des sondages anticipés, savait d’avance qu’il ne pouvait remporter une élection à la régulière. On utilise au maximum les moyens de répression jusqu’à saturation, puis après on déclare la paix. La contestation sera ainsi tombée dans l’oubli. Des sages de la Bouenza se refusent de donner de la voix dans cette tragédie, parce qu’ils ne comprennent pas Ntoumi, qu’ils soupçonnent d’être un type de sassou nguesso. Est-ce la sagesse que de se taire devant une tragédie humaine ? Car, il s’agit bien moins de Ntoumi que de la population civile, des paysans qui n’étaient pas plus informés des préoccupations de quel qu’homme politique que ce soit.
Alléluia !
Comme a explosé un habitant de Ngangalingolo à qui je venais d’apprendre que ce matin de ce vendredi 7/10, vers 8 h, un véhicule de commerce venait d’être incendié du côté de Taba, un village sur la nationale, juste avant Soumouna. Il a tenté de me corriger que ce fait s’est passé hier sur la piste de Mbandzandunga. Je lui dis, ce qui est d’hier, est d’hier, mais qu’aujourd’hui, il y a eu un fait analogue. Il a repris ses esprits en disant, « pourtant hier, il y a un ministre qui est passé là pour rassurer ! ». Puis il a continué en disant, « mais quel ce pays où on va se coucher le soir, c’est d’autres problèmes, et au réveil, le matin, c’est encore d’autres problèmes ! ». Il ajoute, « c’est un montage ; comment se fait-il que dans ces affrontements, il n’y a que les militaires qui meurent, et aucun ninja de tuer ? C’est pas bizarre ça ?! » Je lui dis que c’est effectivement bizarre. Ainsi soit-il !

bikouta 07/10/2016 18:53

frere c'est tres pertinent tes analyses et je tiens a te feliciter de tout ce que tu racontes car tu as toujours ete dans le reel j'aimerais bien te rencontrer un jours car tu me fascines je pense que cela se fera grace a dieu je pense que nous ne devons pas nous laisser divertir merci encore

DAVID 07/10/2016 18:47

LDM, je suis entièrement d'accod avec toi. Ce que nous pouvons meme constater c'est que personne n'a fait la guerre a Sassou. Mais c'est Sassou qui la fait au autres.
Les autres ne lui font pas la guerre. Ils essayent de lui faire la guerre. Il faut que que pour une fois, les congolais decident de faire la guerre a Sassou. Autrememt, nous tournerons indefiniment en rond.

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