Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 07:40
LES LECONS DE LA RDC : UNE DICTATURE PEUT SE PASSER DES ELECTIONS !

En Afrique - notamment subsaharienne, je le dis derechef, nous sommes sous le syndrome de Spartacus : la victime qui en réchappe finit par agir comme son bourreau. Spartacus adopta les méthodes barbares de Rome. Lui au moins, qui tua d'abord pour amuser la galerie, combattait Rome avec la même barbarie que Rome. Hélas, les esclaves affranchis finirent par se diviser en essayant d'adopter les mécanismes de lutte de pouvoir intestin de leurs ennemis romains.

Les Etats africains agissent aujourd'hui exactement comme à l'époque coloniale. L'autorité de l'Etat se veut absolue et indéterminée dans la durée comme l'autorité coloniale dont nos dictateurs ont copié les méthodes de gouvernance par la terreur. Dans les colonies, seule la volonté de la puissance coloniale comptait ; dans nos républiques, seule la volonté du dictateur compte. Toute rébellion, revendication, opposition, tout soulèvement conduisent à des massacres de la pire espèce. Ce fut déjà le cas dans les colonies ! Cela se comprend mieux quand on réalise que l'Etat dictatorial africain n'est qu'un gouvernorat noir au service de la puissance coloniale blanche  dont la domination se poursuit en arrière-plan. L'enrichissement des uns se fait toujours au détriment de l'asservissement des autres, des peuples rétrogradés en inférieurs, en bêtes humaines (dans leur idéologie, ils disent : Dieu a donné à l'esclave une forme humaine car qui voudrait être servi par un animal ? Lisez le Talmud). Et cela n'a pas du tout changé. Aussi étrange que cela paraisse, ceux qui dominent ce monde le font au nom de postulats religieux et racistes les plus durs et les plus inhumains. Les hommes, c'est eux ; et tout le reste, ce sont des animaux, les goyim, les barbares, les sauvages, les primitifs. Aux inférieurs, l'obéissance et l'esclavage s'ils veulent vivre.

Au sortir des indépendances, nous sommes directement entrés en dictature. L'Afrique s'essaie aujourd'hui à la démocratie d'importation mais on constate qu'elle n'est qu'une autre forme de dictature pour éviter de prendre le pouvoir par la force. Et il arrive, même en démocratie, qu'on prenne le pouvoir par la force comme nous l'avons observé au Congo-Brazzaville.

Denis Sassou Nguesso a montré aux autres dictatures de la sous-région qu'une dictature peut conserver le pouvoir en se moquant de la loi, de la constitution - tant qu'elle sert les intérêts des puissances du monde. Nous constatons juste des variantes dans la manière de s'agripper au pouvoir chez les autres dictateurs de l'Afrique centrale : si Paul Kagamé modifie la constitution comme Denis Sassou Nguesso en s'appuyant sur des pétitions populaires, au Burundi Pierre Nkurunziza s'octroie un troisième mandat non constitutionnel - sans modifier la constitution. Joseph Kabila joue carrément la variante extrême en refusant d'organiser les élections, s'étant assuré qu'il demeurerait président en cas de non élection présidentielle.

Si nous étions dans un monde non corrompu et non guidé par l'intérêt matériel, le monde entier refuserait de collaborer avec le premier Rwandais du Congo mais vous verrez que si Joseph Kabila parvient à juguler cette crise, les puissances de l'argent continueront à faire leurs magouilles en RDC en s'appuyant sur son autorité illégale et illégitime après le mois de décembre 2016.

Entre le peuple et la dictature, il y a le bouclier de la force publique qui protège les dictatures. Et si les peuples ne prennent pas conscience qu'il faut sortir en masse, sacrifier quelques vies, arracher des armes aux bourreaux du peuple et livrer bataille, c'est cause perdue. Aucune armée sur le terrain n'a assez de munitions pour massacrer un peuple en situation d'insurrection généralisée. Il n'existe qu'une seule façon de vaincre une dictature à mains nues : QUE TOUT LE PEUPLE PRENNE LA RUE ! De préférence la nuit. Dans un tel scénario, aucun Etat ne tiendrait trois heures. Il s'agit de franchir la barrière de la peur et il n'y a qu'une seule forme de peur à vaincre : la peur de mourir. IL N'EXISTE QU'UNE SEULE FACON POUR UN PEUPLE DE VAINCRE UNE DICTATURE : QUE TOUS LES CITOYENS ACCEPTENT DE MOURIR EN LIVRANT BATAILLE.

Il est évident qu'en Afrique, la force publique n'existe pas : il n'y a qu'une force d'Etat pour l'Etat, au service de l'Etat et contre le peuple - à quelques exceptions près.

Le peuple brûle le siège du parti de Joseph Kabila ; ses mercenaires rwandais brûlent les sièges des partis de l'opposition. Cela démontre que le pouvoir du cheval de troiede Kagamé est dans une posture de l'épreuve de force qui veut rendre coup sur coup. Joseph Kabila peut compter sur le Rwanda qui a besoin du coltan de la RDC qui est devenue une colonie rwandaise. En effet, si Jospeh Kabila perd le pouvoir, comment fera le Rwanda pour faire tourner ses usines de traitementde coltan - puisqu'il ne possède pas ce minérai ?

Nos frères d'en face peuvent compter sur le nombre. Il faut entrer en résistance et ne plus se fier à la loi, au dialogue-mascarade, à la constitution si du côté de la dicature, on ne respecte pas la constitutution. Dans une telle situation, il n'existe qu'une seule façon d'honorer la loi et la constitution : livrer bataille pour elles, en usant de tous les moyens. Il est évident qu'il y aura des pertes humaines et on le regrettera mais si au final on remporte la bataille, ces morts ne seront pas morts en vain. Les peuples peuvent jouer la surprise, prendre le temps d'organiser l'offensive et user de la technique de l'encerclement en prenant les forces ennemies de tous les côtés. Si une attaque frontale de masse, une attaque totale, est lancée par le peuple - même la plus grande armée du monde ne pourra le vaincre.

Il faut couper l'Etat des moyens de l'Etat, de ses sources de financement. Si les alliés de ces dictatures se rendent compte qu'ils ont plus à perdre qu'à gagner, vous les verrez délaisser les monstres qu'ils arment. BO BANDA KO AFFAIBLIR BA SOUTIENS ECONOMIQUES YA KANAMBE.

On nous impose des dictatures pour mieux exploiter nos matières premières. Eh bien, en tout logique, il vous revient de rendre l'exploitation de ses ressources impossible. Si vous faites ça, vous verrez Kanambe et les autres dictateurs tomber plus vite que vous ne pensez. Commencez par atteindre les intérêts étrangers qui ont vocation à tirer profit de la présence de Joseph Kabila au pouvoir. BO KIMISSA BA CHINOIS. C'est vous, le peuple qui tenez l'économie en la faisant fonctionner ; il vous est donc possible de la paralyser. En fait, il est possible de vaincre une dictature sans armes : en sabotant les dépôts de munitions, en bloquant les points d'approvisionnement en carburant de l'armée, en sabotant les moyens de communication, en pratiquant la guérilla. Cette guerre-là ne se gagne pas en un jour. Il faut une stratégie à long terme, une guerre d'usure. Si l'Etat est votre ennemi, affrontez l'Etat en ennemi. Une paralysie d'un système étatique est possible. C'est parce que l'occident et les grandes puissances sont complices de ces systèmes repressifs : il suffit de bloquer les canaux bancaires, de stopper le flux de monnaie dans un pays pour que tout s'arrête. Que les mamans des marchés ne vendent plus leurs moungouélés aux soldats et aux policiers du régime.

Dieu et la prière, c'est pour le monde invisible et spirituel. L'action, c'est pour le monde physique. il n'y a que notre action qui peut modifier les rapports de force du monde physique. NE CRAIGNEZ PAS CEUX QUI PEUVENT TUER LE CORPS MAIS NE PEUVENT DETRUIRE L'AME. N'écoutez pas les intellectuels de pacotille qui vous disent de ne rien faire, au prétexte de protéger des vies - alors que de dizaines de milliers meurent par jour de faim, de soif, de maladie, de stress, de brutalités policières, d'assassinats gratuits. Ne rien faire face à une dictature, c'est accepter la défaite, l'esclavage, au final, la mort que l'on croyait éviter.

L'histoire de l'Afrique moderne doit s'écrire en abattant la cloison qui oppose les peuples et les Etats qui ne servent que des intérêts étrangers. Une cloison armée. Si les étrangers n'ont plus d'intérêts dans nos pays, nous prendrons mieux possession de nos Etats. Il faut donc délivrer les Etats privatisés pour les remettre au service des peuples. Les Kabila, Mende, Sassou, Ndenguet, Kagamé et compagnies ne nous représentent pas mais ne sont là que pour garantir les intérêts étrangers. Si cela est nécessaire, rendre toute exploitation de nos ressources par des étrangers impossible. Nos ancêtres ont vécu sans eux, sans les mindélé : Mbanza Kongo, Loango, Lunda, Kuba, Soyo, Kakongo, etc. Nous pouvons vivre sans eux car ce sont eux qui ont besoin de nos ressources qui ne nous profitent même pas.

Recensez les alliés de Kabila au niveau industriel et livrez à ces damnés une guerre sans merci en sabotant leurs entreprises, leurs machines, leurs industries. Nous ne vaincrons pas les dictatures sans combattre les alliés industriels de celles-ci. Si les Etats sont une menace pour les peuples, il faut les détruire et créer des institutions qui soient totalement au service des citoyens. Si l'armée est notre ennemi, il faut la réformer ou la combattre. L'Afrique doit faire des choix difficiles.

Ce siècle est celui du réveil des lions. Ne croyez pas, mes frères, que c'est impossible : la reine Kandaké ou Candace combattit les Romains, La reine Nzinga infligea des défaites aux Portugais. Ndombi Mbulunzu arrêta Savorgnan de Brazza sur la rivière Alima. Chaka Zulu remporta des victoires sur les Anglais. Si l'Etat est notre ennemi, l'ennemi du peuple, il faut le combattre jusqu'à ce qu'il soit entre les mains de dignes fils de la nation. Un exemple encourageant : contrairement à Sassou Nguesso et à tous ceux qui ont vendu les ports de leur pays à Bolloré, Patrice Talon vient de refuser de vendre le port du Togo à l'ami de Nicolas Sarkozy.

Nos Etats ressemblent à des gardiens de prison qui retiennent les peuples captifs pendant que les puissances du monde pillent nos ressources. Regardez ces puissances à l'oeuvre en Syrie quand l'Etat ne joue plus son rôle de gendarme. Etats-Unis, Russie, France, etc, Un si beau pays est détruit pour le soumettre à des appétits étrangers. Les Syriens sont opposés aux Syriens pour le bénéfice des intérêts étrangers, exactement comme les Etats sont armés et opposés à leurs peuples dans nos pays. La Syrie détruite, on pourra s'attaquer à l'Iran.

Faites une lecture globale du monde au lieu de ne voir que le petit bout de la logique. La férocité des Etats africains contre les peuples est une violence par procuration. Pendant que Kabila tue les Congolais, l'exploitation du coltan, du cuivre, de l'uranium, de l'or, etc, se poursuit. Et c'est même pour cela que les puissances du monde ne veulent pas de la démocratie dans nos pays. Nous devons réaliser qui est notre vrai ennemi car c'est celui qui arme le bras noir qui tire sur le Noir désarmé. Il faut relever le défi. Nous vaincrons. INGUETA !

 

              LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

Partager cet article

Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article

commentaires

La honte d'une race souillée 21/09/2016 18:10

L'AFRIQUE NOIRE SOUILLÉE PAR EUX-MÊMES SES AFRICAINS.
GABON : Jean Ping est-il là ?
Le Parti PDG-Héritage et Modernité présidé par le professeur, Alexandre Barro-Chambrier, a tenu une conférence de presse, hier, à Libreville, pour féliciter Jean Ping, le vainqueur de l'élection présidentielle du 27 août, et inviter, par la même occasion, courtoisement, Bongo Ondimba Ali (BOA), à vider le Palais du Bord de Mer. Cette sortie a fait du bien aux Gabonais au moment où l'Union nationale, l'Adere, le PGP, l'UGP (tendance Iwangou) et tous les autres partis, qui ont soutenu Jean Ping à la présidentielle, répondent aux abonnés absents comme si l'élection de leur champion était, déjà, dans la poche. Alors que non ! Les Pinguistes devraient être sur leurs gardes car les émergents du Palais du Bord de Mer espèrent, toujours et encore, réaliser le hold up électoral. A leur détriment. Via, cette fois-ci, la Cour constitutionnelle (aux ordres).

Le Gabon retient, donc, son souffle, le 23 septembre arrivant à grands pas. C'est clair que, si le camp de Jean Ping ne bande pas ses muscles, et bombe le torse, sa victoire lui filera sous le nez. Comme un jeu.

BOA est expert en la matière. Déjà, il a commencé à laver plus blanc que le savon Omo. Comme on pouvait s'y attendre, la préparation des esprits a commencé : alors qu'elle est astreinte à une obligation de réserve, Marie Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour constitutionnelle et belle-mère de BOA, n'arrête pas de se répandre dans les médias favorables au fils du père de ses deux enfants, pour rappeler à tous, que l'inversion du résultat d'un vote est un acte rarissime par la Cour constitutionnelle. Autrement dit, qu'on ne compte pas sur elle pour changer les votes dans le Haut-Ogooué. En le déclarant, à qui adresse-t-elle ce message sinon à Jean Ping qui reste muet comme une carpe alors que la provocation atteint, là, son niveau maximum ?

D'autre part, l'avocat de BOA, Me Francis Nkéa, (Méthode Coué oblige) annonce à qui veut l'entendre son optimisme par rapport à la procédure en cours, là où le monde entier a reconnu une fraude massive. Aujourd'hui, même les esquimaux du Pôle Nord savent qu'un candidat a gagné une élection présidentielle avec près de 100% de participation et plus de 95% des voix, en Afrique centrale. Même, en pleine guerre froide, sous Brejnev, on ne faisait pas mieux.

Dernier événement en date : la sortie du porte-parole de BOA, hier, en plein journal télévisé de Gabon Télévision de 20 heures pour annoncer son initiative de convoquer un dialogue avec ses adversaires à la présidentielle y compris Jean Ping. A quel titre convoque-t-il ce dialogue alors qu'on attend, plutôt, qu'il quitte le Palais ? A moins que cela soit une autre manière de préparer les Gabonais à la victoire du président en place, ce qui pourrait déclencher des troubles d'une gravité rarement vue dans tout le pays. BOA est-il prêt à assumer ce qui va advenir de son refus de reconnaître l'évidence, c'est-à-dire, sa défaite ? A lui de répondre avec sa légion étrangère.

Très impopulaire dans le pays, BOA ne compte, actuellement, que sur la garde républicaine (plus de 1.000 éléments) et ses mercenaires (souvent encagoulés) venus du Burundi, du Tchad, de la Somalie et du Rwanda. Si la Cour le déclare vainqueur, il ne pourra pas faire face, non seulement, à la colère du peuple gabonais qui cassera tout sur son passage, mais aussi, au blocage économique qui se mettra en place pour paralyser l'économie (notre photo montrant la population en colère le 1er septembre à Libreville après la proclamation des résultats du 31 août). Il sera, aussi, tenu pour responsable de cette situation devant la Cour pénale internationale.
AFRIQUE EDUCATION

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg