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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:35
Appel d’André Okombi Salissa pour chasser le dictateur Sassou Nguesso

COMMENTAIRE : Face à la stratégie de l'immobilisation (arrestations arbitraires, résidence surveillée et forcée en parfaite violation de la liberté de circuler, assassinats, etc) de l'opposition ourdie par la dictature de monsieur 8%, André Okombi Salissa a compris qu'il fallait entrer en clandestinité pour organiser une résistance plus efficace. A l'heure actuelle, il représente un grand espoir pour notre peuple du fait qu'il a pris la défense du peuple qui lui a donné la vie. Ils sont deux en clandestinité avec le pasteur Ntumi. C'est donc à partir de ces deux personnalités qu'une véritable résistance peut se mettre en place. Nous conseillons aux autres aussi d'entrer en clandestinité et de sortir de leur zone de confort. La stratégie n'est plus de brailler à hue et à dia qu'on respecte la loi face à un gangster d'Etat qui fait la loi du hors-la-loi mais de se rendre "invisible" pour préparer l'ultime offensive qui vient. Il arrivera bien un moment où la cause du peuple sera entendue par tous, y compris les soldats et mercenaires ethniques du régime et cela sonnera la fin du règne de l'éléphantosaure de l'Alima, le dernier mokilimbembé de la Cuvette. Ne vous laissez pas berner par une quelconque idée de dialogue. On ne peut discuter qu'avec un homme qui respecte les lois de son pays mais pas avec un monstre qui est prêt à massacrer tout un peuple pour assouvir sa mégalomanie.

A partir du 13 août 2016, date qui sonnera la fin du second et ultime mandat constitutionnel de la Bête d'Edou - conformément à la Constitution du 20 janvier 2002 - toujours en vigueur, Denis Sassou Nguesso n'est plus qu'un citoyen ordinaire comme un autre, un justiciable comme un autre. TOUS CEUX QUI CONTINUERONT A LE SERVIR EN LUI OBEISSANT DEVIENDRONT IPSO FACTO COUPABLES DE HAUTE TRAHISON ET SERONT JUGES COMME TELS. Nul n'est obligé d'obéir à un tyran qui martyrise son propre peuple - surtout s'il n'est plus un chef d'Etat. Obéir à Denis Sassou Nguesso à partir du 14 août 2016 reviendra à faire acte de complicité et de crime contre le Congo et tout son peuple. Tous ceux qui reconnaîtront ce régime tomberont eux aussi sous le coup de la loi. Nous l'affirmons de façon péremptoire qu'à ceux-là, il n'y aura pas d'excuse : ils rendront tous des comptes. Nous les pourchasserons même à l'étranger. Nous reprendrons tous les BIENS MAL ACQUIS de l'intérieur (et de l'extérieur) - ainsi que tout l'argent mal acquis. Et cela, sur toute l'étendue du territoire national. Le bras de la justice redeviendra très long après le départ du procureur Talon Dame, l'injusticier par procuration de Denis Sassou Nguesso.

Notre peuple a droit au respect le plus absolu et la meilleure façon de lui faire honneur est de lui rendre justice. Nous approchons doucement de la fin du règne de l'injustice, de l'arbitraire et de la terreur.

Hegel avait raison en affirmant qu'il n'y a de dialectique que de l'esprit. Quand l'esprit change, le changement finit par atteindre Malkout, le monde matériel. Toute révolution est d'abord intérieure avant son explosion en surface. C'est enfouie dans le sol que la graine s'ensemence avant d'émerger jeune plante à la lumière du jour. Le processus de maturation des idées de notre peuple est arrivé à son point de germination. Il nous a fallu du temps pour y arriver mais la libération de la parole est désormais totale et comme nous l'avons prédit, libérée, la parole est devenue active, actions, opposition, résistance, clandestinité. Et au final, SALUT.

 

                 LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

                                                                *

Chasser un dictateur est un devoir de tous les démocrates


Appel d’André Okombi Salissa pour une véritable révolution au Congo Brazzaville


Chers amis, cette petite brèche est à l’ensemble des Congolaises et Congolais qui luttent contre le tyran de Mpila. La démocratie de la pensée unique : " tu es contre donc tu intenterais à la sûreté de l’Etat ". L’argument du gouvernement illégal et illégitime de l’usurpateur des élections du 20 mars 2016. La « Nouvelle République » « de mister eight » se construit sur la violence, la terreur, la confiscation de tous les leviers du pouvoir : des médias sous contrôle avec des griots journalistes dotés d’une intelligence artificielle exécutant ad litteram les consignes dictées par le « gourou » de Mpila, une armée inexistante où l’on dénote une présence massive des mercenaires de différents horizons enrôlés au sein de la Garde Républicaine, la police politique et des miliciens de tout acabit arborant les artères de nos villes (Brazzaville et Pointe-Noire), certains envoyés au Pool pour terroriser les populations, un gouvernement fantôche et sans profondeur. De mémoire, le Congo n’avait jamais atteint un tel niveau de cruauté. Comment peut-on se déclarer humain et se faire déshumaniser par un homme, mortel comme vous ? Comment peut-on suivre un homme sans vision réelle et dont le seul mérite est de regarder son bout du nasus et sa petite personne. Manifestement, la seule justification de la violence actuelle est signe d’une fébrilité agaçante qui angoisse le dictateur.
Conscient de son échec du 20 mars 2016, le tyran spartiate n’a pour seule ambition que la conservation du pouvoir. A-t-il conscience que la nature donne et reprend en son temps ? Je crois que non ! Sinon, se comporter de la sorte relève de l’animalité. Devant cette situation ubuesque (arrestation de monsieur Paulin MAKAYA, de monsieur BOUKADIA, du Général Jean Marie Michel MOKOKO, des proches des leaders de l’opposition, des cadres de l’opposition et de la société civile), nous sommes plus que jamais mobilisés pour faire obstacle à cette dictature. Les hommes passent le Congo reste.
Le combat que nous menons en phase avec l’ensemble de notre population se justifie et croyez-moi, le tyran va tomber et avec lui, tous les déshumanisés qui le suivent comme des moutons de panurge. A l’unisson, mettons fin à cette barbarie orchestrée par un groupe d’individus sans aucune humanité, minoritaire dans le pays (8%) qui tentent d’utiliser la violence comme seul projet politique. Cette offensive de la violence et de la terreur engagées contre les dirigeants de l’opposition et les populations civiles pour tenter d’affaiblir la nouvelle majorité issue du 20 mars 2016 trouveront sur son chemin des hommes et des femmes dignes, intègres et soucieux du bien commun.

L’idée d’une tension nord-sud n’ayant pas été suivie de fait et n’existant que dans la tête du tyran et de ses sbires, le dictateur a choisi des termes combien farfelus et grotesques «d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de détention illégale d’armes» pour justifier ses manœuvres d’un autre âge. Kimongo aura vécu ! Comme toujours, le mensonge, la répression et la pensée unique sont érigés en projet de société. « Quand un pouvoir en arrive là et a recours systématiquement à de telles pratiques c’est la preuve qu’il est démocratiquement fragile et qu’il veut s’imposer par la force ». Y a-t-il encore un espoir – peuple congolais ? Je vous dirai oui ! Le dictateur ne sachant plus quoi faire, n’ayant plus la main sur l’armée a fait appel à des mercenaires pour assurer sa protection, mater les dirigeants de l’opposition et massacrer les populations civiles. Son seul argument, la guerre civile pour se maintenir au pouvoir. C’est ici, l’occasion de dire aux officiers, sous-officiers, hommes de rang républicains de se tenir prêt pour défendre le peuple.

Congolaise, Congolais, écrivons notre histoire, celle de la libération du pays des mains du Tyran Sassou Nguesso. En ce mois de juillet, je demande à tous (militaires, employés du privé, fonctionnaires, étudiants) de rester chez vous. La désobéissance civile est un droit, voici une occasion de jouir de ce droit sans commune mesure. Dans l’adversité, nous vaincrons. Les plateformes IDC/FROCAD et Société civile restent solidaires et unies.


Vive la démocratie ! Vive le Congo ! Le peuple vaincra !


André OKOMBI SALISSA

SOURCE : http://www.frtdh.org/fr/article/appel-da-andre-okombi-salissa-pour-chasser-le-dictateur-sassou-nguesso-85.html

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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Robert Monambou 28/07/2016 13:34

ENQUETE
« Panama papers » : Comment le pétrole congolais s’évapore dans les paradis fiscaux
Par Joan Tilouine
LE MONDE Le 07.04.2016 à 15h04 • Mis à jour le 07.04.2016 à 15h53
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Depuis les hôtels luxueux du bord de mer à Pointe-Noire, capitale économique du Congo-Brazzaville, le ballet pétrolier se livre à l’œil nu. Les torchères scintillent au-dessus des plates-formes d’où est extrait l’or noir en eau profonde. On distingue dans la brume les tankers qui glissent au large, chargés de pétrole brut ou raffiné qui assure 75 % des revenus d’un Etat parmi les plus corrompus d’Afrique.
Les « Panama papers » en trois points
• Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
• Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
• Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.
Mais l’essentiel est ailleurs, opaque. Car la richesse de ce petit pays d’Afrique centrale, dirigé depuis trente-deux ans par Denis Sassou-Nguesso, 72 ans – et réélu le 20 mars pour au moins cinq ans supplémentaires – s’évapore dans des complexes circuits financiers offshore que seuls maîtrisent certains membres de la famille au pouvoir et une poignée de traders qui leur sont proches. En 2015, le Congo a produit 290 000 barils de pétrole par jour. Mais plus de la moitié des 4,4 millions d’habitants vit toujours sous le seuil de pauvreté.
Lucien Ebata, 47 ans, est l’un de ces intermédiaires liés à la famille Sassou-Nguesso. Domicilié de l’autre côté du fleuve Congo, à Kinshasa, cet homme d’affaires est à la tête d’Orion Group SA, au capital autorisé de 10 millions de dollars (8,8 millions d’euros). Cette holding établie en Suisse est immatriculée aux Seychelles depuis 2009 par la firme panaméenne Mossack Fonseca, via la société luxembourgeoise Figed, selon les documents consultés par Le Monde. L’activité principale du groupe, qui compte plusieurs filiales, est la commercialisation de produits pétroliers. Parmi ses clients, on trouve la major anglo-néerlandaise Shell, ainsi que la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), dont Denis Christel Sassou-Nguesso, le fils cadet du président congolais et ami personnel de Lucien Ebata, est directeur général adjoint.
Flamber dans les palaces
« Certains de mes clients pour l’Afrique me règlent cash, car les virements prennent du temps », avait expliqué M. Ebata aux enquêteurs français le 18 octobre 2012 après avoir été interpellé à Roissy-Charles-de-Gaulle avec 182 000 euros en espèces. A cette date, il enregistre un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars, perçoit un salaire annuel d’un million de dollars, et dépense des centaines de milliers d’euros en quelques jours dans les palaces parisiens ou dans la location d’hélicoptères pour faire un saut à l’une de ses banques à Monaco. En novembre 2012, alors que le gouvernement des Seychelles durcit sa législation afin de lutter contre le blanchiment d’argent, Orion Group SA transfère sa comptabilité vers Chypre, territoire resté moins transparent. En parallèle, M. Ebata fonde le magazine Forbes Afrique, toujours élogieux pour le régime congolais. M. Ebata n’a pas souhaité répondre à nos questions.
image: http://s2.lemde.fr/image/2016/04/07/768x0/4898081_6_376a_des-membres-de-la-famille-du-president_d758ee0ddcd747d0f27666509667b2d6.jpg
Des membres de la famille du président Sassou-Nguesso ont organisé une myriade de sociétés offshore. CREDITS : AFP
Son associé, un Français établi en Suisse, Philippe Chironi, 62 ans, cofondateur d’Orion et administrateur de la société Forbes Afrique Media Holding, est aujourd’hui dans le collimateur des autorités françaises. Il fait l’objet d’un réquisitoire supplétif du parquet national financier, daté du 17 décembre 2014. Coryphée d’une myriade de sociétés et de comptes bancaires établis à San Marin – où il a déjà été visé par une enquête – aux Seychelles, à l’île Maurice, et dans d’autres paradis fiscaux, il est soupçonné par la justice française « d’avoir participé à des opérations de blanchiment de détournement de fonds public au profit de la famille Sassou-Nguesso ». Les juges l’ont entendu en septembre 2015 dans le cadre de l’enquête dite des « biens mal acquis » qui vise aussi le président congolais et plusieurs membres de sa famille.
« Denis Sassou-Nguesso n’est pas intéressé par l’argent et méprise les activités pétrolières douteuses menées par son entourage »
« Denis Sassou-Nguesso n’est pas intéressé par l’argent et méprise les activités pétrolières douteuses menées par son entourage », insiste un intime du président. Pourtant, ce sont ses proches qui ont créé les sociétés pétrolières comme la SNPC, lorsqu’il est revenu au pouvoir en 1998 au sortir de la guerre civile.
Parmi eux, Bruno Jean Richard Itoua, conseiller du président sur les dossiers pétroliers, et directeur général de la SNPC jusqu’en 2005. Durant ce mandat, M. Itoua a été mêlé à d’importants détournements de fonds via des sociétés fictives, selon une enquête de la Cour fédérale américaine. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir ministre de l’énergie.
Les documents consultés par Le Monde dans le cadre du scandale des « Panama papers » révèlent qu’il est aussi « attorney » (fondé de pouvoir) depuis 2004 de deux sociétés, Denvest Capital Strategies et Grafin Associated SA, enregistrées par Mossack Fonseca au Panama et aux îles Vierges britanniques. Les titres de ces sociétés sont « au porteur », ce qui permet de dissimuler l’identité de son détenteur. M. Itoua, actuellement ministre de la recherche scientifique, n’a pas souhaité répondre aux questions du Monde.
« Je ne sais pas de quoi vous parlez quand vous dites “circuits financiers offshore” du pétrole congolais »
Selon plusieurs autres documents, le chef de l’Etat congolais a des relations régulières avec cette nouvelle génération de négociants en pétrole et consent à les laisser s’enrichir par les commissions perçues sur chaque transaction. Pourquoi ? « L’affaire des biens mal acquis a contraint la famille Sassou-Nguesso à prendre davantage de précautions en s’appuyant sur des personnes moins exposées politiquement », estime Marc Guéniat, de l’ONG Suisse La Déclaration de Berne.
Cette moindre exposition est toute relative. Car ces traders ont en commun une longue amitié avec le fils du président, Denis Christel Sassou-Nguesso, surnommé « Kiki le pétrolier ». Il est aussi député, membre du bureau politique du parti au pouvoir et administrateur général de l’unique raffinerie du pays, la Coraf. L’autre point commun entre ces négociants est d’être tous clients de Mossack Fonseca. Tout comme Denis Christel Sassou-Nguesso lui-même.
Le fils du président, qui a un temps espéré lui succéder, a mandaté Mossack Fonseca dans les années 1990 pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques, Phoenix Best Finance Ltd. Contacté à Brazzaville par Le Monde, Denis Christel Sassou-Nguesso nie en bloc : « Je ne connais ni Mossack Fonseca ni Phoenix, ni ces traders soi-disant proches de moi. Et je ne sais pas de quoi vous parlez quand vous dites “circuits financiers offshore” du pétrole congolais. »
Contrats avantageux
image: http://s1.lemde.fr/image/2016/04/07/768x0/4898080_6_530d_l-evaporation-des-revenus-du-petrole-dans-les_d6a0bc281ddf2b6e09650b7990ab9791.jpg
L'évaporation des revenus du pétrole dans les paradis fiscaux est l'une des explications de la pauvreté des Congolais, malgré les richesses du pays. CREDITS : MARCO LONGARI / AFP
Pourtant, son nom figure à côté de celui du négociant de pétrole Jean-Philippe Amvame Ndong, sur un document à en-tête d’une société de conseil genevoise, JC Consulting Co. Sàrl, adressé le 12 décembre 2002 à Mossack Fonseca. Il s’agit alors de nommer Denis Christel Sassou-Nguesso « attorney » de Phoenix Best Finance Ltd.
M. Amvame Ndong, de nationalité gabonaise, s’entretient directement au téléphone avec le président congolais. Domicilié à Mougins, en France, et à Libreville, au Gabon, cet ancien économiste a fondé en 2013 la société de négoce Philia SA, établie rue du Rhône, une des adresses les plus huppées de Genève. Toutefois, selon un rapport de La Déclaration de Berne, Philia SA aurait bénéficié de contrats avantageux pour acheter aux sociétés publiques congolaises des produits pétroliers à des prix inférieurs à ceux du marché. Ce que dément au Monde l’avocat suisse de la société.
« Philia SA n’écoule que 2,5 % de la production congolaise de pétrole, avance-t-il. Philia SA n’a aucune activité cachée. » S’il n’y a rien à cacher, pourquoi recourir à tant de offshore ? Selon les « Panama papers », M. Amvame Ndong possède plusieurs filiales de Philia SA aux îles Vierges britanniques. Mais aussi des sociétés d’investissements comme Gayam Investment Corporation, qui déclarait un million de dollars d’avoirs en 2014, et une société de transport de produits pétroliers immatriculée elle aussi aux îles Vierges avec le concours de Mossack Fonseca et de l’avocat genevois Michel Bussard. Ce dernier n’a pas souhaité réagir.
De Pointe-Noire à Tortola (Iles Vierges), en passant par Panama City et Genève, ces montages offshore facilitent la confiscation d’une partie de la rente pétrolière congolaise. Et participent à l’évasion fiscale dont souffre le continent africain, estimée à 50 milliards de dollars par an, selon l’Union africaine.
Les Africains du Panama (1) : les circuits offshore des « fils de »
Par Joan Tilouine (avec l'ICIJ)
LE MONDE Le 04.04.2016 à 10h59 • Mis à jour le 04.04.2016 à 11h47
Les « Panama papers » consultés par Le Monde montrent que la firme Mossack Fonseca a servi à plusieurs « fils de » africains pour domicilier des sociétés dans les paradis fiscaux.
Kojo Annan, le fils de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. CREDITS : AFP
Le fils de Kofi Annan et un associé nigérian
Kojo Annan et Laolu Saraki ne sont pas considérés comme des « personnes politiquement exposées » par la firme panaméenne Mossack Fonseca. Et pourtant. Le premier, 43 ans, est le fils unique de l’ancien secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen Kofi Annan, et avait été mis en cause dans le cadre du programme de l’ONU « pétrole contre nourriture » en Irak. Avant d’être blanchi en 2005 par le rapport du panel indépendant dirigé par Paul Volcker.
Le second est le fils de l’influent sénateur nigérian Abubakar Olusola Saraki, décédé en 2012. Tous deux apparaissent dans les fichiers consultés par Le Monde comme actionnaires de la société Blue Diamond Holding Management Corp, enregistrée par Mossack Fonseca aux îles Vierges britanniques le 27 août 2002. Selon les statuts de ce véhicule financier au capital de 50 000 dollars, le champ d’action est large : immobilier, négoce « de toute marchandise », investissement…
Lire aussi : « Panama papers » : une plongée inédite dans la « boîte noire » des paradis fiscaux
On les retrouve également comme directeurs de la société Sutton Energy Ltd, enregistrée la même année aux îles Vierges britanniques puis transférée aux îles Samoa. « Ces sociétés opèrent en légalité avec les lois et les régulations de chaque juridiction où elles paient des impôts », explique l’avocat de M. Annan. Plus récemment, en 2015, Kojo Annan a utilisé un autre de ses véhicules financiers, Sapphire Holding Ltd enregistrée aux îles Vierges Britanniques puis transférée aux îles Samoa par Mossack Fonseca. Cette société a fait l’acquisition d’un appartement à Londres dont le prix indiqué est de 500 000 dollars (440 000 euros).
Lire aussi : « Panama papers » : le Panama, trou noir de la finance mondiale
Le fils du Ghanéen John Kufuor
L’un de ses compatriotes, John Addo Kufuor, figure aussi dans les fichiers de la firme panaméenne. Fils aîné de John Agyekum Kufuor, l’ancien président ghanéen (2001-2009), cet homme d’affaires actif dans l’industrie hôtelière est suspecté d’avoir profité de son influence et de celle de son père pour obtenir des contrats avec le gouvernement. Des accusations qu’il a toujours niées et pour lesquelles une commission d’enquête n’a trouvé aucune preuve.
Mais, dès novembre 2010, un employé de Mossack Fonseca alerte, dans un message interne consulté par Le Monde, sur les risques de « continuer à faire du business avec lui » au regard de soupçons de corruption. En vain. Son trust offshore, The Excel 2000 Trust, a été créé par Mossack Fonseca en 2001, année de l’élection de son père. Cette entité est liée à un compte au Panama alors crédité de 75 000 dollars dont est aussi bénéficiaire sa mère, la première dame Theresa Kufuor. Puis, en 2012, il demande la fermeture de ce trust et réapparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca avec deux sociétés enregistrées aux îles Vierges britanniques. Contacté à plusieurs reprises, John Addo Kufuor n’a pas souhaité s’exprimer.
L'homme d'affaires, Alaa Moubarak (à droite), fils de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, et son frère, Gamal, en 2006 au Caire. CREDITS : REUTERS
Le fils de Denis Sassou-Nguesso
A Brazzaville, il est surnommé « Kiki le pétrolier ». Denis Christel Sassou-Nguesso ne se contente pas du statut de « fils de » Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis trente-deux ans et réélu le 20 mars à l’issue d’un scrutin contesté. Il est député d’Oyo, le fief familial au nord du pays, membre du bureau politique du Parti congolais du travail (au pouvoir), directeur général adjoint de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), administrateur général de la raffinerie nationale, Coraf.
Lire aussi : Chefs d’Etat, sportifs, milliardaires : premières révélations des « Panama papers » sur le système offshore mondial
Homme politique et homme d’affaires soupçonné de corruption, Denis Christel Sassou-Nguesso apparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca dès les années 1990. Selon les documents consultés par Le Monde, il a mandaté la firme panaméenne pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques, Phoenix Best Finance Ltd.
Puis, en 2002, son nom réapparaît à côté de celui du négociant de pétrole Jean-Philippe Amvame Ndong, à la tête de l’entreprise genevoise Philia SA, sur un document à en-tête d’une société de conseil suisse, JC Consulting Co Sarl, adressé le 12 décembre 2002 à Mossack Fonseca. Il s’agit alors de nommer Denis Christel Sassou-Nguesso fondé de pouvoir de Phoenix Best Finance Ltd. Contacté à Brazzaville par Le Monde, il nie en bloc : « Je ne connais ni Mossack Fonseca ni Phoenix, ni ces traders [de pétrole congolais] soi-disant proches de moi. »
Le fils du chef de l’Etat congolais est épinglé par une ONG suisse de lutte contre la corruption. Selon cette organisation, Denis-Christel Sassou-Nguesso puiserait dans les revenus pétroliers du Congo, via une société basée à Genève.
Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu
C’est l’ONG La Déclaration de Berne qui soulève le lièvre. A l’appui de certains documents transmis par un lanceur d’alerte, elle met en cause Denis-Christel Sassou-Nguesso. Le fils du président du Congo-Brazzaville aurait détourné des millions de dollars tirés des exportations de pétrole.
Une société implantée à Genève, la compagnie Philia - qui a pignon sur rue -, encaisserait de fortes commissions sur les transactions d’or noir. Cette structure permettrait au fils du président d’empocher une part importante des recettes revenant normalement au pays. Le bureau genevois servirait de simple intermédiaire entre l’Etat congolais et les grands opérateurs pétroliers. Un intermédiaire grassement payé.
Le dossier du détournement fait l’objet d’une large publicité en Suisse. La presse y consacre de nombreux articles. Quant aux avocats de la société Philia, ils se bornent à dénoncer des erreurs factuelles.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/07/panama-papers-comment-le-petrole-congolais-s-evapore-dans-les-paradis-fiscaux_4898082_3212.html#P8CEzBix7KG4KagU.99

Robert Monambou 28/07/2016 13:34

ENQUETE
« Panama papers » : Comment le pétrole congolais s’évapore dans les paradis fiscaux
Par Joan Tilouine
LE MONDE Le 07.04.2016 à 15h04 • Mis à jour le 07.04.2016 à 15h53
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Depuis les hôtels luxueux du bord de mer à Pointe-Noire, capitale économique du Congo-Brazzaville, le ballet pétrolier se livre à l’œil nu. Les torchères scintillent au-dessus des plates-formes d’où est extrait l’or noir en eau profonde. On distingue dans la brume les tankers qui glissent au large, chargés de pétrole brut ou raffiné qui assure 75 % des revenus d’un Etat parmi les plus corrompus d’Afrique.
Les « Panama papers » en trois points
• Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
• Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
• Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.
Mais l’essentiel est ailleurs, opaque. Car la richesse de ce petit pays d’Afrique centrale, dirigé depuis trente-deux ans par Denis Sassou-Nguesso, 72 ans – et réélu le 20 mars pour au moins cinq ans supplémentaires – s’évapore dans des complexes circuits financiers offshore que seuls maîtrisent certains membres de la famille au pouvoir et une poignée de traders qui leur sont proches. En 2015, le Congo a produit 290 000 barils de pétrole par jour. Mais plus de la moitié des 4,4 millions d’habitants vit toujours sous le seuil de pauvreté.
Lucien Ebata, 47 ans, est l’un de ces intermédiaires liés à la famille Sassou-Nguesso. Domicilié de l’autre côté du fleuve Congo, à Kinshasa, cet homme d’affaires est à la tête d’Orion Group SA, au capital autorisé de 10 millions de dollars (8,8 millions d’euros). Cette holding établie en Suisse est immatriculée aux Seychelles depuis 2009 par la firme panaméenne Mossack Fonseca, via la société luxembourgeoise Figed, selon les documents consultés par Le Monde. L’activité principale du groupe, qui compte plusieurs filiales, est la commercialisation de produits pétroliers. Parmi ses clients, on trouve la major anglo-néerlandaise Shell, ainsi que la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), dont Denis Christel Sassou-Nguesso, le fils cadet du président congolais et ami personnel de Lucien Ebata, est directeur général adjoint.
Flamber dans les palaces
« Certains de mes clients pour l’Afrique me règlent cash, car les virements prennent du temps », avait expliqué M. Ebata aux enquêteurs français le 18 octobre 2012 après avoir été interpellé à Roissy-Charles-de-Gaulle avec 182 000 euros en espèces. A cette date, il enregistre un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars, perçoit un salaire annuel d’un million de dollars, et dépense des centaines de milliers d’euros en quelques jours dans les palaces parisiens ou dans la location d’hélicoptères pour faire un saut à l’une de ses banques à Monaco. En novembre 2012, alors que le gouvernement des Seychelles durcit sa législation afin de lutter contre le blanchiment d’argent, Orion Group SA transfère sa comptabilité vers Chypre, territoire resté moins transparent. En parallèle, M. Ebata fonde le magazine Forbes Afrique, toujours élogieux pour le régime congolais. M. Ebata n’a pas souhaité répondre à nos questions.
image: http://s2.lemde.fr/image/2016/04/07/768x0/4898081_6_376a_des-membres-de-la-famille-du-president_d758ee0ddcd747d0f27666509667b2d6.jpg
Des membres de la famille du président Sassou-Nguesso ont organisé une myriade de sociétés offshore. CREDITS : AFP
Son associé, un Français établi en Suisse, Philippe Chironi, 62 ans, cofondateur d’Orion et administrateur de la société Forbes Afrique Media Holding, est aujourd’hui dans le collimateur des autorités françaises. Il fait l’objet d’un réquisitoire supplétif du parquet national financier, daté du 17 décembre 2014. Coryphée d’une myriade de sociétés et de comptes bancaires établis à San Marin – où il a déjà été visé par une enquête – aux Seychelles, à l’île Maurice, et dans d’autres paradis fiscaux, il est soupçonné par la justice française « d’avoir participé à des opérations de blanchiment de détournement de fonds public au profit de la famille Sassou-Nguesso ». Les juges l’ont entendu en septembre 2015 dans le cadre de l’enquête dite des « biens mal acquis » qui vise aussi le président congolais et plusieurs membres de sa famille.
« Denis Sassou-Nguesso n’est pas intéressé par l’argent et méprise les activités pétrolières douteuses menées par son entourage »
« Denis Sassou-Nguesso n’est pas intéressé par l’argent et méprise les activités pétrolières douteuses menées par son entourage », insiste un intime du président. Pourtant, ce sont ses proches qui ont créé les sociétés pétrolières comme la SNPC, lorsqu’il est revenu au pouvoir en 1998 au sortir de la guerre civile.
Parmi eux, Bruno Jean Richard Itoua, conseiller du président sur les dossiers pétroliers, et directeur général de la SNPC jusqu’en 2005. Durant ce mandat, M. Itoua a été mêlé à d’importants détournements de fonds via des sociétés fictives, selon une enquête de la Cour fédérale américaine. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir ministre de l’énergie.
Les documents consultés par Le Monde dans le cadre du scandale des « Panama papers » révèlent qu’il est aussi « attorney » (fondé de pouvoir) depuis 2004 de deux sociétés, Denvest Capital Strategies et Grafin Associated SA, enregistrées par Mossack Fonseca au Panama et aux îles Vierges britanniques. Les titres de ces sociétés sont « au porteur », ce qui permet de dissimuler l’identité de son détenteur. M. Itoua, actuellement ministre de la recherche scientifique, n’a pas souhaité répondre aux questions du Monde.
« Je ne sais pas de quoi vous parlez quand vous dites “circuits financiers offshore” du pétrole congolais »
Selon plusieurs autres documents, le chef de l’Etat congolais a des relations régulières avec cette nouvelle génération de négociants en pétrole et consent à les laisser s’enrichir par les commissions perçues sur chaque transaction. Pourquoi ? « L’affaire des biens mal acquis a contraint la famille Sassou-Nguesso à prendre davantage de précautions en s’appuyant sur des personnes moins exposées politiquement », estime Marc Guéniat, de l’ONG Suisse La Déclaration de Berne.
Cette moindre exposition est toute relative. Car ces traders ont en commun une longue amitié avec le fils du président, Denis Christel Sassou-Nguesso, surnommé « Kiki le pétrolier ». Il est aussi député, membre du bureau politique du parti au pouvoir et administrateur général de l’unique raffinerie du pays, la Coraf. L’autre point commun entre ces négociants est d’être tous clients de Mossack Fonseca. Tout comme Denis Christel Sassou-Nguesso lui-même.
Le fils du président, qui a un temps espéré lui succéder, a mandaté Mossack Fonseca dans les années 1990 pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques, Phoenix Best Finance Ltd. Contacté à Brazzaville par Le Monde, Denis Christel Sassou-Nguesso nie en bloc : « Je ne connais ni Mossack Fonseca ni Phoenix, ni ces traders soi-disant proches de moi. Et je ne sais pas de quoi vous parlez quand vous dites “circuits financiers offshore” du pétrole congolais. »
Contrats avantageux
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L'évaporation des revenus du pétrole dans les paradis fiscaux est l'une des explications de la pauvreté des Congolais, malgré les richesses du pays. CREDITS : MARCO LONGARI / AFP
Pourtant, son nom figure à côté de celui du négociant de pétrole Jean-Philippe Amvame Ndong, sur un document à en-tête d’une société de conseil genevoise, JC Consulting Co. Sàrl, adressé le 12 décembre 2002 à Mossack Fonseca. Il s’agit alors de nommer Denis Christel Sassou-Nguesso « attorney » de Phoenix Best Finance Ltd.
M. Amvame Ndong, de nationalité gabonaise, s’entretient directement au téléphone avec le président congolais. Domicilié à Mougins, en France, et à Libreville, au Gabon, cet ancien économiste a fondé en 2013 la société de négoce Philia SA, établie rue du Rhône, une des adresses les plus huppées de Genève. Toutefois, selon un rapport de La Déclaration de Berne, Philia SA aurait bénéficié de contrats avantageux pour acheter aux sociétés publiques congolaises des produits pétroliers à des prix inférieurs à ceux du marché. Ce que dément au Monde l’avocat suisse de la société.
« Philia SA n’écoule que 2,5 % de la production congolaise de pétrole, avance-t-il. Philia SA n’a aucune activité cachée. » S’il n’y a rien à cacher, pourquoi recourir à tant de offshore ? Selon les « Panama papers », M. Amvame Ndong possède plusieurs filiales de Philia SA aux îles Vierges britanniques. Mais aussi des sociétés d’investissements comme Gayam Investment Corporation, qui déclarait un million de dollars d’avoirs en 2014, et une société de transport de produits pétroliers immatriculée elle aussi aux îles Vierges avec le concours de Mossack Fonseca et de l’avocat genevois Michel Bussard. Ce dernier n’a pas souhaité réagir.
De Pointe-Noire à Tortola (Iles Vierges), en passant par Panama City et Genève, ces montages offshore facilitent la confiscation d’une partie de la rente pétrolière congolaise. Et participent à l’évasion fiscale dont souffre le continent africain, estimée à 50 milliards de dollars par an, selon l’Union africaine.
Les Africains du Panama (1) : les circuits offshore des « fils de »
Par Joan Tilouine (avec l'ICIJ)
LE MONDE Le 04.04.2016 à 10h59 • Mis à jour le 04.04.2016 à 11h47
Les « Panama papers » consultés par Le Monde montrent que la firme Mossack Fonseca a servi à plusieurs « fils de » africains pour domicilier des sociétés dans les paradis fiscaux.
Kojo Annan, le fils de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. CREDITS : AFP
Le fils de Kofi Annan et un associé nigérian
Kojo Annan et Laolu Saraki ne sont pas considérés comme des « personnes politiquement exposées » par la firme panaméenne Mossack Fonseca. Et pourtant. Le premier, 43 ans, est le fils unique de l’ancien secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen Kofi Annan, et avait été mis en cause dans le cadre du programme de l’ONU « pétrole contre nourriture » en Irak. Avant d’être blanchi en 2005 par le rapport du panel indépendant dirigé par Paul Volcker.
Le second est le fils de l’influent sénateur nigérian Abubakar Olusola Saraki, décédé en 2012. Tous deux apparaissent dans les fichiers consultés par Le Monde comme actionnaires de la société Blue Diamond Holding Management Corp, enregistrée par Mossack Fonseca aux îles Vierges britanniques le 27 août 2002. Selon les statuts de ce véhicule financier au capital de 50 000 dollars, le champ d’action est large : immobilier, négoce « de toute marchandise », investissement…
Lire aussi : « Panama papers » : une plongée inédite dans la « boîte noire » des paradis fiscaux
On les retrouve également comme directeurs de la société Sutton Energy Ltd, enregistrée la même année aux îles Vierges britanniques puis transférée aux îles Samoa. « Ces sociétés opèrent en légalité avec les lois et les régulations de chaque juridiction où elles paient des impôts », explique l’avocat de M. Annan. Plus récemment, en 2015, Kojo Annan a utilisé un autre de ses véhicules financiers, Sapphire Holding Ltd enregistrée aux îles Vierges Britanniques puis transférée aux îles Samoa par Mossack Fonseca. Cette société a fait l’acquisition d’un appartement à Londres dont le prix indiqué est de 500 000 dollars (440 000 euros).
Lire aussi : « Panama papers » : le Panama, trou noir de la finance mondiale
Le fils du Ghanéen John Kufuor
L’un de ses compatriotes, John Addo Kufuor, figure aussi dans les fichiers de la firme panaméenne. Fils aîné de John Agyekum Kufuor, l’ancien président ghanéen (2001-2009), cet homme d’affaires actif dans l’industrie hôtelière est suspecté d’avoir profité de son influence et de celle de son père pour obtenir des contrats avec le gouvernement. Des accusations qu’il a toujours niées et pour lesquelles une commission d’enquête n’a trouvé aucune preuve.
Mais, dès novembre 2010, un employé de Mossack Fonseca alerte, dans un message interne consulté par Le Monde, sur les risques de « continuer à faire du business avec lui » au regard de soupçons de corruption. En vain. Son trust offshore, The Excel 2000 Trust, a été créé par Mossack Fonseca en 2001, année de l’élection de son père. Cette entité est liée à un compte au Panama alors crédité de 75 000 dollars dont est aussi bénéficiaire sa mère, la première dame Theresa Kufuor. Puis, en 2012, il demande la fermeture de ce trust et réapparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca avec deux sociétés enregistrées aux îles Vierges britanniques. Contacté à plusieurs reprises, John Addo Kufuor n’a pas souhaité s’exprimer.
L'homme d'affaires, Alaa Moubarak (à droite), fils de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, et son frère, Gamal, en 2006 au Caire. CREDITS : REUTERS
Le fils de Denis Sassou-Nguesso
A Brazzaville, il est surnommé « Kiki le pétrolier ». Denis Christel Sassou-Nguesso ne se contente pas du statut de « fils de » Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis trente-deux ans et réélu le 20 mars à l’issue d’un scrutin contesté. Il est député d’Oyo, le fief familial au nord du pays, membre du bureau politique du Parti congolais du travail (au pouvoir), directeur général adjoint de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), administrateur général de la raffinerie nationale, Coraf.
Lire aussi : Chefs d’Etat, sportifs, milliardaires : premières révélations des « Panama papers » sur le système offshore mondial
Homme politique et homme d’affaires soupçonné de corruption, Denis Christel Sassou-Nguesso apparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca dès les années 1990. Selon les documents consultés par Le Monde, il a mandaté la firme panaméenne pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques, Phoenix Best Finance Ltd.
Puis, en 2002, son nom réapparaît à côté de celui du négociant de pétrole Jean-Philippe Amvame Ndong, à la tête de l’entreprise genevoise Philia SA, sur un document à en-tête d’une société de conseil suisse, JC Consulting Co Sarl, adressé le 12 décembre 2002 à Mossack Fonseca. Il s’agit alors de nommer Denis Christel Sassou-Nguesso fondé de pouvoir de Phoenix Best Finance Ltd. Contacté à Brazzaville par Le Monde, il nie en bloc : « Je ne connais ni Mossack Fonseca ni Phoenix, ni ces traders [de pétrole congolais] soi-disant proches de moi. »
Le fils du chef de l’Etat congolais est épinglé par une ONG suisse de lutte contre la corruption. Selon cette organisation, Denis-Christel Sassou-Nguesso puiserait dans les revenus pétroliers du Congo, via une société basée à Genève.
Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu
C’est l’ONG La Déclaration de Berne qui soulève le lièvre. A l’appui de certains documents transmis par un lanceur d’alerte, elle met en cause Denis-Christel Sassou-Nguesso. Le fils du président du Congo-Brazzaville aurait détourné des millions de dollars tirés des exportations de pétrole.
Une société implantée à Genève, la compagnie Philia - qui a pignon sur rue -, encaisserait de fortes commissions sur les transactions d’or noir. Cette structure permettrait au fils du président d’empocher une part importante des recettes revenant normalement au pays. Le bureau genevois servirait de simple intermédiaire entre l’Etat congolais et les grands opérateurs pétroliers. Un intermédiaire grassement payé.
Le dossier du détournement fait l’objet d’une large publicité en Suisse. La presse y consacre de nombreux articles. Quant aux avocats de la société Philia, ils se bornent à dénoncer des erreurs factuelles.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/07/panama-papers-comment-le-petrole-congolais-s-evapore-dans-les-paradis-fiscaux_4898082_3212.html#P8CEzBix7KG4KagU.99

le sassouland en faillite 23/07/2016 16:17

La terre de France devient-elle préjudiciable à la résistance extérieure congolaise à la tyrannie de Sassou?
Les pouvoirs politiques français, le système judiciaire français et les associations des droits de l'homme et du citoyen en France ont-ils choisi leur camp?
Comment accepter qu'un individu qui nuit gravement à la justice, aux libertés fondamentales et aux droits de l'homme et du citoyen au Congo Brazzaville puisse circuler librement dans Paris et jouir pleinement de sa liberté contraire à ce qu'il applique à autrui au pays?

Le petit pro-cul OKO NGAKALA en plein Paris -gare saint Lazare accompagné d'un homme avec un gros ventre qui le protège .
Ref-Image : OKO NGAKALA à Paris -Gare Saint Lazare. Samedi 23 Juillet 2016 à 13 H
Image :BrazzaNews: http://congo-objectif2050.over-blog.com/2016/07/la-terre-de-france-devient-elle-prejudiciable-a-la-resistance-exterieure-congolaise-a-la-tyrannie-de-sassou.html

le sassouland en faillite 23/07/2016 14:22

//// INFO //// : Le Sassouland en faillite très très avancée. Le Falcon du tyran bloqué au Bourget faute de paiement des travaux de révision.
Nous venons d'apprendre avec stupéfaction que le Falcon du tyran Mr 8% himself, Sassou Nguesso est resté bloqué à l'aéroport français du Bourget faute de règlement.
En effet, le falcon du tyran payé à coup de centaine millions était en révision depuis le 3/07/2016. 10 jours de révision plus tard, le régime du Sassouland est dans l'incapacité de régler les frais de révision. Lassé de l'attente, l''équipage de ce falcon aurait repris un vol régulier de la compagnie Air France hier soir pour Brazzaville.

Certainement, Ils (l'épicerie familiale) espéraient avoir l'argent en Chine lorsque l'avion est parti en révision, donc un paiement était prévu à leur retour.
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#12 aout 2016 fin de mandat de mr 8% SASSOU NGUESSO. Le pouvoir est vacant. http://congo-objectif2050.over-blog.com/2016/07/info-le-sassouland-en-faillite-tres-tres-avancee-le-falcon-du-tyran-bloque-au-bourget-faute-de-paiement-des-travaux-de-revision.html

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