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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 13:12
LE PEUPLE CONGOLAIS DOIT GAGNER LE RESPECT EN EXIGEANT LA JUSTICE ELECTORALE

Un peuple mérite le respect. Du souverain qui le représente. Des autres peuples. Du monde entier. La seule première phrase aurait suffit. Mais en détaillant, nous indiquons un sens plus grand du respect que l'on n'obtient pas - sans le mériter. Le respect se gagne et gagné, il se mérite. Mérité. Par la lutte. Fierté, honneur, dignité, abnégation, combat juridique, luttes sociales, luttes ouvrières, luttes politiques, lutte armée si nécessaire. Que cela ne nous étonne pas si les étrangers font la loi chez nous : si nous ne sommes même pas capables de nous débarrasser d'un dictateur qui ne nous respecte pas, pourquoi les autres peuples et le monde entier nous respecteraient-il ?

Je n'écris que si c'est utile pour éduquer, élargir la conscience politique de notre peuple. Mes textes sont simples, accessibles pour que même un enfant les comprennent.

J'ai demandé à bon nombre de mes amis de me donner le mot "liberté" dans leur langue maternelle. Personne n'a réussi à me donner une seule réponse. Je lance donc ici le défi à quiconque, Téké, Mbochi, Kugni, Vili, Bembé, Yaka, Yombé, Likouba, Kamba, Bomitaba, Ngala, etc, de me donner le mot liberté dans sa langue dite maternelle voire paternelle. Même dans les chansons de nos musiciens comme le défunt Luambo Makiadi, ce mot est en français : "na sengui liberté, na lingui na zala libre", parce que le mot original n'existe pas en lingala. Vous me demanderez à quoi joue LDM. Non, ce n'est pas un jeu mais un important indicateur qui plonge très loin dans la philologie : on ne ressent la nécessité de créer un mot, un vocable ou un concept que si la nécessité de l'exprimer existe. Généralement, les concepts se créent par paire ; bien et mal ou liberté et oppression.

Si le mot liberté n'existe pas dans nos langues, c'est parce que les souverains au temps de nos ancêtres n'oppressaient ni ne privaient personne de sa liberté. Le roi Nzinga NKuwu, dernier souverain véritable du royaume du Kongo, avait ses propres champs car il ne vivait pas aux dépens de son peuple - même si les prélèvements et les dons existaient à cette époque. Le roi auréolé du kimuntu (maat) respectait son peuple qu'il préservait. C'était souvent un homme choisi pour ses qualité morales, ses vertus, sa sagesse - pas nécessairement en ligne descendante, parfois en ligne collatérale selon la culture matrilinéaire.

Les anciens avaient développé une grande connaissance de l'homme ; ce qui entraînait qu'ils faisaient rarement le mauvais choix lorsqu'il s'agissait de trouver un souverain. Bien que choisi par une élite, le souverain avait à cette époque du kimuntu triomphant la stature du souverain parfait. Hélas, tout changea à la mort de Nzinga Nkuwu : l'héritier du trône qu'il désigna pour lui succéder fut assassiné par les Portugais qui le décapitèrent pour installer l'usurpateur Afonso 1er, ce traître qui détruisit les traditions de ses ancêtres. Il porta même atteinte à la forêt sacrée qui incarnait le lien avec les ancêtres et symbolisait la mystique de la cohésion sociale. Ainsi mourut Mbanza Kongo, terre du kimuntu. Depuis lors, nous avons perdu notre état primordial qui ignorait même ce qu'était la liberté car personne ne vous en privait. Les conséquences furent dramatiques : esclavage, dislocation et disparition du royaume, perte identitaire, soumission à l'étranger, pillage de nos ressources, domination instaurée par les étrangers sur nos terres ancestrales, rejet de tout ce qui nous représentait au profit de ce qui incarne l'étranger, l'esclavagiste, le colon.

Nous avons suivi le modèle du maître : la république. Sans savoir ce que cela impliquait, nous qui avions un système social supérieur à la république et un mode de gouvernance supérieur à la démocratie. l'abbé Fulbert Youlou, fils d'André Matsoua, était heureux de présider le premier cette république. Désavoué par son peuple, par respect pour lui, il démissionna. Massambat-Débat quitta le pouvoir ; par respect pour le peuple, il ne fit jamais rien revenir au pouvoir. Il alla cultiver ses champs dans son village natal entre de longs moments de prière et de méditation. Yhombi aussi perdit le pouvoir et ne fit jamais rien pour le reconquérir par la force. Arriva Denis Sassou Nguesso. Son premier règne s'est déroulé sous le sang du président Marien Ngouabi qu'il a assassiné de ses propres mains. La folie des grandeurs et le meurtre s'installèrent au pouvoir et nous en payons le prix encore aujourd'hui. Cet homme n'éprouve que mépris, dégoût pour notre peuple dont il ne se sent pas le fils - puisque c'est un étranger par ses origines abbey.

Quand un souverain consulte son peuple, c'est qu'il veut respecter son verdict. Cependant que fait Denis Sassou Nguesso depuis qu'il est revenu au pouvoir en 1997 ? Il organise des farces électorales qui coûtent des milliards de francs cfa, juste pour se moquer du peuple. Vox populi, vox dei ? Pas pour Sassou. Le monstre Sassou se comporte comme s'il était dieu en personne pour son peuple. En conséquence, seule sa volonté compte. Tout le Congo lui appartient, les hommes, les ressources, les terres, les femmes qu'il prend à ses sujets même lorsqu'elles sont mariées, etc. C'est un monarque absolu et la conséquence logique de cette situation est le fait de se donner un droit de vie et de mort constitutionnel sur son peuple qui est sa propriété. Quel berger respecte la volonté du troupeau ? Quand on se dote du droit de vie et de mort légalement sur son peuple, la volonté de celui-ci ne compte plus. Denis Sassou Nguesso - même vomi par le peuple, reste au sommet de l'Etat. Les Congolais n'ont pas compris que monsieur 8% est devenu dieu, le dieu de son peuple de serviteurs pour ceux qui l'aiment (8%) et d'esclaves (92%) pour ceux qui le désapprouvent. Si Denis Sassou Nguesso respectait notre peuple, il reconnaîtrait sa défaite électorale et tirerait sa révérence. Les Congolais doivent s'organiser pour exiger la justice électorale. Ce n'est pas la France ou une puissance quelconque qui nous restaurera notre démocratie perdue - puisqu'elle soutient Denis Sassou Nguesso - ainsi que de nombreux pays comme la Chine ou le Brésil.

Si le président François Hollande respectait le peuple congolais, dans son communiqué, après avoir rencontré notre compatriote Alain Mabanckou, il allait évoquer la question de la justice électorale. Or, que remarque-t-on ? Il surfe sur le fait accompli - sans le dire de vive-voix. Quand il parle de rassemblement, c'est qu'il nous dit : "ressaisissez-vous en vous rassemblant autour de votre gouverneur noir que nous avons nommé dieu pour vous afin que nous les super-dieux continuons tranquillement notre pillage de vos ressources." Apaisement. Qui doit-on apaiser ? Evidemment l'opposition FROCAD-IDC. François Hollande veut pousser Denis Sassou Nguesso à un gouvernement d'union nationale pour calmer la situation. Il n'a pas compris que ce n'est pas ce que veut le peuple congolais. Cependant, si nous ne parvenons même pas à nous sortir de l'étau d'un homme, d'un dictateur, comment pouvons-nous réussir à nous défaire des lourdes chaînes d'une super-puissance coloniale ? Nous ne gagnerons le respect de la France que lorsque nous réussirons à nous débarrasser - par nos propres moyens de Denis Sassou Nguesso. Le peuple burbinabè l'a fait. Il est devenu un exemple pour les autres pays africains pour avoir réussi - sans l'aide de personne - à chasser le tyran qui assassina Thomas Sankara.

Pour casser une force, il faut une autre force supérieure ou égale à celle-ci. La dictature militaire peut être brisée par une insurrection militaire ou populaire. La première solution est la meilleure car elle préserve la vie des citoyens, ceux ayant juré de protéger et défendre le peuple au péril de leurs vies jouant leur rôle salvateur. Or, c'est là qu'il y a un hic : nous n'avons pas une force publique mais juste une milice ethnique aux ordres de Denis Sassou Nguesso. Politiquement parlant, l'opposition ne peut rien sans un soutien actif du peuple. Hélas, on le constate, ce peuple n'a pas une culture de lutte pour la liberté. Même dans l'inconscient qui est portée à l'extérieur par les langues, le mot liberté n'existe pas. Regardez l'histoire de l'Europe : elle n'est faite que de lutte entre les peuples et les souverains pour le respect de la liberté et du droit de la majorité. Ce combat a trouvé un équilibre dans la démocratie, mécanisme par lequel le souverain est choisi pour un certain temps par le peuple, qu'il ait bien travaillé ou pas. L'alternance permet d'éviter la dictature. En conclusion, la démocratie naît d'un processus, d'une lutte entre le souverain et le peuple. Encore faille-t-il que le peuple relève le défi.

Le Congo doit entrer dans une zone de turbulences libertaires. La démocratie est à ce prix. Qu'on nous ait floué de la justice électorale ne doit pas nous arrêter. Il faut continuer le combat si nous ne voulons pas hypothéquer l'avenir. Quel est le risque ? Que le Congo devienne une colonie d'un clan qui instaurera une dynastie ethnique sur le pays. Telle est la triste vérité. Nous avons pourtant tous le pouvoir de changer cet état de choses car nous sommes le peuple dans sa majorité (92%), nous sommes donc le pouvoir et lorsqu'on est le pouvoir, on peut tout. Il suffit d'affirmer sa puissance. Et c'est là où les choses coincent. Pour le moment. Nous travaillons depuis des années à élever la conscience politique de ce peuple. Les résultats sont là ; ils sont à parfaire. Nous finirons par y arriver.

En août 2016 s'achève le mandat de Denis Sassou Nguesso selon la seule constitution en vigueur du Congo, celle du 20 janvier 2002. Il faut mettre en place un gouvernement de transition qui aura pour mission de faire un audit du pays avant d'organiser un deuxième tour de l'élection présidentielle entre Guy Brice Parfait Kolélas et le Général Jean Marie Michel Mokoko injustement emprisonné aujourd'hui.

La perte de la liberté est comme la perte de la santé : il faut une grande bataille pour rétablir l'équilibre de la santé après le déséquilibre de la maladie. Dans ces conditions, le véritable intellectuel doit être à la liberté, ce que le médecin est à la santé. Il fallait utiliser internet comme un lieu d'information et d'éducation politique du peuple congolais. C'est le but de ma vie depuis près de vingt ans. De façon totalement désintéressée. Mon bonheur est de voir que les cadets ont pris le flambeau comme zenga-mambu, brazzanews, congo-liberty, brazzaparisinfos, Ziana-TV, entre autres. Sur les réseaux sociaux, les Congolais ne parlent que de politique. 

Comme la relève est assurée sur le terreau de la conscience politique, je m'apprête donc bientôt à passer à une autre vocation qui est celle que m'a ordonnée le Créateur. En fait, c'est pour celle-là que je suis ici-bas. Et cela depuis 1993. Un travail reporté chaque fois parce que je suppliais pour qu'il m'accorde du temps. Tous les voeux que j'ai demandés au Créateur ont été exaucés. Jusqu'au dernier fait récemment. Je suis au pied du mur. L'énergie avec laquelle j'écris sur le Congo vient de LUI. Il est temps qu'elle LE serve  LUI à juste titre. Que le Dieu de nos ancêtres protège le Congo...

   

               LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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alerte agenda 19/06/2016 00:33

attaquez, attaquez, Sassou est fini, il doit partir, le fruit est mur et pourri, il va tomber dans les prochains jours.

David Abraham Amenehomat 17/06/2016 23:09

En arrêtant le "Général du peuple, Sassou Assad el-sass, alias Kadiampemba national vient de signer son propre acte de décès, en ouvrant une boîte de pandore au congo brazaville, et franchissant la limite entre la grâce e le jugement divin.

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
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  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
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