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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 21:27

COMMENTAIRE : Ancien premier ministre originaire du Kouilou, monsieur Alphonse Souchlaty Poaty a décidé de révéler au grand jour le côté mystico-empoisonneur du couple présidentiel - après 25 ans de silence à AFRIQUE EDUCATION (N°414). J'ai fait un rêve dans la nuit du 16 au 17 avril 2015 (un compatriote a fait le même, la même nuit). Relisez-le si nécessaire. Sachez que tous les fétiches que Sassou et sa femme Antoinette ont pris pour enchaîner le pays vont être détruits par la force du SAINT-ESPRIT qui va déchaîner toutes les forces (physiques, spirituelles et occultes) du pays contre l'invicible Otsombe qui pèse aujourd'hui selon Alphonse Souchlaty Poaty plus de 20 milliards de dollars (qui au final seront perdus pour le peuple congolais - même si ASP pense le contraire - à la mort du mastodonte ou juste à sa perte de pouvoir, par des jeux d'écriture, les banques occidentales lui feront subir la même chose que Bokassa ou Mobutu).

Pourquoi Souchlaty Poaty parle-t-il maintenant ? A-t-il peur d'emporter ses secrets dans la tombe ? Défend-il les trésors physiques et spirituels du Kouilou ? Si oui, pourquoi maintenant ? Il prétend même attaquer personnellement Denis Sassou Nguesso en justice d'ici deux mois. Il doit y avoir un problème caché entre les deux hommes.  Reprocherait-il à Sassou de s'être emparé des génies de l'église du Christianisme Prophétique en Afrique en devenant son PASTEUR SUPERIEUR - juste avant d'empoisonner son "Jean-Le-Baptiste" ou lui en veut-il parce qu'il aurait réussi à dérober le "Mboumba" des anciens rois vilis qui doit être arrosé de sang humain tous les jours ? En tout cas, Souchlaty Poaty confirme que toute bataille spirituelle commence par le dévoilement : TOUT DOIT ETRE PORTE A LA LUMIERE ! LA CHUTE DE SASSOU EST PROGRAMMEE DANS LE MONDE INVISIBLE. Sassou va tomber et cela est inscrit dans les astres. C'est une question de temps...

Souchlaty Poaty aussi défend l'idée d'une transition sans Denis Sassou Nguesso. Lorsqu'une idée devient majoritaire dans un pays, elle fait l'opinion. Cette idée finira par s'imposer à toutes et à tous.

                                                                *

CONGO Denis Sassou-Nguesso détourne les trésors spirituels et l'or noir du Kouilou

Alphonse Souchlaty Poaty, son ancien premier ministre

Propos recueillis par Jean-Paul Tedga

 

Antoinette et Denis Sassou-Nguesso sont attirés par la sorcellerie, la magie noire. Empoisonneurs hors pairs, ils ont ciblé le Kouilou comme leur terrain de prédilection magique, ce que dénonce Alphonse Souchlaty Poaty, ancien premier ministre du Congo, et natif de la région.

 

AFRIQUEDUCATION : Votre dernière interview a fait couler beaucoup d’encre au Congo. Cette fois-ci, vous voulez vous concentrer sur le Kouilou, votre province d’origine. Avez-vous des révélations à faire ?

Alphonse Souchlaty Poaty : Merci Monsieur le journaliste de me donner, une fois de plus, l’occasion de m’exprimer sur votre grand média, pour asséner, encore, des vérités crues à l’encontre de Sassou-Nguesso.

D’autant plus que depuis la publication de mon interview (Afrique Education numéro 411 du 16 au 31 mars 2015), le potentat d’Oyo ne cesse d’envisager des scenarii les plus fous pour m’atteindre. Et, chaque jour qui passe, j’apprends de-ci de-là, qu’il a envoyé, vers moi, une pléiade de tueurs pour m’éliminer. Je les vois, d’ailleurs, circuler dans mon quartier nuit et jour. Et, pas plus tard qu’avant-hier (13 avril, ndlr), j’ai intercepté un individu à l’entrée de ma résidence au comportement bizarre, qui a détalé dès que j’ai voulu m’en approcher.

Ma famille, à Brazzaville et à Pointe-Noire, ne cesse de recevoir des menaces de mort, et moi-même, en France, les coups de fil anonymes redoublent d’intensité. Un cousin de Sassou, tueur à gages est, actuellement, à Paris, à la tête d’une équipée venue pour la circonstance. Cet homme, selon mes sources, a même été impliqué dans l’Affaire des enlèvements du Beach et mis dans le sérail des sales besognes.

Les tueurs se servent de fausses identités et ont pris soin de ne pas résider dans leurs demeures habituelles depuis leur arrivée. Certains réseaux sociaux en font écho, d’autres en sont venus jusqu’à laisser un internaute annoncer ma mort, qui serait intervenue le 26 mars 2015, à 22 heures. Evidemment, sans aucun fondement parce que vous me voyez bien, Cher Monsieur, devant vous, comme la fois dernière.

Tout en faisant la part de l’intox dans une situation de ce type, expressément, embrouillée, je dois dire que tout laisse corroborer les informations qui me parviennent. C’est, ainsi, que Madame Antoinette Sassou-Nguesso, la première dame, a été dépêchée, à Pointe-Noire, le 25 mars 2015, munie d’une grosse caisse noire d’un milliard de F CFA (1,5 million d’euros), en vue de chloroformer, davantage, la conscience de nos compatriotes du Kouilou pour qu’ils refusent de voir la vérité en face.

En outre, les propagandistes officiels s’en sont donnés à cœur joie, à Pointe-Noire et Brazzaville, dès la sortie de mon interview, exhalant à l’actif du pouvoir, des bilans, pour le moins, filandreux et des perspectives mirobolantes, comme si les populations concernées n’avaient que leurs oreilles pour écouter, sans yeux pour voir, et, sans jugeote pour apprécier, quoique l’ironie se lisait dans les regards perdus. Toujours, la vieille propagande, qui proclame, en bien, ce qui n’en est pas, et, tait ce qui est mauvais.

Pire encore, je viens d’apprendre, successivement, deux décès, celui de Félix Pangou, alias Kadhafi, ancien agent de la sécurité d’Etat, qui fut mon garde de corps et l’auteur direct du premier empoisonnement perpétré contre moi, le 25 novembre 1990, à Paris, alors que j’étais en passe de démissionner du poste de premier ministre, à mon retour, au pays. Il n’y a aucun doute, ce décès brutal et inopiné est le signe caractéristique de l’empoisonneur en chef, qui démarre ou redémarre, là, une série de suppressions de témoins à charge dans les 20 empoisonnements qui m’ont accablé.

Sans y voir de lien direct avec cet empoisonnement, je dois préciser que Kadhafi était devenu le chauffeur, à Pointe-Noire, du ministre des Hydrocarbures, et qu’il a été vu, toute la semaine, jusqu’à la veille de sa mort, au volant de sa voiture. Il a, même, demandé avec son culot habituel, comment je me portais ?

Le second décès vient de frapper Madame Valérie Maganga dite Tropicola, agent de santé, à l’Hôpital militaire de Brazzaville, qui animait avec d’autres femmes, l’Union républicaine des femmes pour le progrès, composante féminine de l’URP, l’ ancien parti politique que j’avais fondé, le 20 décembre 1990. Elle est morte, le 2 avril 2015, dans des circonstances comparables à celles de Pangou, à la différence près que, abordée le 17 mars 1992, à Brazzaville, pour m’empoisonner, elle avait refusé la funeste mission, et était venue se confier à sa victime désignée. Pour Sassou et sa horde d’empoisonneurs, Valérie était un dangereux témoin à charge qu’ils devaient, absolument, supprimer. Je regrette d’autant plus, amèrement, sa mort que cette femme fut une militante politique consciente et de bonne moralité, dont le travail au service des malades était devenu la seule préoccupation.

Félix et Valérie viennent de mourir, après Polycarpe Kouboulou alias Daouda, mon ancien cuisinier qui, faute d’avoir réussi sa macabre mission, fut traqué de janvier 1991 à sa mort. Une histoire qui confine au grand banditisme politique, à se fier aux faits, aussi, burlesques que rocambolesques dont Pierre Oba, aujourd’hui, général et ministre des Mines, a été le principal acteur.

Mon cuisinier avait fini par se confier à moi, ayant échoué, et ne pouvant réussir la sale besogne à lui confiée par l’homme de mains de Sassou-Nguesso dans la foulée de ma démission du poste de premier ministre, le 3 décembre 1990. Par amour du prochain, mettant de côté l’aspect funeste de l’individu, je lui offris une dépendance de ma résidence, en face du palais de Justice, puis, un bout de ma case de Mboukou. Pendant plus de 7 mois jusqu’à ce qu’il se sentît libre de ses mouvements, il était mon protégé, mais, toujours, sous la coupe des tueurs.

Les porteurs du mal, qui répand la terreur, dans le Pays, le délogèrent, le 12 juillet 1991, de Mboukou et, au terme d’une course poursuite éperdue digne d’un western, il monta dans un train en marche à la gare, et rejoignit Brazzaville, pour une semaine, chez moi, avant d’aller se réfugier dans son propre village au Kouilou. Par ironie du sort, il s’agit du village Ndembouanou (collez- moi la paix) où il a été, selon toute vraisemblance, empoisonné, plus tard. Je me trouvais, alors, en Afrique du Sud, quand la triste nouvelle me parvint.

Par ailleurs, un des témoins de la confession de Polycarpe, à ma résidence, le pasteur Fernand Batchi, est mort le 3 mars 2013, ravagé par des maux d’estomac atroces (comme le pauvre Mgr Ernest Kombo). Il me disait avoir été empoisonné par son entourage, après que son épouse, charmante métissée au cœur indéfinissable, se fût échappée, nuitamment, de la maison conjugale pour rejoindre Cabinda, sa ville d’origine, une fois le forfait perpétré.

Il existe, toutefois, une cassette vidéo, enregistrée, le 8 décembre 1990, que je détiens par devers moi, dans laquelle Polycarpe dévoile, devant témoins, en même temps que la trame de sa triste opération, ses déambulations nocturnes avec Pierre Oba, alors bras droit du président et membre redoutable de la police politique, dans les coins et recoins enchanteurs de la capitale.

C’est avec une peine infinie que je vais évoquer la mort de mon ancien conseiller, Jean Louis Mavoungou, qui s’était attablé, dans l’appartement, à Paris, ce soir maudit du 25 novembre 1990, pour consommer, avec moi, une nourriture empoisonnée par Félix, lui-même, tué par ses mandants, la semaine dernière, pour l’empêcher de parler, selon les usages, désormais, rodés du kani d’Oyo (grand chef traditionnel en langue mbochi, plutôt, en langue makoua)

Félix, comme dit plus haut, avait agi sur les Instances de Pierre Oba mis sur mes traces depuis Brazzaville, mais, je ne le sus que plus tard après le deuxième empoisonnement perpétré, celui-là, par le cuisinier, Polycarpe, toujours, par l’entremise du même sinistre Pierre Oba.

Jean Louis a souffert jusqu’ à sa mort, le 21 août 1991, me privant de ses précieux conseils politiques et journalistiques, laissant une jeune veuve et un fils orphelin, perdant une vie à fleur de l’âge que j’eusse, volontiers, voulu racheter de la mienne propre.

Tout ce que j’ai pu faire pour le sauver, médicalement, dans sa terrible souffrance, et, après sa mort, pour me morfondre avec sa famille, organiser ses obsèques, construire sa tombe et satisfaire quelques menus besoins, fut, absolument, dérisoire et vain par rapport à la perte qu’ à titre personnel, j’ai endurée de cet ami génial et irremplaçable.

Si j’ai mis fin au fonctionnement du parti politique qu’avec lui j’avais fondé, c’est en grande partie par ce que, jamais, je n’ai pu transcender son absence écrasante. Mieux valait, donc, tout oublier et me recroqueviller dans l’introspection morose, n’acceptant pas que l’homme fût un loup pour l’homme.

Alors, je lance un vibrant appel à tous ceux et à toutes celles qui se reconnaîtront de faire gaffe car le diable a lâché, vers eux, sa meute d’empoisonneurs dans le but de supprimer les témoins gênants. Ce que rien ne justifie, excepté sa peur de rendre, éventuellement, des comptes aux survivants. En effet, jusque-là, le tueur froid n’a, jamais, loupé ses victimes, empoisonnant à tour de bras, des gens valeureux et innocents, qui s’endorment, actuellement, dans le silence de leurs tombes.

Qu’advienne un échappé diluvien comme moi, qui ne meure de son poison par la grâce de Jésus, et voilà désemparé le criminel, recherchés et punis de mort les coauteurs, étalés, au grand jour, les scandales. A qui donc la faute ? Aux martyrs ? A celui qui est maintenu, en vie, par la volonté de Dieu ?

Evidemment non, la faute en revient au criminel lui-même, c'est-à-dire, à Sassou-Nguesso. Mais, pourquoi, donc, ce diable fait homme, d’apparence joviale, dansant, mangeant et buvant à satiété, mais, dangereux jusqu’à la moelle épinière, ne s’en prendrait-il pas aux chefs de son gang d’empoisonneurs ? Je comprends qu’il ne puisse le faire tant que le travail d’empoisonnement se poursuit de plus belle, presque, quotidiennement, et, que, tout un service, techniquement, outillé y est dédié, chèrement, rémunéré et récompensé.

 

Comment procède-t-il pour faire tant de dégâts ?

Ce service bien hiérarchisé, dispose de nombreux hommes et femmes qui ont perdu le sens d’humanité consubstantiel au descendant d’Adam. Doté d’importants moyens, il est muni, quasiment, de toutes les catégories de poisons et d’antidotes, en relation avec la police politique chargée de la filature et du renseignement. Tout est fait pour la liquidation de tous ceux qui sont susceptibles de gêner Sassou-Nguesso dans la préservation morbide de son pouvoir.

Qu’il s’agisse de Pierre Oba, mon crypto-gendre ou d’autres empoisonneurs patentés, car ils sont nombreux, et, je crois, tous, les connaître, maintenant, c’est eux qu’il faut éliminer et non les petits lampions, qui n’ont pour crime que d’avoir accepté, souvent, pour quelques miettes, une mission, aussi, dangereuse et prohibée par la loi et les mœurs de notre pays (chez Polycarpe, 5 millions dès l’acceptation de la mission et 15 millions dès les premières douleurs ou l’évacuation sanitaire du supplicié).

L’empoisonnement est devenu la règle pour mettre les adversaires hors-jeu sous le règne du kani d’Oyo, comme, jadis, sous l’empereur Néron. Tout converge, en général, vers Jean Dominique Okemba alias JDO, gardien chevronné de l’héritage magico-fétichiste des Nguesso, l’Obali du clan (chef traditionnel- adjoint en mbochi-makoua).

JDO, sans être en réalité, comme d’ailleurs, Sassou lui-même, de la famille biologique de Julien Nguesso alias Poro-Poro, détient, pour l’heure, au service du kani, tout l’arsenal du pouvoir, chaque jour, humecté de sang humain selon les exigences de la dure sorcellerie des origines. Mais, c’est là, une longue et savoureuse histoire familiale, qui n’est pas mon sujet du jour.

Dans le même ordre d’idées, le pouvoir a redoublé ses opérations de manipulation et d’intimidation sous prétexte de prêcher la paix, en mobilisant, pratiquement, les chefs militaires en service, à Pointe-Noire, qui assistent, désormais, aux réunions publiques, y prennent la parole en tenue militaire, alors que selon la constitution, l’armée est apolitique. Du calme, mes amis ! Je vous l’assure, personne d’autre que Sassou-Nguesso, sommé de respecter la loi suprême de notre pays, n’a intérêt, présentement, à troubler la paix. Et soyez prêts pour l’en dissuader d’une manière ou d’une autre, car nous tous, excepté lui, aspirions à la tranquillité publique.

Par ailleurs, Sassou exige que chaque réunion du PCT et de ses affidés, en région comme dans la capitale, soit ponctuée par une motion de soutien au président. Un retour au passé lorsque dans les années 90, en plein monopartisme, toute expression politique et associative s’ordonnait autour et en faveur du président.

Mais cette fois, encore, mettant ma plume et ma connaissance du terrain au service de l’intérêt général, malgré la corruption qui laisse en marge le bas-peuple, les yeux commencent par s’écarquiller, les nez s’émoustiller, les oreilles s’ouvrir, les bouches se découdre, les ventres affamés réclamer leurs parts du gâteau pétrolier détenu par le clan Sassou-Nguesso.

Rien ne peut et ne doit leur être caché de ce que fait le couple infernal et démoniaque Antoinette-Denis. Désormais, donc, je parlerai sans entraves de mon pays, qui vit sous une chape du silence et du mensonge par le fait d’une dictature stalinienne.

Et ce, jusqu’à ce que Sassou s’en aille avec son poison, sa cohorte d’empoisonneuses, sa gabegie, sa mauvaise gouvernance, et que le Congo tout entier du Nord au Sud, reprenne son souffle de liberté et de paix. Tant pis si je dois en mourir, d’autres plus valeureux que moi ont quitté la terre des vivants du fait du prince, pourvu que ce fût, en ce qui me concerne, du moins, pour la justice et l’intérêt général.

Il ne faut, jamais, désespérer de la providence qui ne pouvait accepter que Sassou-Nguesso, auteur de nombreux crimes à huis clos, puisse continuer de tuer, de massacrer, impunément, sans qu’il y eût un survivant.

Eh bien, ce survivant, par la grâce de Dieu, c’est moi « Muan’ Mbung’ » ( le Fils des Gorges), qui témoigne, après 25 ans de silence absolu, ayant évité le brouhaha de la Conférence nationale de 1991, et les sollicitations intempestives de la presse, alors que, chaque jour qui passe, l’empoisonneur froid redouble de méchanceté contre tous ceux qui ne chantent pas ses louanges.

 

On a du mal à vous suivre...

Excusez-moi, monsieur le journaliste, vous allez me comprendre au fur et à mesure et, vous, chers lecteurs, d’être, encore, si long, c’est pour vous que je le suis, expressément, sans autre intention. C’est, aussi, je dois le dire, la caractéristique des gens qui n’ont pas l’habitude de parler et de s’extérioriser. Lorsqu’ils réagissent comme je le fais, on croirait voir un éclair qui illumine l’horizon. Sassou, dit Otsombé (l’invincible en mbochi) n’a fait jusqu’ici que chercher, chaque jour, à m’enfouir dans le silence éternel de la tombe, alors que je ne lui ai, jamais, rien fait, et que, depuis mon retrait de la politique, il y a 25 ans, je me suis cloîtré, tantôt, dans mon village, tantôt, à l’étranger.

Même lorsque le 16 mars 2006, accablé par le malheur, j’essuyai un refus catégorique de la part du président de la République, qui se fait, pourtant, appeler, pompeusement, « Père de la Nation », pour l’aide que j’avais sollicitée auprès de l’Ambassade du Congo à Pretoria, en vue de rapatrier, à Pointe-Noire, la dépouille mortuaire de mon petit-fils, Poaty Typaul, synthèse de Souchlaty et de Paul, né de mère mbochi, (fille de Paul Ebondzibato,) décédé, par accident de circulation, à Johannesburg.

Sur le coup, je n’avais dit mot à personne, même pas au colonel, Obambo, de l’ambassade, oncle maternel de Typaul, alors que de nombreux exemples existent des nationaux morts, à l’étranger, et, comme de juste, évacués, au pays, avec l’aide de l’Etat. On se souviendra de ma réaction, à Pointe-Noire, devant la famille Ebondzibato, lors des obsèques de Typaul, au cours desquelles j’avais fustigé l’attitude du président, Sassou, pour son absolutisme abject. Qu’importe, avais-je conclu sans la moindre rancune « le pétrole ne coule pas pour tout le monde, même pas pour le propriétaire foncier du site pétrolier de Boudi » !

Que pouvait-il gagner en me laissant sur les bras à l’étranger, le cadavre d’un petit congolais de 14 ans, sans soutien de l’Etat, sinon, la réprobation indignée de tous les esprits raisonnables au Congo, et ailleurs, en Afrique et dans le monde ? A force d’être cruel vis-à-vis de ma pauvre personne, Sassou risque de se déconsidérer même vis-à-vis de ses propres frères et sœurs de tribu, comme je le pressens. En vérité, comme moi-même, tout le monde comprend, maintenant, la raison du martyr que, sans cesse, j’endure et qui m’épure. Voilà pourquoi je me dresse, droit comme une barre d’airain sans jamais fléchir devant tant de mal. Aujourd’hui mon interview porte, principalement, sur les problèmes du Kouilou, tels qu’ils ressortent sous la férule de Denis Sassou-Nguesso, le chasseur des trésors spirituels des Maloango et des sorciers du Mayombe. Je reviendrai, encore, compte tenu de l’importance du sujet, sur le projet de changement de Constitution, puisque le président, Sassou, persévère dans l’erreur.

Depuis les années vingt, les anthropologues européens avaient systématiquement entrepris de retrouver les trésors égyptiens de la Haute Egypte. Comme Schliemann, qui découvrit, en 1871, dans la ville de Troie, le Trésor de Priam conté par HomèreLord Carnarvon, fit la découverte spectaculaire, en Egypte, de la momie du pharaon Toutankamon, en 1922, avec l’archéologue, Howard Carter.

Les Européens le faisaient, donc, et, le font, toujours, jusqu’à nos jours de façon scientifique en procédant, officiellement, aux fouilles des sols et sous-sols pour en connaître les secrets enfouis et les fondements des civilisations anciennes.

Ce n’est pas le cas de Sassou-Nguesso, qui ne cesse de parcourir les terres des anciens royaumes Téké et Loango, depuis les années quatre vingt, tout de suite, après sa prise de pouvoir, à la mort de Marien Ngouabi, et, le coup d’état de palais du 5 février 1979.

Je ne vais pas parler des Plateaux téké qui l’attirent tant, y laissant, même, la vie des siens, à des fins fétichistes et magiques, d’autres que moi s’en occuperont, mieux, que je ne saurais le faire. Je vais m’appesantir, ici, sur le royaume Loango que je connais, mieux, ou, de ce qu’il en fut.

Ainsi, à la recherche du pouvoir magique des Maloango, tel un Cholet (1886,) un Théremi (1892) ou un Sacripanti (1973), en quête de spiritualité, Sassou a parcouru et continue de parcourir les terres vili, kotchi, yombé, Lumbu, etc., accompagné de son épouse et de certaines gens qui se sont affublées du titre de « sages », mais, qui, en réalité, ne sont que des traîtres à l’héritage hermétique de leurs ancêtres.

Même si dans la plupart des cas, ce ne sont que des imposteurs, faire visiter des sites, bosquets, lacs, anciens cimetières, et, autres lieux interdits, à des personnes étrangères, surtout, hostiles comme Denis Sassou Nguesso, constitue une trahison de nature à désacraliser la chose ou le lieu protégé par la tradition.

A titre d’illustration, on a surpris, en mars 1981, les hommes de Sassou, qui tentaient de piller la tombe de Moé Poaty 3 Ussangama, au cimetière royal de Tchimbang’- mbangu. Mais, les pilleurs n’avaient pas réussi à dérober quelque chose appartenant à ce roi qui, selon son nom du trône, a incarné «la plus haute autorité ».

En outre, Sassou a parcouru en décembre 1983 la zone de Siafoumou, qui fut, naguère, comme l’indique son nom, la terre des rois, puis, l’ancien grand village de Tchissanga, récoltant au sol le maximum d’indices de puissance. Pourquoi faire ? Je ne saurais le dire, mais, je pense que c’est pour les incantations magico-sorcières avec ses gourous.

Dans le même contexte, visitant cette année-là le village dit M’vili N’Kagni, qui attira l’attention du président et de ses hommes, curieux de constater que le vili eût pu avoir dans ses rangs des êtres doués de courage et de détermination, ainsi que, l’indique l’appellation de cet ancien grand village.

Comme ailleurs, il emporta moult indices de la présence des anciens, qu’on ne voit exposés nulle part, hormis, sans doute, dans sa chambre noire ou dans les laboratoires magiques de ses gourous.

Par ailleurs, Sassou et ses hommes sont allés, nuitamment, jusqu’à Kakamoeka, en juin 1990, pour tenter de détrousser les tombes des puissants princes et chefs traditionnels en vue de retirer leurs os, et leurs objets funéraires.

Certains soi-disant sages se sont amusés en mars 1998, à imiter devant Sassou, l’extraordinaire roi Moé Poaty 1er Kamangu Wu Kam’ M’ Bu, c’est-à-dire, qui commandait à la mer de se retirer loin de la côte ou de s’apaiser lors des marées hautes, pour permettre à ses sujets de ramasser à mains nues, de tonnes de poissons, ainsi, jetés sur le banc de sable.

D’autres se sont mis à lui donner, évidemment, en vain, la recette magique de la force de persuasion qu’avait jadis Moè Katmatu, qui berçait les oreilles de ses sujets par son éloquence envoûtante. S’il voulût se faire entendre et respecter par le peuple, comme ce roi, Sassou ne s’y serait pas pris autrement, mais, il ne faut pas oublier que les temps et les circonstances ont changé.

Lorsqu’ils se mirent à narrer l’histoire vraie de Moè Loembe N’ Kassu M’ Ntata, à leur encombrant hôte, celui-ci fut émerveillé et voulut savoir ce qu’il en était, réellement. Ce roi avait la faculté de se transformer en essaim de fourmis tueuses, mettant en déroute n’importe quelles troupes ennemies. Je ne sais ce qu’on a pu lui donner pour tenter de le mettre au diapason de ce puissant monarque. Mais, j’ai cru savoir qu’on lui avait remis un plant de kolatier symbolisant l’aspect visible de la puissance du souverain.

Comme on peut le constater, les pérégrinations, souvent, nocturnes et malintentionnées de Sassou et de ses hommes, sont d’une tout autre nature que celles plutôt diurnes qu’avaient effectuées les Européens pour les besoins généraux de la science et de la culture.

Sassou a, toujours, craint de fouler le sol de Makola, Mboukou, Bondi, Tchicanou Tchitondi, M’Pondila, N’Toto N’siala, sans doute, parce que ces villages n’ont pas, encore, mordu à l’hameçon de sa corruption. Peut-être, aussi, se sent-il mal à l’aise sur ma terre de prédilection, même si nous serions heureux de l’y recevoir, sans rancœur, mais, avec fermeté sur les principes.

En effet, depuis longtemps, déjà, les populations l’attendent de pieds fermes, qui entendent se faire expliquer pourquoi, elles sont si exposées sans contrepartie, aux émanations de gaz, de pétrole et de fumée, au dessèchement de leurs terres cultivables, de leurs forêts, de leurs rivières, et, à toutes sortes d’inconvénients qui les destinent plus, rapidement, que les autres paysans du Congo aux souffrances physiques et à la mort.

Tous les marchés de travail et de fournitures sans exception de ce pétrole de première catégorie sont le monopole du clan du président. Les jeunes gens des localités en question n’ont même pas droit à un petit boulot de manœuvre dans leurs propres villages, les travailleurs manuels étant recrutés depuis Pointe- Noire et Brazzaville.

Pourtant, c’est là qu’on exploite, principalement, le pétrole on-shore avec les entreprises Zétah (2001-2007), puis, Agip depuis 2007. Le Congo a un régime social singulier, exclusif et totalitaire puisque dans son égoïsme et sa peur de voir les autres Congolais s’enrichir à des fins politiques, le président accapare toutes les sources de revenus, les grands et les petits travaux, ne laissant rien aux autres membres de la collectivité nationale, même dans leurs propres villages comme c’est le cas ici.

Sur mon propre terrain familial et pour aller dans mon champ, je n’avais pu traverser, en janvier 2007, un bout de terre occupé par Zetah tandis que les paysans de mon village Bondi y passent, régulièrement. C’était, m’avait-on-dit, « les consignes du grand chef ». Je fus refoulé, alors que je n’avais pas d’armes, mais, une simple hache de bûcheron sur l’épaule, comme naguère mon père. Car chaque fois que je suis, chez moi, au village, je pars cultiver mon champ, étant d’origine paysanne sans avoir, depuis, trahi ma classe, en dépit de mon long commerce quotidien avec les citadins.

Le pétrole de Bondi, à Boudi, par exemple, est produit, non loin de ma case, et, les gens de mon village ne comprennent pas qu’ils ne puissent avoir le droit de bénéficier même d’un contrat de travail ou de service, tout en recevant à pleins poumons, les émanations de gaz et de pétrole, qui les prédisposent aux maladies cardiovasculaires et respiratoires.

Et, que dire de tous ces paysans, qui meurent dans leurs baraques, sans soins, sans eau, sans électricité ! Leurs terres, leurs rivières, leurs forêts et leur atmosphère sont pollués, complètement, dégradés. Même les eaux de pluie qui tombent du ciel sont noires de souillures de gaz et de pétrole. Le tout à seule fin de permettre au clan Sassou-Nguesso, de s’enrichir, tranquillement, à leurs dépens.

Le 20 septembre 2003, après mon retour d’exil, j’avais élaboré de concert avec les gens des villages concernés, un cahier de charges que je remis en mains propres, à la Société Zetah, par l’entremise de son directeur administratif et du personnel, mon frère, André Raphaêl Loemba, aujourd’hui, ministre des Hydrocarbures, afin qu’on fît droit aux doléances des populations, consistant, notamment, en la construction de puits d’eau pure, d’un dispensaire, d’une école de proximité, et, en la distribution de produits antitoxiques.

Je renouvelai cette démarche, le 27 juin 2004, auprès du ministre, Jean Baptiste Taty Loutard (paix à son âme). Il me fut répondu que les puits de pétrole on-shore étaient, directement, suivis par Mpila, et, que rien ne pouvait se faire sans la décision du président. Néanmoins, le ministre s’était engagé à présenter un rapport circonstancié au Conseil des Ministres. Jusqu’ici, l’affaire semble, pour le moins, avoir été ajournée de l’ordre des priorités et les populations abandonnées à leur triste sort. Il n’empêche que les responsables pétroliers de Bondi et autres villages concernés s’amusent à distribuer des prébendes à certains notables.

Une fois qu’ils s’étaient risqués de venir vers moi en tendant, pour mon compte, à mon collaborateur, et, sans connaître mon éthique, une enveloppe de 300.000 F CFA (450 euros), j’administrai une leçon de morale à l’outrecuidant qui en prit pour son grade et finit par s’alarmer, lui aussi, sur les souffrances des paysans. Malheureusement, ce n’est pas la règle chez beaucoup de mes compatriotes, ici ou là.

 

Où voulez-vous en venir ? Que demandez-vous concrètement ?

Je demande, instamment, qu’une commission d’enquête parlementaire aille faire un constat in situ et fasse des recommandations au gouvernement pour que l’Etat prenne des mesures exigées par les circonstances. Faute de quoi, je saisirais, dans 2 mois, qui viennent les instances internationales, chargées de la défense de l’environnement et des droits de l’homme. Dans ce cas, c’est Sassou, lui-même, qui sera visé intuitu personae, pour avoir perçu jusqu’ici de façon privative et scandaleuse, les ressources et commissions provenant de ce site pétrolier exploité, en dehors des conventions internationales. L’Assemblée nationale est, ainsi, mise à dure épreuve.

Ou elle intervient pour sauver une population en danger de mort lente, ou elle continue de défendre un chef d’Etat hors la loi. Une situation qui ressemble à s’y méprendre à de la brimade pure et simple, pire que de l’injustice. Si celle-ci est basée sur un alibi, celle-là ne repose sur rien.

En tant que potentat militaire, Sassou-Nguesso est, par définition, celui qui tout accapare et confisque, pour son intérêt personnel, et celui de son clan. Dans le domaine pétrolier plus qu’ailleurs, il a mis, purement et simplement, les membres de sa famille et de son clan à tous les postes de responsabilité et, d’abord, son fils, Denis Christel Kiki, pour tout ce qui concerne l’aval du brut de la SNPC (Société nationale de pétrole du Congo), afin de mieux en contrôler tous les circuits. Il peut, ainsi, mettre la main sur des tankers entiers de brut à son profit exclusif.

Et la nomination, le 25 mars 2015, c'est-à-dire, une semaine après mon interview, de Mr Ernest Denis Souami, neveu de feu Jean Baptiste Taty Loutard, au poste ronflant mais vide de sens, d’agent de « régulation de l’aval pétrolier » au sein du Ministère, ne change en rien la donne. Ce poste ne permet même pas au ministre des Hydrocarbures d’avoir la haute main sur Kiki qui conserve l’aval du pétrole de la SNPC, en maître absolu, de concert avec son père. Rien n’ébranle celui-ci, y compris les scandales de détournements, sans cesse, décriés au sein de la SNPC à l’encontre de son fils.

Son devancier, Mobutu Sese Seko, se faisait payer les ventes de la Gécamines, directement, sur ses comptes bancaires, au Zaïre, et, à l’étranger. Sassou a dépassé le maître, mais, étant moins ostentatoire, et volontiers, cachottier, en tout cas, instruit par les grands gestionnaires internationaux de fortunes, il excelle dans l’utilisation des comptes off-shore dans les paradis fiscaux et par le truchement de sociétés-écran.

Sa fabuleuse fortune est disséminée à travers le monde et convertie en immobilisations, actions, obligations, placements à terme et à vue dans les établissements anonymes, bancaires ou d’investissement. Comment démêler cet embrouillamini ? Le peuple congolais ne doit pas désespérer car des solutions existent, déjà, utilisées, ailleurs, dans des situations similaires. Je le dis en tant qu’expert financier. Avec une latitude inouïe de disposer des ressources nationales et des fonds publics comme il l’entend, Sassou est devenu l’un des hommes les plus riches du monde (plus de 20 milliards de dollars au 31 décembre 2014), laissant de loin, derrière lui, tous les présidents occidentaux et de nombreux hommes d’affaires américains et européens.

L’on comprend pourquoi, il se targue, sans vergogne, de défier François Hollande et Barack Obama, ainsi que, l’Union européenne et l’ONU de Ban Ki-moon, opposés au changement intempestif de constitution. Par là, une fois de plus,Sassou fait montre d’une courte vue qui ne prend pas en compte, le fait que l’auréole de ces dirigeants, outre leur caractère démocratique, n’est pas d’ordre ploutocratique comme le sien, mais, économique et militaire, conféré par leurs puissants Etats et leurs grands pays.

Pour des opposants déterminés, ayant une claire conscience des objectifs et de l’enjeu, ce richissime homme sans scrupules, ne peut être un handicap pour viser l’alternance, bien au contraire, sa fortune constitue un boulet dans son intention de s’accrocher au pouvoir.

Sassou s’était arrêté, en juin 2007, à N’Kungu, en contrebas de Hinda, sans toutefois, atteindre le chef-lieu de district avec Henri Djombo, l’éternel ministre de la Forêt. Là, il donna la parole à ce dernier pour lancer un appel en faveur de ma nièce, Lucile, qu’il venait, contre toute attente, et brutalement, de lancer à l’encontre de ma candidature pour la députation.

Les urnes me furent et de loin favorables, mais, excellant dans la fraude, la Commission électorale locale, présidée par le préfet, Dimou, détruisit les documents de centralisation du vote pour effacer toute preuve en ma faveur, et, ma nièce fut, purement et simplement, déclarée élue, autant vaut dire, nommée députée à ma place, sur ordre du président de la République, comme le régime de Sassou a coutume de le faire.

Je n’en fus pas contrarié, pour autant, pourvu, avais-je dit, que Lucile ne perdît le sens de l’orientation politique que je lui avais fixée pour l’intérêt des populations, qui étaient censées l’avoir élue. Ma nièce est, si je puis, ainsi, m’exprimer, ma créature politique, et, la graine de division semée par Sassou-Nguesso n’a pas germé faute de fumier, même si le poste de député lui a été concédé.

A preuve, lors des législatives suivantes de 2012, le poste lui a échappé dès le premier tour. Il en est de même du poste de la Région qui lui a été, pourtant, promis par le PCT (Parti congolais du travail, au pouvoir). Car, l’essentiel pour celui-ci et son chef, ne fut pas tant de mettre ma nièce sur le sellette que de m’empêcher d’aller à l’Assemblée nationale pour y clouer le bec au Système de fraude, de mensonge et de mauvaise gouvernance, qui sévit à Brazzaville. Voilà toute la question.

En 2009, parti au Kouilou pour un contrôle des installations pétrolières, on-shore, Sassou avait cru devoir s’arrêter au village, Liambou, entre Mengo et Hinda, au lieu de continuer jusqu’à Bondi et Tchicanou, où se trouve l’essentiel des puits de pétrole en exploitation.

Toujours, dans la chasse aux trésors spirituels, on vit, en mars 1986, à Mboukou, le président de la République, sortir, furtivement, en 4x4 de Louvoulou par Tchikanou, incognito, emmitouflé de vêtements boueux, un chapeau de paysan sur la tête, de grosses lunettes couvrant des yeux hagards de fatigue. Il semblait fort pressé, craignant qu’on ne le découvrît dans mon village. Informé, je mis sur ses trousses deux jeunes hommes en véhicule 4x4 jusqu’au-delà de Mvouti, qui me rapportèrent les faits et méfaits du couple en campagne de fétichisme.

Sans adresser la parole à qui que ce fût, Sassou et son épouse s’engouffrèrent dans une draisine banalisée qui semblait préparée à leur intention, et, qui démarra vers Tchitondi, dans un frottement assourdissant de rails. Et là, j’appris qu’ils reprirent la route carrossable en direction de Mvouti, toujours, en clando, à l’abri des curieux. C’était sans compter avec la vigilance tous azimuts des paysans qui le reconnurent.

Selon les deux suiveurs qui les filaient, son épouse et lui-même étaient allés consulter un grand féticheur renommé à Louvoulou, au bord du Fleuve Kouilou. Mais, on m’informa après- coup que le brave paysan avait perdu la vie les jours suivants, dès son retour de Brazzaville où il était appelé en consultation par le couple présidentiel. Il avait, certainement, succombé au poison afin que sa science ne pût profiter à d’autres politiciens habitués aux fétiches et à la magie comme lui.

Sur la route de Mvouti, et c’est le meilleur, Sassou et son épouse aperçurent à « Les Saras », une tombe sacrée où gisait un « Lutchéni », petit serpenteau mystique scintillant. Son 4x4 s’arrêta et Antoinette donna l’ordre au chauffeur du véhicule de couverture de récupérer la bouteille renfermant l’objet convoité. Le chauffeur s’exécuta et elle prit la bouteille en question, pour avaler, le jour même, son contenu. Moyennant quoi, le couple s’enhardit de s’être ainsi enrichi d’un nouveau totem de pouvoir.

De mémoire de congolais, on n’avait, jamais, vu un couple, aussi, mystiquement, lié par le Fétiche, depuis Eléna et Nicolae Ceausescu par le Cercle magique de l’Etoile polaire. Mal lui en prit, car dès le lendemain, à Brazzaville, en pleine joie de cette nouvelle conquête totémique, la première dame sentit son ventre s’enfler, irrémédiablement, jusqu’à l’étouffer. Alors, on envoya, dare-dare, un hélicoptère avec une dizaine de militaires pour rechercher la maîtresse des lieux qu’on rudoya sans retenue.

La pauvre paysanne accepta de monter dans l’hélicoptère pour répondre à la convocation de Mpila où elle trouva un président, qui en veut, toujours, plus et l’infortunée usurpatrice, Antou, mal en point. Prise de peur, elle la délivra du totem ancestral qui fit tant de morts dans la localité, et repartit tout de suite, sans boire le verre de jus qu’on lui tendit, ni prendre la forte somme d’argent qu’on lui avait destinée en contrepartie d’une cession définitive du Lutchèni en question au couple présidentiel.

Voilà la vraie sagesse du Mayombe. D’autres supposés sages eussent succombé à la tentation de la corruption et cédé un pouvoir aussi précieux à des quidams qui n’en méritaient point.

Evidemment, en pareille occurrence, le mieux eût été de les abandonner à leur triste sort, mais, la dictature n’a pas de limites, qui s’en serait prise même à l’innocente sorcière de « les Saras » qui n’en était pour rien. Dans cette rocambolesque affaire, je dois souligner que Dame Antou disposait et dispose, toujours, de l’élément femelle du « Lutchéni », et, l’appropriation de l’élément mâle eût permis au couple présidentiel de compter sur un doublet totémique, et ainsi, de mieux paraitre en public, en attirant, artificieusement, la foule.

Avant que je ne retourne en exil, en Afrique du Sud, en novembre 2002, Sassou et son épouse, Antoinette Tchibota Ndjembo Bikali, étaient à la recherche du grand fétiche du royaume Loango qu’on appelle « M’Bumba ».

Le M’Bumba des Maloango, était censé tout permettre : le pouvoir d’Etat, l’éloquence, la démagogie, la dissimulation, bref, tout ce qui sied à un homme de l’espèce de Sassou- Nguesso pour se comporter en monarque impuni. Mais, l’envers de la médaille, c’est qu’on ne peut s’en servir sans verser le sang et beaucoup de sang. Nous y sommes, Monsieur le journaliste et chers lecteurs.

C’est un symbole caractéristique du royaume Loango, qui fit l’objet de nombreuses interrogations de la part des anthropologues européens, de Cholet à Sacripanti, en raison de sa haute valeur mystique et symbolique. Il est censé avoir été désacralisé parce que, matériellement, emporté par l’administration coloniale comme œuvre d’art, ainsi qu’on le voyait, encore, au musée d’ethnographie, place du Trocadéro avant sa fermeture en 2009.

Cependant, les anciens affirment que c’est, seulement, la représentation imagée, visible à l’œil nu, qui a été emportée au loin, non l’essence même du totem inviolable qui lui, sommeille dans les panthéons du royaume, quelque part, dans les 7 provinces de jadis.

Là, il continue d’influer sur les esprits, du moins, sur ceux qui y croient, encore, comme la plupart des gens de ma génération. Je souligne, toutefois, pour la gouverne de Sassou que dans la cosmogonie des sorciers vili, le Mbumba « étouffe l’affaire, mais ne l’efface pas ». Or, les questions criminelles étant, juridiquement, imprescriptibles, le procès pénal reste suspendu sur la tête de l’auteur du crime comme l’épée de Denys l’Ancien, tyran de Syracuse, sur la tête de Damoclès.

Ayant eu vent de toutes ces tentatives de bradage patrimonial, Bernard Théousse et moi, prîmes l’initiative de créer en marge du Conseil royal, un noyau dit des « Dignitaires de Boali » en concertation avec d’autres natifs de ce village primordial, comme Jean Baptiste Taty dit Yoyo, chef coutumier de Mvou-mvou et Tchicaya dit le Terrien... (paix à tous nos morts). C’était en mars 1996, point de départ de la prise de conscience du fait culturel Loango et de la nécessité de protéger notre patrimoine culturel, ainsi que, nos valeurs de paix et d’honnêteté, qui couraient le risque d’être foulés aux pieds et réduits à néant, dans une région qui ne cesse de se renier avec l’invasion d’idées et d’anti-valeurs opposées à notre culture et notre éthique.

A partir de ce moment de la petite histoire de ma vie, je me sentis obligé de me dévoiler, étant, non seulement, un fils du Kouilou, ce qui est connu, mais aussi, un natif de Diosso, ce qui l’est moins. On sut, dès lors, que je suis né, à Boali, placé sous la protection de Moè Poaty 3Ussangama, à la mort de mon père, Alphonse Souchlaty Poaty l’Ancien.

Non pas que je méconnusse les villages, Bondi et Mboukou, terre de mon évolution ultérieure, qui m’assigna un destin, mais, je devais à l’opinion une nécessaire clarification, que je renouvelai, le 15 février 1997, lors de la Conférence de Loango, devant tous les notables et cadres politiques du Kouilou, réunis pour la première fois, afin de discuter des problèmes liés à la vie de la région.

Aux nombreuses questions qui me furent posées par ceux, quasiment, tous, qui ne me connaissaient pas sous ce jour nouveau, je crus devoir lever un coin du voile. En effet, lorsque mourut le 24 mars 1946, mon père biologique, Alphonse Souchlaty Poaty l’Ancien, ivoirier et voyageur, d’une simplicité déroutante, fils de Mboungou, de la lignée de Ngandou, conseiller et ami du roi, c’est lui- même, Moè Poaty 3Ussangama, fils de Mpanzou, ancien combattant, qui me recueillit sous son toit royal à Boali, en me traitant sur le même pied d’égalité que ses propres enfants, et, notamment, le prince, Jean Barret, mon frère et ami de jeu dans les Gorges.

Poaty 3, le dernier des Géants sur le trône des Maloango (1931-1975), digne, généreux et impressionnant d’autorité, je ne sais de quelle glaise il fut pétri. Sur la requête des autorités coloniales, il défendit Pointe-Noire et ses environs en les recouvrant, mystiquement, en 1943, d’une épaisse barrière de feu pour empêcher le débarquement éventuel des Allemands.

Il m’aimait au point de me privilégier en maints aspects. C’est avec un amour filial que je vais, souvent, m’incliner devant sa tombe, après avoir contribué à la construire, avec Jean Barret. S’il ne m’avait recueilli au décès de mon père, et, en l’absence de ma mère, ma vie eût basculé dans le vide.

Puis rejoignant, plus tard, au village Bondi ma mère, Alphonsine Ndoko Ntondo, fille de Moé Tchibamba Ntondo-Ngoma, patriarche de la lignée Tchimanga, remariée avec son cousin, le sage, Olibre Taty Yoka, bûcheron et conteur, fils de Tchissambou Sonika de la lignée de Kakou, lequel m’inculqua les idéaux de justice et d’amour, et m’éveilla à la vie active.

Olibre fut un visionnaire hors pair. Vingt ans avant sa mort, il prédit que dans le sous-sol de son village, gisaient d’énormes quantités de pétrole. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que nous serions les laissés pour compte de cette manne, du fait d’un chef d’Etat brutal et injuste dont l’immense fortune allait être constituée par les pétrodollars provenant de nos génies bienfaisants et sans aucune contrepartie.

Depuis que je suis devenu, comme on dit « quelqu’un », je me suis, toujours, prévalu de ces trois pères, quasiment, du même ordre, que d’instinct, je considère comme ayant façonné mon être. Avec, toutefois, une prédominance d’Olibre qui m’a adoubé plus, longtemps, sans, toutefois, que je connusse le bonheur, mais, ce ne fut pas, là, l’objectif que Dieu m’assigna sur terre. « Si jamais, le bonheur m’avait élevé dans ses bras, il m’eût étouffé », écrit Chateaubriand dans les célèbres Mémoires d’Outre-Tombe.

Et moi, je ne me suis, véritablement, épanoui qu’en me trouvant, à Bondi, parmi les gens de ma condition, après que mon grand-oncle M’bouiti- Ngoma, alias Ndolo l’ouraganTsi dutsi-missolo (celui qui brouille les pistes), patriarche de la lignée Tchimanga, fut venu me récupérer des mains chaleureuses du roi pour m’apprendre dans son village, Tchobo, 12 mois, durant, quelques rudiments de sagesse vili.

Pour en terminer sur cette filiation complexe, je dois ajouter qu’à l’école du village, Mboukou, distante de 12 km de Bondi, je fus placé sous la protection de Moè Makosso M’ Louissi, puissant chef de canton charismatique, prince sacral de Nkata, héritier de la Couronne, au même titre que Tchingobo de Mpili, prince sacral de Kondi, tout en étant rattaché aux lignages Ngola par ma mère et Ngandou, par mon père biologique.

Fort, heureusement, car à l’époque, en ces années 50, les élèves de l’école primaire de Mboukou mouraient sans qu’on en sût la cause et, ceux qui résistaient allaient d’échec en échec en classe. Par la grâce de Dieu, je fus épargné.

Avec le lignage tchimanga, évidemment, j’ai la double filiation de ma mère et d’Olibre, sans oublier ma parenté par ma grand-mère maternelle Bissou (N’lenda M Pangou) avec le clan Tchima du patriarche, Ndimbu Tchiyaka, de la 4eprovince royale dite de Ngakanu, pour simplifier.

A Boali, à l’instar de Bondi et Mboukou, je dispose, en mon nom, attesté le 4 décembre 1996, par les témoignages concordants du chef, François Xavier Tchitembo le Mamboma, de l’ancien député, Joseph Sinald, ami et voisin de mon père, du chef de quartier, Mongo M’pélo Léon Loemba, et, de Madame Angélique Tchitoula, du site familial qui me vit naître au quartier Mongo M’Pélo, entre le grand cimetière, l’église catholique, et, les Gorges. Tout un symbole.

Mais revenons aux dignitaires de Boali pour dire que notre première action avec Théousse à la tête, fut de soutenir, vivement, le nouveau roi parmi les Kondi, héritiers de la Couronne. Les Kondi, et parfois, les Nkata montent, seuls, sur le trône du royaume Loango, depuis l’extinction quasi-définitive des Bouvanzi au 15e siècle.

Taty 1er, c’est son nom du trône, prince sacral de Kondi, prit le surnom de Moè Mayilou. Avant même son intronisation intervenue le 14 novembre 2000, nous le mîmes sur la sellette selon la tradition pour aller s’incliner devant la dépouille du prince, André Tchicaya tsi- M’Pita, décédé le 13 février 1997, à Pointe- Noire. A cette occasion, Tchitembo, le Mamboma fit le rituel et les incantations conformes, en pareille occurrence. Je n’ai pu participer ni à son intronisation, ni à ses obsèques après son décès, en 2007, ni à la montée sur le trône, en 2009, de son successeur, Makosso 4, prince sacral de Kondi.

Car, dès le 23 décembre 1997, je quittai Pointe-Noire pour rejoindre ma famille à Johannesburg, jusqu’au 10 juin 2002, date du décès de mon frère aîné, Bernard, dont je porte, toujours, le deuil jusqu’à aujourd’hui. Je ne suis pas resté, longtemps, au pays avant de repartir à l’étranger.

Toutefois, à mon retour à Pointe-Noire, le pasteur supérieur, Gaston Makosso, vint me rendre visite, le 15 décembre 2005. Et, parlant de tout et de rien, il m’apprit que le président, Sassou, et, son épouse, l’avaient prié de les conduire au sanctuaire de Tchintanzi, en juillet 2001. Je fus surpris de cette information et me transportai sur sa demande, avec lui, dès le lendemain, sur place, à Tchintanzi.

J’y étais allé, à plusieurs reprises, avec le successeur du prophète, Louis Gaspard Louissi Sakala, avant sa mort. Il m’en avait dit beaucoup de choses.

Le sanctuaire est un lieu chargé de symboles, un « Tchibila » de son nom vili connoté de mysticisme, qui n’est, en principe, accessible qu’aux initiés, qui est interdit aux étrangers à l’église du CPA (Christianisme prophétique en Afrique), et que, beaucoup de gens ne connaissent pas, y compris au Kouilou.

Je vis que la configuration des lieux telle que laissée par le prophète lui-même et préservée par son successeur, avait, complètement, changé : un mur d’enceinte, ainsi, qu’une porte métallique y étaient construits et divers travaux effectués. A ma question de savoir qui avait financé ces travaux, Gaston Makosso répondit que c’est le président Sassou-Nguesso.

Pire, le pasteur supérieur, Makosso, qui venait d’être placé à la tête du CPA, à la mort de Sakala pour tenter de mettre un terme, fût-ce, provisoirement, à la division de l’église, me fit savoir qu’il avait consacré, sur son insistance, Sassou-Nguesso, au titre de pasteur supérieur, soit, au degré le plus élevé. Alors, je fus bouleversé de confusion et de peine.

Sassou, Pasteur Supérieur ? Avait-il même franchi le stade de membre confirmé de l’église avant de gravir, en un clin d’œil, les échelons de la hiérarchie pastorale jusqu’à cette extrémité ?

N’est-ce pas lui qui tua le prophète, en 1973, beau-père, par alliance, et, gourou de Marien Ngouabi ? Qui fut à l’origine de l’instrumentalisation politique de la scission de l’église sur la promesse à lui faite par certains membres de lui en conférer les clefs ? Qui envoya, en 1986, le regretté ministre, François Xavier Katali, avec mission expresse de chasser Louissi de la maison du prophète, et dont l’ordre de pénétrer à l’intérieur de l’église de Tié-Tié fit 20 morts ? Qui avait, lors de son fameux sacre de pasteur supérieur, les mains, encore, ensanglantées par ses crimes de guerre et l’odeur non dissipée de la poudre de canons destructeurs ?

Comment peut-on manquer de discernement jusqu’à ne pas percevoir l’intention cachée et malséante de cet homme, faiseur de malheur et ennemi invétéré des églises chrétiennes en général et du CPA en particulier ?

Le pasteur supérieur, Makosso, tenta, en vain, de me convaincre en invoquant le pardon de la Bible, comme si cela nécessitait de livrer l’église de Sry Lassy Simon Zéphyrin à un pareil démon, à cet homme, foncièrement, méchant qui, en l’occurrence, souffrait de l’étreinte vengeresse d’innombrables et innocentes victimes sacrifiées sur l’hôtel de son pouvoir diabolique, avant même qu’il ne prît la tête du pays, et tout, récemment, encore, en juin 1997, du fait de sa sale guerre de reconquête du pouvoir perdu par les urnes en 1992 ?

J’étais, donc, interloqué, ne voyant rien qui justifiât une telle bévue, à son niveau de responsabilité. Et nous reprîmes la route de Pointe- Noire.

Sur ces entrefaites, nous croisâmes vers 16 h, le colonel, Théophile Elobakima, qui me fit un salut de la main. J’indiquai à mon compagnon qu’avant notre arrivée, Sassou sera informé de notre visite, et, je lui demandai de faire, extrêmement, attention à ses faits et gestes à partir de ce jour, car cet homme est le bras droit du président de la république au Kouilou, loin derrière, Dimou et Paka, les deux préfets départementaux de l’intérieur et de la ville. Sans être prophète, j’avais prédit l’avenir, car le 2 janvier 2006, le pasteur, Gaston Makosso, robuste, physiquement, et, alerte, intellectuellement, fut foudroyé par un poison violent aux dires de son entourage et selon toute vraisemblance.

C’est la quatrième fois qu’il se débarrassait, ainsi, d’un dignitaire d’église, après le prophète Lassy lui-même, en 1973, le cardinal Biayenda, en 1977, Mgr Firmin Georges Syngha, en 1993, le pasteur supérieur, Makosso, en 2006, et plus tard, Mgr Ernest Kombo, en 2008, pour la cinquième fois.

 

Pourquoi Sassou-Nguesso s’en prend-il, souvent, aux serviteurs de Dieu, à savoir, les pasteurs, les évêques, et même, un cardinal ?

Lancinante et terrible question, monsieur le journaliste. Et j’en oublie certainement. Comme, par exemple, ces 4 hommes d’église tués, à Mindouli (sur 34 fidèles fusillés dans l’église), par les cobras, en décembre 1998, alors qu’ils y étaient partis en mission de paix, à la demande de Denis Sassou-Nguesso, lui- même, et, avec l’accord du Conseil œcuménique. Mais, chose importante, le père, Diafouka, qui conduisait la délégation de paix était soupçonné par le chef des cobras, de parti pris pour Bernard Kolélas.

A noter qu’avec Gaston Makosso et Ernest KomboSassou-Nguesso avait franchi un nouveau palier dans l’horreur puisqu’il s’est tapé deux grands hommes de Dieu qui, par-dessus le marché, s’étaient, innocemment, portés à sa rescousse. Il les a pris comme marche-pieds dans son épopée politique avant de leur supprimer, purement et simplement, la vie.

En plus, Sassou a, certainement, conscience que le sang de serviteur de Dieu vaut de l’or dans le pactole des dévots de l’ange de la mort. En attendant que ce sang précieux lui soit imputé au centuple dans l’enfer.

En l’espèce, Mgr Kombo lui évita rien de moins qu’une condamnation pénale lors de la Conférence nationale, en juin 1991, voire, un lynchage à mort, notamment, dans les dossiers, « Assassinats » et « Crimes économiques ». Lorsque ce prélat, ancien cadre du CENAGES (Centre national de gestion) sous mon autorité de 1978 à 1983 me fit l’honneur de me consulter sur le retrait ou non de ces dossiers brûlants de la Plénière générale de la Conférence, je lui donnai mon point de vue consistant à laisser se prononcer les conférenciers en toute liberté.

Mais sa voie prépondérante et sa qualité de prélat décidèrent du contraire sans en référer aux conférenciers. Il invoqua des raisons de paix et de concorde nationale pour préférer une cérémonie de lavement de mains sans lendemain, évitant à Sassou-Nguesso, qui menaçait d’envoyer la troupe au Palais des Congrès, la foudre des conférenciers en furie.

Et le pauvre Kombo devait, plus tard, payer, de sa vie, son manque de flair politique. Peut-être, s’était-il sacrifié pour la paix ? Sa vie était suspendue à un fil, surtout, après son homélie choc prononcée à l’occasion des obsèques de Mgr Batantou, le 13 mai 2004, à Brazzaville, devant Sassou-Nguesso.

J’en savais quelque chose, mais, la lecture de l’ouvrage suivant m’a laissé pantois (Hervé Zébrowski : les assassins du cardinal Terreur sur Brazzaville-Editions du Chercheur d’Hommes, juin 2009).

De son côté, le pasteur supérieur, Makosso, le délivra du sang innocent et vengeur de ses crimes. L’un et l’autre de ces deux cœurs tendres furent soumis à son implacable ruse démoniaque et succombèrent, après-coup, à son poison.

On attend d’autres dindons de la farce après le prochain forum de discussions pour le changement éventuel de la constitution du 20 janvier 2002. Car, jamais, en aucun temps et en aucune manière, Sassou-Nguesso n’a respecté ses engagements. C’est, là, une constante de sa vie politique, de sa vie tout court, dont il faut, absolument, tenir grand compte chaque fois qu’on se trouve aux prises avec lui.

Ainsi, se joue le destin de ceux qui ne savent pas où mettre les pieds, qui croient rendre service en s’aventurant avec des loups vêtus de peau d’agneau, leur accordant grâce et bénédiction au nom de je ne sais quel principe divin. Sassou a eu du mal à se remettre des tourments causés par ses crimes et ses rivières de sang versé. Il faisait flèche de tout bois pour en être délivré spirituellement.

Ses quatre visites au Vatican, successivement, sous Jean Paul 2 (mai 2000), Benoît 16 (mai 2010, juillet 2011), et,François 1er (décembre 2013), ainsi que, son long aparté avec Jean Paul 2 de passage, à Brazzaville, le 5 mai 1980, venant de Kinshasa, ne lui avaient pas suffi, encore que, pour mériter de la grâce papale, il faut se repentir, effectivement, et, ne plus persévérer dans la faute, ce qui est loin d’être le cas de cet indécrottable criminel, assoiffé de sang devant l’éternel.

Mon père me contait, souvent, la fable de la gazelle et l’antilope. Celle-là, rusée, enfermée dans un trou, appela au secours plus fort qu’elle pour l’en délivrer. C’est alors que vint celle-ci qui, faute d’avoir discerné le danger, courut vers la gazelle qui la précipita dans le gouffre à sa place. Tandis que l’antilope s’en mourait sans secours, la gazelle maligne et goguenarde, s’en tira ragaillardie, gambadant et festoyant au milieu des siens.

Du reste, le Tchibila est, par définition, le siège des génies de toutes sortes. Ces êtres n’aiment ni le bruit ni le béton ni l’argent. Leur habitacle ne peut être un chantier humain fréquenté par des hommes de violence et de haine. Je parie qu’ils s’en sont allés, ailleurs, par la faute de celui qui croyait, peut être, mieux, les servir.

Un de mes compatriotes s’était trouvé, en 1987, en face d’une situation comparable, qui avait rendu visite à un parent de Madingo-Kayes, sans savoir que ce dernier s’était acoquiné avec Sassou-Nguesso. Or, partout où il passe, cet homme sème sa graine de division et installe son traquenard.

Ce faisant, il crut que son féticheur était en passe de le trahir ou de renforcer la puissance mystique de son adversaire. Alors, Il le rappela, à Mpila, et, lui administra un poison qui l’emporta, dès le lendemain de son retour au village.

Dans le même ordre d’idées, trois féticheurs pygmées venus de la Lékoumou, en 2008, ont été empoisonnés après avoir travaillé pour Sassou parce qu’il les trouvait performants et pour éviter que d’autres hommes politiques du même acabit ne profitassent de leurs œuvres, il les supprima, purement et simplement, par le poison de la surface de la terre. Effarante démonstration de cruauté.

Sassou est, par essence, mégalomane, toujours, enclin à monopoliser tout ce qui tourne autour du pouvoir : fétiche et féticheurs, sorcellerie et sorciers, magie et magiciens, sexe et femmes.

Le fait qu’il considère d’un mauvais œil les autres obédiences de lumière, par exemple, confirme cette volonté de tout caporaliser à son profit, sans égards à l’expression libre et démocratique d’autres sensibilités spirituelles. Je le réitère, véhémentement, le pillage des ressources pétrolières et minières du Kouilou par Sassou-Nguesso s’accompagne de l’extermination méthodique, par le poison, des cadres méritants de cette région. J’en publierai la liste et les motivations le moment venu.

Qu’il puisse piller, manger, boire, en associant son clan à son festin, cela me laisserait, quasiment, de marbre jusqu’à ce qu’il soit repu, mais, ce qui me choque comme tant d’autres, au plus profond de mon être, c’est sa détermination maléfique à vouloir tuer les cadres et à acheter par l’argent du pétrole du Kouilou, le propre patrimoine culturel et spirituel de cette région, avec la complicité bienpensante des prétendus sages attirés par l’argent sale.

Et puis, que le couple présidentiel, qui n’en finit pas de prendre le Kouilou et Pointe-Noire, la « capitale économique » pour sa vache à lait et son arrière-cour, cela ne mérite que du mépris.

D’autant que les chefs-lieux de district, comme Mvouti, Kakamoéka, Nzambi, Madingo-Kaye, Hinda et Nzassi, à l’image de Pointe-Noire, se meurent dans l’abandon. Où qu’on aille dans le Kouilou profond pour ne pas parler de la ville, c’est la désolation totale et frustrante, comme si le pétrole n’était pas produit dans la région, comme si le Kouilou n’était pas partie intégrante de la collectivité nationale.

 

Vous dénoncez le fait que le Kouilou, région qui produit tout le pétrole congolais, soit, pratiquement, laissé à l’abandon, ainsi que ses fils et filles, qui vivent dans la pauvreté et le dénuement total. Pourtant, la première dame est de cette région. Elle devrait œuvrer auprès de son époux en faveur de son développement. Le fait- elle suffisamment ?

Pour le savoir, il faut d’abord se demander où est passée la fameuse municipalisation accélérée. Celle-ci n’a servi, en fait, que de cache misère à une pauvreté répugnante. Une seconde municipalisation, me dit-on, a été négociée ou en voie de l’être, à condition que le Kouilou, en chœur, dise OUI au changement de la constitution, c'est-à-dire, à la perpétuation du pouvoir infâme de Sassou-Nguesso.

De qui se moque-t-on ? On prend les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ! Alors que la ville de Pointe-Noire ploie sous des immondices et des projets inachevés faute de financement, on se permet de bâtir des châteaux en Espagne, pressé par la démagogie intarissable du couple Sassou !

L’on peut se demander si ces deux acolytes se rendent, vraiment, compte de ce qu’ils font et de ce qui est. Le Kouilou est un des principaux maillons de la République, terre d’accueil et de paix, il est amarré au reste du territoire de mille liens immémoriaux, depuis les pistes piétonnes antédiluviennes jusqu’à la proclamation de la République sur son sol, en passant par la route des caravanes, les rencontres royales de fraternité entre Makoko et Maloango et le Chemin de fer Congo-Océan.

Dans l’avenir immédiat et lointain viendront, je l’espère, les autoroutes de l’information et de l’électricité, qui suivront ou précéderont une vraie autoroute carrossable Brazza-Pointe- Noire.

C’est, donc, par Pointe-Noire que tout ou presque, passe et que le Congo tout entier a scellé son destin de nation libre et indépendante. Mais, il ne faudrait pas que Pointe-Noire fût réduite aux simples fonctions de transit, de puits de pétrole ou de mine d’or, sans qu’elle eût la possibilité de prendre sa part de la richesse nationale pour sa propre survie et son développement. Ce serait tuer par inanition la vache à lait.

Thystère, paix à son âme, s’en était, déjà, ému, qui disait : le pétrole, les habitants de Pointe-Noire n’en sentent que l’odeur, car ils ne le voient pas.

Du reste, un pays qui se veut unitaire, n’est-il pas comparable à un corps social ? La chique à l’orteil répand la douleur jusqu’à la tête, un mal de dent affaiblit tout l’organisme et il n’est pas de bonne politique de négliger une partie d’un tout.

Au mariage traditionnel d’Antoinette et Denis, que je sache, il ne fut, jamais, question, du moins, souhaiterais-je me le faire confirmer, d’aliéner le Kouilou en faveur du couple présidentiel pour que celui-ci s’autorise, ainsi, d’exercer un monopole de décision dans la gestion de toutes les structures, et, de tous les postes politiques, administratifs et financiers. L’épouse conseillère de Sassou-Nguesso, n’est pas, en réalité, une vraie fille du Kouilou. Et, je le constate, avec regret, car si, seulement, elle l’était, elle serait la meilleure avocate de sa région d’origine auprès de son mari.

Née à Kinshasa, de père Kinois et de mère, certes, vili, mais, immigrée de longue date, à Kinshasa, où elle fut enterrée, parlant un vili approximatif, n’ayant ni village ni maison hors de Pointe-Noire, elle est, culturellement, plus proche de Kin Malébo que de Ponton-sur-mer. Sa mère, Maman Poto, supposée vili, installée à Kinshasa, de longue date, y est décédée en 2005. Elle serait d’origine béninoise à en croire les récentes révélations de l’artiste musicien Evoloko Lay Laty de la RDC, qui associe Maman Poto, sa propre mère et la mère de Koffi Olomide, toutes trois d’origine Popo, dans le même sillage béninois. Je n’entrerais pas dans la controverse, mais, je connais la tante d’Antoinette, vili bon teint, en la personne de Maman Hélène, ce qui lui donnerait une attache, même tenue au Kouilou.

Il est, donc, difficilement, compréhensible qu’elle continue d’agir comme si le Kouilou avait été offert en cadeau de mariage à Denis Sassou-Nguesso, dès le début de leur idylle fantasmagorique, telle la Bretagne qui fut offerte en dot par Claude, la fille de Louis 12, à son mari François d’Angoulême futur François 1er . Si Claude la Duchesse apporta le Duché de Bretagne à la France, le Kouilou n’appartient pas à Antoinette et Sassou n’est ni le Congo, ni même un kani (grand chef traditionnel en mbochi ou plutôt en makoua).

En outre, la Bretagne a bénéficié d’une grande considération et d’un développement exceptionnel sous l’impulsion du roi de France, ce qui est loin d’être le cas pour le Kouilou sous la férule du kani d’Oyo qui l’a, purement et simplement, placé à l’arrière-plan, comme cadet de ses soucis.

En sciant, ainsi, l’arbre sur lequel il semble, confortablement, assis, le couple présidentiel, ne craint pas la culbute, assuré qu’il est prêt d’y demeurer par sa corruption et la force de ses fétiches.

Alors, il continue de piller les ressources du Kouilou, de détruire son patrimoine culturel et spirituel de tuer ses cadres, de freiner l’élan de sa jeunesse, en lui barrant l’accès aux études supérieures, à l’emploi dans les entreprises nationales, à la Fonction publique, à l’armée, à la police, à la gendarmerie.

Il considère tout ce qui concerne ou intéresse le Kouilou, tantôt, avec condescendance, par exemple, en recevant dans son palais de prétendus sages, préalablement, conditionnés, qui s’échinent en civilités et en excuses plates et incongrues.

Pourquoi autant de désinvolture, chaque fois, qu’il s’agit de projets de développement propres à cette région, de ses infrastructures routières, scolaires, sanitaires, de ses travaux d’assainissement urbain, etc. ? Sassou-Nguesso peut il s’expliquer, par exemple, sur son aversion viscérale à examiner le projet du barrage du Kouilou, qui aurait pu être, on le sait, la clef de voûte du développement intégré de notre pays, et servir de source irremplaçable d’énergie à toute l’Afrique centrale et australe ?

Sous prétexte de particularisme, et, sans discussions préalables, il s’était permis de rejeter la proposition du COK ( Collectif des originaires du Kouilou) de rétrocéder une partie, tout à fait infime (1% ) des ressources pétrolières au Kouilou, région productrice, pour son développement sans que ce fût exclusif d’autres localités au bénéfice desquelles les initiateurs avaient prévu un taux de rétrocession (2%). D’ailleurs, que veut dire particularisme ?

Si c’est pour faire en sorte que toutes les régions soient logées à la même enseigne, comme ce qui se fait, actuellement, le problème serait mal résolu parce que mal posé. Car, c’est de la diversité des situations que naissent l’émulation et le progrès.

Si par là, on doit, continûment, ravaler tout le monde au même rang suivant une espèce de nivellement par le bas, on n’avancerait pas dans une marche concurrente et ascendante vers le développement et la lutte contre la pauvreté.

Surtout, qu’on ne confonde pas égalité de chances et solidarité, l’une étant la garantie de l’autre, sans s’exclure, mais, celle-ci ne doit pas empêcher la prospérité générale. Les économistes s’entendent là-dessus quelles que fussent leurs options idéologiques. Ils se séparent, seulement, sur la question de la distribution. Mais, avant de distribuer, ne faut-il pas d’abord produire ?

La proposition du COK qui s’inscrivait, rationnellement, dans le cadre de la décentralisation, devait s’étendre à d’autres régions productrices de ressources du sous-sol comme, bientôt, la Cuvette avec son pétrole en phase d’exploration, afin de faire fonctionner les structures décentralisées sans, forcement, recourir à L’Etat central.

Partout, ailleurs, en Afrique, et dans le monde, ce genre de rétrocession existe, effectivement, (Nigéria, Afrique du Sud, Canada, Etats Unis, etc.), et ne pose aucun problème de pouvoir, bien au contraire, le budget général de l’Etat ne peut qu’en être soulagé.

Le Congo n’eût, donc, pas innové en la matière, puisqu’il semble que l’innovation tende à effaroucher Sassou-Nguesso, mais nous aurions pu renforcer les chances de la décentralisation, quotidiennement, chantée pour la galerie.

Du reste, ce n’est, là, qu’une méthode, certainement, plus appropriée mais il y en a d’autres, pour opérer une répartition rationnelle du revenu national, et, de mettre les régions en ordre d’émulation productive, technique et scientifique.

La première dame s’était levée contre la présidente du COK, Madame Aimée Mambou Gnaly, personnalité objective s’il en est, l’accusant, malencontreusement, de lorgner vers le fauteuil de son mari, comme si celui-ci était le seul dans le pays qui convenait au poste, et qui brillait de mille feux par ses qualités de cœur et d’esprit.

Par ailleurs, pourquoi Sassou s’obstine-t-il à refuser de construire une université dans la grande ville de Pointe-Noire, ouvrière, administrative, et, fortement scolarisée ? Alors que dans les pays comparables, on en compte une dans chaque ville, en tout cas, plusieurs dans le pays, comme au Cameroun (8), en Côte d’Ivoire(6), au Sénégal (5).

De même qu’il craint que le Congolais ne se prévale de quelque savoir pour se faire valoir, politiquement, « le bâtisseur infatigable » a peur du savoir des cadres nationaux qu’il préfère sans relief intellectuel.

Même avec l’Université de Kintélé, dite Sassou-Nguesso, en construction, on ne pourra pas satisfaire les besoins intellectuels et de recherche de notre pays. Le Congo a les moyens et la matière grise pour animer plusieurs universités et en faire de grands instruments de promotion scientifique, intellectuelle, économique et sociale, parce qu’il fourmille de diplômés, insuffisamment, employés, et, mis à contribution dans notre processus de développement.

D’ailleurs, comment atteindre l’émergence d’ici à l’an 2025, tant déclamée mais non assumée, avec une ou deux universités, seulement, concentrées dans la capitale politique ? Le procès de la production se tiendra-t-il seulement à Brazzaville ou partout dans le pays ?

Et que dire du Lycée général qui fait, cruellement, défaut, dont on parle depuis belle lurette pour l’intérieur de la région du Kouilou, comme c’est le cas d’autres régions du pays ?

Antoinette, par une sortie malheureuse et pathétique à Pointe-Noire, en mars 2006, qui fit grand bruit, s’était mise à apostropher Thystère Tchicaya par l’intermédiaire de son épouse, lui intimant l’ordre de « laisser son mari tranquille faute de quoi on risquerait de bombarder Pointe-Noire ». Bombarder Pointe-Noire ? Voilà lâchée l’arrière-pensée maléfique du couple infernal !

Comment interpréter ces paroles vipérines, si ce n’est pour se convaincre, s’il en était, encore, besoin, de ce que la première dame ne s’est, jamais, reconnue en sa supposée ville d’origine, ne se souciant que de soigner l’image de marque de son démon de mari auquel elle n’avait, jamais, autant ressemblé dans le mal et le machiavélisme que depuis son retour au pouvoir par les armes, ainsi que les empoisonnements répétitifs et programmés.

On a le droit d’aimer et de soutenir son mari jusqu’à la déraison, mais, on n’a pas le droit de livrer toute une région et ses richesses, pieds et mains liés, à un potentat monstrueux de l’acabit de Sassou-Nguesso, qui n’est rien, de moins, qu’un génie du mal pillant, tuant, abusant de la naïveté des « Sages » dont il se sert comme des marche-pieds.

Recevant le 18 juillet 2008, à sa résidence de Mpila, les fameux sages qu’il traita, du reste, à mots non couverts de souris de maison, les jeunes de Pointe-Noire étant, quant à eux, qualifiés de rats de jardins, Sassou s’était risqué de dire qu’au plus fort de la guerre de 1997, il aurait pesé, de tout son poids, pour épargner Pointe-Noire des massacres (je le cite de mémoire).

Encore un mensonge grotesque, car la capitale économique était bel et bien tombée sous les bottes des troupes étrangères venues soutenir Sassou-Nguesso. Et, elle n’a évité d’être incendiée que par une stratégie délibérée de paix héritée du fonds des âges et mise en exergue par ThystèreTchitchellé et Loembé, respectivement, maire de Pointe-Noire, préfet du Kouilou et commandant de Zone (paix à nos morts). Qu’il manquât de hauteur de vue à ces trois dignes fils du Kouilou, en opposant une résistance dérisoire contre des assaillants plus aguerris, et, voilà Pointe-Noire soumise aux bombardements destructeurs. Peu importait, donc, que Sassou se fût érigé en défenseur de la ville pour un conflit qu’il avait, sciemment, provoqué, et qu’il tenait, dès l’abord, pour gagné compte tenu des moyens matériels, financiers et humains mis en jeu.

A titre personnel et par un malheureux concours de circonstances, je me trouvai, à Pointe-Noire, de retour de Johannesburg, le 13 octobre 1997.J’étais, donc, chez moi, dans ma maison de l’Aéroport lorsque les soldats angolais entrèrent dans la ville, le 15 octobre, sans que je susse ce qui se passait, à Brazzaville, tandis que tous les cadres politiques s’étaient évaporés comme des lapins sur les lignes 7 et 8 vers Hinda et Madingo-Kayes, dans un sauve- qui-peut de vie ou de mort.

J’en profite pour m’incliner, à nouveau, devant l’âme du jeune commandant, Destin Ebaka, qui, dès le 16 octobre 1997, perdit la vie parmi la centaine de martyrs dénombrés à Pointe- Noire, durant les trente premiers jours de terreur.

Alors, bravant les conseils de ma mère, je courus me réfugier au Centre ville, dans l’appartement de passage de l’Arc. Mais débusqué par des éléments cobras qui y rodaient, je dus rejoindre, dès le lendemain, ma résidence, estimant que j’y serais, mieux, protégé. Sur la route, cependant, mon véhicule fut stoppé, à deux reprises, vers la SNE et le contrerail de Kronembourg, par des piquets militaires angolocobras qui recherchaient, farouchement, armes et responsables politiques en débandade.

J’étais entouré de mes trois gardiens et de mon chauffeur, porteurs de 4 PMAK dont j’étais, régulièrement, doté. Les jeunes gens tremblèrent de toutes leurs carcasses devant la mort qui, tout à coup s’annonça menaçante. Je leur demandai de sortir les mains en l’air pour la fouille, et, moi, je restai dans le véhicule avec les armes sur le siège.

En les rassurant, je fis, chaque fois, une courte prière, et, on nous laissa passer, après que les nouveaux maîtres des lieux eussent fouillé l’intérieur du véhicule de fond en comble, n’y voyant que dalle ! Ce n’est pas de l’invisibilité, encore moins, de « Libunzi » de la cosmogonie vili.

Jésus Christ les avait, simplement, aveuglés de sa lumière sainte, qui me mit hors du champ de leur vision. Merci Jésus de ta miséricorde infinie, j’en témoigne avec ton autorisation !

Arrivés à la maison, nous fîmes, en famille, une prière de remerciement au Seigneur qui nous avait, ainsi, sauvés d’une mort certaine ! Le même jour, je me rendis à la résidence du colonel Ntsourou, gouverneur civil et militaire, non loin, de chez moi, à l’angle de la route menant vers le Cabinda.

Il était en réunion de travail, mais, il reçut, tout de même, ma plainte en promettant de faire faire une enquête, parce que ma case de Loango, située au lieu dit Nti-Tsi-Limbu, a été cassée et pillée, la veille par des inconnus armés, selon la plainte formulée par le gardien des lieux qui invoquait les mânes de mes ancêtres pour n’y être pas allé me réfugier. Au contraire de Mgr Jean Claude Makaya Loemba auprès duquel j’avais sollicité un refuge et qui m’avait, plutôt, proposé d’aller, à Loango, alors que tous les chemins qui y menaient étaient jalonnés de piquets militaires. Je ne lui en fais pas un reproche rétrospectif, mais, un simple rappel de parent.

Le proconsul, Marcel Ntsourou, affublé de son conseiller technique, Gabriel Zambila, tempêtant à la radio matin et soir, de toute leur voix martiale, avaient mis la main sur les administrations et forces publiques, ainsi que, sur les hommes et les moyens disponibles. En tant que DG de l’Arc, je n’eus pas accès à mon bureau comme si j’incarnais le Système déchu. Bref, pour revenir aux sages, je crains que ceux du Kouilou, comme du reste, certains des autres régions, n’aient passé un pacte de nuisance avec Denis Sassou-Nguesso. A en juger par la quasi-institution nationale créée en mars 2014, hors constitution, sans texte législatif ni réglementaire, ce qu’on nomme « Conseil des Sages » brille, plus, par ses accointances avec le président que par ses actions de paix et d’unité nationale.

Le fameux conseil des sages placé sous la présidence d’honneur de Sassou-Nguesso, tout en étant présidé par le maire d’Oyo, Jean Marie Ewengué, oncle de Sassou-Nguesso. Cette quasi-institution, par ses représentations régionales, s’est donnée comme mission d’être le porte-flambeau d’un troisième mandat, via le changement de la constitution du 20 janvier 2002. Certains sages, jugeant mauvaise la loi fondamentale actuelle, en sont venus jusqu’à proposer la leur, qui ferait de Sassou-Nguesso, le seul personnage apte à diriger le pays jusqu’à ce que mort l’en surprenne !

J’ai une haute estime pour le grand âge mais là, j’avoue tomber des nues !

Pourquoi Diantre ! Sassou-Nguesso n’a-t-il jamais osé recevoir ou convoquer les jeunes qui incarnent l’avenir de la nation, et, qui subissent le chômage et la pauvreté de plein fouet (plus de 40%) ? Qui, malgré leurs diplômes, se résignent à faire des petits boulots de manœuvre au port et en haute mer, au péril de leur vie ; Qui ne savent pas mentir sous aucun prétexte. Qui ont tout à perdre de la mauvaise gouvernance ambiante ; Qui cherchent à tâtons leur voie dans l’obscurité d’un régime politique et sociale corrompu et injuste ?

 

Le débat actuel au Congo tourne autour du problème de la constitution. Etes-vous de ceux qui pensent que Sassou-Nguesso doit poursuivre son œuvre à la tête de l’Etat ?

Comme je l’ai dit lors de ma précédente interview, je n’ai rien vu en Sassou-Nguesso qui pût l’autoriser à exercer, un nième mandat après 32 ans de pouvoir sans partage.

Lorsque je vais, à Pointe-Noire, plutôt, que de m’extasier comme, auparavant, sur l’ancienne beauté de la flore et de la faune de ma région, je vois, ça et là, des colonnes de torches enflammées, je sens, partout, des odeurs d’essence, de gaz, de potasse et autres pourritures à l’air libre, je me tords, toujours, de nostalgie sur la disparition de la plage mondaine de mon enfance, sur les assauts de bétonnage du clan présidentiel à la côte sauvage jadis boisée, qui attirait les promeneurs oublieux de leurs soucis quotidiens.

En matière d’anti-valeurs, Louis Portella (Loi éponyme du 16 janvier 1960) et Pierre Tchicaya de Boaempire ( M’bom’- Loangu) risqueraient de se retourner dans leurs tombes s’ils savaient que Pointe-Noire, leur ville, tant aimée et chantée, est devenue une poubelle dépravée de mœurs et amoncelée d’immondices.

Pour conclure sur ce chapitre, je dirais que les Congolais et Congolaises résidant au Kouilou, toutes origines ethniques, sociales et culturelles confondues, souhaiteraient un engagement ferme et résolu de l’Etat en tant que puissance publique. Non que nous fussions le moindrement sensibles à l’action de « Congo Assistance » un brin démagogique et futile, mais c’est une action publique et non de bien- faisance, forcément, limitée que nous appelions de tous nos vœux, à Pointe-Noire, sans aucune condition politicienne, et, sans lien avec le maintien ou non de Sassou-Nguesso au pouvoir.

Il serait malséant, voire, insultant que le couple présidentiel imposât à ces hommes et femmes qui souffrent, quotidiennement, de toutes les privations d’accepter le maintien au pouvoir d’un tyran qui verse le sang de ses enfants, et, pille les ressources de la nation au Kouilou, en toute quiétude. Contre quiconque dit un mot déplacé, il envoie la police pour le faire taire. Dans mon interview (Afrique Education, numéro 411 du 16 au 31 mars 2015), j’ai parlé en le repoussant sans appel, du projet de changement de constitution initié par Denis Sassou-Nguesso. Aujourd’hui, encore, j’en dirais quelques mots car cette question heurte la décence.

Le changement de constitution n’est plus de mon point de vue une question juridique, c’est une chamaille politique, car tout, absolument tout, a été dit et redit qui s’inscrit à l’encontre. C’est même devenu une question morale compte tenu de l’insistance de certains protagonistes du changement à le vouloir en dépit du bon sens et de l’éthique politique.

Sassou a dit à ses sbires qu’il était en train de jouer avec cette question de changement de l’ordre constitutionnel, la dernière carte de sa vie devant le monde et le peuple congolais. Chiche, qu’il en soit, ainsi, au nom de Saint Denis !

C’est un pari insensé que cache mal sa peur de rendre des comptes ! Pourtant, pour ma part, en tant que chrétien, la vengeance m’est étrangère, seule la justice et l’amour me guident en toutes circonstances.

Il s’agit de la parole donnée par un chef d’Etat, mieux, un président en régime républicain, et, qui a, en outre, prêté serment de respecter la loi suprême votée par référendum. Ce n’est, donc, ni un discours annuel mêlant faux bilan et vœux pieux de nouvel an. C’est une constitution qui s’impose à lui, sous peine de haute trahison, conformément, aux articles 87 et 153.

Dire qu’à un changement de régime doit correspondre un changement de constitution et, non une révision constitutionnelle, serait faire montre de très mauvaise foi. Ce n’est pas, seulement, en créant une vice-présidence ou un poste de premier ministre qu’on changerait de régime, encore moins, en minimisant l’âge d’accéder à la présidence de la République.

En vérité, Sassou-Nguesso n’est pas en mesure de s’accommoder d’un système doté d’une vice-présidence ou d’une primature responsables. C’est un autocrate avéré que rien ni personne ne peut muer en dirigeant avisé. Pourquoi ce qu’il a supprimé ou, soigneusement, évité, hier, fonctionnerait-il demain, si ce n’est par pur machiavélisme ?

Changer de constitution en supprimant les verrous du nombre de mandats ou de l’âge, pour permettre à Sassou-Nguesso de briguer un 3e mandat, ce serait aller à l’encontre du constituant référendaire dans sa volonté délibérée de permettre l’alternance au sommet de l’Etat, ce que, du reste, Sassou lui-même avait donné comme gage de démocratie après sa prise de pouvoir par les armes.

En fait, suffit-il de changer la lettre de la constitution pour changer de régime politique tout en laissant s’agripper au pouvoir l’homme qui l’incarne, fût-ce par un tour de passe-passe électoral ? Evidemment, non ! Un changement de régime politique suppose un changement fondamental du dispositif juridique et littéral suprême autant qu’un changement simultané et profond d’esprit, de pratique et d’hommes. Il ne peut y avoir de changement de régime, tout simplement, pour permettre à un homme de continuer à rester au pouvoir jusqu’à ce que mort s’en suive. Dans ce cas, il aurait suffi de transformer la charte octroyée de Louis 16 en loi constitutionnelle et maintenir l’ancien monarque au poste de chef du nouvel Etat français, ce que les jurisconsultes du roi, Tronchetde Sèze et Malesherbes, n’avaient osé proposer à l’Assemblée nationale de 1792, ni a fortiori aux conventionnels de 1793.

Et la 5e République dont a parlé, un jour, Sassou, dans sa recherche effrénée et tâtonnante d’alibis, aurait-il suffi queRené Coty décidât de mettre fin à la 4 e par quelques modifications à

la marge, pour qu’elle fût instituée, au détour d’une élection qui l’eût reconduit sur son fauteuil présidentiel ?

Eh bien, non ! Pas plus Louis 16 que René Coty n’eussent pu créer un régime nouveau tout en se maintenant à leur poste comme le voudrait Sassou-Nguesso, dont la stratégie politique se résume en ces mots : le pouvoir, pour le pouvoir, coûte que coûte, jusqu’au bout. Les Congolais se savaient dirigés par un autocrate pur et dur, mais, personne n’imaginait qu’on assisterait à un dernier round si harassant d’incongruités et de mauvaise foi de la part du tenant du titre.

Un régime nouveau, s’il apparaît nécessaire, doit correspondre à des circonstances politiques économiques et sociales aussi exceptionnelles que dirimantes et irréfutables. Il est incompatible avec le maintien en l’état de l’ordre ancien, caractérisé par l’homme ou les hommes qui l’ont symbolisé.

C’est en vain qu’on tente d’effaroucher les Congolais, en leur disant qu’il risquerait d’y avoir blocage des institutions avec un président qui ne serait pas du PCT, (en fait qui ne serait pas Sassou) parce que l’Assemblée nationale constituée de pécétistes, refuserait de voter les lois, comme si, dès le départ, la constitution avait été, artificieusement, ficelée pour mettre à mal les institutions du pays, et, éviter l’alternance politique.

Aujourd’hui, on voit se découvrir les effets induits de la fraude par delà un système qui survivrait au changement et à l’alternance politique. Un Etat respectable ne peut pas organiser sa propre autodestruction par des institutions qui se neutralisent. Il faut en toutes circonstances pouvoir sortir d’un blocage, soit, par le biais de la dissolution (France), soit du veto (USA), soit, enfin, par d’autres dispositifs constitutionnels faits pour équilibrer les différents pouvoirs, comme le prévoyait Montesquieu, mais, qui peuvent parfois bugger.

Le moment est venu de mettre, en garde, les tricheurs de tous bords, les fauteurs de troubles, les va-t-en guerre, les spécialistes de l’intox, que le futur gouvernement de l’après-Sassou ne doit pas craindre le parlement actuel si, potentiellement, contrariant qu’il soit. Ce qu’il y aurait lieu de mettre en exergue, préalablement, ce sont les questions liées au fichier électoral, à l’indépendance de l’organe chargé de l’organisation, du suivi et du contrôle des élections, au découpage électoral, au bulletin de vote, à la date effective de l’élection et, éventuellement, à la mise en place, d’un régime de transition sans Sassou.

La constitution du 20 janvier 2002 a prévu, en son article 84, la possibilité pour le nouveau président, « de prendre les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances lorsque le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est menacé ou interrompu ».

Le fait pour une Assemblée constituée avant l’élection d’un nouveau président, de bloquer les lois, normalement, présentées par l’exécutif entre bien dans les prévisions du constituant et, dans le cas d’espèce, le nouveau président pourrait la mettre en veilleuse et continuer de gouverner le pays sans entraves. L’intérêt général le commanderait et le nouveau président s’en servirait sans coup férir.

Le président, régulièrement, élu peut, même, si besoin est, obtenir de nouveaux délais pour diriger le pays au-delà de l’autorisation de l’Assemblée si le blocage malintentionné se poursuivait.

En outre, Il peut en tant que « garant de la continuité de l’Etat » se servir de l’article 56 pour faire fonctionner les pouvoirs publics, si vraiment, le blocage est manifeste et intempestif.

Quoi qu’il en soit, je ne donne pas cher, la situation d’un PCT sans Sassou-Nguesso. Tous les « camarades membres », tels des rats d’un navire qui prend l’eau, sauteront par-dessus bord pour s’accrocher sur le nouveau navire de l’alternance, n’ayant pas de gilet de sauvetage symbolisé par leur mentor.

Que le PCT, les faux apôtres de la paix, les pêcheurs en eau trouble, soient, donc, charitablement, prévenus et les gens de bonne foi rassurés. La paix, ce n’est pas ceux qui exigent l’application de l’ordre constitutionnel du pays qui peuvent la troubler.

C’est, au contraire, ceux qui veulent mordicus et pour le seul intérêt d’un individu changer la règle du jeu en fin de mandat, qui risquent de la mettre à mal. On n’a pas besoin de sortir de polytechnique ou de West-Point pour le comprendre.

C’est un refrain, un leitmotiv bien connu chez Sassou-Nguesso : chaque fois qu’il veut opérer un passage en force, il agite le spectre de la guerre, sous le vocable trompeur de paix. Aujourd’hui, il est attendu au tournant par tous les Congolais et Congolaises, épris de paix, de liberté et de démocratie ainsi que, par la communauté internationale.

Si d’aventure, malgré tout, le blocage devait se perpétuer, le nouveau chef de l’Etat pourrait procéder, par référendum, à la révision de l’article 114 qui interdit au président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale, car cet article révisable n’entre pas dans le champ des dispositions cadenassées par le constituant lui-même.

Parallèlement et par symétrie institutionnelle, l’article 74 devrait être révisée pour permettre à l’Assemblée nationale de censurer le gouvernement.

Il suffit, en effet, au nouveau président de se servir de l’article 186, qui lui permet de présenter au référendum, directement, sans passer par l’Assemblée nationale, le projet de révision de la constitution du 20 janvier 2002.

Et le tour est joué vis-à-vis des députés nommés par Denis Sassou Nguesso, et, qui croient pouvoir s’éterniser au pouvoir sous l’égide d’un parti politique hors du temps et de l’espace.

En vain, les pécétistes et tous les gens de mauvaise foi, peuvent-ils exciper de façon spécieuse du caractère post-conflit de la constitution du 20 janvier 2002 pour exiger son changement en fin de mandat ? Une constitution, au contraire, d’un acte fondamental par essence provisoire, comme celui du 24 octobre 1997, n’est pas soumise aux aléas du quotidien. Elle est définitive et ne peut être changée dès lors qu’elle est votée par le constituant primaire et revêtue de l’imprimatur présidentiel.

Seul un tsunami politique, assorti d’un bouleversement social en changeant la nature du régime étatique, est susceptible de changer l’ordre constitutionnel, qui n’est, donc, pas soumis aux aléas politiques de pure convenance comme la manigance de Sassou de vouloir s’éterniser au pouvoir, 32 ans après s’y être incrusté.

Les mécanismes de la révision constitutionnelle sont, quant à eux, prévus dans le corps du texte et ne posent aucun problème, de sorte que si les jeunes de moins de 40 ans voulaient être candidats à la présidence, il faudrait, tout simplement, engager une procédure de révision sans toucher aux dispositions verrouillées par le constituant comme le nombre de mandats présidentiels.

Or, c’est là que gît le lièvre, pas ailleurs. Sassou-Nguesso, le poker-menteur a commencé par la diversion avec la prétendue modernisation des institutions, avant de montrer son véritable jeu. Comme me disait ma mère, quand quelqu’un rit en biais, c’est qu’il cache ses molaires, c’est-à-dire, ce qu’il a de plus secret.

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