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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 20:01

Je reviens de Paris où j'ai participé à la réunion d'initiation d'une coalition républicaine pour la restauration de la démocratie. Comme l'a si bien dit Raphael Goma qui présidait la séance, il ne s'est pas agi de créer un nouveau parti ou de lancer une nième association loi 1901. Il s'agit désormais de mettre sur pied une coalition républicaine pour la restauration de la démocratie avec objectif de porter la dynamique démocratique de la diaspora sur place au Congo en se déplaçant massivement. Jean Claude Béri a rappelé les tenants et les aboutissants de ce qui s'était dit à Lyon lorsqu'il posait la question suivante : pourquoi ne parvient-on à se rassembler ? La session du samedi 28 mars 2015 s'efforçait de répondre à la manière dont il fallait s'y prendre por faire partir Denis Sassou Nguesso. Avant de lancer le débat, les organisateurs ont tenu à donner la parole aux panafricanistes venus participer l'événement.

Lors de mon intervention qui a par ailleurs été remarquée par monsieur Bamba du Mali, j'ai tenu à exposer la démarche des anciens kamites en vigueur à l'époque du royaume du Kongo et même pratiquée en Egypte pharaonique. Face à un problème, les anciens avaient une démarche bien spécifique :

1) S'agit-il d'un problème déjà rencontré par le passé ou non ? Ce premier questionnement est capital : il faut un bon diagnostic pour trouver le bon remède. Toute erreur de discernement à cette étape conduit droit au mur. C'est comme si un médecin faisait un mauvais diagnostic médical - ce qui lui conduirait inéluctablement à vous administrer un traitement inadéquat.

2) Si oui, quelle fut la solution apportée à l'époque ? Avait-elle fonctionné ? Si oui, les conditions, le contexte et les paramètres actuels étaient-ils les mêmes que par le passé ? Qu'est-ce qui avait changé ? Les Egyptiens consultaient ce qu'ils appelaient leurs annales pour trouver une solution appliquée à telle ou telle époque. Dans le monde kamite régi par l'oralité, c'est la mémoire collective qui était soumise à contribution.

3) Si non, il fallait réfléchir ensemble pour trouver d'éventuelles solutions et en choisir celle qui apparaît comme la plus appropriée - peu importe qui la propose tant que le crédit rejaillit sur la société entière. Une solution éprouvée finissait par intégrer le corpus de la tradition.

J'ai fait remarquer qu'il y avait au Congo un précédent qui avait déjà permis de se débarrasser de Denis Sassou Nguesso sans manifestation de rue, sans tirer une seule cartouche : ce fut le processus d'instauration de la démocratie en 1991-1992 qui permit des élections libres, transparentes et plurielles dans notre pays. La restauration de la démocratie devrait, à mon humble avis, s'inspirer de ce qui se fit à l'époque. Bien entendu, je conçois que le contexte ait changé parce que les syndicats ne sont plus aussi puissants et aussi unis qu'à l'époque de Sassou I et comme l'a dit un jeune frère, la neutralité de l'armée relève plus de l'utopie que du fait mais cela ne signifie en rien qu'une autre force sociale ne puisse pas émerger pour galvaniser la société. Je pense qu'il n'est plus nécessaire de procéder comme ce fut le cas à cette époque avec une longue conférence nationale souveraine de défoulement puisqu'il nous suffit de passer aux étapes les plus déterminantes : Décision d'une transition ==> Gouvernement de transition ===> Mise en ordre du système électoral ==> Organisation d'une élection libre, transparente et plurielle ==> Election d'un nouveau président de la république.

Il ne vous échappe pas que la configuration politique actuelle a un logiciel politique programmé pour faire gagner le PCT et ses candidats à chaque fois, à tout prix (corruption, sang, larmes, urine, etc). Aucune personne sensée ne peut prétendre vouloir restaurer la démocratie en laissant Denis Sassou, le PCT et ses ministres contrôler le processus électoral. L'ex-ministre Jean-Luc Malékat partage cet avis tout comme son Excellence l'ancien ambassadeur Marcel Makomé.

Monsieur Bamba (le Malien car il y avait un autre Bamba ivoirien) a estimé qu'il fallait aussi regarder ce qui se faisait ou s'était fait ailleurs et dans les environs. Cela dit, il conclut pourtant qu'il faille des élections au Congo - dans un environnement corrompu et totalement à la solde du PCT. Lui qui nous demande de regarder ce qui s'est fait ailleurs, pour un Africain de l'ouest, je suis curieux de comprendre pourquoi il n'a pas tiré les leçons de l'expérience burkinabée : certes ce pays est retombé entre les mains de militaires proches de Blaise Compaoré mais il a fallu faire partir celui qui voulait violer la constitution de son pays. Un panafricaniste sénégalais, ancien membre du mouvement Y en a Marre, a même aussi suggéré de s'inspirer de l'expérience sénégalaise : Wade a modifié la constitution mais a été battu par une opposition unie, un contexte qui ne fonctionnera pas chez nous où tout le monde rêve de devenir président de la république et, surtout, organisant les élections, le PCT ne manquera pas de proclamer son champion vainqueur. Non, la solution à la sénégalaise est trop risquée - encore que légalement rien ne justifie un changement de constitution. Si le mouvement de la rue augure de la récupération du pouvoir par les militaires, alors les civils ont intérêt à se coaliser pour leur opposer un refus quant à la conduite de la suite des événements politiques après Denis Sassou Nguesso. L'armée est organisée, hiérarchisée, respectueuse des ordres hiérarchiques, elle possède les moyens d'imposer son point du vue puisqu'elle dispose du permis de tuer - pourtant pour défendre le peuple mais souvent, très souvent, elle retourne l'arme contre le peuple qui le nourrit et qui a mis au monde les soldats qui la composent.

Bien que cela ne se rapportait pas directement à la question posée, certains ont évoqué la question du dialogue, claironnant fièrement qu'ils allaient participer au "dialogue" - sans en connaître le contenu, en sachant qu'il sera complètement verouillé par le PCT et ses alliés corrompus. Or, participer au dialogue, c'est déjà faire le jeu de Denis Sassou Nguesso : le mastodonte a déjà annoncé la couleur, le dialogue n'étant qu'un prétexte qui lui ouvrira la voie vers la convocation d'un référendume illégal. DONC QUICONQUE PARTICIPERA A CE DIALOGUE-LA, SERA IPSO FACTO UN TRAITRE, UN COMPLICE DE DENIS SASSOU NGUESSO. NOUS SAVONS QUELS NOMS SONT SUR LES LISTES DE PERSONNES QUI VONT QUITTER LA FRANCE POUR Y PARTICIPER, LISTES QUE CONFECTIONNE L'AMBASSADE DU CONGO EN FRANCE.

En effet, si Denis Sassou Nguesso n'organise pas son dialogue, il lui faudra trouver un autre moyen funeste pour perpétrer son coup d'Etat constitutionnel. Si ce faux dialogue qui n'a de dialogue que le mot est l'étape indispensable pour aller vers un faux référendum illégal, il faut l'empêcher à tout prix. Et quiconque soutient une telle escroquerie, qu'il vienne arrogamment parler de son parti ou d'autre chose devant ceux qui veulent arrêter la bête, est un TRAITRE coupable de HAUTE TRAHISON qu'il faudra juger le jour venu. LE SEUL DIALOGUE QUI VAILLE EST CELUI DE SAVOIR COMMENT FAIRE POUR RESTAURER NOTRE DEMOCRATIE. LE RESTE EST UNE ESCROQUERIE, UNE HAUTE TRAHISON...

                                              LION DE MAKANDA

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

SAMBA DIA KONGO 04/04/2015 21:53

SASSOU DOIT PARTIR
Nous sommes tous concernés par ce qui se passe ! Nous ne pouvons plus nous défausser devant nos responsabilités respectives. SASSOU partira si nous créons un buzz de choc. Il suffit pour cela d'organiser un procès contre Sassou sur internet considérant toutes les victimes de ses nombreux assassinats et tout ce qu'il a volé au peuple ! naturellement tout son entourage sera convoqué lors de ce procès ! Il nous revient de procéder à un droit d'inventaire ! Que les Congolais ne se laissent pas berner par tous ces palais qui sont construits dans les différents départements du pays ! Ce ne sont que des éléphants blancs ! Il va falloir citer individuellement les membres de son entourage et rapporter tous leurs méfaits ! Sassou est en train de brader nos multiples ressources à toutes ces sociétés étrangères ! 2016 est l'année de départ de Sassou dans les geôles hollandaises ! Organisons un procès contre Sassou et ses affidés ! C'est ainsi que nous créerons un buzz qui amènera les médias occidentaux à fixer leur focus sur le dictateur SASSOU !

Le Lion de Makanda (LDM) 04/04/2015 22:42

J'ai dit que nous jugerons même les juges de ce régime, monsieur SAMBA. Quant aux contrats concédés aux sociétés étrangères, nous prendrons le soin de tout réexaminer. Un procès sur internet n'aura aucune valeur juridique : Sassou aura droit à un vrai procès. Evitons de verser dans des propositions fantaisistes, cher monsieur...

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