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CONGO, MON COMBAT POUR LA LIBERTE (LDM) 
"CEUX QUI PROFITENT DE L'INJUSTICE D'UN SYSTEME SONT PEU ENCLINS A DENONCER SON CARACTERE INIQUE. IL FAUT SE BATTRE POUR QUE S'INSTAURE UNE VERITABLE JUSTICE SOCIALE AU CONGO. ET L'ETAPE PREMIERE DU COMBAT CONTRE L'INJUSTICE EST SA DEMONSTRATION ET SA DENONCIATION. LA DEMOCRATIE N'EST QUE FILLE DE LA JUSTICE SOCIALE."
LION DE MAKANDA
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Message du SACER : il faut durcir la lutte anti-Sassou !
  
Le Président-fondateur du SACER, John-Binith Dzaba.
 
  
Chers amis, chers frères et sœurs de lutte, chers combattants pour la Justice et la Liberté,
  
Denis Sassou Nguesso, dictateur sanguinaire du Congo Brazzaville, est actuellement en France.
 
Nous lui contestons le droit de représenter la République du Congo.
 
Nous lui contestons le droit de représenter un peuple qu'il méprise, tue et vole depuis plus de 30 ans.
 
Nous lui contestons le droit de se poser en médiateur dans la crise centrafricaine, crise majeure dont il est l'une des causes principales.
 
Nous refusons que ce pompier pyromane soit reconnu et reçu dans les régimes démocratiques. 
 
Ce criminel doit être marginalisé et traité comme ce qu'il représente. Sassou Nguesso, qui se dit "médiateur" pour les pays voisins du Congo, n'est même pas capable d'écouter son peuple. Regardons l'état du médiateur de la République du Congo : il s'agit d'un vieillard malade et inapte. C'est révélateur du peu d'importance accordé à la médiation et à l'écoute par l'Etat-voyou du Congo tenu par la famille Sassou Nguesso.
 
Bref, nous affirmons notre détermination à faire tomber ce régime illégitime et pourri avec lequel aucun dialogue n'est possible. L'expérience est là pour nous le prouver. Nous n'irons pas en arrière et nous ne céderons pas. Nous n'avons pas le droit de céder.
 
Nous nous engageons à assainir le Congo de toutes les dérives qui ont pour victimes les femmes et les hommes oubliés, les honnêtes gens et les sans-grades du Congo.
 
Nous nous engageons à tout faire pour rétablir les libertés publiques et la dignité du peuple congolais.
 
Nous nous engageons à placer l'être humain au cœur de toutes nos préoccupations. La défense du peuple est l'essence même de notre lutte.
 
Nous n'existons que pour le peuple. Sans lui, nous ne sommes rien.
 
Nous nous engageons donc à mettre en œuvre tout ce qui est en notre pouvoir pour faire pression sur ceux qui collaborent avec la dictature ou la soutiennent.
 
Nous nous engageons à mettre fin à cette dictature.
 
Denis Sassou Nguesso n'est ni un médiateur, ni un chef d'Etat. Il n'aime pas le peuple. Sa place est derrière les barreaux car c'est un tueur et un voleur.
 
Courage, le brouillard tend à se dissiper : nous constatons que ce pouvoir illégitime chancèle et vit ses dernières heures.
 
Comptez sur nous pour accélérer la chute de cette oligarchie familiale, puis mettre fin aux divisions artificielles et aux coups tordus chers à ces fabricants de misère ! Il faut durcir la lutte anti-Sassou ! Il faut au plus vite faire cesser ce drame ! Pour le bien du peuple, exigeons son départ immédiat sans condition !
Pour nos valeurs, pour le peuple et pour notre République unie et indivisible.
Que vive à jamais le Congo!
 
                                                  John-Binith Dzaba
Président-fondateur du SACER (Service d'Action Civique Et de Résistance)

Combien de Centrafricains savent que Michel Djotodia a une épouse béninoise, Chantal Vinadou Tohouégnon-Djotodia, qui avait déjà été exfiltrée avant que son époux ne la rejoigne à Cotonou où il risque de croiser François Bozizé qui y séjourne souvent avec son église du Christ Céleste ? La Lettre du Continent nous permet de mieux comprendre ce qui s'est passé avant sa chute le 10 janvier 2014, notamment sa réunion secrète avec Idriss Déby Itno, président du Tchad le 2 janvier 2014. Il est évident que tout ceci ne s'est pas noué sans l'accord de la France : vous devez comprendre que Le Drian, ministre français de la défense était déjà passé par là pour sceller le sort de monsieur Nondroko Djotodia, président par hasard de la république centrafricaine en lieu et place de Nourredine Adam qui a réussi à obtenir aussi le départ de Nicolas Tiangaye.

Nourredine Adam est en fait l'homme le plus dangereux de la Séléka qui devrait être traduit à la CPI car il avait plus d'influence que Michel Djotodia Nondroko qui coule désormais des jours paisibles au Bénin avec sa femme et ses onze gosses pendant que Bangui manque de tout. Nourredine a menacé de "brûler le pays" s'il n'obtenait pas la tête de Tiangaye ; c'est dire qu'il tient la Séléka entre ses mains. Avec cet énergumène dans la ville, Bangui peut toujours à un moment ou à un autre flambler de nouveau d'autant que les miliciens de la Séléka cantonnés se plaignent de ne pas être payés. Nous attendons toujours que la Séléka soit désarmée et démantelée pour qu'une véritable armée centrafricaine retourne dans les casernes...

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Quel est le lien entre le colonel Marcel  Tsourou, André Okombi Salissa, Isidore Mvouba et Grégoire Lefouoba ? Tous membres du PCT, ils appartiennt au groupe téké, Mvouba étant un Téké du Pool et Lefouoba un Téké de Kellé (nord-ouest). Depuis le drame du 4 mars 2012, Sassou a officiellement lancé la chasse aux Tékés. Désormais le PCT est aussi entré dans le safari de la chasse au Téké en lançant une purge de ses membres tékés qui se sont montrés un peut trop critiques en insinuant une alternance "géographique" à la tête du pays.

Au Congo, on se soucie d'abord de qui vous êtes avant de voir ce que vous avez dans le cortex. Votre identité est à elle toute seule, quand vous êtes candidat à une élection nationale, tout un programme politique, le premier de tous, le plus éloquent, celui qui vous qualifie ou vous disqualifie aux yeux de l'éléphant politique du Congo qui fait la pluie et le beau temps de la réussite au Congo. Dans un univers tribalisé, votre carte d'identité ethnique se trouve être aussi le meilleur de vos cv (curriculum vitae) car être par exemple Mbochi est une compétence à part entière qui vaut plus qu'une autre.

Dans un contexte de fin de règne et d'alternance, le sentiment d'appartenance ethnique est même exacerbé, soupçonneux, voire meurtrier comme lors de la traque du colonel Marcel Ntsourou. Même au sein du PCT pourtant naguère peu regardant quant à l'ADN ethnique de ses membres, les choses changent. Ce parti s'affaiblit encore un peu plus en épurant ses membres non mbochis afin de préparer un règne qui garantirait à un ressortissant venu du bord de l'Alima de contrôler le parti au cas où Sassou céderait les rênes du pouvoir...

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Mon cher Mwangou, bonjour. Dans l'absolu, ce qui fait, ce qui nécessite un parti, c'est l'originalité du projet de son créateur qui cherche à sortir son pays de l'impasse politique ambiante. En effet, un parti ne devrait pas juste servir à la réalisation de l'ambition d'un homme aussi légitime soit-elle mais à apporter des solutions nouvelles aux problèmes d'un pays. Ailleurs, lorsque vos idées sont déjà représentées, vous allez militer dans ce parti en vous battant pour en grimper les échelons. Aux Etats-Unis, il n'existe que deux partis principaux (républicain, démocrate), en France, il y a la droite, la gauche, le centre et les extrêmes de gauche et de droite, sans oublier les écologistes – alors même que l’écologie devrait être la préoccupation de tous les partis politiques.

Au moment où j'écris ce commentaire, Mélenchon critique Hollande de vouloir mettre une barre à droite, c'est-à-dire, d'empiéter sur le camp de l'adversaire en proposant des solutions de droite aux problèmes économiques du pays - alors qu'il a été élu pour apporter des solutions dites de gauche aux problèmes du pays.

Au Congo, les partis semblent ne pas obéir à la logique des courants politiques - même si le PCT à l'origine était un parti de gauche au communisme apparent assumé. En exemple, Lissouba n’a jamais précisé si l’UPADS était de gauche ou de droite. Idem pour Bernard Kolélas avec son MCCDI. C'est en étudiant les propositions d'un parti que l'on voit dans quel courant il s'insère. Il est aussi possible de créer un nouveau courant et dans cette logique, nous sommes dans le courant des « nationalistes », au sens où notre parti qui travaille pour le moment dans l’ombre veut donner la primeur à l’intérêt national dans l’exploitation, la transformation et la distribution de nos ressources.

Quelle est donc, cher ami, notre vision politique ? Nous sommes pour une horizontalité dans la réalisation du projet politique qui doit atteindre chaque Congolais là où il se trouve : un véritable progrès politique profite à toutes et à tous, renforçant ipso facto la cohésion et l’unité nationales. En effet un projet politique est global ou n’est pas : s’il est incapable de concerner la totalité des populations ou l’ensemble du pays (infrastructures), pour nous, ce n’est pas un projet politique (prenez cet axiome et appréciez la politique de Sassou et vous verrez). Nous privilégions le Congolais vis-à-vis de l’étranger dans tous les domaines. Nous sommes pour l’égalité des droits et des devoirs afin d’élever l’identité nationale au-dessus de l’identité ethnique. Nous sommes pour le mérite, une fois que l’Etat a mis à la disposition de tous les Congolais les mêmes infrastructures et superstructures. Nous sommes pour le retour à nos traditions qui représentent à nos yeux le plus parfait des modèles démocratiques dans lequel le groupe primait sur l’individu. Nous sommes pour que l’Afrique devienne un continent plus collaboratif et plus indépendant en associant les moyens des nations pour réaliser des projets gigantesques à l’échelle de tout le continent : Fonds Monétaire Africain, satellites de communication africains, projets environnementaux continentaux, etc. Vous comprendrez donc aisément que nous regrettions la disparition du président Mouammar Kadhafi, quoi qu’on lui reproche.

Nous affirmons qu'il est possible en s'inspirant de nos propres traditions de trouver une voie démocratique originale et même supérieure à celle de la démocratie occidentale que nous avons essayée depuis plus d'un demi-siècle sans succès…

Il ne faut pas d'emblée condamner l'ambition personnelle ; elle peut, seul Dieu le sait, être portée par des hommes désintéressés mais c'est à l'œuvre qu'on le voit et l'apprécie. Ce que j'ai critiqué au PPC, c'est le fait de ne cibler que la jeunesse - même si le Congo est avant tout un pays de jeunes. D'ailleurs, les conflits entre les fameux jeunes sont vite apparus au sommet du parti  montrant que nombre des membres du PPC privilégiaient l'émotion et la satisfaction de l'ambition personnelle à la discipline nécessaire à un parti qui se met en ordre de bataille comme une armée bardée d'idées et de projets pour combattre ceux de l'adversaire afin de rafler les suffrages populaires avant de conquérir le pouvoir temporel ou politique.

Ce qui manque à l'Afrique moderne, c'est d'être capable de se rassembler autour d'une idée, d'un principe, d’un projet et de travailler jusqu'à sa réalisation. En Europe, les entreprises travaillent sur ce mode comme toutes les autres organisations. A mon humble avis, on devrait donner des cours de sciences politiques  à ... nos politiciens ! En effet, il faut d’abord comprendre ce qu’est la politique avant de se prétendre « homme politique », « politicien ».

Ce qui m'intéresse, c'est le projet politique du PPC que je ne connais pas et que j'aimerais connaître ; pour le reste, j'ai juste voulu avoir le cœur net sur ce qui se passait au sommet de ce parti dont les conflits entre membres sont étalés sur les réseaux sociaux – alors que la vie d’un parti doit se jouer sous le sceau du clair-obscur, du révélé et du secret. Ce qui est révélé, c’est la partie visible destinée au peuple ; ce qui est caché, occulté, c’est ce qui relève de la stratégie, du relationnel, des tensions internes mais dès que l’on étale tout sur la place publique, on dénature le concept même de « parti ».

 

Il y a beaucoup de partis politiques au Congo mais que proposent-ils pour attirer l’adhésion populaire ? Nombreux sont populistes au sens où ils reprennent les revendications populaires sans dire comment ils comptent s’y prendre pour y apporter des solutions. S'ils proposent la même chose EN MATIERE DE SOLUTIONS, ils deviendraient faire des alliances pour devenir plus forts – en se regroupant au sommet pour regrouper leurs bases. Si tel n'est pas le cas, c'est qu'ils ne servent qu'une ambition de pouvoir pour le pouvoir à leur(s) créateur(s) et là, ce n'est pas au sens propre un "vrai" parti - qui doit certes avoir pour objectif la conquête du pouvoir mais avant tout l'ambition de servir le pays autrement que c'est le cas au présent – de façon désintéressée. Le parti - surtout lorsqu'il est au pouvoir - ressemble au moteur d’un véhicule : lorsqu’il est puissant et bon, il fait avancer le véhicule rapidement là où il veut aller mais cela implique un bon conducteur, un bon chauffeur qui évite les écueils, respecte le code de la route et préserve le moteur et le véhicule (peuple).

Parce qu'il ne peut se gouverner tout seul, le peuple est comme un canasson aveugle qui cherche un bon cavalier pour le guider ; s'il a de la chance, il tombera sur un bon cavalier qui le traitera bien sans le battre ou l'affamer en veillant à sa santé, à son bien-être mais si c'est le contraire, il en pâtira et tombera dans ce que nous appelons communément la dictature. Or, nombreux veulent brider la bête peuple pour vivre à ses dépens en la réduisant à l'état de bête de somme. Je ne peux pas être plus explicite, mon cher Mwangou...

Dementi_Roger_Nzaba.jpgPour comprendre ce qui se passe au sein du PPC, le Parti du Peuple Congolais dont notre jeune compatriote Roger Nzaba est président nous avons décidé de l'interviewer - notamment pour comprendre sa prétendue suspension qui avait été annoncée dans un article des Dépêches de Brazzaville écrit par madame Josiane Mambou Loukoula. L’interview a été réalisée en utilisant les ressources du Web pour surmonter l’écueil de la distance.

LDM : Monsieur Roger Nzaba, bonjour. Vous êtes le président du Parti du Peuple Congolais en sigle PPC, un parti jeune qui a eu la spécificité de compter sur le dynamisme de la jeunesse congolaise militante et résistante à la dictature de monsieur Denis Sassou Nguesso. Quelles ont été vos motivations quant à la création de ce parti ? Dans quel contexte a-t-il été créé ?

Roger Nzaba : Bonjour et merci de m’avoir accordé ce privilège. Plusieurs raisons m’ont poussé à créer le Parti du Peuple Congolais, parmi lesquelles : le manque de démocratie, le manque d’un véritable système judiciaire, le manque d’infrastructures de base, le manque d’un bon système de santé, l’état dégradant du système éducatif et que sais-je encore ? Tous ces maux qui minent le Congo et dont les jeunes sont majoritairement victimes ont été le motif et la cause de la création du Parti du Peuple Congolais. Etant éloigné de mon pays natal, le Congo-Brazzaville que j’ai toujours aimé et jouissant des atouts que offre la démocratie dans mon pays d’accueil qui n’est autre que le pays de Mandela, symbole de la lutte africaine, il m’était alors venu à cœur un désir ardent et incontrôlable d’agir et d’agir le plus vite possible afin de marquer la différence. Mais, cette différence ne pouvait être possible qu’en empruntant la voie démocratique. D’où, je me suis mis à rechercher l’inspiration qui pouvait me conduire à avoir un cheval de bataille par lequel mener ce combat politique qui ira dans le contexte de chérir l’idée d’une nation typiquement démocratique qui s’imprégnera du souci d’améliorer le quotidien du Peuple Congolais, ce cheval de bataille n’est autre que votre Parti, le Parti du Peuple Congolais. Je dis, il est temps pour nous d’être les acteurs, les producteurs et les réalisateurs de notre destinée.

LDM : Nous avons constaté depuis un certain moment des agitations au sommet de votre parti. Pouvez-vous informer le peuple congolais sur ce qui se passe vraiment ? Nous souhaitons avoir votre point de vue car celui de vos détracteurs est largement diffusé sur les réseaux sociaux.

Roger Nzaba : C’est une question très pertinente, j’admets que le Parti a connu des soubresauts, il est sévèrement condamnable dans un Parti démocratique comme le PPC d’avoir des membres qui brillent par des idées machiavéliques. Comment pouvez-vous comprendre que certains individus perfides et assoiffés du pouvoir complotent pour destituer un président élu démocratiquement, non seulement destituer le Président, mais aussi violer les textes et règlements du Parti dans le seul but d’assouvir leurs intérêts égocentriques ? Pourtant ces types de pratiques sont ceux contre lesquelles nous luttons et souhaitons éradiquer dans notre pays. Pour sauver la démocratie au sein du PPC et pour rétablir de l’ordre, nous étions contraints de lire et d’appliquer l’article 27 qui a conduit à la suspension de Paul Marie M’pouele qui, deux jours après nous a présenté sa démission. Vous conviendrez avec moi que, l’homme s’était senti coupable des allégations et faits qui pesaient sur lui.

LDM : Pouvez-vous nous parler de la composition de votre BEN (Bureau Exécutif National) actuellement, entre ceux qui en sont sortis et ceux qui sont nouvellement arrivés ?

Roger Nzaba : Avec plaisir ! Avant de répondre à cette question permettez-moi de vous rappeler qu’il n’est pas de ma nature de parler des absents. Je m’attarderai plus sur le Bureau Exécutif National Ad hoc né de la dissolution de l’ancien bureau national dans lequel figuraient les putschistes. Ce BEN ad hoc est constitué d’un Président, d’un Vice-président, d’un coordonnateur… Bref. Et a pour mission de conduire le Parti au congrès national afin de revoir sa ligne politique.

LDM : Confirmez-vous avoir suspendu Paul-Marie Mpouele du PPC ? Si oui, quelles en sont les raisons ? Que disent vos statuts et votre règlement intérieur à ce propos ?

Roger Nzaba : Paul Marie M’pouele a été suspendu pour fautes graves : l’abus du pouvoir, tentative de déstabilisation du Parti, violation des textes et règlements du Parti… Bref. Vu la gravité de la trahison nous avions été dans l’obligation d’appliquer l’article 27.1 qui stipule : « Tous les membres doivent respecter les institutions du Parti du Peuple Congolais, les articles des statuts, les règlements, les directives et codes de conduite émis par ses instances ». Comme ils avaient outrepassé l’article 27.1 cité ci-dessus, l’application de l’article 27.15.3 était nécessaire d’être mis en vigueur, cet article précise que : Une faute grave entraine une inéligibilité totale ou partielle au nom du Parti qui est signifiée en même temps que les sanctions » En conclusion, Paul Marie M’pouele a été bel et bien suspendu et a eu à démissionner de son propre vouloir. Au moment où vous m’interviewer, Paul Marie Mpouele n’est plus l’un de nous et cela depuis le 28 Décembre 2013.

 LDM : Aujourd’hui, à la date du 9 janvier 2014, êtes-vous toujours, conformément aux textes de votre parti, le président du Parti du Peuple Congolais ?

Roger Nzaba : Oui, je le suis incontestablement.

LDM : Comment expliquez-vous que les Dépêches de Brazzaville aient publié un article annonçant votre suspension pour six mois, article paru dans le numéro 1906 du 8 janvier 2014 rédigé par madame Josiane Mambou Loukoula ? Par ailleurs, comment expliquez-vous que le lieu où se serait tenu la session extraordinaire vous suspendant de vos fonctions ne soit pas indiqué ? Surtout, comment Paul-Marie Mpouele qui a publiquement démissionné du PPC en assure l’intérim ?

Roger Nzaba : Nous avions eu à discuter avec les Dépêches de Brazzaville et avions mis certaines choses au clair. En effet, Les Dépêches de Brazzaville et moi étions juste victimes d’une manipulation politique du soi-disant président du RJP qui a emprunté le chemin hitlérien pour tenter de conquérir le PPC en voulant destituer un Président légitime d’un autre Parti. Quelle audace !

LDM : Le PPC va-t-il porter plainte contre les Dépêches de Brazzaville pour cet article diffamatoire ?

Roger Nzaba : Oh, porter plainte ! Pas du tout. Nous leur demandons plutôt d’être plus regardants dorénavant. Merci d’avance pour le droit de démenti qu’ils nous ont promis.

LDM : Que comptez-vous faire pour mettre fin aux secousses dues aux ambitions que connaît votre jeune parti politique ?

Roger Nzaba : Pour mettre fin au séisme au sein du Parti, les membres et militants du PPC doivent faire des textes et règlements du parti leur livre de chevet, les connaître, les respecter et les appliquer.

LDM : Confirmez-vous à nos lecteurs votre présence au Congo au mois de février ? Y allez-vous pour une visite privée ou dans le cadre des activités de votre parti ?

Roger Nzaba : Indubitablement, ma présence au pays en tant que Président du Parti du Peuple Congolais boostera le parti et mettra fin aux spéculations des oiseaux de mauvais augure et rassurera les Congolais du sérieux du combat que nous menons. Si cela était dans le cadre privé, je me serais réservé de l’étaler ici.

LDM : Que pouvez-vous dire aux Congolais en guise de conclusion ?

Roger Nzaba : Je dis au Peuple Congolais de faire confiance à leur Parti, le Parti du Peuple Congolais qui aujourd’hui devient la cible des ennemis du changement. Nous sommes combattus, mais nous ne serons jamais abattus et ne céderons jamais. Chèr(e)s compatriotes vos prières seront écoutées et vous sortirez victorieux. Que Dieu bénisse le Congo !

 

LDM : Je vous remercie.

Djotodia.JPGQu'un chef d'Etat démissionne, dans le monde entier, le cas est rarissime. Que la chose se passe en Afrique, c'est encore plus extraordinaire. En la matière, Senghor au Sénégal et Ahidjo au Cameroun sont des cas rares. Encore qu'Ahidjo fut trompé par les Français qui lui avaient fait croire qu'il ne lui restait que quelques mois à vivre. Qu'un groupe de chefs d'Etat d'une sous-région de l'Afrique centrale se retrouve pour pousser un autre chef de l'Etat à la démission est une grande première, un fait inédit que certains rêvent de voir tourner en jurisprudence oubliant que nous sommes en politique avec ceux qui tirent les ficelles dans l'ombre et non en justice. On ne pourra donc pas parler de jurisprudence Djotodia comme on a évoqué la jurisprudence Dieudonné (désormais, gare au comédien Français qui osera plaisanter avec les nègres et les bougnoules).

En sa qualité de médiateur, Denis Sassou Nguesso qui s'efforce de passer pour le sage de l'Afrique, pour l'homme incontournable dans la résolution des problèmes et des conflits, a été aux premières loges avec son frère du désert tchadien Idriss Déby sans oublier la France en chef d'orchestre de l'ombre (visites préalables du ministre français de la défense, monsieur Le Drian à de nombreux chefs d'Etat de la sous-région de l'Afrique centrale).

Sassou et Déby ont fait et défait Djotodia obligé de s'exiler au Bénin, chez Boni Yayi, le "frère" de Sassou (c'est certainement lui qui a obtenu cet exil pour Djotodia) après sa démission forcée à Djamena et non à Bangui, Djaména où on a déplacé toute une assemblée nationale ! Du jamais vu ! J'ai écrit que la solution de la Centrafrique se trouvait à l'extérieur de ce pays et vous, mes 436 abonnés, avez vu que la solution est venue de l'extérieur comme celle du Congo viendra de l'intérieur en 2016.

Sassou, le "sage", le médiateur inconditionnel, Sassou le "démocrate", l'homme de "paix", indispensable aux uns et aux autres, toujours impliqué dans la recherche de solutions chez les autres. Sassou, le "généreux", le disponible pour les autres peuples ! Il vient même d'inventer la démission d'un chef d'Etat à l'étranger sans revenir dans son pays. C'est nouveau, ça vient d'arriver, c'est du Sassou comme l'eau Okiéssi ou la bière Dzoko que je vous demande de ne pas boire car Sassou y a mis des puissants fétiches dans lesquels on a ajouté son urine ou autre chose pour vous asservir. Sassou doit donc à son tour montrer l'exemple en qualité de "sage". En 2016, il doit s'en aller tout simplement en sortant par la porte constitutionnelle. Lorsqu'un artiste arrive à la fin de son inventivité, le rideau tombe. Pour toujours.

Attendez ! C'est un sage ! Un homme de paix ! Un démocrate ! Un homme généreux qui a le coeur sur la main en donnant même à ceux qui ne lui ont rien demandé ! Comment va-t-il se permettre de ne pas respecter sa propre constitution à la face du monde ? Alors, comme ça, on se permet d'aller pousser les autres à la démission parce qu'ils travaillent mal, massacrent leur peuple et on s'accrocherait au pouvoir - alors que l'on a tué en masse pour le pouvoir, on tue encore pour le pouvoir, on a ramené la scolarité de son pays de 99% à 59%, on affame son peuple, on le laisse boire l'eau des puits polluée, sans soins, dans le désoeuvrement ? Non, monsieur Sassou. On ne peut prétendre poursuivre l'oeuvre de Nelson Mandela et ne pas suivre son exemple, lui qui s'est retiré du pouvoir juste après un mandat. Certes, vous vous dites fort mais nous vous disons : "Gardez cette énergie pour dresser vos chevaux et tenir vos vaches. Vous ne pouvez être sage avec autrui et ne pas être sage avec les vôtres.

Nous sommes convaincus que Sassou va s'en aller car la question de la violation de la constitution du 20 janvier n'est pas à l'ordre du jour : ni en 2014, ni en 2015, encore moins en 2016. Sassou, il est gentil, il va prendre son baluchon et s'en aller à Oyo où il coulera des jours paisibles en mangeant son fromage et en buvant son eau Okiéssi et sa bière Dzoko.

Au peuple congolais, au peuple de ma chair, regardez nos frères centrafricains qui ont mis à mal des mercenaires islamistes avec des simples machettes ! Non pas pour inciter à la violence mais pour vous dire qu'un peuple qui se lève pour dire non à l'injustice et à l'arbitraire, peut lutter contre le mercenaire le plus cynique armé jusqu'aux dents, avec une simple machette. Vous êtes sages, mes frères, sages comme la patience elle-même. Vous avez eu la grandeur d'esprit de laisser un monstre régner jusqu'à la fin de son pouvoir maléfique. 2016, la sagesse ordonne de ne pas tolérer que le monstre reste. Il doit partir. S'il veut retourner dans son pays le Bénin avec ses vaches, ses chevaux, ses chèvres, ses autruches et son fromage, qu'il les prennent et s'en aille car vous n'en pouvez plus. Vous faites une indigestion du Sassou depuis plus de trente ans. Du Sassou à toutes les sauces et à toutes les morts depuis plus de trente ans, ça ne passe plus à la gorge. Du Sassou dans tous vos problèmes, vous ne le supporterez plus en 2016. Il doit comprendre que 2016 sera l'année de votre liesse ou de votre colère. S'il ne l'a pas encore compris, qu'il le réalise enfin.

Vous, ses marabouts, d'Inde, de tous les recoins de la terre, dites-lui qu'il y a un temps où l'envoûtement meurt, où le fétiche ne prend plus, où même la peur disparaît. Même Satan n'en peut plus de ce serviteur à qui il va bientôt demander des comptes. Sassou nous a tout pris ; qu'il redoute qu'à notre tour qu'on lui reprenne tout et peut-être même un peu plus car on pourrait regarder tout autour de lui comme le font les juges français...

Certes, il se dit que si ça chauffe à Brazzaville, il pourra toujours se réfugier à Edou. Qu'il sache que les routes qui mènent à Edou construites avec notre argent, ce coup-ci, nous les prendrons pour venir le chercher là où il se cachera s'il refuse de s'en aller de lui-même. Même pour les peuples, il y a un temps pour la peur et la lâcheté et un autre pour le courage et la colère. Après tout, nous ne sommes pas si différents des Centrafricains qui luttent contre les mercenaires étrangers avec des machettes et des bâtons. Au nom de la LIBERTE...

Le discours du roi Léopold II aux évangélistes et aux missionnaires qui sont venus convertir les Africains - notamment les Congolais - est monstrueux et machiavélique : utiliser la religiosité du muntu pour mieux l'asservir et l'appauvrir en lui faisant accepter les pires atrocités. Ils ne nous ont pas apporté Dieu puisque nous le connaissions déjà mais ils ont introduit par devers Christ la perfidie qui affaiblit l'esprit du croyant. Ils ont donc prêché le christ en perdant leur âme pour servir le pouvoir temporel. Enfant, l''église catholique ne m'inspirait aucune attraction. Aujourd'hui, je sais pourquoi. Ils ont prêché Christ par les lèvres sans le porter dans leur coeur. Ils l'ont même crucifié pour la seconde fois en n'appliquant pas sa doctrine. Il devait venir à nous pour trouver son peuple, celui des vrais croyants. Ce n'est pas Christ qui est mauvais mais l'église au travers de ceux qui n'ont pas servi le salut mais la damnation éternelle.

Notre culture a été détruite pour mieux nous dominer. Appartenant surtout aux églises, les musées africains sont remplis de nos statuettes que les prêtres nous arrachaient pour remplir les collections des musées. Et nous devons payer pour aller voir nos propres masques et sculptures !

Nous avons besoin d'une désaliénation pour comprendre que pour les occidentaux qui viennent en Afrique, ses habitants ne comptent pas parce qu'ils s'intéressent surtout aux richesses de notre sous-sol en nous utilisant même pour les extraire afin qu'ils aillent s'enrichir chez eux en les transformant ou simplement en les revendant. Nous sommes pour l'extraction, la transformation, la distribution et la commercialisation de nos ressources par nous-mêmes. Tant que ce ne sera pas le cas, vous pouvez être sûrs que la politique que les fils d'Europe appliquent à notre égard est toujours une politique coloniale. 

En conclusion, l'église a facilité l'esclavage et la colonisation. D'ailleurs, l'église catholique elle-même a détenu des esclaves noirs (faites des recherches et vous le découvrirez) ! En soumettant l'esprit, on chosifiait le nègre pour le traiter comme un animal. Cette idéologie n'est pas née avec le roi Léopold II et n'est pas morte avec lui ; elle se poursuit de nos jours. La religion a été un moyen comme un autre pour asservir l'Afrique. Si elle n'existait pas, ils allaient trouver autre chose.

Aujourd'hui, l'ennemi, c'est notre frère de couleur et de douleur qui joue le rôle de "gouverneur noir". Nous oublions bien vite la main qui arme le bras du fraticide.

SON PEUPLE SE MEURT VRAIMENT PAR MANQUE DE CONNAISSANCE. NOUS DEVONS RETOURNER A NOTRE SOURCE DE SAGESSE ATAVIQUE. ON GUERIT DES MAUX DE LA CHAIR PLUS FACILEMENT QUE LES MALADIES DE L'ESPRIT MAIS CE QUI EMPOISONNE VOTRE AME APPELLE UNE DELIVRANCE DE VOTRE PROPRE FAIT. CETTE FAUSSE EGLISE DU PECHE DOIT MOURIR POUR QUE NAISSE EN AFRIQUE LA DOCTRINE QUI PREPARERA SON RETOUR. EN TERRE SAINTE DU KIMUNTU..

 

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Michel Djotodia et son premier ministre Tiengaye viennent de démissionner. Le sommet extraordinaire de la CEEAC se poursuit au moment où nous écrivons ceci. Une nouvelle plus grave aussi nous parvient : des soldats congolais pourraient avoir été blessés hier à Bangui et rapatriés à Brazzaville à l'hôpital militaire (on suppute une altercation avec le contingent tchadien qui aurait dû quitter la Centrafrique depuis un moment) mais l'information n'est pas très claire. Il semble même que la communauté congolaise de Centrafrique quitte le pays mais tout n'est pas très net car notre gouvernement ne communique pas sur toutes ces questions.

Le Conseil National de Transition va nommer un nouveau président de transition pour dix-huit mois et il semble que tout cela soit fait au cours du sommet qui se poursuivra demain. Les choses semblent s'accélérer sur le plan politique tandis que sur le terrain rien ne bouge et nous ne savons pas ce qui va se passer.  Espérons que l'enthousiasme qui suivra calme les velléités de vendetta.

Le Tchad qui a soutenu la Séléka espérait mettre la main sur d'importants gisements de pétrole au nord de la Centrafrique mais Déby a dû se résoudre à lâcher prise - certainement sous la pression française. A chaque fois, c'est la même histoire : le sang humain coule avant le pétrole ou après lui.

Denis Sassou Nguesso assis à côté de Déby voit des soldats congolais mourir - parce qu'il a lui-même soutenu la Séléka au détriment de son frère de lumière Bozizé. Il doit être lui aussi déçu par Djotodia - ce qui a facilité l'entente autour de la démission de ce dernier. Nous savons tous que Déby et Sassou se font une guerre de leadership au niveau sous-régional. D'ailleurs, à ce qu'il paraît, ce seraient des soldats du contingent tchadien qui auraient ouvert le feu sur les soldats congolais de la MISCA. Un comble qui illustre l'inimitié entre les deux hommes. Hélas, ce sont des innocents qui payent le prix fort.

Ce qui m'interpelle, c'est le sort de la Séléka : que va devenir la Séléka, ce conglomérat de mercenaires de tous bords ? Et surtout, comment va-t-elle réagir à l'éviction de Michel Djotodia qui sonne comme un affront à son coup d'Etat ? Certes, Djotodia était un problème parce qu'il n'avait pas autorité sur elle mais elle est toujours sur place et la crise sécuritaire ne pourra s'améliorer dans ce pays frère tant que la Séléka sera dans la place et tant qu'on aura pas rétabli l'armée républicaine centrafricaine. Il faut donc que les chefs d'Etat de la CEEAC réunis à Djaména trouvent une solution au problème Séléka. Que tous ceux qui ne sont pas Centrafricains rentrent chez eux. Que tous les criminels soient jugés car on ne peut imaginer que de tels assassins soient intégrés dans l'armée. A mon humble avis, la Séléka devrait être désarmée et démantelée...

La mise en place d'une vraie armée républicain est aussi un gros problème et cela va prendre du temps. La situation se décante par le haut ; espérons que les choses se dénouent aussi par le bas. La réconciliation entre chrétiens et musulmans ne va pas être obtenue tout de suite : il faudra un travail de réconciliation dans la justice.

C'est maintenant que les chose sérieuses commencent qu'il eût fallu prêter de l'argent à la Centrafrique car les 50 milliards de francs cfa donnés à la Séléka n'auront servi à rien et cet argent dont nous reverrons jamais la couleur disparaîtra avec Michel Djotodia.

Rapatriement.jpg

DieudonnéLe ministre de l'intérieur a fini par gagner en appel auprès du Conseil d'Etat en cassant la décision du tribunal administratif de Nantes qui avait suspendu la décision du préfet de la Loire-Atlantique qui obéissait à la circulaire Valls qui ne concernait que Dieudonné, soit un seul homme. Motif : le président du tribunal administratif de Nantes n'aurait pas assez motivé son autorisation. Le Conseil d'Etat estime que les risques de troubles à l'ordre public sont réels.

Il y a pour la première fois en France une réponse en cassation qui a tiré plus vite que Lucky Luk - sous le prétexte qu'elle répondait à un référé. La politique vient finalement de l'emporter au finish sur le droit. La question que l'on se pose : croit-on que l'on va ainsi réussir à éradiquer l'antisémitisme ? Nous avons l'impression que la justice a cédé à la pression du lobby juif qui tient l'économie française.

Que va décider Dieudonné ? Va-t-il changer de spectacle en renonçant à présenter "LE MUR" ? En effet, on a interdit le spectacle mais pas l'humoriste. Il n'y a plus de recours possible pour Dieudonné qui vient de perdre la bataille du Droit face à Manuel Valls.

Désormais, aucun humoriste en France ne pourra plus plaisanter avec les Noirs. Les plaintes risquent de se multiplier. Nombreux s'étonnent de l'énergie déployée pour combattre Dieudonné alors que tant d'autres sujets auraient suscité plus d'ardeur de la part du gouvernement. Tout ceci me laisse une étrange impression comme si la politique venait de rendre sa quénelle au droit.

A tous les Noirs de France, surveillons TOUT ce qui pourra être dit sur la dignité humaine nous concernant car nous ne sommes pas moins dignes que n'importe qui...

Dieudonne.jpgFranchement, la justice est bel et bien indépendante en France : l'arrêté de suspension du spectacle de Dieudonné pris par le préfet a été rejeté par le tribunal administratif de Nantes au détriment de Manuel Valls et du premier ministre Ayrault. La suspension du spectacle a été ... suspendue à son tour ! Comme la justice a parfois de l'humour tout en étant très sérieuse ! C'est même un cinglant désaveu du président de la république François Hollande, non pas qu'il ait tort de s'opposer contre des propos haineux mais que la politique semble avoir débordé pour juger avant la loi. La liberté d'expression a triomphé sur la politique qui veut dicter à Dieudonné ce qu'il doit dire et ne pas dire. Denis Sassou Nguesso doit en prendre de la graine, lui qui veut faire pression sur François Hollande afin qu'il lui trouve des solutions politiques  à ses problèmes juridiques.

Dieudonné M'bala M'bala, humoriste de talent, le Mohammed Ali du rire, le nouveau Coluche pour certains de ses pairs, a gagné une bataille face à l'Etat de son pays qui lui reprochait des propos antisémites. Ses détracteurs doivent être déçus mais c'est la justice. Le président de La LICRA souhaite que le comédien trouve d'autres sources que les Juifs pour faire rire ses spectateurs - en oubliant que là, il viole la liberté de Dieudonné à choisir ses thèmes et ses sujets et surtout, les spectateurs de Dieudonné ont le droit de rire quand bon leur semble sur les sujets de leur choix et non parce que les Juifs et la LICRA le leur demandent ! 

Où va-t-on dans ce pays où l'on veut faire des lois juste pour un individu ? La loi n'existe pas et ne devrait pas exister juste pour un individu ou une catégorie d'individus. Il faut le condamner quand il est coupable aux yeux de la loi mais Dieudonné est libre de rédiger ses sketchs comme il le veut ! Le problème est que sa victimisation le rend encore plus célèbre. Il va jouer à Nantes dans une salle comble. S'il déborde, eh bien, qu'il soit traduit devant les tribunaux de la république française.

A ceux qui veulent venir troubler ses spectacles, nous disons que lorsque dans les films que vous financez et produisez, vous insultez les nègres, vous ne voyez pas venir bloquer les entrées de cinéma. On peut rire des nègres, des arabes, des blancs, des catholiques, des islamistes mais pas des juifs. Il n'y a pas un peuple qui a le monopole de la souffrance car nous nègres, avons subi l'esclavage pendant près de cinq siècles : des centaines de millions de morts, certains se tuant à la tâche en travaillant plus de vingt heures par jour, une dignité bafouée car nous nègres avons été réduits à l'état d'animaux domestiques. Nous aussi, avons droit à l'intérieur du racisme d'une loi de lutte contre l'antinégrisme, nom d'une quénelle lyonnaise !

Demande de publication
Farid Mnebhi


Des séquestrés sahraouis de Tindouf en fuite vers le Maroc massacrés par l’armée algérienne


Un dramatique événement, gravissime sur les plans du droit international et des Droits de l’Homme, s’est produit très récemment en plein territoire algérien aux environs de la frontière mauritanienne, dans une zone dénommée «Wediane Tetrat».
Une tragédie qui a touché lâchement des séquestrés sahraouis des camps de la honte de Tindouf alors qu’ils tentaient désespérément de rejoindre leur pays qu’est le Maroc via la Mauritanie.
En effet, deux convois de sahraouis, embastillés dans ces fameux camps de Tindouf, avaient réussi à déjouer les mesures de sécurité draconniennes des services algériens et polisariens avant de se faire rejoindre par l’armée algérienne qui n’a pas hésité à perpétrer un massacre en tirant sur ces civils innocents et désarmés qui ne demandaient qu’à rejoindre leur Patrie.
Le bilan de ce carnage s’élève à deux morts, plus d’une dizaine de blessés grièvement et un chiffre indéterminé de disparus parmi ces innocents Sahraouis qui tentaient de réintégrer le Maroc.
Une grave tragédie qui confirme que les ordres donnés, en novembre 2013, par le sanguinaire mercenaro-terroriste Ould Bouhali de tirer sur tous les Sahraouis qui tentent de fuir les camps de Tindouf seront appliqués dans sa brutalité la plus bestiale par l’armée algérienne.
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que l’armée algérienne s’en prend à des civils désarmés ; c’est une tradition et une constante.
A défaut de se mesurer aux terroristes, aux bandes de criminels et de narco-trafiquants qui circulent librement sur son territoire, les soldats algériens préfèrent ouvrir le feu sur de jeunes bergers marocains qui font paître leurs troupeaux ou sont à la recherche de champignons et de truffes non loin de la frontière algéro-marocaine. 
Cette nouvelle tentative de fuite des séquestrés sahraouis démontre bel et bien la situation d’impasse et de désespoir dans laquelle ils se trouvent et n’est pas sans rappeler l’exode des Allemands de l’Est vers l’Allemagne Fédérale durant l’été et le printemps 1989.
Cette tentative de fuite confirme également que la machine polisarienne est en totale décomposition et que les responsables sécuritaires algéro-polisariens tentent de sauvegarder un ordre apparent à coup de fusils et de surveillance étroite sur les camps de Tindouf afin de refroidir les sentiments pro-marocains qui se font jour.
Un massacre de l’armée algérienne qui a suscité indignation et révolte au sein des tribus sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf et qui confirme, ce que de nombreux analystes ont affirmé en alertant la communauté internationale, que Tindouf constitue une plaque tournante qui alimente la zone grise du Sahel en armes et en hommes.
Une vérité que les responsables sécuritaires algériens ne souhaitent voir éclater en plein jour en encerclant les camps des séquestrés sahraouis de Tindouf et en assassinant tout Sahraoui qui tente de rejoindre le Maroc.
Au final l’armée algérienne, incapable de lutter contre le terrorisme qui sévit en Algérie et de mener une lutte implacable contre les réseaux de criminels, car complice, use d’une soi-disant puissance militaire contre des civils désarmés, comme à son habitude.
Un nouveau crime qu’elle vient de perpétrer à l’encontre de civils dont elle devra un jour répondre devant le tribunal pénal international.


                                               Farid Mnebhi

Djotodia-copie-1.jpg D'abord le cadre : demain, 9 janvier 2014, se tient à Djamena le sommet extraordinaire de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) auquel va participer Michel Djotodia sous la présidence tchadienne; c'est-à-dire, celle d'Idriss Déby qui aurait déjà désavoué le chef de la Séléka. Ensuite, le contexte : une Centrafrique exsangue, à feu et à sang au bord d'une guerre civile confessionnelle totale provoquant la fuite des étrangers, un pays où l'Etat est absent avec un président de transition sans autorité. Il est connu que nulle armée ne peut lutter contre un peuple enragé. Aussi, les soldats français et la MISCA ne suffisent pas à résoudre le problème. Nous avons dit qu'il fallait une solution politique mais elle ne peut se faire si la Séléka reste au pouvoir : en effet, LE PROBLEME, C'EST LA SELEKA QUI POURTANT AURAIT PU CONSTITUER UNE SOLUTION A LA DERIVE BOZIZIENNE. Nous sommes donc dans un vrai dilemme puisque nous ne voyons rien d'autre exister dans le paysage politique que ... la Séléka ! La solution doit donc venir de l'extérieur...

Certains se risquent à dire que Michel Djotodia va démissionner demain mais rien n'est moins sûr. Qui va prendre sa place ? Nourredine ? Une vacuité de l'Etat centrafricain n'est pas envisageable mais peut-on parler d'un Etat en RCA ou simplement d'un groupuscule de brigands qui n'arrive pas à tenir le pays en étant lui-même facteur de désordre - là où il devrait incarner l'ordre absolu ?

Nous l'avons dit avant tout le monde en lançant l'hypothèse d'un départ de Michel Djotodia comme solution partielle au problème - ce qui serait une première dans l'histoire des coups d'Etat en Afrique mais le constat est là : Michel Djotodia certes n'est pas Dieu mais on ne lui demandait que d'être "président" et de se faire respecter en imposant l'ordre républicain. Or, dans son propre camp, personne ne le respecte et, après un an de pillages, de meurtres et de désordre, certains entrevoient la possibilité que la CEEAC désavoue le chef de la Séléka. Mais comme nous l'avons dit, nous ne voyons pas à l'intérieur du pays qui peut constituer une alternative, vu que toute l'élite politique a quitté le pays. Et puis, que faire de la Séléka, cette horde hétéroclite de mercenaires qui tuent et pillent au nom d'Allah ? Va-t-on tolérer des criminels au sein de l'armée centrafricaine républicaine qui devra se mettre en place ? En effet, la crise centrafricaine est accentuée par l'absence d'une vraie armée républicaine que François Bozizé refusait de consolider, de peur qu'elle ne le renverse. D'autre part, demander à la Séléka de se retirer dans le nord ne serait-il pas signer en quelque sorte la partition du pays en deux Etats ?

A mon avis, le problème n'est pas seulement Djotodia mais toute la Séléka qui fait actuellement office d'armée officielle alors que c'est une force terroriste versée dans la criminalité comme si elle voulait instaurer le chaos. Il faut que certains criminels au sein de cette horde de terroristes soient jugés à la CPI pour calmer la fureur du peuple.

Demain, Michel Djotodia et la Séléka jouent gros et si rien de bon ne sort de ce sommet extraordinaire, on pourra conclure aux yeux du monde entier que l'Afrique seule n'est pas capable de résoudre ses propres problèmes - comme un esclave libéré qui a toujours besoin du maître pour trouver des solutions à sa place. Surtout lorsqu'elle est noire, cette Afrique.

Michel Djotodia avait dit que le pouvoir lui empêchait de dormir. Cette nuit, il fera des cauchemars les yeux ouverts...

COMMENTAIRE : Certes, il existe un différend que nous avons du mal à cerner entre Denis Sassou Nguesso et le colonel Marcel Ntsourou pour que le premier puisse l'en vouloir au point de lui faire subir l'arbitraire le plus invraisemblable en l'accusant même des choses dont il n'est pas coupable - comme s'il voulait à tout prix le voir souffrir jusqu'à en perdre la vie mais emprisonner sa femme Charlotte Ntsourou et Ruth Nguina, la nièce de celle-ci, relève de la volonté de le briser mentalement car nous avons tous en mémoire les faits et les abus de notre police envers les femmes : viols collectifs, attouchements, violence physique et verbale, tortures, humiliations de toutes sortes. NOUS SOMMES NOMBREUX A ETRE INQUIETS DU SORT DES DEUX FEMMES.

Ces arrestations montrent tout le côté animal de ce régime qui agit sous l'impulsion de l'émotion pour instiller la peur dans l'esprit de nos concitoyens car la peur du peuple est le meilleur allié de Denis Sassou Nguesso. Et celle-ci est l'arme absolue qui permet à une dictature de se maintenir au pouvoir.

Non, monsieur Denis Sassou Nguesso, ce que vous faites à une fille de seize ans et à sa tante relève de l'inacceptable. Nous en appelons à madame Antoinette Sassou Nguesso pour ramener son époux à la raison par compassion à la gent féminine.

Nous demandons à monsieur Oko Ngakala de prendre toutes ses responsabilités devant la communauté internationale qui ne manquera pas de lire cet article. IL NE SUFFIT PAS AU REGIME DE L'ALIMA DE CRIER A L'INJUSTICE SOUS D'AUTRES CIEUX ; ENCORE FAILLE-T-IL MONTRER L'EXEMPLE AU CONGO.

Aussi, nous nous joignons à la Diaspora Congolaise d'Angleterre pour demander la libération pure et simple de Charlotte Ntsourou, épouse du colonel Marcel Ntsourou et de sa nièce Ruth Nguina qui n'ont rien à faire en prison.

Nous demandons aux francs-maçons - notamment de France qui ont initié Denis Sassou Nguesso au Mal Absolu d'intervenir car par cet acte, Denis Sassou Nguesso apparaît au monde entier comme un monstre sans coeur et sans humanité. Comment peut-il après ce cynisme et ce sadisme oser proclamer qu'il veut poursuivre l'oeuvre de Nelson Mandela Madiba ? S'en prendre au colonel Marcel Ntsourou est déjà assez insupportable mais vouloir porter atteinte à deux femmes innocentes relève de la monstruosité et de l'ignoble.

Au pouvoir de Brazzaville, aux crocodiles du PCT, sachez que le peuple, le monde et l'histoire vous regardent dans votre délectation de l'injustice commise à autrui. Hélas, l'histoire a parfois des retournements insoupçonnés et personne ne sait si après les sévices que vous faites subir aux femmes, aux nièces, aux soeurs, aux mères des autres, si demain la même chose ne vous arrivera pas. La furie du peuple est pareille à une éruption volcanique ou à un tsunami ; personne ne sait quand elle va se produire. A MEDITER CAR VOUS N'AUREZ PAS TOUJOURS LE POUVOIR...

                                  **************************

UNE FILLE MINEURE ARBITRAIREMENT INCARCEREE

A LA MAISON D’ARRET

DE BRAZZAVILLE

 

 

FLAGRANTE VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME AU CONGO-BRAZZAVILLE

 

Le 16 décembre 2013 dernier, le domicile familial du colonel Marcel Ntsourou a été attaqué à l’arme lourde de guerre par les forces gouvernementale de la République du Congo. Quelques heures après cette opération, les autorités congolaises faisaient état d'une perquisition de police, chez monsieur Ntsourou, qui aurait mal tourné.

 

Sous cet intense bombardement qui a coûté la vie à des dizaines de civiles non-armés, le colonel Marcel Ntsourou a été arrêté, en compagnie de plusieurs membres de sa famille présents à son domicile lors de cette opération.

 

Parmi les personnes arrêtées, figurent madame Charlotte Ntsourou, l’épouse du colonel, ainsi que mademoiselle Ruth Nguina, nièce de madame Ntsourou, une mineure de 16 ans résidant chez sa tante. Les deux femmes sont actuellement détenues à la maison d’arrêt de Brazzaville, au même titre que les personnes ayant enfreint la loi.

 

Un différend personnel ayant opposé le colonel Marcel Ntsourou au président de la République, monsieur Denis Sassou Nguesso, celui-ci a, non seulement abusé de son pouvoir en faisant usage des forces armées républicaines pour régler une affaire privée, mais également violé les droits des personnes non-impliquées dans les faits reprochés à monsieur Ntsourou.

 

En effet, le 28 décembre 2013, le président de la République et deux de ses ministres ont signé un décret rétrogradant le colonel Ntsourou au rang de soldat de deuxième classe, aux motifs suivants :

  • Manquement à l’obligation de réserve dans l’expression écrite et orale
  • Faute contre l’honneur, la probité ou les devoirs généraux du militaire
  • Faute contre la discipline militaire

 

Madame Ntsourou serait-elle la complice de son époux dans ces accusations ? C’est ce que la justice congolaise devrait prouver, et s’il en était avéré ainsi, il ne sera que juste, que monsieur et madame Ntsourou, tous deux adultes, soient dûment condamnés pour leurs actes.

 

Par contre, l’arrestation et la détention en milieu carcérale d’une mineure de 16 ans est tout aussi étonnante qu’incompréhensible car nous nous demandons comment le colonel Ntsourou aurait pu impliquer une fille mineure dans les faits qui lui sont reprochés. En nous fiant aux explications que le régime a lui-même annoncées pour justifier l’arrestation, puis l’incarcération du colonel Ntsourou, il est très difficile d'imaginer une quelconque part de responsabilité pénale imputable à cette jeune fille de 16 ans.

 

Quand bien même cette fille aurait une certaine responsabilité dans cette affaire, la majorité légale en République du Congo, étant fixée à 18 ans, les mineurs contrevenants sont supposés être détenus dans des centres spécialisés appliquant le respect des droits et la protection de l’enfance. Cette grave situation pousse la Diaspora Congolaise d’Angleterre à interpeller toutes les ONG qui luttent pour le respect des droits humains en particuliers, et la protection des mineurs général, car cette incarcération n’est, ni plus ni moins, qu’un abus des droits humains frappant une mineure, une situation qui montre à quel point le Congo foule aux pieds ses propres textes juridiques et les engagements internationaux auxquels il a souscrit.

 

La nièce de madame Ntsourou, se trouve aujourd’hui dans la maison d’arrêt de Brazzaville, exposée à tous les abus possibles et imaginables en milieu carcéral, ce que la Diaspora Congolaise d’Angleterre dénonce très fortement, tout en exigeant du président de la République, monsieur Denis Sassou Nguesso, sans délai et sans condition, la libération ou le transfert immédiat de mademoiselle Ruth Nguina dans un milieu approprié à son cas.

 

 

Fait à Londres le 6 janvier 2014

  

la diaspora congolaise d’Angleterre

diaspora-congo@hotmail.com

 

On croyait avoir tout vu en RCA mais on se trompait. De toute façon, l'armée des anciens FACA allait un jour ou l'autre faire son apparition de l'autre côté du mur républicain en revenant sur la pointe des pieds d'une rébellion. C'est chose faite au travers de la rébellion appelée "Révolution et Justice" à la tête de laquelle se trouve le commandant Sayo, un béret rouge.

Certains doutent de l'authenticité de cette vidéo postée sur Youtube le 1er janvier 2014. Pourtant tout semble indiquer qu'elle est authentique : ce n'est pas simplement un regroupement d'anciens militaires puisqu'on y fait allusion à de nouvelles recrues et il est clairement question d'aller renverser les terroristes qui ont occupé le pays. Elle ne parle en aucun cas de défendre un régime mais parle plutôt d'une "révolution" qui transformerait la RCA sur la base de la justice. La volonté de conquête ou de reconquête du pays entre les mains de la Séléka est explicite.

La seule question qui se pose est celle-ci : comment va-t-elle contourner le barrage français et surtout le contingent tchadien pour renverser la Séléka ? Si la Séléka a réussi à forcer le barrage africain en écrasant le contingent sud-africain entre autres, le contexte actuel est différent :  si les militaires français s'interposent avec des hélicoptères de combat, ça sera une autre histoire. Mais ont-ils mandat pour faire de l'ingérence dans un confllit centro-centrafricain - notamment entre groupes armés ?

La vidéo a volontairement laissé une certaine portion de l'organisation hors caméra - certainement pour ne pas filmer le "GENERAL' évoqué par le commandant Sayo dans son discours. Nous aurons sans doute plus d'informations prochainement : en effet, même si "Révolution et Justice" prépare l'offensive militaire, il y a forcément en elle une portion purement politique qui devra tôt ou tard communiquer.

Au regard du nombre, plusieurs centaines, peut-être un millier ou plus, s'entraînant on ne sait où dans la vaste forêt centrafricaine, on peut craindre que les choses ne se compliquent pour la MISCA et les soldats français lorsque les hommes de Sayo auront décidé de fondre sur BANGUI. En effet, les Français sont là pour protéger le peuple mais que vont-ils faire lorsque la rébellion "Révolution et Justice" aura décidé de porter l'estocade ? Oseront-ils défendre le criminel Michel Djotodia jusque-là toléré ? En effet, la communauté internationale a eu tort dès le départ de fermer les yeux sur les crimes de la Séléka. Si des condamnations fermes avaient été exercées au début des atrocités et des mesures prises, nous n'aurions pas assisté à une telle catastrophe. Or, jusqu'à présent, la Séléka a réussi à voiler sa véritable nature : CELLE D'ETRE UNE ORGANISATION SALAFISTE EXTREMISTE PROCHE D'AL-QAIDA.

Qui est derrière cette nouvelle rébellion "Révolution et Justice" ? La tentation de voir l'ombre de François Bozizé derrière le commandant Sayo est grande mais rien n'est certain. En tout cas, il y a au moins un Etat ou au plus une puissance derrière la rébellion "Révolution et Justice".

De toutes les façons, tant que Michel Djotodia et les "chevaliers" du croissant de lune resteront au pouvoir, il n'y aura pas de paix en Centrafrique. L'équation est compliquée. Si la Séléka se retire au nord du pays sous le feu d'une nouvelle rébellion, le problème de la sécession risque de se poser avec une plus grande sévérité.

Tout semble indiquer un problème complexe car nous ne voyons pas comment la Séléka pourra organiser des élections cette année dans ces conditions de guerre confessionnelle qu'elle a déclenchée (en tout cas, nous voyons mal un peuple inquiet se ruer vers les urnes déjà que l'établissement des listes électorales ne sera pas une mince affaire) - peut-être sciemment pour aboutir à la partition du pays en deux Etats, l'un chrétien, l'autre musulman comme au Soudan. Cependant, les puissances du monde sont-elles prêtes à supporter un nouvel Etat se revendiquant du croissant de lune dans le si riche golfe de Guinée à dominante religieuse chrétienne ? Ce n'est pas tout  : si en dépit de tout ceci, Michel Djotodia organisait les élections et que la Séléka était battue, que deviendrait-elle ? C'est une question que personne ne se pose car pour le moment, ce qui compte, c'est de stabiliser la situation sociale qui tourne à la guerre civile confessionnelle. Or, il faut envisager toutes les hypothèses. NOUS SOMMES POUR QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE NE LAISSE PAS LA SELEKA ORGANISER L'ELECTION PRESIDENTIELLE EN RCA.

La rhétorique de Sayo est sans équivoque : il traite la Séléka de "terroristes" et sollicite le soutien des pays avoisinants car avertit-il, le terrorisme islamique vient de gagner l'Afrique centrale et ne s'arrêtera certainement pas à la Centrafrique. Il est évident que cet homme dispose de soutiens car on ne peut tenir une armée sans les moyens qui vont avec. La république soeur centrafricaine n'a pas fini de trembler sous la menace des armes et des rébellions qui n'ont pas fini de dicter leur loi.


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COMMENTAIRE : Certes, André Okombi Salissa a fait ses armes au propre comme au figuré auprès de Denis Sassou Nguesso comme Pascal Lissouba a commencé les siennes sous Massamba-Débat qui, même si nous le considérons comme le meilleur président du Congo pour avoir beaucoup fait avec peu, - n'était pas un démocrate loin s'en faut. Mais s'il a accepté de servir son pays sous le joug d'un dictateur, les faits montrent que sa voix discordante au dedans quand il faisait partie du gouvernement comme désormais au dehors depuis qu'il l'a quitté, dérange. Pour réduire l'influence de cet homme, Denis Sassou Nguesso a été obligé de démanteler le CADD-MJ qu'il avait pourtant lui-même créé et, comme si virer André Okombi Salissa du gouvernement ne suffisait pas, le grand nzokou l'a suspendu du PCT pour une durée inderterminée. L'homme brille pour être le seul à avoir osé envisager une autre alternative au sein du pouvoir des crocodiles du PCT - et surtout, la réputation d'Okombi Salissa que j'ai reçue de diverses personnes reconnaissantes au sud en 2008, voyait en lui le nouveau "Lissouba" - ce qui bien entendu, n'engage que les okombistes qui sont nombreux et dispatchés sur toute l'étendue du territoire.

Certes, on ne fait pas du neuf avec du vieux mais tout de l'ancien n'est peut-être pas à jeter non plus. Okombi n'a pas attendu d'être hors du gouvernement comme certains que je ne nommerai pas pour jouer sa musique a contrario. Nous ne défendons pas l'homme mais le combat qui nous attend pour renverser l'éléphant appelle que les buffles qui connaissent les habitudes du mastodonte soient associés pour sa chute finale. Qui peut comprendre comprenne...

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Numéro 382-383 - Congo-Brazzaville - André Okombi Salissa appelle au sursaut national


CONGO-BRAZZAVILLE

André Okombi Salissa appelle au sursaut national

Propos recueillis par François Gervais et Jacques Tomb

 

« Le Congo est à la fin d'un cycle de l'histoire...

Le temps d'une autre génération est venu »

 

Les propos d’André Okombi Salissa, candidat déclaré à la succession de Denis Sassou Nguesso, ne laisseront personne indifférent, au Congo. A un moment où les opposants de ce pays, généralement, grognards à l’endroit du régime, rasent les murs, pour ne pas commenter l’intervention des forces de l’ordre et de sécurité au domicile du colonel Marcel Ntsourou, l’« enfant terrible » du paysage politique congolais dit ce qu’il pense. Pour lui, « le Congo connaît une fin de cycle de son histoire. Le temps d’une autre génération d’hommes politiques est venu ».

Eminent membre de la majorité présidentielle, ancien ministre (15 ans passés au gouvernement de 1997 à 2012), actuellement député et membre du Bureau politique du Parti Congolais du Travail (PCT, parti présidé par le chef de l’Etat), André Okombi Salissa sort des vérités qui vont beaucoup déranger au Congo. Pas seulement dans son propre camp politique.

 

AFRIQUEDUCATION : En mars et septembre de cette année, deux articles sur vous ont paru dans Afrique Education, entraînant énormément de réactions, dont certaines très hostiles. Je pense, surtout, à l’article de la 2e quinzaine de septembre qui titrait : « Okombi Salissa peut-il succéder à Sassou Nguesso » ? Pouvez-vous devenir président du Congo en comptant autant d’ennemis ? Ne faudrait-il pas changer de métier ?

André Okombi Salissa : J'ai lu les publications auxquelles vous faites allusion. C'était dans les deux cas des analyses sur mon parcours et ma modeste contribution à la vie politique de notre pays. Les auteurs ont essayé, à leur façon, de restituer la réalité géopolitique du Congo, et ont fait quelques pronostics. Chacun a pu apprécier l'approximation ou l'exactitude de ces analyses. Pour ma part, j'avais noté sans porter de jugement. Quant à l'adversité de certaines réactions, je pense que cela va de soi en politique, et plus particulièrement en démocratie.

 

Vos adversaires disent que vous n'avez pas les compétences pour les fonctions qui vous avaient été confiées dans plusieurs gouvernements auxquels vous aviez participé, et que vous devriez quitter la politique. Allez-vous les entendre et changer de métier ?

Les entendre, oui, les suivre, non. Dans les publications que vous avez citées, vous aviez plus ou moins retracé ma biographie. Dans cette petite histoire, vous aviez rappelé que je suis ingénieur de formation, et qu'à la fin de mes études, dans un institut qui comptait plus de mille étudiants dans l'ex-Union Soviétique, nous n'étions que cinq à nous voir octroyer une bourse d'excellence de doctorat. A mon retour au Congo, j'avais fait mes débuts dans la fonction publique avant que la politique ne prenne le dessus. A l'aube de ma cinquantaine, j'ai plus de trente ans d'engagement et de lutte politiques, dont une expérience parlementaire et quinze ans à la tête de plusieurs départements ministériels. Ce n'est peut-être pas assez pour certains. Mais vous le savez, la critique est un art facile. Je n'ai pour moi que mes convictions et mon engagement qui ne seront jamais atteints.

 

Vous n'êtes pas militaire, mais vous avez dirigé le Front 400 pendant la guerre de 1997. On vous reproche d’avoir, comme votre mentor, Denis Sassou Nguesso, du sang des Congolais et des Congolaises sur les mains.

Qu’avez-vous à dire à ce sujet ?

C'est une façon extrême de décrire la réalité. Mais avant tout propos sur les événements douloureux que notre pays a connus à des moments divers, je voudrai m'incliner devant la mémoire de toutes les victimes des violences politiques. Ceci dit, 1997 est un horrible souvenir, pour tous les Congolais. On n’aurait jamais dû en arriver là. On a écrit depuis des siècles que la guerre n'est jamais propre, ce n'est donc pas une nouveauté que de convenir et de condamner la guerre de 1997, d'autant plus que ce n'était pas contre un ennemi venu de l'extérieur. Mais, j'insiste là dessus, nous devons tous nous poser la question de savoir, pourquoi et comment, nous en sommes arrivés à la guerre ? Notre parti le PCT (Parti congolais du travail), au pouvoir, en 1991, avec le président Sassou Nguesso, avait organisé la Conférence nationale souveraine (CNS), et permis à tous les Congolais de s'exprimer, librement, sur la gestion du pays. Personne, malgré la violence de certains propos n'avait été inquiété. Nous avions organisé les premières élections libres et transparentes depuis l'indépendance. Candidat à ces élections de 1992, le président Sassou, qui les avait organisées, il faut le rappeler, avait perdu et avait, immédiatement, félicité le chef d'Etat élu, le professeur Pascal Lissouba. Je vous parle là et je ne vous parlerai que des faits qui sont tous vérifiables. Le nouveau pouvoir avait pour première mission, en dehors de son programme, de mettre en œuvre toutes les résolutions de la CNS, notamment, prendre toutes les dispositions pour garantir les libertés et droits fondamentaux des citoyens. Cela avait été un échec. Le nouveau pouvoir n'avait même pas été capable d'exécuter le programme pour lequel il avait été élu. Le nouveau pouvoir refusait d'organiser les élections en 1997. Toutes les preuves existent qu'ils avaient tiré les premiers. Si nous ne nous étions pas défendus, je ne suis pas sûr que je serais là, aujourd’hui, en train de vous parler. Cela peut paraître banal, mais, il faut se replacer dans le contexte de l'époque. Nous, les responsables politiques de l'opposition, étions en danger de mort. On ne nous avait laissé aucun autre choix que celui de la légitime défense. Nous nous sommes défendus. Et si nous n'avions pas gagné la guerre, nul ne sait ce que serait devenu le Congo.

 

Voulez-vous dire que vous avez sauvé la démocratie?

Chacun appréciera sur pièce. Mais, bilan contre bilan, nous avons fait mieux que l'ancien pouvoir sur tous les plans. Le processus démocratique a repris depuis 2002. Il est encore imparfait à maints égards, je le concède, mais il ne pourra que s'améliorer avec la vigilance de chacun de nous. Les différents gouvernements auxquels j'ai appartenu, ont restauré la sécurité dans tous les espaces du Congo. Nous avons payé toute la dette sociale. Il demeure des imperfections dans la gouvernance, que je dénonce d'ailleurs, mais nous sommes loin de la période 1992-1997. Je n'ai aucune prétention quant à la sauvegarde de la démocratie. J'ai, comme beaucoup d'autres, apporté une modeste contribution, notamment avec le CADD-MJ (Comité d’action pour la défense de la démocratie – Mouvement de jeunesse) que je préside depuis 1993.

 

D'accord, mais est-ce qu'un guerrier est légitime en politique?

Je ne me définis pas comme un chef de guerre, les termes résistant ou défenseur de la démocratie me semblent plus appropriés. Pour la guerre en elle-même, cela dépend des causes et de ce qui en ressort. Les vainqueurs de la guerre de 40-45 avaient de bonnes raisons de se battre. Pour le Congo, nous ne pouvions pas laisser une dictature évincer une démocratie naissante et anéantir, ainsi, les espérances du peuple à la liberté et aux droits fondamentaux. Au demeurant, il faut signaler que tous les grands acteurs politiques actuels du Congo ont participé à cette guerre de façon directe ou indirecte.

Dans un camp comme dans l'autre, nous savons tous quel était le rôle de chacun. Certains étaient des chefs politiques de la guerre, et n'ont pas touché aux armes, d'autres conseillaient ces chefs politiques, d'autres, encore, renseignaient sur le terrain ou agissaient pour contenir l'adversaire. Bien entendu, nombreux n'avaient eu que le courage de fuir pour revenir donner des leçons de politique à ceux qui s'étaient battus pour sauver la jeune démocratie. 1997 est un déterminant pour tous les responsables politiques. Chacun doit pouvoir dire il était où, et il faisait quoi ? Notre famille politique avait accompli son devoir, nous nous étions battus pour notre pays. Il n'y a pas de honte à cela, même si nous n'en revendiquons aucune gloire. Personne ne peut et ne doit être fier des tragédies de notre histoire nationale et des atrocités subies par les Congolais depuis 1959 jusqu'en 1997, en passant par 1993-1994. La conscience de la douleur des parents des victimes nous oblige à veiller à ce que cela ne se répète plus jamais.

 

Pour dire les choses crûment, on vous reproche, également, d’avoir détourné beaucoup d’argent des caisses de l’Etat. Certains Congolais pensent même que votre place est dans une cellule de la Maison d’Arrêt de Brazzaville, et non, à la magistrature suprême.

Que leur répondez-vous ?

Mes adversaires politiques ont mis beaucoup d'ingéniosité à créer ces rumeurs, à les faire courir, et à les entretenir. Ce n'est pas nouveau en politique, où l'on applique, plutôt, très bien, l'adage selon lequel : « qui veut noyer son chien, l'accuse de rage ». Certains, même, dans notre famille politique, n'apprécient pas mes prises de position et mon franc-parler. Ils y vont, alors, de toutes les ruses et de toutes les intrigues. Dans tous les départements ministériels dont j'ai eu la responsabilité, jamais, aucun service, ni de l'Inspection générale des Finances, ni de l'Inspection générale de l'Etat, n'a formulé des griefs de quelque nature que ce soit sur la gestion du département. Des rapports d'inspection existent. Je n'ai jamais fait l'objet d'aucune procédure du fait de ma gestion publique. Mais, évidemment, les calomnies ont la vie dure. Il en est resté quelque chose.

 

Ne craignez-vous pas, justement, que vos prises de position actuelles, parfois, très dures, contre votre camp depuis quelques temps, ne donnent à certains, à Brazzaville, l'idée d'instruire un ou des procès contre vous ?

Cela ne surprendra personne.

 

On dit que pour succéder à Sassou Nguesso, vous êtes partisan du "tout sauf un Nibolek", "tout sauf un homme du Pool", ou "tout sauf un M'Bochi".

Que répondez-vous ?

Ces formules sont condamnables et ceux qui les ont inventées indignes. C'est contre cela que nous luttons, depuis, toujours. Un Congolais ne doit jamais être réduit à ses origines. Chacun doit pouvoir participer à la vie publique et à la gestion des affaires de la nation à l'aune de ses compétences et de sa capacité d'apport. La fonction suprême de l'Etat doit échoir à celui qui, en plus, d'une addition de vertus, aura accepté la différence et la diversité culturelles et ethniques comme participant à la richesse de notre pays. Les hommes sont le produit de leur environnement, pas celui de leurs origines. Je dénonce et je continuerai à combattre le Plan concerté, et sciemment, mis en œuvre, depuis plusieurs années, qui consiste à former des jeunes dans tous les domaines pour installer une hégémonie ethnique au Congo sur plusieurs générations. Pour la réalisation de ce Plan, on s'est accaparé, systématiquement, de tous les leviers du pouvoir ; tous les postes sensibles de l'administration civile et militaire sont, systématiquement, attribués aux ressortissants de la même ethnie. Tout se passe comme si une ethnie renfermait, subitement, tout le génie national. Cela est inacceptable et révoltant. D'autant plus que ça prépare les conflits de demain, en exposant les membres innocents de ladite ethnie à la vindicte des autres. C'est un Plan pour créer des solidarités subjectives et belliqueuses. C'est une appropriation de la théorie de la tribu-classe que nous avions condamnée hier.

 

Comptez-vous succéder à Sassou Nguesso ?

Il n'y a pas d'élection ouverte, en ce moment, au Congo. Je ne suis, donc, candidat à rien, sinon, à ma sérénité. Je crois, cependant, que le débat sur la succession du président Sassou Nguesso est inéluctable, il s'imposera même à ceux qui veulent nier la finitude de l'humain. La constitution actuelle du Congo fait que le président Sassou ne pourra plus se représenter à la fonction suprême de l'Etat. C'est un fait avec lequel notre parti doit faire. Il ne faut pas chercher à tromper l'histoire. La seule vraie question, de mon point de vue, pour tous ceux qui ont accompagné le président Sassou dans sa longue vie politique, est de mettre un cadre pour lui éviter un faux pas sur le dernier virage. Il faille mettre toute notre expérience politique à profit et mobiliser toutes les ressources pour consolider son legs à la nation. Vouloir biaiser avec l'évidence de la fin d'un cycle de l'histoire, c'est prendre des risques inutiles, pour lui-même, et pour le pays. Le pays est, actuellement, stable, c'est, déjà, un très bel héritage, sur lequel il faut construire. On est, parfois, plus grand par la façon de quitter le pouvoir que par la façon d'y accéder. Mandela avait réussi les deux. C'est un Grand Homme. Le général de Gaulle, qui était, lui aussi, un repère, pour rappeler qu'il vaut mieux quitter les choses avant qu'elles ne vous quittent, disait, qu'il valait mieux "quitter les choses cinq ans plus tôt que cinq minutes plus tard". Bien que ce soit malgré nous, nous devons reconnaître que nous ne sommes pas entrés par la grande porte en 1997. C'est la moindre des choses que de tout faire pour sortir par la grande porte. A vouloir à tout prix répéter l'histoire, elle risque de bégayer.

 

Vous avez dit dans une interview parue au Congo que vous étiez contre toute modification de la constitution. Maintenez-vous cette déclaration?

Evidemment. C'est une question de logique et de cohérence. C'est nous qui avons conçu et rédigé ce texte. Nous avons dépensé des trésors d'énergie pour l'expliquer et le défendre, partout. Il a été accepté et adopté, par référendum, en 2002. Il a garanti, pendant la dernière décennie, la gouvernabilité du pays dans la stabilité. A ce jour, je n'ai entendu personne, dans ma famille politique, lui reprocher quoi que ce soit. Je soutiens, donc, qu'il faut continuer à la respecter, dans sa lettre et dans son esprit. C'est dans l'intérêt du pays. Et c'est une question d'honneur et de dignité.

 

Cette question de modification ou pas de la constitution agite les intellectuels et toute la classe politique du Congo. Conscient de ce malaise, le président Sassou Nguesso a mis, en place, une Initiative nationale pour l'apaisement, une sorte d'organe chargé de préparer les Congolais à la tenue d'un Dialogue national comme en RDC. Cette manœuvre devrait, selon toute vraisemblance, aboutir à la modification de la constitution. Comment allez-vous contourner ou résister au rouleau compresseur du pouvoir qui se met en marche ?

Le débat sur la constitution agite, effectivement, la classe politique. Je ne sais pas si cette Initiative nationale pour l'apaisement, coûteuse par ailleurs, soit la meilleure voie. Je crois, plutôt, qu'il appartient au président de la République, de saisir l'ampleur de l'agitation manifeste de la société toute entière autour de l'hypothèque constitutionnelle. C'est le silence des dirigeants qui est l'objet et la cause de toute cette agitation. Nous sommes, exactement, dans la situation de 1996- 1997. Les silences du gouvernement sur l'organisation des élections à l'approche de la fin du mandat du présidentLissouba, avaient pollué l'atmosphère. Nous savons comment cela s'est terminé et ce que ça nous a coûté. Gouverner c'est prévoir, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Quand on accumule des signaux qui donnent l'impression d'une possible modification de la constitution ou d'empêcher l'alternance démocratique de s’exercer, on met le pays en ordre de marche vers des troubles. Cela est inacceptable de mettre le pays sur le qui-vive. Le président, Joseph Kabila Kabangue, jeune en âge, mais, définitivement, assagi par l'expérience des affaires et de la marche du siècle, a précisé, à son peuple, sa volonté de respecter la constitution. C'est un bel exemple.

 

Certains de vos collègues du parti et d'autres anciens collègues du gouvernement plaident, déjà, ouvertement, pour une modification de la constitution. Que leur dites-vous ?

C'est une marche en arrière, un contre-sens du temps. Le pays les regarde. Chacun de nous, à partir de sa naissance, va vers sa fin. Ce sens unique de la vie doit nous inspirer au moment de prendre des grandes décisions. Notre pays doit aller de l'avant. Une génération, avant nous, a fait ce qu'elle pouvait pour le pays. L'autre génération, la nôtre, doit prendre ses responsabilités. Le temps d'une autre génération, la nôtre, est venu. Nous ne pouvons pas nous dérober devant nos responsabilités, et vouloir que ce soit, toujours, les autres qui les portent. Dans les différents partis auxquels nous avons appartenu ou auxquels nous appartenons les uns les autres, nous avons observé et accompagné, loyalement, les anciens. Mais le monde a, considérablement, changé. Les concepts et les grilles d'analyse des années 60 ne permettent plus de comprendre les mutations de notre temps. Les méthodes d'une autre époque ne permettent pas de relever les nouveaux défis. On ne fera pas du neuf avec du vieux. Le temps passe, nous n'y pouvons rien. Des changements s'imposent, il faut les accepter.

 

Vous voulez dire que le président Sassou est devenu trop vieux ou sera trop vieux en 2016 ?

Il n'y a rien de personnel dans ce que je dis, je suis contre les considérations personnelles. Je constate, cependant, que notre continent, plus, particulièrement, la région d'Afrique centrale, est figé dans le temps. C'est, toujours, les mêmes, avec les mêmes méthodes. Ils ont mis une hypothèque sur leurs pays respectifs. Regardez les grandes démocraties ! Les générations au pouvoir se situent, généralement, entre 40 et 60 ans. Les dix premières puissances du monde sont dirigées par des responsables qui sont arrivés au pouvoir, à la fin de leur quarante ans, et le quitteront dans la cinquantaine. Xi Jinping a 60 ans (le président chinois depuis mars 2013, n’aura droit qu’à deux mandats de 5 ans, ndlr), ce qui est, relativement, jeune pour la Chine, un pays qui compte le plus grand nombre de centenaires au monde. Dans nos pays, plus de la moitié de la population a moins de 25 ans. C'est des pays jeunes, qui ont besoin de dynamisme. Il ne faut pas les empêcher d'avancer. Personne n'en a le droit.

 

Qu'avez-vous à proposer aux Congolais ?

Je vous répète que je ne suis candidat, à rien, en ce moment. Le moment venu, le cas échéant, je formulerai mes propositions. Pour l'heure, je veux juste faire prendre conscience aux cadres et militants de notre parti que nous devons préparer les changements à venir dans la sérénité, pour ne pas avoir à nous précipiter ou à improviser. Les changements qui n'auront pas été préparés seront subits. Notre parti a joué un rôle de premier ordre dans l'histoire de notre pays. Au-delà de la responsabilité individuelle, nous avons la responsabilité collective en tant que parti au pouvoir de garantir la continuité du processus démocratique. Face au peuple et à l'histoire, ce n'est pas l'af- faire d'un homme, mais d'un collectif. C'est pourquoi je pense que le parti doit mobiliser toutes ses ressources pour gérer l'alternance à venir, que ce soit une alternance générationnelle, ce que je souhaite, ou une alternance politique. La question n'a jamais été posée jusqu'à maintenant, il le faut ; nous devons faire la part entre la responsabilité des hommes et celle du parti.

Tout en sachant que si nous ne sommes pas vigilants, le parti pourrait être amené à endosser des responsabilités qui ne sont pas siennes. C'est en cela que nous nous distinguons de ceux qui veulent entretenir et prospérer dans la confusion de tout et de tous.

 

Vous insistez sur l'alternance, voulez-vous dire que vous serez prêt à céder le pouvoir ?

Quand on choisit la démocratie, on doit compter avec l'alternance. On ne la souhaite pas, souvent, mais on doit, toujours, l'accepter. Sinon c'est l'éternel recommencement.

 

Notre enquête sur le terrain, au Congo-Brazzaville, nous a permis de constater que vous incarnez au sein du PCT, la face visible de la masse silencieuse de ceux qui veulent le changement. L'appareil du parti étant verrouillé et maîtrisé, comment allez-vous vous y prendre pour imprimer le changement réclamé par les militants ?

Par la force des idées et le courage d'agir. Dans l'histoire, les idées ont fait trembler des empires. Victor Hugo disait que personne ne peut rien contre une idée dont l'heure est venue. Nous sommes à la fin d'un cycle de l'histoire. Une nouvelle page va s'ouvrir. Ceux qui ne le comprennent pas, ou ne l'acceptent pas, sont dépassés et seront retournés avec la page. Il y a une masse de jeunes qui attend qu'on leur propose un avenir. Ils attendent depuis longtemps, certains sont entrés dans la quarantaine ou la cinquantaine sans n'avoir rien eu. Ceux qui les suivent ont peur de l'avenir parce qu'ils n'ont rien sur quoi s'accrocher. Ils sont tous impatients. S'ils n'ont rien, si on leur propose de continuer avec les mêmes pour refaire la même chose, ils vont tout emporter sur leur passage. Celui qui n'entend pas ce grondement assourdissant du peuple congolais en sera pour ses frais. Je veux que notre parti se réforme, pour faire une offre réaliste et réalisable à court terme. Le PCT a des cadres compétents dans tous les domaines et qui ont toutes les expériences. Ils ont droit à ce qu'on les laisse s'exprimer. Je plaide pour l'offre d'une alternative interne et pour une alternance générationnelle.

 

Nous vous comprenons, mais en terme d'actions concrètes, qu'allez-vous faire ?

Je travaille avec certains responsables de notre parti pour ouvrir le dialogue avec la direction actuelle du parti afin de préparer, dans la cohésion, un congrès extraordinaire du renouveau.

 

Les "Okombistes" ne sont pas nombreux à s'afficher, à cause, notamment, de la chasse aux sorcières dont ils font l'objet. Comment comptez-vous les encourager à affirmer leurs convictions et continuer la lutte interne au sein du parti ?

Notre parti a un passé d'autoritarisme et de totalitarisme. Ils se réclament, désormais, des valeurs du pluralisme, qui doivent être mises en œuvre par les protagonistes des pratiques anciennes. C'est une gageure ! Ceux avec qui nous avons des convictions et des valeurs en partage sont déterminés et ne se laisseront pas impressionner. Ils savent que le parti, comme le pays, n’est la propriété de personne. Ils savent qu'une cause juste rend le faible plus fort, tandis qu'une cause injuste affaiblit le plus fort.

 

Beaucoup de cadres de l'opposition apprécient vos prises de position. Dans votre famille politique, on vous suspecte d'entretenir le dialogue avec les responsables de l'opposition. Seriez-vous entrain de préparer le passage au camp d'en face ?

Notre pays est petit, sinon, de taille moyenne, autant, géographiquement, que, démographiquement. Tous les responsables politiques se connaissent et se côtoient. Certains y laissent leurs convictions, malheureusement. J'ai mes convictions et mes choix politiques pour moi. Cela n'empêche que je juge le dialogue dans la classe politique nécessaire, car la connaissance mutuelle facilite la résolution des problèmes lorsqu'ils se posent. Les opposants sont des Congolais. Il y a des cadres de grande valeur parmi eux.

 

Le Congo, pays émergent en 2025. Vous y croyez vous ?

C'est une ambition noble et réalisable. Reste à savoir si c'est réaliste, compte tenu du temps imparti, des moyens mobilisés, et des méthodes de mise en œuvre. Chaque année, de la période retenue comporte des objectifs intermédiaires. L'évaluation de la mise en œuvre des premières années appelle des ajustements urgents. Ils peuvent permettre, avec d'autres concours, la réalisation de cette ambition.

 

Le président Sassou Nguesso prête l'argent du Congo à qui le lui demande et sans consulter le parlement. Il est devenu le banquier de l'Afrique alors que le Congo est, encore, durablement, confronté aux grands problèmes sociaux des pays sous-développés. Cela fait plusieurs centaines de milliards en moins de deux ans, alors que l'eau potable manque, les enfants sont, encore, assis à même le sol dans les écoles, le chômage de masse est endémique. Qu'en dites-vous ?

J'ai noté que cela déplaît, profondément, aux Congolais qui l'assimilent à une provocation. La majorité présidentielle ne gagne pas à garder le silence sur ces pratiques, car elle en sera comptable aux yeux du peuple. L'ensemble des sommes prêtées dépasse, de très loin, ce qui est nécessaire pour améliorer la condition de nos enseignants et des autres fonctionnaires, à qui on oppose, souvent, des fins de non-recevoir. Je ne porte pas de jugement, mais je crois que donner la priorité aux Congolais, devrait guider tous nos choix publics.

 

Vous êtes vous-même parlementaire. Nous avons entendu dire que vos équipes travaillent sur la demande de la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur ce sujet.

Mes équipes travaillent sur tous les sujets. J'aviserai en temps opportun.

 

L'affaire des disparus du Beach et des Biens mal acquis sont des épines qui empêchent le président Sassou de dormir. On dit même que c'est à cause de ces affaires qu'il voudrait s'accrocher au pouvoir. Vous ne lui avez apporté aucun soutien sur ces dossiers, notamment, lors des manifestations publiques dites "Touche pas à mon président". Pourquoi ?

J'ai, surtout, dit que ce ne sont pas des dossiers de la rue. L'affaire des disparus du Beach est un dossier grave, même, très grave. Nos concitoyens réfugiés en RDC rentraient au pays sur appel du gouvernement. Plusieurs centaines, dont nombreux étaient des ressortissants de la région du Pool, ont été enlevés, à leur arrivée, à Brazzaville, et portés disparus. La responsabilité de l'Etat a été reconnue par les tribunaux congolais, qui l'ont condamné à indemniser les familles des victimes. Des rapports des Nations-Unies et d'une délégation américaine qui s'était rendue, à Brazzaville, ont considéré que la justice congolaise n'était pas allée jusqu'au bout des questions soulevées par l'affaire, que les faits étaient reconnus par la justice, mais les auteurs de ces faits étaient restés inconnus et n'ont jamais été recherchés. Ces rapports exigent que les auteurs de ces actes soient identifiés et en répondent. Les familles des victimes ont saisi les juridictions françaises pour que toute la vérité soit faite. C'est des faits que je ne peux que constater. Je fais de même pour le dossier des Biens mal acquis.

 

Quel est l'état, actuel, de vos relations avec le président Sassou ? D'aucuns pensent que vous êtes en rupture totale, tandis que d'autres pensent que vous manipulez l'opinion pour son compte ?

Les relations avec le président Sassou font partie de mon histoire. Cependant, pour bâtir l'avenir, ma mémoire obéit à ma conscience. Pour moi, la démocratie n'est pas un sujet de négociation, on s'incline devant ses valeurs. Ceux qui me connaissent et ceux qui ont suivi mon parcours ont pu noter ma constance sur le sujet. L'unité nationale est une priorité qu'il ne faut pas sacrifier. Nous avons payé un prix très élevé pour réconcilier les Congolais. Il ne faut pas les désunir, de nouveau, par de mauvais exemples. Je vois des dangers pour la démocratie et l'unité nationale dans les pratiques actuelles de gouvernance. C'est pourquoi j'en appelle au sursaut de notre parti, à la vigilance de tous les cadres du pays et des jeunes.

 

Le colonel Ntsourou affichait depuis sa sortie de prison une hostilité tenace contre le président Sassou et son régime. Son domicile a été pris d’assaut par les forces publiques ; il s’est rendu après une résistance de plusieurs heures. On y a dénombré plusieurs dizaines de morts et de blessés. Un commentaire ?

D’abord, ma grande consternation. Dans l’Affaire du 4 mars, le procureur général près la Cour criminelle de Brazzaville, avait déclaré n’avoir aucune charge et aucune preuve à charge contre le colonel Ntsourou, et avait demandé que le droit soit appliqué en faveur de cette innocence. Curieusement, les juges l’avaient, tout de même, condamné à cinq ans de travaux publics avec sursis. A sa sortie de prison, le colonel Ntsourou avait déclaré, publiquement, qu'il faisait l’objet d’une cabale. Il avait, notamment, dit, sur RFI, détenir des éléments à charge dans l’affaire des disparus du Beach, qu’il se disait disposé à fournir à la justice. Aucune autorité judiciaire, militaire ou politique, n’a manifesté d’intérêt pour lesdites preuves. Aucune audition n'a été organisée. Curieusement ! Au contraire, la hiérarchie militaire a émis, contre lui, un ordre d’isolement pour manquement au devoir de réserve. Et dans les jours passés, nous avons appris que toute la puissance de feu disponible, à Brazzaville, s’est abattue sur lui, sa famille, et les hommes à son service. Les images sont épouvantables et parlent d’elles-mêmes (Afrique Education a choisi, pour le moment, de ne pas les publier car elles sont d’une horreur inqualifiable, surtout, pendant cette période de fête de la nativité et de l’avènement du nouvel an, ndlr). Je compléterai mon information avant de commenter les faits du 16 décembre 2013 (date de l’assaut de la force militaire de l’Etat contre la résidence du colonel Ntsourou qui comptait une centaine d’hommes armés, ndlr), mais je déplore que dans un Etat qui se réclame de droit, que les moyens de guerre les plus lourds aient été employés dans une opération dite de police, avec autant de victimes.

 

Et pour terminer ?

J'ai un appel. Aux cadres et aux jeunes congolais, quelles que soient leurs appartenances politiques et leurs tendances de pensées, je les invite à prendre conscience de la nécessité d'une alternance générationnelle dans notre pays. Ils doivent savoir que cette alternance ne s'improvisera pas, et aucun cadeau ne leur sera fait. Nous avons des histoires différentes, mais nous avons un avenir commun, que nous pouvons bâtir sur des valeurs partagées. Ceux qui portent l'espérance du changement doivent se faire reconnaître, pour dialoguer entre eux, pour faire reculer les résistances. Une nouvelle génération doit s'engager à bâtir un nouveau Congo. Nous pouvons le faire, nous devons le faire.

 

Toute dernière question. Vous êtes en France, en ce moment, et depuis plusieurs mois. Avez-vous peur de rentrer au Congo ?

Cela fait plus de vingt ans que je suis dans la politique active du Congo. Je rentrerai, assez, prochainement, conformément, à mon agenda.

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CONGO : PRESENTATION

CONGO : INFOS SUR LE PAYS :
Superficie: 342 000 Km2
Population: 4 012 809 hab
Densité: 11,7 Hab/Km2
Capitale Politique: Brazzaville
Cité Economique: Pointe-Noire
Régime: Présidentiel

Langues: Français (officielle), Lingala, Kituba
Littoral: 169 Km Côte Atlantique
Port maritime: en EAU profonde
Monnaie: FCFA (1€=655.57F)
P.I.B/Habitant: $4000
Réseau ferroviare: 795 Km
Emission CO2 /Hab: 0,64 tonnes
Nb de postes TV /1000 hab: 13
Nb de lignes fixes /1000 hab: 5
Usagers Internet /1000 hab: 38
Indicatif Téléphonique: +242
Domaine Internet: .CG
Fête Nationale: 15 Août
Indépendance: 15 Août 1960
Devise: Unité/Travail/Progrès
Fuseau Horaire: UTC +1
Taux d'Alphabétisation: 92,1
Principales richesses: Pétrole, Bois, Potasse, Or, Diamant...
Frontières: 5 504 Km
Pays voisins: Angola, Gabon, Cameroun, Centrafrique, RDCongo (Ex. Zaire)
Nb de Régions: 12
Autres villes:
Dolisie, Ouesso, Nkayi, Owando, Impfondo, Gamboma, Djambala, Oyo...

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
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  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
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NATIONALITE : AFRICAINE
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PoingLevé

Claudia&JoueurDefootTogolais

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EtudiantMaincoupée4

Jean-Paul-Pigasse

EmpereurBokassa

OkemaSassouEnPeignoirs

Claudia&Sassou&Footeux

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SassouDevantPresse

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Il y a tout de même de la beauté en Afrique

en général et au Congo en particulier...

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