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Roger Yenga Par Roger YENGA

Juriste

Administrateur des SAF

Chef du service des études, de la réglementation et de la prospective au Conseil supérieur de la liberté de la communication (de 2004 à 2012).

Membre de l’institut international des droits de l’homme (IIDH) de Strasbourg( France).

 

Signification des abréviations utilisées.

 

  • Art : article
  • al : alinéa
  • CPCCAF : Loi n°51/83 du 21 avril 1983 portant code de procédure civile, commerciale, administrative et financière.

 

  • L.8-2001 : Loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 sur la liberté de l’information et de la communication.
  • L.4-2003 : Loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003 déterminant les missions, l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication.

 

  • Décr.2006-57 : Décret 2006-57 du 16 février 2006 fixant les modalités d’accréditation des journalistes professionnels exerçant pour le compte des organismes de presse étrangère en République du Congo.
  • C.S : Cour suprême.
  • ch. adm : Chambre administrative.
  • const : Constitution. 

 

Introduction.

Le journaliste professionnel, aux termes de la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 sur la liberté de l’information et de la communication est : « toute personne qualifiée dans le traitement de l’actualité qui a pour occupation principale et régulière l’exercice de sa profession dans une entreprise d’information et de communication publique ou privée et qui en retire le principal des ressources  nécessaires à son existence »[1].

 

Cette loi prévoit que : « sont assimilés aux journalistes professionnels, les personnes exerçant les métiers de :

-      reporters d’images ;

-      reporters photographes ;

-      reporters de son ;

-      rédacteurs-traducteurs ;

-      rédacteurs-réviseurs ;

-      sténographes-rédacteurs ;

-      reporters-dessinateurs »[2].

 

La qualité de journaliste professionnel et de journaliste professionnel assimilé est attestée par la production de la carte de journaliste professionnel et par celle de journaliste professionnel assimilé.

 

Le journaliste professionnel, travaillant en République du Congo, peut également exercer pour le compte d’un organisme de presse étrangère. Mais, on arrive à l’objet de cette réflexion, le commencement de son activité dépend de l’obtention d’une accréditation auprès de l’autorité compétente[3].

 

Le décret n°2006-57 du 16 février 2006 est censé en fixer les modalités. Il importe donc de bien connaître ce texte, en l’examinant à travers le plan suivant :

 

  1. Observations relatives à la forme du décret n°2006-57 du 16 février 2006.
  2. Observations relatives au fond du décret n°2006-57 du 16 février 2006.
  3. Suggestions au Conseil Supérieur de la Liberté de Communication.
  4. Conclusion.

 

  1. I.           Observations relatives à la forme du décret n°2006-57 du 16 février 2006.

 

Ce qui frappe tout de suite, à la lecture de ce décret, c’est l’extrême liberté prise par les rédacteurs de ce texte à l’égard des principes et règles gouvernant la rédaction des actes administratifs unilatéraux.

 

D’abord, dans l’intitulé du décret, ses rédacteurs ont entretenu la confusion, en soulignant le numéro d’ordre et la date de l’acte. En effet, dans les règles de rédaction des actes administratifs, confirmées par une pratique administrative constante, lorsqu’un acte n’est encore qu’à l’état de projet, les espaces réservés au numéro d’ordre et à la date étant encore en blanc ou vides, on y met deux longs traits de part et d’autre. Mais lorsqu’un acte a été adopté, avant sa signature, les deux traits doivent disparaître du projet, dès qu’un numéro d’ordre et une date lui auront été affectés. Dans un acte administratif signé et publié au Journal Officiel, point n’est besoin de maintenir ces deux traits puisqu’ils n’ont plus de justification. C’est malheureusement le contraire qui a été fait dans l’intitulé du décret n°2006-57 du 16 février 2006.

 

Ensuite, s’agissant de la formule décisoire, spécialement des visas, il convient de rappeler que, dans un acte administratif, ils servent de fondement légal à l’acte. Autrement dit, ils sont la preuve que l’acte n’a pas été pris de façon arbitraire. C’est dire qu’il y a un rapport direct entre la formule décisoire et le dispositif en ce sens que les mesures prévues dans les différents articles trouvent toute leur justification dans les visas. Ces derniers ne sont donc pas un alignement fantaisiste et de pure forme de certains textes  dont on ne tiendra d’ailleurs pas le moindre compte dans le dispositif de l’acte. C’est pourtant le cas dans la formule décisoire de ce décret où le visa de la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003 ne joue qu’un rôle purement décoratif et d’ornement de l’acte. La lecture attentive de son dispositif suffit d’ailleurs pour en être convaincu. C’est à se demander même si les rédacteurs de ce décret connaissent bien l’objet des visas dans un acte administratif unilatéral.

 

Par ailleurs, nous le savons, pour éviter tout excès de formalisme administratif, ne doivent être visés que les textes qui sont strictement indispensables et directement en rapport avec les dispositions à prendre. Cette règle, si simple pourtant, n’a pas été observée par les rédacteurs de ce décret. Et pour cause. Ils ont visé deux instruments juridiques internationaux qui n’ont aucun rapport, mais alors pas du tout, avec les dispositions de ce décret. En effet, ses rédacteurs ont confondu l’accréditation des ambassadeurs et des envoyés extraordinaires étrangers auprès du Président de la République à celle des journalistes professionnels exerçant pour le compte des organismes de presse étrangère en république du Congo[4]. La première accréditation concerne les relations diplomatiques, c’est-à-dire, celles qui s’établissent entre Etats d’une part, et entre Etats et organisations internationales, d’autre part.

Cette accréditation prend (une) forme concrète lors d’une cérémonie au cours de laquelle, selon les cas, soit l’ambassadeur étranger, soit l’envoyé extraordinaire étranger présente ses lettres de créance au Chef de l’Etat accréditaire ou dès qu’il a notifié son arrivée et qu’une copie figurée de ses lettres de créance a été présentée au ministère des affaires étrangères de l’Etat accréditaire, ou à tel autre ministère dont il aura été convenu, selon la pratique en vigueur dans l’Etat accréditaire, qui doit être appliquée d’une manière uniforme[5]. C’est à partir de ce moment-là que le diplomate a la qualité de représenter officiellement l’Etat accréditant auprès de l’Etat accréditaire. L’accréditation ne concerne ici que les personnes bénéficiant d’une protection diplomatique, conformément au droit international public et au droit diplomatique. Les conditions de cette accréditation sont prévues, de façon détaillée, dans la convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques[6]. L’accréditation prévue dans cette convention est donc inapplicable aux journalistes professionnels exerçant pour le compte des organismes de presse étrangère en République du Congo. La convention de Vienne du 24 avril 1963 sur les relations consulaires ne leur est davantage pas applicable.

Quant à la seconde accréditation, elle est prévue dans la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 sur la liberté de l’information et de la communication en ces termes : « Le journaliste professionnel, exerçant pour le compte d’un organisme de droit étranger bénéficie d’une accréditation dont les modalités sont déterminées par voie réglementaire »[7]. Ici le terme accréditation n’a pas la même acception que dans le domaine des relations diplomatiques, dans la mesure où elle équivaut à une autorisation ou, si l’on préfère, un agrément que le journaliste doit  préalablement obtenir  de l’autorité compétente, afin d’exercer ses activités à titre officiel. C’est cette accréditation qui lui permet d’éviter le reproche d’exercice clandestin de ses activités et d’éventuelles sanctions. Il est déplorable que les rédacteurs de ce décret aient cru -à tort- que, dans ces deux cas, il s’agit d’une seule et même accréditation et que la seule mention de presse étrangère voire de droit étranger est suffisante pour engager l’Etat et justifier les visas des deux conventions de Vienne précitées. Le législateur, lui, savait pertinemment que les deux accréditations ne sont pas synonymes. C’est bien parce qu’il a réalisé la confusion qu’il avait commise dans la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 que le législateur a changé d’avis, en retirant l’attribution et le retrait des accréditions au ministère des affaires étrangères, pour les confier au Conseil  supérieur de la liberté de communication, dans la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003. Le législateur ne se serait pas permis de procéder à un tel retrait s’il avait eu la certitude et la conviction que l’accréditation des journalistes professionnels est assimilable à celle des diplomates.

 

Hormis ces deux conventions, le visa de la loi n°23-96 du 6 juin 1996 sur les conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers n’est pas plus indispensable et directement en rapport avec les dispositions du décret n°2006-57 du 16 février 2006. En effet, le journaliste professionnel dont il est question à l’alinéa 1er de l’article 91 précité est celui qui vit et travaille au Congo mais qui désire également exercer pour le compte d’un organisme de presse étrangère. Or viser cette loi dans ce décret revient à dire qu’il s’agit du journaliste étranger qui désire s’installer et travailler au Congo pour le compte de son organisme de presse. Ce cas figure, nous le savons, n’est pas celui que prévoit l’alinéa 1er de l’article 91 de la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001. Le visa de la loi n°23-96 du 6 juin 1996 est d’autant plus absurde qu’il soumet les journalistes professionnels nationaux à une loi qui n’est applicable qu’aux étrangers, c’est-à-dire, aux personnes qui ne sont pas de nationalité congolaise et qui ne résident pas sur le territoire de la République du Congo. Le visa de la loi n°23-96 du 16 juin 1996 aurait été parfaitement justifié si cet acte réglementaire concernait les journalistes professionnels étrangers désirant s’installer au Congo[8].

 

Enfin, les deux conventions de Vienne-sur les relations diplomatiques et sur les relations consulaires- ont été visées en violation du principe de la hiérarchie des normes juridiques, bien qu’elles n’aient aucun rapport avec l’acte. C’est ce principe qui préside à la disposition des visas, par ordre d’importance décroissant, dans un acte administratif unilatéral. La Constitution prévoit que les traités ou les accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois[9]. Or, dans la formule décisoire de ce décret, la convention de Vienne sur les relations diplomatiques et celles sur les relations consulaires ont été visées après la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003, contrairement à la constitution qui est, pourtant, le premier visa de ce décret. Comme on le voit, même la loi fondamentale n’a pas été respectée.

 

Pour résumer, nous retiendrons que les deux conventions de Vienne et la loi n°23-96 du 6 juin 1996 ne méritaient pas d’être visés dans ce décret. Ces visas, non nécessaires, ont pour conséquence fâcheuse d’allonger inutilement la formule décisoire de l’acte et brouiller tout à la fois sa clarté et sa compréhension. Faut-il encore ajouter qu’une bonne formule décisoire se caractérise essentiellement par la concision et non par ce qu’on pourrait qualifier de remplissage de cette première partie de tout acte administratif unilatéral.

 

La lecture de la formule décisoire de ce décret nous permet de relever qu’elle est entachée des vices de forme. Mais qu’en est-il du contenu de ce texte ?

 

 

  1. II.        Observations relatives au fond du décret n°2006-57 du 16 février 2006.

 

Le fond du décret n°2006-57 du 16 février 2006 se caractérise par la violation, on ne peut plus manifeste, de la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003. Cette violation porte sur les matières suivantes :

 

  1. 1.   L’attribution des accréditations.

La loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003 prévoit que l’attribution des accréditations est du ressort du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication[10]. D’ailleurs le législateur n’a voulu laisser planer aucune incertitude sur ce point dans la loi organique précitée. C’est ainsi que cette loi abroge expressément toutes les dispositions antérieures qui lui sont contraires et qui sont contenues dans la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001[11]. L’article 91 alinéas 2 et 3 fait partie desdites dispositions. Même s’il n’y avait pas eu cette abrogation expresse, cet article 91 n’en serait pas moins devenu caduc, suite à son abrogation tacite, par le seul effet du principe de la hiérarchie des normes juridiques.

 

Mais ce principe élémentaire, mais combien fondamental de droit, est tout simplement bafoué par le décret n°2006-57 du 16 février 2006.

 

Certes, ce principe a été, dans une certaine mesure, respecté sur le plan formel, dans la formule décisoire de ce décret. En effet, la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003 aété visée avant la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001. Les rédacteurs de ce décret auraient dû poursuivre l’application de ce principe, sur le plan matériel ou du contenu, en faisant prévaloir les dispositions de la loi n°4-2003 du 18 janvier 2003 sur celles de la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001. Hélas, l’existence de cette loi organique a été rien de moins qu’ignorée. C’est ainsi que ce décret réserve la détermination des pièces constitutives du dossier d’accréditation et sa réception au ministère des affaires étrangères[12]. Mieux, ce décret confie l’attribution des accréditations au même ministère[13]. En réalité, au mépris de la légalité, les rédacteurs de ce décret ont préféré appliquer la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 qui prévoit que : « cette accréditation est délivrée par le ministère chargé des affaires étrangères, après avis du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication »[14]. Mais comment un article abrogé d’une loi ordinaire peut servir de base légale à un acte réglementaire dans une matière qui est régie par un article d’une loi organique qui est seule à s’appliquer ? C’est tout simplement absurde.

 

Nous savons bien qu’en vertu de l’article 18 alinéa 3 de la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003, l’attribution des accréditations est une prérogative que le Conseil supérieur de la liberté de communication exerce en propre ou de manière exclusive. Il ne l’exerce donc pas de manière conjointe ou concurrente avec une autre autorité. Or, en réduisant le Conseil supérieur de la liberté de communication à ne donner qu’un avis, dans le délai de quatre mois, à compter de la réception du dossier d’accréditation[15], ce décret confine le Conseil supérieur de la liberté de communication dans un second rôle et viole le principe de la hiérarchie des normes juridiques qu’il a d’ailleurs appliqué à l’envers. Le fait que cet acte précise que le silence gardé par le Conseil, plus de quatre mois, vaut rejet[16], ne change rien à la réalité ou à l’évidence de la violation de la loi organique précitée. Après une lecture superficielle et partiale de ce décret, et s’appuyant sur cette disposition, d’aucuns ont prétendu que le Gouvernement aurait fait des concessions. En réalité, il n’en est rien, car on ne voit pas en quoi le fait de reprendre servilement une règle bien connue en droit administratif représente des concessions. En droit administratif, en effet, le silence gardé plus de quatre mois par l’administration vaut décision implicite de rejet*. Et puis, peut-on raisonnablement parler des concessions de la part des fossoyeurs de la loi ? A la limite, si concessions il y a, elles ne peuvent être faites que par le Conseil, encore qu’elles constitueraient une collusion frauduleuse du Conseil, avec le Gouvernement, en vue de la transgression de la loi. Or le Conseil ne peut renoncer à l’exercice de certaines de ses attributions voire transiger sur elles au profit du Gouvernement. Il doit, au contraire, exercer ses attributions légales, dans toute leur plénitude et, au besoin, les défendre efficacement face à toute remise en cause, par les moyens de droit appropriés.

 

  1. 2.   Le retrait des accréditations.

Le décret n°2006-57 du 16 février 2006[17] enfreint également la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003[18] dans la mesure où il confie le retrait des accréditations au ministère des affaires étrangères, après avis du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, en application de la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001[19] au lieu de la loi organique précitée. Ici encore, la hiérarchie des normes juridiques a été appliquée à l’envers puisque le contenu de la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003, relativement au retrait des accréditations par le Conseil, n’a pas été pris en compte.

 

Il sied de relever que le Conseil est aussi compétent pour attribuer et retirer le titre d’accréditation[20], déterminer le montant des frais de l’accréditation[21], attribuer la carte de presse[22] et régler les différends des représentants des organismes d’information et de communication nés de l’exercice de leur profession sur le territoire national[23]. L’exercice des trois premières attributions n’est que le corollaire de celle de l’attribution et du retrait des accréditations par le Conseil conformément à la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003[24]. Quant à la dernière attribution, elle doit être exercée par le Conseil, en vertu du pouvoir de conciliation que lui confère la loi[25]. Même la tenue du fichier de tous les journalistes accrédités sur le territoire national[26] est de la compétence du Conseil, ne serait-ce que parce que c’est l’autorité qui attribue et retire les accréditations qui doit avoir une idée exacte du nombre des journalistes accrédités au Congo. Mais la tenue de ce fichier doit être étendue aux journalistes dont les accréditations ont été retirées par l’organe de régulation des médias. Ce deuxième aspect a été omis dans ce décret puisqu’il n’a été fait mention que des journalistes accrédités comme si le Conseil ne fait qu’attribuer les accréditations alors qu’il les retire également.

 

L’examen du décret n°2006-57 du 16 février 2006 nous permet d’affirmer qu’il ne suffit pas d’adopter, de promulguer et de publier une loi, encore faut-il qu’elle soit strictement observée par tous, ce qui n’est toujours pas le cas. Ce décret en est d’ailleurs une véritable illustration. Cet acte réglementaire porte manifestement atteinte au principe même de la séparation des pouvoirs, en général, et à celle des pouvoirs législatif et exécutif, en particulier. C’est d’autant plus vrai que ce décret permet à l’exécutif de substituer sa volonté à celle clairement exprimée du législateur dans une loi organique[27]. Si une loi ordinaire ne peut pas être contredite par un décret comment alors tolérer qu’il puisse contredire une loi organique dont on sait qu’elle a une force juridique supérieure à celle d’une loi ordinaire ?

 

Mais ce qui est gravissime, c’est le fait que ce décret ne s’est contenté de contredire la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003, il a également prévu l’abrogation expresse de toutes les dispositions antérieures contraires*. Or, en matière d’accréditation des journalistes professionnels, ces dispositions antérieures ne sont pas autres que celles de l’article 18 alinéa 3 de la loi organique précitée. Faire abroger les dispositions d’une loi organique par un décret est d’une telle illégalité que, sous d’autres cieux, cette idée même est impensable et inimaginable. Et pour cause. Sa mise en pratique vide le principe de la hiérarchie des normes juridiques de toute substance. En d’autres termes, cette mise en pratique a pour conséquences directe et négative de saper ce fondement essentiel de la légalité.

 

La constitution du 20 janvier 2002 a limitativement prévu les matières relevant du domaine de la loi[28]. Or le régime de l’information et de la communication en fait partie. Par conséquent, dans ce domaine, il n’appartient qu’au législateur, et à lui seul, d’exprimer une autre volonté, dans une nouvelle loi. En l’absence de toute réforme ou modification de la loi existante, c’est du reste une lapalissade, toutes les dispositions prévues dans cette loi demeurent applicables.

 

Le Gouvernement aurait dû se garder de prendre un acte réglementaire qui consacre le mépris de la loi, en permettant au ministère des affaires étrangères de s’immiscer dans l’exercice des attributions dévolues, par la loi, au Conseil Supérieur de la Liberté de Communication. On ne peut qu’approuver le premier Président de la Cour suprême, Placide LENGA, pour ne pas le nommer, d’avoir rappelé en 2006, aux membres du Conseil, lors de leur prestation de serment, qu’ « ils tiennent toutes leurs attributions de la loi ».

 

Le premier Président de la haute juridiction nationale, en mettant particulièrement l’accent sur la source légale des attributions du Conseil, a très certainement voulu appeler ses membres à la vigilance, c’est-à-dire, à ne pas accepter ni tolérer la moindre interférence dans l’exercice desdites attributions. Or le décret n°2006-57 du 16 février 2006 empiète véritablement sur certaines prérogatives techniques du Conseil supérieur de la liberté de communication, à savoir, l’attribution et le retrait des accréditations[29].

 

III. Suggestions au Conseil Supérieur de la Liberté de Communication.

 

Le décret n°2006-57 du 16 février 2006 est dépourvu de toute base légale. C’est incontestable. Il faut pourtant reconnaître que, tant qu’il ne sera pas mis fin à la vie de cet acte réglementaire, il constituera, à n’en point douter une sérieuse entrave à l’attribution et au retrait des accréditations par le Conseil. La disparition de ce décret peut s’opérer par l’un des trois procédés suivants :

 

1) Le retrait par l’autorité qui a pris l’acte ou disparition rétroactive.

 

Ici, le délai de quatre mois imparti à l’auteur de l’acte pour son éventuel retrait est largement dépassé. Il n’est donc plus possible de retirer ce décret.

 

2) L’abrogation par l’auteur de l’acte ou disparition pour l’avenir.

 

Cette abrogation ne peut intervenir que par l’application de la règle du parallélisme des formes et de la théorie de l’acte contraire qui impose que ce qui a été fait ne puisse être défait que par un acte (contraire quant au contenu) de même niveau, pris dans les mêmes conditions légales et réglementaires ou par un acte de niveau supérieur.

 

C’est ainsi que le décret n°2006-57 du 16 février 2006 ne peut être abrogé que par un autre décret au contenu différent voire par une ordonnance. Mais l’abrogation de ce décret par ordonnance n’est pas souhaitable pour une raison fort simple. Pour légiférer par ordonnance, le Président de la République doit, en application des alinéas 1 et 2 de l’article 132 de la Constitution, obtenir préalablement une autorisation parlementaire. Mais il est à craindre que la lenteur inhérente à la procédure parlementaire ne puisse retarder l’abrogation de ce décret alors qu’il y a urgence. Il est préférable de recourir au décret pris en Conseil des ministres, afin de respecter la règle du parallélisme des formes. Il convient de suggérer au Conseil d’envoyer, dans les plus brefs délais, des courriers aux autorités ci-après :

 

a)         Le Président de la République, dans la mesure où c’est lui qui signe les décrets pris en Conseil des ministres.

 

b)        Les ministres des affaires étrangères, le ministre de la communication ainsi que celui de l’économie, des finances et du budget puisqu’il y a leurs contreseings dans le décret n°2006-56 et qu’ils doivent également contresigner le décret abrogeant le précédent.

 

c)         Le ministre de la justice et des droits humains, puisqu’en cas de procédure contentieuse, c’est lui qui sera assigné en justice, au nom de l’Etat. Il mérite donc d’être tenu informé. Il a certainement intérêt à voir ce décret abrogé plutôt que d’être attrait devant la Cour suprême.

 

Mais il est possible que le Président du Conseil supérieur de la liberté de communication puisse solliciter une audience auprès de chacune de ces autorités, afin de leur expliquer clairement le bien-fondé de la démarche de l’institution.

 

Dans les différents courriers, le Président du Conseil doit mettre en avant la nécessité du rétablissement de la légalité dans le domaine de l’attribution et du retrait des accréditations et qu’il n’est pas souhaitable d’arriver à la procédure du contentieux de la légalité devant la chambre administrative de la Cour suprême. Il s’agit de persuader ces autorités à prendre l’initiative d’un projet de décret portant abrogation du décret n°2006-57 précité. Ce décret sera d’autant plus facile à prendre que son dispositif se caractérisera par sa brièveté (voir le projet de décret annexé au dossier). Il est préférable de faire l’économie d’une procédure contentieuse dont on sait qu’elle ne sera pas de nature à améliorer l’image de l’exécutif aux yeux de la population.

 

A toutes fins utiles, il peut être joint à ces différents courriers, une copie du texte de l’intervention du premier Président de la Cour suprême lors de la prestation de serment des membres du Conseil et une copie de l’intégralité de l’article 18 de la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003.

 

N.B : Il est important de conserver soigneusement le numéro d’enregistrement et la date de dépôt  de chaque courrier. Ils serviront de preuve de l’arrivée du courrier auprès de l’autorité concernée mais aussi de point de départ pour le calcul du temps (4 mois) à l’expiration duquel le silence de l’autorité administrative équivaudra à une décision implicite de rejet ouvrant la voie à un recours pour excès de pouvoir devant la Cour suprême.

 

3) L’annulation du décret pour excès de pouvoir par la Cour suprême.

Le recours pour excès de pouvoir a pour objet d’imposer le respect de la légalité à l’administration active. L’exercice de ce recours obéit à certaines conditions dont le recours administratif préalable. Le ministère d’avocat est obligatoire. Le Conseil peut et doit déférer le décret n°2006-57 du 16 février 2006 devant la Coursuprême si la procédure précédente n’a pas abouti favorablement. Le Conseil ne doit pas hésiter, dans ces conditions, d’attaquer ce décret en annulation s’il n’a pas d’autre choix quatre mois après toutes ces démarches. Ce recours pour excès de pouvoir sera essentiellement fondé sur la violation de l’article 18 alinéa 3 de la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003.

 

L’invalidation d’un décret par la Coursuprême n’est pas une chimère ou une vue de l’esprit. Bien au contraire. En consultant la jurisprudence de la haute juridiction nationale, on s’aperçoit qu’il y a nombre de précédents encourageants, de nature à persuader le Conseil à ne pas faire montre de frilosité ou de réticence pour engager la procédure du contentieux de la légalité des actes administratifs devant cette Cour.

 

C’est ainsi que, dans l’affaire Sometima, il ressort de l’arrêt rendu par la Cour suprême : « Attendu qu’en conséquence (…) Sometima est fondée à soutenir que le décret déféré à la Coursuprême a été pris irrégulièrement, en l’absence d’une des conditions légales, et qu’il est par la suite entaché d’excès de pouvoir »[30]. Dans cette espèce, la requête de la société Sometima tendait à l’annulation -qu’elle a obtenue-  du décret du Président de la Républiqueplaçant sous séquestre l’ensemble de ses biens. Dans l’affaire Farhat la Cour suprême a estimé que : « le décret du 21 mai 1992 viole la loi »[31] et dans l’affaire Okana et autres, la Cour suprême avait décidé que : « la décision du Chef d’Etat Major général du 13 août 1992 viole l’Acte n°32-91 du 18 juin 1991 de la Conférence NationaleSouveraine, ayant valeur de la loi, qui avait ordonné la reconstitution des carrières des militaires épurés du fait de l’intolérance politique ».

 

La loi détermine les personnes publiques susceptibles d’être assignées en justice tant en défense qu’en intervention. Il s’agit, entre autres, de l’Etat, en la personne du garde des sceaux, ministre de la justice[32]. La requête du recours en annulation contre le décret n°2006-57 du 16 février 2006 sera notifiée par les juges rapporteurs désignés par le Président de la Cour suprême, au garde des sceaux, en ses bureaux, puisque le défendeur à cette instance se trouve être l’Etat congolais.

 

IV. Conclusion.

 

A la lumière de l’examen du décret n°2006-57 du 16 février 2006, aussi bien sur la forme que sur le fond, on ne peut pas ne pas conclure qu’il représente un très mauvais précédent. En effet, il présente le risque sérieux, avec l’effet d’entraînement ou de mimétisme dans d’autres administrations, d’installer une sorte de culture de l’illégalité permanente dans l’édiction des actes administratifs. En tout cas, il est à craindre que ce type de décret ne soit compris, de la part de ceux qui n’ont cure du respect de la loi ou qui en font peu de cas, comme une carte blanche qui leur est donnée.

 

Or cette mauvaise compréhension, c’est évident, ne peut que contribuer à retarder davantage -voire compromettre définitivement- l’instauration d’un Etat de droit dans notre pays. Ce type d’Etat, on doit le préciser, se caractérise essentiellement par la soumission de tous, gouvernants et gouvernés, à l’autorité de la loi, dans toutes les dispositions qu’elle a prévues.

 

Le Gouvernement serait donc bien inspiré de faire diligence dans l’abrogation du décret n°2006-57 du 16 février 2006, afin de revenir au strict respect de la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003. En procédant ainsi, il ne perdra d’ailleurs pas la face. Il en sortira plutôt grandi.    

 

                                       Roger YENGA



[1] Art.87

[2] Art.88

[3] Art.91 al.1L.8-2001

[4] Art.77 al.5 const.

[5] Art.13 de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

[6] Art.4 et suivants.

[7] Art.91 al.1er L.8-2001

[8] Art.108 L.8-2001

[9] Art.184 const.

[10] Art.18

[11] Art.24

[12] Art.1er et 2

[13] Art.3

[14] Art.91 al.2

[15] Art.2 al.2

[16] Art.2 al.3

[17] Art.8

[18] Art.18

[19] Art.91 al.3

[20] Art.7

[21] Art.4

[22] Art.3 al.3

[23] Art.11

* Art.410 al.2 CPCCAF

[24] Art.18

[25] Art.18 al.2 L.org.4-2003

[26] Art.5

[27] Art.18 L.org.4-2003

[28] Art.111

* Art.12

[29] Art.18 L.org.4-2003

[30] C.S. ch. adm.17 mai 1974

[31] C.S. ch. adm.19 mars 1993

[32] Art.396 CPCCAF

 

Sassou BoudeurIl les écoute trop bourdonner autour de ses oreilles comme des frêlons sur des fleurs, pour butiner sa pensée et le tableau qu'ils dressent de l'avenir est sombre, tapissé de manigances, d'intrigues jalouses voulant lui piquer son éléphantesque fauteuil de président mastondonte. Les conseillers et les sécurocrates doivent mériter leur salaire et si la réalité est trop douillette, il faut la corser un peu ! Et qui sait s'ils ne disent pas la vérité ? Lui, vit reclus auprès de ses vaches et de ses poissons-chats quand il n'est pas à l'abri dans son palais présidentiel. Déconnecté de la réalité, ses yeux et ses oreilles, ce sont eux. Ils débitent toutes sortes de rumeurs insidieuses et pondent des rapports qui ne font rien pour adoucir les nuits de l'homme le plus puissant du Congo, celui qui pèse le poids de tout son cheptel de près de 3000 vaches en lingots d'or. Il n'a  que le choix de les croire. Aussi, a-t-il renforcé la sécurité du palais présidentiel, de ses chambres, de sa villa Cristal à Mpila, de sa villa Club House à Edou, de celles de ses maîtresses, de ses vaches, de ses fromages, et se barricade de plus bel en luttant contre les cauchemars qui l'assaillent, soupçonnant même ses amis de la première heure. Tous ses cauchemars ont une couleur tékée mais des fois, lorsque certains enlèvent leurs masques tékés, ils croient reconnaître les siens - ceux qui pourtant mangent ses poissons-chats, son foufou et sa viande d'agneau, sans oublier son magnifique fromage.

Ce n'est pas le genre de personne à qui on dit une rumeur et qui la laisse à ce niveau - sans s'en préoccuper ; lui la fait grandir, grossir, l'entretient, en la prenant très très au sérieux, la caresse dans le sens du poil et crée des équipes pour la surveiller. Non, il n'est pas paranoïaque ! Il est méfiant, prudent à l'extrême car le pouvoir ne fait confiance à personne. Il sait comment est tombé le lion d'Owando qui tenait des discours communistes enflammés : trop sûr de lui. Sassou, l'homme des masses affamées et des actions inachevées et controversées, a peur. Il voit des comploteurs partout et ce n'est pas seulement le colonel Marcel Ntsourou.

Vous me direz : comment peut-on redouter un coup d'Etat quand on se prétend démocrate ? Qu'on estime avoir été élu par les urnes ? Vous me direz aussi qu'en Afrique en général et au Congo en particulier, personne ne respecte le verdict des urnes et cela, Sassou le sait, lui qui a brisé une jeune démocratie naissante en la mettant en pièces, lui qui ne croit qu'en la force, qu'en la menace qu'il exerce sur le peuple et ses opposants du bout du canon des kalachnikovs de sa milice. Il a trop d'ennemis, trop de gens qui en veulent à sa glorieuse personne, trop de personnes qui l'envient, lui, le plus brillant de tous, le plus intelligent, le plus riche, lui qui est né pour montrer le chemin du détournement aux uns et de la misère aux autres.

Dans un climat de fin de règne, comme l'a si bien fait remarquer Jean-Dominique Okemba, tous les chats sont gris. A force d'imagination, pas que les chats. Les chiens, les hyènes, les coyotes, bref, toute la faune. Et rien n'empêche que les chats gris deviennent ... des éléphants pour correspondre au fauteuil du pouvoir !

Nous estimons qu'il a raison d'avoir peur. Voici le contexte : il reste un peu plus de deux ans à tous ces criminels et gangsters de toutes sortes venus de tous les pays pour perdre leur position privilégiée qu'il leur a garantie. Ils redoutent tous autant qu'ils sont la colère du peuple et ce ne sont pas les marabouts ou les fétiches de Sassou qui pourraient les protéger. Qui voudrait perdre tout ce trésor thésaurisé ? Tous ces milliards amassés au détriment du peuple ? Qui voudrait perdre tous ses biens ? Sassou a tellement fait du mal au peuple, tellement tué directement ou indirectement que la haine que lui voue le peuple congolais finira par éclater si le système ne persiste pas après son départ. Cette colère s'abattra sur tous ceux qui de près ou de loin ont pactisé avec le mal personnifié venu des rives de l'Alima.

Et Si ? Et s'ils se disaient : " Le grand nzokou est haï par le peuple et nous qui le protégeons avec. Et si on l'éliminait passant ipso facto pour des sauveurs, des libérateurs ? On ferait un gros discours que le peuple heureux de s'être débarrassé du monstre de l'Alima applaudirait avant de mettre en place un gouvernement d'union nationale qui nous permettrait de préparer une transition du PCT avec Sassou au PCT sans Sassou." Vous pouvez toujours estimer qu'il ne s'agit que d'un délire mais si celui qui se barricade le lit, lui le croira : tous ceux qui sont autour de lui l'aiment et le craignent parce qu'il a le pouvoir mais s'il décide de le lui enlever, lui qui leur a confié sa vie, qui le leur empêcherait ? Il sait, il sent que même les siens le haïssent désormais - surtout depuis le petit Hiroshima du 4 mars 2012 qui a fait plus de trois mille morts dans les quartiers nord de Brazzaville qui lui étaient jusque-là favorables.

Il n'y a qu'un proche du monstre de l'Alima qui pourrait l'atteindre si le destin le dictait. Par destin, on peut entendre "PUISSANCES DU MONDE" ou faiseurs de gouverneurs noirs. Aussi, rien ne sert de renforcer la sécurité ou de blinder les portes quand Brutus est dans votre maison...

PEOPLE : L'artiste gabonais Mikala Mikatch est mort


Le chanteur de charme gabonais, Jean Claude Mikala Mikatch n'est plus. Le « grand Puni ganga », la quarantaine révolue, s'est éteint brusquement le dimanche 10 novembre 2013 lors d'un match de mise en forme à Libreville. Littéralement foudroyé, Mikatch n'a pas pu se relever. Il va s'effondrer dans le rond central sans prévenir. Les secours n'ont pas réussi à le réanimer. Le décès a été prononcé à 12 h.

Un voile noir a couvert les visages de ses partenaires de jeu et les yeux de ses fans et de toute sa famille se sont embrumés à l'annonce du décès du chanteur gabonais, également enseignant à l'Institut National de la Jeunesse et des Sports de Libreville (INJS).

La nouvelle du décès de l'artiste originaire de Tchibanga dans la Nianga (sud du Gabon) intervient alors que le chanteur espérait faire son grand retour sur le marché des œuvres phonographiques avec son album de huit titres intitulé « Hargne » écrit lors de sa formation en 2012 à Lyon en France.

Mikala Mikatch, marié père de plusieurs enfants, laisse a ses fans et aux férus de la musique gabonaise et africaine, 4 albums : Bana ba di Hole autrement dit les enfants De gaulle (1991), Eboulement en featuring avec feu Dindo Yogo (2001), Mouila Mangondo chanté avec le baobab de la musique gabonaise, Mackjoss (2003), Bayaka (2008).

GN/JJS/SM/YKM/13

SOURCE : http://www.gabonews.ga/actualites-reader/items/people-lartiste-gabonais-mikala-mikatch-est-mort-20510.html

 

Pour ses fans, une vidéo de la chanson NIU RUHE (JE VAIS VENIR) produite à Lyon : 


COMMENTAIRE : Ce texte profond de mon cher ami Wilfried KIVOUVOU mérite que vous le lisiez avec attention car nous l'avons toujours dit, il y a quelque chose de totalement incroyable et inadmissible dans le fait qu'il y a, à la fois, mise en commun de la terre, de tous les TSI par le truchement de la république et privatisation de celle-ci par le maintien des propriétaires fonciers qui font valoir une "primoterritorialité", une sorte de dictature de la propriété, que la république est pourtant venue annuler mais qu'ignoblement la conférence nationale est venue rétablir - sans en mesurer les conséquences puisque notre propre culture n'est plus l'étalon d'évaluation de notre pensée et de nos actions. Par ailleurs, monsieur Kivouvou soulève la dimension du détournement de la tradition. Nous semblons voguer dans une double aliénation. Il est temps de revenir à la justesse cultuelle que partageaient nos ancêtres portés par le kimuntu. Excellente inspiration - même si l'idée de la municipalisation du sol pourrait ne pas être comprise de tous...

 

                QUEL STATUT JURIDIQUE POUR LE FONCIER ?

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A l’heure actuelle, deux principaux objectifs mobilisent à juste titre les forces politiques du changement : la restauration de l’autorité de l’Etat et la mise en place des institutions démocratiques. Et pour cause ! Leur réalisation conditionne l’évolution du Congo vers un avenir positif. Cependant, cet indispensable engagement laisse de côté des problèmes qui - s’ils ne se posent pas avec acuité aujourd’hui - auront à court ou moyen terme une influence considérable sur la qualité de la vie tant économique, sociale, politique, culturelle, qu’environnementale. Le problème foncier est de ceux-là.

Depuis 1991, l’acte fondamental du 4 juin 1991 garantit la propriété et le droit de succession dans son article 11. C’est la réhabilitation du droit foncier en général, des droits coutumiers en particulier. Mais, cette décision de la Conférence nationale confirmée dans l’acte constitutionnel de mars 1992 et reprise dans celui de janvier 2002,  n’est pas immédiatement suivie de textes d’application, ce qui laisse les propriétaires fonciers prendre l’initiative. Les travers liés à l’application du principe de la propriété du sol donnent lieu à des comportements anarchiques. Les prétentions sans bornes des propriétaires fonciers se heurtent à la souveraineté de l’État, lui-même pris dans son propre piège.

 

Certes, le régime précédent avait laissé une triste image en la matière, avec une collectivisation du sol au profit de l’Etat, sans pour autant que ce choix politique ait amélioré la vie des habitants. Il est à souligner, par ailleurs, que cette collectivisation n’était qu’un simulacre d’autant que les « propriétaires fonciers » ont vendu au cours de la période des terrains en toute impunité.

 

Pour les décideurs de l’après-conférence nationale, il semble naturel – prenant le contre-pied de la collectivisation - que dans un régime qui se veut démocratique, la liberté soit la règle. Mais au-delà, de la satisfaction des intérêts égoïstes et de la loi du marché, la privatisation du sol entraîne de nombreux inconvénients. Trois raisons, au moins, militent en défaveur de son instauration :

-         la première est d’ordre moral.

 

Sur ce plan, la propriété privée du sol est indéfendable. Comme l’eau et l’air, la terre ne devrait pas appartenir à un individu. Aucune cause ne peut justifier le fait qu’une personne s’accapare une portion du patrimoine commun.

 

Il est acquis pour tous les démocrates convaincus que les humains naissent libres et égaux. Ils doivent de ce fait, bénéficier de chances égales pour affronter les vicissitudes de la vie notamment en ce qui concerne tout ce que la nature leur offre généreusement.

 

Contrairement à la croyance en vigueur, nous ne léguons pas la terre aux générations futures, mais nous la leur empruntons. Comment les humains d’aujourd’hui peuvent-ils se permettre de compromettre l’avenir des générations futures en se partageant égoïstement le patrimoine commun ?

 

-         la seconde est d’ordre culturel

 

Dans la société traditionnelle, la propriété du sol était collective ; il n’existait pas de propriété au sens occidental. La terre avait un caractère sacré, elle appartenait aussi bien aux vivants (clan lignage) qu’aux morts qui y trouvent refuge et dont le repos doit être respecté. De ce fait, la terre ne pouvait être vendue et personne ne pouvait en être propriétaire. Le chef de famille n’était que le gérant des biens collectifs, il ne pouvait en aucune manière en disposer. Seuls les fruits du travail étaient privés (récoltes, arbres fruitiers, habitations), c’est la seule forme de propriété qui existait, c’est-à-dire une appropriation uniquement par le travail. Tout ce qui était naturel (terre, herbe, arbres, animaux sauvage) appartenait à tous.

 

La situation que connaît le Congo aujourd’hui est consécutive à la colonisation qui s’était ingéniée à modifier la structure de la propriété pour des raisons qu’il est inutile d’évoquer ici.

 

A l’heure où la culture est considérée comme l’une des conditions essentielles du développement, le Congo ferait preuve de maturité et esquisserait les premiers pas d’un développement réaliste en revalorisant sa culture.

 

-         la troisième est d’ordre socio-économique.

 

Dans tous les pays où prévaut la propriété privée du sol, on assiste à une spéculation foncière (particulièrement en milieu urbain) avec en prime une envolée des valeurs immobilières. Cette dramatique situation repousse à la périphérie les familles à revenus modestes et crée dans certains cas une armée de sans-logis. A Paris intra-muros, un couple avec trois enfants doit disposer de revenus mensuels d’au moins 4 000 euros (soit quatre fois le SMIG), l’équivalent de 2 650 000 FCFA, pour être normalement logé. Dans certaines villes, la charge foncière représente jusqu’à 40% du prix du mètre carré bâti.

 

Le Congo qui – même pendant les périodes fastes- est incapable d’offrir un logement aux familles solvables (5% de la population) pourrait-il faire face à de tels problèmes ? Pourrait-il financer des villes nouvelles et des transports en commun coûteux ? Pourrait-il mettre en œuvre une politique d’habitat efficiente à moyen terme avec des coûts fonciers exorbitants ?

La réponse à toutes ces questions est « NON » dans un proche avenir. Ainsi, il convient d’éviter d’exacerber les inégalités existantes, de condamner à jamais une partie non négligeable de la population et de saper d’ores et déjà les fondements de la démocratie encore balbutiante.

Pour échapper à ces écueils, la solution réside dans la propriété collective du sol, non pas lignagère ou clanique, encore moins étatique. Il s’agit d’une collectivité au niveau de la commune qui représente le plus petit échelon administratif et où peuvent s’élaborer des liens communautaires et une politique proche des habitants. C’est vers la municipalisation du sol qu’il faut s’orienter.

Cette orientation provoquera à n’en point douter des protestations. Mais il faut insister sur le fait que la municipalisation du sol ne contrarie nullement l’usage actuel et traditionnel du sol.

Le propriétaire d’un terrain sur lequel il a bâti son habitation, où il pratique des activités agricoles ou d’élevage, demeure propriétaire de son habitation et/ou de ses récoltes. Il pourra léguer les fruits de son travail à ses héritiers et il pourra les vendre. La seule chose qui changera, c’est qu’il ne pourra plus vendre son terrain à un particulier et qu’il devra s’acquitter d’une taxe locative annuelle[1] à sa municipalité.

Quant aux « propriétaires fonciers », ils ne pourront plus faire l’urbanisation des villes (le cas de Brazzaville, Pointe-Noire, etc…) dont on connaît les méfaits. Il faut rappeler que ces derniers sont de fait, les urbanistes congolais, depuis 1960, aidés en cela par la démission des pouvoirs publics. Leurs terres ne pourront être vendues qu’à la municipalité, sur la base d’un prix au mètre carré fixé par la loi. Tant qu’ils n’entreprennent pas de vendre, ils conservent les jouissances actuelles, mais tout en s’acquittant d’une taxe locative annuelle.

Soulignons que l’un des avantages de la municipalisation du sol est d’assurer la planification et la maitrise urbaines.

Une fois la municipalisation du sol réalisée, tout candidat à la construction se verra louer le terrain dont il a besoin par la municipalité, qui percevra une taxe locative annuelle.

Avant de conclure, il n’est pas inopportun de répondre à deux des critiques qui pourraient être formulées :

-          La vente des terrains à la municipalité sur la base d’un prix fixé par la loi est une entorse à la loi du marché,

 

Existe-t-il un libéralisme pur et dur ? Nombre de pays démocratiques ont contourné ou contournent la loi du marché pour l’intérêt supérieur de la nation (au sens de la paix sociale). La libre entreprise doit être au service de l’humain et non l’inverse.

 

-          Pourquoi ne pas se contenter d’un contrôle du prix du foncier tout en conservant la propriété privée du sol ?

 

On ne peut souscrire à une telle proposition simplement parce qu’elle est du domaine de la loi. Toute majorité qui peut être contre une telle mesure pourra toujours abroger la loi. En revanche, inscrite dans la constitution, la municipalisation du sol ne peut être remise en cause qu’en modifiant cet acte fondamental par référendum. En outre, faire figurer la municipalisation du sol dans la constitution, c’est afficher clairement la volonté d’éthique, d’équité et de justice sociale qu’entend promouvoir la démocratie congolaise à porter sur les fonts baptismaux.

L’expérience des vieux pays démocratiques est un livre plein d’enseignements, écrits parfois avec le sang et les larmes de nombre de leurs filles et fils, et cet ouvrage est offert dans une certaine mesure gratuitement. Les pays qui aspirent à la démocratie se doivent impérativement de le lire. La paresse intellectuelle en la matière constitue déjà une faute politique grave dont les conséquences – visibles ou non - sont incalculables. Cet exercice ne peut être accompli avec efficacité que si le lecteur remplit la condition nécessaire (se départir du regard néo-colonisé) et suffisante (substituer le regard néo-colonisé par un regard réaliste[2]). Faute de quoi, ces pays importeront non seulement des principes qui se révèleront inadaptés mais aussi des erreurs parfois dramatiques qu’ils ne devraient pas à leur tour commettre.

La culture locale doit être le site sur lequel se lèvera le nouveau bâtiment qui est en train d’être édifié. Cette construction ne sera une réussite que si elle s’intègre véritablement au site. Les matériaux utilisés – même si certains sont importés- doivent être choisis en fonction de leur adaptabilité aux conditions locales et non de leur clinquant ou de leur effet de snobisme.

Il reste à ceux qui aspirent à présider aux destinées du Congo de faire preuve de courage politique et d’imagination.

Brazzaville, le 11/11/2013

(Réflexion des Réseaux de La Conscience Libre)/.



[1] Il s’agira d’une taxe différentielle dont le produit pourrait être affecté au fonctionnement de la commune.

[2] On entend ici par regard réaliste, celui qui a réussi la synthèse entre la culture locale ou socle et la culture occidentale qui fait aujourd’hui partie de notre patrimoine.

MessageNganfouomo-copie-1La crise frontalière angolo-congolaise sans aucun doute est très grave, plus grave que je ne l'imaginais. Contacté sur Facebook par l'auteur de  l'article ci-dessous qu'il m'a conseillé de lire, je me suis empressé de me rendre sur sa page Facebook. Evidemment, ceux qui ne sont pas connectés sur Facebook ne pourront certainement pas le lire. L'ensemble de l'article confirme tout à fait mes dires sur l'existence des bornes établies par les puissances coloniales française et portugaise mais m'apporte une information importante qui était passée inaperçue jusque-là occultant ipso facto la gravité de la situation : l'incident frontalier manifesté par la destruction du poste-frontière avancé construit par les soldats congolais a bien eu lieu en TERRITOIRE CONGOLAIS selon ce que le ministre de l'intérieur Zéphyrin Mboulou a déclaré à RFI. Il y a donc là une agression doublée d'une annexion sans que le Congo ne porte de contestations officielles auprès des instances internationales. Agression parce que des soldats congolais sont arrêtés à l'intérieur de leurs frontières et surtout parce que les chars angolais sont allés terroriser les populations à Kimongo (qui ont fui dans les forêts poussant le maire de Kimongo à aller les chercher en voiture), Pangui et Yandza, annexion parce que l'Angola revendique comme sienne une partie du territoire congolais et a manifestement déplacé les frontières sur une bonne distance à l'intérieur de nos terres qui pourraient renfermer des minérais ou même du pétrole onshore.
Je le dis haut et fort : une partie du territoire congolais a bel et bien été annexée par l'Angola qui la revendique en prétextant au travers des dires de la gouverneure du Cabinda, madame Aldina Da Lomba que les bornes frontalières auraient été détruites - alors qu'il n'en est rien et même si c'était le cas, elles peuvent facilement être retrouvées et réinstallées au cas où elles auraient été détruites pour faire triompher le principe de l'intangibilité des frontières.
L'honneur du Congo, mon pays, a été bafoué et nous n'aurons de repos que lorsque cette affaire sera tirée au clair et notre dignité rétablie.
Il est possible par un repérage sattelitaire de déterminer avec exactitude si le poste-avancé construit par les soldats des FAC se trouvait sur le sol congolais ou non - au lieu de jouer à la loi du plus fort car si nous sommes bien à l'intérieur des contours frontaliers de notre pays, l'agression injustifiée de l'Angola ne peut avoir pour seules réponses le silence et l'inaction. Il faut prouver que la commission de protection des frontières angolaises a tort et reconstruire le poste-frontière avancé là où il était préalablement prévu ; c'est la seule façon de recouvrer notre souveraineté nationale et notre dignité dans le respect de l'intangibilité des frontières, un principe qui a une vocation universelle puisqu'il est accepté par toutes les nations. S'il s'avère que nous sommes dans notre bon droit aux yeux des instances internationales, une nouvelle destruction de ce poste-frontière s'assimilerait à une déclaration de guerre de la part de l'Angola. Il suffit de payer Google pour que son sattelite qui contient les coordonnées frontalières de tous les pays détermine avec exactitude si le poste avancé avait été établi hors des frontières congolaises. Tout autre sattelite de la même catégorie ferait aussi l'affaire. Encore faille-t-il que les coordonnées de l'emplacement du site prévu initialement pour implanter le poste-frontière avancé aient pu être notées avec précision. Quand on prête des milliards de gauche à droite, on peut au moins, dans le cadre du respect de l'intégrité territoriale et du principe de l'intangibilité des frontières lever l'équivoque en finançant des actions dans le sens du rétablissement de la vérité. Il est inadmissible que le Congo n'ait aucun poste-frontière avec le Cabinda ; c'est tout simplement inconcevable pour un pays qui se respecte.
Pour tous ceux qui ne pourront pas lire l'article sur la question des frontières, voici une carte des bornes frontalières (pillar en anglais) notées de A à J entre le Congo et le Cabinda telles qu'elles furent enregistrées au niveau international par les puissances coloniales française et portugaise. Madame Aldina Da Lomba peut donc mentir en prétextant leur destruction mais nous allons nous battre pour que notre pays ne soit pas annexé de fait par une puissance régionale - même si celle-ci se prétend amie du Congo. Caïn n'était-il pas le frère d'Abel ? Brutus, le neveu de César ?

CarteDesBornesFrontalieres.jpg

 
La récente incursion de l'armée angolaise en territoire congolais a amené beaucoup de mes compatriotes à s'interroger sur l'existence ou non des limites frontalières entre les deux pays. Ceux qui me c

PRET_CI_DSN_ADO.jpgNous sommes désormais certains que la Côte-d'Ivoire a reçu du Congo, non, Alassane Dramane Ouattara a reçu de monsieur Denis Sassou Nguesso 100 milliards de francs cfa du denier public congolais (et ce n'est peut-être que le premier jet). Monsieur Bruno Kabagné Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien, l'a confirmé à la sortie d'un conseil des ministres extraordinaire ce vendredi 8 novembre 2013. Ce qui choque, c'est qu'il considère qu'il s'agit d'un faux débat. Certainement du côté ivoirien mais pas du côté congolais. Reprenons d'abord les propos du ministre ivoirien des TIC (Technologie de l'Information et de la Communication) rapportés par le site koaci.com :

«Les besoins, tous les pays en ont. Il faut savoir que l’un des pays les plus endettés au monde aujourd’hui ce sont les Etats-Unis d’Amérique et pourtant c’est la première puissance mondiale. Le premier créancier des Etats unies d’Amérique, aujourd’hui c’est la Chine. Pourtant la Chine est moins riche que les Etats-Unis d’Amérique donc je pense qu’on est en train de faire un débat qui est pratiquement incompréhensible. Un débat qui est inutile tout simplement parce qu’un pays peut avoir besoin de ressources fait appel à tous ceux qui peuvent lui apporter ces ressources-là, cela peut être un pays voisin, un pays plus éloigné, des pays plus riches, plus pauvres,..»

«La gestion de la trésorerie ne se gère pas en terme de pauvreté elle se gère en fonction des besoins qu’on peut avoir à un moment donné. Si à un moment donné vous n’avez pas besoin d’une trésorerie vous pouvez la prêter à quelqu’un d’autre
Il y a absolument rien à dire ce sont des pratiques qui sont normales qui se font depuis toujours ce n’est pas la première fois qu’un Etat prête à un autre... » 

Ecole De La MisèreLe débat ne se situe pas au niveau de savoir quel pays est plus riche que l'autre mais comment monsieur Bruno Kabagné Koné peut croire que dans un contexte où les écoles congolaises manquent de tables-bancs et se trouvent dans un état piteux à cause du délabrement des bâtiments, avec des centaines d'enfants par terre, pendant que nous manquons d'eau potable, d'hôpitaux, d'enseignants, d'industries, d'électricité, de denrées alimentaires, que nos enfants sont malnutris, comment peut-il croire que cet argent filé en douce à monsieur Dramane, n'aurait pas pu servir d'abord ceux à qui il appartient, à savoir les Congolais ?

Les Chinois sont certes moins riches que les Etats-Unis mais il ne se conçoit pas que les Chinois sacrifie leur propre développement pour prêter aux autres.

Ce n'est pas le prêt en soi qui est répréhensible mais le fait qu'il intervient dans un contexte de sacrifice de l'avenir de nos enfants au Congo, de la santé des malades du VIH qui n'ont plus de médicaments, des sinistrés du 4 mars 2012 qui vivent exposés aux éléments dans des tentes rudimentaires - alors que la saison des pluies pointe son nez avec des trombes d'eau qui rappellent le déluge, du chômage des jeunes, de l'absence criarde d'infrastructures sur toute l'étendue du territoire.

Non, ce n'est pas la faute de Dramane Ouattara qui a dû entendre parler de la générosité malsaine mal tournée du grand nzokou mais celle de Denis Sassou Nguesso, le traître, l'inconscient qui délaisse son propre peuple pour se montrer généreux avec autrui comme nous l'avons vu avec les Espagnols, les Chinois, les Centrafricains, les Nigériens, les Ivoiriens et plus car nous pouvons imaginer que les Boni Yayi, les Eyadéma et consorts ne viennent pas voir Denis Sassou Nguesso dans le but d'admirer sa coupe satanique serpentine aux cheveux blancs noircis à l'encre de Chine ou le voir caresser la croupe de ses chevaux qui le lui rendent de temps en temps par des chutes.

 

Si le monstre de l'Alima avait soumis la demande ivoirienne de se voir prêter 100 milliards de francs cfa à un référendum, il est sûr que le peuple congolais lui aurait dit : "Nous avons besoin de cet argent pour réhabiliter nos écoles, en construire des nouvelles, doter nos hôpitaux de médicaments, créer de l'emploi pour nos jeunes et développer notre agriculture et notre élevage pour nourrir nos femmes et nos enfants."

Oui, du côté congolais, cette affaire fait débat et démontre une fois de plus le mépris que Denis Sassou Nguesso, votre compatriote abbey, témoigne au peuple congolais, aux Bantous, aux vrais fils du Congo qu'il gouverne comme un peuple conquis, soumis, un peuple servile, esclave, sans droit - même sur son propre argent public qu'il distribue comme bon lui semble sans se soucier du bien-être de ses propriétaires à qui il laissera au contraire d'énormes dettes quand son règne se sera terminé d'une manière ou d'une autre.

Nous le savons, pour le seul mokili mbembé du Congo, seule compte sa gloire, sa grandeur qui ne vaut selon lui que lorsqu'un souverain asphyxie son peuple pour le réduire à l'état de peuple mendiant. Oui, un dictateur, un monstre n'est grand que de la petitesse du peuple. Surtout du peuple conquis et soumis par la faim et la soif. Dans le noir.

Ceci s'adresse particulièrement à monsieur Basile Ikouébé, ministre des Affaires Etrangères de notre pays. C'est très bien de médiatiser à travers le site du journal de votre griot blanc PIE-QUI-AGACE la signature d'accords entre le Congo et le Gabon dans le but d'aplanir les différends frontaliers mais les Congolais aimeraient savoir pourquoi vous n'étiez pas aux avant-postes lors de la crise frontalière angolo-congolaise. Le principe de l'intangibilité des frontières ne vaut-il que pour le Gabon et non pour l'Angola ?

La gouverneure du Cabinda madame Aldina Da Lomba a affirmé que la "guerre" - certainement une allusion aux événements de 1997 - a détruit étrangement les bornes frontalières congolo-cabindaises pour que les Angolais s'emploient seuls à les remplacer au travers de l'action d'une commission de protection des frontières. Il nous paraît nécessaire qu'en cas de litige frontalier que les protagonistes des deux pays soient représentés et, en la matière, le Congo a brillé par son silence et par son absence lors de la reconnaissance du tracé des frontières. Surtout, il s'agit d'une affirmation gratuite et mensongère de madame Aldina Da Lomba : personne n'a tiré avec des obus de mortiers sur les bornes frontalières qui ne se trouvent pas au milieu des routes pour être écrasées par des chars ; il est plutôt question d'une destruction sciemment orchestrée pour modifier les lignes frontalières et gagner du territoire sur le Congo. Quoi qu'il en soit, les coordonnées en latitude et en longitude de ces bornes ont été enregistrées par les instances internationales. N'oublions pas que celles-ci ont été établies par les administrations coloniales française et portugaise. L'emplacement des vraies bornes peut être retracé.

Nous souhaitons que vous fassiez votre nécessaire pour assurer à tous les Congolais que du côté du Cabinda l'intangibilité des frontières est garantie car nous sommes sceptiques vu que le Congo a capitulé devant les chars angolais en renonçant à la construction d'un poste-frontière. Il est nécessaire que ce quiproquo frontalier avec incursion militaire signant une intimidation manifeste de l'armée angolaise soit porté devant les instances internationales pour que nous soyons rassérénés. En effet, nous redoutons une annexion pure et simple d'une partie de notre territoire par ceux qui se prétendent nos "frères" et qui agissent comme Caïn vis-à-vis d'Abel...

FrontiereCongoGabon.jpg

Sachez que l'article de Wikipédia qui affichait clairement les origines Abbey ou Abé de Denis Sassou Nguesso a été réécrit et cet aspect complètement supprimé depuis que nous avons rendu cette situation publique afin que nos compatriotes sachent la vérité. Néanmoins, vous le trouverez sur le site car nous l'avons repris dans son intégralité (il vous suffit de faire une recherche).

Cependant, falsifier l'histoire que la vérité finit toujours réapparaître un peu plus tard. Non seulement, les Ivoiriens confirment la déportation des Abbeys vers le Congo et la Centrafrique, certains textes affirmant clairement que ces populations déportées ont été installées au nord du Congo et près des berges de la Mobaye en Centrafrique pour que les Abbeys puissent continuer à exercer la pêche, leur activité favorite mais il faut aussi dire que des textes historiques l'attestent du côté de l'administration coloniale française et des historiens.

La raison de la déportation des Abbeys en Afrique centrale (Congo, Centrafrique) est aussi connue : une révolte qui a fini par l'assassinat d'un colon français dénommé Rubino qui a ensuite été cannibalisé par les Abbeys : on le mitonna dans de grosses marmites avant de le manger ; ce qui provoqua la déportation de certains Abbeys vers le Congo et la RCA par la puissance coloniale française vexée qui voulait certainement éloigner la portion la plus rebelle de cette population pour mieux la contenir. A l'époque, en sa qualité de puissance coloniale, la France pouvait se permettre de déporter des populations d'une de ses colonies à d'autres - sans que la communauté internationale à peine balbutiante n'en prenne ombrage. L'époque était à la "civilisation" des sauvages nègres - le monde dit "civilisé" autorisait ou fermait les yeux sur certaines exactions. Ce fut le gouverneur Gabriel Angoulvant qui fit payer par la déportation cette insubordination des Abbeys. La stratégie de déportation des meneurs dans les luttes de décolonisation valut à Matsoua André Grénard d'être déporté à Madagascar où il rencontra le défunt roi du Maroc Hassan II.

Voici la liste de quelques déportations historiquement recensées. Celle des Abbeys  s'est déroulée entre 1910 et 1916. A cette époque, la France possède des colonies en Afrique, notamment celles qui constituent l'AOF (Afrique Occidentale Française) et l'AEF (Afrique Equatoriale Française), entre autres. Au nord de la république, cette hitoire de migrants venus se mélanger aux populations locales doivent être bien connues mais personne ne l'évoque - surtout quand l'on sait que c'est l'un des leurs qui est au pouvoir. Il faudra donc un jour se pencher sur l'histoire du Congo pour la réécrire afin d'en révéler les aspects cachés. Merci à ED. qui a tenu à vérifier mes dires.

DeportationAbe.jpg

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9portation

Pourquoi Denis Sassou Nguesso manifeste-t-il tant de haine à l'égard des vrais Congolais au point de préférer dilapider l'argent du Trésor public en le donnant aux étrangers laissant le peuple mourir de faim ? En le jetant par les fenêtres ? Pourquoi la vie des vrais filles et fils du tsi a-t-elle tant peu d'importance à ses yeux ? La réponse : il sait qu'il n'est pas Congolais de sang. Pour l'exemple, combien de Congolais ont acquis la nationalité française mais dont le coeur bat toujours pour le pays du roi Makoko ? Quoi que l'on dise, nous sommes tenus par les liens des origines. Denis Sassou Nguesso un Abbey dont l'origine béninoise est bien connue car les Abbeys, avant de s'installer en Côte-d'Ivoire, au Ghana et dans toute l'Afrique de l'ouest avait leur origine au Bénin où Sassou organise des messes quotidiennes en mémoire à sa famille (lire l'article sur les messes quotidiennes...). Il vous suffira de lire le texte publié en commentaire par un historien ivoirien pour en savoir un peu plus sur l'histoire et les migrations des Abbeys qui furent des rebelles à la colonisation française.

Les Abbeys qui font partie du groupe Akan étaient les envoyés du roi du Bénin en Côte-d'Ivoire et au Ghana où ils ont fini par s'installer ; ils avaient pour mission d'acheter l'ivoire et l'or. Denis Sassou Nguesso n'est pas un Bantou - raison pour laquelle il ne possède pas de kimuntu ; aucun président autre que lui n'a trahi le Congo comme il le fait : qu'il s'agisse de Youlou, Massambat-Débat, Marien Ngouabi, Yhombi, Lissouba, tous avaient en commun la passion du Congo quoi qu'ils aient fait.

Lorsque nous l'avons mis en ligne, ce texte a suscité des vagues de passion. Voilà qu'aujourd'hui, l'information est confirmée publiquement par des Ivoiriens dont certains m'avaient même contacté à l'époque à propos de cette affaire pour me confirmer que Sassou Nguesso, Boko Assa (Bokassa) et Pata Assé (Patassé) étaient des Abbeys dont les origines étaient bien connues mais gardées secrètes.

Nguesso comme Sassou ne sont pas des patronymes congolais ; nous vous défions de remonter toute notre histoire linguisitique pour me prouver le contraire.

Vous devez savoir que l'homme qui vous tue de mille et une manières n'a pas une seule goutte de sang congolais et, pour son pouvoir, il pourrait même massacrer tous les Mbochis d'Oyo et d'Ollombo réunis - sans une larme. Bien qu'on prétende qu'il soit né au Congo et possède de ce fait, au nom des lois de la république la nationalité congolaise, nous demandons  que tout ceci soit authentifié par les archives de l'administration coloniale que des historiens n'hésiteront pas à investir un jour. Nous demandons à voir son acte de naissance original délivré par les états civils de Nantes.

Ce secret explique peut-être pourquoi il a donné 200 milliards de francs cfa à ses parents ivoiriens. Vous devez savoir que d'autres membres de cette famille Sassou vivent au Bénin, la terre de leurs ancêtres. Il vous suffit de lire ce que nous avons écrit sur le sujet. J'ai même été invité à Côte-d'Ivoire pour qu'on me fournisse les preuves de cette histoire. Cependant, redoutant un traquenard, j'ai préféré renoncer.

Juste une précision au début du XXième siècle, le Congo comme nous le connaissons n'existe pas ; seules existent les colonies françaises d'Afrique. Les Français déplaçaient des cadres et des populations d'un pays à l'autre. Youlou se trouvait au Gabon avant d'être ramené au Congo pour prendre le pouvoir, Bongo a fait sess études primaires au Congo et même travaillé aux postes. La France formaient les cadres locaux de l'administration coloniale à Brazzaville avant de les disperser là où les besoins se ressentaient. On prétend même que le Ouolof serait une langue du Congo mais il faudra des études approfondies pour l'établir. Nous passons notre temps à étudier l'histoire du monde au lieu de nous passionner de notre propre histoire que nous devons enseigner à nos enfants.

Lisez bien l'article où il est clairement spécifié qu'au début des années 1900, des Abbeys furent déportés au Congo parmi lesquels se trouvaient les défunts parents de monsieur Denis Sassou Nguesso. LES LISTES DE CES DEPORTES ETAIENT BIEN CONNUES DE L'ADMINISTRATION COLONIALE (ON PEUT DONC LE VERIFIER). A cause de leur cannibalisme sur un colon français qui les maltraitait, les Abbeys furent condamnés à la déportation ; ils furent envoyés au nord du Congo en en Centrafrique pour qu'ils puissent continuer à pratiquer la pêche, leur activité favorite.

Un jour, à la mort du tyran, tout sera dévoilé et vous comprendrez pourquoi le monstre de l'Alima affame les mères et les enfants du tsi et livre le pays entre les mains des étrangers...

OrigineAbbeyDeSassou

SOURCE : http://www.aip.ci/

 

IL VIENT DE NOUS ETRE SIGNALE QUE L'ARTICLE EN QUESTION VIENT D'ETRE SUPPRIME SUR LE SITE WWW.AIP.COM ! TROP TARD ! LA COPIE ECRAN DE LA TOTALITE DE CELUI-CI EST SUR VOTRE SITE ! LE WEBMASTER A DU SUBIR D'ENORMES PRESSION...

Sur sa page Facebook, Joe Washington Ebina a dit que l'épisode de l'occupation angolaise était terminée mais nous souhaitons tout de même porter des interrogations basées sur des photos en nous posant la question suivante : où se trouve la frontière entre le Congo et le Cabinda (Angola) ? C'est une question qui mérite d'être posée puisque les Angolais ont détruit le poste-frontière que nos militaires voulaient installer non loin de Miconji et ce n'est pas parce que l'on distribue un peu de riz et des semences aux populations que des questions relatives à l'intégrité territoriale vont disparaître. Vous le savez tous que nos frontières sont des passoires ; nous n'en voulons pour preuve que l'absence de postes frontaliers - ne serait-ce qu'avec le Cabinda. Si vous savez où ils se trouvent du côté du Cabinda, n'hésitez pas à nous le dire.

La preuve de la destruction du poste-frontière avancée que le Congo voulait installer à proximité de Minconji qui est le poste-frontière du Cabinda. Vous noterez la présence des soldats angolais et des officiels venus pour constater la démolition des constructions de l'armée congolaise (photo numéro un) :

Poste_Frontiere_Detruit.jpg

Sur quelle base les soldats angolais ont-ils détruit le poste-frontière construit par les militaires congolais ? Qu'est-ce qui atteste que nous sommes en territoire angolais ? Il s'agit de constructions rudimentaires qui n'ont rien à voir avec un véritable poste-frontière si on compare avec le poste-frontière de Miconji côté angolais (photo numéro deux):

POSTE_GARDE_MICONJI-copie-1.jpg

Nous notons des baraquements dignes de ce nom avec le drapeau angolais à proximité et tout porte à croire que ce n'est pas le seul poste-frontière installé par l'Angola, une plus grande frontière se trouvant du côté du Kouilou. Nous sommes à peu près certains que du côté de Tando Limbo se trouve un autre poste de gardes frontaliers. Du côté congolais, y a-t-il un seul poste-frontière ? Nous avons l'habitude de voir au niveau des pays dits civilisés des postes-frontières de deux pays très proches de sorte que dès que l'on quitte un pays, on est contrôlé par le pays frontalier. Il est tout à fait normal que tout proche du poste-frontière de Miconji, le Congo puisse avoir aussi le sien puisque comme vous le verrez, la frontière passe très près de Miconji (photo numéro 3) :

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Miconji se trouve bien en territoire angolais ou cabinda très proche de Kimongo. Il s'agit de se demander à exactement quels points de latitude et de longitude se trouvait l'embryon de poste-frontière démantelé par les Angolais La carte indique qu'il y a de la marge entre Kimongo et la ligne de frontière de sorte à installer un poste-frontière avancé. Voici à présent, après avoir démoli la tentative de poste-frontière congolais, la nouvelle frontière juste symbolisée par une corde derrière Joe Washington Ebina :

BravoJWE

La question du respect des normes frontalières reste entière. Tout comme celle de la protection de l'intégrité territoriale à l'heure où l'armée de la RDC vient de mettre en déroute le M23 rwandais et ougandais. J'espère me tromper dans mon analyse car il y va de l'intégrité du territoire congolais et nous espérons susciter le débat pour qu'on nous explique sur quelle base a été saccagé le poste-frontière que le gouvernment congolais a voulu construire. Lors de sa prestation de serment, monsieur le grand nzokou a promis de protéger l'intégrité du territoire national congolais. Or, dans cette affaire, de l'autre côté, les autorités angolaises comme la gouverneure de cabinda se sont exprimées mais côté congolais, on rampe, la queue entre les jambes, en abandonnant à l'Angola le soin d'établir les frontières (photo numéro quatre)...

A présent, ceux qui se sont exprimés sur cet imbroglio frontalier côté angolais devant la presse :

LA GOUVERNEURE DU CABINDA

Madame Aldina Da Lomba, gouverneure du Cabinda qui éclaire la presse de son pays à ce propos. Donc quand l'ambassadeur de l'Angola au Congo prétend n'avoir pas été mis au courant, nous avons des doutes. Selon cette femme, l'Angola possède une commission nationale de protection des frontières. Or, quand elle affirme que pendant la guerre, les bornes frontalières ont été détruites, est-ce une façon de nous dire que l'Angola a pris la liberté de redessiner les frontières avec le Congo ? Le Congo peut-il prétendre avoir la même institution chargée de protéger ses frontières ?

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Cesar Casimiro, ex-administrateur communal de Miconje. Remarquez le micro d'un agent de la presse juste à côté.

Je vous épargne le témoignage de monsieur Lourenço Filipe, commandant de la garde frontalière de Miconji et de tant d'autres qui ont daigné expliquer aux Angolais ce qui se passait selon la version angolaise. Côté congolais, silence de mort, même pas une parole officielle, ata dikélélé mossi ya pamba de la part de notre nzokou national, monoko y nzokou ékomi ya baba. Même pas un petit murmure à la place du barrissement...

COMMENTAIRE : L'Afrique est mère du monde, l'Afrique a fait le monde en donnant le sang de ses filles et de ses fils esclaves pour produire les richesses de l'occident, pour renflouer ses banques, le bois d'ébène ayant même été utilisé comme une monnaie vivante, l'Afrique est le présent du monde en lui servant d'entrepôt de matières premières qui ne lui profitent même pas, l'Afrique sera l'avenir parce que lorsque les coûts de production seront si chers partout, l'Europe finira malgré elle par aller produire en Afrique mais cette Afrique ne saurait être l'avenir de la France ni du monde si les dictatures persistent, et avec elles la misère et la pauvreté qui poussent de pauvres gens à vouloir venir se réfugier en Europe, quitte à mourir noyés aux portes de l'Europe.

Pour que l'Afrique devienne l'avenir du monde, il faut d'abord la respecter, la traiter d'égal à égale. Or, encourager les dictatures pour que quelques milliardaires occidentaux exploitent ce riche continent tandis que certains Etats européens périclitent, ne fera qu'entraîner à la longue un rejet de l'Europe surtout si elle refuse d'accueillir les fils de la terre où l'homme apparut pour la première fois.

Nous avons depuis longtemps dit que l'Afrique était l'avenir du monde car elle sera le seul continent véritablement préservé pendant que le monde développé devient de plus en plus pollué, de plus en déshumanisé, de plus en plus oligarchisé. Dans quelques dizaines d'années, l'immigration se fera à l'envers. Il va arriver un moment où la vie deviendra trop chère en Europe que nombreux voudront immigrer vers d'autres cieux. Combien de retraités français vivent déjà au Maroc ou ailleurs ?

Nous avons déjà demandé à la France de nous aider à nous débarrasser de la vermine qui ronge le Congo de l'intérieur. Nul besoin de la nommer car elle est connue de tous. Si les yeux bridés ne se préoccupent pas du sort des Africains en se contentant de pomper nos ressources, il faut que la France revienne à des sentiments plus universels, de fraternité, d'égalité, de liberté et de partage, qu'elle parvienne à dépasser la convoitise et la cupidité des hommes d'affaires qui faussent la donne politique sur ce continent.

Il faut créer une sorte de véritable "symbiose politique" qui commencera par décrasser l'Afrique de tous ces dictateurs qui bloquent le développement de tout un continent pour que la mère de l'humanité relève enfin la face et regarde le monde dans les yeux sans rougir de son histoire, de son passé et de son présent. Si rien ne change dans la vision et le comportement des occidentaux, l'avenir de l'Afrique sera identique à son présent et nous ne voyons pas comment l'Afrique pourrait être "l'avenir" de la France ou de l'Europe...


 

Simultanément, des sénateurs français publient un volumineux rapport intitulé « L’Afrique est notre avenir » et, par ailleurs, Jean Cluzel, homme politique français et directeur de la revue Positions et Médias, lance un appel à « bâtir les soubassements du destin commun de l’Europe et de l’Afrique ».

Pour les sénateurs Jean-Marie Bockel et Jeanny Lorgeoux, « la France, après avoir été un des seuls pays à avoir poursuivi, après les indépendances, une politique africaine, semble être dépourvue de stratégie à long terme sur ce continent, en comparaison avec la Chine, l’Inde, ou les Etats-Unis ».

La France « semble aujourd’hui naviguer à vue face à un continent en plein essor, qui pourrait, ou devrait, être l’un des partenaires majeurs de la France et de l’Europe », déplorent-ils. Les sénateurs tricolores constatent amèrement que la France suscite aujourd’hui « chez Africains francophones » un sentiment partagé « entre attirance et répulsion ».

Aussi le rapport préconise-t-il une batterie de 70 résolutions et principes pour rénover les relations entre l’Afrique et l’Hexagone « dans un partenariat d’égal à égal », parmi lesquels « tenir un autre discours sur l’Afrique » ou encore « définir une stratégie ambitieuse et cohérente »…

Jean Cluzel, malgré ses 90 ans, aborde le sujet de manière plus audacieuse. Il publie un livre intitulé « Solidarité Europe-Afrique » qui proclame sa foi dans un avenir commun entre les deux continents. Pionner de la coopération décentralisée alors qu’il présidait le département de l’Allier, Jean Cluzel a découvert sur le tard la microfinance et il s’y est consacré à travers la Cluzelfondations.org qui a aidé en trois ans 654 très petites entreprises en leur accordant des microcrédits. Il affiche l’objectif de 1000 entreprises fin 2014.

C’est de sa longue expérience politique et de ses actions de terrain en faveur du développement qu’il s’est forgé une ferme conviction : « c’est en Afrique que se prépare l’avenir de l’Europe » assure-t-il.

Mais pendant ce temps, les bateaux de migrants africains continuent de sombrer au large de Lampedusa avec femmes et enfants. Pour que l’Afrique devienne l’avenir des Européens, peut-être faudrait-il d’abord accepter que l’Europe puisse également devenir l’avenir des Africains.

Source : agenceecofin.com

En substance, la décentralisation, c'est l'autonomie ou une certaine liberté d'initiatives et d'actions que possèdent des structures régionales, départementales, cantonales ou municipales vis-à-vis de l'Etat qui est à juste titre un pouvoir central, centralisateur, déclinant le développement national sous l'autorité d'un exécutif à la tête duquel se trouve un chef d'Etat. C'est un pouvoir qui permet de parer au plus près des besoins des citoyens mais qui exige tout de même un contrôle étatique car en cas de défaillance, il revient à l'Etat de pallier aux lacunes des régions, des municipalités, des  cantons, des préfectures, etc. En France, nous avons assisté à certaines dérives dues à un excès de centralisation, certaines régions se retrouvant aujourd'hui au bord de la faillite pour avoir fait de très mauvais placements avec l'argent des contribuables.

Si le pouvoir central est constitutionnel, le pouvoir décentralisé doit lui aussi tirer force et légitimité de la même constitution mais il ne suffit pas de parler de décentralisation pour qu'elle se mette toute seule en place : il faut qu'elle soit bien précisée dans un décret d'application qui notifiera :

- le transfert  de définition, de gestion et de réalisation des projets à l'échelle locale sous le contrôle de l'Etat central qui pourrait être représenté par le préfet ou le sous-préfet ;

- le pouvoir de collecte et de perception directe d'une partie du budget et de dividendes issues de certaines ressources (taxes, impôts, revenus tirés de l'extraction, de la transformation, de la distribution de certaines ressources) dans une juste proportion pour ne pas inhiber l'action de l'Etat central car la décentralisation ne signe pas la fin de la centralisation mais en symbolise une certaine délégation de pouvoir dans l'intérêt d'un exécutif de proximité contrôlé par l'Etat central qui doit en minimiser les dérives ;

- le pouvoir de redistribution et de satisfaction des inputs populaires sur les plans social, économique, éducatif, sanitaire, environnemental : il faut que l'argent décentralisé arrive bien jusqu'à l'assiette du peuple et que celui-ci en bénéficie ;

- le pouvoir d'investissement afin d'initier des actions dont le bénéfice reviendrait d'abord à la proximité mais dont le surplus s'il en est irait au pouvoir central afin qu'il redistribue aux régions, aux départements ou aux municipalités moins nantis. C'est d'ailleurs pour garantir aux régions moins nanties leur part de progrès et de développement que nous aurons toujours besoin d'une Etat central efficace.

Il est normal qu'une certaine proportion des richesses produites dans une région lui revienne. Il pourrait être fixé un certain pourcentage, par exemple 25% pour permettre l'exercice de la décentralisation. Cela nécessite la décentralisation du Trésor public de sorte que les Trésors régionaux encaissent directement les proportions qui leur reviennent et dont la gestion serait confiée à une équipe tripartite : Etat, régions ou départements ainsi que représentants des chefferies locales - à même de bien représenter les besoins qui s'expriment dans les recoins de la république. Des priorités doivent être définies comme la construction d'infrastructures sanitaires, scolaires, universitaires, des unités de production énergétique, l'hygiène et la salubrité, la police municipale, etc.

Il est aussi possible de décentraliser la fonction publique pour éviter que l'on quitte Oyo pour venir occuper un poste à Pointe-Noire alors que les ponténégrins sont au chômage. On pourrait constitutionnellement déterminer un certain quota comme 40% qui reviendraient aux locaux, 40% accessibles sur concours et les 20% restants étant alloués aux familles les plus démunies et aux personnes handicapées.

Le professeur Marion Mandzimba a bien fait de nous rappeler que la décentralisation était prévue dans la Constitution de 1992, alors qu'elle avait disparu dans celle du 20 janvier 2002. Cependant, pouvons-nous dire qu'elle a été fonctionnelle sous le règne du professeur Pascal Lissouba ? Non. Ce dernier avait juste défini des ressources stratégiques qui n'entraient pas dans le protocole de la décentralisation. Même sans une définition précise, on peut imaginer qu'il s'agissait du pétrole, du gaz, du bois et de certains minérais. Sur le terrain, elle n'a pas fonctionné car les structures locales ne disposaient pas de moyens et rien ne précisait comment la décentralisation allait être mise en oeuvre. Ce texte, à mon humble avis, est une petite contribution d'un modèle de décentralisation qui se dote de moyens de fonctionner car si 25% de l'argent du pétrole échoit directement au Trésor régional du Kouilou, cette région n'a plus besoin d'attendre l'aval du pouvoir central pour construire de nouvelles écoles, pour lancer le projet du barrage de Nsounda qui résoudrait une fois pour toutes la question de l'électricité au Congo.

Or, au lieu d'une décentralisation, Sassou a tout centralisé au niveau de la présidence de la république dans ce machin des Grands et Petits Travaux qui oublie que le développement est un nivellement des infrastructures à l'échelle de tout un pays de sorte que les différences dans la satisfaction des besoins soient minimes quand elles ne sont pas nulles. Le développement se reconnaît à son uniformisation sur toute l'étendue d'un territoire. En France, il ne pourrait se concevoir de construire de nouveaux quartiers sans envisager les commerces, les écoles, les pharmacies, les hôpitaux, les industries, les terrains de sport, les cinémas, les marchés, etc. La décentralisation suppose aussi que le contrôle de l'administration du territoire soit strict et que les mfumu ntoto ne fassent pas tout et n'importe quoi.

Oui, il est possible de trouver une articulation pouvoir central/pouvoir décentralisé qui fonctionne mais il s'agira de veiller à ce que les défauts ou les vices du pouvoir central ne se retrouvent dans le pouvoir des régions, des départements, des municipalités, etc. Ce qui nous ramène à la question de la consistance de notre système judiciaire qui doit être la pierre d'angle qui soutient tout cet édifice. Or, c'est à ce niveau que nous pèchons le plus. Il ne suffit pas d'écrire des textes de loi ; encore faut-il les appliquer avec rigueur et le niveau de sérieux  du droit est la mesure la plus efficace de la bonne santé d'une nation.

                             LION DE MAKANDA MWAN MINZUMB'

CITATION : " Lorsqu'un homme devient un symbole aux yeux de tout un peuple ou du monde, ses ennemis doivent d'abord abattre le symbole avant de l'éliminer physiquement car le symbole a tendance à survivre dans les coeurs et les esprits d'autres hommes en tant que schème qui finit par les galvaniser. Le symbole est souvent plus dangereux que la chair."

                                         LION DE MAKANDA

 

Dans La voix du Peuple le Colonel Marcel Ntsourou répond à une attaque du pouvoir dans l'article "Qui sauvera le soldat Ntsourou" ( en dernier)

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Réplique du colonel Marcel Ntsourou : Les revers d’une rupture consommée

« Ceux qui encensent et placent Sassou au-dessus des hommes doivent savoir que ce n’est qu’un mortel avec toute sa vulnérabilité de mortel. Il n’est ni Dieu, ni son ange, il n’a rien d’extraordinaire, ce n’est qu’un homme ordinaire », tempête Ntsourou.

Non, Monsieur, votre titre « Qui sauvera le soldat Ntsourou » est tout ce qu’il faut en ce moment tragique que traversent la Nation et le peuple congolais. Si le mot est pris dans son véritable sens, je suis vraiment un soldat et un soldat solitaire en lutte contre la pire espèce que la nature n’ait jamais créée en ce début de siècle et contre un système arbitraire et inique que cette espèce a pu tisser dans notre cher pays presque deux décennies durant.

                                                Par Marcel  NTSOUROU

Oui, vous dites vrai, il est pénible de m’accommoder du galon de colonel pour la simple raison qu’en lieu et place des valeurs intrinsèques des individus méritant ces palmes d’honneur (le grade de général), cette espèce a préféré faire le choix du clientélisme tribal au sein des siens et d’une absence des valeurs militaires dans les contrées des autres si ce n’est une absence totale de choix, créant ainsi un déséquilibre tant qualitatif que quantitatif dans ce genre d’exercice, comme il n’a jamais été le cas dans ce pays. Vous ne le savez peut-être pas et je vais vous le dire : la frustration dans ce domaine au niveau des cadres formés dans de grandes écoles et qui très souvent ont été meilleurs que les siens, est à son comble du nord au sud, à l’exception du département de la Cuvette qu’il veut présenter par ses choix tribaux comme le centre de l’intelligence militaire au Congo, il n’en est rien ! C’est en cela qu’il m’est pénible de m’accommoder les galons de colonel. L’histoire a donné à l’armée congolaise l’occasion d’élever les meilleurs de ses fils et cadres. Mais, peu de ceux-là ont été promus. La majorité de ceux qui ont été mis à l’évidence préféraient sillonner les rues et fréquenter les buvettes de Brazzaville lorsque ceux qui sont marginalisés aujourd’hui répondaient présent à des tâches dans des conditions extrêmement complexes. Devant une telle ingratitude dont d’ailleurs il est coutumier, il n’est pas sérieux de parler d’ironie. Le sort d’un homme accusé à tort et cela de manière expresse d’un crime aussi odieux que l’incendie de l’ECCRAMU et dont monsieur Yoka exige la condamnation à mort par le truchement de monsieur Devilert, heureusement avocat étranger devenu soudain fou, relève du dramatique. Et, il n’est pas ici question de dédramatiser. L’ironie dans ces conditions relève du sadisme. La salubrité publique à laquelle vous faites allusion devrait commencer par un appel à débarrasser le Congo de la vermine que représentent tous ceux qui ont instruit contre les intérêts du peuple congolais, cette affaire macabre. La salubrité publique devrait commencer par lancer un appel pour le départ sans condition ni négociation de l’instigateur de ce complot. Car, si complot il y a eu, c’est celui qui a consisté en une conspiration à ne pas dire la vérité au peuple congolais. La véritable conspiration est celle-là. C’est pour cela que je vous dis que devant un geste si grave, relevant de la haute trahison vis-à-vis du peuple et même du parjure tant il est établi qu’il a été sciemment décidé d’induire le peuple congolais en erreur en embarquant des officiers, des ministres, des magistrats de toutes les juridictions dans une affaire si honteuse : la personne qui se sent seule aujourd’hui c’est le président Sassou. Car, tout le monde qu’il a entraîné dans cette conspiration en parle et me parle aujourd’hui. Le président Sassou m’a toujours dit qu’il connaît les cadres congolais. Je pense que fort de cette connaissance il ne peut être surpris qu’après l’échec d’un complot, ces cadres qui n’assument jamais, parlent. Et il ressort de leurs propos que c’est lui qui a été à la base de tout et bien évidemment toutes les ficelles de ce complot contre les intérêts du peuple congolais remontent directement à lui et à lui seul comme instigateur et commanditaire principal. Le président Sassou le sait maintenant que pour ce qu’il m’a fait, il payera le prix le plus lourd et que ses tentatives d’instrumentaliser la force publique, l’administration et la justice ne sont plus que le chant d’un cygne mourant. Le peuple congolais, la force publique congolaise, le corps administratif et le corps des magistrats sont scandalisés par tant de bassesse et d’ignominie et le repoussent comme la pire des gangrènes. Oui, le 4 mars 2012 ne s’est pas achevé comme il a voulu l’exploiter. Oui, la tentative maladroite de se servir de mon anniversaire comme un tremplin pour rebondir et renaître comme un phénix devant le peuple congolais avec l’image de celui qui a vaincu la catastrophe, a empêché la conspiration, a découvert les « coupables » d’un incendie criminel, a lamentablement échoué face aux arguments massues exposés par le colonel Ntsourou devant le peuple congolais et qui l’on convaincu de la manigance programmée et mise en œuvre par Denis Sassou-N’guesso. Le procès qu’il a voulu de tous ses vœux, malgré une bataille de procédure sans merci qui a duré, oh ! du jamais vu au Congo, près de 17 mois et suite auquel il est arrivé à son but en marchant sur toutes les règles du droit instituées par le code de procédure pénale au Congo et en recourant, avec monsieur Lenga, à la tricherie la plus vile qu’ait connue jusqu’alors la justice congolaise, a été un véritable échec pour lui malgré les injonctions de Yoka Emmanuel et la corruption des jurys. Un échec qu’il peine à digérer jusqu’aujourd’hui et qu’il a voulu tout rectifier en recourant à des manœuvres administratives honteuses, puériles, non réglementaires, non statutaires et illégales contre ma personne. Il apparaît de toute évidence que les âmes des morts du 4 mars 2012 le poursuivent pour sa responsabilité dans cette tragédie et que la tentative éhontée et irresponsable de la transférer à des gens innocents, le consumera jusqu’à la fin de son règne et les véritables tribunaux qui seront installés après son départ feront la part de vérité. Ainsi, l’histoire condamnera ou acquittera les uns et les autres. En voulant brûler Ntsourou sur l’échafaud de ses propres erreurs, il a aujourd’hui le retour des flammes. Acquitté par le procureur général, libéré par la cour criminelle, Ntsourou apparaît aujourd’hui devant lui comme un monstre qui a déjoué toutes ses manigances. Le président Sassou sait qu’il ne peut plus rien contre lui. Il sait que le prochain coup appartient à Ntsourou et il lui sera fatal. Alors, il panique et dans cette panique, envisage maladroitement toutes les options. Toutes lui semblent bonnes mais lui paraissent en même temps des pièges. Alors il gesticule par des petites manœuvres d’intimidation, brandissant tantôt la répression par la force publique qu’il emploie désormais comme un instrument personnel en violation de la Constitution ; tantôt il menace ma carrière que je dois à d’autres personnes, Milongo et Lissouba, et à laquelle il n’a rien ajouté 16 ans durant. Mais tout ceci n’est que le fruit d’actions désordonnées d’un homme désemparé qui a trahi sa fonction, la nation congolaise et le peuple. Et qui, dans un parjure inédit, a refusé la vérité au peuple congolais. Bien sûr qu’en ce qui me concerne, sorti indemne de ce piège mortel, totalement blanchi par le procureur général qui exerce les poursuites au nom du peuple congolais, libéré par la cour criminelle qui rend la justice au nom du peuple congolais, fort de ces atouts, je suis en position de démontrer au peuple congolais la forfaiture d’un homme qui a voulu utiliser le drame qu’il a lui-même généré pour organiser sa propagande personnelle et se hisser sur les cadavres de ses victimes (nous autres), se présentant comme le défenseur absolu de la nation, de ses valeurs et pour certainement exiger à travers cette action symbolique la poursuite de son « œuvre salutaire » au-delà de 2016 ! Quel que soit le choix que monsieur Sassou fera concernant 2016 pour échapper à ce qui lui reste de son destin, il est conscient qu’il court vers un échec retentissant. L’affaire du 4 mars s’est amorcée comme celle de sa fin. Dans tous les cas, le colonel Ntsourou ripostera à n’importe qu’elle action qu’il envisagera. Avec peu de moyens, mais avec une terrible efficacité.

Monsieur, votre délire sur mes réseaux dormants, sur mes partisans et amis, sur la communauté internationale induite en erreur, relève du traumatisme d’une âme hantée par la responsabilité d’un drame et la volonté de l’étouffer. Votre esprit malade voit des commanditaires cachés, voit la tribu téké fidèle à la république et à ses institutions, interprète l’esprit du Kwembali, vous la voyez reprouver la théorie de la ristourne tribale au pouvoir. Vous voyez des alliances tribalo-militaro-politiques qui ne sont pas constituées et leur connexité que vous connaissez. Dans votre fièvre mentale, vous voyez un peuple imaginaire (peut-être le peuple mbochi) qui les dénonce et vous parlez de deux guerres civiles de triste mémoire, probablement celles de 1997 et 1998, en oubliant que l’instigateur principal des deux, c’est le président Sassou. Vous parlez d’un nouveau procès qui aura lieu dans l’affaire du 4 mars. J’ose croire que ce sera avec une cour suprême débarrassée du trio infâme : Lenga, Bouka et Akiera qui ont perverti la justice congolaise au sommet. Avec une cour criminelle composée de magistrats non instrumentalisés et des jurys auxquels il ne sera pas donné des millions pour mal lire le droit et qu’à cette occasion, Yoka ne sera plus ministre de la justice pour commenter dans les médias les réquisitions du procureur général près la cour d’Appel. Que Ndengue, Obara, Obouandé et Kouni seront en ce moment là en prison pour tortures. Une véritable commission sera mise en place et ne sera pas dirigée par Sassou. Des personnalités et institutions garantissant la transparence seront mises en place. Oko Ngakala ne sera plus procureur de la république ou juge d’instruction. Itsa ne sera plus président de la chambre d’accusation. Que les nouveaux cadres seront installés par une commission indépendante du président Sassou. Et alors, nous saurons réellement ce qui s’est passé le 4 mars 2012. Ce n’est que dans ces conditions de transparence totale, avec des cadres d’autres ethnies à des postes clés de responsabilité, qu’un pareil procès pourra être tenu, et ce, après une instruction raisonnable du dossier.

Votre esprit enflammé se contredit dans ses propos. Tantôt vous dites que mes amis n’existent pas, tantôt vous dites qu’ils ont peur d’aller jusqu’au bout du complot (donc ils existent), parfois vous dites que je suis seul et craignez quand même d’approcher mon bunker tenu par un seul homme ! Ensuite, vous parlez de l’opinion internationale et vous arrivez jusqu’à parler de la justification contre le droit de réserve, le droit à la parole d’auto-défense pour un officier mis à la disposition de la justice pour s’expliquer. Est-ce vrai ou faux ? Vous entourez le 4 mars 2012 d’une nébuleuse de complot. Mais qu’en a-t-il été réellement après 17 mois de procédure et 1 mois d’audience complètement transparente ? Quel seul argument prouvant ce que vous dites a été apporté par les avocats de l’Etat, le ministère public sous les ordres du brillant Moukala Moukoko ? Rien ! Il a été reconnu, et ce, même par les avocats de l’Etat, qu’il n’y a aucune preuve. Alors d’où viendra tout ce qui est caché après tant de temps et pourquoi cela n’a-t-il pas été présenté lors du procès ? Aussi, pourquoi ceux qui, soi-disant, détiennent la vérité de cette affaire ont-ils refusé de se présenter à ce procès, Ndengue, Obara, Obouandé et Kouni, alors qu’ils avaient été cités par les avocats de la défense ? Tout ceci n’est que du vent ! Ceux qui ont présenté au peuple congolais de la poudre à la place des billets de banque, ceux qui n’ont jamais présenté aucune arme, ceux qui ont présenté les documents du commandement des écoles des FAC à la place des documents du complot, pourront-ils présenter autre chose ? Alors, de quel complot parlez-vous dont la trame est si évidente ? Alors que ceux que vous vouliez présenter comme les complices de ce complot ont tous été acquittés par votre propre justice. Dès lors, le véritable complot est celui qui a été fabriqué par Sassou contre le colonel Ntsourou et qui apparaît aujourd’hui de toute évidence au regard de toutes les manigances qu’il organise dans l’ombre pour essayer de le faire aboutir malgré son échec patent. Les morts que le Congo pleure aujourd’hui sont des morts provoqués par le président Sassou !

Oui, ne répondez pas à une vérité toute transparente ! Ne répondez pas aux manigances d’un monarque se croyant au-dessus de l’homme mortel et qui, idéalisant sa personne, se croit doter par Dieu de capacités extraordinaires au point d’oublier que comme le plus simple des mortels, il a des tares de complexe, jalousie et haine jusqu’à en user contre celui qui ne se soumet pas à sa soi-disant grandeur. Ceux qui encensent et placent le président Sassou au-dessus des hommes doivent savoir que ce n’est qu’un mortel avec toute sa vulnérabilité de mortel. Il n’est ni Dieu, ni son ange. Il n’a rien d’extraordinaire, ce n’est qu’un homme ordinaire. Les Dieux sont aux cieux et sur terre, il n’y a que des mortels. Oui ne répondez pas ! Le premier des Congolais à qui l’on attribue la grandeur, la noblesse et le poids de sa charge et plus à plaindre qu’à encenser. Sinon, comment peut-on parler de grandeur lorsqu’on confie à un subordonné des faux billets pour mener une enquête dont on a les résultats ; lorsqu’on a reçu ce collaborateur dans son salon en pleine nuit et que l’on a critiqué avec délectation l’auteur de la contrefaçon, puis ensuite, quand ces faux billets posent problème, on n'a pas l’honnêteté de demander à la commission d’enquête de laisser tomber cette affaire, mais que pire, dans l’ombre, comme le plus vulgaire des intrigants, on ordonne à ladite commission de la mettre à la charge du subordonné ? Quelle grandeur y a-t-il dans un tel homme ? La noblesse consiste quant à elle à respecter et faire respecter son honneur au point même d’aller en duel pour la garantir. Quelle noblesse y a-t-il à tisser des complots contres ses collaborateurs ? A torturer des jeunes gens pour leur faire avouer des mensonges ? A exiger à des magistrats, même les plus hauts, à recourir à la forfaiture ? Comment peut-on descendre si bas et parler de noblesse ? Non, monsieur, votre poésie lyrique est certainement bonne à lire mais difficile à digérer pour nous qui avons vécu les actions sombres et perfides d’un monarque vieillissant et en perte de vitesse. Laissez le peuple congolais tranquille, lui qui subit tous les jours la trahison d’un homme qui accumule à l’étranger des milliers de milliards et qui, lorsqu’il est assailli par la justice étrangère, au lieu de se taire, distribue de l’argent au peuple pour (faire) applaudir ses forfaits. Laissez le peuple tranquille lui à qui on a toujours refusé la vérité lorsqu’il y a des crimes de masse dans ce pays, crimes qu’on met toujours sur le dos des innocents. Ne parlez pas de paix au peuple, un slogan qui, en réalité, est une terreur pour l’empêcher de faire toutes sortes de revendications. La paix n’est pas l’œuvre de Sassou. Mais, celle des centaines de Congolais qui, pendant des années, jour pour jour, ont travaillé pour qu’elle s’accomplisse. Ne parlez pas de progrès au peuple, les écoles sont sans tables-bancs, sans maîtres ni professeurs partout au Congo. Les hôpitaux sans médicaments et sans médecins sont le pire exemple de la régression de la nation, au-delà des projets éminemment coûteux et dont la duré de vie n’excède pas 3 ou 5 ans. Les routes maintes fois faites et refaites sont l’exemple patent. Ne lui parlez pas d’unité de la nation, car, elle n’est que de façade. Des Congolais appartenant à une seule région se vautrent dans l’opulence et d’autres se morfondent dans la frustration. Non ! Il ne sert à rien de me répondre parce que je suis un Congolais qui a vécu de près toutes ces injustices. En me demandant si je suis à la hauteur des défis que l’histoire complexe du monde pose aux Congolais et au Congo pour viser le sommet, je dis : de quoi ne serais-je pas capable lorsque les plus incapables des hommes ont été hissés au sommet de l’Etat ? Pour mener à terme le processus de modernisation d’un Etat, faut-il des hommes du passé ? Sachez que ceux qui vivent sous le clair de lune ont toujours ignoré que la lumière du soleil existe. Dégagez la lune et son obscurité (Sassou) et vous verrez apparaître le soleil et la lumière du jour (Ntsourou). Si vous, vous voulez que le Congo reste dans la pénombre, moi je veux que le soleil resplendisse au-dessus de cette nation tant aimée. Non, ne me répondez pas monsieur le ministre de la justice car vous n’êtes pas capable de me répondre. Dans cette affaire du 4 mars, vous avez simplement été odieux. Cette procédure est illégale. Non ne me répondez pas, messieurs Lenga, Akiera et Bouka car vous avez sali à tout jamais le renom de la justice congolaise. Le premier en inventant des textes qui n’ont jamais existé. Le second, juge rapporteur, en déformant le contenu de l’article 558. Le troisième, procureur général, en sillonnant le palais de justice avec de l’argent à proposer aux magistrats pour corrompre leur intime conviction et obtenir ma condamnation. Non ! Ne me répondez pas messieurs Obara, Obouandé, vous qui avez enfreint les articles de la Constitution en torturant des jeunes gens et qui devrez absolument être jugés pour cela. Non ! Ne me répondez pas messieurs Essamy Ngatsé et Oko Ngakala, magistrats instrumentalisés, à la solde de la tribu et qui, avez avec un zèle rare dans l’accomplissement de ce qui est illégal, ordonné des perquisitions le 2 mars à un domicile pour le premier et pour le second, créé des infractions à partir de Pointe-Noire. Vous n’avez rien à me répondre tant votre trahison de votre serment est sans égal.

Quant à Ndengue que vous encensez particulièrement et qui est en réalité le commanditaire de votre article. Sachez que le niveau de connaissances que vous lui reconnaissez et les qualités combien brillantes que vous lui attribuez feraient tordre de rire le plus simple des policiers ou des militaires. Vous lui attribuez une qualité de stratège, stratège de quoi ? Depuis octobre 1997, j’ai personnellement été aux postes que j’occupais, témoin des tribulations d’un officier caricatural, porté plus vers le désordre et le crime que vers la sérénité et la loi. Vous dites que son nom et sa présence rassurent. Mais ils ne rassurent point les milliers de parents de ceux qu’il a assassinés ou fait assassiner en prétendant remettre de l’ordre. Je ne me le suis jamais caché et je le lui ai toujours dit, et il le sait. En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu à parler de moi, si vous ne me connaissez pas, interrogez les militaires congolais, ils vous diront ce que je suis. Quant aux bonnes œuvres accomplies par cet individu, je n’en veux pour exemple que les tortures infligées aux jeunes gens injustement appréhendés dans la procédure du 4 mars. Un officier qui se dit général du peuple et qui recourt allègrement à ce que la Constitution de la république du Congo (la loi suprême) a prohibé, ne mérite aucune considération, surtout, lorsqu’il s’agit de crimes contre l’humanité. Et lorsque cet officier fuit de venir s’expliquer devant la justice de son pays, ne fut-ce qu’en tant que témoin, au cours d’un procès, dont vous exigez de tous vos vœux la reprise, cet officier, vous en conviendrez, n’a rien de grand. Vous demandez que je vienne répondre devant votre justice instrumentalisée, mais vous comprenez que votre héros, lui-même, a refusé de s’y présenter, me donnant alors raison. Alors, que voulez-vous en fin de compte. Non monsieur ! Cette parodie de justice n’en vaut pas la peine. L’arbitraire dans ce pays a suffisamment connu des jours de gloire. La constitution du Congo demande de s’y opposer. Elle a été votée par les hommes et les femmes de ce pays qui, de ce fait, sont d’accord avec moi. Devant cette réalité, je suis prêt à passer pour un martyr. Je laisse le choix des moyens à vous et à vos commanditaires. Quel que soit le moyen par lequel vous voudrez faire triompher l’illégalité et l’arbitraire, je m’y opposerai et c’est un devoir constitutionnel de tout citoyen. Je serais vainqueur au non de la légalité ou martyr de la légalité.

                                                           Marcel Ntsourou

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                              Qui sauvera le soldat Marcel NTSOUROU ?

C’est sûr que ce titre ne plaira pas au Colonel Marcel NTSOUROU. Il lui est déjà si pénible de s’accommoder de ses galons de Colonel ! Parions qu’il comprendra la belle ironie, lui qui aime les références historiques. Et dédramatisons ! Ici, la référence est cinématographique.

Mais ne nous trompons pas ; réagir malgré tout à sa littérature désormais insipide, relève des œuvres de salubrité publique, tant il est établi, qu’en vérité, au-delà du désespoir d’un homme, s’expriment les signaux d’une conspiration annoncée, amorcée, avortée, plutôt différée, en attente d’un nouveau souffle.

Le 04 mars 2012, ne s’est pas terminé comme il en rêvait, le 03 mars 2012, dans un grand moment d’exaltation devant ses partisans : Les institutions de la République ne se sont pas effondrées. Et ceux qui attendaient la conflagration de l’ECCRAMU comme le signal de leur putch, ne sont pas passés aux phases suivantes d’une horrible cabale programmée…

Au cœur de ce complot, insatisfait de l’étrange verdict du procès inénarrable sur l’Affaire dite du 04 mars, le Colonel Marcel NTSOUROU a pris l’option de la provocation à outrance, comme s’il donnait désormais à sa littérature enflammée la mission de brûler le Congo, l’embrasement du dépôt d’armes de Mpila ayant été cette éruption volcanique que n’attendaient pas les conspirateurs abasourdis par l’ampleur du désastre survenu !

Marcel NTSOUROU provoque. Visiblement, il vise le clash !

L’espoir secret du désespéré est de voir le Gouvernement de la République tomber dans le piège d’une répression, ou d’une incarcération qui lui donnerait l’occasion de s’immoler, lui qui recherche le martyr !

La République a choisi le droit. Et le pourvoi en cassation du verdict de l’Affaire dite du 04 mars met le Colonel Marcel NTSOUROU hors de lui.

Il ne veut pas d’un nouveau procès. Il fait tout pour qu’il n’ait pas lieu.

Ces outrances dans la presse ont pour objectif de précipiter « les événements » ; de les susciter.

Personne n’est descendu dans la rue en réponse à ses appels à la désobéissance. La campagne médiatique sans cesse renouvelée jusqu’à la saturation n’a rien donné. Alors il attend que la Force Publique fasse irruption dans son bunker, pour le contraindre, et l’arrêter. Par compassion, peut-être, la foule intercèderait pour lui.

Mais l’homme espère mieux que cela : le soulèvement de ses  réseaux dormants, ses fameux amis, ses partisans qu’il prétend nombreux dans les quartiers comme dans les casernes.

Une chose est certaine, ses amis de conspiration ne lèveront pas le petit doigt. Ils savent très bien que le rapport de force ne peut pas leur être favorable. Et ils savent aussi que le peuple ne suivra jamais ceux qui ont déclenché l’apocalypse le 04 mars 2012.

Les fameux amis de NTSOUROU ne rêvent même plus de rééditer, ici, les soubresauts du « printemps arabe ».

Le Colonel sait-il seulement que ces amis là le mènent en bateau ? Ils lui mentent au sujet de sa popularité. Le Mouvement des Indignés Congolais qu’ils lui présentent comme l’élément déclencheur du soulèvement espéré est, en vérité, un groupuscule d’anarchisants en mal de sympathisants.

Ils ont un Cheval de Troie. Ce sont les idéaux des Droits de l’Homme instrumentalisés par les réseaux activistes de Radio et Télévision Forum ; les vertus de l’action humanitaire de la Fondation EBINA perverties et dévoyées par un Joe Washington à la naïve exaltation de justicier de bazar ; et la communauté internationale qui est induite  en erreur par une campagne de lynchage médiatique contre  le Congo, ses institutions et ses autorités. Voilà la face humaine d’une conspiration politicienne. Derrière, il y a le corps du complot.

Mais Marcel NTSOUROU s’impatiente : ça ne bouge pas ! Les commanditaires cachés qu’il protège ne semblent pas pressés. La tribu Téké qui appartient à la nation congolaise est fidèle à la République et à ses institutions ; elle est fidèle aussi à l’esprit du KWEMBALI : paix, justice, et unité. Elle réprouve la théorie de la ristourne tribale au pouvoir qui n’est que pure folie. Les alliances tribalo-militaro-politiques ne sont pas encore au point ; mais, plus grave, ces alliances et connexions criminelles sont connues. Elles seront bientôt dénoncées par le peuple qui ne veut plus jamais d’effusion du sang congolais, après les guerres civiles de triste mémoire.   

Un nouveau procès aura lieu. Dans un contexte de grande sérénité. De cette Affaire dite du 04 mars 2012, tout ce qui est caché viendra au grand jour. Inévitablement.

Le Colonel Marcel NTSOUROU le sait. Comme il est incommensurablement orgueilleux,  il ne reculera pas devant la plus audacieuse des bravades. Il se voudra brigand ou martyr. Donc, même seul, il tentera le coup d’éclat. En attendant, il provoque : « outrages et défis » !

NTSOUROU est un homme seul aujourd’hui. Ses fameux amis ont peur d’aller jusqu’au bout du complot. NTSOUROU est un sacrifié. Il est tellement prétentieux qu’il ne le voit pas. Il est orgueilleux jusqu’à l’aveuglement. Il s’ébroue, rue dans les brancards. Mais il est désormais seul. Sa solitude immense s’épaissira proportionnellement  à son lâche abandon par ses fameux  amis.

Il appelle à la rescousse l’opinion internationale en des démarches qui, pour un Officier Supérieur de son rang, relèvent de la haute trahison. Il s’est fendu d’un article dans lequel il justifie, contre le droit de réserve et l’obligation de discrétion, le droit à la parole d’auto-défense  pour un « Officier entraîné dans une procédure judiciaire et mis à la disposition de la justice pour s’expliquer … ».

Il élude la vraie question, quand on sait que tout n’a pas été dit sur le 04 mars 2012, qui est la phase initiale d’un vaste complot. Le Congo pleure encore ses morts. Par des efforts de langage, le Colonel Marcel NTSOUROU use d’euphémisme pour banaliser cette tragédie qu’il présente comme « un triste accident », alors que la trame d’un complot est si évidente !

Le Colonel, de plus en plus exalté, discourt sur le droit, et menace !

Cependant, il ne peut empêcher de voir sourdre de cette logorrhée, de cette bravade verbale, le chant du cygne, le râle ultime du moribond !  

Il ne veut pas d’un nouveau procès. Il vise le clash. Mais, ceux qui savent, et toutes les autorités qu’il agonit d’injures ont fait le choix de laisser la justice suivre son cours.

« Ne répondez pas »

Ne répondez pas à la provocation du désespéré. Il nourrit de sa dérisoire impertinence la très haute opinion qu’il a de lui-même ; l’infatué !

Dans le récent numéro du journal le Glaive, mythomane invétéré, il convoque cet épisode de l’histoire de France qui voit le Roi LOUIS XIV fomenter un complot contre Nicolas FOUQUET, vicomte de Vaux, surintendant général des Finances. « (Le) complexe d’infériorité, (la) jalousie maladive, et (la) haine implacable » du Roi vis-à-vis de FOUQUET seraient à l’origine de cette formidable cabale. Ce texte de l’histoire de France sert de prétexte au Colonel prétentieux pour dire donc aux lecteurs que « l’envergure de sa personnalité …, sa popularité au sein des Forces Armées et au niveau du peuple congolais…, le haut niveau de ses connaissances tant militaires qu’intellectuelles… (etc) » feraient « ombrage » aux plus hauts dignitaires de son  pays ! Expression paroxystique de la mythomanie ordinaire !

Dieu nous préserve de la vanité et des vaniteux ! Qui guérira l’infatué ? Quelle parole de sagesse, de modestie, de justesse et d’équilibre réussira à briser les murs épais de la bêtise autiste qui embastille le mythomane, le schizophrène ?

Ne répondez pas au désespéré !

Le Premier des Congolais a la grandeur, la noblesse, et le poids de sa charge. Il situe son action positive au cœur de la grande histoire d’un peuple qui lui fait confiance, pour avancer dans la paix, sur le chemin du progrès et de l’unité de la nation. Il ne répondra pas au désespéré.

Il paraît que le Colonel Marcel NTSOUROU vise le sommet ! Est-il seulement à la hauteur des défis que l’histoire complexe du monde pose aux Congolais et au Congo pour que nous menions à terme le processus de création d’un Etat-Nation moderne ? S’il était une lumière, une espérance pour ce pays, il y a des lustres qu’on l’aurait su !

Il y a quelque chose de très infantile dans la dérisoire exaltation de ce monsieur à l’égo démesuré.

Ne répondez pas au désespéré !

Monsieur le Ministre d’Etat en charge de la Justice et des Droits Humains.

Messieurs LENGA, AKIERA, BOUKA, ne répondez pas.

Général OBARA, Colonel OBOUANDE, messieurs ESSAMY NGATSE et OKO NGAKALA, ne répondez pas au désespéré.

Qu’il vienne au prochain procès, dans un contexte dépassionné, assister à la démonstration des fils qui le lient de très près à une conspiration avérée ; au démêlage de l’écheveau des relations occultes de son complot.

Je dirais particulièrement au Directeur Général de la Police de ne pas répondre au désespéré.

Ici l’outrance est même ridicule. Pourquoi répondre à ce Colonel qui se dit avoir la science infuse, mais qui va chercher les arguments de son acrimonie contre le Général Jean François NDENGUE, dans les poubelles du mensonge éhonté !

Le comble de la bêtise et du manque de respect pour les lecteurs c’est d’insinuer dans ce texte paru dans le journal le «Glaive» que le Directeur Général de la Police n’a jamais été à l’école, qu’il devrait sa brillante carrière à « un militantisme béat » !

Evidemment, c’est de la basse calomnie. Au-delà de ce qui a déjà été prouvé dans les Ecoles, il y a la trace que l’on laisse dans l’histoire.

La grande intelligence se juge à l’aune du bilan d’une carrière. On considère alors ce qu’un individu a fait pour sa communauté, pour son pays. Le grand homme à la grande intelligence est caractérisé par sa capacité à se servir des outils de pouvoir et de décision pour asseoir l’autorité de l’Etat, pour rassurer ses semblables, pour donner au métier qu’il exerce ses lettres de noblesse, par une très bonne gestion des structures qui concourent aux bons résultats.

C’est au pied du mur que l’on reconnaît le génie d’un maçon. C’est, avant même son terme que l’on peut évaluer le bilan d’une carrière, par préfiguration, en tenant compte des œuvres déjà réalisées, et des états de service. Prétendre à très haute et tonitruante voix que l’on est le plus intelligent des militaires congolais quand on a pour états de service les calamiteux échecs aux postes essentiels que la République vous a confiés devrait inciter le Colonel Marcel NTSOUROU à beaucoup plus de modestie.

Quelle trace laisse-t-il dans l’histoire de son pays ? Qu’a-t-il fait de grand pour la communauté nationale ? Sur quel champ de bataille s’est-t-il illustré comme vaillant homme d’armes ?

Il est notoire que dans la liste des Officiers de valeur, des fins stratèges, des combattants intrépides, attachés à rétablir la paix en bravant la racaille et la canaille, figure en bonne place le nom de Jean François NDENGUE. Il est, jusqu’aujourd’hui, des noms et des présences qui rassurent. Jean François NDENGUE peut se prévaloir d’en être.

Alors, au regard de sa carrière  terne, qu’est ce qui peut justifier l’époustouflante arrogance du Colonel Marcel NTSOUROU ?

Le bon sens n’enseigne-t-il pas que seuls les œuvres, les apports positifs au bon ordre et à la vie paisible de ses contemporains sont les vrais signes de l’authentique intelligence ? 

Je voudrais rappeler au Colonel NTSOUROU que le grade de Général de Police de 2ème Classe ne fait pas du Général Jean François NDENGUE « un présumé Général de Brigade » ; Mais l’équivalent d’un Général de Division.

Que le Colonel NTSOUROU qui est censé savoir comment fonctionne les structures financières de la police, parle de détournement des « moyens financiers consommés allègrement … » relève de la mauvaise foi.

Depuis la Réforme de la Police, la Direction Générale de l’Administration, des Finances et de l’Equipement (DGAFE) a la haute main sur la gestion des finances de la police, le Directeur Général de la Police ne gérant que les fonds de souveraineté dont le montant est connu de tous.

« Général tribaliste » dit-il ; c’est une blague ! Qu’il interroge donc les Congolais de toute origine.

Le peuple est le meilleur baromètre de sympathie patriotique ; le degré de popularité, et de reconnaissance, comme les palmes ou lauriers d’homme de paix, c’est le peuple qui les attribue.

Que le désespéré interroge les Congolais de partout à propos des faiseurs de paix. Le peuple sait mieux que quiconque que la police de la République est encore, malgré certaines insuffisances d’ailleurs décriées et condamnées par le Commandement, la meilleure garantie de sécurité et de protection des biens et des personnes. Ce peuple n’a pas oublié l’extraordinaire exploit de sa police qui a pacifié nos grandes villes devenues des jungles au sortir des guerres civiles congolaises. Toutes les instances sécuritaires et diplomatiques internationales tiennent le Congo pour l’un des pays les plus sûrs au monde.

Et le peuple ne se trompe pas quand il dit de Jean François NDENGUE qu’il est « le Général du peuple ».

Il sait reconnaître les siens, tous ces modestes et braves soldats du peuple, accessibles, disponibles, et toujours prêts à apporter aux Congolais davantage de paix et de sécurité. Avec, en plus, une humilité authentique et une loyauté absolue envers le Chef Suprême des Armées.

Elle a raison, la dame qui disait, hier, je cite : « Si NTSOUROU avait même le millième de sympathie et de popularité dont jouit NDENGUE, on ne boirait plus de l’eau dans ce pays ! ». Parole très congolaise et d’une lumineuse exactitude.

Dans un débat à arguments sérieux, au plus fort de la controverse, l’injure délibérée, de mauvaise foi, bête et méchante, traduit le désarroi, l’asthénie argumentative, et, le comble, la volonté de détruire son contradicteur, de le tuer symboliquement ; ce qui n’est pas loin du meurtre ; de l’assassinat radical.

On ne répondra pas au désespéré.

Que le Colonel Marcel NTSOUROU vienne répondre devant la justice de son pays.

Il ne passera pas pour un martyr. Et Les hommes et les femmes de ce pays n’embraseront pas le Congo pour ce mythomane.

                                                  Albert NGANKABA

Mon cher E.M., je l'ai aussi entendu.  Même si j'ai trouvé le conférencier Mouanda Nsémi intéressant, je l'ai jugé évasif, généraliste et sans véritable solution - comme s'il oubliait que nous sommes à présent des républiques imbriquées dans une mondialisation et pas tout à fait "décolonisées". Notre premier problème, nous Africains sub-sahariens, c'est l'extraversion culturelle, politique, systémique, identitaire, religieuse : l'esclavage et la colonisation ont installé un complexe d'infériorité que nous ne pouvons vaincre que si nous nous tournons vers CE QUE NOUS SOMMES en réalité. L'avantage de vivre selon sa propre identité, c'est le fait de ne pas se comparer à autrui mais d'accepter et d'assumer sa différence ; l'Occident nous  a refusé le droit à la différence au nom d'une pseudo-civilisation universelle qui voulait nous sortir de la "sauvagerie",  désormais indépendants, nous nous refusons le droit à la différence au nom du complexe d'infériorité. Les problèmes de l'Afrique proviennent en grande partie de ce que nous voulons vivre comme nos anciens maîtres - sans s'y donner vraiment les moyens et sans que notre fond culturel y corresponde vraiment.

Hélas pour Mouanda Nsémi, nous ne sommes plus à l'époque du royaume kongo ou téké ; nous pouvons juste nous en inspirer pour agir de façon éclectique - même si des oripeaux de survivances persistent ici ou là.

Le professeur parle de "provincialisation" - alors que nous n'avons pas de provinces mais des régions et même si on pratiquait une telle politique de "provincialisation" que la corruption morale ambiante qui règne ferait échouer de nombreux projets ; le problème est profond et il faut aller jusqu'à l'os pour y trouver des solutions : pour venir à bout de la médiocrité, ce n'est pas simplement quelques sages qu'il nous faut mais un nouvel état d'esprit collectif. 
La question d'une meilleure rédistribution des richesses ne peut être résolue que par la loi car si on la laisse au bon vouloir du souverain, rien n'y fera : aux Etats-Unis, c'est le Congrès qui décide de la façon dont doit être dépensé le moindre dollar public ; nous en avons eu la preuve récemment quand un désaccord entre républicains et démocrates a paralysé l'Amérique.
Cet homme, cette espèce d'évangéliste évoque le danger d'une scission de l'Afrique mais ne propose pas une solution en matière de redistribution de la richesse nationale qui est la cause qui pourrait nous y plonger. Le choix des hommes est une question si délicate que certaines difficultés ne peuvent être résolue que par la "collégialité", le type de pouvoir individuel ayant péché depuis plus d'un demi-siècle. Les lacunes individuelles peuvent être corrigées collectivement ; l'Afrique ancienne fonctionnait selon les deux modèles mixés, le souverain pouvant faire appel à la communauté pour entendre et choisir la meilleure solution qui sied le mieux à la résolution de certains problèmes de société.
Certains apprécient probablement le fait que ce monsieur Mouanda Nsémi parle d'éclipser la démocratie au bénéfice du choix de son successeur par le souverain présent se fiant à sa connaissance empirique des hommes. Ils oublient  que nous sommes en république et que ce n'est pas si aisé de trouver les "sages" dont notre orateur parle : il faudrait qu'un souverain soit capable de connaître tous ses sujets - ce qui est impossible. Le conférencier semble avoir compris ce que nous avons toujours prôné au travers du retour à notre propre intériorité car l'administration de l'Afrique selon des modèles allogènes ne fonctionne pas : j'ai déjà proposé une solution à ce problème. Le problème ce n'est pas l'intellectuel mais le MODELE ! Mettez tous les génies que vous voulez dans un mauvais modèle que ça ne fonctionnera pas. Certains de nos intellectuels africains étaient parmi les meilleurs dans les écoles et dans les universités occidentales mais plongés dans un modèle qui étouffe leur génie, ils soient broyés, laminés, contaminés culturellement par le système et finissent par se comporter comme les autres...
Qui sommes-nous ? Pouvons-nous y répondre ? Là est le coeur de tout développement sociétal humain. La France se développe sur le modèle de l'identité authentiquement française, ainsi que les Allemands, les Norvégiens ou les Chinois - même si les mêmes ressorts technologiques sont partagés ici et là. Chaque grande nation est arc-boutée sur sa propre culture, sa propre identité - même si l'europe a un fond culturel commun comme tous les Bantous, du Tchad au Cap en passant par le Soudan ont un fond culturel commun. Pour ce qui est de l'homme, nous les Africains, n'étudions pas nos propres cultures à l'école et dans les universités mais préférons étudier celles des autres ! Il faudra changer tout cela avec l'introduction de la culture du kimuntu propre aux Bantous à l'école. Les jeunes Français étudient la culture et la civilisation françaises jusqu'à l'université.
Nous sommes des acculturés ; il nous faut une "réacculturation" comme si on nous réimplantait notre propre culture pour mieux la fixer. L'homme est notre plus grand problème et aucune politique ne peut réussir si on ne prend pas la mesure de l'identité de l'homme que nous voulons construire. L'identité par mimétisme à autrui, notamment au colon français, ne nous a pas réussi depuis 50 ans. Il faut changer de logiciel identitaire et culturel pour réussir un développement original, authentique.
Au Congo, la scission soulève un certain nombre de problèmes que j'ai déjà rélevés mais qui ne sont pas insurmontables : le premier est le fait que la plupart des grandes villes se trouvent au sud, le second est celui de la mixité matrimoniale qui impliquerait que les enfants choisissent une nationalité entre celle du père ou de la mère dans le cas où ils appartiendraient à des régions différentes. On peut facilement mieux réussir la question d'une redistribution harmonieuse des richesses si la volonté politique joue le jeu que la scission du Congo en deux ou plusieurs Etats. Le cas du Soudan est assez particulier à cause de la faible mixité sociale qui existait entre le nord et le sud.
Il y aura toujours des régions plus riches que d'autres ; il suffit de concéder à celles-ci une partie de la richesse adéquate à leur développement mais le vrai problème sera toujours et avant tout le mode de gouvernance. TANT QU'IL NE SERA PAS RESOLU, RIEN NE FONCTIONNERA. SCISSION OU PAS...
Il existe un autre modèle social qui pourrait mieux nous correspondre en tant que Bantous. J'avoue que je ne pas comprends pourquoi la France capitaliste construirait des maisons aux Antillais et que nous ne soyons pas à même de le faire dans nos villages pour que quelques paysans vivent dans des conditions décentes...

Elles ont déjà été commandées à la Corée du nord, pays où le culte de la personnalité est la seule religion autorisée, les statues de Makoko, de Tchitchellé, de Masssambat-Débat, et d'Edith Bongo Ondimba née Sassou Nguesso. Pour ceux qui ont lu l'article que nous avons repris sur le site des français de l'étranger qui dévoilait le rapport entre pseudo-art et occultisme, l'auteur vous avait prévenu que de nouvelles statues allaient être érigées sur des endroits précis en vue d'abriter des puissants fétiches destinés à créer une telle fascination sur le peuple congolais que tout soulèvement serait impossible. Quequ'un m'a déjà demandé si un tel sortilège était possible. Nous avons répondu par l'affirmative car si sur le plan physique une simple loi juridique permet de tenir tout un peuple, pourquoi un envoûtement magique ne le tiendrait-il pas sur le plan spirituel ? J'ai cité en exemple le cas d'Hitler, maître en magie noire et en occultisme qui avec l'aide de quelques mages du Tibet jeta un puissant envoûtement sur l'Allemagne nazie au point de lui faire commettre les crimes abominables. Tout pouvoir tend à créer une méta-réalité aliénante qui empêche le commun des pauvres à s'interroger sur sa propre condition tellement il est subjugué par le faste et les idoles que le pouvoir met devant son esprit afin qu'il y voue un culte quasi religieux, une interrogation qui l'amènerait à se révolter contre l'ordre ambiant qui l'étouffe et l'oppresse visuellement, mentalement, physiquement, socialement, spirituellement. Souvent, les composantes de cette méta-réalité aliénante sont la construction d'une aura psychique, d'un  mystère autour du pouvoir ou d'une exposition insolente d'un faste matériel tendant à imposer l'idée de la grandeur et de la personnalité hors du commun des nantis - alors qu'ils ne sont que de simples mortels ayant profité d'une position dominante au sein d'une société.

Revenons à notre sujet. Le griot blanc de Denis Sassou Nguesso nous apprend que Jean-Claude Gakosso, ministre de la culture et des Arts vient de passer commande de quatre statues en bronze de personnalités historiques à la Corée du nord et qu'il est même déjà allé admirer les moules en argile de celles-ci chez cette dictature rouge familial de la dynastie Kim Il Sung, Kim Il Sung, un dictateur qui a affamé son peuple pour assouvir son rêve de grandeur que Jean-claude Gakosso a encensé au passage.

Des questions se posent : qu'est-ce qu'une personnalité historique à l'échelle d'une nation ? Qui définit que telle ou telle personne a rang de personnalité historique ? Qui établit que telle ou telle personne a marqué l'histoire du Congo ? Les historiens ? Jean-claude Gakosso en sa qualité de ministre de la culture et des Arts ? Monsieur Denis Sassou Nguesso ? Nous savons que Jean-Claude Gakosso a cédé aux désirs de son souverain, de son maître qui se déconnecte un peu plus de la réalité, chaque jour qui passe.

Il n'est à point douter que Makoko, Massambat-Débat et Tchitchellé sont des personnalités historiques puisqu'ils ont marqué l'histoire du Congo - même si nous estimons que ce n'est pas à Sassou de décider si elles méritent des statues ou pas mais aux historiens. Aussi, nous n'apprécions pas beaucoup que Denis Sassou Nguesso joue à Théophile Obenga - avec la connaissance historique en moins. Elever Edith Lucie Ondimba - même si nous reconnaissons les qualités de coeur de la défunte au rang de Tchimpavita est d'un tel mauvais goût que seule la dimension occulte peut donner sens à une telle méconduite de la part de Denis Sassou Nguesso qui crache sur le peuple congolais.

Une personnalité historique, à notre humble avis doit avoir joué un rôle décisif dans l'histoire d'un pays ; qu'il s'agisse de présider à sa destinée, de le mener dans des combats salvateurs, libérateurs ou d'apporter des bonds significatifs dans les domaines culturel, scientifique, économique ou spirituel jouant un rôle décisif dans son développement, dans son épanouissement, dans sa cohésion en tant que PEUPLE, NATION. Nous sommes en droit de nous demander ce que feue madame Edith Lucie Bongo Ondimba a apporté à l'histoire du Congo, vu que même les Gabonais dont elle fut première dame ne lui ont pas consacré une statue - même pas en bois. SASSOU AURAIT D'ABORD DU EN DEBATTRE MAIS EN BON DICTATEUR, IL SUIT AVEUGLEMENT LES RECOMMANDATIONS DE SES FETICHEURS, MARABOUTS ET MAGICIENS.

Rappelez-vous ce que nous vous avons dit : Sassou ne fait rien sans que cela ne renvoie à sa gloire personnelle ou à la conservation de son pouvoir ou aux deux. Nous savons que le monstre de l'Alima était très fier de sa fille qui oeuvra largement pour qu'il revienne aux affaires louches de la république et qui fut sa première conseillère à qui on doit la transformation d'Oyo en ville. Nous savons aussi qu'il existe déjà une statue d'Edith Lucie Bongo Ondimba née Sassou Nguesso dans le cimetière de Kona-Kona, une statue qui a rang d'idôle puisqu'elle est vêtue avec les habits de la défunte, parée de ses bijoux et que souvent les femmes de notables congolais vont lui vouer un culte païen en mangeant sous l'autel. Dans ce cadre privé, même si nous réprouvons l'idée de la privatisation des cimetières, il est possible de ne pas s'en préoccuper mais que Denis Sassou Nguesso impose une statue de sa fille aux brazzavillois, c'est un comble et il s'agit là d'un acte idolâtre qui aura des conséquences dans les hautes sphères spirituelles. Sassou ne jette pas seulement le denier public dans des projets futiles ; il insulte aussi le peuple congolais en détruisant son histoire pou la réécrire à sa manière : la dictature ne se contente plus de tout piller, de tout brader, de tout céder ; elle veut aussi réécrire l'histoire et nous imposant l'hérésie d'un homme comme des faits historiques - alors qu'il n'en est rien.

En fait, vous aurez compris, que les trois autres statues en bronze de Makoko, de Tchitchellé et de Massambat-Débat ne font qu'oeuvre de diversion car aux yeux du grand nzokou, seule compte la divine statue de sa fille mais pour ne pas mécontenter tout de suite le peuple, il faut faire passer cette usurpation historique au milieu de faits historiques prononcés.

NOUS DETRUIRONS CETTE IDOLE !

Le peuple du kimuntu libéré commencera par détruire toutes ces idôles que le mastodonte de l'Alima impose aux Congolais pour générer un envoûtement collectif puissant. Hélas, nous ne sommes pas tous fascinés par sa magie noire et son occultisme déplacé. La statue de Makoko vise certainement à contenter les descendants de De Pietro Savorgnan Di Brazza qui lui font un procès mais celle de Massambat-Débat est une insulte au peuple congolais - parce que nous savons que c'est Denis Sassou Nguesso qui a commandité son assassinat et fait en sorte que l'on ne retrouve jamais le corps. Sous cette statue, ses marabouts mettront peut-être des puissants fétiches pour que le peuple congolais ne revienne pas sur cette affaire mais c'est croire que tous les Congolais sont naïfs et corrompus. NOUS SOLDERONS LE DEFICIT JUDICIAIRE DE NOTRE HISTOIRE. LA PAIX SOCIALE ET LA RECONCILIATION SONT A CE PRIX.

L'amour d'un père pour sa fille n'en fait pas une personnalité historique - même si ce père est un chef d'Etat qui s'est hissé au sommet d'une nation en massacrant des dizaines de milliers de compatriotes innocents. Edith Lucie Ondimba n'a rien fait pour le Congo qui vaille qu'elle entre directement au rang de personnalité historique : si elle n'a même pas marqué l'histoire du Gabon dont elle fut première dame, comment a-t-elle pu marquer l'histoire du Congo ? Qu'on nous l'explique !

Avant d'ériger la statue en bronze d'Edith Lucie Bongo Ondimba née Sassou Nguesso qui aura coûté des milliards de francs cfa au Trésor public, Jean-claude Gakosso, ministre de la culture et des Arts doit savoir qu'il prend une grande responsabilité devant le peuple congolais en trahissant notre histoire commune, en complotant contre notre peuple et cela, il devra en être comptable devant les hommes, le peuple et l'histoire pour HAUTE TRAHISON. Il ne s'agira ni de vendetta, ni de règlement de comptes mais de JUSTICE.

NOUS LE DISONS DERECHEF : NOUS DETRUIRONS TOUTES LES IDOLES, TOUS LES OBJETS DU CULTE SATANIQUE INSTALLES PAR CE POUVOIR DANS LES LIEUX PUBLICS. Par l'érection de cette statue dédiée à sa fille, Sassou va commettre SA DERNIERE ABOMINATION DEVANT HASHEM, LUI QUI A DIT : "DETRUISEZ LES IDOLES..." Il n'y aura pas de pardon pour l'abomination. Il s'agit d'un crime spirituel, encore plus grave que les crimes de sang ou les crimes économiques car le crime spirituel marque l'histoire d'une nation à jamais...

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CONGO : PRESENTATION

CONGO : INFOS SUR LE PAYS :
Superficie: 342 000 Km2
Population: 4 012 809 hab
Densité: 11,7 Hab/Km2
Capitale Politique: Brazzaville
Cité Economique: Pointe-Noire
Régime: Présidentiel

Langues: Français (officielle), Lingala, Kituba
Littoral: 169 Km Côte Atlantique
Port maritime: en EAU profonde
Monnaie: FCFA (1€=655.57F)
P.I.B/Habitant: $4000
Réseau ferroviare: 795 Km
Emission CO2 /Hab: 0,64 tonnes
Nb de postes TV /1000 hab: 13
Nb de lignes fixes /1000 hab: 5
Usagers Internet /1000 hab: 38
Indicatif Téléphonique: +242
Domaine Internet: .CG
Fête Nationale: 15 Août
Indépendance: 15 Août 1960
Devise: Unité/Travail/Progrès
Fuseau Horaire: UTC +1
Taux d'Alphabétisation: 92,1
Principales richesses: Pétrole, Bois, Potasse, Or, Diamant...
Frontières: 5 504 Km
Pays voisins: Angola, Gabon, Cameroun, Centrafrique, RDCongo (Ex. Zaire)
Nb de Régions: 12
Autres villes:
Dolisie, Ouesso, Nkayi, Owando, Impfondo, Gamboma, Djambala, Oyo...

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
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  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
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NOM COMPLET : Mouvimat IBOUANGA LOUNDOU
NOM  ADMINISTRATIF : IBOUANGA
PSEUDO: Lion de MAKANDA
SIGNE ASTROLOGIQUE : LION
CLAN TRADITIONNEL : MAKANDA
PASSIONS : LANGUES MORTES,
CIVILISATIONS ANCIENNES,
LITTERATURE, INFORMATIQUE,
 EGYPTOLOGIE,  RELIGIONS,
SPIRITUALITE, CHOSES CACHEES,
SCIENCES (PHYSIQUES ET METAPHYSIQUES).
NATIONALITE : AFRICAINE
MICRO-NATIONALITE : CONGOLAISE
TRES DOMINANT DE CARACTERE : IDEALISTE

UN LION MON DOUBLE

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Kiki

Eau Très Sale

EauSalePolluée

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JWE LIBRE

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Il y a tout de même de la beauté en Afrique

en général et au Congo en particulier...

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