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CONGO, MON COMBAT POUR LA LIBERTE (LDM) 
"CEUX QUI PROFITENT DE L'INJUSTICE D'UN SYSTEME SONT PEU ENCLINS A DENONCER SON CARACTERE INIQUE. IL FAUT SE BATTRE POUR QUE S'INSTAURE UNE VERITABLE JUSTICE SOCIALE AU CONGO. ET L'ETAPE PREMIERE DU COMBAT CONTRE L'INJUSTICE EST SA DEMONSTRATION ET SA DENONCIATION. LA DEMOCRATIE N'EST QUE FILLE DE LA JUSTICE SOCIALE."
LION DE MAKANDA
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L'idée des zones économiques spéciales a été développée par votre serviteur en termes de pôles d'activités assorties de pôles universitaires et techniques - bien sûr sous un autre concept dans lequel on aurait dû commencer par la construction des universités et des centres de formations spécifiques en tenant compte des potentialités de chaque secteur, de potentialités que nous avons ciblées en divisant le pays en quatre parties. Si on construit l'université après, cela veut dire qu'il se posera la question de la main d'oeuvre qualifiée. Vous aurez compris que les Chinois imposeront de venir avec leurs ouvriers.

Nous sommes donc déçu de voir que l'on  plaque le modèle de la zone économique spéciale d'Oyo-Ollombo ailleurs - alors que Pointe-Noire peut s'ouvrir sur l'exploitation des ressources océaniques. D'autre part, il ne s'agit pas dans notre programme de laisser les étrangers venir produire ou faire ce qu'ils veulent chez nous sans tenir compte de nos besoins : ils doivent d'abord satisfaire une certaine demande intérieure et surtout embaucher et former du personnel congolais. Et, avant d'aller chercher des opérateurs économiques à l'étranger, on doit d'abord privilégier les nationaux. Les Chinois ne produisent pas des voitures en France pour qu'elles soient vendues en Chine dans la mesure où elles sont destinées pour le marché français ; alors pourquoi produiraient-ils des tomates et de choux au Congo pour le marché chinois ? Ce n'est pas ainsi que nous envisagions de développer cette idée. Vous pouvez relire mes textes ; toutes les idées ou presque évoquées par le ministre Alain Akouala Atipault s'y trouvent. Le nombre des pôles est à peu près le même.

En écoutant parler le ministre Akouala Atipault, vous comprendrez que la ZES (Zone Economique Spéciale) d'Oyo-Ollombo comprendra une université car il faudra bien former la main-d'oeuvre. Il parle de la ZES d'Oyo-Ollombo qui va transformer cette ville ; ce qui est une bonne chose pour le pays. Apparemment, le même schéma sera plaqué dans les autres zones économiques spéciales ; ce qui est un écart par rapport à ce que nous avons développé quelques années car les potentialités de chaque zone sont différentes et nous ne comprenons pas pourquoi on commence par la ZES d'Oyo-Ollombo alors que Pointe-Noire possède un port en eau profonde.

L'agropole d'Oyo-Ollombo pourrait se comprendre en fonction de la configuration de la zone qui ne récèle pas assez de ressources notamment minières  ; cependant, on peut aussi développer la pêche sur le fleuve Alima, le travail et la transformation sur place du bois. La deuxième discordance, c'est dans le fait que le ministre Akouala parle à la fin de son discours des produits qui vont l'avion directement vers les Etats-Unis, l'Asie (environ à 27:45 de la vidéo) - comme si le marché intérieur national n'allait pas être pourvu ! Nous investissons des milliards de francs cfa et rien pour le marché intérieur national ? LE CONGO EST CATALOGUE COMME UN PAYS OU SEVIT LA FAMINE. ET ON Y PRODUIRAIT DES LEGUMES, ON Y ELEVERAIT DES VACHES JUSTE POUR L'EXPORTATION ? QUAND VA-T-ON COMMENCER A SE TOURNER VERS LA SATISFACTION DE NOS PROPRES BESOINS AU LIEU DE SATISFAIRE CEUX DES AUTRES ? Nous sommes pour l'exportation mais après avoir satisfait la demande intérieure. On ne peut ne pas aspirer à l'autonomie alimentaire ! La croissance est un chiffre qui n'a aucun sens si la majorité du peuple meurt de faim. A quoi servent 12% de croissance si votre pays importe des tomates tout en exportant les siennes et si dans la vie des citoyens rien ne change au quotidien ? Le développement d'un pays doit affecter positivement tout citoyen en venant le trouver devant sa porte. Autrement, c'est du capitalisme sauvage, c'est-à-dire, du pillage ! La France produit des légumes ; ils sont d'abord destinés au marché français avant d'être importés en cas d'excédents. Bon sang, c'est quoi ce mépris du pays qui vous a donné la vie, monsieur Akouala ? LA POLITIQUE, CE N'EST PAS D'AIDER DES ETRANGERS OU QUELQUES INDIVIDUS A AMASSER DES MILLIARDS MAIS D'ABORD A ASSURER LE BIEN-ETRE COLLECTIF DU PEUPLE EN SATISFAISANT SES BESOINS. AUTREMENT, ON EST DES VENDUS QUI SERVENT LES ETRANGERS POUR LE MALHEUR DE SON PROPRE PAYS !

Nous avons compris que pour monsieur Denis Sassou Nguesso la priorité, c'est la zone économique spéciale d'Oyo - alors que Pointe-Noire ou Brazzaville ont des atouts démographiques avec d'énormes compétences. Nous avons soutenu l'idée d'un pays équilibré autour des pôles qui forcément entraîneraient un flux migratoire mais lorsqu'on écoute monsieur Alain Akouala, on peut redouter que ce soient d'abord des étrangers qui viennent s'installer dans nos ZES au lieu de privilégier des hommes d'affaires nationux comme Tsengué-Tsengué.

Qu'on ne nous mente pas : le golf, c'est pour attirer les Asiatiques, surtout les Chinois qui viendront car c'est une aubaine pour eux dont le pays se désertifie provoquant la raréfaction des terres fertiles. CONGO ZOBA DE CHEZ ZOBA !

Nous l'avons déjà évoqué en partant du fait que les produits de l'affairisme de monsieur Denis Sassou Nguesso en dehors de l'eau Okiéssi et de sa bière ndzokou ne sont pas vendus sur nos marchés locaux. Il doit vendre sa viande bio et ses légumes bio à l'étranger. Conclusion, on va mettre en place des zones spéciales pour que des Asiatiques viennent avec leurs cargaisons d'ouvriers agricoles produire des légumes et de la viande bio qui seront vendus en Chine ou ailleurs. Mon Dieu, quel cynisme : prendre l'argent du Congo, vous avez bien entendu Akouala qui parle de milliards rien que pour la ZES d'Oyo-Ollombo, l'investir dans des zones économiques spéciales pour que des étrangers aillent nourrir leurs enfants avec des choux qui ont profité de la fertilité de nos sols ainsi que de notre soleil généreux ! Quelle insulte pour le peuple congolais ! 

 

COMMENTAIRE : Ce long texte du professeur Marion Madzimba est très intéressant dans la mesure où il part d'une observation croisée entre les idéologies politiques et la pratique qu'en font les hommes politiques congolais regroupés en partis. De nombreuses questions posées, une seule solution proposée à la fin du texte. Est-elle celle qui pourrait résoudre tous les problèmes de notre jeune démocratie trahie ? Cette proposition à la fin de son texte est-elle à même de mettre fin à l'OBUMITRI ? Peut-on imaginer qu'une plus forte prégnance des partis politiques sur la vie politique nationale aurait une telle conséquence ? Nous en doutons.

Nous n'avons pas hélas assez de temps pour passer au crible ce texte riche en observations sociologiques qui a peut-être pour des raisons que l'on peut deviner évité d'exposer à la lumière des vérités qui pourraient se retourner contre leur "crieur". Cela peut se comprendre ou autrement, Marion Madzimba s'est limité à la superficie du phénomène. Il l'a bien dit : " Voilà ... J'ai essayé de dire...". C'est donc un essai mais un homme de sa trempe a des ressorts pour transformer l'essai en réflexion d'envergure qui pourrait inspirer les jeunes générations.


Les « Socio-démocrates congolais » et le processus démocratique au Congo Brazzaville

(Communication « Café Du Savoir ») 
Marion –Michel MADZIMBA EHOUANGO

Lorsqu’on lit les statuts, notamment les orientations affichées, des principaux partis politiques congolais il est bien difficile de ne pas y entrevoir de manière plus ou moins claire une référence au socialisme. A part le communisme sur qui, tous ont fait porter l’opprobre des dérives du monopartisme abattu par la C N S presque tous sont d’orientation social-démocrate ou bien « social-libérale » ( avec une dimension panafricaine pour l’UPADS) ; cela va du MCDDI – avec son concept de développement intégral inspiré des thèses de « démocratie chrétienne – au PCT marxiste réformiste, en passant par le PRL – qui lie le libéralisme avec les vertus de la « Res Publica » inspirée des thèses social-libérales…
Ceci considéré … pourquoi alors cet engouement pour le socialisme et pourquoi plus particulièrement la social-démocratie… Comment se fait-il que cette proximité idéologique n’influe pas un rapprochement de programme politique et, au demeurant une dynamique du « gouverner ensemble » … Qu’est ce qui me donne l’impression que, paradoxalement, au regard du nombre de partis qui se réclament de cette orientation politique, la social-démocratie me paraît être présentée comme une politique alternative de ce qui se fait actuellement dans notre pays ?
La réponse á toutes ces questions me semble se trouver dans l’histoire nationale et dans les trajectoires politiques des principaux acteurs actuels de notre système politique ; mais aussi dans le mode de gouvernance politique et économique de notre pays.
Je vais essayer d’en faire la démonstration en argumentant sur quatre points ; ensuite pour qu’on ne me critique de déplorer des faits sans en proposer des solutions, je vais terminer là-dessus… les suggestions :
1- Le contexte historique du débat socio-démocrate : Le modèle de base
2- Le contexte congolais
3- La question de la praxis… le hiatus entre le fait idéologique et la réalité sociale
4- La responsabilité historique de l’ancienne classe politique dans la refonte des enjeux démocratiques et sociaux.

I- Le modèle de base de la social –démocratie

Historiquement ce modèle politique est né de divers courants issus de la pensée socialiste du 19 è siècle qui, elle-même trouve ses sources dans les utopies des siècles précédents. À cette époque, le terme social-démocrate apparaît pour désigner ceux qui en plus des thématiques développées par Marx et Engels, ajoutent à la revendication de la démocratie politique, soit l'instauration du suffrage universel - la revendication « sociale » -, soit l'amélioration de la condition de la (classe) ouvrière. Somme toute, plutôt que d’accéder au pouvoir par la violence qui naîtrait des luttes de classes, il fallait s’engager dans un processus qui amènerait la classe ouvrière ( encadrée par les syndicats et les partis progressistes) à gagner par la voie des urnes… Karl Marx lui-même décrit ce mouvement comme «…. une coalition entre petits-bourgeois et ouvriers qui enlève aux revendications sociales du prolétariat leur pointe révolutionnaire et leur donne une tournure démocratique. « …On enleva aux revendications démocratiques de la petite-bourgeoisie leur forme purement politique et on fit ressortir leur pointe socialiste. C’est ainsi que fut créée la social-démocratie. » Dit Karl Marx dans son ouvrage Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte (publié en 1852). Toujours est-il qu’aujourd’hui, de manière classique. Pour faire court, résumons que le terme social-démocratie désigne plus précisément un mode d'organisation politique socialiste, fondé sur un enracinement dans la classe laborieuse, lequel s'opère grâce à l'articulation entre parti et syndicat ( je passe sur les ramifications internationales de cette famille politique sur lesquelles mon ami Bonaventure Mbaya me semble mieux placé pour parler…). Mais je recommande plus particulièrement la lecture de Bernstein pour mieux saisir la problématique social-démocrate dans son contexte de l’époque et même à certains égards, les divergences actuelles au sein de ce courant de pensée.
Notre causerie aurait plus à gagner de parler de la façon dont les Congolais se sont approprié ce débat socialiste et comment s’est opérée la mue du parti marxiste-léniniste en parti « social-démocrate » déclaré, et pourquoi malgré leur proximité idéologique déclarée nos partis politiques peinent à trouver les moyens de gouverner ensemble dans un cadre de démocratie pluraliste.
II- Le contexte congolais
C’est le mouvement syndical de 1963, qui a permis l’entrée en scène politique de jeunes cadres dont la plupart s’étaient inscrits dans le débat idéologique qui structurait le monde en deux blocs : capitalistes et socialistes. Mon avis est que le Congo a fait à l’époque le seul choix qui s’imposait à lui, vu le contexte dans lequel le régime du Président Youlou avait disparu ( je rappelle ici une interview du Président Massamba Débat que vous trouverez facilement sur youtube ). Parlant de l’orientation économique et politique de son régime , il disait en substance : « …comment voulez-vous que le Congo soit un pays capitaliste alors qu’il n’a pas de capitaux… » ; observation pertinente, si l’importation sémantique au sein des « socialistes » congolais, des querelles qui avaient cours ailleurs n’était venue compliquer la donne. Il s’est agi alors, d’opposer « socialisme africain – bantoue » et socialisme « scientifique » ( puisque s’appuyant sur des thèses éprouvées du marxisme-léninisme )… Je passe sur les détails de cette querelle qui a abouti au renversement du Président Massamba Débat et la prise du pouvoir par le groupe du commandant Marien Ngouabi. Mais, pour rester dans le cadre de notre problématique, je dirais que le rapport du « corpus idéologique » à la praxis a souvent servi de justificatif aux mutations socialistes congolaises.
Après la crise du socialisme bantou contre le socialisme dit « scientifique », une autre crise apparaîtra dans la pratique du « socialisme scientifique » fondé sur le contrôle exclusif des rouages de l’Etat par un parti dit d’avant-garde révolutionnaire tel que le préconisait Lénine en apport à la théorie marxiste de la lutte des classes. C’est que l’immersion des théories marxiste-leninistes dans l’environnement congolais va produire des effets pervers qu’une partie des militants du parti unique à l’époque va traduire par le terme « OBUMITRI » ( oligarchie bureaucratico militaire tribaliste ) ; c’est le contrôle des rouages du parti et de l’Etat par des gens qui s’identifient sur des bases non plus idéologiques à proprement parler, mais sur des bases tribales et subjectives ( là aussi je passe sur des détails macabres dont on aurait pu faire l’économie)…. Mais l’aspect intéressant pour ce qui concerne la quête des « vertus socialistes » de l’espace congolais, c’est que le cadre de la dispute n’est pas étranger au débat idéologique. Débat semble avoir été plus « réaliste » que Ngouabi…L’assassinat du Président Marien Ngouabi quelques années plus tard, n’échappe pas, à mon sens, à cette grille d’analyse même si, au regard des assassinats perpétrés par la suite, il n’est pas exclu d’y voir d’autres motivations plus sournoises et plus cyniques.
La troisième phase de mutation socialiste ( idéologiquement ), celle qui va structurer le paysage politique à l’occasion de la conférence nationale souveraine de 1991, a commencé, de mon point de vue de façon plus subtile au sein du P C T dans les années 86 à 89, et ( je peux me tromper …) se trouve à l’origine du malaise idéologique de ce parti depuis sa brutale renonciation au marxisme-leninisme jusqu’à nos jours. Mais aussi, c’est cette même phase qui semble justifier le rapport paradoxal de la proximité idéologique de certains partis de l’opposition avec le P C T, sans pour autant que ne s’esquisse une réelle volonté de gouverner ensemble malgré leur commune référence à la « social-démocratie ».
Dans ces années-là ( 1987-1989) l’URSS venait de connaître de profonds changements à la faveur de la « Perestroïka », et le Comité Central du P C T, à travers son département de la permanence avait commencé à initier une réflexion qui, à ce qu’il me paraît rétrospectivement aujourd’hui, devrait déboucher au moins sur deux réformes capitales qui au final auraient amené le P C T de manière plus logique dans le réformisme social-démocrate : 
- La première réforme concernait les structures du parti (au sein desquelles on introduisait à certains niveaux le scrutin secret pour ce qui est du choix de leurs responsables) et le choix des responsables des structures décentralisées de l’Etat au plan des collectivités locales.
- L’autre réforme était d’ordre économique, mais tenait beaucoup plus des pressions du F M I et de la banque mondiale que des propres choix du parti. Il s’agissait de démolir les monopoles économiques de l’Etat, de libérer les syndicats du carcan du parti qui les maintenait en direction unique d’organisation de masse qui lui restait affiliée.
Logiquement, le P C T (dont je ne faisais pas partie ) aurait pu se donner les moyens d’une mutation en douceur qui aurait, dans le même temps créé un espace d’expression pour les autres formations politiques. Or l’équipe qui réfléchissait à ces réformes ( dont je faisais partie en tant que « chef de service des études politiques » et conseiller juridique du Secrétaire permanent du PCT – en dépit de ma qualité de "non-membre du parti " - ) a été brutalement sommée d’arrêter et certains de ses membres exclus du Comité Central, voir même du parti, au motif qu’ils seraient en train de mettre en place un « plan de déstabilisation du pouvoir ». Or à peine deux ans, si non moins après, le P C T s’est retrouvé dans une situation urgente de renoncer au marxisme-leninisme et s’est tout naturellement, sans scrupule, tourné vers la social-démocratie.
Et c’est dans ce contexte que se sont créés les autres partis politiques, au gré des exigences démocratiques qui ont convoqué la C N S. 
Du point de vue idéologique que s’est-il passé à la C N S ? C’est là qu’interviennent les trajectoires personnelles des acteurs politiques qui façonnent les rapports de forces qui vont structurer le paysage politique congolais, et dans lequel on retrouve nombre de transfuges du P C T partageant la même référence idéologique de la social-démocratie.
Déjà dans la concurrence au poste électif de « premier ministre » au sein de la C N S, on voit se dessiner une alliance de ce que serait l’UPADS et le PCT d’une part et d’autre part les « forces de changement », - une alliance disparate de libéraux et de Trotskistes ( Kololo, Fylla, Mavounia, Patrice Yengo, etc,..) - autour de Kolélas et du couple Milongo /Bokilo dont le repère idéologique, autre que la « volonté de rupture avec l’ordre ancien », restait à démontrer. Mais outre les questions personnelles, je comprends bien que le discours ultra libéral de Milongo ne corresponde pas à la conception du « développement intégral » du MCDDI, même si Badinga en était membre. 
Mais revenons vers ceux qui, tous se réclament de la « social-démocratie » ….Comment expliquer ( par l’idéologie ) la rupture AND /PCTet l’alliance du même P C T avec des ultra-liberaux comme Bokilo et Dzon d’une part et d’autre part avec le MCDDI de Kolelas provoquant l’inversion des rapports de forces au sein de l’Assemblée Nationale , la crise socio politique de 1993 ? 
Comment expliquer que l’UPRN de Dzon, l’URN de Bokilo, le parti de Martin Mbemba, le PRL de Nick Fylla, etc se retrouvent au sein des F D P contre l’UPADS, le R D D et le MCDDI et les autres partis regroupés au sein des partis de l’ERDUN pendant la crise de 1997, sans considérer que la crise de 1993 a définitivement rompu un semblant de rapprochement idéologique entre anciens marxistes ? 
Assurément, il y a des contextes où la proximité idéologique disparait au profit d’autres types de rapports….. Ce qui m’amène à considérer que la référence idéologique des partis de notre pays ne correspond pas forcément à leurs démarches politiques.
Mais alors, pourquoi cet engouement pour la social-démocratie ?.... Pour le comprendre, venons-en au point trois de notre causerie :

III- La question de la praxis…le hiatus entre le fait idéologique et la réalité sociale


Revenons à la définition académique du contexte social-démocrate :

La social-démocratie désigne un courant politique réformiste voulant instaurer le socialisme par voie démocratique, prônant l’économie mixte entre économie de marché réglementée et dirigisme planifié. S’inspirant du modèle économique de Keynes , les socio-démocrates pensent que l’État doit impulser l'initiative privée et ils ne sont pas forcément contre l’Etat providence ni contre l’interventionnisme de l’Etat face à l'économie de marché pour répondre aux « revendications sociales ». 
Somme toute, il s’agit là d’éléments qui, depuis longtemps déjà structurent la théorie politique de la majorité des politiques congolais, anciens marxistes ou pas. 
La C N S a créé les conditions relativement saines du passage d’un système monocratique au pluralisme politique ; il est donc tout à fait logique que les socialistes aspirent à réaliser leurs idéaux par voies démocratiques sur base de projets de sociétés qui correspondent à leur corpus idéologique : le rôle central de l’Etat dans la répartition des richesses, la protection sociale des travailleurs, l’équitable redistribution de la richesse nationale ; et ici la social-démocratie devient voisine du « social-libéralisme » inspiré par Ricardo qui préconise par sa théorie du "ruissellement" que « L’enrichissement d’une minorité stimulerait la croissance, favorisant ainsi la réduction du chômage et l’amélioration de la condition des pauvres »…
Je pense que sur le plan théorique, la pratique de la gouvernance dans notre pays explique qu’aujourd’hui, socio-libéraux et socio-démocrates se liguent en opposition politique face à un pouvoir dominé par le P C T qui se veut également social-démocrate mais dont la pratique en termes de gouvernance tranche carrément avec l’idéal social-démocrate et même social-libéral. 
L’Etat se défausse de son rôle d’impulsion du processus démocratique, laissant aux « fratries » tout loisir de falsifier les processus électoraux, les relations syndicats /Etat - patron sont biaisées dans un pays où la majorité des travailleurs évoluent dans les secteurs publics.
Dans son rôle économique, l’Etat répartiteur de la richesse étonne par sa vacuité. On observe bien un certain frémissement économique à travers les réalisations d’infrastructures (dont la pertinence ne fait pas l’objet de ma communication), mais les retombées socio-économiques attendues par l’orientation social-démocrate laissent à désirer…
La fameuse théorie de « ruissellement » ricardien commande que l'Etat, par une politique volontariste, impulse des mécanismes administratifs et financiers qui fassent que l’enrichissement d’un petit nombre profite forcément au reste du corps social ; or que voyons-nous ? Un enrichissement essentiellement lié à la prédation de l’Etat sans réel impact sur le marché social ni sur l’emploi.
Quant au keynesianisme social-démocrate, …. avez-vous le sentiment qu’il existe une réelle volonté d’impulser une dynamique de création d’investisseurs privés nationaux ? Certes la règlementation en matière de création d’entreprises est assouplie, mais les banques en surliquidités ne participent pas par une politique de crédits appropriée à la mise en place d’une dynamique d’entreprises privées nationales ; le gouvernement, pourvoyeur de « marchés publics » se cache derrière un semblant d’obligation de « transparence » qui ne favorise que l’expatriation des moyens et des compétences…( je pourrais m’étendre toute la journée sur une litanie de phénomènes anormaux au regard de l’idéologie dont se réclame le parti au pouvoir… ). 
C’est un fait qu’il y a bien un hiatus entre l’idéologie et la praxis… C’est peut-être cela qui donne l’impression que la social-démocratie est bien une alternative à la politique actuelle du gouvernement. Or le P C T se veut social-démocrate … comment se fait-il que son gouvernement se manifeste plutôt par une politique à la limite de l’ultra libéralisme, laissant les moins nantis à la merci d’une loi de la rareté de l’offre et de l’extrême excédent de la demande caractérisée par une politique dont le cynisme n’a d’égal que l’égoïsme et l’arrogance de principaux décideurs de l’Etat ?  Le problème, à mon sens, est peut-être institutionnel ….Nous sommes en face d’un pouvoir qui n’a aucune responsabilité morale vis-à-vis de son parti majoritaire dont il s’en fout à la limite ( sauf dans le recrutement des faire-valoir électoraux). Tout comme il n’a cure, devant un parlement qui ne dispose d’aucun pouvoir de sanction et dont le tiers des membres siégeant sont des suppléants de ministres-députés. J’arrive au terme de ma communication : Comment faire pour corriger tout cela et surtout à qui incombe cette responsabilité historique ? 
IV- La responsabilité historique de l’ancienne classe politique , notamment du Président de la République , dans la refonte des enjeux démocratiques et sociaux
Il ne vous a pas échappé tout au long de cet exposé que les enjeux politiques au Congo sont d’une part tributaires des acteurs qui pour la plupart d’entre eux sont issus du moule idéologique marxiste-leniniste, et d’autre part, que le contexte du temps influence largement les choix et les orientations des gouvernants. Or, très justement, nous sommes dans un contexte bien spécial … Je ne sais pas ce que donne le dernier recensement contesté par certains acteurs politiques, mais si je m’en tiens au recensement précédent et par extrapolation, il m’est permis de penser qu’au moins le tiers des Congolais aujourd’hui ne se sent pas concerné par les péripéties socialistes dont j’ai fait état dans cette communication. Ceux qui sont directement concernés sont pour la plupart morts, trop vieux ou bien vieillissants. Cela veut dire que nous sommes bien obligés de considérer l’époque actuelle comme celle d’une transition générationnelle. Notre responsabilité à nous intellectuels, politiques , citoyens , et même pourquoi pas, simplement parents de ces jeunes, c’est de leur permettre d’espérer une meilleure expérience sociale et politique. Ces débats de clarification idéologiques sont bons, mais il faut également que dans la pratique, nous sachions raisons garder… Si nous sommes d’accord que les partis politiques sont pourvoyeurs de programmes et de capacités d’actions politiques, pourquoi faisons-nous semblant de croire que l’homme providentiel remplacera l’Etat – providence et que tout doit reposer sur la survie politique des leaders de formations politiques plutôt que sur une synergie de groupe ? 
Notre constitution définit le parti politique comme « un groupement d’hommes et de femmes dont l’ambition et de conquérir et de gérer le pouvoir par la voie démocratique ». Or, la même constitution concentre les pouvoirs formels et informels entre les mains d’une seule personne qui, au demeurant n’est responsable que devant sa propre conscience. … Et accessoirement devant le peuple tous les sept ans et (heureusement ) deux fois seulement non renouvelables. … Il peut-être temps, pour les deux ans qui lui restent de mandat, que le Chef de l’Etat préconise des réformes qui permettront une meilleure expression programmatique des partis et par voie de conséquence un fonctionnement normal de la démocratie dans l’acception que les Américains donnent à ce mot : « The bargaining power »…( le pouvoir négocié). Je sais qu’il y a des groupuscules qui spéculent sur la disparition des dispositions intangibles de la constitution concernant l’âge et le nombre de mandats pour que l’actuel Chef de l’Etat « reste en poste, le temps d’achever les nombreux chantiers en cours » …. Que nenni ! ….Je pense que le président de la République, chef d’un parti « social-démocrate » devrait respecter le terme de son mandat et laisser un peu plus de champ à la capacité programmatique de son parti. Mais étant donné son rôle historique dans l’avènement de la démocratie ( c’est lui qui avait convoqué la C N S !) et sa longue durée à la tête des institutions (plus de trois décennies !) , il a l’obligation morale de laisser à la postérité des institutions viables et un système politique apaisé. Au lieu de se dédire vis-à-vis du serment qu’il a prêté lors de son accession au pouvoir ( celui de défendre la Constitution et la démocratie !), en encourageant ceux qui veulent l’imprimer dans la conscience des congolais comme « l’Homme-Dieu », il devrait plutôt penser aux mécanismes qui, désormais devraient organiser une sortie honorable à un homme qui avec des succès, mais aussi des déboires (normaux), a présidé aux destinées du pays. Il ne doit pas modifier la constitution, mais il a le moyen de modifier le régime politique : Je suggère que par le moyen d’une loi organique, il introduise par voie souple, une modification de taille qui transformera le régime politique sans modifier la constitution : Je suggère qu’il fasse voter au parlement réuni en congrès une loi organique créant le poste de premier ministre responsable devant l’Assemblée (constituée de députés majoritairement issus des partis politiques ) ; ce qui aura pour double effet de renforcer les conditions d’interpellation du gouvernement (rendant ainsi les ministres personnellement et politiquement responsables de leurs ges-tions). Ainsi les partis auront le contrôle de l’exécution de leurs projets poli-tiques. Une telle réforme permettra au président de se retirer progressi-vement jusqu’au terme de son mandat de 2016. La posture d’un Président de la République trop puissant affaiblit forcément la portée idéologique des partis politiques. 

Voilà…. J’ai essayé de dire ; je vous remercie de votre attention.

 

L’ÉLECTION DU 28 NOVEMBRE 1958 A SACRE L’ABBÉ FULBERT YOULOU SUITE A UN MAUVAIS CALCUL DU PRÉSIDENT JACQUES OPANGAULT ET, LA DÉFECTION DE GEORGES YAMBOT EST POSTÉRIEURE A CELLE D’ITOUA HENRI : RÉFLEXION HISTORIQUE

A Mr. OBOURABASSI

Mon post sur demainlenouveaucongobrazzaville.org, le blog du Lion de Makanda vous a fait réagir atrocement, amenant vainement le sujet dans un champ politique. Hélas ; cependant, pour ce genre d’échange ayant un caractère historique, il y a - comme dans un procès criminel ou autre -, un ordre procédural qui détermine l’intime conviction des jurés. C'est-à-dire un faisceau d’éléments qui traduisent un fait et amènent à des conclusions fortes véritablement éprouvées. Déjà hier, avant la publication de votre réaction, je notais à l’attention du Lion de Makanda, dans un cercle restreint, s’agissant de mon analyse de l’article de la Sœur Lissoubiste Chantal Moussirou:

« (...) Tu auras certainement des réactions (..). Celle qui soutient qu’Itoua Henri avait fait défection lors du vote du président de l'assemblée constituante après la mort de Dumont. Ce qui est central, c'est que la défection de Yambot a précédé celle d’Itoua Henri. Et les députés transfuges n'avaient pas le droit de vote. En fait, ils s'autodisqualifiaient pour faire pencher la balance dans un sens comme dans l'autre (…)»

Ce point de vue n’a même pas été abordé. C’eût été plus intéressant intellectuellement parlant. Ne nous parons pas de fioritures inutiles et posons les questions sérieuses, essentielles :

La défection de Georges Yambot est-elle postérieure à celle d’Itoua Henri ? 
La réponse est affirmative.

Deuxième question, les députés transfuges avaient-ils toujours un droit de vote sur les questions décisionnelles ?
La réponse est négative. Martial SINDA (Né en 1935) in LE MESSIANISME CONGOLAIS ET SES INCIDENCES POLITIQUES, dit à la Page 272 : « (…) Finalement, Youlou et Opangault, sous l’égide du haut commissaire, concluent le 19 Septembre 1957 un accord réglant les cas litigieux (…) ». 
Quel est donc et accord ? Se référer au Professeur Ndinga-Mbot qui développe le sujet. Alors, Yambot n’avait temporairement plus le droit de vote sur certaines questions essentielles.

Troisième question, Henri Itoua a-t-il fait défection le jour de l’élection du Premier ministre ?
La réponse est nuancée selon nos meilleurs historiens…
Continuons avec Martial SINDA, ainsi que nous l’avons fait avec le Professeur Ndinga-Mbot.
Page 273 : « Le 5 Mai 1958 a lieu à Pointe-Noire, alors capitale du Moyen-Congo, l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée. A la suite du décès accidentel du député Dumond (Confère notre petit mot au Lion de Makanda). (…) les 2 partis ont le même nombre de sièges : 22 contre 22. Mais le MSA va encore (NDA : Notez le « encore » qui évoque un précédent) jouer de malheur dans cette élection. Le député MSA de la likouala-Mossaka, Itoua (…) vote pour le candidat de l’UDDIA, Christian Jayle, élu par 23 voix contre 21 à Gaboka(…) ».

La conclusion s’impose d’elle-même, selon Martial SINDA, Henri ITOUA a fait défection avant le vote du nouveau texte constitutionnel qui fera élire l’abbé Fulbert YOULOU au poste de Premier ministre (cette version contredit de fait, l’une des versions citées dans le livre du Professeur Ndinga-Mbot que nous avons reprise).

Que dit Martial SINDA sur la journée du 28 Novembre ?
Page 278 : « Tous les députés sont présents y compris Georges Yambot (…). ». 
Question à triple pendants ( ?) : Qu’était devenu HENRI ITOUA ? Était -il absent à ce moment précis ? Était- il revenu à de meilleurs sentiments ?
Page 279 : (…) Par une maladresse insigne, le président Opangault suivi de tous ses députés quitte l’Assemblée en signe de protestation, laissant ainsi toute liberté de manœuvre à l’UDDIA. (…) ».

LE PRÉSIDENT OPANGAULT AVAIT FAIT UN TRÈS MAUVAIS CALCUL POLITIQUE. On sait que la politique de la chaise vide n’a jamais payé quand elle est appliquée par dépit ou manque d’alternative (absence de Plan B). Cette sortie a fait jouer le jeu de la majorité absolue (moitie plus 1). Majorité qui, pour les 23 députés présents, faisait valoir la légitimité du vote a 12 votants (la majorité des participants). Il s’agit donc de replacer sur le plan historique le poids de l’absence d’Henri ITOUA et / ou la présence de Georges Yambot.

Cher Monsieur Obourabassi,
Je vais exaucer votre vœu en citant KIKOUNGA-NGOT, lui-même : Témoignage de KIKOUNGA-NGOT recueilli le 17 Avril 2010 in HISTOIRE GÉNÉRALE DU CONGO DES ORIGINES A NOS JOURS de Théophile OBENGA.

 

Page 29 (Note de bas de page) : « Youlou, se croyant tout permis, a renversé le gouvernement d’union nationale (…) en débauchant le député Yambhot, fils bakouélé(…) adopté par une femme ombamba (…) avec le concours de Christain Jayle. Yambot que j’ai habillé de la tête au pieds (…) ».
Petit paragraphe qui ferait l’élément d’une bonne analyse psychocritique. Aux intellectuels de faire le rapport entre le cas Kikounga-Ngot vs Georges Yambot et Pascal Lissouba vs Bernard Kolélas. Dans « Les Fruits de la passion partagée », Pascal Lissouba, sur l’escalade de Kolélas après sa défaite à la présidentielle, avait fait valoir les conséquences émotionnelles d’une défaite non envisagée. Idem pour Kikounga-Ngot qui à travers ses mots ne dira jamais « Yambot a commencé, mais Opangault a conclu ».

Nous vivons à l'heure des médias de masses, de la vulgarisation de l'information. Hélas, dans ce fouillis de données, peu vont à l'essentiel tant sur les attributs, les événements, les méthodes. Nombreux ne voient pas que Denis Sassou Nguesso est celui qui trouble notre histoire - quitte à la falsifier pour qu'il n'apparaisse pas comme le criminel qu'il est en réalité. Dans les livres d'histoire du triste chemin d'avenir, vous lirez un jour : " Denis Sassou Nguesso, le grand bâtisseur, était l'homme des masses..." - alors que c'est un vulgaire criminel de droit commun qui a encore frappé lors de l'arrestation de son serviteur indiscipliné le colonel Marcel Ntsourou en massacrant des innocents. C'est lui le responsable des explosions du 4 mars 2012 et, à cette date, rien, aucune commémoration pour les victimes - par contre, cinq présidents invités à Oyo pour célébrer "sainte Edith"...

Lors de la conférence nationale souveraine, Denis Sassou Nguesso a piégé l'histoire en imposant un prêtre, un adepte du pardon tous azimuts, en la personne de monseigneur Nkombo - alors que même la Bible nous enseigne que certains péchés ne peuvent être pardonnés. Ce fut l'occasion idéale pour juger sérieusement de tous les assassinats et crimes politiques du Congo mais ceux qui y participèrent empochèrent le pécule que l'Etat leur donnait chichement chaque jour et lavèrent les mains comme toute sanction. La conférence nationale souveraine a eu ses réussites mais ses ratés ont condamné l'histoire qui aurait pu gagner en sérénité. A Nuremberg, avez-vous entendu que ce fut un homme d'église qui dirigeait les débats ? La conférence nationale souveraine de 1991 a été tout sauf un moment de justice historique. On a relâché la BETE et elle est revenue à l'attaque, plus effrayante, plus gourmande, plus cupide, plus destructrice. Vous pouvez parler de "mémoire", lui s'emploie à formater celle du peuple.

Que ceux qui ont un héritage parce qu'ils descendent de telle ou telle personnalité fassent leur travail mais ce n'est pas d'un devoir de mémoire dont nous avons besoin mais d'un devoir de justice pour arrêter la Bête une fois pour TOUTES. Qui a tué Marien Ngouabi ? Massambat-Débat ? Le cardinal Emile Biayenda et bien d'autres ? Qu'il ait commandité ou pris lui-même le poignard pour trancher la gorge, qu'il ait assisté à l'agonie du cardinal enterré vivant en invoquant Satan, tout cela se sait. Nous savons tous que l'homme qui se drape dans l'impunité absolue sur le fauteuil du pouvoir au Congo a les mains pleines de sang. Que penser de ceux qui n'ont pas d'héritiers bavards pour exiger un devoir de mémoire ? La mémoire peut-elle donc être imposée ou elle s'impose d'elle-même ? Devoir de mémoire, peut-être mais droit de mémoire, cela passe par la justice, par la légifération et pour nous, la mémoire ne suffit pas : de toute façon, les Ngouabi, Massambat-Débat, Emile Biayenda, Samba Dia Nkoumbi sont déjà dans la mémoire collective - sans que personne n'ait demandé quoi que ce soit. Croyez-vous que c'est ce qu'ils réclament du haut des cieux ? Ils exigent UN DROIT A LA JUSTICE. Le crime politique devrait être imprescriptible.

Depuis quand lorsque quelqu'un meurt, au lieu de  chercher à arrêter son assassin, on crie : "devoir de mémoire!" ? NOUS VOULONS NOUS SOUVENIR DE NOS MORTS ASSASSINES EN ARRETANT LEURS BOURREAUX ET EN LES JETANT EN PRISON !

Denis Sassou Nguesso, où étiez-vous lors de la mort de Marien Ngouabi ? Du cardinal Emile Biayenda ? Du président Massambat-Débat ? Cet homme n'a jamais été interrogé, lui qui a fait assassiner selon feu Pierre Anga les gardes de la présidence de la république qui l'ont vu venir déposer le corps inerte de feu Marien ngouabi. Qui a téléphoné à Céline Ngouabi pour qu'elle envoie des habits neufs afin qu'on changent ceux ensanglantés de feu le camarade Marien Ngouabi - sous le prétexte qu'il avait bu et avait taché ses vêtements ? Oui, Denis Sassou Nguesso a personnellement mis fin aux jours du président Marien Ngouabi pour ensuite inventer la version qu'il était mort l'arme à la main.

Quand vous pardonnez à un criminel, que vous lui faites des courbettes, que fait-il ? Il continue son travail de destructeur en bon ndzokou qu'il est. L'éléphant est une force gloutonne et destructrice qui fait souffrir la nature rien que par son passage : arbres arrachés, coupés, animaux écrabouillés, insectes piétinées, etc. Dès que l'on parle de lui, on entend des voix corrompues qui crient : "AMNISTIE " ! Non, il faut condamner monsieur Denis Sassou Nguesso pour crimes contre l'humanité, crimes politiques, crimes économiques, crimes sociaux de toutes sortes. La place de notre mastodonte national n'est pas au sommet du perchoir de la république mais bel et bien en prison. Alors, réveillez le peuple, faites-lui boire de la mémoire matin, midi et soir que Sassou en rira volontiers : il a la purge, le vomitif absolu qui réécrit l'histoire au moment même où nous parlons.

Un jour, ils diront que Kongo Dia Ntotila a commencé à Oyo. Vous ne me croyez pas ? Quand on change les armoiries d'un pays pour mettre deux têtes d'éléphant qui regardent d'un sens et de l'autre de l'histoire (passé et futur), c'est qu'on déconstruit l'histoire nationale pour en fabriquer une nouvelle dans laquelle Edith Lucie Bongo Ondimba née Sassou Nguesso, avec sa statue de dix mètres de hauteur, deviendra la nouvelle TCHIMPAVITA...

COMMENTAIRE : L'histoire des débuts de notre  république est mal connue des plus jeunes et même des moins jeunes, peu de livres ayant été consacrés à cette époque où une importante mutation s'est produite dans notre pays, une transformation structurelle dont les effets se font encore sentir de nos jours dans le déroulement de la prise de décision politique ethniquement orientée. Surtout, cette histoire semble voguer au gré des idéologies selon que l'on veuille que la glorification aille ici ou là.

Les écrivains et les historiens congolais ont la chance que quelques personnalités comme Kikounga Ngot soient encore en vie. Il faudra bien, vu leur âge, qu'ils écrivent pour témoigner de cette période tumultueuse où la république a vu le jour ou simplement qu'ils parlent pour laisser des témoignages.

Le texte de madame Chantal Moussirou semble avoir réveillé la mémoire de l'histoire qui se cherche désormais une porte de vérité. Qui d'Henri Itoua ou de Georges Yambot a véritablement fait élire l'abbé Fulbert Youlou à la présidence de la république ?

Après lecture du texte de Wa Indo Issangha arguant que ce ne fut point Georges Yambot qui fut à l'orgine de l'élection de Fulbert Youlou à la présidence de la république mais un certain Henri Itoua, un compatriote nommé Nicolas Oubourabassi rétorque que la soeur de la Confrérie des Lissoubistes aurait raison en affirmant que l'homme qui fut à l'origine de l'échec d'Opangault à la magistrature suprême ne fut pas Henri Itoua mais bel et bien Georges Yambot et il ajoute même  qu'un témoin de cette période est encore en vie et présent à Paris en la personne de Kikounga Ngot qui avait soutenu Jacques Opangault. Georges Yambot, Bembé selon Chantal Moussirou, change d'ethnie tout en restant au sud car catalogué originaire de Mossendjo dans le Niari par le sieur Nicolas Oubourassi. Encore un débat potentiel en perspective !

Nous vous le disons : toutes les thèses doivent être publiées pour que la vérité finisse par éclater. Nous sommes passeur de message pour l'édification de la mémoire du peuple. Cette partie de notre histoire trouble est importante dans la mesure où elle a des incidences qui se prolongent jusqu'à nos jours nous empêchant de réaliser l'alliance républicaine qui ferait du Congo une vraie nation.

Il y a deux mille ans, un traîte nommé Judas Iscariote, neveu du Christ, transforma son oncle en messie ; Georges Yambot, lui entrera dans l'histoire comme un traître qui fit seulement un président de la république mais nous en subissons toujours les conséquences comme l'église continue à peser sur nos âmes de pauvres mortels.

Voici le mail que nous avons reçu de la part de Nicolas Oubourabassi :


Georges_Yambot.jpeg"Sur la question de la jeune république du Congo, lors des premières années de son existence, c'est juste et vrai que c'est le député Georges Yambot originaire de Mossendjo (Niari) qui avait permis l'élection de l'Abbé Fulbert Youlou au grand regret de son parent Kikounga Ngot qui militait pour Jacques Opangault.
 Que nos frères originaires de la Likouala évitent de déformer l'histoire de notre pays comme ils le font aujourd'hui avec leur mentor Sassou, ce dictateur qui a changé les armoiries de la république pourtant réhabilitées par la conférence nationale souveraine par l'introduction sournoise d'un éléphant dont on ignore l'origine avouée (ndlr : l'éléphant, le ndzokou, est le totem de Denis Sassou Nguesso qui lie mystiquement de la sorte de façon définitive sa vie, son sang, avec l'histoire du Congo. Rien n'empêche que demain, on corrige cette aberration mystique).


Le vieux Kikounga Ngot est encore vivant. Pour ceux qui veulent restituer la vérité sans édulcoration, ils feraient mieux d'aller interroger ce grand homme politique qui est encore parmi nous et vit à Paris."

                                 Nicolas OUBOURABASSI

NON CHERS FRATERS LISSOUBISTES, NON CHERES SORORS LISSOUBISTES : GEORGES YAMBOT N’A PAS FAIT ÉLIRE L’ABBE FULBERT YOULOU A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE !

Ainsi dit Chantal Moussirou, Sœur Lissoubiste !
Georges Yambot a été exhumé. Vive Mr. Georges !
La confrérie des Lissoubistes par Mrs Chantal Moussirou (www.confli.com et demainlenouveaucongobrazzaville.org) affiche une posture curieuse, étrange pour une assemblée ayant pour postulat la conservation et la bonification des « pépites » du Professeur président (confère commentaire du Lion de makanda sur notre post : Analyse de l’article : Les Judas de Lissouba).

Nous avons essayé de susciter la réflexion interne à cette confrérie sans en être membre. En effet, notre dernière publication évoquait l’absence de rigueur dans la catégorisation de son message. Dans le présent propos, nous analysons, en apportant une verticale contradiction l’article : HOMMAGE A GEORGES YAMBOT.

La ci-avant citée écrit :
« Au-delà des tractations et autres manœuvres politiques, ce qui a sans doute prévalu dans le choix de Georges Yambot, c’est sans doute la proximité géographique et la même origine historique que l’abbé Fulbert Youlou. Eh Oui ! Nos amis et frères du Pool doivent savoir que si le premier président congolais fut du Pool, c’est grâce à un Nibolek du nom de Georges Yambot (….) »

Notre commentaire :
Absence de rigueur dans la conception, répétons-nous, à longueur de post concernant la Confrérie des Lissoubistes. La Preuve ! Nous allons opposer à la Soror Chantal Moussirou l’expertise d’Abraham Ndinga-Mbo lui-même. Ainsi, notre point de référence sera : POUR UNE HISTOIRE DU CONGO-BRAZZAVILLE : METHODOLOGIE ET REFLEXIONS (Abraham Ndinga-Mbo).

Nous lisons à la page 84-85 :
« L’UDDIA avait été fondée en mai 1956 et s’était unie le 15 Octobre avec un parti de « petits colons européens », l’Union du Moyen-Congo (UMC) dans un « intergroupe libéral du Moyen-Congo » animé par une journaliste, Réné Mahé, et Christian Jayle, « aventurier vichyste » (…) »
(…) Le GPES (Groupement pour le Progrès Economique et Social du Moyen-Congo), créé sur les cendres du PPC par Kikounga-Ngot, vainqueur des élections municipales à Dolisie et le MSA avaient fusionné pour constituer un nouveau parti, le MSA-PPC-GPES présidé par Jacques Opangault. (…) ».

Les extraits du livre du Professeur Ndinga-Mbo déconstruisent, et font perdre autant de crédit à l’argumentaire de la Sœur Lissoubiste. Explications : Il est établi ici que les alliances qui se sont faites à l’époque ne l’étaient pas sur un référentiel ethnique. Ndinga-Mbo nous apprend que le GPES et le PPC, des partis mouvant sur le leadership de Kikounga-Ngot avaient fusionné avec le MSA de … Jacques Opangault ; l’homme de la Cuvette-centrale. Monsieur Kikounga-Ngot, « vainqueur des élections municipales à Dolisie » (Grand-Niari) aura préféré voir fondre son héritage politique futur dans un grand Mouvement dirigé par un homme du Nord. Suivant le raisonnement de la Sœur Lissoubiste, l’on pourrait objecter que « la proximité géographique » qui aurait prévalu dans le choix de Georges Yambot aurait pu jouer également dans l’orientation de Kikounga-Ngot car, ces regroupements ou fusions entraient dans une stratégie politique globale de conquête de pouvoir à l’orée de l’union proposée par la France et des futures indépendances (qui n’en sont point, bien sûr). Une assertion « naïve » nous fait dire que Kimbédi, Kingoyi, Matoumbou, ou Kinkala sont plus proches de Dolisie que…Owando dans la Cuvette centrale (ou Oyo, soit).

Chère Soror Lissoubiste, c’est bien « (les) tractations et autres manœuvres politiques » que vous semblez sous-estimer qui ont milité au choix de Georges Yambot. Le « pauvre »( ?) estampillé traître pour la vie alors que l’homme est un acteur mineur, un faire-valoir dans le jeu d’échecs du maître corbeau blanc (français) qui au bout avait harponné un autre pigeon que l’histoire n’a jusque-là pas voulu retenir pour des raisons obscures : HENRI ITOUA.

Lisons le livre du Professeur Abraham Ndinga-Mbo, page 85 :
« Suivant une version répandue au Congo-Brazzaville, le ralliement du député MSA-PPC-GPES, Georges Yambot à l’UDDIA (…) avait donné la majorité à ce parti (…). Après enquêtes orales poussées, cette « affaire » est bien plus complexe, Yambot n’avait eu que le malheur de la commencer. (…) le député avait des besoins d’argent qu’il avait soumis à Jacques Opangault. Ils furent insatisfaits. (…) Il se tourna vers le chef de l’UDDIA qui lui donna les sommes demandées. (…) Une autre version affirme que « Yambot » avait été acheté par les alliés blancs de Fulbert Youlou (…) ».

Nous continuons jusqu’à la page 89-90 :
« (…) Le leader du MSA réagit vivement et demanda la démission du député qu’il n’obtint pas. Soupault, le chef du territoire, avait trouvé comme solution de compromis : faire accepter au MSA le fait accompli, tout en demandant la suspension provisoire du député transfuge du vote de décision (…) ».
Il est donc évident que Georges Yambot n’a jamais fait élire l’abbé Fulbert Youlou à la présidence de la République, son droit de vote ayant été suspendu pour les affaires décisionnelles. Ainsi le Statu quo demeurait en termes de nombre de députés dans les 2 camps.

Nous poursuivons Page 90 :
« (…) La République allait être proclamée et il fallait au Congo un Premier ministre. (…) Le 28 Novembre 1958, l’Assemblée législative du Moyen-Congo tint à Pointe-Noire (…) sa dernière séance. Ordre du jour : élection du Premier ministre (…). Un député du MSA de la circonscription (Likouala-Mossaka), HENRI ITOUA, prit la parole pour annoncer qu’il quittait le MSA et ralliait le parti de Fulbert Youlou (…) »
Malgré tout ce qui s’en suivit : agitation dans la salle, bousculade ; Jacques Opangault qui frappa le Président de l’Assemblée avant de sortir avec ses députés de la salle ; rien n’y fit, l’on vota et Youlou devint Premier ministre.
HENRI ITOUA EST LE NOM DE CELUI QUI A PERMIS A L’ABBE FULBERT YOULOU DE DEVENIR PRÉSIDENT.
Merci d’avoir lu le professeur Abraham Ndinga-Mbo avec nous.
Nous avons dit.

En ce moment, il pleut beaucoup au Congo. Nous sommes en Afrique centrale, sous les Tropiques et notre pays traversé par l'équateur prend son lot d'indélicatesse naturelle à cause du changement climatique. Quand l'on trouble la nature, celle-ci vous rend la monnaie de votre pièce. Au centuple. L'occident dégingle le climat et c'est l'Afrique qui risque de payer le prix fort car peu préparée aux conséquences.

Les photos qui nous parviennent donnent l'impression qu'une ville comme Pointe-Noire est devenue une petite Venise qui n'arrête pas de se noyer. Le problème est que les pluies charrient les immondices et enfoncent dans les nappes phréatiques toutes sortes de microbes - notamment ceux qui prolifèrent dans des fosses septiques dont le contenu est rejeté dans les rues quand il pleut pour les délester un peu faute d'espace. Parfois les fosses septiques gorgées d'eau débordent et laissent échapper les déjections humaines dans la nature avant qu'elles ne s'enfoncent dans les nappes phréatiques polluant l'eau souterraine et même les rivières...

Un de nos correspondants habituels, M.J. nous annonce la recrudescence du choléra à Pointe-Noire et à Brazzaville. On compterait quotidiennement une vingtaine de morts selon notre compatriote dans la ville océane. Le gouvernement ne prend aucune mesure adéquate pour enrayer ce qui pourrait s'avérer être une vraie pandémie débutante.

D'abord la question de l'eau potable. Elle manque. On pourrait pourtant facilement y remédier, vu l'abondance aqueuse de notre pays et la solution ne se trouve pas dans les puits de forage car les nappes phréatiques pourraient être polluées.  Cette solution de facilité exige de nombreux contrôles de la qualité de l'eau que notre pays ne veut pas effectuer. On fore, l'eau jaillit et vlan, vous êtes servis sans que l'on sache si cette eau est propre à la consommation ou pas. Ce n'est pas parce qu'elle est limpide qu'elle est exempte de gènes dangereux comme ceux du typhus ou du choléra. Un petit pays d'à peine quatre millions d'habitants ! Le gouvernement ne parvient pourtant pas à résoudre la question de l'eau potable pour tous !

Ensuite, la question des fosses septiques. L'Etat devrait pourvoir chaque famille d'une fosse septique digne de ce nom. C'est vital pour éviter des maladies. C'est bien de construire quelques belles maisons ici et là mais en matière de salubrité, de santé et d'hygiène publiques, on fait quoi pour le peuple ? Des écoles sans toilettes, c'est inimaginable en Europe. Et on ose vous parler d'émergence et de "pays émergent" d'ici 2025 ! 

La question du plan d'urbanisation est centrale si on ne veut pas laisser des gens construire n'importe où. Il ne faut pas contrarier la nature qui a ses points d'écoulement pour les éléments. Nos routes n'ont même pas de caniveaux dignes de ce nom. Franchement, nous n'avons aucun système d'évacuation des eaux de pluie digne de ce nom. Le gouvernement assiste au chaos et se contente de faire quelques réalisations sans vision d'ensemble. En fait, le Congo n'a pas de politique parce que DANS CE PAYS, IL N'Y A AUCUN HOMME POLITIQUE DIGNE DE CE NOM !

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Pluie Torrentielle

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Denis Sassou Nguesso, le fermier, voulait le tondre comme un mouton, lui faire la peau comme une vache de sa ferme d'Edou. Il a fini par le scalper comme un bison téké ! Le colonel Marcel Ntsourou vient d'être condamné à de la prison ferme par la suprême cour tribale de Denis Sassou Nguesso. C'était la seule façon de le rendre muet et de le réduire à néant après l'avoir rétrogradé. Surtout après qu'il a dit être prêt à tout dire sur les disparus du beach à un juge français. Il sera ensuite dépecé doucement en prison jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que des os. Ntsourou a voulu braver l'éléphantesque Sassou Nguesso, nkani des nkanis, habité par l'esprit absolu du mal ; il l'a payé très cher : sa femme, sa nièce et nombreux des membres de sa famille - sans oublier ses amis, sont en prison. Nous vous épargnons les innocents tués lors de l'assaut de sa résidence. Les éléphants de l'Alima sont des mastodontes à la colère effrayante ; ils ravagent tout sur leur passage : les hommes, l'économie, l'environnement, bref, toute la société est décimée en moins de vingt ans !

Ntsourou est condamné aux travaux forcés par la cour suprême. Il va aller casser des pierres pour que Sassou se construise des villas au bord de l'Alima à partir de sa sueur. Il va trinquer, ramper, transpirer du sang jusqu'à ce qu'il se demande pourquoi il a fait offense au roi d'Oyo, Ndzokou premier ! Il faut casser, briser du Ntsourou jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une loque humaine. Et même à cet état, s'il peut parler, il demeurera nuisible. Va-t-on lui couper la langue ? Lui faire boire une potion qui détruit le cerveau ? Ce n'est pas de la justice mais l'expression même de la haine la plus tenace comme une envie d'humiliation.

Il y a certainement quelque chose de profond qui oppose les deux hommes mais hélas, nous n'en savons rien. Peut-être une femme. Qui sait ? On ne voue pas ainsi aux gémonies un fidèle serviteur de plus de quinze ans sans raison valable. Ce ne sont pas les boucs émissaires à qui coller le petit Hiroshima du 4 mars 2012 qui manquent. Il y a plus que cela. Il y a forcément secret sous haine. Le colonel Marcel Ntsourou n'est certainement pas un Téké comme les autres ; il a quelque chose en plus pour qu'on veuille éteindre sa lumière comme celle d'une torche ardente de Ngo. Certes, il y a sur lui le poids des secrets de la république royale bananière comme les péchés du monde pesaient sur les épaules de Ieshoua Ha Meshia mais il y a autre chose comme une ambition qui a su se dresser face à une autre en montrant qu'elle pouvait aller plus haut, plus loin... Les maîtres du monde en savent peut-être quelque chose, eux, les faiseurs de "gouverneurs noirs"...

Explosions de Mpila: prison ferme pour le colonel Ntsourou

mediaLe colonel Ntsourou

Suites judiciaires des explosions des dépôts de munitions le 4 mars 2012 à Brazzaville : la Cour suprême vient de rendre son arrêt après avoir examiné le pourvoi en cassation émis par le procureur général et a finalement décidé de requalifier la peine de l'ex-numéro 2 des services de renseignements. Elle condamne à la prison ferme le colonel Marcel Ntsourou. La Cour suprême casse ainsi le jugement rendu en septembre dernier, et qui condamnait l'ancien officier à 5 ans de travaux forcés avec sursis.

D’aucuns croyaient l’affaire des explosions du 4 mars 2012 terminée. Mais la Cour suprême vient de casser le jugement rendu en septembre dernier : le colonel Marcel Ntsourou, condamné à 5 ans de travaux forcés avec sursis, écope désormais de 5 ans de prison ferme.

Double peine

Une double peine pour l'ex-numéro 2 des services de renseignement puisqu'il est déjà derrière les barreaux depuis mi-décembre suite aux affrontements qui se sont déroulés autour de sa résidence. Une affaire pour laquelle il n’a d'ailleurs pas encore été jugé.

Mais la procédure et les batailles judiciaires sont loin d’être terminées. Pour Maître Yvon Eric Ibouanga, avocat du colonel Marcel Ntsourou, l'ancien officier va introduire une opposition contre cet arrêt de la Cour suprême car le pourvoi en cassation a été émis en violation de l'article 507 du code de procédure pénale.

« Pas de sursis en matière criminelle »

Joint par RFI, le ministre congolais de la Justice se réfère également à la loi. Aimé-Emmanuel Yoka affirme que « si la Cour a révoqué le sursis, elle n'a fait qu'appliquer la loi. Dans notre système de répression au Congo, il n'y a pas de sursis en matière criminelle… Or, les travaux forcés sont une peine criminelle. »

Pape_Vaudou.jpgEn matière d'éducation et de de culture, il n'est pas nécessaire d'aller chercher l'inspiration et l'exemple très loin. Il suffit de voir certaines expériences intéressantes en Afrique même comme pour dire que le message que nous portons sur le kimuntu et sur l'installation d'assises éducatives proprement africaines porte ses fruits mais l'arbre commence toujours par fleurir ailleurs, chez les autres - jamais chez nous. Le Bénin vient d'ouvrir la première école traditionnelle Hwendo qui enseigne bien sûr les programmes officiels de l'académie du Bénin tout en y ajoutant une dose de culture traditionnelle - notamment vodun. Lorsqu'on commence en primaire, c'est une excellente chose ; il faudra ensuite prévoir des formations plus consistantes pour le collège, le lycée et même l'université.

L'exemple de l'école Hwendo est à suivre et à imiter de façon à l'améliorer. Nous avons aussi de puissantes traditions qui peuvent être enseignées à nos enfants. Nous gardons l'espoir demain de reproduire au Congo le modèle béninois en l'améliorant.

Il est temps que l'Afrique apprenne à enseigner une culture qui lui ressemble et non à prostituer volontairement ses enfants à des cultures allogènes qui ne nous réussissent pas et surtout, qui nous maintiennent dans une sorte d'esclavage spirituel, le pire de tous. Si l'Afrique est le berceau de l'humanité, alors on y trouve aussi le berceau universel de la culture, le lit sur lequel dorment tous les mystères, le terreau de tout vrai occultisme et les germes de la véritable haute spiritualité. Si nous sacrifions notre culture à l'autel de celle de l'étranger, c'est que nous n'avons rien compris à l'histoire de l'humanité. Le savoir ésotérique, le vrai, est né en Afrique. 

Vous, mes 452 abonnés, et tous ceux qui me lisent au quotidien, pouvez témoigner de mes écrits qui sont datés. Je prêche le fait que nous ne pouvons pas continuer à enseigner à nos enfants une culture purement exogène et extravertie. Il est temps de revenir à nos racines, de nous recentrer sur nous-mêmes. C'est la voie qui conduira à la libération spirituelle de l'Afrique. Aucun peuple ne peut se développer à proprement parler sans cultiver ses propres valeurs endogènes.

                         LION DE MAKANDA MWAN' MINZUMB'



COMMENTAIRE : Nous nous excusons de ne pas avoir publié cet article plus tôt. Le Lion de Makanda possède une dizaine d'adresses de messageries. Il est donc difficile d'être à jour partout. En dépit du retard de parution, nous estimons que le thème soulevé dans cet article est toujours d'actualité. Aussi, nous le publions car consacrer une seule journée à la Femme ne suffit pas : il faut consacrer toute une année voire toute une vie à la femme, notre mère, notre soeur, notre épouse. En étant plus proche de la vie par la maternité, nous disons que celle qui est mère de l'humanité est plus proche de Dieu que l'homme. C'est peut-être pour cela que le MAL AU MASCULIN la persécute et l'écarte des hautes sphères publiques où elle serait plus portée à faire le BIEN et à mieux servir la société que son alter ego au masculin qui joue de sa testostérone pour la maintenir bien au dessous de lui.

 Procréatrice, la femme est plus sensible à l'oeuvre de protection et d'éducation de l'être humain que monsieur "muscles" plus porté vers la guerre et la destruction. Chez les Bantous, nous l'honorons au travers du matriarcat et de la logique lignagère en attribuant à chaque enfant le clan de sa mère et en la plaçant au centre du système de parenté. La femme porte en elle la potentialité de la vie humaine à l'infini. 

                              LION DE MAKANDA MWAN MINZUMB'

JOURNÉE DE LA FEMME: Marie Louise ABIA, contre la sous représentativité de la femme congolaise en politique

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marie-louise-abia-dec2013.jpegMarie-Louise ABIA est née en 1964 à Dolisie au Congo-Brazzaville. Elle a fait ses études  d'anglais à l'Université Marien Ngouabi.  Elle vit actuellement à Londres  avec sa famille. Elle fait partie de l'Association « Femmes 2000 » qui participe à la prévention et à la lutte contre le sida.

Marie Louise ABIA, une femme activiste et engagée dans de multiples manifestations dénonçant la brutalité du pouvoir et la gouvernance anti-démocratique au Congo-Brazzaville. Mais aussi une écrivaine passionnée des fléaux sociétaux du monde moderne (1). Au sein de la Diaspora congolaise de France et de Londres, elle n’est plus à présenter. Mais qui est-elle réellement et quel sens donne t- elle à l’engagement des femmes congolaise en politique ?

Comme beaucoup d’entre elles, Marie Louise ABIA est une mère de famille de 49 ans qui allie parfaitement son activisme et sa vie familiale, une universitaire qui a fait ses études à l’université Marien Ngouabi puis à l’Université de Valencienne. C’est dire que c’est simplement une femme contemporaine qui tente de tenir ensemble toutes les dimensions de son existence. Et puis, par-delà ces différences, elle tente de donner son avis dans une société congolaise où la culture de l’exclusion et la minimisation de la femme est courante.

Pourtant cela ne l’effraie guère, au contraire, au-delà de l’écœurement et du sexisme ambiant dans le milieu politique congolais, elle veut passer un message de paix qui prône l’implication de la femme congolaise dans le processus de lutte contre toutes formes d’extrémisme. Elle pense que la femme congolaise doit jouer son rôle de médiatrice de conflit pour donner une nouvelle dimension à la recherche de la paix et de l’harmonie au sein d’une société congolaise désarticulée.  Elle reste convaincue, par sa force de conviction et son abnégation, que si plus de femmes participaient effectivement à la vie la politique, l’existence et la gestion des conflits seront différentes.

Seulement, faudrait-il que la femme congolaise prenne conscience de la mesure de ses compétences. Elle doit énergiquement refuser la chosification de sa personne, et dénoncer courageusement les clichés qui la cloisonnent dans des postes qui insultent son intelligence, ses capacités et ses compétences.

Sans critiquer ni fustiger la vieille garde des femmes de l’URFC, elle pense que pour pouvoir s’imposer sur l’échiquier politique et peser de tout leur poids, « les femmes congolaises doivent absolument cesser de se comporter comme des kleenex à usage multiple dont les hommes se servent ignoblement, moyennant billets de banque volés à la nation. »

Selon elle, pour pallier à la sous-représentativité des femmes congolaises dans les structures politiques congolaises, une mutualisation féminine est nécessaire – sans tomber dans le féminisme – afin de renforcer le rôle de la femme congolaise dans sa société, et lui conférer un certain niveau d'indépendance socioéconomique lui permettant d’agir en actrice sociale totalement libre de ses pensées et capable de s’assumer. Convaincue que la femme congolaise est capable de montrer une nouvelle image d’elle-même, en allant puiser son énergie au plus profond de son engagement envers ce qui est bon pour l’humanité, Marie-Louise ABIA est optimiste et croit que la passion des mères et filles du Congo fera triompher et régner la justice au Congo, en dépit des difficultés et des barrières rencontrées à ce jour.

Elle pense que la femme congolaise devrait prendre conscience et cesser de n’être que « la femme du député, la secrétaire du ministre, etc. », une position subalterne qui, de facto, rend l’homme politique congolais inconscient et le place dans une position de maître absolu, d’où il conduit les destins et destinées des congolais comme un aveugle ivre.

Tout lucide qu’elle soit sur le caractère hostile, pervers, et parfois même violent, du milieu politique congolais où la femme est plus considérée comme un objet sexuel que comme une partenaire, elle garde espoir que même dans cette société culturellement misogyne, la femme congolaise saura trouver la force en elle de se réveiller, de se lever, de combattre les clichés qui l’affaiblissent et l’avilissent, et imposera son émancipation, en ayant pour leitmotive, la devise : « A compétence égale reconnaissance égale »

 

Jean-Claude BERI.

(1)    Ses livres, ci-dessous, sont disponibles sur commande dans toute librairie, sur internet, et sur son blog : http://marielouiseabia.blogspot.co.uk/

-          Afrique alerte à la bombe (essai)

-          Homme et femme Dieu les créa (roman)

-          Bienvenue au royaume du sida (roman)

 

 

COMMENTAIRE : Denis Sassou Nguesso ne gère pas le pétrole comme une ressource stratégique nationale mais comme une propriété privée - allant jusqu'à distribuer des lots à ses parents pour éteindre les tensions exacerbées par la cupidité des uns et des autres au sein des sous-clans dans le grand clan mbochi. Tout le pétrole produit au Congo n'est même pas comptabilisé puisque nous ne savons que ce que TOTAL exploite, le reste échappant aux statistiques nationales - sans que personne ne dise quoi que ce soit.

Sous Pascal Lissouba, le pétrole était une ressource stratégique qu'un individu ne pouvait pas exploiter à titre individuel et privé. En tout cas, ce n'est plus le cas aujourd'hui où de nombreux compatriotes mbochis se sont lancés avec l'aval du grand ndzokou à l'exploitation privée d'une ressource stratégique nationale.

Et ça vous étonne que notre budget soit tronqué, que 90% des revenus du pays appartiennent à l'économie souterraine ? Toute cette anarchie doit s'arrêter !  Comment s'étonner alors que la Confrérie des Lissoubistes rêve d'une unité du sud pour reprendre le pouvoir aux nordistes ? Nous ne sommes pas sortis de l'auberge politique qui pue l'ethnie depuis plus de cinquante ans et il y a de fortes chances que ça continue encore si nous n'arrivons pas à arrêter cette machine "républicaine" à produire des inégalités...

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Voici un article de la presse internationale africaine qui vous permet de comprendre que même lorsque la politique s'emploie à résoudre des conflits, cela n'arrête pas le business et les hommes d'affaires véreux. Au contraire. Dans un flou politique plus qu'artistique, les affaires louches fonctionnent très bien puisque l'attention est fixée ailleurs. PLUS, IL Y A DU DESORDRE, PLUS ON PILLE ! Nous avons, par ailleurs, dit que Denis Sassou Nguesso ne s'impliquait pas dans la crise centrafricaine par pur humanisme : il a des gros intérêts en république centrafricaine.

Dans un article de la Lettre du Continent, nous ne sommes donc pas surpris de voir qu'un proche du président Denis Sassou Nguesso soit en affaires avec un ex-Séléka recyclé par la présidente par intérim de la RCA, Catherine Samba-Panza. Peut-être sous le conseil de notre mastodonte national. Qui sait ? Quoi qu'il en soit, ce monsieur, Abdoulaye Hissène, leader de la Convention des Patriotes pour la justice et la Paix (CPJP), conseiller chargé du sport et de la jeunesse auprès de la présidente par intérim Cathérine Samba Panza, vient d'escroquer Gaston Claude Bambi de la somme de 150.000 euros pour un hypothétique trafic de diamants centrafricains.

Déjà que nous avons du mal à comprendre pourquoi madame Catherine Samba Panza s'encombre d'un pareil escroc, nous avons la preuve que les préoccupations des hommes politiques africains ne semblent pas renvoyer à la défense des intérêts du peuple mais plutôt à  leurs propres profits.

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COMMENTAIRE : Voici un nouveau texte de la très controversée Confrérie des Lissoubistes qui semble prôner une politique non pas basée sur des idées mais sur un regroupement ethnorégional en rendant un hommage à Georges Yambot qui permit en 1958 l'élection de l'abbé Fulbert Youlou, originaire du Pool, à la présidence de la république au détriment de Jacques Opangault qui fut du nord - alors qu'il appartenait au parti de ce dernier. En somme, la Confrérie des Lissoubistes rend hommage à un traître mais, il y a un mais, en politique, les hommes n'ont-ils pas le droit de changer de camp selon l'idéologie qui les anime ? Pour notre part, nous prêchons la dignité et la noblesse de notre engagement - quitte à ne pas entrer dans l'histoire...

Ce texte n'engage pas le Lion De Makanda dont les idées sont pour une alliance trans-ethnique sur la base de la communauté d'idées et de projets et non pour des regroupements basés les similtudes identitaires qui n'honorent pas la république.

Au nom de la liberté d'expression et de la libération de la parole, nous publions ce texte à la demande de la Confrérie des Lissoubistes qui a pourtant son propre site et sa propre page Facebook. Toutes les idées, toutes les idéologies - ont droit de cité dans la mesure où il vaut mieux les connaître pour les combattre et, le droit à l'expression est pour nous le premier des droits démocratiques. Vous pouvez répondre à la Confrérie des Lissoubistes si vous en ressentez le besoin. Ce texte est publié sur leur site et sur leur page Facebook.

Ce qui tue le Congo, c'est ce genre de vision rétrograde en terme de "Niboland", de "Pool", de "Nord", de "Sud". En disant cela, je ne m'adresse pas qu'à la Confrérie des Lissoubistes qui n'a pas inventé le tribalisme puisqu'il remonte comme vous le voyez au travers de cet hommage à la naissance même de notre république ethnisée. Il est évident que ce genre de raisonnement hostile à l'identité républicaine est contraire aux idéaux auxquels nous tendons mais en bon voltairien de la pensée, nous le publions en faisant savoir que ce qui fut valable dans un contexte où le regroupement politique ne dépendait pas de la proximité des idées et des projets devrait être dépassé aujourd'hui. Hélas, Sassou via son P.C.T. et sa politique ethnique, continue à être dépositaire des idées auxquelles rend hommage la Confrérie des Lissoubistes qui ne devrait pas avoir besoin de DNCB pour véhiculer ses propres idées.

Conclusion, nous ne sommes pas sortis de l'ethnodiscrimination, du tribalisme et de toutes ces idéologies qui regardent celui qui ne nous est pas proche identitairement en chien de faïence. Ce texte est la preuve qu'il existe encore dans notre pays de part et d'autre une hostilité républicaine qui surfe sur la nostalgie de l'histoire là où nous devrions avoir une fraternité républicaine. Nous renvoyons dos à dos et Sassou avec son PCT et la Confrérie des Lissoubistes dont nous ignorons le véritable leader : en effet, ils surfent tous sur les mêmes hantises du passé et c'est l'histoire du Congo qui en pâtit.

Vous avez donc la possibilité de répondre directement à ces occultistes qui parlent encore un langage "séparatiste" et "régionalo-grégarisant" - sur leur propre site et sur leur propre page Facebook. 

                    LION DE MAKANDA


logoconfHommage à Georges Yambot (1913-1992)

Il est des individus qui de par leurs décisions et choix politiques déterminent le sort de l’histoire. Ainsi, selon que la décision ou le choix politique à une portée nationale ou non, ces individus entrent ou non dans l’histoire. Cela semble être le cas de Georges Yambot.

 

Qui est Georges Yambot ? Beaucoup de congolais ne savent pas qui est ce grand personnage qui scella l'alliance du Pool et du Niboland en permettant à Fulbert Youlou de devenir le premier président de la jeune République du  Congo-Brazzaville.

 

Georges Yambot fut député du Mouvement Socialiste Africain, originaire du Grand Niari, décida de voter pour Fulbert Youlou, un fils du Pool, et donc du Sud, au détriment du leader de son parti originaire de la Cuvette centrale.

 

Au-delà des tractations et autres manœuvres politiques, ce qui a sans doute prévalu dans le choix de Georges Yambot, c’est sans doute la proximité géographique et la même origine historique que l’abbé Fulbert Youlou.

 

Eh oui! Nos amis et frères du Pool doivent savoir que si le premier président congolais fut du Pool, c'est grâce à un Nibolek du nom de Georges Yambot car à cette époque, il n’y avait aucune difficulté pour les cadres du Grand Niari, y compris du Kouilou, de soutenir un descendant du royaume Kongo, en la personne de Fulbert Youlou.

 

C'était le 25 novembre 1958 que s'ouvrit à Pointe-Noire, capitale du Moyen-Congo, la session de l'Assemblée territoriale prévue pour la mise en place des nouvelles institutions. Le député du MSA du Niari a fait défection à son parti en octobre 1958 pour rejoindre l'UDDIA ;

 

Par cette défection, le député Georges Yambot apporta l'unique voix de majorité permettant à Youlou de totaliser 23 voix contre 22 à Jacques Opangault.

 

L’élection de l’abbé Fulbert Youlou est donc un symbole de l’unité du Sud, de l’unité des originaires du royaume Kongo. Ce lien entre le Pool et le Grand Niari a perduré au-delà de l’abbé Fulbert Youlou, puisque Pascal LISSOUBA, premier de notre lignée, a été un des plus grands soutiens du Président Alphonse Massamba-Débat.

 

Il est important pour les jeunes générations de comprendre le lien indéfectible qui lie le Pool au Niboland. Georges Yambot nous a montré la voie, il nous appartient maintenant de continuer cette œuvre afin de construire le Congo dans l'unité et la paix.

 

Ainsi dit Chantal  Moussirou Sœur Lissoubiste www.confli.com

 

 

Mon cher Mwangou,

Bonjour.

Comme toujours, tu nous laisses des commentaires avisés. Nous saluons le fait que nous ayons de nouveaux agrégés congolais en sciences économiques mais tu as mis le doigt sur l’essentiel puisque ce qu’ils vont enseigner ne sera qu’une imitation de ce qu’ils auront appris des banques de données de savoir et de savoir-faire de l’occident ; ils vont transmettre ce qu'ils ont consommé, à savoir, de la science économique made in Occident. Oui, nous consommons de la connaissance, la chose la plus facile à inventer, puisque son terreau – la nature - est là, donné, jeté, livré à notre observation, à notre intelligence, comme on consomme de la tomate importée ou comme on se rue sur du bœuf d’importation. C’est comme si toute ton imagination avait été mise dans un bocal pour t’empêcher de penser la réalité puisque  dans le bocal, l’occident y a placé les « ombres » de la caverne de Platon sur lesquelles nous nous concentrons. Or, hors du bocal, qu’y a-t-il ? La réalité, la vraie, celle sur laquelle on devrait coller une certaine conception qui lui sied comme une seconde peau.

La science économique n’a pas prévu la crise des subprimes aux Etats-Unis – là où une journaliste américaine l’a vue venir ; ce qui pose des questions car il n’y a SCIENCE que là où il est possible de prévoir en tenant compte des lois du réel. C’est pour cela qu’il est impossible de parler de « sciences sociales » ou de « sciences de l’histoire ».

Nous devons booster notre recherche et l’orienter vers des objectifs spécifiques – sans pour autant se départir des avancées de la science occidentale. IL EST TEMPS DE PRODUIRE NOTRE PROPRE CONNAISSANCE SCIENTIFIQUE COMME NOS MERES PRODUISENT LEUR PROPRE MANIOC. Certes, la production de la connaissance a un prix : eh bien, nous avons de l'argent. Pourquoi ne pas investir ce qu'il faut pour atteindre cet objectif ? Quelle est la place de l'Afrique en matière d'inventivité scientifique et technologique ? Il suffit de regarder du côté du dépôt des brevets d'invention...

Les sciences sociales ou économiques de l’Occident véhiculent ses valeurs, ses vices aussi, sa vision du monde de domination, de consommation frénétique de la substance du monde qui s’épuise très vite juste pour que quelques-uns aient des bouts de papier avec des zéros sur leurs comptes. Qui a dit que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ? On ne ruine pas seulement sa propre âme mais aussi celle d’autrui, celles de milliards d’habitants. En Europe, l’eau est intoxiquée parce qu’on la nettoie pour la rendre incolore à l’aluminium ; or l’aluminium se fixe et s’accumule au niveau du cerveau provoquant à la longue la maladie d’Alzheimer qu’on trouve surtout en Europe. Même les tétines des bébés contiennent des substances toxiques. C’est pourquoi je dis qu’il est temps d’arrêter de copier aveuglément la culture occidentale. N’avons-nous pas notre propre libre-arbitre ?

Lorsque l'on étudie le formidable développement économique et industriel de la Chine, combien se souviennent que ce pays a vécu sous Mao en autarcie avec des embargos de toutes sortes ? Les Chinois ont une vieille culture scientifique qu'ils ont réactualisée pour produire leur propre science moderne. Par ailleurs, les meilleurs étudiants chinois restent en Chine où la sélection dans les écoles d'ingénieurs et les grandes universités est rude. Quand un étudiant chinois vient dans une université occidentale, c'est qu'il a échoué aux tests de sélection dans son pays. Conséquence : la Chine produit des barrages, des ponts, des infrastructures dignes de ce nom et nous, nous consommons de la connaissance et du savoir-faire chinois actualisés (Imboulou, immeubles d'Etat, etc). Certes, les Chinois ont dans certains domaines du retard sur l'Europe mais nous savons tous qu'il n'en sera pas toujours de même dans cinq ou dix ans.  

IL NOUS FAUT PASSER DE CONSOMMATEUR A PRODUCTEUR DE CONNAISSANCES ET DE SAVOIR-FAIRE. Où sont donc nos écoles d'ingénieurs au Congo ? Avons-nous seulement au Congo une seule école d'ingénieur ? L'INGENIERIE EXPLOITE LE SAVOIR POUR LE TRANSFORMER EN SAVOIR-FAIRE. J'ai proposé l'idée de pôles universitaires dans lesquels on grefferait des écoles d'ingénieurs. Il faudra remonter en amont pour restructurer l'éducation nationale ; avec une nature aussi riche, il faut que les enfants sortent de temps en temps des classes pour éveiller leur curiosité. Nous constatons que des ingénieurs comme Tsengué-Tsengué ne sont pas encouragés - alors qu'ils constituent le socle à partir duquel nous pouvons bâtir notre propre savoir-faire. Au niveau de l'UPIERAD, nous sommes pour une coopération sud-sud, afro-africaine pour le partage des expériences enrichissantes au niveau continental. Il existe par exemple au Togo une expérience sur le domaine de l'intégration agricole très intéressante que l'on peut copier au lieu de toujours privilégier l'Occident.

 

Le terme ECONOMIE si on le prend au sens vulgaire veut dire « parcimonie », dépense contenue pour préserver un capital – notamment matériel, environnemental, voire humain. Or l’économie moderne travaille et encourage une industrialisation effrénée qui finira à la longue par épuiser toutes les richesses de la planète. L’économie moderne est bâtie sur la gloutonnerie, l’envie de produire pour produire – même lorsqu’il y a déjà sur le marché trop de choses à consommer ; elle est donc en contradiction avec le bon sens. A quoi correspond le concept "croissance" quand 20% de l'humanité consomment 80% des ressources de la planète ? Qu'est-ce qui croit et correspond vraiment à ce concept ? Les comptes en banques des actionnaires qui investissent leur argent ? La destruction de la planète ? L'appétit de l'occident pour nos matières premières ? La crédulité des consommateurs du monde entier bernés à coups de publicités et d'opérations de marketing ?

L'économie est, à mon humble avis, la science qui calcule et prévoit les besoins humains à leur juste valeur pour définir une production qui préserve la planète. On produit trop de choses superflues et derrière, on vous embrouille le cerveau avec du marketing pour que tu aies trop d’appareils surtout numériques qui font souvent les mêmes choses…

Img_Menga.jpgCongo-Brazzaville : Les infrastructures en question chez l’homo Africanus déficient de type Congolais

Par N’tekolo Menga

Que dit-on des catégories humaines en déficience chronique des savoirs intelligents ?

Que sait-on génétiquement des peuplades quasi inexistantes dont le réflexe mental dominant est la propension morbide à l’auto-destruction ?

Que doit-on penser des civilisations mortes du fait de l’incapacité à s’adapter – quand il semble impossible de les surmonter- aux contraintes qu’impose la domination des puissants ?

C’est rare, dans l’histoire de l’humanité, de voir à quel point l’incompétence élevée au rang de médiocrité peut autant aliéner ce qui pour l’espèce humaine fait la différence d’avec les autres mammifères : l’intelligence. C’est d’une telle évidence que le rideau de l’obscurantisme n’a pas fini de subir les assauts foudroyants des progrès tant scientifiques, technologiques que de l’efficience  de toutes ces formes de management des organisations.

Où sont passés les savoirs, les savoir-faire, la mémoire des expériences fabuleuses des temps immémoriaux ? Le simple bon sens est chose tellement rare que faire figure de sage dans ce pays qu’est le Congo est perçu comme une possession suspecte qui frise la sorcellerie.

Où sont-ils tous ces savants, philosophes, docteurs ès Sciences ou ès Lettres, ingénieurs de tout calibre… ? Toutes ces compétences formées dans les plus grandes et prestigieuses écoles que compte cette planète. Tous ces experts qui ne manquent pas la moindre occasion pour brandir d’autorité leurs titres pompeux, grandiloquents et ronflants de Docteur, Maître de conférences, Professeur puis tout le tralala étouffant des grades et fonctions soporifiques, comme si cela suffisait pour changer le monde.

Notre monde africain qui ne représente toujours rien, en tout cas très peu à la marge, une infime petite chose faite de vestiges anthropologiques sans intérêt, sauf ce qui n’est pas Nous, Africains : les ressources du sous-sol naturel que les autres savent mieux apprécier et la valeur et l’importance pour assurer le progrès de leur bien-être. Nous ne sommes nulle part quand il est question de performances dans ce qui fait le meilleur qui distingue les contemporains : science, technique, technologie, arts et cultures.

Personne à ce jour ne saurait dire ce que ces arrogants et illustres pédants ont pu apporter à la vie tout simplement si leurs semblables continuent, des siècles durant, de se  vautrer dans la fange de l’ignorance déshonorante.

Bien malin qui serait en mesure de dire ce que sera l’Afrique, non, plutôt les Africains dans un avenir plus ou moins long. Peut-être rien de plus que des spécimens dans des réserves écologiques pour en témoigner la trace de l’existence de l’homo africanus des temps modernes aux générations à venir. A ce rythme, eu égard à la densité anormalement élevée de l’insouciance et pire de l’inconscience maladive caractéristique d’une espèce en voie de disparition, l’Afrique développée qu’on annonce en grande pompe risque de ne pas être africaine. La médiocrité ambiante des élites africaines ne peut en aucun cas laisser place à une civilisation d’émergence fruit d’une intelligence structurée, digne de respect pour les autres sociétaires de l’espace monde.

Dans ces conditions, quelle infrastructure peut-on réaliser sur le continent Noir qui vaille bien la peine ? Aucune. Les seules et véritables infrastructures qui valorisent sont celles qui structurent l’esprit par le formatage du cerveau.

Ce ne sont pas, a priori, les routes, autoroutes, ponts et autres aéroports qui fondent les bases de la civilisation. Mais, les savoirs et les savoir-faire acquis, l’ingéniosité et l’agilité intellectuelle du genre humain qui justement imagine, invente, conçoit, met en œuvre et entretien puis détruit et reconstruit en fonction des besoins de son époque. C’est le génie humain qui constitue l’infrastructure de base. C’est elle qui engendre les autres, toutes relatives.

Avec un cerveau bien fait, tout devient possible. Le développement prend corps dans le mental du « Citoyen Développeur », véritable artiste et artisan de l’œuvre transformatrice : les échangeurs, les autoroutes, les routes, les villes et les entreprises du progrès sortent de terre comme des champignons dès lors que la conjoncture s’y prête. Plus d’effort surhumain n’est nécessaire pour penser et produire du changement qualitatif. Par le travail normalement mené et rendu, s’opèrent les miracles fortement marqués par l’empreinte de l’homme bien-pensant et acteur agissant, faiseur de progrès.

Au Congo, comme un peu partout en Afrique, règne une atmosphère étrange et bizarre, notamment dans la haute sphère de ce qui tient lieu d’embryon d’Etat. Des personnages  dont le profil intellectuel et mental ne trouve, à travers l’histoire de l’humanité intelligente, des références comparables. Ils se prennent pour des bâtisseurs… infatigables, ajoutent-ils pour bien paraître. Rien d’étonnant.  Quand on sait combien les gens en déficit de culture référencée sont attachés aux oripeaux que confèrent les étiquettes d’apparat.

Qu’observe-t-on en jetant un regard nu sur l’environnement physique de vie des Congolais et leur chef orgueilleux débordant de suffisance ? Il est fait de nids de poule (trous) sur les rues et avenues, elles-mêmes jonchées d’immondices et toutes sortes de décharges qui rendent les villes et les villages insalubres ; des villes mal ou non urbanisées, à 90% formées de ghettos, etc…

Triste constat pour établir un lien de causalité quant au cerveau de l’homo africanus de type congolais. Justement, si le résultat de la production de l’humain reflète l’état et la structure de son cerveau, alors, il va sans dire que dans la tête de nos « bâtisseurs infatigables » siègent mieux ronflent des cerveaux fait de nids de poule, d’immondices, des désordres organisationnels dont les reflets visibles se traduisent par toutes les pourritures que charrient nos cités.

Faut-il en conclure qu’un avenir est impossible pour le Continent Africain ? Non. Un avenir est possible, si l’on se convainc du dicton que c’est au milieu des ténèbres que jaillit la lumière.

Mais tout de même, il faudra s’assurer de l’extinction de la race « d’intellectuels africains » du genre Obenga Théophile et Cie, qui pour assurer leurs petits soucis bassement alimentaires, sont prêts à vendre leur âme pétrie à la sauce ethnique, donc incapable de jugement libre et intelligent.

Que vive l’Afrique… intelligente.

Publié à Brazzaville, le 13 mars 2014.

 

 

 

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CONGO : PRESENTATION

CONGO : INFOS SUR LE PAYS :
Superficie: 342 000 Km2
Population: 4 012 809 hab
Densité: 11,7 Hab/Km2
Capitale Politique: Brazzaville
Cité Economique: Pointe-Noire
Régime: Présidentiel

Langues: Français (officielle), Lingala, Kituba
Littoral: 169 Km Côte Atlantique
Port maritime: en EAU profonde
Monnaie: FCFA (1€=655.57F)
P.I.B/Habitant: $4000
Réseau ferroviare: 795 Km
Emission CO2 /Hab: 0,64 tonnes
Nb de postes TV /1000 hab: 13
Nb de lignes fixes /1000 hab: 5
Usagers Internet /1000 hab: 38
Indicatif Téléphonique: +242
Domaine Internet: .CG
Fête Nationale: 15 Août
Indépendance: 15 Août 1960
Devise: Unité/Travail/Progrès
Fuseau Horaire: UTC +1
Taux d'Alphabétisation: 92,1
Principales richesses: Pétrole, Bois, Potasse, Or, Diamant...
Frontières: 5 504 Km
Pays voisins: Angola, Gabon, Cameroun, Centrafrique, RDCongo (Ex. Zaire)
Nb de Régions: 12
Autres villes:
Dolisie, Ouesso, Nkayi, Owando, Impfondo, Gamboma, Djambala, Oyo...

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NOM COMPLET : Mouvimat IBOUANGA LOUNDOU
NOM  ADMINISTRATIF : IBOUANGA
PSEUDO: Lion de MAKANDA
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CLAN TRADITIONNEL : MAKANDA
PASSIONS : LANGUES MORTES,
CIVILISATIONS ANCIENNES,
LITTERATURE, INFORMATIQUE,
 EGYPTOLOGIE,  RELIGIONS,
SPIRITUALITE, CHOSES CACHEES,
SCIENCES (PHYSIQUES ET METAPHYSIQUES).
NATIONALITE : AFRICAINE
MICRO-NATIONALITE : CONGOLAISE
TRES DOMINANT DE CARACTERE : IDEALISTE

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Claudia&Sassou&Footeux

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SassouDevantPresse

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Il y a tout de même de la beauté en Afrique

en général et au Congo en particulier...

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