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CONGO, MON COMBAT POUR LA LIBERTE (LDM) 
"CEUX QUI PROFITENT DE L'INJUSTICE D'UN SYSTEME SONT PEU ENCLINS A DENONCER SON CARACTERE INIQUE. IL FAUT SE BATTRE POUR QUE S'INSTAURE UNE VERITABLE JUSTICE SOCIALE AU CONGO. ET L'ETAPE PREMIERE DU COMBAT CONTRE L'INJUSTICE EST SA DEMONSTRATION ET SA DENONCIATION. LA DEMOCRATIE N'EST QUE FILLE DE LA JUSTICE SOCIALE."
LION DE MAKANDA
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COMMENTAIRE : Nous avons déjà dit que le clan Sassou & Nguesso ne lâchera le pouvoir que lorsqu'il ne restera plus rien à voler : plus de pétrole, plus de bois, d'or, de diamant, de potasse, etc. Ils détournent l'argent public et nous laisse des dettes pour mieux vendre le pays aux Chinois et aux étrangers. On se demande par ailleurs qui héritera de cette dette abyssale quand Modeste Boukadia énonce proverbialement que les enfants du mariage entre le nord et le sud appartiennent au sud. Assumera-t-il aussi les dettes colossales que Denis Sassou Nguesso va lui laisser ? Non seulement ils détournent l'argent public tout en nous endettant mais ils diffusent aussi de la fausse monnaie en lieu et place des vrais billets de banque. Ces boukouteurs infatigables doivent être stoppés avant le pire.

Comment expliquer qu'un pays qui a plus de 3000 milliards de francs cfa de surliquidités à la BEAC au Cameroun, soit la plus grande portion de réserve de cash des pays de la communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, s'endette de 750 milliards de francs cfa ? Que fait donc le régime des crocodiles de l'Alima avec cet argent non budgétisé ? Souvenez-vous qu'après le petit Hiroshima du 4 mars 2012 provoqué par le ndzokou himself, le budget de l'Etat a été miraculeusement augmenté de 400 milliards de francs cfa !

SI RIEN N'EST FAIT, NOUS CRAIGNONS QU'IL N'Y AIT QU'UN SEUL AVENIR AU CONGO QUAND LE PAYS SERA COMPLETEMENT RUINE : LA GUERRE CIVILE. CE N'EST PAS PARCE QUE NOUS NE SERONS PLUS LA DANS VINGT, TRENTE OU CINQUANTE ANS QU'IL NE FAUT PAS S'EN INQUIETER ! SI RIEN N'EST FAIT POUR ENRAYER LA MARCHE VERS LA DECADENCE ET LA DESTRUCTION DU PAYS, NOUS N'AURONS QU'UN SEUL CHEMIN D'AVENIR : LA GUERRE CIVILE !

Retenez que je dis toujours les choses longtemps à l'avance avant les autres. A vous, mes chers lecteurs, n'avais-je pas prédit que Denis Sassou Nguesso allait provoquer des troubles dans le but de rendre le pays ingouvernable - sans lui ? 4 mars 2012, arrestation du colonel Marcel Ntsourou, problèmes frontaliers avec l'Angola (Cabinda), expulsion sauvage de nos frères de la RDC, y compris madame Ebina qui est pourtant naturalisée congolais au travers des liens du mariage. Et ce n'est pas encore fini car nos sources relèvent que Sassou accueille les ex-Séléka au nord où des troubles avaient déjà apparu lors de la mort de cet officier de la RDC !  Au nord, il y a tant d'armes et de mercenaires au centimètre carré : Rwandais, Burundais, Ougandais, ex-Sélékas, ex-Faz, mercenaires venus de Tsambitso, etc. Et il y a déjà eu des incidents à Owando. J'avais prédit que les troubles partiraient encore ce coup-ci du nord. Wait and see.

En lisant l'article de Rigobert Ossébi que je mets en ligne, j'ai une curieuse sensation : et si pour mieux nous enfoncer, Denis Sassou Nguesso faisait emprunter son propre argent au Congo à travers les SPV (Special-Purpose-Vehicle) ? Pensez-y, mes frères ! L'homme est cupide ! Si cupide qu'il est insatiable !  Et comme il en veut toujours, il n'arrête pas d'inventer de nouvelles façons d'arnaquer le Congo. Cet homme est-il vraiment un Congolais ? Bien sûr, sur le papier, il l'est ! Mais dans son coeur ? Qui connaît l'histoire de ce mastodonte en dehors de ce qu'il veut bien nous en dire ?

                                                        *

L’insatiable goinfrerie des vautours qui nous gouvernent !

Denis Sassou Nguesso, ses mioches et ses sbires n’auront de cesse que le peuple congolais mécontent les chasse ou qu’ils aient ruiné notre pays définitivement.

Non-contents d’avoir fait réaliser à crédit par la Chine tous les travaux, inutiles pour la plupart,  dont ils se vantent ; non contents de détourner les ressources pétrolières et forestières du pays comme si elles étaient leurs biens propres ; non contents d’avoir mis sous leur tutelle tous les marchés et contrats rentables qui pourraient encourager le développement d’une vie économique, ces sangsues viennent de mettre au point un système pour avoir encore plus de « cash » tout de suite et couler le Congo plus vite encore par le fond.

Le Congo, tout le monde le sait maintenant, est quasiment le pire pays au monde pour faire des affaires suivant le classement « Doing Business » de la Banque Mondiale. Curieusement, on ne sait encore par quelle magie, Fitch Ratings, seule agence de notations à le faire, avait pris le risque plutôt que l’initiative, de « noter » l’Etat voyou. Curieusement, une assez bonne note « B+ », confirmée le 3 avril 2014, devait permettre aux pillards et pilleurs, qui sont à notre tête, d’aller sur les marchés financiers gruger le chaland.

Bien entendu, ce ne pouvait être un J.P. Morgan ou même une BNP Paribas (qui ne veut plus traiter avec le Congo de Sassou Nguesso) qui aurait pu émettre le milliard et demi de dollars de « credit-linked notes » destiné, selon la documentation, à financer des projets d’infrastructure dans ce pays d’Afrique Centrale. Une obscure  Frontera Capital BV domiciliée aux Pays-Bas s’en est chargée. Curieux montage de notes de crédit, et pas d’obligations, pour une durée moyenne de 6,5 années et qui porteront un intérêt de 6 à 6,5% payable chaque année. Encore une fois, c’est une SPV (special-purpose-vehicle) instrument cher à Sassou-Nguesso et à ses conseillers financiers afin que ses créanciers ne puissent le saisir. La SPV recueille les fonds et ensuite les prête au Congo. (http://mobile.bloomberg.com/news/2014-06-23/congo-republic-raising-1-5-billion-in-credit-linked-note-sale.html )

Des investisseurs sérieux ne sauraient prêter au Congo. Cependant des gérants peu scrupuleux de Fonds d’investissements pourraient se laisser convaincre d’y souscrire défensivement, contre enveloppe bien garnie comme Denis Sassou Nguesso sait si bien le faire.

Alors à quoi pourraient être consacrés ces 750 milliards de FCFA tombés du ciel et qu’il ne remboursera jamais ? Acheter des Sages pour modifier la Constitution ? Payer des armes et des mercenaires pour garder la tête du pays ? Acheter tous les Congolaises et Congolais qui voudront bien se vendre ?

750 milliards de FCFA,  c’est beaucoup d’argent ! Mais une autre question se doit d’être posée : « Pourquoi emprunter pareille somme à 6,5% lorsque l’on prête au total 300 milliards de FCFA sans intérêt à la Côte d’Ivoire, au Niger, à la Guinée, au Centrafrique ? »

Chaque année, cinquante milliards de FCFA devront être payés au titre des intérêts ! Sassou, son Congo les paieront-ils ? Sûrement pas ! In fine, les Congolais devront supporter l’addition !

Voilà comment  les pillards et les pilleurs couleront notre pays par le fond !

Si ces gens restent après 2016, c’est sûr que l’arrêt de mort du Congo sera signé alors !

 

                                          Rigobert OSSEBI

COMMENTAIRE : A travers sa réponse à Marion Michel Madzimba qui a repris la vidéo de la conférence de presse du 10 juin 2014 dans laquelle Modeste Boukadia justifie la création de l'Etat du sud-Congo, c'est à tous les détracteurs de la création de cet Etat que le président du CDRC répond. Nous mettons ce texte en ligne afin qu'il constitue en quelque sorte un droit de réponse. En effet, la démocratie commence par un débat franc où toutes les opinions sont exprimées et débattues pour que les meilleures et les plus sensées triomphent. C'est le sens et l'intérêt de la liberté d'expression. La démarche de Modeste Boukadia selon ses propres termes n'a rien à voir avec "le coq dû" par Sassou. Lisez ses arguments et faites-vous votre propre opinion.

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Modeste-Boukadia-mai09.jpgMon cher Marion Michel Madzimba Ehouango,

Bonjour.

Je voudrais te remercier à nouveau d’avoir mis à disposition la vidéo de la conférence de presse qui pose le problème de fond sinon la solution véritable face aux vieux démons enfouis en nous. Je peux même dire que tu as fait fi de ce que pourraient dire ou penser tes amis en la mettant en ligne, je cite « Je sais que nombre de mes amis désapprouveront (et je les comprends) que je publie cette vidéo de mon frère Boukadia Modeste. » Parce que je sais aussi que cette démarche peut remettre en cause l’ambition qui est la tienne avec tes "amis", si j’ai bien compris la conquête du PCT pour mettre fin à cette politique dévastatrice.

Je sais aussi qu’ayant conseillé Denis Sassou ou du moins avoir été idéologue au sein du PCT, tu connais mieux que quiconque ce que Sassou a fait au Sud du pays et singulièrement dans le Pool puisque si ma mémoire ne me trahit pas, il me semble avoir entendu dire « le Pool ne peut plus se développer avec ce que Sassou a fait là-bas. » Tu comprends mon cher frère Marion Michel que ma position voire cette décision n’obéit pas à une stratégie quelconque mais pose le problème de fond sur l’unité dont chacun se targue de sauver à tout prix.

Si les jeunes ne sont pas édifiés sur les véritables raisons qui nous poussent à cette décision, je crois que le problème se reposera encore et toujours. Donc, il est mieux, comme tu le soulignes fort à propos « Aujourd'hui je connais de nombreux Mbochis qui ne veulent plus de Sassou au pouvoir. Le fait qu'ils aient peur de parler ne fait pas d'eux des complices. » Que toutes les bonnes volontés connaissent ou aient accès à cette conclusion « le Pool ne peut pas se développer avec ce que Sassou a fait là-bas » afin que chacun débatte de manière plus responsable au lieu d’en faire un problème Sassou-Boukadia sous le prétexte d’un coq dû !

Je suis conscient qu’il se dessine une alliance en sous-terrain entre les amis de mon frère Justin Lekoundzou et Mathias Dzon pour le contrôle du PCT. C’est une des raisons de la virulence de certains propos alors que chacun est conscient que l’unité nationale est une unité de façade qui n’a jamais existé. De même pourquoi reconnaître à Sassou le droit à l’existence de l’Etat du Nord Congo qui est un Etat de fait puisque la quasi-totalité du commandement est assuré par les ressortissants de son ethnie ; et ne pas accepter le même droit au Sud Congo ?

Notre démarche consiste à faire valoir les mêmes droits à tous les Congolais.

Le 3 décembre 2012, au cours de l’émission « Expression directe » de la radio des droits de l’Homme, j’avais interpellé Emmanuel Aimé Yoka, un homme de droit par rapport à Sassou, sur leur politique de discrimination des Congolais qui pouvait conduire à l’irréparable et qu’il fallait trouver une solution pour empêcher que cet irréparable ne se produise. Rien n’a été fait.

Tout ceci pour dire que la responsabilité de la rupture de l’unité n’est pas de notre côté mais bien chez Denis Sassou.

Non, mon cher Marion Michel, si ceux qui connaissent ce que Sassou a fait dans le Sud du pays contenu dans cette phrase « le Pool ne peut plus se développer avec ce que Sassou a fait là-bas » édifient la jeune génération, je suis certain que tu n’aurais pas écrit ceci « Ces commentaires de Lion De Makanda Benzila traduisent bien la complexité des sentiments que traduit cet acte de Modeste Boukadia. »

Par ailleurs, je n’ai jamais accusé les Mbochis de complices des actes de Sassou. Même si à la Conférence Nationale Souveraine lorsqu’on a voulu arrêter Denis Sassou, ce sont ses parents qui ont privilégié le lien familial par rapport à la décision politique pour qu’il ne le fût point.

Je sais que tu comprends ce que je veux dire.

Le procès de Nuremberg ne juge que les vrais responsables qui ont commis les crimes. En l’occurrence, ceux qui sont responsables dans le cas du Congo des 750 000 (trois quart de million) personnes qui manquent à l’appel – le Rwanda 1 million -, des 353 jeunes gens qu’on appelle pudiquement « disparus du Beach » triés parce qu’ils étaient tous du sud du pays ainsi que les 350 familles laissées sans sépultures dignes à Kimaza (au Bas-Congo en RDC).

Mon cher Marion Michel, voilà la réalité des faits.

Bonne journée. Avec toute mon amitié.

Ton frère, Modeste Boukadia

On peut entrer dans l'histoire sur un char de feu en massacrant ses compatriotes mais il faut parfois savoir sortir sur la pointe des pieds - surtout quand l'histoire elle-même vous ouvre la porte. Une ère politique se termine au Congo et si on force la nature, comme l'a dit un philosophe, "la nature se venge". Denis Sassou Nguesso  doit comprendre que le mouvement lancé à Lyon, ville emblématique de la résistance française, est rentré dans les consciences. D'un côté les faux sages du Parti Congolais des traîtres ou PCT, de l'autre, le peuple, le vrai que nous avons invité à prendre le pouvoir car le pouvoir, c'est lui, c'est nous !  Et il a décidé de s'exprimer.

A Brazzaville, Bacongo, la rebelle, pour avoir chassé un président du sud du pouvoir (Fulbert Youlou), a clairement signifié qu'il disait non au changement de la constitution du 20 janvier 2002. Le mastodonte aux défenses viellissantes doit prendre ce message très au sérieux.

NOUS INVITONS TOUTES LES VILLES DU CONGO, TOUS LES QUARTIERS, TOUTES LES RUELLES, A EXPRIMER DE FACON EXPLICITE QUE NOUS AVONS DECIDE DE REFERMER LA PARENTHESE DICTATORIALE SASSOU NGUESSO POUR SORTIR DE LA PREHISTOIRE POLITIQUE ET ENFIN ENTRER DANS L'HISTOIRE POLITIQUE VERITABLE AVEC LA FIN DE REGNE DE SASSOU.

C'est terminé. Nous avons repris la "clé" de la nation. Monsieur Denis Sassou Nguesso, il s'agit à présent de voir par devers vous : pensez aux conséquences d'une révolte populaire qui pourrait mettre le feu à la république et tout dévaster dans son courroux. C'est vous qui avez le baril de poudre et l'allumette. Si vous balancez votre ambition maladive dans le fleuve de la sagesse, il en jaillira la paix. Autrement, c'est vous l'incendiaire. D'aillieurs, vous l'avez toujours été et vous avez aussi joué au pompier au sommet de l'Etat. Hélas, ce coup-ci, vous ne serez pas le pompier car vous serez au coeur même des flammes de la révolte ! Méfiez-vous : ILS FERMERONT LEURS FRONTIERES ET REFUSERONT DE VOUS RECEVOIR ! PENSEZ DONC A LA FIN DE BOKASSA, DE MOBUTU.

Ils ne vous protégeront pas ce coup-ci  comme en 1997 : ils vont tous sauver leur peau ! Ils se sont trop enrichis et refuseront de mourir pour vous ! Vous avez encore le temps du choix de la raison. Après, il sera trop tard. NE TENTEZ PAS CE PEUPLE ! VOS VACHES, VOS POISSONS-CHATS, VOS AUTRUCHES ET CHEVAUX ONT BESOIN DE VOUS. ALLEZ MANGER VOTRE CAMEMBERT MADE IN OYO TRANQUILLE !

Bacongo_Dit_Non.jpg


Nous savions que l'exaspération, les meurtres, les frustrations, les discriminations finiraient par susciter un jour une telle idée de scission du Congo qui fait tant peur à ceux qui profitent des richesses de tous les Congolais dans l'esprit de quelques ressortissants du sud qui voudraient bien répondre au tribalisme politique du nord par le tribalisme extrême ou séparation du pays en deux parties. Peut-être trois ou quatre. Qui sait ? Si les points cardinaux deviennent une référence en matière de création d'Etat, pourquoi n'imaginerions-nous pas un Etat est-Congo ou ouest-Congo ? S'il suffit de saisir l'ONU par une requête, nous ne sommes pas sortis de l'auberge ! Le clan Sassou & Nguesso composé d'hommes du nord, du sud, de tout le Congo, d'étrangers et de multinationales a peur que la scission devienne réalité.  Il y a tant d'enjeux majeurs dans cette affaire où des centaines de milliers de milliards de francs cfa sont en jeu ! Zorro Boukadia, "libérateur du sud", est arrivé sans crier gare pour épouser les idées radicales de Robert Poaty Pangou afin de passer une offensive qui n'a pas encore porté tous ses fruits.

Si Denis Sassou Nguesso viole la constitution du 20 janvier 2002 pour se maintenir au pouvoir, il nous paraît presque certain que la démarche de Boukadia et de Poaty Pangou prendra une autre dimension : il faudra qu'il s'en aille par la porte constitutionnelle pour qu'on arrête de telles démarches sécessionnistes.

L'honorable Robert Poaty Pangou a toujours été le chantre de la scission. La scission-obsession. Lui va jusqu'à diviser le pays en trois Etats : kongo, téké, ngala. Pour soi-disant protéger le peuple du sud. Le génocide devient dans la nouvelle donne internationale le prétexte de division des nations.  Associé à Modeste Boukadia, l'idée a pris corps dans une requête à l'ONU. Boukadia veut croire à une république sud-Congo de fait. Pourtant, l'ONU reste muette, elle qui a bien avalisé le référendum d'autodétermination des sud-Soudanais. Il est évident que nous suivons de près cette affaire...

Avant de blâmer qui que ce soit, il faut reconnaître que c'est le tribalisme, l'ethnodiscrimination du pouvoir venu du bord de l'Alima qui a poussé l'homme à qui Sassou doit un "coq" de passer à la revendication d'un Etat du sud-Congo. Démarche anodine ? Façon habile de réclamer son coq ? Boukadia ne veut plus du coq mais tout le poulailler du sud dont il se voudrait certainement le fermier.

Avons-nous réellement échoué de vivre ensemble ? N'est-il plus possible de cohabiter dans une république unique pour  nous résoudre à suivre l'exemple du sud-Soudan ? En tout cas, au nom de la liberté d'expression, nous mettons en ligne le discours de Modeste Boukadia prononcé le 10 juin 2014 pour que vous puissiez entendre ses arguments. Modeste Boukadia accuse Denis Sassou Nguesso d'avoir déjà de fait créé son Etat nord-Congo sans le formaliser - certainement pour continuer à jouir des richesses de la république qui se trouvent d'abord au sud. Richesses qui pourraient aussi pousser Zorro Boukadia et Bernardo Poaty Pangou de vouloir diviser le pays...

Qui se cache derrière Modeste Boukadia ? Qui sont tous les Blancs qui ont assisté à cette conférence ? Quelque part, quelques puissants voudraient peut-être remodeler l'Afrique en continuant à la découper...

Pour ma part, j'ai soutenu que nous n'avons pas encore essayé une véritable république une et indivisible basée sur un peuple UN et INDIVISIBLE DANS SES DROITS ET SES DEVOIRS. Cela suppose que nous fassions l'hypothèse d'être capables de surmonter nos haines ethniques. Le pouvons-nous ? Oui si nous combattons ensemble ceux qui nous divisent. SI NOUS ECHOUONS, NOUS NOUS RETROUVERONS DEVANT DEUX POSSIBILITES : OU UN SEUL CONGO AVEC UNE ETHNODISCRIMINATION RENFORCEE OU DEUX REPUBLIQUES AVEC LA HAINE EN FRONTIERE...

En tout cas, Sassou n'a pas inventé le tribalisme ; il l'a juste exacerbé. A-t-il vu dans la boule de cristal de ses marabouts que le pays allait être divisé en deux pour transformer Oyo en capitale ? En tout cas le fait qu'il veut faire un gazoduc jusqu'à Oyo semble obéir à une logique du pire...

Oui, lorsqu'un couple a des problèmes, la justice l'oblige à passer par une conciliation. AVANT DE PRONONCER LE DIVORCE. Or, nous n'avons pas encore essayé de nous asseoir pour résoudre nos différends. Juste une question par simple curiosité : que deviendrait la république sud-Congo si Denis Sassou Nguesso donnait son "coq" à Modeste Boukadia ? Va-t-il continuer à réclamer le poulailler et la ferme tout entière ? Ses acolytes dans ce baroud divisionniste doivent y réfléchir...

Au nom de qui et de quoi Modeste Boukadia et ses comparses se permettent-ils un acte aussi gravissime ? Au Soudan, ils sont passés par un référendum d'autodétermination. Et au sud-Soudan, la division produit déjà de la division. La démarche de Modeste Boukadia ne doit pas cacher un chantage grotesque pour l'obtention de son coq (poste de premier ministre du gouvernement d'union nationale qu'il appelle de ses voeux).



Création de l'Etat Sud-Congo : Modeste Boukadia par sud-congo

Grand-frère, bonjour. Ce que j'apprécie chez toi, c'est ta lucidité d'analyse. Il est évident que tous ont péché en un point : ils ont perdu devant Denis Sassou Nguesso et l'ambition de servir le pays en accédant à la magistrature suprême et celle de vouloir défendre les intérêts du peuple. SASSOU EST UNE FORCE QUI NE POUSSE LES HOMMES QU'A SERVIR CUPIDEMENT LEURS PROPRES INTERETS EGOISTES. RIEN DE PLUS. QUAND ON EXIGE PLUS, IL VOUS ELIMINE : POLITIQUEMENT, SOCIALEMENT VOIRE PHYSIQUEMENT. Si un Congolais avec les « nouilles » bien suspendues voulait chasser Sassou et qu'il en possédait les moyens et les ressources, il y a longtemps que nous serions débarrassés du vieux ndzokou qui ne peut même plus courir. Ils veulent de tout, surtout de l'argent – sauf du pouvoir ! Et cela, Sassou le sait, lui qui les tient, les domine, les attache avec plusieurs cordes pour être sûr qu’ils le serviront de gré ou de force. VOICI LA FORCE DE DENIS SASSOU NGUESSO : LES ALLIANCES MULTIPLES : POLITIQUES, FRANCS-MACONNIQUES, MATRIMONIALES, ETHNIQUES, MYSTIQUES, ETC. Et dans chacune d'elles, c'est lui qui montre comment il faut danser le "muhirika". Je l'ai écrit : "la politique commence là où débute la connaissance des hommes".  Si Parfait Kolélas l’avait su, il n’aurait pas choisi monsieur N’zaou pour le poste au sénat, un homme dont le nom prête à un accord parfait avec le mot NDZOKOU (façon de rire) !

Guy Parfait Kolélas n'est pas son père qui avait lui au moins eu l'ambition de prendre le pouvoir - avant de sombrer dans le désespoir au point de signer une alliance fatale avec le plus vieux criminel politique africain encore en exercice. Lui, le fils, c'est un manipulé comme un autre, un homme tenu qui va essayer de marchander quelques parts supplémentaires de pouvoir politique mais nous savons comment ça va se terminer. Pourquoi le MCCDI ne publie-t-il pas les vraies listes du recensement ? Bonne question ! PARCE QU'IL EST TENU PAR SON ENGAGEMENT DANS UN PACTE AVEC SASSOU - ALORS MEME QUE CE DERNIER NE RESPECTE PAS LADITE ALLIANCE QUI N'EST QUE RUSE ET SOUMISSION DE L'AUTRE !

Il y a des gens qui peuvent affronter Sassou car ce sont des grands stratèges. Hélas, il leur manque l'opportunité historique et peut-être les moyens nécessaires... Ngué na mé lumbu tu sala. Que Dieu te garde et je sais qu'il te gardera – jusqu’à ce qu’on se voie.

 

Si Parfait Kolélas va prier en Israël, c'est qu'il est désespéré. DANS CETTE SPHERE TERRESTRE, IL FAUT D'ABORD AVOIR EPUISE LA VOIE HUMAINE AVANT DE SOLLICITER CELLE DE DIEU. ET PUIS, LA FLAMME DE CHEM HAMEPHORASCH N’EST PLUS EN ISRAEL ! ELLE EST REVENUE LA OU ELLE EST ENTREE DANS LE MONDE (COMPRENNE QUI POURRA)… Guy Parfait Kolélas ne l'a pas encore compris. Les voies d'Hashem ne sont pas nos voies. La Torah le dit. Ce qui veut dire qu'il faut d'abord épuiser les voies humaines avant d’en référer à celles d’Hashem et c'est loin d'être le cas au Congo en particulier et dans le monde en général.



 

COMMENTAIRE : Ceci un texte que nous avons trouvé sur Facebook que nous partageons avec vous. Il s'agirait d'un discours en lari de Guy Parfait Kolélas dont on ignore la date, le lieu où il a été prononcé. Apollinaire Noël Koulama, son traducteur en français ne nous donne pas les circonstances dans lesquelles il a été tenu (on sait juste qu'il s'est tenu à Bacongo). Déjà qu'il soit prononcé en lari montre que le MCCDI est avant tout un parti tribal comme le PCT par ailleurs mais là n'est pas le plus important. Nous sommes surpris de ce que Parfait Kolélas s'étonne de ce que Denis Sassou Nguesso ne tienne jamais ses promesses et que l'idéologie de base du pouvoir des crocodiles du PCT soit : "Tout pour le PCT, des miettes pour les autres" La logique du système se résume en un mot : l'ethnodiscrimination. L'alliance faite avec le PCT est évidemment une erreur. Oui, elle fut signée par le père et il est de bon ton que le fils la dénonce.  Elle ne visait qu'à casser les autres grands partis rivaux du PCT comme le RDPS de Thystère Tchicaya ou le RDD de Yhombi. De toute façon, Denis Sassou Nguesso a réussi à diviser le MCCDI en deux partis pour mieux l'affaiblir. Quoi qu'il en soit, si Guy Parfait Kolélas bien que membre du gouvernement s'oppose au changement ou à la modification de la constitution, nous n'irons pas lui chercher des poux puisqu'il suit la voie de la raison -même de façon tardive. C'est un combat difficile ; nous avons besoin de toutes les forces qui vont dans le sens de la résistance à la dictature. Et quoi de plus intéressant qu'une résistance qui vienne de l'intérieur même du système ?

Néanmoins, je vais dire ceci à Parfait Kolélas : "QUAND ON SIGNE UNE ALLIANCE AVEC LE DIABLE, COMMENT PEUT-ON SE PERMETTRE DE SE PLAINDRE APRES ?" Le but de Denis Sassou Nguesso était d'éviter d'affronter un candidat du MCCDI, DU RDPS, DU RDD ET DE L'UPADS A LA DERNIERE ELECTION PRESIDENTIELLE. Ce que vous nommez "alliance" n'était qu'une ruse ! Entre poursuite d'intérêts personnels et défense du peuple, il y a comme deux mondes antagoniques qui ne peuvent se toucher - tels l'enfer et le paradis...

S'il a vraiment tenu ce discours, nous pouvons conclure que Denis Sassou Nguesso s'apprête à pousser ses "alliés" à approuver le changement de la Constitution. En annonçant de différer la réponse du MCCDI, Guy Parfait kolélas n'est pas clair : il donne l'impression d'exercer un chantage pour mieux obtenir des parts de pouvoir. IL FAUT DIRE : NON ! C'EST SIMPLE ! En tout cas, tous ne semblent pas prêts à suivre Denis Sassou Nguesso dans son putsch constitutionnel. Nous avons semé la graine de la résistance à Lyon ; elle ne fait que croître...

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GParfait_Kolelas.jpg           PARFAIT KOLÉLAS & SASSOU NGUESSO : LA RUPTURE ?

 

Il s'agit d'un discours retranscrit en français par Apollinaire Noel KOULAMA. La version originelle de ce discours est entièrement en lari.

Dans le cadre des rencontres avec les militants du « MCDDI », Parfait kolélas, (fils du Feu Bernard kolélas, fondateur du « MCDDI ») évoque les raisons de sa « rupture possible » avec le « PCT » de Sassou et donne son avis sur « le changement de la constitution ».

"Mesdames, Messieurs,
Nous sommes ici parce que nous avons accepté de faire de la politique pour notre pays, le Congo. La politique au Congo demande beaucoup de courage et ça entraîne parfois la mort. Lorsque je suis né des entrailles de ma mère (également mère ayant fait des jumeaux) et de mon père Kolélas, nous avons scellé une alliance pour s'intéresser à la politique du Congo. « Nous ne pouvons pas vendre notre pays le Congo pour de l'argent ». Il y en a qui ont la mémoire courte, il y en a qui sont morts brûlés. Malgré tout cela, nous avons tout pardonné, puisqu'on nous a demandé de mettre de l'amour entre toutes ces forfaitures. Et depuis, nous fléchissons nos genoux pour demander pardon en leur suggérant de bien construire le Congo.
Le Congo doit être construit dans toute l’honnêteté possible. Les difficultés politiques viennent de loin ; ceux qui ont signé les alliances avec le « PCT » sont morts, sans dire ce qu'ils en savaient et ne nous ont pas légué les bases ou les secrets de cette alliance. Nous qui avons cet héritage, nous n'allons pas vendre notre âme.
Ce n'est pas, parce que je suis au gouvernement de monsieur Sassou, que je dois me taire, c'est la vérité de notre culture Kongo : « Nous ne pouvons pas accepter n’importe quoi ! ». C'est moi, le président du « MCDDI » qui vous parle, ce n'est pas la peur qui doit vous guider ; on vous intimide au cas où vous diriez « NON » : "Sassou va vous tuer" ! Pourquoi devra-t-il vous tuer ? Nous sommes en démocratie et la démocratie c'est la liberté de parole. Le président Bernard Kolélas qui avait créé ce parti avait dit : « La grêle du communisme ne tombera jamais au Congo dans combat pour la démocratie ».
Il y a des hommes qui ont pris des faux habits de démocrate, maintenant que le peuple veut s'exprimer, on menace de frapper le peuple, mais pourquoi les frapper soi-disant vous êtes des démocrates ? N'ayez point crainte, Mesdames et Messieurs.
Il y a quelques temps, j'ai voyagé, je suis allé en mission sur la terre où a vécu le seigneur Jésus-christ (Tel-Aviv, Jérusalem, Golgotha, aux jardins des oliviers ...) j'ai prié partout où je suis passé, j'ai également prié devant le tombeau du Roi David. Et j'ai imploré : « Mais qu'est-ce qui ne va pas au Congo ? Quel est le problème au Congo ? Dieu parle-moi, pourquoi veut-on détruire le mouvement laissé par Bernard Kolélas ? »
Alors, là, où il n'y a pas d'amour, qu'est-ce qui se passe ?, C'est l’ennemi qui s'infiltre pour semer le désordre, le divertissement et on nous accuse, les enfants de Bernard Kolélas sont partis au gouvernement pour s'enrichir. Nous continuons à clamer haut et fort, « que nous ne sommes pas enrichis, nous n'avons pas une fortune illicite. Bernard Kolélas est parti et nous qui sommes restés, pourquoi devrons-nous enrichir de l'argent sale ? Mais c'est de l'argent du diable  !»
Je vous informe ceci : « Lorsque le sage Kolélas est mort, Sassou était présent. Et c'est Sassou qui va donner l'argent pour l'enterrement et pour les enfants de Kolélas. Peut-on dire, que les enfants de Bernard Kolélas ont volé cet argent ? Par la suite, les enfants de Bernard Kolélas acceptent de suivre Sassou sans lui demander l'argent, puisque, ils le considèrent comme un nouveau père, mais ce nouveau père, curieusement, est très très dur envers nous, difficile pour lui, de respecter même les valeurs de la  Bible ».


 
DU NON-RESPECT DES ACCORDS DE L'ALLIANCE PAR LE PCT :
Voici ce que je vous révèle :
Lorsque nous avons scellé l'alliance avec Sassou, de nombreuses promesses nous ont été faîtes, cela fait maintenant 5 ans que ces promesses ne sont pas tenues, nous avons signé des accords et qui n'ont jamais été respectés par la partie adverse. C'est des gros menteurs, ce sont des manipulateurs.
Ils ne sont pas sincères dans cette alliance, l'alliance est scellée sur le sang de nos martyrs. Là où, on vient, il y a eu des morts ; aujourd'hui qu'ils ont le pouvoir, ça devient le leur uniquement, ils nous ont oublié, ils nous ont tourné le dos. Quand je sollicite un rendez-vous, c'est difficile qu'il me soit accordé. Quand je me présente au rendez-vous, Sassou esquive pendant que je l'attends. On a signé des accords, jusqu'ici rien a été respecté. Ce comportement n'est-il pas digne de mensonge et de malhonnêteté ?
- Combien de préfets avez-vous (sud) ?
- Combien d'ambassadeurs avez-vous (sud) ?
- Et combien de maires avez-vous (sud) ?


 
C'est difficile mes chers amis, c'est très difficile. on avait signé des accords pour gouverner ensemble mais au gouvernement, nous ne sommes que deux représentants du « MCDDI ». Et pourtant, dès que tu revendiques ou tu parles, ils t’intimident et te somment de ne pas en parler au risque qu'ils te tuent.
Mais avant d'aller à la dernière élection présidentielle, notre coordination nationale de notre « Comité nationale » était d'accord dans le cadre de l'alliance de gouverner ensemble avec le « PCT », c'est pourquoi, nous avons scellé la stratégie d'un candidat unique, représenté par Sassou.
Mais aujourd'hui, le « PCT » nous accuse de ne pas prendre une position claire, suite au débat sur le changement de la constitution. Le « PCT » nous a-t-il contacté pour nous proposer leur volonté sur « le changement de la constitution ». Lorsque le « PCT » demandera notre avis : Ce jour là ; Nous poserons la question suivante : « Nous avons signé un accord de gouvernance avant l'élection présidentielle passée, où est passé cet accord ? » (note de LDM : Finalement le MCCDI ne s'intéresse qu'à son accord de gouvernement et non au sort du pays ? Va-t-il user de chantage en utilisant la modification ou le changement de constitution pour atteindre ses buts ?)
Quand vous me voyez au gouvernement, sachez que c'est difficile pour moi. Par exemple, le « PCT » nous avait demandé de proposer un membre du « MCDDI » pour le sénat pour le poste du « président du sénat à la commission de l'éducation ». J'ai donné le nom de monsieur Mouanga N'Zaou, un grand militant du « MCDDI ». Mais arrivé à la présidence pour ce poste, le sieur Mouanga N'Zaou a préféré suivre le milliardaire Sassou que d'occuper ce poste. Quand on continue de revendiquer à monsieur Sassou, ce poste au sénat, il nous promet des lendemains sans suite. Est ce un comportement digne de vérité ?
Un jour j'ai dit à Sassou : « Vous êtes le père de la nation, pouvez-vous m'expliquer, nous avons proposé au gouvernement un grand militant du « MCDDI (Hellot Mampouya) » qui est devenu milliardaire, comment cela se fait-il ? Lui et moi, sommes arrivés au gouvernement avec de petites chaussures mais où a-t-il eu ses grandes chaussures ? ». Je vous ai livré la vérité.
[...]
Lorsque le « PCT » nous posera des question concernant « le changement de la constitution », nous allons au préalable nous concerter au « Comité national » autour d'un « Congrès extraordinaire » avant de donner notre réponse, et c'est vous le peuple sympathisant du « MCDDI », qui nous indiquera la ligne à suivre.
C'est vous qui aurez la dernière parole à suivre, puisque cette constitution a été édifiée pour empêcher le président fondateur de ce parti (MCDDI), le défunt Bernard Kolélas et le président fondateur du « RDPS », le défunt Thystère Tchicaya de ne pas pouvoir être des candidats. Mais aujourd’hui Sassou est pris au piège de sa propre constitution taillée sur mesure, et veut maintenant la réviser ? De qui se moque-t-on ? Si on vous demande votre avis, n'en donnez pas un ! Répondez que nous allons siéger autour d'un « Comité national » ou d'un « Congrès extraordinaire » pour avoir une position commune concernant « le débat sur la constitution ».


 
DE LA FALSIFICATION DES RÉSULTATS DU RECENSEMENT NATIONAL :


 
Nous avons fait le recensement ensemble, mais à la fin les données ont été falsifiées : Nous avons reconnu, que le recensement est falsifié et certains de mes camarades ont proposé d'opposer notre refus, mais après mûre réflexion, nous avons dit ceci :
Quand nous avons accepté le recensement national, nous avons participé au recensement afin de vérifier et de prouver la fiabilité du recensement. Le recensement fini, nous avons apposé notre signature sur les résultats. Mais à notre surprise, les résultats du recensement publiés n'étaient plus les mêmes que nous avons signés. Nous étions désolés de comprendre qu'ils nous ont bien eu, qu'ils nous ont bien piégés. Trop tard, ils ont utilisé notre signature pour des faux résultats, que devons-nous faire maintenant ?
Au regard du gonflement des listes du nord et de l'affaiblissement des listes du sud, nous avons déposé, pour la prochaine élection, une proposition de loi à l'Assemblée « pour un bulletin unique dans les bureaux de vote, sur lesquels chaque électeur mettra ses empreintes au moyen de l'encre indélébile », pour éviter des fraudes, pour confirmer des résultats : « Le processus doit être crédible et transparent ».
Je l'ai vu ici à Bacongo et un peu partout dans la république, des personnes ayant des caisses d'argent sur eux pour l'achat des consciences, on te dit :" tu vas voter, mais arrange-toi de sortir avec le bulletin du MCCDI ". On a donc, institué la tricherie avec 10.000 Fcfa.
C'est pourquoi, j'ai fait la proposition que j'ai signalée ci-dessus, puisque actuellement, les gens ont plus d'argent qu'avant, le montant de la corruption pourra être plus grande qu'avant, par exemple 1.000.000 Fcfa et de nombreuses personnes succomberont à la corruption pour sortir avec des bulletins du « MCCDI ».
J'ai dit ceci au « PCT », s'il n'y pas de garde-fous, moi Parfait Kolélas : « Je ne vais pas participer à l'élection présidentielle ». Qu'est ce qu'ils veulent faire ?Ils vont mettre beaucoup d'argent pour acheter les bulletins du « MCDDI », j'ai écrit et j'ai donné à qui de droit ma proposition. Cette proposition se trouve à « l'Assemblée nationale », elle a été jugée recevable. Je l'ai déposée pour défendre notre parti contre des éventuelles tricheries, et nous attendons la réponse. S'ils n'acceptent pas ma proposition, c'est qu'ils veulent tricher, c'est qu'il y a une tricherie programmée (note LDM : ils vont bien sûr la refuser !).
Maintenant, pour vous embrouiller les esprits, ils vous parlent du « changement de la constitution », alors qu'il y a un véritable débat qui doit intéresser le pays : C'est le débat sur « la fiabilité et la crédibilité » de l'élection présidentielle. Le débat sur la constitution est un leurre pour détourner votre esprit, le véritable débat c'est celui de la « crédibilité et de la transparence » des élections au Congo. Ça c'est le vrai débat, qu'on devrait mettre sur la scène politique.
Dans ce faux débat sur la constitution, on a même créé des sages par-ci par-là pour parler de la révision de la constitution. Même dans le Pool, on nous dit, qu'il y a des sages. Or, les vrais sages du Pool sont déjà morts mais le gouvernement veut en créer, pour leur faire dire certaines choses, « notamment qu'ils acceptent que la constitution soit changée ». Je répète : « Le vrai débat c'est celui de la crédibilité et de la transparence des élections au Congo, qu'on aille sur le débat de l’organisation des élections, on va s'entendre ». N'ayez point crainte : « S'il faut mourir, je suis prêt à mourir pour vous, je ne fuirai jamais mon pays »...
(...)
                   Transcription Apollinaire Noël Koulama
Note :
Guy Brice Parfait Kolélas, fils du défunt Bernard Kolélas, président du « MCDDI » et membre du gouvernement du président Sassou.

Pourquoi a-t-il été choisi à la tête du Parti Congolais du Travail (P.C.T.) qui se trouve toujours sous le sang de Marien Ngouabi - son père fondateur ? Pourquoi a-t-on écarté des personnalités comme Mvouba, Okombi Salissa au poste de secrétaire général du P.C.T. ? Sans charisme, sans autorité manifeste, flasque, mou, presque transparent, Pierre Ngolo n'est là que pour parer à l'aléatoire : si l'irréparable se produisait et que Denis Sassou Nguesso venait à disparaître, il a pour mission de s'effacer pour laisser passer Denis Christel Sassou Nguesso au sommet du parti actuellement occupé par le meurtrier de son fondateur. Profitant de l'esprit et du sang de Marien qui lui confère encore un peu de notoriété, le P.C.T., tel un virus qui s'est emparé du noyau du pouvoir s'alimente des ressources de l'Etat pour assurer sa propre survie.

Visage rond et joufflu, Pierre Ngolo accuse la bonhomie du ténia qui se goinfre aux frais du peuple comme tous les autres prédateurs du Congo. Il obéit comme un esclave - un bon serviteur volontaire - à son maître, le grand ndzokou, et fait ses moindres caprices. Cet homme participe à l'assassinat une seconde fois pour toutes du commandant Marien Ngouabi, un fils du Congo qui aimait son pays quoi qu'on lui reproche comme le fait d'avoir amplifié le tribalisme qu'il n'a pas par ailleurs inventé puisqu'il était entré dans l'ADN politique du Congo dès le commencement, à l'indépendance. Nous n'avons jamais hélas trouvé la panacée qui peut éliminer la réplication du tribalisme depuis 1958.

Il est à Paris pour apporter la riposte à la diaspora qui a lancé la contre-offensive contre le système Sassou & Nguesso depuis Lyon, le 31 mai 2014. Sous prétexte de structurer le P.C.T. En fait, il s'agit de lui donner plus de moyens afin de répondre coup pour coup aux attaques des démocrates congolais de la diaspora. Encore une fois, il espère la victoire non pas à coups d'idées mais en injectant de l'argent frais puisé dans les caisses de l'Etat. Ils savent qu'ils ont réussi l'opération de ramollissement du cerveau des Congolais au travers des billets de banque. Ceux qui vont venir aux événements que Pierre Ngolo organise ce week-end à Paris ne se déplacent par par conviction mais par vénalité.

Pierre Ngolo n'est-il pas l'homme qui organisait des meetings devant l'ambassade de France à Brazzaville avec le slogan "Touche pas à mon président empêtré dans les affaires des biens mal acquis et dans l'affaire des disparus du beach" ? Personnalité terne, ses joues trahissent un boukouteur encanaillé jusqu'à l'os. Il est le serviteur zélé du ndzokou qui aspire à devenir mammouth en se maintenant au pouvoir afin de réussir sa mutation : éléphant politique, c'est bien mais mammouth immortel au pouvoir, c'est mieux !

Au lieu de se battre pour la démocratie, pour la liberté d'expression, la liberté de circuler, le bien-être de tous les Congolais, Pierre Ngolo use de toute sa force (ngolo en kituba) à défendre l'indéfendable, à défendre l'assassin de tout un peuple, le meurtrier politique le plus vieux de l'histoire africaine encore à l'oeuvre, j'ai nommé Denis Sassou Nguesso, à vouloir pousser les affamés du Congo à se déjuger en affirmant qu'ils sont pour la modification ou le changement de constitution.

André Okombi Salissa a raison de dire que le débat sur la constitution du 20 janvier 2002 n'est pas opportun : il s'agit d'une constitution qui n'a pas posé problème jusque-là depuis dix-sept ans (17), préservant la paix, permettant un fonctionnement de l'Etat à l'intérieur comme à l'extérieur. En fait, la constitution ne pose problème à tous les ténias de la république que depuis que la porte constitutionnelle a commencé à s'ouvrir doucement pour laisser sortir notre mastodonte national en 2016. Ils s'agitent, s'arrachent les cheveux comme Pierre Mabiala ou Justin Koumba car ils savent qu'avec la fin du pouvoir de Denis Sassou Nguesso, c'est leur position sociale avantageuse qui est menacée. Ce n'est pas Sassou que Ngolo défend mais d'abord Ngolo. Et avec force ! En réunissant quelques fanatiques et quelques friands d'argent facile dans une salle, Pierre Ngolo veut faire illusion. Il sait que le peuple ne veut plus de ce système mafieux qui oppose les fils du pays les uns contre les autres en transformant les droits de tous en privilèges de quelques-uns.

Qu'ils se réunissent donc pour défendre leur monstre puisqu'ils sont aussi devenus des monstres comme lui. Par contamination volontaire. Ah, la France, pays des droits de l'homme ! Que c'est beau la démocratie quand il s'agit même de recevoir un Pierre Ngolo qui insultait publiquement ce pays ! De toute façon, l'homme pourrait avoir un passeport diplomatique si ça se trouve pour éviter de passer par la case demande de visa d'entrée en France. 

C'est une guerre que le Parti Congolais des Traîtres à la nation nous déclare. Hors de ses frontières, s'il vous plaît comme lorsqu'ils sont venus m'intenter un procès à Paris - alors même qu'ils refusent de rendre justice à des millions de nos compatriotes. Eh bien, nous allons relever le défi. Ils veulent répondre coup pour coup ? Alors, qu'ils aient l'esprit aguerri car nous sommes infatigables, nous qui puisons notre énergie de la liberté elle-même, un principe qui agit comme le "ribosome" de la nature. Nous sommes le peuple. Nous sommes des légions. Nous avons les ancêtres avec nous. Notre cause est juste. Même si nos ennemis sont puissants, nous finirons par gagner la guerre qui conduira au bien-être de tout le peuple congolais.

Le Lion De Makanda a parlé. Ma kanda (TOUS LES KANDAS) =  le PEUPLE !

                        LION DE MAKANDA = LION DU PEUPLE !

La peur de la transparence : Combien gagne le Président Congolais ?


Clement-Mierassa.jpgAujourd'hui grâce à l'internet n'importe quel internaute peut savoir s'il le veut combien gagne un dirigeant d'un pays. Le Congolais lambda peut savoir combien gagne Barack Obama, Angela Merkel, Poutine et autres. Mais les salaires des dirigeants congolais sont considérés comme un secret d'Etat. Les Congolais ne savent pas combien gagne le Président de La République. Chercher à obtenir une telle information est interprétée comme un acte ,une volonté de déstabilisation.
Ce qui n'est pas en harmonie avec la Constitution du 20 janvier 2002.
En effet, l'alinéa 3 de l'article 73 de la loi fondamentale stipule que le Président de la République et les Ministres perçoivent un traitement dont le montant est déterminé par voie réglementaire.
C'est dans ce cadre que le Gouvernement a pris le décret 2012-1037 du 3 octobre 2012 qui fixe les salaires des membres du Gouvernement à savoir :

-15 millions pour les Ministres d'Etat ;


-10 millions pour les Ministres ;


-7 millions pour le Ministre-Délégué ;


-5 millions pour les Secrétaires d'Etat.


En dehors de cela il y a d'autres avantages comme par exemple l'indemnité de logement qui est de 2.000.000 frs cfa pour les Ministres d'Etat,1.500.000 frs pour les Ministres et 1.000.000 frs cfa pour les Ministres-Délégués.
Cela ne devrait nullement être caché dans un pays où tout le monde sait que le smig est à 90.000 frs cfa.


Ledit texte n'a jamais été publié au Journal Officiel et pour cause. Le Peuple est en droit de savoir combien gagnent ses dirigeants et il est bon aussi que ceux-ci soient bien payés pour leur permettre de bien remplir leurs fonctions. Mais, est-ce que aujourd'hui, les salaires des ministres actuellement correspondent au niveau de la situation du pays?
Combien gagne le Président de la République ?

 


Ce que l'on peut dire, c'est qu'à première vue un Ministre d'Etat Congolais gagne autant que le Président Obama, un Ministre Congolais gagne plus que le Président Français François Hollande.
Le Premier Ministre Espagnol gagne près de 4,5 millions de frs cfa
Le Premier Ministre Suédois gagne près de 7 millions de franc cfa;
Le Premier Ministre Indien gagne moins de 1,5 million de frs cfa par mois;
Le Président Poutine gagne près de 4,5 millions de frs cfa par mois………..
Par contre lorsqu'on regarde le salaire minimum légal, celui-ci est de près de 936.000 frs cfa en France, 490.000 frs cfa en Espagne et 90.000 frs cfa au Congo. Le Congo est très riche et tous les jours les Congolais s'enfoncent dans une misère indescriptible.
Visiblement, il y a au Congo, un réel problème de répartition de la richesse nationale qui se caractérise par le captage par une infime minorité de l'essentiel de la richesse nationale.
Il est également clair que le Président du Congo, pays où plus de 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, doit être un des dirigeants d'un pays les mieux payés au monde, gagnant plus que Barack Obama, François Hollande, Angela Merkel, David Cameron et bien d'autres.
Cela explique la vigueur avec laquelle certains défendent le changement de la Constitution et à travers cela la défense des intérêts et des privilèges acquis.

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L'Iran, la Syrie et la Somalie figurent parmi les pays que les journalistes fuient massivement 

A l'occasion de la Journée mondiale des refugiés, le CPJ publie son rapport annuel sur les journalistes en exil

New York, 18 juin 2014- Selon un nouveau rapport publié par le CPJ sur les journalistes ayant été contraints à l'exil au cours de ces cinq dernières années, le Comité pour la protection des journalistes est venu en aide à 404 journalistes qui ont été forcés de fuir leur pays d'origine en raison de leur travail. Les menaces de violence et d'emprisonnement sont les principales raisons invoquées par les journalistes pour expliquer les raisons de leur fuite.

L'enquête annuelle menée sur les journalistes en exil qui ont reçu l'aide du CPJ met en lumière le sort de ces journalistes contraints de fuir des pays parmi les plus répressifs au monde. L'Iran, la Somalie, l'Ethiopie et l'Erythrée figurent parmi les pays que les journalistes ont été forcés de fuir au cours de ces cinq dernières années. Pour marquer la Journée mondiale des refugiés qui se tient le 20 juin prochain le CPJ a introduit dans son rapport une chronique narrative du parcours de huit journalistes.

"Forcer les journalistes à l'exil par la violence et l'intimidation est une méthode extrêmement efficace qui vise à restreindre la liberté d'expression", a déclaré María Salazar-Ferro, la coordonnatrice du Programme d'assistance aux journalistes au sein du CPJ. «Les journalistes ne devraient pas avoir à fuir leurs maisons, ni abandonner leur carrière et leur famille, pour l'unique raison qu'ils ont effectué des reportages critiques et qu'ils se trouvent confrontés à des représailles imminentes."

Les pays qui contraignent le plus grand nombre de journalistes à l'exil sont également ceux qui figurent parmi les plus mal classés sur d'autres indicateurs de la liberté de la presse établis par le CPJ. L'Iran est régulièrement considéré comme le pays qui emprisonne le plus grand nombre de journalistes au monde. Au cours de ces deux dernières années, la Syrie est devenue, le pays le plus dangereux au monde, et la Somalie le pays le plus meurtrier pour les journalistes.

Les journalistes forcés à l'exil n'ont pas nécessairement une vie plus facile, car ils sont souvent stigmatisés et peuvent parfois être confrontés aux mêmes menaces que celles pour lesquelles ils ont été contraints de fuir. Par ailleurs, et même lorsqu'ils sont capables de se construire une nouvelle vie, ils paient souvent un lourd tribut psychologique. Selon le CPJ, seul, un cinquième des journalistes en exil sont en mesure de reprendre un travail dans le domaine de la presse. Le rapport publié cette année par le CPJ comporte des recommandations aux agences des Nations Unies ainsi qu'aux pays qui accueillent les journalistes en exil sur les moyens d'améliorer leur sort.

Pour aider les journalistes à atteindre des destinations sûres, retrouver une stabilité, et gagner leur vie, le Programme d'aide aux journalistes du CPJ travaille conjointement avec d'autres organisations, dans le but d'améliorer le plaidoyer et le soutien logistique et financier aux journalistes exilés.

 

Note aux éditeurs: Des interviews avec des journalistes en exil qui figurent dans le rapport des experts du CPJ peuvent être organisées en anglais, en arabe, en espagnol et en français. 


Le CPJ est une organisation indépendante, à but non lucratif basée à New York et dévouée à défendre la liberté de la presse dans le monde.
Contact médias:
Magnus Ag
Chargé de Plaidoyer et de Communication
Comité pour la protection des journalistes
Tel. +1.212.300.9007
E-mail: mag@cpj.org
 
Samantha Libby
Associée de Communication 
Comité pour la protection des journalistes
Tel. +1 212.300.9032
E-mail: slibby@cpj.org

 

 

VievienManangou.jpg Les assises nationales pour l’alternance démocratique se sont tenues à Paris du 7 au 10 juin 2014 avec pour principal objectif un « changement structurel, systémique et politique au Congo ». Sur la forme, cette ‘’grande’’ réunion, malgré quelques insuffisances, mérite d’être saluée comme une participation à la recherche de solutions pouvant sortir le pays de la crise multidimensionnelle qui le mine depuis des années.

Cependant, sur le plan matériel, beaucoup de choses sont à redire, à commencer par l’orientation que le communiqué final présente comme le fruit d’un consensus entre tous les participants. Le problème c’est qu’à la lecture de ce communiqué, nous ne savons toujours pas quelle sera l’orientation des tenants des assises : l’unité nationale est- elle une idéologie ? Il en est de même pour le changement systémique et structurel qui ne veut pas dire grand-chose. En réalité, en guise de changement systémique et structurel, les Assises avancent une série de positions plus politicienne que systémique ou même structurelle, insusceptible de permettre l’émergence d’un véritable Etat de droit au Congo. Or, en présence d’une situation exceptionnelle, il fallait des réponses exceptionnelles engageant un vrai débat sur le fonctionnement démocratique et pluraliste de notre pays.

En effet, devant le désastre politique qui dure depuis l’indépendance, il faut que les décisions soient à la hauteur des enjeux. On ne peut pas se limiter simplement et rapidement aux critiques à l’égard du régime actuel.

Pour faire simple, je vais procéder par « le j’aime » ou le « j’aime pas » tout en justifiant ma position.

Pour ce qui est des « j’aime » :

J’aime l’idée d’un rejet total des résultats du recensement administratif spécial de 2013 et l’exigence d’un fichier électoral répondant aux normes internationales de transparence tout en soutenant la création d’une commission électorale nationale indépendante. Mais ce que ne dit pas le communiqué c’est que l’utilisation du recensement comme arme électorale ne date pas du régime Sassou, déjà en 1959 le président Youlou faisait usage de cette technique anti-démocratique. D’ailleurs, parmi les responsables des assises certains ont participé dans des gouvernements qui avaient usé des mêmes pratiques. La question doit donc être abordée non pas en indexant le pouvoir actuel mais en recherchant les causes originelles ce que ne font pas les assises.

J’aime l’idée d’une réhabilitation de l’école publique. Comment en effet s’opposer à une restructuration en profondeur de notre école aujourd’hui à la traîne ?

J’aime également l’idée d’une reconstruction des structures sanitaires de base. Mais, dans les deux derniers cas cités, outre l’absence de véritables mesures proposées pour résorber définitivement ces questions, il existe une interrogation sur la crédibilité des organisateurs, certains ayant dans le passé occupés de hautes fonctions publiques, pourquoi feraient-ils aujourd’hui ce qu’ils n’ont pas fait hier ?

Quant aux « j’aime pas » :

Je n’aime pas l’idée d’un non radical à la modification ou au changement de la Constitution. Je me demande d’ailleurs comment prétendent-ils changer le système politique sans modifier ou changer la Constitution ?

Je n’aime pas l’idée d’un refus au projet de referendum sur la question de la révision ou de la modification de la Constitution. Peut-on se dire démocrate, prôner une légitimité historique et refuser de donner la parole au peuple afin qu’il décide de son avenir ? La démocratie c’est d’abord le pouvoir du peuple et aucun démocrate ne peut s’opposer à ce que le peuple intervienne. La vraie question est celle de la transparence des moyens électoraux ou référendaires et non celle de la participation du peuple au processus décisionnel. Il est assez paradoxal que l’opposition, se disant proche du peuple, veuille le priver de parole. Devons-nous penser que les assises veulent construire une démocratie sans le peuple ?

Je n’aime pas tout aussi l’idée d’une réhabilitation des acquis de la Conférence nationale, comme s’ils constituaient le nec plus ultra politique au Congo. Il y a eu des avancées lors de la Conférence nationale, il faut les retenir. En revanche, l’idée que les acquis de la Conférence nationale peuvent être "prêt-à-porter" aujourd’hui est dangereuse. Cette conférence s’était rapidement transformée en tribunal contre Sassou alors que beaucoup des Co-coupables de la gestion calamiteuse du pays se pavanaient dans les forces de changements ou encore dans l’AND. Dans le même sens, la Constitution de mars 1992, résultante des acquis de la Conférence nationale, mais surtout fruit d’un mimétisme assez honteux vis-à-vis de la Constitution française de 1958, s’est avérée une catastrophe à l’épreuve de la pratique.

Pour finir, peut-on expliquer à un jeune de 25 ans au chômage et sans perspective que le retour vers la Conférence nationale permettrait d’améliorer sa situation ? Contrairement au Bénin où la Conférence nationale avait permis l’instauration d’une véritable pratique démocratique, la notre a été un moment d’une cristallisation de conflits personnels et ethniques et non pas un rendez-vous démocratique - les temps changent, les hommes aussi, il faut un nouveau pacte entre les Congolais et leur pays et non un retour vers une Conférence aux résultats contestables.

Je n’aime pas l’idée qu’avec « les assises serait née une légitimité historique ». Comment postuler à la légitimité historique en l’absence d’une véritable adhésion populaire ? Là réside en effet le principal handicap des assises – aucune résolution ne peut se faire sans adhésion populaire – ainsi organiser des assises à des milliers de kilomètres des principaux concernés – c’est d’une certaine manière prêcher dans le désert. On le sait, la parole publique est devenue une langue morte chez les Congolais et particulièrement chez ceux qui sont au Congo. - Croyez-vous que les assises peuvent contribuer à les renouer avec la politique ?

Finalement, même s’il faut saluer l’organisation des assises, néanmoins, elles laissent le pays exactement dans la même situation qu’il se trouvait avant leur organisation - l’opposition reste à construire, le Congo du XXIe siècle à inventer. Il fallait traiter tous les enjeux, tous les thèmes en affirmant des valeurs et non faire comme lors de la Conférence nationale où la vindicte était devenue une norme de gouvernance. A y voir de près, ce qui m’inquiète terriblement dans les assises c’est parce que demain, c’est comme hier. Demain, c’est la même politique sans véritable changement.

A l’heure où le conservatisme semble être le credo du pouvoir et de certains opposants, il appartient à la nouvelle génération de politiques (vieux ou jeunes n’ayant jamais exercé des responsabilités politiques) de se mobiliser pour porter un message dans tout le pays : celui d’une démocratie apaisée qui se construira avec tous les Congolais à l’exception d’aucun.

Les prochains jours seront déterminants pour construire ce Congo du XXIe siècle.

                                Vivien Romain MANANGOU

Nous avons émis l'hypothèse qu'en vue d'apaiser la classe politique lors de son hold-up constitutionnel, Denis Sassou Nguesso procéderait à un changement de gouvernement en constituant un gouvernement dit de large union nationale. Là où nous nous sommes trompés, c'est dans la chronologie : on croyait qu'il opérerait d'abord son putsch constitutionnel avant de mettre en place son gouvernement d'union nationale. En fait, il risque d'abord de mettre celui-ci en place avant de procéder au passage en force. De source sûre, il consulte en ce moment même pour confectionner son nouveau gouvernement. Cependant, nous sommes certains que des énergumènes comme Jean Jacques Bouya resteront à leur place : ils connaissent trop de secrets, volent si bien qu'ils sont irremplaçables.

Nous avertissons le gouvernement de Brazzaville au cas où il s'aviserait à passer en force : ce nouvel acte de mépris à l'égard de notre peuple aura des conséquences. Denis Sassou Nguesso devra en assumer l'entière responsabilité. S'il abandonne l'idée du référendum pour celle du passage en force, c'est qu'il se doute que le vote populaire sera largement négatif. Nous attendons qu'il commette son méfait aux yeux de la communauté internationale pour commettre le dernier forfait politique de sa carrière de dictateur. En refermant sur lui la porte constitutionnelle au lieu d'en sortir tranquillement en 2016, notre ndzokou national prend le risque de s'enfermer dans une voie sans issue. IL Y A UN PRIX A PAYER ET IL LE PASSERA A LA CAISSE DE L'HISTOIRE.

Au peuple congolais, aux forces vives de la nation, à nos soldats : nous ne sommes pas un peuple asservi. Denis Sassou Nguesso ne se trouve pas en pays conquis. Ce genre de frasques de l'histoire touchent à sa fin. Ensemble, nous sommes le pouvoir. Nous avons la mission historique de barrer le chemin à ce monstre, à ce terroriste, à ce criminel de Denis Sassou Nguesso : il faut refermer la préhistoire politique du Congo. Il y va de la cohésion nationale, de notre unité car si Denis Sassou Nguesso insulte et crache sur la constitution, plus rien n'empêchera Modeste Boukadia de remettre en cause l'indivisibilité de la république. D'ailleurs, il l'a déjà fait comme s'il s'attend à ce que Sassou viole la constitution en anticipant déjà à l'ONU.

La constitution ressemble aux tables de la loi de la Torah de Moïse : selon la sagesse rabbinique, violer un seul commandement du sépher revient à violer tous les préceptes divins (1) comme remettre en cause un seul article de la constitution du 20 janvier 2002 revient à rendre caducs tous les autres articles. Plus rien ne peut garantir l'indivisibilité de la république. Or, nous le savons tous : nous ne voulons pas en arriver là. UNE SEULE SOLUTION : PRENONS ET AFFIRMONS NOTRE POUVOIR DE PEUPLE SOUVERAIN, MES FRERES !

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NOTE (1) Si vous commettez l'adultère en couchant avec une femme mariée, vous mentirez forcément lorsqu'on vous demandera si vous avez couché avec. L'adultère est une forme de vol ; ainsi vous violez le "Tu ne voleras pas". En le faisant, vous n'honorez pas votre père et votre mère. En obéissant au démon, c'est comme si vous aviez eu un autre dieu devant la face de Chem Hamephorasch. Il est évident qu'un homme qui aime D.ieu ne peut pas faire une chose pareille. En portant la femme d'un autre dans votre coeur, vous tombez dans le péché de l'idolâtrie. Et il est évident que vous êtes aussi tombé dans la convoitise comme l'a explicitement signifié Ieshua ha Meshia. Il est évident que vous n'aimez pas votre prochain comme vous-même car vous ne souhaiteriez pas qu'on vous prenne votre femme pour vous cocufier. Denis Sassou Nguesso a non seulement commis plusieurs fois l'adultère mais il est allé jusqu'à faire des enfants à des femmes mariées - en imposant aux maris de les élever et surtout de ne pas divorcer. Je pourrais continuer ma démonstration...

Depuis 1997, le Congo connaît la pire période de son existence politique en tant que république. A des ressources immenses, correspond curieusement une misère incommensurable de la majorité des Congolais frappés désormais de famine.

Nous l'avons dit et nous le redisons : une société change d'en-haut d'abord. Il nous faut au préalable faire évoluer la superstructure politique avant d'espérer en tirer les bénéfices infrastructurelles et sociétales. Ceux qui ont lu Schumpeter savent qu'il a dit que les idées évoluent moins vite que l'environnement physique qui nous entoure. Aussi lentes que soient les mutations sociales, si nous savons les provoquer ou les susciter, elles finissent par se produire. Il n'y a pas de raison qu'un jour, en Afrique en général et au Congo en particulier, que les choses ne changent pas : il suffira que nous changions pour cela, dans nos esprits, dans notre façon d'appréhender la vie en commun, la société, les relations humaines. Et nous avons des solutions : il nous suffit de regarder vers notre passé et au-dedans de nous pour se remémorer que l'âme noire véritable est altruisme, générosité, solidarité, partage, don de soi, grégarité, primauté du groupe sur l'individu, vie humaine placée au sommet de l'importance. Bref, nous avons évoqué sans le nommer le kimuntu-bomoto.

Si d'aventure les choses venaient à bouger dans le bon sens au Congo-Brazzaville, serons-nous prêts à relever les défis de demain afin d'établir un système social véritablement démocratique ? Prenons-nous la peine de prévoir les changements nécessaires qui feront de notre pays un espace vital où il fasse bon vivre ? Oui, il faut contester, dénoncer l'arbitraire, l'injustice, la violation des droits élémentaires, la négation des droits de l'homme, la gestion économique calamiteuse du régime Sassou & Nguesso mais il faut déjà envisager dès à présent les institutions de demain : l'armée, la justice, la santé, l'école, la démocratie en exergue, la solidarité sociale, l'économie, etc.

Nous avons décidé depuis un moment de nous rapprocher de nos frères. D'abord, les civils, enfin les soldats dont le nombre est estimé à plusieurs milliers en exil. La démocratie, dans le contexte militaire ethnisé actuel, ne peut être viable dans notre pays : l'armée est structurée de façon à ce que le pouvoir reste à jamais au nord du pays - entre les mains d'un clan.Une armée ethnisée totalement aux ordres de Denis Sassou Nguesso plante le décor d'une dictature qui a créé les conditions de l'emporter - quoi qu'il se passe - sur la démocratie. Une dictature incarne un système violent, oppressif, répressif, avec son armée (hommes en armes obéissant à une autorité unique : le monarque), sa justice injuste, un Etat totalement déconnecté du peuple ayant transformé les droits de tous en privilèges ethnorégionaux de quelques-uns, une administration totalement sous contrôle, enfin une économie entièrement entre les mains d'étrangers et des membres du clan au pouvoir.

Nous ne pouvons demain restaurer la démocratie sans réformer l'armée et sans établir une vraie justice. Et, à ce propos, il faut discuter avec les soldats et les juristes. Quelle armée, demain ? Quel traitement pour tous nos militaires en exil ? Quelle justice en corrélation avec les institutions démocratiques ? Toutes ces questions doivent être évoquées en amont si nous ne voulons pas être broyés par le système. Ils ont l'argent, des puissants complices qui se repaissent de nos richesses, tiennent l'armée ainsi que tous les ressorts du pays. Si l'histoire était une équation mathématique parfaite, rien ne nous permettrait d'espérer le moindre renversement des choses. Cependant, c'est mal connaître la nature humaine éprise de justice et de liberté.

Le Lion De Makanda consulte actuellement officiers et sous-officiers en exil pour trouver des réponses à ces questions : les militaires sont des hommes de terrain rompus à la recherche de solutions pratiques. Il réunira les officiers et sous-officiers en exil qui émettront le voeu de se joindre à lui pour un travail à huis clos dans un endroit secret afin d'arrêter une stratégie ou éventuellement mettre sur pied une organisation ad hoc.

Ensuite, viendra le tour de tous les juristes congolais à l'étranger : il faudra aussi préparer la réforme de la justice qui devra être le socle même de la nouvelle démocratie restauréeIl est évident que notre (in)justice actuelle ne répond pas au critère d'indépendance nécessaire au succès d'un environnement démocratique véritable. Nous dressons actuellement la liste des officiers et sous-officiers congolais en exil. Ensuite, nous nous pencherons sur le listage des juristes congolais à l'étranger.

Pour vaincre un système, il faut en modifier le coeur, le moteur, en lui substituant un neuf, en évincer les hommes qui en incarnent l'esprit et les objectifs et injecter un nouvel esprit social. C'est un travail difficile, un challenge à la hauteur de l'ambition d'un nouveau Congo qui regardera demain les Congolais en face au lieu de lui tourner le dos. Nous avons envie d'en faire le pari et cet idéal plus grand que ma petite personne m'habite comme une passion dont je ne pourrai me défaire...

LA CULTURE CONGOLAISE UNE FOIS ENCORE ENDEUILLEE

Rhode Bath-Schéba Makoumbou et Marc Somville, et toute leur famille respective, ont la profonde douleur de vous annoncer le décès inopiné du peintre David Makoumbou survenu à Brazzaville le jeudi 12 juin 2014.

Pour les condoléances :
Deuil : 1, rue Moundossa Tsiolo. Mansimou (OMS). Brazzaville. République du Congo
Email : sa fille Rhode : rhode@rhodemakoumbou.eu - son fils Ehud : ehudalphee2005@yahoo.fr
GSM : sa fille Rhode ; +32(0)484 69 02 44 - sa fille Naomi : +242 055 74 01 36

 

                                                 Biographie de David Makoumbou. 

Peintre de la République du Congo (Brazzaville) né en 1946 à Kinshasa (RD Congo).

Décédé inopinément le 12 juin 2014 à Brazzaville.

Il exerce au début comme maçon. C’est le peintre Hilarion Ndinga qui le découvre sur le chantier pour la construction de sa maison.

Cette rencontre sera déterminante. Il abandonne son ancien métier et commence à s‘initier aux techniques d’expressions picturales.

Il fera preuve d’une assiduité et d’une grande application dans son métier d’artiste plasticien.

Dans ses toiles, le réalisme est très perceptible, mais il trouvera son véritable style dans le genre cubiste et expressionniste.

Il a participé à des expositions internationales à Séville (Espagne), à Atlanta (USA), à Moscou (Russie) et à La Havane (Cuba), ainsi qu’à de nombreuses expositions collectives dans son pays.

Il est le père de l’artiste plasticienne Rhode Bath-Schéba Makoumbou sur laquelle il a eu une très grande influence picturale depuis son tout jeune âge.

Ils avaient récemment réalisé ensemble une œuvre murale sur l’enceinte de leur atelier à Brazzaville. 

Références.

 - « Dictionnaire général du Congo-Brazzaville » de Philippe Moukoko(Ed. L’Harmattan. Paris. 1999) (http://books.google.be/books?id=YDRkir2-WxUC&pg=PA208&lpg=PA208&dq=%22david+makoumbou%22+-rhode&source=bl&ots=kdG3_23VjX&sig=k2KjRtJdloszVWxjZ27cPpCeJBU&hl=fr&sa=X&ei=TKqZU9aAOaOO7AbG2YDYCA&ved=0CCkQ6AEwBA#v=onepage&q=%22david%20makoumbou%22%20-rhode&f=false).

- « Peintres du fleuve Congo » de Nicolas Bissek (Ed. Sepia. Paris. 1995)

 

- « Couleurs et toiles » de Nicolas Bissek (Ed. Karthala. Paris. 2006)

                                                                     *

LE LION DE MAKANDA PRESENTE SES CONDOLEANCES A LA FAMILLE MAKOUMBOU EPROUVEE.

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Elites congolaises : Entre Responsabilité et Egoïsme

Par Wilfried Kivouvou

Président de la Conscience Libre

 

W KIVOUVOU Le Congo a rendez-vous avec son histoire. Mais pas seulement. Les Congolaises et les Congolais doivent prendre chacun en ce qui le concerne, le poids et la mesure de leurs responsabilités face à cette histoire pour le moins tragique au regard des turbulences qui ont émaillé la gouvernance  post-coloniale de notre pays.

Le Congo et son Peuple n’ont pas fini de se battre contre les vicissitudes douloureuses de la vie, de lutter chaque jour à sortir des fourches caudines de la pauvreté et des misères effroyables quasi endémiques qui les enlacent. Aussi,  espèrent-ils autant que possible voir enfin s’ouvrir une ère nouvelle qui assure à chacun et à tous plus de Liberté, davantage de Justice et de fraternité, et par-dessus tout, la réalisation du bonheur et la fierté d’appartenir à la Nation de nos rêves qu’est le Congo qui gagne.

Toute entreprise se réclamant de cette démarche d’utilité publique ne pourrait être d’un quelconque intérêt que si pour sa finalité, elle se donne en priorité, de répondre aux préoccupations majeures qui font le lot des soucis quotidiens de la Congolaise et du Congolais ordinaires.

La problématique de révision ou plutôt de changement de la Constitution du 20 janvier 2002 dont le régime au pouvoir se fait le chantre depuis quelques temps remet sur la table du débat républicain – justement- le questionnement sur la pertinence des choix opérés au cours des cinquante dernières années par les acteurs politiques et sociaux mais aussi, se pose la question de la qualité et de la compétence de ces derniers dans le cadre de la gestion de la chose publique.

L’on observe déjà, à peine le débat lancé, les traditionnelles divisions qui caractérisent nos élites avec l’émergence de plusieurs plateformes de refus au projet de révision ou de changement de la Constitution sans que les uns et les autres ne parviennent à mettre en évidence les différences sur la forme comme sur le fond des organisations et les stratégies envisagées.

Si le refus du projet de révision ou de modification de la Constitution se résume à l’objectif essentiel de poursuivre la construction d’une démocratie véritable dans notre pays, laquelle démocratie doit admettre pour son épanouissement une alternance politique assurant dans une certaine mesure le renouvellement des élites dirigeantes.

Par contre, il est totalement inconcevable que les forces démocrates se montrent incapables d’unité autour de ce combat.

Cette tribune qui vaut Appel à la raison et au sens du devoir citoyen de chacun s’adresse avant tout aux Parrains, Coordonnateurs, Membres des Comités de pilotage et tous autres Acteurs participants à ces différentes structures de se ressaisir, pour une fois, afin de créer les conditions d’une confiance renouvelée avec le Peuple, le seul, sur lequel les uns et les autres comptent pour inverser l’équilibre du pouvoir entre d’une part, les Forces Démocrates et d’autre part, le régime du Parti Congolais du Travail (PCT) et affiliés.

Il est plus que souhaitable que s’amorce immédiatement une concertation utile entre toutes les forces démocrates engagées dans ce débat citoyen en vue de convenir des modalités de coordination unique des étapes essentielles de la dynamique en cours. Faute de quoi, la Jeunesse Consciente en mouvement dans ce pays en viendra à dénoncer ces perfidies.

L’éthique doit reprendre du sens en politique comme dans toute démarche qui intéresse ou implique la Nation, bien au-delà des intérêts égoïstes. De même que certaines frivolités, expression, dit-on, d’une bataille de leadership ne devraient sacrifier, cette fois encore, sur l’autel des petits calculs souvent inavoués, l’avenir de tout un pays qui perd ses repères dans un monde qui avance à grand pas.

Personne n’a le droit, pour quelques ambitions que ce soient, de mêler à cette bataille citoyenne, démocratique et pacifique des agendas cachés qui n’ont que trop souvent compromis les possibilités de progrès que l’histoire nous offre de temps à autre.

A quoi ça sert de parler au nom des souffrances de ce Peuple meurtri, appauvri et résigné, si dans les esprits prédominent la soif maladive de chacun de s’assurer une ascension personnelle, sur le dos des populations désabusées. L’intérêt général portant sur la volonté collective d’avancer vers un mieux-être de toutes et de tous étant relégué au second plan, quand il n’est pas simplement oublié.

L’instauration d’une démocratie véritable assumée par l’ensemble des composantes de notre pays est un combat qui n’est pas gagné à l’avance. Il risque d’être long  et fastidieux au même titre que celui en faveur de notre idéal de Liberté.  Pour cela, pas de place à l’improvisation intellectuelle et à toute forme d’aventures  sans lendemain.

Toutes les initiatives qui visent à sensibiliser les Peuples pour leur éveil ne confère nullement à ses auteurs ni des privilèges, ni des droits particuliers. Mais plutôt des responsabilités et le sens du devoir.

C’est ainsi que les ouvriers de cette historique et grandiose œuvre pourront mériter la prestigieuse distinction de Compatriotes.

Le Congo et son Peuple attendent beaucoup de ses élites, toutes. Rien ne peut autoriser que soit déçue cette belle aspiration au changement voulu par tout un peuple.

La victoire des forces démocrates est possible voire acquise. Elle passe cependant par un engagement sincère et désintéressé des filles et fils les plus méritants de notre pays, sans oublier les sacrifices nécessaires que cela suppose, pourvu qu’ils soient volontaires et  patriotiques.

 

                                Publié à Brazzaville, le 07 juin 2014

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CONGO : PRESENTATION

CONGO : INFOS SUR LE PAYS :
Superficie: 342 000 Km2
Population: 4 012 809 hab
Densité: 11,7 Hab/Km2
Capitale Politique: Brazzaville
Cité Economique: Pointe-Noire
Régime: Présidentiel

Langues: Français (officielle), Lingala, Kituba
Littoral: 169 Km Côte Atlantique
Port maritime: en EAU profonde
Monnaie: FCFA (1€=655.57F)
P.I.B/Habitant: $4000
Réseau ferroviare: 795 Km
Emission CO2 /Hab: 0,64 tonnes
Nb de postes TV /1000 hab: 13
Nb de lignes fixes /1000 hab: 5
Usagers Internet /1000 hab: 38
Indicatif Téléphonique: +242
Domaine Internet: .CG
Fête Nationale: 15 Août
Indépendance: 15 Août 1960
Devise: Unité/Travail/Progrès
Fuseau Horaire: UTC +1
Taux d'Alphabétisation: 92,1
Principales richesses: Pétrole, Bois, Potasse, Or, Diamant...
Frontières: 5 504 Km
Pays voisins: Angola, Gabon, Cameroun, Centrafrique, RDCongo (Ex. Zaire)
Nb de Régions: 12
Autres villes:
Dolisie, Ouesso, Nkayi, Owando, Impfondo, Gamboma, Djambala, Oyo...

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NOM  ADMINISTRATIF : IBOUANGA
PSEUDO: Lion de MAKANDA
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NATIONALITE : AFRICAINE
MICRO-NATIONALITE : CONGOLAISE
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Il y a tout de même de la beauté en Afrique

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