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CONGO, MON COMBAT POUR LA LIBERTE (LDM) 
"CEUX QUI PROFITENT DE L'INJUSTICE D'UN SYSTEME SONT PEU ENCLINS A DENONCER SON CARACTERE INIQUE. IL FAUT SE BATTRE POUR QUE S'INSTAURE UNE VERITABLE JUSTICE SOCIALE AU CONGO. ET L'ETAPE PREMIERE DU COMBAT CONTRE L'INJUSTICE EST SA DEMONSTRATION ET SA DENONCIATION. LA DEMOCRATIE N'EST QUE FILLE DE LA JUSTICE SOCIALE."
LION DE MAKANDA
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P.S. :  N'OUBLIEZ PA DE SIGNER SOUS UN PSEUDO NOTRE PETITION ! VOTRE ANONYMAT EST GARANTIE PAR AVAAZ. VOTRE ADRESSE MAIL QUI N'EST PAS AFFICHEE SERT JUSTE A RECEVOIR UN MAIL DE REMERCIEMENT ET A EVITER LES DOUBLONS PARMI LES VOTANTS. N'AYEZ PAS PEUR ! CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS !

 

 

http://www.avaaz.org/fr/petition/SASSOU_DOIT_DIRE_QUIL_NE_SERA_PAS_CANDIDAT_APRES_2016_ET_RESTAURER_LA_VRAIE_DEMOCRATIE/?cPGltdb 

 



Mes chers compatriotes,

chers abonnés à la NewsLetter,

chers lecteurs assidus,

chers internautes,

                                      colombe.gif                  bird

en dépit de toutes les péripéties qui ont frappé le pays cette année, même si je suis conscient que nombre d'entre vous avez de gros problèmes existenciels, nonobstant la maladie, la faim, la soif, le chômage, l'arbitraire, la privation des libertés,  je viens vous présenter mes meilleurs voeux de l'année 2013.

Gardez espoir car tout a une fin. La délivrance tarde à venir. Elle viendra. Gardons la foi active qui est la nôtre et tendons vers l'union. Les forces qui tiennent le Congo la tête plongée dans les ténèbres sont immenses mais elles ont des pieds en argile comme le colosse de Nabuchodonosor. Plus le règne dure, plus la chute sera brutale car le système tombera de très haut.

Semblables à des fourmis, nous agissons de façon visible mais surtout dans l'ombre. Notre cause est celle du peuple et nous la savons juste. Son triomphe comme la maturation d'un fruit à l'arome rare se fera attendre mais nous y parviendrons.

Il est tombé le grand Kadhafi ! Où est donc le monstre Ben Ali ? La lutte entre le bien et le mal est aussi vieille que le monde. Nous vous demandons de vaincre vos peurs, de prendre une dose de courage, une pincée d'audace et un grand coup de volonté farouche pour arriver à casser les fers qui tiennent votre liberté captive.

Nous croyons en nous, nous croyons en vous, nous croyons que les forces de justice sont immortelles, nous croyons en Dieu, le nôtre, celui de nos ancêtres et nous ne doutons pas car "victoria e certa".

Nous ne renoncerons jamais, nous ne trahirons jamais, nous lutterons jusqu'au dernier souffle car ce combat est celui de toute une vie. Vive la république, vive le Congo ! Bonne et heureuse année 2013 !

                                          LION DE MAKANDA

Conscient d'un rapport de force au bénéfice de ses adversaires et face à l'avancée des rebelles du Séléka qui se rapprochent dangereusement de Bangui, la capitale centrafricaine, (nous estimons qu'ils vont laisser le peuple passer le réveillon et le nouvel an sans rien tenter mais ensuite...), François Bozizé, président de la république centrafricaine a fait deux propositions : un gouvernement de transition qui n'arrange certainement pas l'alliance des rebelles du Séléka forte de leur supériorité militaire qui y verront une manoeuvre dilatoire permettant à Bozizé de sauver son régime - d'ailleurs, ils viennent de la décliner -  et secondo - , il prétend ne plus se représenter à l'élection présidentielle en 2016. Une promesse qui n'engage que ceux qui y croient et nous espérons que François Bozizé en fait partie...

Comme, nous le disons toujours, la diplomatie est l'art de ne présenter à son protagoniste que ses propres intérêts, les vôtres étant masqués. Personne n'empêchera François Bozizé de se renier aux yeux du monde entier et il ne sera pas le premier mais il l'a dit ! Maintenant que le divorce avec le régime de François Hollande est consommé, François Bozizé redoute de perdre le pouvoir et pourrait facilement modifier la constitution pour briguer un mandat de plus ou simplement se maintenir au pouvoir...

Selon la constitution congolaise, Denis Sassou Nguesso ne pourra plus être candidat à la fin de son second mandat en 2016 en raison du dépassement de l'âge de 70 ans et du fait de l'impossibilité de briguer un troisième mandat.

Nous lui avons demandé de dire ouvertement au peuple congolais qu'il ne bafouera pas sa propre constitution en ne se représentant pas en 2016 - ce qui implique qu'il ne tente pas de modifier la constitution du 20 janvier 2002. Monsieur Denis Sassou Nguesso détient le record de longévité politique dans notre pays : il squatte les hautes sphères politiques depuis près de trente ans si on cumule toutes ses expériences politiques.

Il faut savoir quitter les choses avant qu'elle ne vous quitte. NOUS ESTIMONS QU'UNE TELLE DECLARATION PERMETTRA A LA NATION D'ENVISAGER UN AUTRE AVENIR QUI REGARDE LE PEUPLE CONGOLAIS EN FACE AU LIEU DE LUI TOURNER LE DOS.

Signez s'il vous plaît, notre pétition en ligne sous un pseudo : vous n'avez rien à craindre car vous ne pouvez être poursuivi de quelque façon puisque vous ne faites que réclamer l'application stricte de la propre constitution sassouienne de 2002. N'AYEZ PLUS PEUR  CAR TOUTES LES BETES FEROCES S'ALIMENTENT DE LA CRAINTE QU'ELLES INSPIRENT A LEURS PROIES POUR LES DEVORER...

 

http://www.avaaz.org/fr/petition/SASSOU_DOIT_DIRE_QUIL_NE_SERA_PAS_CANDIDAT_APRES_2016_ET_RESTAURER_LA_VRAIE_DEMOCRATIE/?cPGltdb%20%EF%BB%BF

Le Congo est le pays des ministres inamovibles pour la plupart (Djombo, Yoka, Mvouba, Bouya, etc.) ; certains sont aux affaires depuis 1997 et bien au-delà sous Sassou I. Au rythme où ils détournent l'argent public, vous pouvez déduire l'étendue de leur enrichissement. Et ils sont aussi pour la grande majorité députés et hommes d'affaires. Nombreux possèdent des hôtels de luxe, des biens immobiliers en Europe et dans le monde. En somme, ils  croulent sous des fortunes colossales mal acquises. Pourtant, ils en veulent toujours plus. Tant que l'on peut mettre des zéros devant un chiffre, pourquoi s'arrêter ?  Le Congo compte un nombre indécent de milliardaires en francs cfa...

Ceux qui nous lisent fréquemment savent qu'il nous arrive d'être au courant d'informations avant que celles-ci ne deviennent officielles grâce au travail de notre réseau. Nous venons d'apprendre que les émoluments des ministres vont passer à dix millions de francs cfa (plus de 15000 euros) par mois en 2013 - faisant de ceux-ci des super privilégiés de la république, déjà qu'ils ont d'énormes avantages de toutes sortes. Pendant ce temps les salaires des médecins, des fonctionnaires, des enseignants stagnent et ne suivent pas l'inflation et le coût de la vie que le pouvoir ne parvient pas à maîtriser.

Le bugdet du Congo en 2013 sera de plus de 4000 milliards de francs cfa, l'un des plus importants de la CEMAC. Il est normal que les ministres réclament un peu plus : la logique est qu'ils soient tous polygames avec une ribambelle de rejetons. Leur train de vie avec frasques et désinvolture les amène à toujours plus d'excès.

Si les ministres vont percevoir 10 millions de francs cfa, on peut imaginer que monsieur Denis Sassou Nguesso n'est pas du reste : il en a sûrement profité pour réviser son salaire à la hausse, déjà qu'on ignore combien il coûte vraiment à la nation avec ses incessants voyages à l'étranger qui en font un vrai pigeon voyageur, sa boulimie d'acquisitions immobilières, son affairisme éhonté et le gaspillage de l'argent de la république en dons de toutes sortes - parfois à des pays comme la Chine qui n'en ont pas besoin comme ce milliard de francs cfa pour la reconstruction d'une école chinoise au moment où nos écoliers sont assis par terre dans les salles de classe insalubres.

Par ailleurs, nous ignorons tout du budget de la présidence de la république - juste le budget des Grands Travaux rattaché à celle-ci (300 milliards de francs cfa).

Augmenter les salaires des ministres n'est pas une urgence ; ils vivent déjà trop bien pour un rendement médiocre à quelques exceptions près. Il y a des catégories socioprofessionnelles qui ont besoin d'être motivés pour qu'ils se sentent récompensés à la hauteur des services qu'ils rendent à la nation au quotidien : je pense aux médecins, aux professeurs, enseignants, fonctionnaires qui sont obligés de monnayer des services gratuits comme le passeport dont on dit qu'il n'y a plus d'imprimés - alors que ceux qui graissent la patte le reçoivent en deux jours, aux étudiants qui survivent avec une maigre bourse. Et s'il y a de l'argent à gaspiller autant nourrir les orphelins, soigner les populations, construire des écoles, des hôpitaux et les projets ne manquent pas.

Il y a des ministres dans d'autres pays qui gagnent moins que les ministres congolais mais qui fournissent un travail dix fois supérieur. Il n'y a aucun rapport entre le salaire et le rendement effectif si la médiocrité et la paresse sont inscrites dans les moeurs d'un Etat comme c'est le cas au Congo - sinon comment expliquer cet état de délabrement, ce marasme d'un pays pourtant si prospère ? La bêtise et l'incompétence sont en poste au sommet de l'Etat, dans tous les postes clés de la république. Et comme tous les parasites, ils sont gloutons...

Le Congo en accédant à l'initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) avait promis de lutter contre la pauvreté mais il n'en est rien. En fait, cette purge imméritée de la dette publique obtenue par le truchement de puissants lobbies n'a en fait profité qu'à un seul homme : Denis Sassou Nguesso qui s'endette au nom du Congo pour assouvir des projets personnels, déjà qu'il détourne des milliards chaque année en connivence avec les membres de son clan. Son fils Denis Christel Sassou Nguesso dit Kiki qui dirige officieusement la SNPC détourne entre 300 et 500 milliards de francs cfa par mois selon les dires de certains et nous savons que cet argent est redistribué par papa aux autres membres du clan: Kiki agit pour papa en véritable percepteur ; il en profite pour se servir au passage.

Les Congolais ont eu une année 2012 difficile : drame du 4 mars 2012, accidents aériens, accidents ferroviaires, inondations polluant les nappes phréatiques provoquant la résurgence des pandémies comme le choléra, une poussée de la malnutrition et de la mortalité infantile, le coût de la vie qui a pris une vitesse exponentielle, des élections truquées, pollution aux hydrocarbures de la côte maritime, et j'en passe. Pendant ce temps, sans qu'ils aient fait la preuve d'avoir résolu les problèmes du peuple, les ministres se voient augmenter leur salaire comme si en le faisant, cela permettrait de mieux résoudre les épineux problèmes que Denis Sassou Nguesso traîne derrière lui depuis quinze ans déjà.

Et que penser de ce chef d'Etat qui s'empresse de chercher à résoudre les problèmes des autres quand il ne parvient pas à solutionner ceux de son propre pays ? Croit-il qu'il ne réussit pas parce que ses ministres sont sous-payés ? D'ailleurs, Sassou échoue partout : échec dans sa mission en RDC, échec en Centrafrique où il ne parvient pas à tirer d'affaire son disciple François Bozizé, échec dans sa tentative de médiation au Mali. En fait, la seule réussite de Sassou est de s'enrichir et d'enrichir ses obligés...

COMMENTAIRE : Lisez attentivement ce texte.  Vous comprendrez que le crime, le vol, la corruption se transmettent de père en fils et de fils en petits-fils - comme si le mal faisait des petits. L'avenir du Congo avec cette engeance, si on ne l'arrête pas, c'est la mort du peuple congolais car Denis Christel sera un autre Sassou&Nguesso pire que son père. IL FAUT QUE CA S'ARRETE AVEC LE DERNIER ELEPHANT DE L'ALIMA ! Vous y trouverez certains noms des paradis fiscaux où les Sassou&Nguesso planquent l'argent volé au peuple congolais. Vous comprendrez surtout pourquoi ils font tant d'enfants ou reconnaissent tant de rejetons ; peu importe qu'ils soient de leur chair ou non : chaque enfant sert à camoufler de l'argent volé au peuple congolais. TOUT SE SAIT, TOUT SE VOIT. HELAS, LES BOUCHES DE BANQUIERS SE FONT TOMBES CAR L'ARGENT QUE LES DICTATEURS LEUR CONFIENT TRAVAILLE D'ABORD POUR EUX... SEULE EST DECISIVE  LA VOLONTE DE LA JUSTICE DE SERVIR OU NON LA LOI POUR RENDRE AU PEUPLE CONGOLAIS SA DIGNITE, SON HONNEUR ET SES RICHESSES VOLEES. YES JUSTICE CAN  IF VALLS WANTS !

 

Sassou Nguesso : des biens mal acquis de père en fils

 

Charlie Hebdo du 26 décembre 2012 – Laurent Léger 

De l’argent d’assurances-vie envolé au Liban, du cash qui arrive à San Marin ou de Malte : le fric du clan à la tête du Congo intéresse l’enquête des « biens mal acquis ». 

 

Ils ont bon dos, les petits-enfants de Denis Sassou Nguesso. On blanchit du fric sur leur dos et ils n’en savent rien, les bouts de chou. Que diront-ils à leur papa, Denis Christel, le fils du potentat du Congo, lorsqu’ils seront en âge de comprendre que des assurances-vie à leur nom ont servi, soupçonne Tracfin (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits Financiers clandestins), à blanchir de l’argent ? Le service anti- blanchiment de Bercy, une structure qui ces temps derniers était plus loquace quand il s’agit de taper sur les dictateurs africains que sur les politiques français, a en effet pondu en avril 2002 une note passée inaperçue jusqu’à présent, mais qui vaut son pesant d’euros, à défauts de francs CFA.

Tout jeune député, Denis Christel, donc, le fiston de Sassou – surnommé le prince héritier -, est, par la grâce de son papa, numéro deux officiel de l’entreprise pétrolière d’État, mais patron officieux de cette machine à cash.  L’or noir devenu la ressource du clan  Sassou…

De  San  Marin  aux   Seychelles

De quoi peut-être lui occasionner quelques soucis à Paris, où l’enquête sur les « biens mal acquis » vise l’autocrate congolais, comme ses homologues du Gabon et de Guinée équatoriale. Denis Christel Sassou a en effet attribué à ses trois enfants, Ilona-Anaëlle (née en 2004), Lily-Anne (2006), et Denis-Ylan (2008), des contrats d’assurance-vie ouverts dans la filiale de Barclays, Barclays-Vie, et les a tous rachetés fin janvier 2012. Les montants de rachat (brut) ne sont pas négligeables : 358 000 euros pour la première, 354 000 euros pour la seconde et 248 000 pour le dernier. Et, comme le signale Tracfin, les fonds se sont envolés. Pas au Congo, mais au Liban. Le pays du secret bancaire où les banques ressemblent à des citadelles inviolables. Voilà encore un bon million qui échappe au peuple congolais.

Depuis que Sassou est l’une des cibles des juges, c’est toute la famille qui déguste. Pas moyen de dépenser tranquillement ses millions en France. Regardez une autre de ses filles, la pauvre Julienne. Avec son mari, Guy Johnson, ils ont acheté un hôtel particulier à Neuilly en 2006, pour 3,2 millions d’euros. Le parquet de Paris a demandé une enquête, le 9 septembre 2011, après que Tracfin a signalé les faits et surtout pointé du doigt le financement de la demeure.

La note de six pages du service anti-blanchiment, que Charlie a pu consulter, détaille « le financement d’un bien immobilier avec des fonds susceptibles de provenir de corruption ou de détournements« , c’est-à-dire l’achat par le couple Sassou-Johnson, via une SCI, de la bâtisse de Neuilly et la rénovation royale à laquelle il s’est livré, pour un montant astronomique de 5,3 millions. Investissement total : 8,5 millions d’euros, et zéro emprunt. Que du cash viré depuis plusieurs  banques  du San Marin (une micro-principauté européenne longtemps considérée comme un paradis fiscal), du Congo et encore d’un établissement de Malte.

Les comptes bancaires, détaille le document, appartiennent à Johnson, à Mme Sassou ou encore  à une mystérieuse société, la Maritex, immatriculée aux Seychelles, ce petit paradis pour touristes. Cette structure étant visiblement propriété de la dame. « Selon une attestation produite par le directeur de cette société, le compte de la société a été alimenté par le produit de la vente des parts détenues par Mme Johnson dans la société Orascom Télécom Congo, écrit Tracfin.  Il semblerait qu’elle puisse être liée à des opérations de corruption entre le président et un homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris. » Soupçonner de corruption la fifille à son papa ? Quelle insolence !

Les carottes sont cuites, ou presque. « L’urgence, c’est que Manuel Valls réponde à la demande de l’organisation Transparency International d’affecter à ces enquêtes un nombre de policiers suffisant pour cette affaire complexe. Jusqu’à présent, il n’y avait qu’un seul OPJ », explique William Bourdon, l’avocat de l’association. En attendant, il ne reste aux Sassou qu’une seule chose à faire, prendre vite comme Depardieu, le chemin de la Belgique!


 

Excellence, Monsieur le Président,

 

En vous adressant cette correspondance, le peuple voudrait faire appel - à défaut de pouvoir s'adresser à la conscience de l'homme d'Etat - à votre conscience d'homme.
Cela fait bientôt quatorze ans que vous présidez officiellement aux destinées du Congo.

Cela fait bientôt trente trois ans que vous êtes aux affaires (dans la gestion du pays), puisque votre apparition sur la scène politique Congolaise comme chef de l’État date de 1979.

Quatorze ans ! Malgré les termes très flatteurs de vos discours et peut-être aussi de votre volonté qui sait, tout va de mal en pis ?

Quatorze ans pendant lesquels nous n’avons connu ni la prospérité, ni une vie digne d'un simple humain. Aussi bien sur le plan politique, qu'économique, culturel, éducatif, sportif, bref, de tout ce qui concourt à l'épanouissement de l'être humain, notre pays et nous, nous sommes largement en retard comparés à l'évolution des autres pays du monde durant la même période. Nous sommes aussi démunis et peut-être même plus, que le jour de votre arrivée au pouvoir.
L'aggravation de cette situation, le chaos dans lequel nous vivons aujourd'hui : la plupart de nos concitoyens ne peuvent même plus avoir accès aux soins les plus élémentaires : sanitaires, alimentation.

Que font-ils ?

Pour survivre, ils hypothèquent dangereusement l'existence d'un pays que vous prétendez "aimer".

Cela nécessite que vous vous posiez enfin la question de ce qui pourrait être réellement bon pour nous. Le temps où vos collaborateurs et vous-même, vous hurliez haut et fort " heureux le peuple qui chante et qui danse " semble aujourd'hui définitivement révolu : il urge de regarder la réalité de notre misère en face.

Dès lors, les questions suivantes s'imposent.

Après vingt-huit ans de pouvoir, votre parti aurait-il encore la capacité de nous apporter ce qu'il n'a pas pu nous apporter durant tout ce temps ?

Vos collaborateurs et vous-même pouvez encore changer quelque chose à notre situation dramatique? A ces diverses questions, il n'y a malheureusement que des réponses négatives.

Si tel est le cas, faut-il encore continuer d'enfoncer le pays et nous avec lui, dans le chaos ou convient-il de lui permettre de connaître enfin une ère de bonheur ?

Depuis trente-deux ans, nous avons fait du "sur place" ou pire encore, nous avons reculé. Plutôt que de continuer à nous promettre le bonheur impossible avec vous, votre régime et votre pouvoir, ne serait-il pas venu le moment d'organiser, en votre qualité de dirigeant du pays, l'alternance politique, ne serait-ce que pour que nous vous soyons enfin redevables de quelque chose : la liberté retrouvée, le bonheur revenu, l'amélioration des conditions des familles ...

Certes, cela est difficile et nous en convenons. Surtout que la fin de votre dernier mandat se rapproche. Vous n'avez pas su réaliser ne serait-ce qu'un seul des objectifs que vous vous étiez fixé.

Il devient inutile de s'accrocher au pouvoir en imaginant que l'on finira par réaliser quelque chose ; par changer quelque chose ; que l'on finira par y arriver.

Malheureusement à votre niveau, ce ce ne sont plus que des rêves. Plus vous vous accrochez au pouvoir, plus les choses se dégradent.

Face à cette décision qui s'impose, celle de quitter le pouvoir en organisant une alternance ou en favorisant l'organisation d'une transition démocratique, vos proches et même vos lointains collaborateurs ne sont d'aucune aide ou assistance.

Ils ne font que profiter de votre pouvoir pour satisfaire leurs intérêts personnels.

Ils ne cherchent qu'une chose, c'est de vous maintenir au pouvoir pour pérenniser leurs petits intérêts. Jamais ils ne vous conseilleront de partir.

La fin du règne sonnera comme un glas, pour leurs poches et leur avidité maladive. Plus ils les remplissent, plus ils ont soif. Ils vous décourageront le jour où l'idée d'un départ vous effleurera, en vous faisant croire que sans vous ce sera le chaos, que vous êtes l'homme providentiel et qu'il vaut mieux rester encore un peu, quitte à briguer un troisième mandat, inconstitutionnel aujourd'hui.

Quelques jours, quelques mois, quelques années de plus pour que leurs poches continuent à se remplir, pour qu'ils digèrent ce qu'ils ingurgitent depuis et qui ne les rassasiera jamais. Ces collaborateurs ne vous feront voir que les inconvénients de votre départ du pouvoir.

Ils sont même prêts à pleurer toutes les larmes de leur corps pour vous convaincre de rester. Mais tout cela n'est qu'une mise en scène destinée à faire de vous celui qui fera fructifier encore un peu plus leur richesse et leur prospérité.

En fait, toute cette cour est constituée de parasites qui profitent de vous et pour lesquels vous n'êtes en réalité qu'un vecteur pour accéder aux intérêts bassement matériels.

Devant une pareille situation, vous ne devez pas oublier que, d'abord et avant tout, vous êtes le premier et le seul responsable.

Vous êtes celui à qui, à un moment donné, nous avons, volontairement ou de manière forcée, confié notre destin. Et il est évident que nous avons cru, à tort ou à raison, à une certaine période, qu'avec vous, nous réussirons à réaliser notre bonheur. Nous vous avons donc, en ce moment là, confié notre destin. Non pas pour le pire car aucun peuple ne cherche à vivre le malheur. Mais pour le meilleur.

Monsieur le Président, aujourd'hui, nous souffrons, énormément. Nous sommes privés de tout et vous êtes celui qui, malheureusement, est désigné comme la source de nos malheurs.

Paradoxalement, vous apparaissez, en même temps et dans une certaine mesure, comme celui par qui peut s'ouvrir pour lui une nouvelle ère, si vous acceptez d'organiser cette alternance politique qui redonnera un souffle nouveau au pays et qui insufflera une nouvelle dynamique à son développement.

Mais lorsque nous parlons d'alternance, ce n'est pas n'importe quelle alternance. Il s'agit d'une alternance juste et honnête, une alternance démocratique effective : anticipée ou au plus tard, à la fin de votre dernier mandat.

L'organisation de cette alternance démocratique, c'est ce qui vous reste à faire pour redorer un blason qui ne peut plus, hélas, l'être autrement. C'est donc une chance de réhabilitation de votre pouvoir, de votre régime et de l'œuvre que vous avez, sans nul doute, voulu réaliser mais qui n'a pas pu l'être.

Si nous pouvions dire un jour, malgré tout, il a au moins su organiser une alternance politique démocratique et pacifique pour le pays, alors seulement votre passage au pouvoir n'aura pas été simplement un temps de malheur pour nous qui souffrons énormément aujourd'hui.

Pour aboutir à ce résultat, il faudra réhabiliter la Commission Electorale Nationale, permettre l'organisation d'élections législatives libres, démocratiques et transparentes. Vous présiderez à ce qui constituera ainsi une transition vers des élections présidentielles libres, démocratiques et transparentes, en respectant votre parole donnée devant la communauté internationale.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire et une bonne action qui termine un mauvais parcours ou un parcours peu glorieux pourra encore sauver la situation.

A défaut de le faire, le pays et nous, nous sombrerons un peu plus dans le chaos. Vous et votre régime vous sortirez de là définitivement noircis et sans aucune possibilité de sauver quoi que ce soit.

Monsieur le Président, si vous le voulez, vous le pouvez encore.

Certes, ce n'est pas facile de se dessaisir du pouvoir, de le quitter. Surtout lorsque c'est un pouvoir exercé dans les conditions dans lesquelles vous l'avez exercé, sans partage et de façon très personnelle.

Mais est-il nécessaire de vous rappeler que si vous ne quittez pas le pouvoir, lui vous quittera un jour ?

Soit parce que quelqu'un vous en écartera ! Ce que vous considérerez comme un affront, soit parce que la mort vous emportera, ce qui ne vous réhabilitera pas.

Nous vous invitons donc à prendre vos responsabilités, à réagir pendant qu'il est encore temps et à faire enfin quelque chose pour que Le Congo ne franchisse pas les derniers centimètres qui le sépare du désastre total, du chaos définitif.

Espérant pouvoir toucher par ces mots la corde sensible qui, en chaque être humain, doit se réveiller devant des situations extrêmes, et dans l'espoir que vos responsabilités de chef d'Etat vous aideront à prendre en compte la dignité du Peuple Congolais, ce Peuple vous prie de croire, Excellence, Monsieur le Président, en l'assurance de sa haute considération !!

Collectif Sauvons le Congo

Ma lecture de la politique africaine de la France se perd dans les méandres de l'alternance droite-gauche. En effet, la droite française est plus interventionniste, plus amie des dictatures. Quand la gauche arrive au pouvoir, nous constatons une autre vision, une autre attitude vis-à-vis des dictatures africaines - même si gauche et droite ont en commun la sauvegarde des intérêts de la France et, souvent c'est au nom de ceux-ci que certains régimes ont été habilement ou ouvertement sauvés ou démis. Or, il y a un paramètre à bien prendre en compte : "LES INTERETS D'UNE PUISSANCE DU MONDE A L'ETRANGER SONT GENERALEMENT LES INTERETS DE SES MULTINATIONALES  ET C'EST SOUVENT AUTOUR DE CEUX-CI QUE L'ON VOIT APPARAITRE DES CONFLITS."

Analysons l'attitude et la posture des trois derniers présidents français : Chirac, Sarkozy, Hollande. Chirac est l'homme qui a permis le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir au Congo-Brazzaville, Pascal Lissouba s'étant montré plus regardant en matière de contrats pétroliers, qui a détruit les hélicoptères de l'armée ivoirienne en parfaite violation de la souveraineté ivoirienne tandis que les militaires français tiraient sur des Ivoiriens. Quant à Sarkozy, il a causé la chute de Laurent Gbagbo et contribué à la mort de Kadhafi grâce à l'intervention des forces françaises. François Hollande plaide pour une autre politique qui semble plus respectueuse du droit de non-ingérence car il affirme que la France n'a pas vocation à sauver des régimes mais à sécuriser ses citoyens à l'étranger tout en protégeant les intérêts français.

Or, généralement, c'est autour de la notion "d'intérêts" que la politique des puissances occidentales se brouille en délaissant les vertus de la liberté des peuples pour leur imposer des "gouverneurs noirs". En effet, ceux-ci semblent mieux garantis par des dictatures peu regardantes quant aux intérêts de leurs propres Etats, de leurs propres peuples - même si les démocrates africains ne remettent pas toujours en cause les contrats en vigueur. Laurent Gbagbo a décoré Bolloré et a plaidé pour un rapport "gagnant-gagnant" entre la Côte-d'Ivoire et le milieu français des affaires.

Nous avons tous compris que pour le business, ne convient en fait qu'un seul rapport : perdant pour les peuples et gagnant pour les affaires... La question qui se pose est la suivante  : "Les intérêts de la France (en fait de ses multinationales) dans son précarré colonial, par exemple, ne peuvent-il pas être compatibles aux intérêts des peuples ?" De la réponse à cette question dépend souvent la paix ou la guerre, la dictature ou la démocratie au sein des ex-toujours colonies françaises tenues en laisse par le franc cfa.

 

Dans un contexte qui respecte le droit des affaires, les intérêts des puissances occidentales en Afrique seraient plus en phase avec la montée de la démocratie. Des contrats mieux négociés rendraient les puissances du monde moins enclines à défendre des dictatures peu soucieuses des intérêts et du bien-être de leurs peuples. Déjà, il ne faudrait pas que ceux-ci soient rédigés par les multinationales seules et que les Etat ne puissent plus avoir comme seule possibilité que de les signer sous des valises de billets pour épurer toute vélléité éthique... En effet, ce sont souvent les multinationales qui ont intérêt à voir un statu quo qui profite à leur chiffre d'affaires. Et là-dessus, il y a une connivence complexe entre le milieu des affaires et le milieu politique en Occident qui se passe du clivage gauche-droite : les hommes d'affaires soutiennent généralement les deux camps pour être sûrs d'avoir la possibilité de voir leurs objectifs défendus quel que soit le parti qui prend le pouvoir ; ils ont de puissants lobbies pour cela.

Dans un contexte de crise en France, les intérêts économiques français à l'étranger revêtent une importance particulière au point de distordre la correspondance propos politiques/actions politiques. En effet, en cas de rébellion, si une puissance ne soutient pas le pouvoir en place au nom de la non-ingérence, rien n'empêche qu'elle soutienne la rébellion. Nous avons un précédent en Lybie.

Il semblerait qu'on ait découvert du pétrole en Centrafrique et nous savons tous que le pétrole, en Afrique, est source de conflits. LE PETROLE, LE SANG DES NATIONS CIVILISEES, LE MOTEUR DE LA CIVILISATION UNIVERSELLE, QUI FINIT TOUJOURS PAR VERSER LE SANG BIEN ROUGE DES NEGRES POUR LE TRIOMPHE DE GROS PROFITS...

Pendant que la rébellion centrafricaine avance vers Bangui, la capitale centrafricaine où elle pourrait déjà se trouver à l'instant où j'écris ces mots, et que l'ambassade de France en Centrafrique (Bangui) est en proie à des jets de pierre de la part des partisans de François Bozizé qui reprochent à la France de ne pas stopper les rebelles par son inaction, le lion de Makanda, par le plus pur des hasards, a rencontré Diaf Le Kweta du collectif Sauvons Le Congo il y a quelques heures.

Diaf Le Kweta est un jeune résistant qui se retrouve  à Lyon pour des raisons professionnelles. Sa présence dans la capitale des Gaules est prévu pour un long séjour...

C'est le destin qui a réuni les deux hommes dans un restaurant où ils ont longuement discuté de l'actualité africaine et des problèmes du Congo ; il est évident que les deux activistes politiques ont des points de vue qui vont dans le même sens : même intransigeance, même radicalité, même sens profond de l'intérêt public, même amour profond du Congo.

Les deux hommes se sont échangés les numéros de téléphone se promettant de se voir très bientôt pour définir une stratégie politique à l'heure où les choses se délitent doucement en Afrique centrale et à l'instant où l'on parle d'états généraux au Congo.

Si le président centrafricain François Bozizé tombe, c'est un allié de moins pour Denis Sassou  Nguesso qui disparaît dans l'échiquier politique régional et le fait que la France déroute ses avions vers Bangui en leur demandant de faire demi-tour est un signe qui en dit long.

Nous espérons que l'on laissera la Centrafrique résoudre ce problème centrafricano-centrafricain sans ingérence mais nous vous apprenons que tout cela ne peut se comprendre que si l'on prend en compte le fait que l'on a découvert du pétrole en Centrafrique...

Diaf a fait la confidence suivante au lion de Makanda : "C'est vous qui m'avez inspiré en tant que résistant  au régime de Denis Sassou Nguesso..."

Il est évident que les deux hommes ne vont pas tarder à définir des actions communes pendant le long séjour de Diaf Le Kweta à Lyon...

LE LION DE MAKANDA ET TOUTE L'EQUIPE DE D.N.C.B VOUS SOUHAITENT UN JOYEUX NOEL !

 

 


AmedeDeleau6.jpgEn matière de disparition ou d'enlèvement, on le sait, la vitesse à laquelle se répand l'information peut faire toute la différence car  une information vite ébruitée peut  avoir pour conséquence de sauver une vie... Nous vous demandons donc de faire une large diffusion de cette information - même si pour le moment, il ne s'agit que d'une rumeur :  ne pas avoir de nouvelles d'Amédé Deleau ne signifie pas forcément qu'il aurait été arrêté mais le fait qu'il se soit échappé des geôles congolaises a visiblement vexé le très sanguin Denis Sassou Nguesso. Le pied de nez d'Amédé Deleau à la police congolaise a dû montrer toute l'incompétence de notre sécurité publique versée dans l'affairisme et il est facilement imaginable qu'elle ait pu projeter de prendre sa revanche...

Nous sommes à la veille de noël et si la rumeur se confirme, ça ressemblera à un cadeau empoisonné. Amédé Deleau, jeune résistant congolais qui s'est réfugié à Kinshasa après s'être échappé d'une prison congolaise, est porté disparu à Kinshasa. Il ne répondrait plus au téléphone et ceux qui l'interrogent sur sa page Facebook n'ont pas de réponse et cela, je l'ai vérifié.

Nous espérons qu'il ne s'agit pas comme certains le présentent d'un enlèvement par les espions de l'éléphant politique du Congo, Denis Sassou Nguesso.

Nous ne savons pas si ce jeune compatriote avait le statut de réfugié politique en RDC pour que le HCR soit alerté et mis face à ses responsabilités.

Il est évident que la proximité des capitales des deux Congos rend la thèse de l'enlèvement plausible mais pour l'instant, nous n'accusons pas les sbires du pouvoir de s'être fondus dans la foule kinoise pour enlever ce jeune frère.  

 

Quiconque peut infirmer ou confirmer cette rumeur nous permettrait d'en avoir le coeur net. Le peuple congolais souffre déjà assez et d'ailleurs, le pouvoir laisse des commerçants véreux vendre des produits avariés comme cette viande périmée qui a été trouvée dans un congélateur au marché principal de Dolisie (et nous savons d'avance que ce commerçant ne craint rien des autorités congolaises...).


S'il n'est pas arrêté - parce qu'il ne mérite en rien de se retrouver en prison, Sassou prétendant qu'il n'y a pas de prisonnier d'opinion à Brazzaville, Amédé Deleau doit très vite nous donner des signes de vie et de préférence avant le 31 décembre 2012. Sinon, nous prendrons la thèse de l'enlèvement pour argent comptant. En effet, l'enlèvement d'un opposant à l'étranger enverrait le message suivant à la résistance  :               "VOUS N'ETES PAS EN SECURITE A L'ETRANGER !"

Sassou  est capable d'un tel baroud d'honneur puisqu'il en a l'esprit et les moyens, la frontière entre le Congo et la RDC étant très poreuse. Espérons que ce jeune garçon n'ait pas été utilisé comme monnaie d'échange par le pouvoir de Kinshasa. En effet, comment comprendre que l'on vienne si facilement enlever un jeune opposant à la dictature de Brazzaville si facilement - sans que la police et la sécurité d'Etat de Kabila n'en soient informées ? Si tel est le cas, ça sonnerait comme une insulte de plus au régime de Kabila incapable de sécuriser ses frontières - déjà que dans le Kivu Rwandais, Ougandais, Burundais entre autres viennent faire la loi et se servir à volonté en minerais de toutes sortes...

COMMENTAIRE : C'est dit, c'est confirmé et en français cette fois-ci pour que le pays hôte puisse bien s'en rendre compte. Oui, Jan De Bryune, ambassadeur de Belgique au Congo et peu importe qu'il soit étiqueté N-VA, a brisé les codes déontologiques de la diplomatie mais pas ceux de la vérité et s'il a offensé le pouvoir en place, il a honoré le peuple congolais en restituant à son auditoire les véritables caractéristiques du pouvoir crocodilien de Brazzaville. En effet, oui, le denier public ne profite qu'au clan Denis Sassou Nguesso au point où le peuple meurt de faim, de soif et de maladie à cause d'un régime corrompu. Moi, je ne prends pas de gants. Normal : je ne suis pas diplomate et surtout, je ne parle pas flamand...

 

D'ordinaire, le discours diplomatique consiste à ne présenter à son hôte ou à son interlocuteur que ses propres intérêts dans un langage fumeux enrobé de flatteries et de bonnes intentions. Le diplomate se fait éloge, coopératif pour se faire accepter. Il s'agit de prendre en prétendant donner - ce que font si bien les Chinois, de présenter exactement le contraire de ses véritables intentions. Il faut faire semblant d'honorer le pays qui vous reçoit en tant qu'ambassadeur mais en servant avant tout les intérêts de son propre pays. La diplomatie concocte la duperie dans de la galanterie protocolaire servie par une éloquence étudiée mais en fait, on vient - notamment en Afrique, se servir que servir. A l'esclave, on ne donne pas, on exige, on prend, on dérobe, on dépouille mais à présent dans nos républiques bananières, on y met les formes. Diplomatie oblige...

Jan Bruyne, ambassadeur de Belgique au Congo, connaît ces subtilités de style et de posture et, il a cru qu'en évitant la langue française comprise par l'hôte, en parlant plutôt en langue flamande, il pouvait se permettre des écarts de langage, une ouverture critique. Hélas, l'affaire a été ébruitée. Si ce que l'on dit est vrai, Jan Bruyne vient de créer un précédent diplomatique en se permettant de critiquer le pays hôte - ou mieux - le clan Sassou & Nguesso - avec en plus un  crime de lèse-épouse de majesté, s'il en est.

Certes, l'homme dément de tous ses pores, de tout son poitrail ouvert, en se griffant le visage, avoir parlé de pays corrompu ou avoir critiqué l'épouse de monsieur Denis Sassou Nguesso mais nous lui rendons hommage pour inaugurer une nouvelle diplomatie plus crue, plus proche de la réalité du pays hôte. C'est donc un pionnier qui mérite d'être encouragé car l'on croit mieux un Belge en flamand qu'un Congolais en français.

A chaque fois que les propos d'ambassadeurs, les paroles de diplomates peu diplomatiques nous parviennent comme dans les wikileaks, on crie au sacrilège, on tempeste, on réfute, on menace ! La vérité la plus sordide serait-elle insultante ? Certainement, l'ambassadeur a voulu présenter à ses compatriotes une image du Congo plus conforme à la réalité. Et comme je le dis toujours, la plus belle photo de la saleté restituera une image "sale", une image de la saleté...

Nous avons besoin de savoir ce qui a vraiment été dit. Combien de "congoleaks" sont envoyés à l'étranger par des ambassadeurs, des diplomates et des hommes d'affaires qui ont du mal à la boucler ? Il n'y a qu'à voir comment la Lettre du Continent est si bien renseignée pour le réaliser.

Ce ne sont pas les Chinois qui commettraient une telle erreur - encore que nous ignorons ce que l'ambassadeur de Chine au Congo dit à ses homologues quand ils viennent s'installer ou travailler au Congo... En tout cas, si le flamand est langue plus "leakienne" que le français, j'apprends le flamand dès demain...

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Dès son retour aux affaires louches de la "république" avec la complicité de l'Angola, Denis Sassou Nguesso a compris la nécessité de nouer une alliance de dictatures, de dictateurs - question de sécuriser ses frontières. Il est allé même plus loin en aidant son frère de lumière François Bozizé à conquérir le pouvoir par les armes. Aujourd'hui, Bozizé flanche face à une rébellion retorse et Bozizé n'a pas trouvé mieux que de demander l'aide du Grand Maître Denis Sassou Nguesso. Il faut en prendre de la graine en se disant que seuls, nous ne pouvons pas venir à bout du monstre Sassou, de ce grand éléphant politique. Il est celui qui a aujourd'hui, à côté de Biya et Dos Santos celui qui la plus grande expérience de conservation du pouvoir et, en la matière ses conseils sont les bienvenus - car conserver le pouvoir en Afrique centrale est d'abord une question de force, de terrorisme des peuples.

Le mal se renforce, crée des alliances et si demain nous voulons aller de l'avant, il nous faudra nous unir en créant une plateforme panafricaine : les peuples peuvent venir à bout des dictatures à force d'abnégation mais face à la force des armes, il faut craindre que la solution ne soit pas purement politique et un jour, on en viendra à cette déduction que nous avons faite depuis longtemps : LA FORCE NE RESPECTE QUE LA FORCE.

Le Congo n'est pas la Tunisie ou l'Egypte qui ont fait tomber les murs de la dictature par le courroux de la rue. Nous ne sommes même pas la Lybie pour avoir pu chasser la dictature Kadhafi à l'aide d'une rébellion armée. ET SI LE CONGO S'INSPIRAIT DES  DEUX VOIES ? En effet, la dictature en Afrique innove en s'internationalisant - du moins dans le Golfe de Guinée et les opposants ou les résistants doivent créer un front qui transcende les frontières...

NOUS SOMMES CONDAMNES AU NIVEAU NATIONAL ET AU NIVEAU CONTINENTAL A NOUS UNIR. POURQUOI LES FORCES DU PROGRES NE REUSSIRAIENT PAS CE QUE LES ADEPTES D'EBLIS PARVIENNENT A CONJURER POUR FAIRE TRIOMPHER LA JUSTE CAUSE DE LA DEMOCRATIE ? EN TOUT CAS, DANS LA CONFIGURATION ACTUELLE, TANT AU NIVEAU NATIONAL QUE CONTINENTAL, LA DEVISE EST "S'UNIR OU MOURIR..." CAR LES DICTATURES OUTREPASSENT DEPUIS 1997 LE DROIT DE NON-INGERENCE DES PEUPLES A S'AUTODETERMINER FACE A DES REGIMES AUTOCRATIQUES AU SERVICE DE PUISSANCES ETRANGERES.

POUR SAUVER LE SOLDAT BOZIZE, DEBY VA LUI PRETER MAIN FORTE. ET DE L'AUTRE COTE, QUI VIENDRA AU SECOURS DE LA REBELLION ?

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GUNVOR / CORRUPTION: SASSOU NGUESSO ENCORE À LA UNE EN SUISSE
 
"...Le secteur du négoce des matières premières, dont la Suisse s’est fait une spécialité, a mauvaise réputation. Les firmes s’en plaignent, bien qu’elles cultivent d’elles-mêmes cette image en participant à divers scandales sur tous les continents. De par leur activité sensible, stratégique, les négociants ne sont jamais loin des affaires de corruption qui contribuent au pillage des ressources dans les pays producteurs, souvent des pays en développement, et au maintien au pouvoir de potentats.
 
Rien que cette année, plusieurs firmes suisses ont confirmé le bien-fondé de cette ­réputation sulfureuse. A commencer par Gunvor, dont le siège genevois a été perquisi­tionné en raison de virements de 30 millions de dollars versés en marge d’un contrat pétrolier avec le Congo. Si, selon l’entreprise, le zèle d’un employé – désormais licencié – est en cause, les deux actionnaires majoritaires de Gunvor ont admis avoir personnellement rencontré le président congolais Denis Sassou Nguesso. Le brut aurait été acquis à une valeur inférieure aux prix du marché (LT du 20.10.2012)..."
 
 
 
 

COMMENTAIRE : Les philosophes grecs reprochaient aux rhéteurs, adeptes de la rhétorique, leur habileté à défendre toute proposition et son contraire, se souciant ainsi peu de la vérité. Les juristes, notamment les avocats, sont au présent ce qu'étaient les rhéteurs du passé : ils mettent l'art de convaincre, de persuader en toute éloquence au service de celui qui peut payer leur science. L'avocat a vocation à défendre tout, même le plus sadique de tous les criminels. Les juristes aiment à penser que le droit est une production ex nihilo dépourvue de toute intention de domination. Il faut prendre la loi telle quelle et pérorer sur le superflu sans envisager le fond, en profondeur, en examinant minutieusement les enjeux de pouvoir.

Mon propos ici est de reprendre l'article de maître Claude Coelho publié dans la Semaine Africaine numéro 3243 intitulé : "LA CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002 N’EST PAS UN DOGME INVARIABLE" et de le disséquer ligne par ligne pour en montrer les contradictions, les non-dits, les a-priori, les sous-entendus. Mon analyse sera écrite en rouge.

D'ores et déjà, je souligne le "courage" de maître Coelho qui n'a pas pris la peine de nous dire quelle variabilité il souhaiterait voir introduite dans la Constitution du 20 janvier 2002.

Si la constitution n'est pas un dogme invariable, quelles circonstances commandent la révision de la constitution ? Sous l'instigation de quels intérêts ? Ceux du peuple ou ceux du monarque ? En effet, ceux du monarque sont souvent à l'opposé de ceux du peuple. On pourrait rappeler à l'homme de loi que Denis Sassou a commencé son nouveau règne dès 1997 en abrogeant la Constitution précédente qui avait toute légitimité puisqu'elle avait été approuvée par tout le peuple congolais - même ceux vivant à l'étranger comme moi - par un vote.

Aujourd'hui, la tunique constitutionnelle de 2002 ne sied plus à monsieur l'éléphant puisqu'il ne peut plus gouverner au-delà de 2016 s'il la laisse en l'état. Là est tout le problème. Le dogme ne dérangeait pas les avocats du régime quand le pouvoir pouvait voir venir. Voilà qu'ils ont pour mission de justifier les modifications qui se profilent à l'horizon. Les chiens de garde obéissent aux moindres désirs du maître et ils aboient toujours les premiers...

Et que dit le peuple ? Certains vont déjà dans le sens d'ôter le caractère indivisible de la république en prônant une scission en deux ou plusieurs Etats !  En effet, c'est un dogme, la république, pas plus dogmatique qu'un autre, surtout si dans les faits rien ne traduit qu'à la mise en commun des terres, des tsis et des richesses correspond une distribution équitable des ressources, de l'emploi, des charges républicaines entre toutes les catégories qui composent le Congo. DE FACON SENSEE, RIEN NE PEUT OBLIGER DES MICROCOSMES QUI ONT FAIT L'EXPERIENCE DE LEUR AVERSION RECIPROQUE DEPUIS CINQUANTE ANS DE CONTINUER A VIVRE ENSEMBLE - A CAUSE D'UNE ETHNODISCRIMINATION EXACERBEE. QUE MAITRE CLAUDE COELHO LE RECONNAISSE ! AUCUN MARIAGE N'EXCLUT LA POSSIBILITE D'UN DIVORCE SI L'AMOUR N'EST PLUS A L'ORDRE DU JOUR MAIS LA N'EST PAS POUR L'INSTANT LA QUESTION. NOUS VOULONS JUSTE VIVRE ENSEMBLE DE FACON HARMONIEUSE ET POUR L'INSTANT, IL N'Y A QU'UN SEUL OBSTACLE, DENIS SASSOU NGUESSO. 

CINQUANTE (50) ANS ME PARAISSENT ASSEZ PEU - A L'ECHELLE D'UNE NATION POUR DEMANDER UNE SCISSION. Et la façon la plus simple de se débarrasser de Denis Sassou Nguesso sans créer de vagues se trouve dans SA Constitution de 2002. Cet homme est un boulet pour le pays, un mal chronique avec deux possibilités de l'extirper : la Constitution ou la mort. Or la mort, personne ne peut dire si ce féticheur, grand maître franc-maçon et kindoki vivra jusqu'à tel ou tel âge - alors que pour la Constitution, en 2016, dans à peine cinq ans, nous célébrerons la mort politique de Denis Sassou Nguesso. ET RIEN NE DOIT CHANGER CELA - A MOINS D'ETRE UN HOMME SANS SCRUPULES !

Nous avons déjà du mal à supporter un dictateur mais que ce dernier profite de sa position où il a subjugué tous les esprits à coups de pétrocfas pour inscrire dans le marbre de la loi son droit à mourir au pouvoir, à gouverner même grabataire à 90 ans, nous disons NON !  

A présent, examinons d'un peu plus près le texte de maître Coelho, avocat à la cour et ancien bâtonnier, qui on le sait, est de connivence avec les forces qui oppressent le peuple congolais ( il a déjà pris à la télévision la défense du clan Sassou & Nguesso dans l'affaire des Biens Mal Acquis) :

"En prélude à mon avis, qui suscitera de vives réactions et j’en suis conscient, je rappellerai la devise d’un blogueur congolais: «Nous sommes le Congo; Cessons d’avoir peur ; Pour construire un Etat de droit» ; et celle du Pape Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ». En effet, nous ne devons pas avoir peur d’exercer notre liberté d’opinion garantie constitutionnellement, pour poser les questions relatives à la stabilité ou à l’évolution de notre jeune démocratie.

En quoi maître Coelho aurait-il peur puisqu'il va dans le sens du sabre et du goupillon ? Sassou veut changer sa propre Constitution taillée sur mesure hier mais qui ne sied plus à son éléphantesque appétit aujourd'hui. Pourquoi avoir peur si celui qui vous inspire est votre seigneur qui vous sourit ? Ce prélude n'était pas nécessaire, maître ! Les opinions qui prennent Sassou dans le sens du poil sont les bienvenues et je suis bien placé pour savoir que le contraire provoque un rictus guerrier...

En l’espèce, la question de la modification de la Constitution du 20 janvier 2002 se pose après une décennie d’application, et nous devons nous interroger sur l’intangibilité et l’immuabilité de ses dispositions. Préalablement, il faut indiquer qu’une Constitution, c’est un esprit, des institutions, une pratique.

Maître, n'en déplaise à votre soudaine envie de modifier la Constitution de 2002 mais pourquoi avoir attendu 10 ans ? Qui donc s'en est plaint jusqu'à présent ? Pourquoi donc doit-on écorcher une charte qui a rendu service à la dictature pendant dix longues années ? Certes, on peut concéder des modifications mais qu'elles ne servent pas les caprices des dieux ou la folie des hommes. Cette Constitution a eu la sagesse de permettre l'alternance en limitant le nombre de mandats et en imposant une limite d'âge et en ces deux points, nous sommes parfaitement au niveau des sociétés civilisées qui s'imposent un changement au sommet de l'Etat pour éviter de sombrer dans la sclérose politique ou la dictature. LA REPUBLIQUE DOIT CLAIREMENT INSCRIRE L'ALTERNANCE POLITIQUE DANS SA TABLE DE LA LOI CONSTITUTIONNELLE ET CELA EST INTANGIBLE - SAUF CAS DE DICTATURE INSCRITE DE FACON IGNOBLE DANS LES TEXTES DE LA LOI D'UN PAYS, ET, CELA DESIGNE QU'UN MONARQUE MEPRISE UN PEUPLE... En la matière, maître Claude Coelho semble avoir choisi le camp du monarque qui veut un règne ad aeternam vitam - même s'il s'est gardé de le dire ouvertement.

La Constitution de 2002 est un esprit, celui de Sassou culpabilisant d'avoir marché sur des dizaines de milliers de ses compatriotes pour accéder aux affaires louches de la république - aussi se montre-t-il un peu soucieux d'introduire une possibilité d'alternance par le nombre de mandats et limitation de l'âge des candidats à l'élection présidentielle à 70 ans qu'il aura dépassés en 2016. Sa pratique est imparfaite et ses institutions sous influence. Elle n'est donc pas mauvaise en soi mais mérite qu'on ne la prenne d'abord au mot avant de la jeter aux orties.

Il faut aussi rappeler qu’au sens formel, la Constitution est un acte juridique concrétisé par un ou plusieurs documents contenant ensemble des règles organisant les pouvoirs publics et les rapports entre eux, ainsi que les libertés fondamentales accordées à tout citoyen résidant dans l’Etat concerné.

Cette définition nous enseigne que la Constitution n’est donc pas seulement un moyen d’institutionnaliser le pouvoir. Elle est, également, un moyen de le limiter, comme le précise l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en ces termes: «Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminés, n’a point de constitution ».

Vous faites bien de parler de "moyen de limitation du pouvoir" et nous sommes d'accord. Aussi, pas touche à la Constitution quand elle joue si bien ce jeu. Certes, dans la société congolaise, nous le savons tous, la garantie des droits n'est pas assurée mais est-ce la faute de la Constitution ou du pouvoir qui refuse de l'appliquer ? Le Congo a une Constitution - même si ce n'est pas celle que le peuple a voulue mais celle d'un dictateur invétéré et nous estimons qu'un homme seul n'a pas le droit de se prendre pour César. Qui est Sassou pour vouloir étrangler le peuple congolais tant qu'il vivra ?

Norme fondamentale, la Constitution se doit d’être stable Mais, cette stabilité exclut-elle  la possibilité ou limite-t-elle la révision constitutionnelle ?

La Constitution de 2002 n'exclut pas la révision - sauf en ce qui concerne la limitation des mandats et celle de l'âge qui ne peut dépasser soixante-dix ans quant à l'accès à la magistrature suprême. Et cela, nous sied à merveille - il n'y a aucune raison d'y toucher parce que Denis Sassou Nguesso ne pourra plus se présenter en 2016 à l'élection présidentielle. On pourrait attendre l'après-Sassou pour en discuter.

En d’autres termes, les dispositions de la Constitution, qui prévoient des limites à la révision constitutionnelle de certaines dispositions, peuvent elles être perçues comme des normes juridiques pleinement obligatoires ou comme des «idées» ou des «souhaits politiques» sans force juridique qui ne s’imposent pas à l’exercice du pouvoir de révision constitutionnelle. Dès lors, peut-on parler d’immuabilité ou d’intangibilité de certaines dispositions constitutionnelles ?

Mais qui êtes-vous, maître Coelho, pour ôter à l'incandescence de la Constitution sa force de loi en ramenant certaines dispositions à des "idées" ou à des "souhaits politiques" ? Votre opinion devient pure divagation en la matière car vous sélectionnez à souhait ce qui fait office de loi et ce qui est avantageux pour le peuple au détriment du dictateur, vous pondez un artifice pour l'assimiler à des souhaits. Tout est IDEES dans la Constitution mais celles-ci ont force de loi en s'imposant - même à Denis Sassou Nguesso qui n'est pas un Dieu. Qu'il se souvienne de César qui trouva un Brutus sur son chemin quand il voulut devenir Dictateur à vie...

Pour la doctrine, la Constitution ne peut être pérenne qu’à la condition qu’elle admette des adaptations ponctuelles. En effet, toute Constitution repose sur un contrat social qu’une société a élaboré à un moment donné pour organiser, d’une part le pouvoir et, d’autre part les relations entre les personnes publiques et privées. Or, l’exercice du pouvoir, l’état des relations économiques, politiques, culturelles, sociales dans toute société évoluent et se définissent par rapport à leur contexte temporel. Il importe donc que la Constitution qui en est le reflet évolue. La Constitution doit pouvoir changer, évoluer, s’adapter, afin de ne pas stériliser ni scléroser la société. La mutabilité de la Constitution constitue, donc, une solution imposée par la sagesse. Dans ce sens, Jean-Jacques Rousseau avait fait remarquer «qu’il est contre la nature du corps social d’imposer des lois qu’il ne puisse révoquer ».

Laissons de grâce Rousseau à ses rêveries car l'actuelle Constitution n'est pas un CONTRAT SOCIAL mais la manifestation du diktat de la volonté d'un homme sur tout un pays. Les adaptations ponctuelles doivent être justifiées et rien ne justifie qu'un homme qui explose son propre peuple à coups d'armes de destruction massive, qui permet à des cargos périmés de s'écraser sur des innocents, se maintienne indéfinement au pouvoir.

De même, Fruchot a écrit que: « Les droits des nations ont été proclamés en vain, si l’on ne reconnaît pas de principe qu’au peuple appartient le pouvoir de rectifier, de modifier la Constitution, de la détruire même, de changer la forme de son Gouvernement et d’en créer un autre ».

Vive Fruchot ! Alors, laissons le peuple en décider en toute liberté car certains de nos compatriotes plaident pour une scission et nous ne voyons pas ce qui interdirait qu'on remette en cause la Constitution puisque tout n'y est après tout qu'"idées" et "souhaits" : ou toute la  Constitution a force de loi ou pas et maître Coelho ne peut faire de petits arrangements avec sa conscience en choisissant selon les désirs de son commanditaire ce qui est loi est ce qui est souhait...

Cela revient à dire que la thèse selon laquelle il peut y avoir des limites à la révision constitutionnelle est dénuée de toute valeur juridique. En effet, «chaque génération est indépendante de celle à laquelle elle succède, comme celle-là même l’était de la génération qui l’a précédée. Elle a, comme l’une et l’autre, le droit de se choisir la forme de gouvernement, qu’elle juge le plus favorable à son bonheur et, par conséquent, d’accommoder aux circonstances dans lesquelles elle se trouve placée, les institutions qu’elle a reçues de ses pères».

Pour l'instant, Dieu merci, nous en sommes encore à la génération Sassou donc j'estime superfétatoire la citation ci-dessus. Le pouvoir n'a point changé de main pour qu'on évoque l'idée d'une autre "génération". Oui, les Congolais ont le droit de se choisir une autre forme de gouvernement mais ce n'est pas à Denis Sassou Nguesso d'en décider parce qu'il veut se maintenir au pouvoir. Nous voyons les effets dévastateurs de l'homme des crimes de masse au pouvoir depuis son retour : tout y est famine, maladie, larmes, mort et chaos. Pour l'instant, Sassou se trouve confronté à la Constitution de Denis Sassou Nguesso ; il n'y a donc pas de problème de ce côté-là tant que Sassou est aux prises avec Denis... 

En faveur de cette idée, il existe, également, un fondement juridique tiré de l’article 28 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 24 juin 1793, lequel dispose «qu’un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de réviser sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois, les générations futures ».

Alors, laissons aux générations qui viendront après Denis Sassou Nguesso d'en décider : il a déjà abrogé une Constitution ; qu'il laisse à d'autres de s'occuper de la sienne...

Par conséquent, s’il est constant que les Constitutions sont préparées dans les conditions politiques, sociales, à un moment donné, il est non moins constant que les Constitutions aussi doivent s’adapter à ces conditions changées et pour que le système ne soit pas complètement bloqué, la Constitution doit être révisable dans tous ses titres, parties et ses dispositions.

Où maître Coelho voit-il un blocage ? Estime-t-il que le droit du peuple congolais à l'alternance est un "blocage" ? Même Denis Sassou Nguesso l'a respecté en rédigeant sa Constitution sur mesure. Ce n'est donc pas à l'avocat de prendre la défense de ce qui n'a pas besoin d'être défendu.

La Déclaration de Bamako a repris le même principe C’est ainsi que la Déclaration de Bamako sur la démocratie, les droits et les libertés, adoptée le 3 novembre 2000 en son article C-13, a indiqué: «Pour une vie politique apaisée… les textes régissant la vie démocratique d’un pays doivent faire l’objet d’une adaptation et d’une évaluation régulière».

Les textes ? Pas forcément une Constitution qui n'a point besoin d'être adaptée pour le moment puisque elle n'a jamais été évaluée dans son application. Trop de criminels continuent à prospérer sur les lieux de leurs crimes tandis que des innocents comme Marcel Ntsourou sont maintenus dans les geôles du pouvoir. Commençons par les autres textes de loi qui ne nous donnent pas satisfaction. La Constitution de 2002, on s'en chargera après Sassou qui ne peut être juge et parti, parti pour l'avoir commanditée sur mesure et juge pour vouloir tout seul la réformer à son seul profit.

Cette nécessité avait déjà été affirmée par la Charte africaine des droits de l’homme du 26 juin 1981 en son article 20-1 qui dispose que: «…Tout peuple détermine librement son statut politique… Selon la voie qu’il a librement choisie…».

Si on s'en tenait là, le peuple congolais a le droit de demander à Denis Sassou Nguesso de restaurer la constitution de 1992 puisqu'elle est celle que le peuple congolais a choisi librement pour entrer dans l'arène de la démocratie.

Il apparaît, clairement, qu’il doit être admis que le pouvoir constituant d’aujourd’hui ne peut lier le pouvoir constituant de l’avenir. De même, le pouvoir constituant qui s’exerce à un moment donné n’est pas supérieur au pouvoir constituant qui s’exercera dans l’avenir et donc ne peut prétendre le restreindre. 

Si Denis Sassou Nguesso se maintient au pouvoir, c'est tout son clan qui se maintient aux affaires par devers lui - donc le pouvoir constituant d'aujourd'hui (Sassou) lierait celui de l'avenir en l'hyopthéquant.

 A cet effet, pour Georges Vedel, «le pouvoir constituant étant le pouvoir suprême de l’Etat, il ne peut être lié, même par lui-même » et, partant, «le constituant originaire ne dispose pas de pouvoir de lier le titulaire du pouvoir de révision». 

Nous sommes tous d'accord pour admettre que dans le cas du Congo, le "constituant originaire", c'est l'homme qui a perpétré le coup d'Etat de 1997 et qui a commandité la Constitution de 2002. Donc si quelqu'un doit avoir le pouvoir de révision, c'est le peuple congolais et comme maître Coelho le dit si bien : "Nous sommes le Congo" et nous voulons que Denis Sassou Nguesso respecte sa propre Constitution au lieu d'agir en rénégat...

Au regard de ce qui précède, un autre argument à faire valoir, pour condamner la valeur juridique de ces limites, réside dans l’illégitimité de mettre des entraves à l’exercice de la souveraineté du peuple. 

Maître Coelho fait bien de parler de l'illégitimité de mettre des entraves à l'exercice de la souverainteté du peuple. Ose-t-il critiquer Denis Sassou Nguesso qui a pris le pouvoir par la force en marchant sur des dizaines de milliers de morts ? En effet, l'exercice de la souveraineté du peuple aaccouché d'une démocratie qui a subi un arrêt fatal en 1997 - alors même que la Constitution de 1992 bannissait le coup d'Etat...

En effet, les limites à la révision constitutionnelle sont inconciliables avec le principe de la souveraineté nationale. Aussi, « s’interdire de modifier sa Constitution serait, de la part de la nation, renoncer à l’élément essentiel de sa Souveraineté ».

Non, nous ne nous interdisons rien mais nous disons qu'il faut laisser le peuple libre de décider quand il doit réviser une constitution qui est contre lui, c'est-à-dire, qui ne défend pas ses intérêts.

Cet argument a été réaffirmé par l’auteur précité en ces termes : « Le souverain ne peut se lier lui-même. En vertu de sa Souveraineté, il peut changer, à tout moment, la norme qui interdit de changer ». 

A condition que le souverain soit un monarque ! Or, nous sommes en république que je sache. Aussi, il ne sert à rien d'aller chercher des citations qui ne collent pas au contexte.

Dans le même sens, Julien Laferrière a soutenu que: « Juridiquement, la Constitution est une loi ; or, de par sa nature, la loi est un acte perpétuellement modifiable ». D’après lui, «le système des Constitutions rigides doit comporter la possibilité d’entreprendre, à tout moment... la révision dont l’opinion publique éprouve la nécessité ».

Maître Coelho, vous avez dit "la révision dont l'opinion publique éprouve la nécessité" ? Alors, il faut demander au peuple ce qu'il veut et je sais que certains penchent pour la scission. IL FAUT DONNER AU PEUPLE CE QU'IL VEUT ET JE SERAIS CURIEUX DE VOIR CE QUE DONNERAIT UN REFERENDUM SUR LA SCISSION...

D’ailleurs, comme le remarque Marie-Françoise Rigaux, «le droit, lui-même, est conçu comme un ensemble de règles susceptibles de changer : elles peuvent être abrogées, modifiées, elles peuvent être suspendues d’application, faire l’objet de régimes transitoires ».

Oui, nous avons déjà donné puisqu'avant cette Constitution, Denis Sassou Nguesso, après abrogation de la Constitution de 1992, avait mis en place un ACTE FONDAMENTAL, en somme, un régime transitoire...

Toujours dans le même ordre d’idée, le principe de logique juridique «non contradiction» a été invoqué par Paolo Biscaretti Di Ruffia, en faveur de cette absence de limites de la révision constitutionnelle. Selon ce principe, «la norme postérieure dans le temps pourrait toujours modifier ou abroger la norme antérieure d’égale efficacité ».

Non, si Denis Sassou Nguesso devient président à vie, la norme antérieure perdra en efficacité, déjà que la Constitution de 2002 a été une régression de la précédente.

Ainsi, pour W. Burckhardt, la révision constitutionnelle ne peut être liée à aucune règle impérative préétablie et les dispositions relatives à la révision de la Constitution n’ont point la valeur de règles de droit véritables. Pour lui, la Constitution originaire est un «res facti» et son autorité est purement factuelle. 

Mais qui est-il, W. Burckhardt, pour croire que son opinion a vocation d'argument non discutable ? C'est un point de vue erroné, un souhait, une opinion qui n'engage que lui et non les peuples. En matière de Constitution, si on s'en tient à l'exemple de la pratique de par le monde, la révision est une exception ! Les Américains ne veulent absolument pas toucher à leur Constitution qui date de plus d'un siècle, voire de plusieurs siècles déjà !

Par conséquent, il estime que les révisions constitutionnelles ultérieures ne peuvent pas davantage être subordonnées à une règle de droit proprement dit et demeurent nécessairement «res facti, non juris» (sans valeur juridique et lié aux événements).

L’argument essentiel de ce dernier, invoqué pour démontrer le caractère extra-juridique des révisions constitutionnelles, est le suivant: «Les fondateurs d’une Constitution quelconque n’ont point qualité pour en réglementer les révisions futures : il leur faudrait, à cet effet, un pouvoir qu’ils ne sauraient se conférer à eux-mêmes». 

Bien dit ! Que Denis Sassou Nguesso laisse aux autres le droit de modifier sa Constitution qu'il ne respecte même pas !

Partant de ce postulat, celui-ci déclare que «les prescriptions que renferment une Constitution touchant sa révision éventuelle, présupposeraient, pour être juridiquement obligatoires, l’existence d’un statut supérieur, qui est attribué à l’autorité de qui elles émanent, le pouvoir de régler l’exercice futur de la puissance constituante elle-même :

Or, il n’existe, en dehors et au-dessus de la Constitution à réviser, aucun statut suprême, qui ait pu déférer à qui que ce soit ce pouvoir super constituant ». 

Donc Denis Sassou Nguesso n'avait pas le droit d'abroger la Constitution de 1992 et il n'a pas non plus le pouvoir de modifier celle de 2002. Il faut laisser le peuple en décider, en toute liberté, en toute sérénité, sans le presser, sans le corrompre ou le duper - en exigeant que cela se passe après Denis Sassou Nguesso pour qu'il ne puisse pas être juge et parti.

Conclusion

A la lecture de ce qui précède, je peux donc conclure qu’on doit pouvoir modifier, en tous ses titres, parties et dispositions, sur le fondement de l’article 28 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la déclaration de Bamako sur la démocratie, les droits et les libertés en son point C 13 et l’article 20 -1 de la Charte africaine des droits de l’homme, la Constitution du 20 janvier 2002 qui, loin s’en faut, n’est pas un dogme invariable, mais doit pouvoir être adaptée à l’évolution de la vie politique et socio-économique de la société congolaise, au risque d’apparaître comme une oeuvre figée à jamais, désincarnée et, partant, sans prise sur la réalité politique du pays…."

Qu'il plaise à maître Coelho de considérer que toutes les dispositions qu'il cite n'ont pas vocation à se surimposer à la liberté du peuple congolais puisque, comme il le dit si bien, il ne s'agit là que d'"idées", de "souhaits politiques" et non de lois qui s'imposent à celui-ci trop longtemps privé de sa liberté...

Claude COELHO

Avocat à la Cour

Ancien Bâtonnier

Voici une vidéo du mois de décembre 2012 postée sur Youtube qui montre l'état des alentours du quartier proche de l'épicentre des explosions du 4 mars 2012 à Mpila : rien n'a changé ou presque car les arbres, ont à nouveau verdi. On peut voir des individus ayant certainement touché les 3 millions vivre dans des tentes à côté des gravats de leurs maisons démolies  par le souffle des armes de destruction massives - comme quoi, les 3 millions de francs cfa n'ont servi qu'à payer des tentes s'il en est : nous l'avons prédit, en disant que 3 millions de francs cfa, pour des familles démunies de tout, ne représentaient pas grand' chose (il fallait soigner les blessés, enterrer les morts non pris en charge par l'Etat, s'habiller, manger, préparer la rentrée scolaire des enfants, etc).

La situation n'a donc pas changé comme le dit la demoiselle ou la dame dans la vidéo. En effet, le pouvoir de monsieur Denis Sassou Nguesso n'a même pas pris la peine de débarrasser les décombres après neuf longs mois. C'est tout simplement désolant. Entre les promesses et leur matérialisation, en attendant, il y a la vie dans une tente. C'est pitoyable pour des gens qui n'avaient rien demandé et qui vivaient paisiblement avec leurs familles avant que le feu de l'apocalypse ne fauche certains dans leur sommeil. Ainsi va le Congo en pertes pour le peuple et profits pour le clan Sassou & Nguesso...

 


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CONGO : INFOS SUR LE PAYS :
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Population: 4 012 809 hab
Densité: 11,7 Hab/Km2
Capitale Politique: Brazzaville
Cité Economique: Pointe-Noire
Régime: Présidentiel

Langues: Français (officielle), Lingala, Kituba
Littoral: 169 Km Côte Atlantique
Port maritime: en EAU profonde
Monnaie: FCFA (1€=655.57F)
P.I.B/Habitant: $4000
Réseau ferroviare: 795 Km
Emission CO2 /Hab: 0,64 tonnes
Nb de postes TV /1000 hab: 13
Nb de lignes fixes /1000 hab: 5
Usagers Internet /1000 hab: 38
Indicatif Téléphonique: +242
Domaine Internet: .CG
Fête Nationale: 15 Août
Indépendance: 15 Août 1960
Devise: Unité/Travail/Progrès
Fuseau Horaire: UTC +1
Taux d'Alphabétisation: 92,1
Principales richesses: Pétrole, Bois, Potasse, Or, Diamant...
Frontières: 5 504 Km
Pays voisins: Angola, Gabon, Cameroun, Centrafrique, RDCongo (Ex. Zaire)
Nb de Régions: 12
Autres villes:
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