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CONGO, MON COMBAT
POUR LA LIBERTE (LDM)
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LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




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lion, dans la rubrique "Présentation".
Au moment où j'écris ces lignes, Brazzaville est en feu et en flammes, des obus explosent, des dépôts d'armes sautent et on ignore ce qui se passe. Les habitants de Moungali ont été évacués vers Diata par mesure de sécurité. Nous n'avons pas les raisons de ces incidents d'ordre militaire car un dépôt d'armes n'explose pas pour rien ; on m'indique que ce serait le dépôt d'armes du régiment blindé qui est à l'air libre donc accessible à n'importe qui et il suffit me dit-on d'un mégot de cigarettes pour que ça pète ; c'est ou un accident ou un sabotage. Il serait prématuré de parler de coup d'Etat car le Congo ne dispose plus de militaires dignes de ce nom pour tenter une telle opération car ou ils ont été assassinés ou ils ont été corrompus. Cette affaire ne peut être qu'interne au pouvoir.
Le régiment blindé est à côté de l'intendance et du génie. Les explosions concernent aussi Mpila et on nous apprend qu'il y a des morts et des blessés. Le pouvoir ne communique pas sur les véritables causes de la situation ; nous vous livrons ces informations à chaud. Nous mettons nos services upéradiens à contribution pour plus de détails. Si vous avez des parents à Brazzaville, surtout à Mpila, appelez-les. Pour ceux qui nous lisent de Brazzaville ou du Congo, laissez des commentaires pour éclairer la diaspora à l'étranger ou écrivez par le menu CONTACT...
Zacharie Bowao dit que la situation serait sous contrôle mais qu'il y a des blessés ; il prétend qu'il ne s'agit pas d'un coup d'Etat. Nous ne pouvons nous fier à ces informations car nous savons tous que le pouvoir ne dit pas la vérité. Zacharie Bowao ne maîtrise rien ; il essaie de rassurer la population qui est en débandade. Nous vous fournirons de plus amples informations....
COMMENTAIRE : Qu'il vous souvienne que le choléra est issu de l'eau souillée. Cette maladie est donc liée à la qualité de l'eau. Le problème n'est donc pas de combattre la conséquence mais le mal et, vous comprenez pourquoi je m'intéresse à ce qui se passe en république démocratique du Congo, chez nos frères de la rive gauche du Congo. Quand on a soif, on boit n'importe quelle eau : eau des puits, des rivières souillées par des inondations, etc. En milieu urbain et péri-urbain, on boit l'eau des puits souillée faute de mieux. Pour le reste, c'est la mauvaise hygiène et la proximité qui sert le microbe...
Les mouvements migratoires entre les deux pays frères déplacent aussi les maladies car le microbe n'a pas de pays fixe ; ce qui rend les problèmes liés à la potabilité de l'eau connexes à tous les pays riverains parce qu'il n'y a pas de contrôle de santé aux frontières et, d'ailleurs, les frontières sont aussi poreuses qu'elles sont imbriquées. La question de l'eau potable dans une biosphère équatoriale où l'eau est une matière première aussi abondante que les feuilles des arbres est assez étrange car elle n'est même pas difficile à traiter !
Denis Sassou Nguesso boit et se lave à l'eau potable Okiéssi ; il n'a donc aucun souci à se faire mais le peuple, du nord ou du sud, d'est en ouest, ne l'intéresse pas. Les deux peuples frères depuis la nuit des temps, car c'est le même royaume téké, ont les mêmes problèmes et l'eau même en est un car le problème du choléra est lié aux conditions abominables dans lesquelles vivent les populations des deux côtés des rives du Congo.
La question n'est donc pas seulement d'ordre sanitaire mais aussi d'ordre environnemental et énergétique. On interchange les ministres mais les problèmes restent et le gouvernement du Congo, chaque jour qui passe expose son incapacité à résoudre les problèmes élémentaires du peuple. Notre peuple mérite mieux que ce ramassis d'amateurs qui ne sont même pas capables de donner un seul verre d'eau potable, chaque jour, au peuple au nom duquel ils s'engraissent...
Congo Brazzaville-RDC : Situation préoccupante
face l'épidémie de choléra
(Xinhuanet 29/02/2012)
BRAZZAVILLE -- Les morts se comptent maintenant par centaine suite à l'épidémie de choléra qui sévit en République du Congo (RC) et
la République démocratique du Congo (RDC) depuis le mois de juin dernier.
Des efforts menés jusqu'ici n'ont pas permis d'éradiquer la maladie. Mais, à Brazzaville (RC), des autorités sanitaires évoquent déjà la nécessité d'envisager des actions communes pour arrêter la
maladie. Le foyer de l'épidémie se situe notamment le long des fleuves Congo et Oubangui qui séparent les deux pays.
Le 21 février, les décomptes annonçaient 337 cas de choléra dont neuf décès pour le seul département de la Likouala dans la partie nord de la RC. Depuis le mois de juin passé, en
effet, ce département à l'instar de toutes les circonscriptions congolaises situées le long des fleuves Congo et Oubangui ne cessent de compter les victimes dues à cette maladie.
« Nous avons actuellement des problèmes de prise en charge des malades. Il n'y
a pas de médicaments. Puis, les problèmes d' hygiène, d'assainissement
et de mobilisation sociale ne sont pas totalement réglés », s'inquiétait le médecin chef de l'hôpital de base d'Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala, Jean
Martin Mabiala.
Dans cette région comme dans d'autres localités riveraines des deux fleuves dans le nord du Congo Brazzaville, le commun des mortels pense que la maladie provient de la RDC.
Dans ce dernier pays, la situation de l'épidémie paraît encore plus grave, en effet. À la mi-janvier 2012, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonçait que « le nombre
total de cas de choléra sur l'ensemble du pays est de 21 704 cas dont 584 décès ».
Les provinces riveraines du fleuve comme le Bandundu, l' Équateur, la province Orientale et la ville province de Kinshasa sont citées parmi les plus touchées. Et l'OMS et le
Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) jugeant la situation préoccupante, ont récemment soumis une requête de financement au Fonds central d'intervention d'urgence pour
poursuivre la lutte contre l'épidémie. En 2011, les deux agences avaient reçu 4 millions de dollars US pour cette lutte.
Intervenant sur la question, le directeur général de la santé au Congo Brazzaville, Alexis Elira Dokékias, a souhaité des actions de sensibilisation et de prévention concertées
entre les deux pays, afin de se donner les meilleures chances d'éradiquer cette épidémie. Mais, jusqu'à ce jour, aucune action de grande envergure n'est encore signalée à ce sujet.
Entre les deux Congo, les migrations très importantes des personnes dans les zones frontalières posent souvent de grandes difficultés dans la gestion des épidémies. Au cours des années 2010 et
2011, les autorités sanitaires de ces deux pays, ainsi que celles d'autres pays voisins comme l'Angola et le Gabon aidées par les agences des Nations Unies, ont
été obligées de procéder à plusieurs séances de « vaccination synchronisée ».
Ces opérations leur avaient permis de maîtriser une épidémie de poliomyélite sauvage qui a laissé plusieurs victimes dans cette région d'Afrique centrale où la mauvaise gestion des migrations
entraîne d'autres casse-têtes.
COMMENTAIRE : Après la perte de la seconde guerre mondiale, les Allemands, selon plusieurs recherches, n'ont pas renoncé au plan du troisième Reich : ils ont décidé de le poursuivre sous un programme Illuminati depuis que l'élite allemande s'est réfugiée aux Etats-Unis après la seconde guerre. Et là, avec la fortune immense d'Hitler et leur avance technologique énorme, les SS ont poursuivi le plan qu'ils avaient conçu. Et cette fois-ci, tout se passe en silence jusqu'au jour où tout s'effondrera pour l'émergence du quatrième Reich... Mon réseau de veille m'envoie des liens pour m'instruire de choses à venir et moi, je partage ce qui en vaut la peine. Désolé pour mes abonnés qui ne peuvent lire la vidéo. Pour la petite histoire, je possède un document déclassifié du FBI qui prouve qu'Hitler ne s'est pas suicidé mais qu'il s'est réfugié en Amérique du sud ; c'est un secret bien gardé...
Voici une vidéo extraordinaire qui démontre que le plan de l'extermination de la population mondiale est en marche. Vous verrez des millions de cercueils déjà stockés par la FEMA en prévision d'un holocauste futur et vous comprendrez que la crise économique est voulue parce que les Américains ont l'intention de créer une nouvelle monnaie l'Améro, etc. Je vous laisse regarder...
COMMENTAIRE : Il est tard mais je tenais à mettre en ligne avant de dormir une partie de l'entretien de modeste Boukadia face aux journalistes car il est révélateur de beaucoup de choses : Boukadia ne nous dit pas tout et il sait ce qui va prochainement se passer au Congo. Cet homme est dangereux. Ceux de nos compatriotes qui n'ont pas pu lire la vidéo peuvent maintenant se faire une idée de son interview. Comment a-t-il pu décider de la fin de la guerre en vivant tranquillement en France ? D'où lui vient à ce moment son autorité pour que Mathias Dzon et Rodolphe Adada viennent le voir ? Est-il franc-maçon comme Dzon, Sassou et Adada ? En tout cas, il y a de fortes chances car c'est la seule hypothèse qui tienne la route... Il est forcément sous influence et je le combattrai car je sens que c'est un dangereux démagogue...
Je ne vais pas traduire tout le discours de Modeste Boukadia mais juste la partie où il reconnaît que le 20 octobre 1997, il a signé des accords avec Denis Sassou Nguesso pour devenir premier ministre. J’entends qu’il fait des révélations importantes : comme Pascal Lissouba était membre du PCT et qu’à ce titre, il ne voulait que modifier la constitution du PCT et que l’UPADS est une émanation du PCT, les deux ayant consenti une alliance. Modeste Boukadia est prêt à faire une concession si le pouvoir lui donne 100 milliards de francs cfa pour qu’il puisse créer des entreprises ; c’est 100 milliards de francs cfa pour enterrer les accords du 20 octobre 1997. En tout cas, un homme qui tient un tel discours n’est pas digne d’être considéré comme un opposant puisque la raison qui le discrédite est la même que celle qui discrédite Denis Sassou Nguesso : il veut faire la même chose que ces grailleurs, ces boukouteurs. Comment comprendre que Modeste Boukadia soit un opposant s’il a voulu gouverner avec Denis Sassou Nguesso, l’homme qui a marché sur des dizaines de milliers de Congolais ?
En signant des accords le 20 octobre 1997 en France avec Denis Sassou Nguesso, cet homme montre qu’il approuve le coup d’Etat de ce dictateur ; tout ce qui lui importe, c’est de manger, de prendre sa part du festin. Un tel homme peut-il être crédible ?
Cet entretien montre pourquoi Mathias Dzon combat le pouvoir : il se sent évincé du système qu'il a lui-même créé– puisque c’est lui qui a signé le document qui a fait de Sassou un président. C’est le seul mérite de Modeste Boukadia dans cet entretien : clarifier le rôle des uns et des autres dans un complot qui nous a ramené la dictature et le dictateur Denis Sassou Nguesso.
Dans tout l’entretien, il montre qu’il est un homme du passé, un homme du système qui connaît les hommes sous leur vernis pctiste et surtout, qui est en collusion avec la puissance coloniale : La France. Un tel homme qui veut ou un poste de premier ministre de Sassou Nguesso ou qu’on lui donne 100 milliards de francs cfa ne peut pas incarner l’opposition mais C’EST UN PION DE LA MEME ESPECE QUE DENIS SASSOU NGUESSO… :
-Modeste Boukadia : Quelqu’un qui vient du P.C.T peut-il se déclarer librement dans sa tête et dans sa conscience qu’il est dans l’opposition ?
-La journaliste : Ah bon ? Qui par exemple vient du PCT ?
-Boukadia : Mais tout le monde ! Que vous prenez le RDD, que vous prenez l’UPADS, que vous prenez je ne sais pas quoi tout le monde est issu du PCT.
-La journaliste : Pour vous, il n’y a pas d’opposant au Congo-Brazzaville…
Boukadia : Nous aurons une opposition lorsque nous allons ré-avoir des élections comme en 1992, lorsque le premier ministre Milongo avait fait son travail et à ce moment-là, la majorité du pouvoir était incarnée par l’UPADS et le PCT et l’opposition par le MCDDI…
-Le journaliste : Mais en qualité de qui ou de quoi le CDRC a pris part à la conférence des présidents du front de l’opposition ?
-La journaliste : Effectivement, il y a quelques jours, vous avez tenu une conférence de presse où vous avez déclaré qu’il y a un délégué de votre parti qui a pris part au Front des partis…
-Modeste Boukadia : Mais non. Non, non, non. Nous incarnons l’alternance. Parce que le peuple congolais en a marre qu’on tue ses enfants, qu’on sacrifie ses enfants. Alors ces oppositions-là qui existent parce qu’ils n’ont pas suffisamment mangé, hein ? (NDLR : POURTANT, BOUKADIA S’OPPOSE AUSSI POUR MANGER PUISQU’IL RECLAME OU LE POSTE DE PREMIER MINISTRE OU 100 MILLIARDS DE FRANCS CFA. ATTENDRE LA SUITE POUR LE CONSTATER...)
J’étais en France. En France, on m’a dit que nous ça ne pose aucun problème que monsieur Sassou Nguesso parte mais tous ceux qui tournent autour veulent prendre sa place pour faire la même chose. Que voulez-vous qu’on fasse ? (NDRL : Ici, Modeste Boukadia reconnaît que c’est la France qui fait le pouvoir au Congo-Brazzaville et qu’il a pris les ordres de Paris)…
-La journaliste : Jusque-là, Vous ne répondez pas à ma question…
-Modeste Boukadia : Mais si ! Je vous dis qu’il nous faut aller aux élections libres et transparentes ; c’est à ce moment-là que l’on va clarifier qui est de l’opposition et qui est du pouvoir. Aujourd’hui, j’amène l’ensemble de la classe politique vers un consensus où nous devrons nous entendre pour mettre en place un nouveau gouvernement d’union nationale (NDLR : VOUS VOYEZ ? C’EST SASSOU QUI DEMEURERA PRESIDENT PUISQUE SEUL LE GOUVERNEMENT CHANGERA ET RIEN NE CHANGERA AU NIVEAU SYSTEMIQUE. JE ME DEMANDE SI BOUKADIA NE TRAVAILLE PAS POUR SASSOU EN EMMENANT LE PEUPLE VERS UNE NOUVELLE CONSTITUTION QUI ENTRAINERA DU COUP UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE. BOUKADIA EST UN DANGER POUR LE CONGO…) et c’est ce gouvernement d’union nationale qui va organiser, qui va mettre en place la commission tant recherchée pour organiser des élections.
-Le journaliste : Le CDRC, avec l’autre politique, finalement, vous êtes au centre quand même, parce qu’il y a l’opposition, le centre et le pouvoir. Vous êtes où ?
-Boukadia : Monsieur, je ne veux pas qu’on parle d’opposition parce que vous trompez le peuple ! ( NDLR : ICI, BOUKADIA RECONNAIT QUE CEUX DE L’ANCIEN SYSTEME NE SONT PAS DES OPPOSANTS, Y COMPRIS LUI-MEME) Donnez-moi un exemple d’un opposant, je vous dirai qui il est !
-Les deux journalistes : Mathias Dzon, par exemple…
-Modeste Boukadia : Mais Mathias Dzon, c’est celui qui a incarné la gestion du président Sassou, Mathias Dzon celui qui a signé les accords en France ! C’est Mathias Dzon, le porte-parole de monsieur Sassou Nguesso. Pendant que monsieur Sassou Nguesso était ici au Congo, c’est Mathias Dzon qui a signé le document pour que monsieur Sassou Nguesso devienne président ! Et aujourd’hui, il est de l’opposition ? C’est Mathias Dzon qui a donné le pouvoir à Sassou. Enfin, de quoi on parle ici ? De quelle opposition on parle ? Non, non, non, non !
-Le journaliste : Ange Edouard Poungui… De l’UPADS
-Boukadia : Qui ? Il n’était pas le premier ministre de monsieur Sassou ? Il était premier ministre, aujourd’hui, il devient opposant ? Non, donnez-moi encore. Non, non, non ! Ce qui est important…
-Le journaliste : Ca c’était à l’époque ! Aujourd’hui, mais la politique est évolutive !
-Boukadia : Monsieur, monsieur, le PCT reste encore au pouvoir en tant que parti-Etat dans lequel monsieur Ange Edouard Poungui était… d’ailleurs, il a été. L’UPADS, je vous ai dit que c’est une émanation du PCT.
-Le journaliste : C’est l’UPADS qui a battu Sassou aux élections en 1992.
-Boukadia : l’UPADS est une émanation du PCT (NDLR : ICI, BOUKADIA DIT VRAI PUISQUE SASSOU A FINANCE LA CREATION DE L’UPADS A HAUTEUR DE 90 MILLIONS DE FRANCS CFA. ENSUITE, L’UPADS TRAHIRA L’ACCORD. LA SUITE, C’EST LA GUERRE ET LE RETOUR DE SASSOU…).
-Le journaliste :… l’UPADS
Modeste Boukadia : Pardon ? Non… non, non : le PCT a fait alliance avec L’UPADS : ils ont gagné (ndlr : tous les deux) l’élection présidentielle. Au premier tour, ils sont allés en ordre dispersé Je vous signale que le président Lissouba ne voulait pas qu’on change la constitution du Congo : il voulait seulement qu’on modifie la constitution du PCT. Parce que tous les membres du PCT à l’exception de monsieur Moungounga_Nguila qui n’était pas membre du PCT – même s’il a participé à dessiner le drapeau du PCT mais il n’a jamais été membre du PCT. D’ailleurs la divergence entre monsieur Moungounga-Nguila et le président Pascal Lissouba c’était le fait que monsieur moungounga-Nguila ne voulait pas que Lissouba soit au PCT. Donc ce sont des points importants pour connaître la suite.
Donc aujourd’hui puisque vous m’avez parlé de Mathias Dzon, mais monsieur Mathias Dzon avec son ami qui est au gouvernement aujourd’hui avait signé le 20 octobre 1997 à 14 h 30 à l’école militaire des accords de gouvernement dans lequel j’étais (membre)...
-Le journaliste : Ca, ça se passe où ?
-Modeste Boukadia : Ca se passe en France, à l’école militaire dans le septième arrondissement.
-Le journaliste : Donc pour toute…
-Boukadia : Alors il avait été dit : d’accord, mettons fin à la guerre, monsieur Sassou Nguesso sera président de la république, monsieur Boukadia Modeste premier ministre, chef du gouvernement. (QUI A DIT ?) Pourquoi ils n’appliquent pas ? Je reviens qu’on mette en place les accords du 20 octobre 1997 signés à 14 heures 30 à l’école militaire de France.
-Une journaliste : Donc si on vous comprend bien, si aujourd’hui le président...
-Boukadia : Moi, je n’étais, Madame, s’il vous plaît, ma signature à moi était incarnée par d’autres personnes pas par moi, la signature de monsieur Sassou était incarnée par Rodolphe Adada et Mathias Dzon pour qu’on mette fin à la guerre au Congo (ndlr : ce qui est faux car ce sont les Angolais qui ont permis de mettre fin à la guerre en donnant une victoire nette à Sassou). Nous avons signé, ça monsieur Sassou le sait…
-Le journaliste : Donc vous aussi, vous faisiez la guerre…
-Boukadia : Je ne faisais pas la guerre ; j’étais la caution pour que la paix revienne au Congo (NDLR : ET LA J’AIMERAIS BIEN QUE BOUKADIA EXPLIQUE QU’IL AIT UN ROLE DANS CETTE GUERRE MACABRE AU POINT OU C’EST LUI QUI DECIDE DE LA PAIX. LA, CE N’EST PAS CLAIR. EN TANT QUE QUI INTERVIENT-IL ? PURQUOI EST-IL CAUTION ? VEUT-IL DIRE QUE SANS LUI, LA GUERRE NE SE SERAIT PAS ARRETEE ? IL DOIT MIEUX S'EXPLIQUER…).
-Les journalistes : Comment ça ? (ICI, ILS SENTENT QU’IL Y A QUELQUE CHOSE DE LOUCHE QU’ON NE LEUR DIT PAS)
-Boukadia : Allez demander à monsieur Sassou Nguesso, il vous dira comment (NDLR : ICI, BOUKADIA ESQUIVE ET NE DIT PA LA VERITE… IL Y A UN SECRET COMME UN SECRET MACONNIQUE !)...
-Les journalistes : Nous sommes en face de vous…
-Boukadia : Je vous ai dit le 20 octobre 1997 à 14h30, à l’école militaire en France à Paris septième, quand ils ont signé, on (NDLR : C'EST ICI QUE l'ON VOIT L'INTERVENTION D'UNE PUISSANCE EXTERIEURE. BOUKADIA VOULAIT ENTRER AU GOUVERNEMENT - C'ETAIT SON AMBITION PERSONNELLE. OR, TOUT HOMME QUI LAISSE UNE PUISSANCE ETRANGERE DECIDER DES AFFAIRES DE SON PAYS EST UN TRAITRE ! BOUKADIA COMME DZON ET SASSOU - EST UN TRAITRE A LA NATION) leur a demandé : ça vous pose un problème que monsieur Modeste Boukadia travaille avec vous ? Mathias Dzon et Rodolphe Adada répondent : "NON". C’est à ce moment-là que vers le 22 j’ai pris l’avion pour venir au Congo (NDLR : POUR PRENDRE SON POSTE DE PREMIER MINISTRE CHEF DU GOUVERNEMENT ALORS QUE LE CONGO ENTERRAIT ENCORE SES MORTS...) Je n’ai jamais fait la guerre. Voilà, monsieur, je n’ai jamais fait la guerre. On se respecte Si nous voulons la tranquillité dans ce pays mettons en place ces accords-là.
-La journaliste : Si monsieur Sassou vous demandait de travailler avec lui, accepteriez-vous ?
-Modeste Boukadia : mais enfin, il y a les accords qui sont là ! (NDLR : c’est ici que Boukadia joue sur une fausse naïveté en croyant que l’accord qu’il a signé est toujours valable…)
-Boukadia : Tout le monde étant rentré, si on ne s’entend pas, ça va être difficile pour lui en juillet 2012 (date prévue de la modification de la Constitution de 2002 ou autre coup d'Etat ?). Nous sommes à la veille de 2012. Je suis resté silencieux… le président de la république sait que je tiens toujours mes engagements….
Les deux journalistes : vous cherchez votre part du gâteau…
-Boukadia : Parions. J’avais dit : qu’on me donne seulement 100 milliards ; j’installe des entreprises dans ce pays ; je leur laisse sur les 3500 milliards, je leur laisse le reste (NDLR : ici, on voit clair dans le jeu de Modeste Boukadia : il a été floué ; il veut donc ou le poste de premier ministre ou 100 milliards de francs cfa).
-Le journaliste : Vous avez dit à qui ?
-Boukadia : En conférence de presse…
A SUIVRE…
Monsieur Modeste Boukadia connaît les choses de l’ombre et il a intérêt à parler car dans ses propos, il y a comme des menaces insidieuses. Il dit qu’il tient toujours ses promesses et c’est là que ce monsieur ne nous dit pas tout. A QUI A-T-IL FAIT DES PROMESSES ? Boukadia demande à Sassou de ne pas céder à monsieur Mboulou ( ndlr : qui inciterait à la guerre ? A modifier la constitution ? Boukadia reste flou...) ; il redoute que Mathias Dzon soit la prochaine victime. Tout ceci sent la secte, le flou et NOUS N’ACCEPTERONS PLUS CELA.
MODESTE BOUKADIA NE PEUT INCARNER L'ALTERNANCE SI SON OBJECTIF EST DE SERVIR MONSIEUR SASSOU NGUESSO OU D'OBTENIR SA PART DU BUTIN ESTIME A 100 MILLIARDS DE FRANCS CFA (Voir ce soir dans la suite de la traduction).
Boukadia quand on lui demande : « qui a… », il répond : « allez demander à monsieur Sassou… » comme si Sassou allait parler : un homme qui est lié par le voeu du silence est une marionnette. Je sens l'influence de la franc-maçonnerie... C’est un homme sous influence qui cache des choses au peuple et c’est un pion dangereux et il sait très bien qu’un gouvernement d’union nationale n’est pas la solution ultime car on ne voit pas ce qui va changer avec le système Sassou en place. Cet homme travaillerait-il pour SASSOU ? IL Y A QUELQUE CHOSE QUI SE PREPARE ET L’ASSURANCE DE BOUKADIA EST SUSPECTE…
Mwangou,
bonjour. Quand j'affirme que s'il nous reste un dernier opposant, c'est moi, j'entends qu'il en reste plus d'un dont je fais partie : je me mets dans la posture du prophète Elie qui dit à Dieu que tous ses prophètes sont morts et qu'il serait resté tout seul pour que Dieu en suscitent d'autres mais en réalité, Dieu en a gardé d'autres pour son heure de gloire... Oui, je sais que tu fais partie des opposants véritables au régime de monsieur Denis Sassou Nguesso : tu es l'un de mes lecteurs assidus et au moment opportun, il faudra qu'on se retrouve... S'opposer, c'est ne pas pas transiger avec les valeurs contraires qui vous incarnent mais prendre le contrepied de l'autre : Sassou n'est pas démocrate, nous le sommes ; Sassou n'aime pas tout le Congo, nous aimons tous les fils du Congo ; Sassou n'a aucune probité morale ; nous avons le kimuntu-bomoto ; Sassou est prêt à tout pour le pouvoir ; nous sommes prêts à tout pour la liberté ; Sassou est un dictateur 24h/24, le Lion de Makanda est un démocrate 24h/24 ; Sassou place l'argent au-dessus de tout, le Lion de Makanda place l'Homme au-dessus de tout ; Sassou n'a peut-être pas tué personne mais il a ordonné des assassinats politiques (Pierre Anga, le cardinal Biayenda, peut-être Marien Ngouabi, Kikadidi, etc.) ; le Lion de Makanda respecte la vie humaine faite à l'image de Dieu et n'envisage même pas l'idée d'ôter la vie à quelqu'un - même par gorille interposé car C'EST CELUI QUI ORDONNE UN MEURTRE QUI EST LE VERITABLE ASSASSIN.
Boukadia (Im)Modeste est un comploteur puisqu'il reconnaît lui-même s'être retrouvé - par personnes interposées qui le représentaient aves Denis Sassou Nguesso représenté lui par Mathias Dzon et Rodolphe Adada - ce qui fait de Mathias Dzon un pion de Denis Sassou Nguesso puisqu'il ne dément pas les propos de Boukadia. Il croit peut-être que nous ne sommes pas assez intelligents pour comprendre que c'est la puissance coloniale française qui organise cette rencontre dans une école militaire dans le septième arrondissement de Paris - ce qui fait de lui un valet du colon français, un traître à la nation. En fait, c'est sa frustration d'avoir été joué par Denis Sassou Nguesso qui s'exprime à haute voix. Posez-vous la question : "Que se serait-il passé si Modeste Boukadia avait obtenu le poste de premier ministre qu'on lui avait promis ?" Il se serait tu et aurait intégré le groupe des boukouteurs officiels de la république au service de la France. Mais manque de pot, Sassou le serpent, l'a dribblé, en se passant du poste de premier ministre tout en le créant de façon non constitutionnelle pour le narguer mais en lui préférant Isidore Mvouba, ce légume censé incarner le Pool dans la géopolitique de Sassou. Cet homme stigmatise les autres opposants mais nous savons à présent qu'il n'en est pas un lui-même. Il a manqué une occasion de se taire...
Je vais retranscrire les propos de Modeste Boukadia et je vais aussi les mettre sous forme audio au cas où certains pourraient les entendre car les fichiers vidéos sont trop lourds en matière de bande passante pour les bas débits.
COMMENTAIRE : Je remercie mon frère de m'avoir suggéré cette vidéo dans laquelle monsieur Modeste Boukadia vient revendiquer l'accord qu'il a signé avec Sassou au travers d'une rencontre à Paris dans le septième arrondissement au sein d'une école militaire.
Cet homme parle de ce qui se prépare en juillet 2012 et on aurait souhaité qu'il en dise plus. Il nous permet de comprendre une fois pour toutes que Dzon n'est pas un opposant puisqu'avec Rodolphe Adada, il a représenté Denis Sassou Nguesso et a signé pour qu'il devienne le président de la république.
Modeste Boukadia n'a pas eu la part de boukoutage qui devait lui revenir, alors il boude. " Je boude, za fua zé !". S'il récuse le titre d'opposant à Dzon, à Pougnui et aux autres avec raison, nous lui refusons aussi le titre d'opposant car ce qu'il réclame -nonobstant quelques bonnes idées, c'est le maintient de Denis Sassou Nguesso et il va jusqu'à dire : "Je ne veux pas qu'on tue Sassou..."
C'est donc un pion, un homme qui veut prolonger le système que les vrais opposants dont je me réclame veulent la mort. Nous avons déjà un autre système plus juste à mettre en place dans une vision qui contentera tout le Congo.
Modeste Boukadia et les autres sont le passé ; LDM et les jeunes opposants libres sont l'avenir du CONGO. Regardez, écoutez bien ce qui dit monsieur Modeste Boukadia, peut-être le futur premier ministre d'un faux gouvernement d'Union Nationale qui prélude de la refonte de la Constitution que nous ne voulons pas car elle nous garantit le départ de monsieur Denis Sassou Nguesso. Ensuite, nous la déclarerons caduque car non conforme à la volonté du peuple pour l'abroger définitivement.
Modeste Boukadia dit que la France est d'accord pour mettre fin au règne de monsieur Denis Sassou Nguesso mais qu'elle sait que tous les autres veulent prendre sa place pour faire la même chose. Boukadia n'est pas du reste, lui qui n'aspire qu'à se mettre aux ordres de monsieur Denis Sassou Nguesso - alors que nous aspirons à le bouter hors de l'univers politique national. Ce n'est pas à la France de faire et de défaire nos présidents, nos gouvernements. Pendant que monsieur Modeste Boukadia continue à vouloir prolonger le système des "Gouverneurs noirs", LE LION DE MAKANDA et les jeunes qui sont avec lui viendront y mettre fin...
La frustration de Boukadia dont le nom indique bien la manière dont il veut manger (boukouter) vient de dévoiler le complot qui enserre le Congo dans un étau qui dure depuis plus de 50 ans. NOUS METTRONS FIN A TOUT CELA. Mes chers compatriotes, Jje sais qu'il n'y a pas beaucoup d'opposants sur lesquels vous pouvez compter : s'il y en a un seul qui vous reste, alors sans fausse modestie :
"C'EST MOI, LE LION DE TOUS LES (MA) KANDAS DU CONGO..."
Il était une fois, un village dans lequel vivaient deux infirmes : L'un était aveugle appelé Itsatsambi et l'autre n'avait pas de pieds qu’on dénommait Ngaranza. La vie n'était pas facile pour les deux. L'aveugle ne pouvait rien faire par lui-même sans qu'on ne le guidât. Nous pouvons toujours essayer de jouer à l'aveugle un jour, et, bonjour les dégâts ! Certes, connaissait-il par expérience la maison dans laquelle il vivait mais il lui fallait tâtonner avant de trouver la sortie ou de prendre quelque chose. L'homme sans pieds pouvait utiliser ses mains, mais il devait être porté pour se déplacer sur des longues distances. Comme il était assez costaud, il fallait être très fort pour le porter.
Une grande épidémie ravagea le village qui épargna curieusement les deux hommes mais leurs deux familles furent décimées. Il n’y avait plus personne pour leur venir en aide. Imaginez leur situation déjà qu’on s’était lassé de leur apporter assistance ! Ils étaient en quelque sorte des adultes-enfants qui ne pouvaient se passer des autres dans leurs tâches quotidiennes. Le fléau qui s’était abattu sur leur village provoqua la fuite des villageois vers des cieux plus cléments. Ils furent abandonnés à leur triste sort.
L'aveugle était un homme très robuste, comme si la nature avait voulu compenser sa cécité par la force physique. Un jour, il eut la présence d'esprit de proposer ce qui suit à l'homme sans pieds :
« Mon cher frère, nous avons tous les deux été punis par le destin. Moi, il m'a refusé la vue et toi, il t'a privé de tes pieds. Comme tu peux le constater, ce que je n'ai pas, tu le possèdes et vice-versa. Pourquoi ne pas nous unir pour devenir une seule personne ? Je te porterai sur mes épaules et toi tu me guideras. En somme, je t'offrirai mes pieds et toi, tu m'offriras tes yeux. Ainsi, apportant à l’un ce qui manque à l’autre, unis par le portage, nous deviendrons un seul homme en deux.
- Comme la nature est prévenante ! C’est d’un homme qui n’a pas de vue que vient pareil trait de génie. Il y a donc une force qui veut notre survie sinon comment expliquer le miracle d’une telle proposition ? Après le malheur qui vient de frapper nos deux familles, nous sommes en quelque sorte forcés de nous montrer solidaires car, autrement, ce serait un suicide. J’accepte de devenir tes yeux comme tu consens à devenir mes pieds ; et comme l’un ne peut subsister sans l’autre, nous partagerons tout de nos joies et de nos peines.»
L'homme sans pieds se réjouit de cette idée lumineuse qu'avait eue l'aveugle. Il s'installa sur les épaules de celui-ci, en pesant de tout son poids, et ils se mirent alors à voyager ici et là, mendiant leur pitance quotidienne et tout ce dont ils avaient besoin.
Au début tout se passa merveilleusement bien. L’homme sans pieds mendiait en disant :
« Ayez pitié d’un aveugle et d’un homme sans pieds ! Faites charité ! Craignez les puissances du destin qui vous ont fait grâce de ne pas être à notre place. Qui d’entre vous peut dire qu’il savait qu’il naîtrait normalement constitué ? Aidez deux hommes de votre espèce qui ne peuvent subvenir à leurs propres besoins ; nous ne pouvons nous adonner ni à la chasse, ni à la pêche, déjà que nous n’avons nulle part où nous protéger de la pluie. Soyez bons, car même l’animal est bon pour son semblable. Un lion ne laisse-t-il pas à son frère le plaisir de goûter au buffle qu’il a chassé ? Hommes, faites charité à vos semblables !»
Et les cœurs, devant cette solidarité des corps et des esprits, s'apitoyaient, et les mains se tendaient. On leur donnait des ignames, des bananes, de la viande, et tout ce que les ventres n’avaient pu manger la veille. Des hommes riches leur donnaient même de beaux habits. Dans tous les villages où ils passaient, la compassion germait dans les âmes et multipliait les gestes de bonté. Ainsi s’en allait la vie de Ngaranza et d’Itsatsambi.
Mais un jour, prenant conscience de tout ce que la mansuétude des hommes pouvait leur offrir, l'homme sans pieds fut traversé dans son esprit par une bien vilaine idée. Il se dit :
« A présent que je suis un homme comblé débarrassé des problèmes de locomotion, je mène une vie normale dans le meilleur des mondes. L'aveugle, véritable portefaix professionnel, me porte comme un esclave porterait son maître. Grâce au ciel, c'est lui qui trime en me portant sur ses épaules ; et quand je pète, il reçoit le pet en plein visage. Je vois la peine inscrite sur son visage déformé par la douleur chaque fois qu’on escalade ou descend une montagne. Comme le pauvre transpire à grosses gouttes et trébuche à tout moment ! En fait, il ne voit pas et ne verra jamais ; béni suis-je à jamais par les dieux qui m’ont élu maître et guide d’un homme dont l’infortune serait immense si je n’étais pas là. En vérité, je lui rends plus service avec mes yeux que lui avec ses pieds. Un pied vaut-il un bon œil ? Itsatsambi n’est qu’un animal qui sent les choses plus qu’il ne les conçoit. Jamais il ne s’émerveillera devant un beau visage de femme, pas plus qu’il ne saura voir un bon morceau de biche bien rôti. Quelle importance si l’habit qu’il porte est magnifiquement brodé ou non ? Pourquoi devrais-je tout diviser avec lui de moitié puisqu'il ne se rend compte de rien ? Désormais je prendrai les bonnes choses et je lui laisserai les mauvaises ; à moi les beaux habits, à moi les bons mets et à lui les défroques et les miettes. N’est- il pas l’esclave et moi le maître selon la volonté même du ciel ? »
L'homme sans pieds se mit alors à duper l’aveugle. Il prenait les meilleures portions de nourriture qu'on leur servait. Quand on leur donnait des vêtements, l'homme sans pieds choisissait les bons et laissait les loques et les défroques à l'aveugle. L’aveugle devint maigre de ces mauvais traitements tandis que l’homme sans point prenait de l’embonpoint et devint de plus en plus lourd à porter. Et l’aveugle dans son sort misérable ne se doutait de rien puisque tout se passait à l’abri du moindre regard. L’homme hypocrite qu’il portait sur ses épaules se disait dans son coeur :
« au fond, mon destin n’est pas si triste. Je suis un homme comblé car je n’ai pas à souffrir pour réaliser mes désirs et assurer ma survie. Que les dieux et tous les esprits soient loués ! »
Un jour, un homme pieux leur donna un poulet rôti bien assaisonné et leur tint ce langage :
« Je vous bénis, ô vous qui faites honneur à la vie et à la race humaine où l’égoïsme grandit à la vitesse de l’urgence quotidienne. Il y a en vous quelque chose de plus grand que la vie même et que je ne saurais définir. A quoi me sert de manger si cela n’exprime rien d’aussi grand que le partage ? Tenez, prenez et mangez. Vos vies sont un enseignement plus grand que le mien ; elles dépassent même toutes les sagesses individuelles du monde. »
Ils remercièrent le pieux personnage et s’éloignèrent comme à l’accoutumée à la recherche d’un endroit tranquille pour dîner loin des regards.
Ngaranza, devant l’appétissant poulet, décida qu'il n'avait pas à partager un tel délice avec Itsatsambi. Sa gloutonnerie doublée de son égoïsme ne le permettait pas. Quoi ! Partager un tel régal ? Une fois encore, il ne le pouvait pas. Le saint n’avait pas prononcé le nom « poulet »; l’aveugle ne pouvait donc pas savoir ce qu’ils allaient manger. Avec un peu de chance, ils recevraient peut-être quelque vulgaire aliment que l’homme sans pieds se ferait le plaisir de remettre à l’aveugle, - son esclave qui, en fait, n’avait plus droit aux bonnes choses, depuis son nouvel état d’esprit. La nature ne l’avait-il pas privé de la joie de voir les splendeurs du monde ? Qu’importait à l’aveugle ce qu’il mangeait s’il ne pouvait le voir ?
Ils marchèrent longtemps sans que quelqu’un ne leur donnât une petite banane ou une cuillère de riz à manger et, fatigués d’avoir trop marché, s'arrêtèrent au bord de la route, loin des yeux indiscrets. L'homme sans pieds alluma un feu et aperçut un crapaud mort dont l'abdomen était enflé. Il le ramassa, le fit cuire au feu, avant de le donner au pauvre aveugle en disant :
« Tiens mon ami. C'est ta part de repas pour aujourd'hui. J'en ai une pareille. Il n’y a pas grand’ chose à se mettre sous la dent. Heureusement que le sage de la forêt nous a fait don. Les hommes deviennent de plus en plus méchants. Il ne nous restera bientôt plus qu’à mourir si ça continue. »
Ngaranza, l'homme sans pieds, se mit alors à déguster le délicieux poulet rôti que l'homme pieux leur avait donné, en souriant, goguenard.
L'homme atteint de cécité porta la grenouille à la bouche et s'offusqua de la mauvaise odeur de ce qu’il allait manger. Jamais pareille odeur putride n’avait effleuré ses narines. Aussi loin qu’il se souvienne, les hommes n’avaient été aussi odieux avec eux que ce jour.
« Frère, pourquoi ce que nous mangeons aujourd'hui pue-t-il tant ? demanda l'aveugle.
-Mon ami, tu sais que les hommes deviennent de plus en plus méchants et de plus en plus égoïstes. Moi aussi, je mange la même chose, répondit calmement l'homme sans pieds. Mange et prends des forces. Vois, la nuit va tomber. Il faudra ensuite du repos. Demain, la route sera longue. Cette vie d’errance commence à me dégoûter. Passer sa vie à mendier sa pitance quotidienne est humiliant. Hélas, que faire quand la nature vous réduit à quémander votre nourriture, à vivre aux dépens d’autrui ? Tous les jours, j’ai conscience de ta souffrance de portefaix mais que faire ? Je ne puis me substituer à toi pour te donner un peu de repos. Ainsi le veut le destin que tu me portes et que je te guide. Peut-être qu’un jour, le ciel aura pitié de nous et cette vie de vagabondage s’arrêtera. Ne te fie pas à l’odeur ; le goût n’y dépend pas. De toute façon, le ventre n’a point de nez. Fais comme moi. Imagine que tu manges en ce moment le mets le plus délicieux de la terre et le tour sera joué. Moi, je me motive en imaginant que je mange à l'instant même un gros poulet rôti.
-Merci pour ton réconfort, Ngaranza. Que serais-je devenu sans toi ? Je vais manger le peu que le sage nous a donné et dormir. »
L'aveugle mordit dans l'abdomen du crapaud. Un liquide verdâtre gicla et l’atteignit aux yeux. Au début, il ressentit comme une brûlure qui le poussa à se frotter les paupières. Ses yeux larmoyèrent ; il les essuya du revers de la main et essaya de les maintenir ouverts comme à l'accoutumée. Il lui sembla que la lumière l'agressait et qu'il percevait des formes verticales. Il eut peur. Par curiosité, il écarquilla les yeux davantage et vit un homme qui lui parut une étrange créature sous la lueur du feu. Ce fut un vrai moment magique quand pour la première fois de son existence, il se vit lui-même. Il se trouva si abominable, si affreux qu'il douta que ce corps crasseux fût bien le sien. Quoique ne connaissant rien à la beauté, il comprit tout de suite que l'homme qui se trouvait devant lui avait meilleure mine et semblait apprécier ce qu’il mangeait.
Que se passait-il ? Assailli par des sensations inconnues jusque-là, Itsatsambi devina ce qui s’était passé. Ô miracle ! Il voyait ! Il voyait ! Quelle était donc cette magie, ce miracle qui lui avait donné la vue ? Que vit-il ? L'homme sans pieds dévorant allègrement un poulet rôti dodu, et lui, tenant une grenouille pourrie entre les mains.
La précision de sa vue augmentant, Itsatsambi constata qu'il était vêtu de guenilles tandis que celui qu'il portait sur ses épaules avait de magnifiques habits. Il s'arrêta de manger et s'écria :
« Ah frère, c'est donc ainsi que tu agis ? Tu te réserves la bonne nourriture et tu me donnes ce qui est pourri ! Ah, quelle ingratitude ! Jamais je n’aurais pu t’imaginer capable d’autant d’hypocrisie. »
L'homme sans pieds, continuant tranquillement à dévorer son poulet, lui dit :
« Frère, que se passe-t-il ? Comment peux-tu dire que j'ai une meilleure nourriture que la tienne, toi qui n'es qu'un pauvre aveugle que je guide ?
-Il me semble que nous ne mangeons pas la même chose, mon frère, insista l’aveugle.
-Ecoute, nous mangeons la même chose. Pour pouvoir en juger, il te manque hélas la vertu de la vue. Je jure qu’il ne se passe pas un jour que Dieu a créé sans que toi et moi partagions les mêmes douleurs et les mêmes repas. Je suis ton frère. Ce que je mange, c’est ce que tu manges. N’oublie pas que j’aurais pu être à ta place et toi à la mienne. Mange, Itsatsambi et dors ; tu en as bien besoin pour récupérer tes forces.
_ Prétendrais-tu aussi que nous sommes habillés de la même façon ?
L’homme sans pieds s’arrêta un instant de mordre dans la chair tendre du poulet rôti et dit :
-Tu parles comme un insensé, Itsatsambi. Holà ! Que mon âme ait pitié d’un pauvre aveugle qui ne voit pas ce qu’il dit. Si tu pouvais voir, mon frère, tu verrais mes guenilles déchirées et tu comprendrais qu’il vaut mieux parfois être un aveugle car la vie est plus facile quand on ne la voit pas et quand l’on ignore sa condition. Il y a tellement d’horribles injustices qu’il vaut mieux les ignorer en ne les voyant pas car elles empliraient notre coeur de révolte et du dégoût de vivre.
-Ne mangerais-tu pas par hasard un poulet, mon ami ? S’enquit l’aveugle. Je sens l’odeur du poulet et mon nez ne me trahit jamais.
-Tu commences à devenir fou, mon pauvre aveugle. Tu crois voir par le nez mais tu ne le peux et je te plains, mon ami. Cette odeur qui te colle aux narines est purement imaginaire. Depuis quand le nez est-il plus fiable que l’œil ? Si seulement tu pouvais voir en cet instant, je suis sûr que tu aurais plus de respect pour celui qui te guide, ô pauvre aveugle ! Cela devient de plus en plus pénible de te supporter. Mes yeux doivent endurer toutes les secondes le spectacle de ta laideur car tu n’es pas beau, misérable aveugle. Si tu savais combien je maudis le ciel de m’obliger à partager la vie d’un homme qui ne voit les choses qu’à travers mes yeux. De nous deux, c’est moi qui apporte le plus, pauvre aveugle.
- Moi, un pauvre aveugle ? C’était le cas avant le repas de ce soir car à l’instant où je te parle, les choses sont bien différentes. Eh bien, sache que je vois à présent, grâce à la grenouille que tu m'as fait manger. Quand j’ai percé l’abdomen avec les dents, un liquide verdâtre y a giclé qui m’a donné la vue. Oui, je vois, tes beaux habits dorés et mes guenilles. Aujourd'hui, le mal que tu m’as fait s'est transformé en bien. Je vois ! Malgré la nuit qui tombe, les étoiles du ciel me paraissent des rubis. Je vois ! Qu’importe ces défroques que je vais bientôt ôter ? Je vois. Je te vois et je peux même te toucher ! Je vois ton menton lisse et ma barbe broussailleuse. Je vois ! Je vois les flammes du feu qui pétillent et saluent le ciel. Je peux te remercier de m’avoir permis d’obtenir ce que personne au monde ne pouvait me donner. Je peux louer Dieu car désormais, mes yeux contempleront les splendeurs de sa création. Les hommes ne seront plus que des voix ; je les verrai et je les toucherai. J’étais un vagabond, me voilà homme à cent pour cent. Je portais un égoïste sur mes épaules, croulant sous son poids, par monts et par vaux. A présent, je n’aurai qu’à me porter moi-même, le fardeau le plus léger qui soit et je n’aurai plus à mendier ma nourriture car je pourrai travailler avec les autres adultes. Comme tu peux le constater, je n'ai plus besoin de toi. Si tu m’avais donné juste une aile de ton poulet, rien n’aurait changé pour moi jusqu’à la fin de mes jours. J’ai perdu un repas, j’ai gagné la vue ! On ne peut voir Dieu mais sa justice est palpable. Ainsi le veut ma vue, que nos chemins se séparent et que plus jamais je n’entende parler de toi !
- Non, ne m'abandonne pas, mon ami ! Nous avons beaucoup de souvenirs et de choses en commun. Souviens-toi que nous venons du même village et qu’une étrange épidémie a emporté nos deux familles. Je n’ai plus que toi devant les vivants et les morts. Que vais-je devenir seul au milieu de cette route peu fréquentée ? J’ai été méchant envers toi mais le ciel t’a voulu du bien. Je me repens du mal que je t’ai fait. Pitié ! Vois, la nuit va tomber avec tous ses dangers et sois bon. Porte-moi jusqu'à un village et ensuite, tu pourras t'en aller. Ce n’est qu’aujourd’hui que cette bien vilaine idée de te tromper m’a été soufflé par un très mauvais démon. Pitié, mon ami !
- Tu n'es pas mon ami, Ngaranza ; tu n’es même pas ton propre ami car tu as réussi à te faire du mal, toi-même. Tu aurais pu me tuer en me faisant manger un aliment vénéneux. Tu n’as pas eu la moindre poussière de pitié pour un homme qui t’a porté pendant dix longues années, qu’il pleuve ou qu’il vente, sur terre, dans l’eau, dans la boue, sur des routes pierreuses ou escarpées, de jour comme de nuit, même quand la maladie le tenaillait. Je te laisse à ton destin. Dieu a fait retomber ton mal sur toi-même. Voir est comme une nouvelle naissance pour moi ; tout un univers naît à mes yeux. Le monde n’existait que dans mon imagination ; à présent, c’est une réalité vivante, concrète, visible, tangible, qui m'apporte des émotions nouvelles. Je n’aurai plus connaissance des choses par le simple toucher ou par ton regard qui ne me disait certainement pas la vérité. Elles pourront désormais exister par elles-mêmes car je peux dès l’instant où j’ai accédé à la vue, les voir. Il vaut mieux voir les laideurs du monde pour les prévenir. Combien de fois m’as-tu dupé en mangeant les meilleures parts de ce que les hommes nous donnaient ? Tu as longtemps profité de mon infirmité. Je te laisse à ton sort. Adieu, Ngaranza.
-Non, mon ami, ne m’abandonne pas, s’il te plaît, implora Ngaranza. Aie pitié de moi !
-La pitié ? Sais-tu ce que c’est pour que je te l’impute à justice ? »
Itsatsambi se leva et s'en alla, en dépit des supplications de l'homme sans jambes et sans pieds. Une nouvelle vie l’attendait et il était pressé d’aller la rejoindre. Il marcha longtemps quand il vit un homme devant un feu qui lui demanda :
« Itsatsambi, qu’as-tu fait de Ngaranza ? Vous étiez aussi inséparables que les pieds et les yeux. Te voir tout seul à cette heure avancée m’étonne assez.
-Suis-je l’esclave de Ngaranza pour toujours le porter sur mes épaules ? Répondit Itsatsambi.
-A ce que je vois, te voilà capable de te passer de celui qui te servait d’yeux. Par quel miracle as-tu recouvert la vue ? N’étais-tu pas un aveugle de naissance ?
-Me reprocherais-tu le don de la vue, celle-là même qui te permet de voir l'homme à qui tu parles en ce moment ? Quel mal y a-t-il à voir ?
-Aucun. Mais il y en a un à abandonner un homme sans défense au milieu de la nuit, un homme incapable de courir.
-Qui êtes-vous pour juger de ma conduite ?
-Je suis l’homme qui vous a donné le poulet que Ngaranza a mangé tout seul, te donnant un crapaud à dîner qui t’a doté de la vue. As-tu besoin de te venger d’un homme qui ne pourra plus te faire de mal ? Que t’apporte la vengeance si elle te rend plus méchant que Ngaranza, Itsatsambi ?
-Soit, rien.
-Sache que si Ngaranza meurt ce soir ta vue mourra avec lui car c’est en quelque sorte lui qui te l’a offerte. Aussi, je te conseille de retourner sur tes pas pendant qu’il est encore temps. On ne rend pas le mal pour le bien. »
Et le sage de la forêt disparut après avoir parlé à Itsatsambi qui crut rêver mais le feu qui luisait dans la nuit témoignait qu’il n’en était pas le cas. Itsatsambi fit volte-face et courut chercher Ngaranza avant qu’il ne lui arrivât quelque chose de dramatique.
Puis vint la nuit. Et avec elle, l’heure où les animaux sauvages chassent dans l’ombre. Dans sa solitude, Ngaranza dormait à côté du feu quand il fut réveillé par des rugissements féroces. Il essaya de se mouvoir mais s’essouffla bientôt, les deux mains écorchées par l’effort qu’il avait fait. Et il pleura comme un enfant abandonné par sa mère, et il pleura comme s’il avait sentit l’odeur de la mort. Dans la nuit, les félins furent d’abord des yeux étincelant de cruauté. Quand l’homme sans pieds vit la horde des lions énormes, il crut que sa fin était arrivée. Il cria d'une voix qui déchira la quiétude de la nuit prenant son droit de noirceur. Hélas, seul l'écho fut la réponse de l'infini. De désespoir, il pleura et pleura encore, se disant que le ciel apitoyé pouvait peut-être lui venir en aide. Cependant, le destin restait cruel et le ciel demeura un vaste ensemble de nuages noirs criblés d’autant d’yeux que d’étoiles. Ce fut le moment de sa vie où il sentit la solitude peser comme une tonne de pierres.
Le roi des lions, d’une voix rauque, dit à ses pairs : « Regardez, c’est Ngaranza abandonné par Itsatsambi qui s’est rendu compte qu’il le brimait en biens et en vivres. A cette heure où nous avons festoyé de deux buffles, il est inutile de le tuer car la mort serait pour lui délivrance. Il faut qu’il paye ce qu’il a fait à un brave homme qui le portait. Je crois qu’il nous faut seulement lui ôter la vue afin qu’il comprenne ce que c’est d’être aveugle. Que l’un d’entre vous lui arrache vite les deux yeux car je sens une présence humaine qui arrive à pleines jambes. Je parie qu’il s’agit d’Itsatsambi revenu sur sa décision de laisser Ngaranza tout seul. »
D’un coup de patte, un lion lui arracha les deux yeux. Accablé par la douleur, il s’efforça de crier plus haut que les lions qui rugissaient. Il fut plongé dans la nuit de la cécité, celle qui fait que même le jour est nuit. Il avança dans le noir et tomba dans le feu. Il cria à se fendre la voix :
« A moi ! Au secours ! Que la pitié me vienne en aide ! »
Hélas, personne ne pouvait le délivrer de cette situation terrible où l’épouvante était sa seule compagne.
Les lions s’en allèrent et laissèrent Ngaranza seul dans sa nuit totale.
Au loin, Itsatsambi entendit les cris saillants de Ngaranza dévoré par la douleur. Il courut de plus en plus vite et pria pour arriver encore à temps...
« Ngaranza ! Ngaranza !
-Je suis là. Un lion m’a ôté les deux yeux. Je ne vois plus rien.
-Je ne te vois pas parce que le feu est éteint. Tiens bon j’arrive. Je n’aurais pas dû te laisser tout seul ; pardonne ma colère aveugle.
-Je te comprends et pense que tu n’as pas tort.
-Je t’ai trouvé grâce au son de ta voix. Je vais arrêter l’hémorragie de tes yeux avec un tissu. Demain, au lever du jour, on te soignera.
-Hélas, on ne me rendra pas ma vue. Tout se passe comme si tu as pris ma place et toi la mienne.
-Ne t’en fais pas. Tant que je vivrai, je serai toujours là pour toi ; ne suis pas assez fort pour travailler pour deux et même plus ? Rassure-toi, tu n’es pas tout seul ; ton frère est là. »
« Quand le mal accouche du bien, il n’y a plus de place pour la vengeance. »
Nous vous apprenons que le fils aîné de l'ancien secrétaire général de l'UPADS, le parti du président Pascal Lissouba, Christophe Moukouéké, est hospitalisé à Paris dans un hôpital militaire. C'est une épreuve difficile pour toute la famille Moukouéké. L'accident est survenu au Congo alors qu'il allait déposer les enfants à l'école. Il a été heurté de plein fouet par un taxi...
Nous compatissons à la douleur de la famille Moukouéké et nous espérons que l'opération de son fils aîné à l'hôpital militaire se passera bien. Il semble avoir la mâchoire fracturée et serait dans le coma.
Au-delà de cette histoire tragique, les Congolais qui nous donnent l'information s'interrogent sur deux aspects :
1) Le fait que Denis Sassou Nguesso soit intervenu personnellement pour qu'il soit évacué sanitairement dans un avion privé. Christophe Moukouéké est un député, ancien cofondateur du PCT et un ami de monsieur Denis Sassou Nguesso. Ces rapports privilégiés expliquent certainement le traitement particulier du fils de monsieur Christophe Moukouéké. Que ce serait-il passé si c'est un enfant de Congolais Lambda non connu qui avait subi un tel accident ? Faille-t-il que tous les Congolais deviennent amis avec monsieur Denis Sassou Nguesso pour obtenir des droits que leur garantissent la Constitution ? Cela nous ramène à l'inégalité de traitement des Congolais selon la proximité à monsieur Denis Sassou Nguesso qui se plaît souvent à aider sa famille, son clan et ses amis - quoi qu'il en coûte au budget de l'Etat. Cette remarque s'accompagne du fait que les Congolais ne disposent pas d'hôpitaux dignes de ce nom où ils peuvent se faire soigner sur place ; ce problème demeure entier. Cela pose la question de l'égalité des Congolais devant la santé et du respect de la constitution qui garantit des soins médicaux à tous les Congolais ;
2) La question de la circulation routière : le code de la route n'est pas respecté, les routes sont en mauvais état, il n'existe pas de panneaux de signalisation et les feux de signalisation n'existent ou ne fonctionnent pas - cela ne se peut pour une raison simple : il n'y a pas d'électricité stable. Le gouvernement devrait prendre ses responsabilités pour amélioraer les conditions de circulation routières - notamment en milieu urbain.
Nous souhaitons un prompt rétablissement au fils aîné de Christophe Moukouéké. Que Dieu l'assiste dans cette épreuve redoutable.
MAQUETTE D'ARTICLE : Ici, nous mettons juste les grandes lignes d'une réflexion que nous allons mener pour arriver à la conclusion que ce monde est à l'image des forces qui le gouvernent et que malheureusment, l'époque où la force-sagesse où le kimuntu-bomoto guidait les hommes - notamment les chefs - est désormais derrière nous depuis que nous avons perdu ce qui caractérisait les Bantous, les Hommes de sagesse : la suffisance ontologique. Nous vivons désormais sous le feu de la convoitise, de la possession, de l'envie de dominer autrui ; ce qui en fait caractérise l'animal et non l'homme et cette convoitise est même sur le point de détruire la terre-mère.
C'est cette énergie-là (kimuntu-bomoto) qui est à la base de la vraie religion et de l'amour divin qui porte la vie au piedestal de
l'importance et comme la vie humaine est dans ce règne le sommet de la perfection dans la création, sacraliser la vie, c'est sacraliser l'homme. En fait, l'homme a assassiné le kimuntu-bomoto qui
le faisait sapiens-sapiens pour susciter quelque chose d'insatiable : la gloire, la grandeur de posséder : posséder les choses, les volontés, posséder même le temps contre nature, etc, une
possession qui n'a pas de fin puisqu'elle ne comble pas l'homme, l'eau vive qui calme notre soif étant de nature spirituelle...
Caractéristiques d'une armée : organisée, hiérarchisée, disciplinée, réactive comme un seul homme, solidaire comme un seul corps et habile au maniement des armes dans l'objectif de tuer, de provoquer professionnellement la mort de masse. L'armée est la première tentative réussie de chosification, de mécanisation, d'automatisation humaine. On est parvenu à séparer l'individu de son libre arbitre ; ce qui le conduit à agir comme si un autre agissait à sa place : il obéit aux ordres (bioautomatisation).
Démarche : Partir du constat alarmant syrien : l'armée qualifiée d'armée de Bachar El Assad tire des obus sur une ville syrienne, Homs - comme si c'était la guerre civile - comme si une partie du peuple en combattait une autre. En Egypte, on constate un revirement de l'armée comme si l'homme qui commandait l'Egypte n'était pas Moubarak mais Tantaoui. En effet, comment expliquer que l'armée ne réagit pas quand le peuple exige la tête d'Hosni Moubarak mais dès que Tantaoui arrive au pouvoir, elle change de position et prend une posture répressive ? Comment situer l'armée par rapport à l'allégeance car c'est bien ce qui est déterminant ici ? Les choses ne sont pas identiques quand l'armée fait allégeance à l'Etat, au peuple ou à elle-même.
En fait, ce que l'on voit n'est que l'expression d'émotions primitives qui ne comblent pas l'homme car elles veulent se maintenir malgré elles parce que l'homme ne se suffit plus. Combien se souviennent de Diogène, ce philosophe qui lorsque les autres ramassaient ce qui constituaient pour eux la richesse pour fuir lors d'une bataille, répondit : "Toute ma richesse, je la possède en moi" ?
Essayer de remonter à des temps historiques pour démontrer que l'armée est
toujours le bras armée du prince et qu'elle se détache du peuple en se rapprochant plus de l'Etat ou du prince qui la nourrit, l'entretient. L'armée est le début de ce système de choses : dès que
le souverain a eu besoin d'entretenir des légions qui s'étaient spécialisées dans le métier des armes, il a fallu lever des impôts pour les nourrir, forcer le peuple à produire le superflu en
armes, camps militaires, etc. il a fallu habiller l'armée ; ce qui développa les corps de métier de tissage, les armuries, etc. L'apparition de l'armée est le phénomène le plus
avilissant et le plus destructeur de l'histoire humaine...
Dans la plupart des cas, on constate que la force appelle la force pour qu'il y ait un changement comme en Côte-d'Ivoire où les rebelles appuyés par la force française Licorne et les forces onusiennes prennent finalement le pouvoir pour le confier à Ouattara. Même situation en Lybie où le CNT est porté au pouvoir par une rébellion et l'appui des forces militaires de l'Otan.
Objectif : partir des événements actuels et récents pour s'interroger sur la place de l'armée dans une nation, place qui dépend du mode d'allégeance qu'elle adopte. Les faits semblent contredire l'idée que l'armée a pour fonction de protéger le peuple. Cela se peut dans le cadre d'une attaque extérieure et même dans ce cas, on se demande qui du roi et du euple l'armée protège vraiment..
Dans le cas d'un conflit opposant une partie du peuple ou la totalité du peuple à l'Etat, quelle doit être la posture d'une armée ? Qu'est-ce qui dicte sa conduite ? Si l'armée se fait allégeance à elle-même, elle prend le pouvoir ou se trouve en situation de combattre une rébellion. Elle peut choisir de défendre un Etat quel qu'il soit dictatorial ou non, d'être neutre, c'est-à-dire, d'exposer l'Etat à la vindicte populaire comme en Egypte. A quelque position où on la regarde, elle est décisive dans l'évolution des moeurs ou le maintien du statu quo.
Idée secondaire : s'inspirer d'exemples actuels et récents, les comparer et en tirer les leçons avec l'hypothèse suivante :
l'armée constitue la structure qui maintient le statu quo au sein d'une société au profit du prince ou à son propre profit, le peuple n'étant qu'un prétexte à la pérennité de son existence. Tout mouvement de remise en cause suppose la constitution d'une autre force ou la mise en place d'institutions (démocratiques) qui la réduisent à sa juste expression.
Le panel de pays qui va être concerné par cet essai : la Côte-d'Ivoire, la RDC, la Lybie, l'Egypte, la Syrie, le Yémen.
En conclusion, l'idée selon laquelle l'armée protège le peuple ne vaut qu'en tant de guerre mais non lorsque des peuples essaient de se tirer des situations oppressantes, oppressives comme la dictature, l'injustice, etc.
Parenthèse : quelle différence une armée fait-elle entre trouble de l'ordre public et revendications spontanées populaires ?
Généralisation : le monde sans "LA FORCE MILITAIRE" ne se porterait-il pas mieux ? Peut-on envisager un état mondial , planétaire dans lequel la force légitime n'aurait qu'un rôle infime ou pas du tout ? Conclure par le fait que l'évolution de l'humanité ne peut connaître un bond que si elle se débarrasse de la force pour permettre aux volontés populaires de s'exprimer librement.
OUVERTURE SUR LE KIMUNTU-BOMOTO BANTU : Les peuplades bantoues en particulier et africaines en général ont existé sous forme de royaumes sans armée, dans la paix, la justice, l'harmonie entre les peuples, les ethnies, les clans.
Déduction : finalement, si on y réfléchit bien, notre avenir n'est-il pas notre passé ? Notre passé est paix, expression du kimnutu-bomoto, harmonie collective car aucune force exploitante n'existe dans la mesure où les rois considèrent l'exercice du pouvoir comme l'exercice de la sagesse (ce que l'on retrouva en Egypte ancienne où Pharaon se considérait gardien de la maat, de la sagesse universelle au traver d'une justice quasi mystique...).
L'esclavage et la colonisation n'ont-elles pas détruit la meilleure civilisation qui existait sur terre et qui était portée par le kimuntu-bomoto, l'humanessence qui faisait du Muntu l'être le plus élevé de la planète ?
Nous vivons à l'heure du supeflu parce que nous sommes en fait morts en esprit puisque notre chair nous pousse à accumuler des biens, de l'argent, des choses qui n'ont en fait aucune valeur que parce que l'esprit humain a été corrompu (les incas considéraient la plume de leur oiseau sacré plus importante que l'or).
Il est à noter qu'avec les économies que l'on pourrait faire sur la disparition des forces armées, la terre pourrait vivre un âge d'or : coût de production des armes, coût de l'entretien, coût des hommes, des structures, etc. Un seul Tomawoak coût 600 000 dollars ; on économiserait aussi sur le coût des guerres : pensez aux milliards dépensés par les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, etc. Si l'humanité oeuvre pour le triomphe du kimuntu-bomoto, nous entrons dans une nouvelle ère qui rendra l'armée inutile mais il ne s'agit pour le moment que d'un rêve, d'une vision qui pourrait un jour se réaliser si l'homo animalis redevient homo sapiens sapiens, c'est-à-dire, doublement sage.
Combien savent que l'Europe gaspille la nouriture tous les jours - alors qu'elle
peut nourrir d'autres hommes ? A quoi cela sert-il d'accumuler argent, pouvoir, biens si ce n'est pour paraître grand à l'extérieur aux yeux de nos semblables ? Toutes mes recherches sur le
kimuntu-bomoto indiquent que nous sommes passés depuis la mort du kimuntu-bomoto de l'homo-sapiens sapiens à l'homo animalis. En dépit de toutes les découvertes, l'homme a régressé sur l'échelle
de la grandeur car la véritable grandeur est intérieure et suffisance ontologique. Le Christ n'invitait-il pas ses disciples à tout quitter pour le suivre et gagner le royaume des cieux qui est
au-dedans de nous ? En fait, s'il y a une initiation, une vraie initiation, c'est celle qui nous permet de redevenir HOMME, c'est-à-dire, dieu (n'oubliez pas qu'il est écrit dans
le livre des Psaumes : "Vous êtes des dieux" - ce qui n'est pas seulement valble pour les Juifs mais pour n'importe quel être humain)...
Cet article est en construction...
Franchement, c'est énervant d'apprendre qu'un homme qui est à la tête d'un pays distribue à tout postérieur cambré doté d'un beau visage le denier public - alors que le peuple congolais manque de tout. Vous, ça vous est peut-être égal mais moi, quand j'apprends que monsieur Denis Sassou Nguesso aurait incité madame Diouma Dieng Diakhaté à se présenter à l'élection présidentielle avec certainement à la clé une dotation de 200 millions de francs cfa, je suis très en colère. Le fait que le site officieux du pouvoir démente l'information prouve que celle-ci est certainement fondée. Sassou ne nous dit pas qu'il ne connaît pas cette femme, qu'il ne l'a jamais vue. Or, il s'agit de se demander où se sont-ils rencontrés pour la dernière fois pour avoir cette conversation qu'on leur impute. Il est probable que cela se soit passé dans une chambre d'hôtel... Et ce n'est pas la première fois que l'on taxe Denis Sassou Nguesso de distribuer à l'emporte-pièce l'argent du Trésor Public quand il ne le dilapide pas tout simplement comme si les Congolais n'étaient pas dans le besoin.
Je parie que toutes ces inepties faites par cet homme n'ont qu'un sens : la gloire supposée, imaginaire de monsieur Denis Sassou Nguesso - alors que ce n'est pas du tout glorieux de trahir son peuple en achetant des Mercedes à tous les ministres centrafricains, de donner 200 millions à madame Diouma pour une affaire de postérieur car nous connaissons tous l'appétit de l'homme pour toute carrosserie charnelle rebondie flanquée en haut d'un joli visage, de financer des campagnes présidentielles en France ou ailleurs.
Nous savons qu'il a par exemple apporté un soutien financier conséquent à François Bozizé et peut-être même à Boni Yayi, président du Bénin et la liste n'est pas exhaustive. Un Mbochi venu en vacances en France nous a appris une des raisons pour lesquelles Denis Sassou Nguesso est venu rencontrer Nicolas Sarkozy et ce n'est pas très glorieux car les pratiques qu'on récuse en public continuent dans l'ombre...
Certes, c'est sa vie privée d'aimer n'importe qui mais lorsqu'il prend l'argent qui aurait pu servir au peuple pour satisfaire son ego, ça n'est plus du domaine privé mais bien du domaine public et nous avons le droit de le dénoncer si l'affaire est avérée et nous sommes à peu près sûrs que c'est le cas. De tels comportements montrent suffisamment que Denis Sassou Nguesso n'aime pas le Congo et on peut se demander comment un fils du pays peut à ce point haïr la terre qui lui a donné la vie, le peuple qui l'a nourri en le laissant dans un dénuement total. En fait, le "faux président mais véritable maire d'Oyo" ne se préoccupe que de sa petite bourgade de pêcheurs et de son clan. Et nous disons au peuple congolais que "DU SASSOU EN POLITIQUE, CA SUFFIT L'INDIGESTION ! "
Voici l'article sur le site Ledakarois.net :

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En pleine campagne présidentielle de François Hollande, les déclarations de Laurent Fabius au Gabon sèment des doutes sur la volonté du Parti socialiste de rompre avec le soutien français aux dictatures africaines. Ce parti et son candidat doivent clarifier leur position à ce sujet.
L’ancien Premier ministre français Laurent Fabius, en visite à Libreville, a estimé hier que les relations entre la France et le Gabon étaient « excellentes » et souhaité « qu’elles se développent dans le futur ». Il a également été reçu par le dictateur gabonais Ali Bongo, fils du despote Omar Bongo, imposé au pouvoir en 2009 par le biais d’un coup d’État électoral.
Ce soutien explicite à la dictature d’une figure de poids du Parti socialiste intervient quelques jours seulement après que le député européen Kader Arif ait réagi à la réception, à l’Élysée, par le président Sarkozy, du président congolais Sassou Nguesso. Le responsable des questions de coopération auprès du candidat François Hollande avait ainsi évoqué l’affaire des Biens mal acquis, dans laquelle le clan Bongo est lui aussi fortement impliqué. Or le fils d’Omar Bongo n’est certainement pas plus fréquentable que Denis Sassou Nguesso. Il fait partie intégrante de cette « Françafrique » à laquelle le candidat Hollande a promis de s’attaquer sans pour autant détailler les mesures à entreprendre, concernant, notamment, le soutien aux dictateurs africains, les bases militaires françaises, le franc CFA ou les entreprises qui exploitent les ressources de l’Afrique.
Si Laurent Fabius n’est pas officiellement dans l’organigramme de campagne du candidat socialiste, il a néanmoins été missionné pour préparer le programme des « cent jours » de gouvernement de François Hollande. Doit-on s’attendre à ce que François Hollande, tout comme Nicolas Sarkozy en 2007, accueille le Président du Gabon parmi les premiers chefs d’État reçus à l’Élysée et qu’il lui réserve une visite à Libreville dans les premiers mois de son mandat ?
Cet épisode rappelle les propos élogieux tenus en novembre dernier par Ségolène Royal à Ouagadougou à l’égard du despote burkinabè.
A quelques semaines de l’élection présidentielle, où chaque déclaration compte, l’association Survie interpelle le Parti socialiste et son candidat François Hollande sur l’interprétation qui doit être faite des propos de Laurent Fabius et demande, s’ils n’en sont pas solidaires, une condamnation de ces propos et de cette visite à Libreville.
COMMENTAIRE : Nous venons de recevoir un message alarmant signalant l'arrestation d'un Congolais en Chine pour semble-t-il situation irrégulière. Connaissant le racisme des Chinois qui viennent pourtant s'enrichir chez nous, j'attire l'attention du chef de l'Etat, du gouvernement et du ministre des affaires étrangères monsieur Basile Ikouébé, que nous leur imputerons tout sévice que ce compatriote subira en prison - s'ils ne font rien pour le tirer de ce mauvais pas.
Les Chinois tuent des Noirs par pur racisme ; cela se sait mais personne ne dit rien parce que tout le monde est en affaires avec la Chine et le fait que ce frère soit en prison depuis un mois est inquiétant car la Chine ne respecte pas les Droits de l'homme. Comme monsieur Denis Sassou Nguesso est en affaires constantes avec la Chine, nous savons qu'il ne manquera pas d'intervenir pour sortir ce compatriote de prison. C'est le rôle d'un Etat de protéger ses sujets où qu'ils soient et si possible, pourquoi ne pas attribuer une bourse d'étude à ce jeune homme ? NOUS AVONS BESOIN D'ETUDIANTS QUI SACHENT LIRE LA LANGUE DE CONFUCIUS POUR NE PAS DEPENDRE TOTALEMENT DES CHINOIS LORSQU'ILS INSTALLENT DES INFRASTRUCTURES DANS NOTRE PAYS. Le fait que ce jeune homme se trouve déjà en Chine est un avantage.
IL FAUDRA QUE LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS VERIFIE SI TOUS LES CHINOIS QUI VIVENT AU CONGO SONT EN SITUATION REGULIERE : C'EST LE PRINCIPE DE LA RECIPROCITE...
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Selon nos sources, le 9 février à 17 heures, l’entretien à l’Elysée, bien que chaleureux, n’a pas excédé quarante minutes. Pour mieux se border, Nicolas Sarkozy s’est entouré des ministres Alain Juppé (affaires étrangères), nouveau Père Fouettard des chefs d'Etat inusables en Afrique, et Henri de Raincourt (coopération). Accompagné des ministres Gilbert Ondongo (économie) et Basile Ikouébé (affaires étrangères), de Jean-Dominique Okemba (services secrets) et de l’ambassadeur Henri Lopes, le président congolais y est allé au charme, se concentrant sur les dossiers économiques, un sujet qui ne peut déplaire à Nicolas Sarkozy.
L'aide de Paris a été sollicitée sur plusieurs chantiers (chemin de fer, aéroports, routes…) à travers des crédits de l’Agence française de
développement (AFD). Accord de principe de l'Elysée, sous réserve de la pertinence de ces projets. Les dix
dernières minutes, passées en tête à tête, furent nettement moins agréables. Sassou, qui ne peut plus se porter candidat à la présidentielle de 2016, a été dissuadé par Sarkozy de tripatouiller
la Constitution pour se présenter. Message reçu cinq sur cinq, pour le moment…
Business tricolore as usual - Côté affaires, l’axe Paris-Brazzaville semble plus vigoureux. Invité le 9 février
pour un petit-déjeuner au Medef, le président congolais a mouillé sa chemise en intervenant de 8h30 à 10h30. Deux heures non-stop durant lesquelles il a répondu aux questions d’une quarantaine de
patrons assis autour de la table ovale de la présidence de l'organisation patronale. Arrivé au pouvoir en 1979 avec un intermède - Pascal Lissouba - et une guerre civile, Sassou a récemment lancé
des chantiers d'infrastructures tous azimuts. Il n’est jamais trop tard… Et les entreprises hexagonales veulent leur part du gâteau.
D’où la présence en force des groupes de BTP (Satom, Spie International, Egis, ETDE, DTP terrassement, Alstom, etc.) et des organismes de financement (BNP Paribas,
Edifice capital…). Toutefois, ce rendez-vous - trop élargi aux dires de certains - n’a pas permis d’aborder les questions de fond. Sauf peut-être lorsqu'un participant, évoquant la corruption et
l’environnement des affaires, a illustré son propos par la piètre position du Congo-B (180e) dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale.
Visiteurs du soir - Les vrais marabouts blancs ont préféré rencontrer discrètement le président congolais au
Bristol, lieu de ses villégiatures parisiennes. Gestionnaire du port de Pointe-Noire et pressenti pour opérer le Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO), Vincent Bolloré a été reçu le
10 février, deux jours après le ministre délégué aux transports Thierry Mariani. Avec le ministre de l’économie, François Baroin, les discussions ont porté sur la reconversion de 80 millions €
dans le cadre du C2D mis en place par Paris pour la période 2010-2014.
Le neveu du président congolais, Jean-Dominique Okemba, chaud partisan d’une réélection de Sassou en 2016, a introduit à deux reprises Claude Guéant, ami de Me Robert Bourgi. Ne manquait plus que Nathalie Kosciusko-Morizet, autre personnalité du cercle de l'avocat parisien, pour parler du bassin forestier du Congo. Le 10 février, Sassou est reparti à bord de son McDonnell-Douglas 87 de location - plus sûr pour éviter les saisies de créanciers hargneux !
CONGO : INFOS SUR LE PAYS
:
Superficie: 342 000 Km2
Population: 4 012 809 hab
Densité: 11,7 Hab/Km2
Capitale Politique: Brazzaville
Cité Economique: Pointe-Noire
Régime: Présidentiel
Langues: Français (officielle), Lingala, Kituba
Littoral: 169 Km Côte Atlantique
Port maritime: en EAU profonde
Monnaie: FCFA (1€=655.57F)
P.I.B/Habitant: $4000
Réseau ferroviare: 795 Km
Emission CO2 /Hab: 0,64 tonnes
Nb de postes TV /1000 hab: 13
Nb de lignes fixes /1000 hab: 5
Usagers Internet /1000 hab: 38
Indicatif Téléphonique: +242
Domaine Internet: .CG
Fête Nationale: 15 Août
Indépendance: 15 Août 1960
Devise: Unité/Travail/Progrès
Fuseau Horaire: UTC +1
Taux d'Alphabétisation: 92,1
Principales richesses: Pétrole, Bois, Potasse, Or, Diamant...
Frontières: 5 504 Km
Pays voisins: Angola, Gabon, Cameroun, Centrafrique, RDCongo (Ex. Zaire)
Nb de Régions: 12
Autres villes:
Dolisie, Ouesso, Nkayi, Owando, Impfondo, Gamboma, Djambala, Oyo...

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