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CONGO, MON COMBAT
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LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




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Patience Dabany n'a pas vraiment tourné la page des "années Bongo". La chanteuse reste une militante politique. En novembre 2005, comme les fois précédentes, elle a participé à la campagne présidentielle pour le compte de son ex-époux, le président sortant. Membre dirigeant du Parti démocratique du Gabon (PDG), le parti au pouvoir, elle a même été en première ligne, chargée d'une mission précise : faire la tournée des marchés et des petits commerces à travers le pays pour convaincre les femmes de voter en faveur d'Omar Bongo.
Longs cheveux roux tirés en arrière, de petite taille, un peu forte, Patience Dabany évoque sans états d'âme son ancien mari, qu'elle croise le plus souvent "lorsqu'il y a des malheurs, des obsèques". Omar Bongo Ondimba (le nom officiel du président depuis qu'il a quitté la religion catholique pour l'islam) "a toujours été un très bon père de famille et un mari excellent", dit-elle. Les infidélités à répétition du chef de l'Etat — père de plusieurs dizaines d'enfants, selon la rumeur publique — ne l'ont jamais troublée.
C'est d'abord vrai à la présidence, où Omar Bongo a fait de l'aînée de ses enfants, Pascaline Bongo, la directrice de son cabinet. Elle est la personne-clé pour qui souhaite rencontrer le chef de l'Etat. Discrète, très intelligente, ses fréquents déplacements à Paris et à New York lui valent d'être cataloguée, à tort ou à raison, "gestionnaire de la fortune paternelle" — laquelle est réputée considérable depuis la découverte, en 2000, d'un compte bien approvisionné à la Citybank (140 millions d'euros).
Le second homme d'importance est Jean Ping, qui fut longtemps le compagnon de Pascaline (avec laquelle elle a eu un fils). Depuis plus d'une quinzaine d'années, il est de tous les gouvernements. Seules changent ses attributions. Il a eu tous les portefeuilles stratégiques : les finances, le pétrole, actuellement celui de la diplomatie. Aujourd'hui, Jean Ping s'ennuie. Il a épuisé les charmes du gouvernement et lorgne sur une agence des Nations unies. Mais tous les postes de direction sont pourvus. Natif de Port-Gentil, la deuxième ville du pays, "M. Ex-gendre" a été chargé par le président candidat de reconquérir la cité pétrolière, fief de l'opposition. La tâche s'annonce difficile. Il y a quelques années, Jean Ping avait fait parler de lui en se faisant dérober près de 300 000 euros en liquide à l'Hôtel de Crillon, à Paris.
Le fait est qu'Ali Bongo, le "quadra", fils d'un premier lit du président, est souvent présenté comme un possible successeur du chef de l'Etat. C'est aller un peu vite en besogne. Omar Bongo est trop attaché au pouvoir, trop imbu de son importance, pour introniser un héritier. Et Ali Bongo ne fait pas l'unanimité. Cet enfant gâté au physique de rappeur, peu charismatique, n'a pas laissé le souvenir d'un grand diplomate quand il avait la haute main sur les affaires étrangères (un portefeuille confié, à une autre époque, à Martin Bongo, un cousin du chef de l'Etat).
La "famille Bongo" compte aussi d'autres cartes, des seconds couteaux installés à des postes d'importance, mais dont les noms apparaissent peu dans les colonnes du journal gouvernemental, L'Union, l'unique quotidien du pays.
Il y a Christian Bongo, un fils du président âgé d'une trentaine d'années, qui dirige l'une des principales banques du pays, la Banque gabonaise de développement ; son frère, Anicet Bongo, était jusqu'à ces derniers jours le directeur général du groupe de communication TVSat (dont la présidente du conseil d'administration n'est autre que Pascaline Bongo), qu'il a quitté pour gérer d'autres affaires familiales. Et puis Jeff Bongo, haut fonctionnaire du ministère de l'économie et des finances ; Hervé Ossamy, un gendre d'Omar Bongo, patron de Gabon Télécom, qui, après des années de gestion chaotique, est promis à une privatisation prochaine.
Ainsi, même l'opposition est apparentée à la famille du chef de l'Etat. L'exemple le plus emblématique est celui de Zacharie Myboto. Baron du régime pendant un quart de siècle, membre lui aussi de tous les gouvernements depuis plus d'une vingtaine d'années et patron du parti du président, ce dauphin trop impatient a rompu de façon spectaculaire avec "OBO" — l'acronyme pour Omar Bongo Ondimba.
En avril 2005, après des mois d'un divorce qui n'en finissait pas, il a créé son propre parti politique et se présente à la présidentielle du 27 novembre contre son parrain.
Si Zacharie Myboto n'a aucun lien de famille direct avec le chef de l'Etat, ce n'est pas le cas de sa fille, Chantal, une femme d'affaires. Chantal a eu une longue liaison (et une fille) avec Omar Bongo, dont elle était aussi la conseillère politique très écoutée au cours des années 1990 — au grand dam de la "première dame" officielle, Edith Lucie. Chantal qui avait la haute main sur la campagne du président candidat la fois précédente, en 1998.
Les liens ne s'arrêtent pas là. Une des soeurs de Chantal, Yolande, a épousé un neveu du président. Et une autre, Suzanne, devrait se marier avec Landry Bongo, élu député sous l'étiquette du parti de son père. Si Zacharie Myboto n'y avait pas mis son veto, le mariage aurait déjà été célébré. La date en a été repoussée à l'après-élection présidentielle.
Cet entrelacs de liens familiaux explique qu'aux yeux de nombre de Gabonais l'"opposant" Zacharie Myboto est tout prêt, sitôt proclamés les résultats de l'élection, à rejoindre la mouvance présidentielle — déjà forte de plus d'une quarantaine de partis politiques — et que tout rentrera dans l'ordre. Le petit monde politique gabonais est habitué à ce type de retournement de veste.
L'ancien baron du régime dément : "Jamais de la vie. Je continuerai mon combat", jure-t-il. Peut-être le fera-t-il. En revanche, personne n'imagine sa fille Chantal abandonner la lutte qu'elle a entamée contre le chef de l'Etat. Et surtout contre la "première dame" du Gabon.
COMMENTAIRE : Dans un contexte mondial où le baril de pétrole est à 115 dollars et où malheureusement la faim gagne 30
pays africains - sans oublier qu'au Congo, Sassou tout plein de sous affame volontairement le peuple congolais, madame Adélaïde Moundélé-Ngollo, ministre des PME et du commerce de son
royaume vient en France et se propose de rencontrer les chefs d'entreprise congolais ce samedi 19 avril 2008 à l'hôtel Raphaël, 17 rue Kléber à Paris. La situation est ubuesque : madame, vous
êtes-vous rendue compte que les chefs d'entreprise au pays ne peuvent satisfaire vos desiderata pour pouvoir vous retourner du côté de ceux qui sont en France ? C'est vrai que démagogiquement,
l'intention vous honore de rencontrer vos frères et compatriotes et de leur parler des opportunités. Attendez, chère madame. Pas si vite ! En tant que ministre, n'êtes-vous pas censée en parler à
tout le Congo au lieu de vous refugier dans un hôtel pour parler en catimini ? Le chef d'entreprise mbochi et les autres auront-ils les mêmes chances ? Ne pensez-vous que ça pourrait
intéresser ceux qui ne sont pas encore chefs d'entreprise et qui pourraient le devenir s'ils savaient de quoi il retourne ? N'êtes-vous pas ministre pour impulser le pays d'abord de l'intérieur ?
Sassou va-t-il donner des contrats à des personnes autres que les membres de sa famille ? Ca ça gagne à être vu. Et vos potes chinois qui viennent avec leurs ouvriers et leurs
patates douces ? Non, avouez que vouliez simplement venir en France pour justifier des décaissements et vous mettre plein les poches car
lorsqu'il y a des appels d'offre, ma chère, il faut les publier et faire jouer la concurrence entre les Congolais de l'étranger et les nationaux qui eux ont au moins le courage d'investir au pays
et créent quelques petits emplois. Or, voilà que vous les défavorisez en venant vendre les projets aux Congolais de l'étranger qui je vous le rappelle peuvent créer des entreprises dans
leur pays mais attendez encore un peu, dès qu'ils reviennent et investissent, vous vous plaisez à les décourager, à les spolier, à les escroquer, en leur demandant de l'argent pour le
réfectionnement des postes de police, pour ceci, cela. a la fin, ils reviennent en France - déçus et découragés que les hommes politiques de leur pays ne les soutiennent pas. Alors, c'est quoi ce
nouveau deal qu'on doit traiter dans un hôtel au lieu d'annoncer les choses par les médias pour que tous les Congolais sachent de quoi il est question ? On va
parler, boire, manger et retourner au pays après avoir profité de son séjour à Paris pour refaire sa garde-robe ministérielle, hein ? Les gens ont
besoin d'eau et d'électricité pour asseoir leurs entreprises car qui peut vraiment prétendre créer une unité de production sans ces deux infrastructures ? Alors quand vous aurez préparé les conditions, quand vous aurez démocratisé internet car c'est encore privé et entre les mains de Sassou et de sa famille, quand vous agirez de
façon ouverte avec des appels d'offre clairs et quand vous ne découragerez plus la petite ligue des entrepreneurs courageux qui essaient de s'en sortir, alors là, et seulement là, madame la
ministre, je vous prendrais au sérieux. Avec un baril à 115 dollars, les caisses de l'Etat doivent être pleines et ces choses-là n'arrivent curieusement que lorsque Sassou est au pouvoir
et quand il arrive, l'intelligentsia politique congolaise fuit au devant de Caïn pour éviter la mort d'Abel. Bon sang, c'est quoi cette table ronde qui n'invite pas tous les Congolais parce que
seuls les chefs d'entreprise sont concernés ? Et si j'ai les compétences dans le domaine où il vous manque des entreprises, l'Etat congolais pourra-t-il m'aider à monter ma boîte ? Et pourquoi
avez-vous donné des passeports congolais à tous ces Ouest-Africains qui vont faire du business pour vous, les hommes politiques, des Wouara qui vous traitent de zoba, à Dubaï ?
Pourquoi ne pas passer par vos frères congolais ? Attention, madame, nous savons pas mal de choses. Alors, un peu de sérieux ! Comment avez-vous invité les chefs d'entreprise congolais car nombreux de ces gens-là ont renoncé à la nationalité congolaise en devenant Français. Bon
madame, buvez votre Champagne, refaites votre garde-robe, tirez un coup si ça vous chante mais arrêtez de nous distraire....
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Appel
Rassemblement Spontané
Samedi 19 avril 2008 à partir de 8H45
Rendez vous à l’hôtel Raphaël 17 avenue Kléber à Paris
Ligne 6, Métro Kléber
À l’occasion de son déplacement en Europe, la ministre des Petites et Moyennes Entreprises (PME) chargée de l’artisanat, Adélaïde Moundélé-Ngollo, a souhaité rencontrer les chefs d’entreprise.
Cette rencontre qui sera organisée sous la forme d’une table ronde, le Samedi 19 avril, à l’hôtel Raphaël 17 avenue Kléber à Paris de 08H45 à 12H30, s’inscrit dans le cadre de la préparation du prochain forum sur le codéveloppement qui aura lieu en juin prochain, à Brazzaville.
Adélaïde Moundélé-Ngollo rencontrera les chefs d’entreprise d’origine Congolaise à Paris
Selon Christian NIAMBY chargé de mission à la coopération internationale et des relations avec les partenaires au développement "Adélaïde Moundélé-Ngollo présentera aux chefs d’entreprises Françaises d’origine Africaine et Congolaise, quel que soit leur domaine d’activités, les opportunités d’investissement du point de vue économique au Congo".
Au côté de la ministre, différents intervenants devraient prendre part aux débats parmi lesquels Eugène NGANGOUE, conseiller à l’Industrie, aux PME et à la promotion du secteur privé auprès du président de la République , Didier sylvestre MAVOUENZELA, président de la Chambre de commerce de Pointe-Noire, Auguste BATANGOUNA, conseiller technique de la ministre, Joseph Christian NIAMBY, Marguerite HOMB, chargée de mission pour le renforcement du partenariat public-privé, Jean de Dieu TOUNDA, consultant technique auprès de la ministre,
Hôtel Raphaël : 17, avenue Kléber, 75116 Paris, le 19 avril de 8H45 à 12H30 Ligne 6, Métro : Kléber
Soyons nombreux pour dire à la ministre ce qu’il faut pour le Congo Brazzaville
Même si nous n’avons pas accès à la table ronde, notre présence aux abords de l’hôtel Raphaël vaudra tous les discours
Le Congo a besoin de tous ses enfants
Le Congo ne se construira pas sans nous
Nous sommes le Congo
Nous sommes légitimes pour parler du CONGO...
Les Assassinats politiques au Congo Brazzaville
(Liste à compléter)
BUETA MBONGO (Assassiné en 1913 à Mbandza Ndounga)
MABIALA MA NGANGA, son épouse Ma NGUNGA et son neveu MABIALA KINKE (Assassiné en 1926 dans la Grotte de Kinkembo)
Le chef MILONGO (Assassiné en 1936 au marché de Boko)
André Grenard MATSOUA (Assassiné vraisemblablement en 1956 au pénitencier de Cayenne en Guyane française)
Marcel IBALICO (Assassiné en 1964 à Léopoldville, RDC)
Abbe Anselme MASSOUEME, Me Lin Lazare MATSOCOTA, Me Joseph POUABOU, Jean BIKOUMOU (Assassinés en 1965 à Brazzaville)
Me Jean Marie NGANZARI (Assassiné en 1967 à Brazzaville)
KOUVOUAMA-DIA-NGANDOU (Assassiné en 1968 à Brazzaville)
Lieutenant Pierre KINKANGA, Albert MIAWAMA, NKOUTOU, Jean Marie MANGO (Assassinés en 1970 à Brazzaville)
Franklin BOUKAKA, Adolph ITSOUHOU (Assassinés en 1972 à Brazzaville)
Sous-lieutenant Prosper MATOUMPA MPOLLO (Assassinés en 1972 sur la route du Cabinda, KOUILOU)
Aspirant Jean Marie DOUNGANGOYE (Assassiné dans la Foret de Bangou à Kindamba)
Sergent Jean Pierre BAKEKOLO, Lieutenant Ange Farimaka DIAWARA, Sous-lieutenant Jean Baptiste IKOKO, Sous-Sergent Jean Pierre OLOUKA et Sergent TALA (Assassinés en1973 à Brazzaville)
Abbe Fulbert YOULOU (Empoisonné, mort à Madrid en 1973)
Commandant Marien NGOUABI, Thaddée KOURISSA, Capitaine Luc KIMBOUALA NKAYA, Sergent ELOUO, Sous-lieutenant MBORO, Sergent OUANDO, Pasteur MASSAMBA DEBAT, Cardinal Emile BIAYENDA, Victor DOTE, KANDZA (Assassinés en 1977 à Brazzaville)
MIZELE, SISSOULOU et 7 de ses compagnons (Fusillés en 1978 à Brazzaville)
Capitaine Barthelemy KIKADIDI (Fusillés à Brazzaville en 1978)
Capitaine David MAFOUTA (Assassiné en 1980 à Brazzaville)
Commandant Antoine MABOUAKi (Assassiné en 1981 à Owando)
Capitaine « Marie-Marie » AKWALA (Assassiné en 1983)
Capitaine Pierre ANGA (Assassiné en 1988 au Gabon)
Lieutenant Ernest BOUKAKA « Maitre Charlie » (parodie d’accident, mort en 1990 à Brazzaville)
Colonel Victor TSIKA-BAKALA (Assassiné en 1990 à Pointe Noire)
Professeur Grégoire MAVOUNIA (Assassiné le 21 février 1991 lors de l’ouverture de la Conférence Nationale à Brazzaville)
Marien NGOUABI Junior (Assassiné en 1991 à Brazzaville dans une boite nuit)
Roger MASSEMA (Président de la commission assassinat à la Conférence Nationale empoisonné, mort en 1992 à Paris en France)
Antoine NGAYOT, commandant MOUANDA (Assassinés en 1993 à Brazzaville)
Herbert MASSAMBA, Eloi Marien BADILA (Assassinés en 1977 à Brazzaville)
Colonel Frederick NKOUNKOU (Assassiné en 1998 à Brazzaville)
Sergent TOUNGA et 352 compagnons (Fusillés en 1999 à Brazzaville)
Depuis la publication par la lettre du continent (N°536 du 6 mars dernier) de la création de l'Association "Marien NGOUABI & Ethique", des attaques n'ont cessé de se multiplier contre le jeune et brillant chef de fil des conservateurs, le professeur Marion MADZIMBA EWANGO qui fait également office de responsable de ladite association en l’absence de son très populaire et charismatique leader naturel Justin LEKOUNDZOU, alias MARADONA. Fidèle à sa stratégie de diviser pour mieux régner, Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO qui sait qu’il a définitivement perdu la main sur ce grand parti historique de Marien au profit de Justin LEKOUNDZOU, tente désespérément d’étouffer la crise profonde qui existe au sein de ce parti et met toute son énergie à vouloir empêcher la création de cette association "Marien NGOUABI et Ethique".
En effet, le dossier de demande d’agrément introduit au ministère de l’administration du territoire a été traité avec diligence et régulièrement envoyé par ce ministère à la police administrative pour enquête depuis le mois de septembre 2007. Curieusement celui-ci est resté bloqué par le général NDENGUE (toujours lui) jusqu'aujourd'hui, soit depuis près d’une année. Pour en savoir plus, MARADONA a alors été contraint d’envoyer sur place son épouse pour tenter de débloquer la situation, mais en vain. Car le prince machiavélien de Mpila y oppose toujours un droit de non recevoir.
C'est seulement hier, le 7 avril 2008 que les amis de MARADONA, qui sont bien déterminés à aller jusqu’au bout de leur démarche, ont de nouveau envoyé une délégation rencontrer le général NDENGUE. Ce dernier, un peu gêné, a finalement bien voulu expliquer que les ordres sont venus de "très haut" pour bloquer le dossier ; le président refuserait que MARADONA et ses partisans utilisent le nom de Marien NGOUABI, et surtout il refuserait également que le Professeur Marion MADZIMBA EWANGO préside une Association ou un parti politique au nom de LEKOUNDZOU. Il faut dire que notre Général dictateur endurci avait déjà annoncé la couleur dans sa récente interview dans "jeune Afrique" N° 2463 du 23 mars 2008 ; à la question de François SOUDAN au sujet de la dissidence animée par ce brillant universitaire, Marion MADZIMBA EWANGO en ces termes : "Qui ? Je ne connais pas de dirigeant du PCT portant ce nom. C’est sans importance" Une attitude méprisante et méprisable qui illustre bien la haine qu’il a toujours manifestée face à toute voix dissonante aux chantres de sa fameuse "nouvelle espérance" qui est devenue l’évangile selon Saint-Denis. La vérité est que "l’homme des masses (affamées)" connaît bien ce brillant intellectuel, professeur de Science politique. Il redoute simplement son esprit d’indépendance et son caractère pugnace. L’homme de Mpila voudrait revoir Justin LEKOUDZOU encore cornaqué par ses sbires de l’Oyocratie que sont les Oba-APOUNOU, Pierre NGOLLO, Théophile ADOUA… pour étouffer dans l’œuf cette dissidence doctrinale sur l’éthique au sein du PCT.
Finalement, la réalité est que monsieur SASSOU qui tient à faire croire au monde qu’il contrôle tout le Nord du pays et que tout va très bien dans son camp, ce qui justifierait ainsi sa prétendue future réélection dès le premier tour à la présidentielle de 2009, ne veut surtout pas que le courant de MARADONA s’exprime ! En ce qui les concerne, les membres du PCT restés fidèles à MARADONA sont bien déterminés à faire entendre leur voix et leur différence, et ils ne se laisseront pas impressionner par les intimidations honteuses venant de la part d’un dictateur en perte de vitesse. Toutes ces manœuvres honteuses ne font que renforcer leur détermination à aller jusqu’au bout de leur démarche. Aussi ils rappellent que :
1° - NDENGUE n'a pas à intervenir dans la procédure de création d'une association
2° - Monsieur SASSOU n'a pas à intervenir dans le choix des dirigeants d'une association dont il n'est pas membre
3° - Le nom de Marien NGOUABI est un patrimoine national, personne, pas même sa famille ne peut légitimement leur dénier le droit de défendre ses nobles idées. Cependant si tel devait être le cas, ils pourront changer le nom de leur association, mais pour cela il leur faudra donc aller à une nouvelle assemblée générale constitutive, seule habilitée à en décider devant tous leurs militants
4° - La presse, l’opinion nationale et internationale doivent être informées de toutes les tracasseries dont ils sont victimes, la liberté d'association étant faut-il le rappeler, un droit constitutionnel au Congo Brazzaville
C’est pourquoi, nous les militants PCT aile LEKOUDZOU de la section Talangaï et au-delà, disons avec véhémence que "na mbala o yo ba ko longa bisso té. Trop c’est trop. Soki ba lingui e dika".
STEVE ELENGA
Membre du Parti Congolais du Travail
(Section Talangaï - Brazzaville)
Albert Bernard Bongo n'a pas seulement ruiné le Gabon économiquement, il l'a aussi détruit et totalement dépouillé spirituellement, en y introduisant et en institutionnalisant le fétichisme, le charlatanisme et le satanisme, dans tous les secteurs de gestion et par toutes sortes de rituels, incantations et autres sacrifices humains dont lui et sa bande, Mboumbou Miyakou (alias le serpent), Zacharie Myboto (le boa de Mounana), Pendy Bouyiki (l'éléphant), Ngoyo Moussavou (le gourou), etc. sont tous aujourd'hui passés "grands maîtres".
Les nombreuses loges maçonniques qui pullulent à Libreville, Franceville et Port-Gentil, faces modernes des temples de Ndjobi traditionnels, où sont sacralisés tous ses rites diaboliques, ont depuis longtemps remplacé les universités et les salons de réflexion, qui étaient jusqu'à un passé récent les officines par excellence au travers desquels se recrutaient les jeunes et brillantes pousses que l'on destinait à la relève politique du pays comme il se fait dans toutes les démocraties du monde.
La tristement célèbre JCE (Jeune Chambre Economique), où se rencontrent tous les jeunes loups gabonais en mal de promotion rapide, est justement l'une des caisses de résonnance où tous ces barons du pouvoir orchestrent et expérimentent, à l'échelle humaine, leurs lugubres expériences sataniques.
L'une des "victoires" de ces serviteurs du diable est justement d'avoir réussi à inoculer dans la mentalité de ces jeunes désœuvrés, pour la plupart partenaires intimes de leurs pratiques contre-nature (pédophilie, satanisme, franc-maçonnerie, etc.), cette fameuse phrase qui fait désormais ravage à Libreville et dont les adeptes sont de plus en plus nombreux : "Mieux vaut mourir jeune et riche, que vieux et pauvre". Une triste analogie à la bonne vieille pratique païenne de Satan, qui consiste à vendre son âme et sa jeunesse contre quelques biens matériels dont le bénéfice et la jouissance sont limités dans le temps.
C'est Bongo qui a institué toutes ces pratiques dès sa prise de pouvoir en 1967, comme l'avait décrit longuement Pierre Péan dans son livre "Affaire Africaine", je cite :
"Juste après sa nomination, chaque ministre est amené à Bongoville, le village natal du président gabonais, pour s'initier au ndjobi et boire l'eau avec laquelle ce dernier se serait lavé les pieds (...)".
Terrible !
Ce qui est tragique dans ce péché mortel que nous font porter tels Adam et Eve ces frères perdus, c'est l'ampleur qu'a pris cette sorte de baptême-rituel diabolique.
Pour régner sur leurs sujets à leur tour, que ce soit dans leur ministère de tutelle, dans leur province, ville ou canton, chaque ministre se met à concocter aussi sa batterie de pratiques d'assimilation. Car le but, vous l'aurez compris, reste bien évidemment de « fidéliser » le subalterne. Pour Bongo, il est question de fidéliser chaque ministre à sa gestion calamiteuse et diabolique du pays, afin que ce dernier, l'eau des pieds de Bongo dans son ventre, ne puisse plus avoir ni la conscience, ni la clairvoyance, ni même la capacité de contredire quoi que ce soit dans tout ce qui se fera au niveau de la gestion par son maître du pays. Et pour le ministre, il est question d'endoctriner son équipe ministérielle d'abord (directeur de cabinet, secrétaire, chauffeur…) ainsi que ses concitoyens de région, sur le caractère quasi-messianique de sa nomination par le grand camarade, lui le simple fils de la région, à la tête de cet important ministère. Les membres de son cabinet et les populations de sa région le lui rendront par une fidélisation des postes pour les uns, et par des ovations à bâtons rompus lors de chaque passage du grand camarade, au cours d'une nième fanfaronnade républicaine.
C'est par exemple dans le monopole de ce leadership que les deux frères ennemis du "grand Nord", Emmanuelle Ondo Métogo et René Ndémézo'o Obiang se sont griffonnés de nombreuses années durant ; lutte qui a fini par tourner finalement à l'avantage du dernier, Ondo Métogo ayant été éjecté du gouvernement après avoir « osé » murmurer se présenter contre son maître en 2012 !
Au vu de tout cela donc, il reste très peu probable que les nombreux cadavres mutilés, jonchant les caniveaux, les plages et les poubelles de Libreville, ainsi que tous les cris de détresse des familles endeuillées et les nombreux appels de l'Association gabonaise de lutte contre les crimes rituels (ALCR) ne trouvent guère d'écho, car le régime gabonais et en premier lieu duquel Omar Bongo, ne saurait scier la branche sur laquelle leur pouvoir diabolique est assis : l'approvisionnement continu en sang humain à Satan et à ses démons, en contrepartie d'une disposition totale et sans contrôle des richesses du pays, doublée d'une longévité à toute épreuve. Les âmes des malheureux mutilés servant à rallonger la vie du tyran gabonais.
Bruno Vécarte
Sciences Po - Paris
La Chine, l'empire du milieu, sera un jour la première puissance économique mondiale (elle n’en est pas loin et vu la déliquescence de l’Amérique et le fait que l’Europe est en train de tout délocaliser en Chine, cela ne va pas tarder. Puissance nucléaire, la Chine n'a rien à craindre car elle est le plus constructeur d'armes au monde et possède la plus grande aviation militaire...) : E elle est déjà aujourd’hui l’usine du monde et 90% voire 100% des habits que vous portez viennent de ce vaste pays aux dimensions d’un continent. Principal bailleur de fonds de l’Amérique, la Chine sait que le monde fermera toujours les yeux à ce qu’elle n’est pas une démocratie et ce n’est pas parce que l’on exploite l’organisation des jeux olympiques à Pékin pour faire resurgir à la lumière le problème tibétain que cela va changer quelque chose. La Chine vise désormais le capitalisme d’Etat sinon le capitalisme tout court – sans son pendant la démocratie car les affaires tournent mieux pour les héritiers de Mao Zé Dong sans cette mode occidentale de gouvernance : on peut facilement gérer plus d’un milliard d’êtres humains à sa guise comme des esclaves qui vont travailler nuit et jour. La plupart des Chinois qui sont à la tête d’entreprises immensément riches sont des proches du pouvoir. Le communisme veut faire bon ménage avec le capitalisme en ne regardant qu’à l’argent comme toute bonne dictature ; ce qui rapproche naturellement le régime chinois des dictatures africaines et de l’Afrique dont elle a besoin des matières premières bon marché. Le marché chinois s’ouvre désormais au tableau de chasse chinois car les Chinois y investissent hommes et capitaux pour supplanter les Occidentaux qui ont le défaut de ne regarder l’Afrique que comme un continent d’anciens esclaves, d’êtres inférieurs auxquels on doit imposer sa volonté. Les Chinois viennent avec une stratégie différente : « ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre, tout prendre et foutre le camp… en laissant sur le continent ses citoyens qui coloniseront démographiquement le continent. » C’est que la Chine n’est pas une démocratie et n’est pas non plus une ex-toujours puissance coloniale qui interfère sans cesse dans les affaires d’Etat. Les dictateurs africains comme Bongo ou l’ancien communiste Sassou Nguesso l’utilisent pour exercer un chantage sur la France. Un conseiller du nain aux talons, Bongo, disait : « Eux au moins ne s’occupent pas de nos affaires »… Seulement, ils viennent chez nous, ne créent pas d'emplois puisqu'ils arrivent sur les chantiers avec des bataillons d'ouvriers qui n'achèteront jamais une cacahuète sur nos marchés - alors que nous mangeons presque les mêmes choses à l'exception du chien... et peut-être du chat et ...du corbeau : quand on est un milliard cinq cents millions d'habitants, allez, il faut le reconnaître, on ne va pas faire la fine bouche. Les disciples de Confucius ont le sourire facile mais personne ne sait ce qu'ils pensent vraiment et la Chine quand on la regarde, on a l'impression qu'elle veut faire main basse sur le monde....
Des investissements supérieurs aux sommes injectées par la Banque Mondiale, 800 000 Chinois installés sur place… L’Afrique est en passe d’être dévorée toute crue par l’Empire du milieu.
La croissance et même la survie économique de la Chine dépendent, paradoxalement et pour une part croissante, du continent le moins développé, l’Afrique.
Pékin absorbe désormais 25 % de tout le cuivre consommé à travers le monde, 40 % du charbon, 35 % de l’acier, 10 % du pétrole et sa demande ne cesse de croître, et 90 % de tout l’aluminium. Une économie dévoreuse d’énergie, boulimique en matières premières qui s’est tout naturellement tournée vers la région qui en est le mieux pourvu.
Les Chinois ont lancé une véritable OPA sur l’Afrique en profitant à la fois de la perte d’influence occidentale, notamment française en Afrique de l’Ouest, et de la crise que traversent les institutions chargées de l’aide au développement.
En 2007 Pékin a investi plus de 9 milliards de dollars en Afrique alors que la Banque Mondiale s’est révélée incapable d’y injecter plus de 2,5 milliards de dollars. L’organisation internationale basée à Washington tente désormais de convaincre la Chine de devenir son partenaire pour le financement des projets africains.
Plus de 800 000 Chinois travaillent déjà sur ce continent pour plus de 900 entreprises de toutes tailles. Ils extraient le cuivre et le cobalt en Zambie et au Congo, le platine et le chrome au Zimbabwe ; ils achètent d’énormes quantités de bois au Gabon, au Cameroun, au Mozambique, en Guinée équatoriale et au Libéria, ainsi que l’acier, l’or, le charbon, le nickel dans tous les pays de cette zone qui en détiennent ou en produisent. L’Angola fournit la moitié du pétrole importé d’Afrique par Pékin. En janvier 2005 le gouvernement de Luanda a bénéficié d’un prêt chinois de 2 milliards de dollars gagés sur le pétrole, qui a augmenté d’un milliard de dollars l’année suivante. Officiellement pour réparer les infrastructures déficientes.
LES CHINOIS DETOURNENT LE REGARD DE LA REALITE POLITIQUE
En réalité, la Chine sait qu’elle traite avec des régimes totalement corrompus qui détournent à leur profit une partie de ces sommes. En juillet 2005, la Chine et le Nigeria, autre exemple de corruption à tous les niveaux, ont signé un accord de 800 millions de dollars qui prévoit la livraison de 30 000 barils de pétrole quotidien à la Chine ; le régime nigérian a aussi octroyé à la Chine des licences de forage en échange de 4 milliards de dollars.
Pour les nombreux dictateurs qui peuplent cette région, Pékin constitue une manne et une bénédiction : le régime chinois offre une alternative au tête à tête de plus en plus pesant et tendu avec les occidentaux, ne manifeste aucune exigence en matière de démocratie ou de bonne gouvernance, et enfin, propose gratuitement des services que ces régimes ont toujours été incapables d’offrir à leur population. Plus de 15 000 médecins chinois ont ouvert des dispensaires dans 47 États africains.
LA CHINE, UN GENEREUX INVESTISSEUR QUI PENSE AVANT TOUT A ELLE...
Désormais, l’Afrique fournit 1/3 du pétrole importé par Pékin. Ce qui explique qu’en 2006-2007, le Président chinois Hu Jin Tao ait visité 17 pays du continent. En 2005, le flux commercial entre la Chine et l’Afrique s’élevait à 40 milliards de dollars, il dépassera les 100 milliards de dollars avant 2010. Les réserves financières de la Chine dépassent 1 500 milliards de dollars et Pékin joue de cette puissance financière pour séduire, contrôler. En juin 2006, le Sénégal a ainsi bénéficié d’un allègement de sa dette, qui atteignait alors 20 millions de dollars.
Par ailleurs, la Chine s’est engagée à investir 35 millions de dollars dans le dernier délire pharaonique du Président Wade, la construction du plus grand théâtre d’Afrique de l’Ouest. Aussi mauvais gestionnaire que grand mégalomane, le dirigeant sénégalais se montre très satisfait de la réactivité chinoise : « un contrat », confie-t-il, « qui était discuté et négocié pendant cinq ans avec la Banque Mondiale, est conclu en 3 mois avec les Chinois ».
Il est vrai que pour Pékin, le temps presse. Et l’ampleur des investissements est à la mesure de cette urgence. 15 milliards de dollars ont été investis au Soudan depuis 1996, essentiellement dans le pétrole, et 500 000 barils par jour sont extraits, en grande partie par la CNPC (China National Pétroleum Corporation), autorisée à extraire directement les gisements. Pékin finance et arme également les rebelles tchadiens avec, comme objectif, le contrôle des zones pétrolifères du pays.
Vive les matières premières !
Étendre la présence chinoise en République du Congo est devenu une autre priorité. Le plus grand pays d’Afrique est aussi l’un des plus pauvres au monde, avec un revenu annuel par habitant de 714 dollars. C’est également potentiellement le plus riche : son sous-sol recèle les plus importantes réserves mondiales de cobalt et de tantalum, un métal rare, et d’énormes gisements de cuivre, d’or, de diamants, de manganèse, d’uranium et de zinc. Un accord signé en septembre 2007 prévoit que la Chine injectera 6,5 milliards de dollars dans la construction ou l’amélioration des infrastructures du pays, ainsi que 2 milliards de dollars supplémentaires pour ouvrir ou moderniser de nouvelles mines.
Dans ce pays, les Chinois concurrencent directement les grands groupes miniers occidentaux mais disposent d’un atout de poids : leurs firmes sont des entreprises publiques capables de surenchérir inlassablement pour s’adjuger les concessions. Un seul exemple : en 2006 Sinopec, l’une des 3 compagnies pétrolières chinoises, a accepté de payer 2 milliards de dollars pour exploiter le pétrole sur trois lots situés dans les eaux territoriales Angolaises.
Cette stratégie rassure Pékin, quant à la stabilité de ses approvisionnements, et encourage les comportements les plus obscènes de certains dirigeants africains :
Depuis que du pétrole a été découvert dans la minuscule Guinée équatoriale, une ancienne colonie espagnole, la famille au pouvoir est courtisée par la Chine et les occidentaux. Malgré les gisements découverts, le niveau de vie de la population, déjà misérable, a encore chuté et le fils aîné du Président, et son successeur désigné, a pour principal préoccupation de négocier le rachat du yacht de Paul Allen, le co-fondateur de Microsoft...
Jean-Marie Bockel a déclaré
qu'il ne retirait pas un mot de ses déclarations sur la Françafrique, peut-être à l'origine de sa mutation au sein du gouvernement.
"Tout ce que j'ai pu dire a été réfléchi et je ne retire pas un mot", a-t-il déclaré sur RTL. Le ministre "d'ouverture" a été remplacé par un fidèle de Nicolas Sarkozy, Alain Joyandet, député UMP de la Haute-Saône.
Jean-Marie Bockel est passé du secrétariat d'Etat à la Coopération à celui des Anciens combattants lors du remaniement ministériel de mardi.
"Je pense que mon passage n'aura pas été indifférent. Il aura été de courte durée mais je pense que j'aurais modestement contribué à ce changement de la relation entre la France et l'Afrique et c'est ça qui m'importe", a-t-il ajouté.
Ministre d'ouverture, Jean-Marie Bockel a estimé que son travail avait été conforté par les récentes déclarations du président Nicolas Sarkozy, disant vouloir renégocier les accords militaires passés par Paris en Afrique.
Les prises de position du secrétaire d'Etat, appelant à signer "l'acte de décès de la Françafrique", avaient irrité plusieurs capitales africaines.
Tout en parlant du président gabonais Omar Bongo comme d'un vieil ami de la France, Bockel a dit regretter la décision des autorités gabonaises de suspendre brièvement les activités d'organisations de la société civile qui ont critiqué la façon dont le gouvernement utilise la manne pétrolière.
Le Gabon a alors accusé le gouvernement français de rejeter avec arrogance les vieux alliés de la France en Afrique, en annonçant vouloir en finir avec la "Françafrique" et réorganiser ses relations sur des bases nouvelles.
Dans un communiqué, le gouvernement gabonais s'étonnait "de cette attitude d'autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays, depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs".
Il affirmait que l'Afrique saurait trouver assurément "des partenaires plus respectueux de la dignité de ses peuples et de la souveraineté de ses Etats".
Libreville faisait manifestement allusion à des pays non européens comme la Chine, laquelle, depuis quelques années, courtise les pays africains en leur fournissant une aide financière s'élevant à des milliards de dollars.
Le paysage politique s’est enrichi d’un
nouveau venu :l e P.a.d (Parti pour l’Alternance Démocratique). Dirigé par Emmanuel Ngouelondélé, avec des figures de proue comme Jean Félix Demba Ntelo (premier vice-président), Anselme
Mackoumbou Nkouka (deuxième viceprésident) et Mambou Aimée Gnali (secrétaire générale), le nouveau parti affiche, clairement, son ambition : assurer une alternance démocratique pacifique, au
Congo, en 2009, lors de l’élection présidentielle. Son assemblée générale constitutive, qui s’est déroulée au palais du parlement, à Brazzaville, du 15 au 16 mars 2008, s’est terminée par
l’adoption de cinq motions dans lesquelles il dénonce la mauvaise gestion de la chose publique par le pouvoir actuel et réclame l’amnistie en faveur de l’ancien président, Pascal Lissouba, et
ses collaborateurs, encore en exil.
Ngouelondélé franchit le
rubicon de la création d'un parti car il ne pouvait en être autrement s'il voulait être crédible dans son engagement politique. Comment sera perçu son message de rupture, lui qui a été
le proche compagnon de Sassou I ? Son image est assez complexe car son discours critique tranche avec sa proximité familiale avec Sassou. Nous nous interrogeons tout de même sur le
caractère tardif de cette création : voila plus de dix ans que Sassou est revenu aux "affaires de boukoutage". Il semble qu'il aura dépassé la date de péremption politique en 2009 en ayant plus
de 70 ans. D'où la question, pourquoi avoir attendu si longtemps ? Sa révolte tardive indiquerait-il une lenteur décisionnelle ? En politique, on le sait, il faut agir vite et il n'aura pas dix
ans pour prendre une décision ! Quand nous l'avions rencontré en France, nous lui avons dit qu'il n'avait pas d'autre choix que de créer un parti politique s'il voulait donner un sens à son
combat politique.
L'homme semble tout de même intègre par son héritage militaire, un vrai amoureux de l'ordre et de la bonne gestion de la chose publique mais entre le discours et la réalité, il y a une
grande différence. Rêvons un peu : s'il venait à être élu, avec qui dirigerait-il le pays ? Saura-t-il se couper de tout l'ancien monde politique pour construire le nouveau Congo, un
ancien monde qui l'a fait et façonné ? Une rupture est souvent synonyme de nouveaux visages pour incarner une nouvelle vision politique car avec des vieilles planches, il semble assez
difficile de faire de nouveaux meubles. Le Congo a besoin d'une volonté forte qui sache faire table rase du passé car le passé aime bien bouffer du présent et du futur et le problème de notre
général, c'est cette image qui lui colle à la peau : l'image d'un homme du passé qui veut lui aussi influencer le futur comme si cette génération n'avait pas assez destabilisé l'histoire du
pays...Un homme politique français illustre n'assimilait-il pas les hommes du passé aux hommes du passif ? En tout cas, celui qui débarrassera le Congo de Sassou Nguesso pour de bon pourra tout
rater mais il aura au moins ce mérite !
Voici un
site très intéressant qui se penche sur l'influence de la franc-maçonnerie en France et
qui démontre qu'il s'agit d'un ETAT DANS l'ETAT qui inspire tous les principes qui font la France et la Françafrique. Où il est démontré que la loi de 1905 est un leurre qui a permis à
la secte des francs-maçons de modeler l'idée de la REPUBLIQUE et de la façonner à leur image - en écartant l'influence de l'église catholique. Tous les présidents français sans exception ont
été ou sont sous leur influence car comme nous l'avons démontré, ils se trouvent au coeur même du pouvoir
de Sarkozy avec Bauer, l'ancien grand maître du Grand Orient de France - conseiller du président Sarkozy ; François Mitterand était par ailleurs un grand
maître franc-maçon qui se prenait pour la réincarnation de Ramsès II. Contrôler le cerveau d'un président revient à contrôler la République reconnaissante. Aussi, a-t-on vu les francs-maçons
se positionner autour de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royale - pour préparer leur future influence quel que soit le vainqueur. Je cite in texto le texte du webmestre sur les rapports entre
Jacques Chirac et la franc-maçonnerie. C'est très éloquent. Ceux qui rêvaient de vivre dans une république libre vont déchanter : les francs-maçons font les principes de la République
française comme les prêtres de Memphis faisaient les idées de Pharaon en Egypte antique ; d'où la rébellion d'Akhénaton qui créa le monothéisme primaire pour se débarrasser de leur influence
(en France cela n'arrivera jamais puisque les présidents français sont persuadés qu'ils ne peuvent gouverner sans les lumières des francs-maçons). La laïcité n'est qu'une illusion car la
liberté de penser en France a été confisquée depuis très longtemps par les francs-maçons.... Quelqu'un disait : "Quand une secte réussit, elle devient une religion". La Franc-maçonnerie était
une secte qui a réussi à devenir une religion par la reconnaissance officielle des nations. Il est de notre devoir de combattre toute forme d'esclavage or la servitude la plus redoutable est
d'abord et avant tout une servitude mentale...
Le Lion de Makanda Mwan' Minzumba
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Peut-être vous demandez-vous où Chirac va chercher son inspiration, quelle philosophie oriente les « valeurs de la République », d’où viennent tous ces beaux principes qui nous sont imposés ? La réponse est simple : la République est noyautée par une secte ! Ce n’est même pas une information confidentielle puisque les gourous sont reçus à l’Elysée ! Lisez donc ci-après le discours de Chirac aux francs-maçons et vous comprendrez ! Un véritable panégyrique !
J’avais déjà lu ce discours au moment où il fut prononcé, en 2003 à l’occasion du 275ème anniversaire d’une quelconque obédience maçonnique. Il y a quelques jours, j’ai retrouvé ce discours sur le site www.cesnur.orgnouvelles religions : tout un programme ! Si encore il s’agissait d’une secte vouée au culte de la déesse Aphrodite et dont les cérémonies finissent inévitablement en orgies échangistes, on comprendrait Chirac ! On pourrait mettre ça sur le compte d’une envie de fantaisie ! Mais quel intérêt peut-on trouver à ces rassemblements de vieux croûtons costumés en clowns et noyautés par tous les arrivistes du BTP et de la magistrature ? Tiens... Peut-être ai-je trouvé la réponse ?... Des relations au sein de la magistrature pourraient être utiles à Chirac, pour 2007... consacré aux
Mais venons-en au discours. C’est la quintessence de la prose chiraquienne, un sommet de la flagornerie à l’usage des lobbies. En résumé, les francs-maçons sont à l’origine de la République. « La République, ils l’ont aidée à naître, répandant les idées de raison et de progrès. Ils l’ont veillée lorsqu’elle était fragile ou attaquée. Ils l’ont nourrie de leur exigence et de leur réflexion. Ils ont toujours été au premier rang de ses défenseurs. »
Nous leur devons tout : « Lumières de la raison, de la tolérance, de la solidarité humaine, lumières de la liberté, la liberté absolue de conscience, la liberté de douter, parce que le doute est moteur de progrès. » (Faurisson appréciera la liberté de douter...)
L’Histoire de France, depuis le siècle des Lumières, se résume à la progression des idées maçonniques ! Avec cependant un léger retour en arrière pendant les « Heures noires de l’Occupation et de la Collaboration », au cours desquelles les pauvres francs-maçons durent subir un « déchaînement de violence et de haine ». (Je vous avais prévenus : on se noie dans le poncif chiraquien !)
Evidemment, « ils sont aux avant-postes de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. » (Vous connaissez un discours de Chirac où ces trois termes n’apparaissent pas ?)
Enfin, Chirac leur témoigne « le respect de la Nation ». Je ne sais pas ce que ce terme évoque pour lui : peut-être ses 80 pour cent d’électeurs ?
(Voir aussi un article qui illustre la haine et l’intolérance des francs-maçons sous la IIIème république)
Citation :
PALAIS DE L’ELYSEE - LUNDI 23 JUIN 2003
Mesdames et Messieurs les Grands Maîtres, Mesdames, Messieurs,
Je suis heureux de recevoir aujourd’hui les représentants d’une tradition philosophique qui a pris une part si importante, en France et dans le monde, à l’élaboration et à la diffusion des idées républicaines.
Il est des histoires qui contribuent à forger l’histoire, des événements qui font avancer la cause de la liberté. La création, en 1728, de la première loge française est de ceux-là.
Vous avez choisi de fêter ensemble cet événement. Et vous avez voulu y associer les maçonneries étrangères. A toutes et à tous, je souhaite la plus chaleureuse des bienvenues.
En vous recevant aujourd’hui, j’ai souhaité rendre hommage au rôle civique de vos sociétés de pensée. Un rôle actif de défense et de réaffirmation des principes républicains, un rôle de vigilance, un rôle de réflexion.
Cet anniversaire est aussi pour vous l’occasion de donner une idée juste de la franc-maçonnerie, au-delà des clichés et des idées reçues.
Vous inscrivez votre engagement dans l’héritage des Lumières. Lumières de la raison, de la tolérance, de la solidarité humaine, lumières de la liberté, la liberté absolue de conscience, la liberté de douter, parce que le doute est moteur de progrès. Une liberté que résume bien le triptyque : provoquer et non imposer, suggérer sans proclamer, interroger plutôt que répondre. Bref, la vraie liberté de l’homme parvenu à s’affranchir tant des passions que des carcans sociaux.
Alain Bauer, dont je salue l’initiative qui nous réunit aujourd’hui, a évoqué la naissance de la maçonnerie en France à l’aube du XVIIIe siècle, avec cette belle formule que je lui emprunte : C’est le peuple de l’Encyclopédie qui essaie de devenir celui des Lumières. Né dans les spasmes des guerres civiles et religieuses anglaises, l’idéal maçonnique, celui d’Isaac Newton, rêvait de substituer aux dogmatismes le débat sur le progrès scientifique, de desserrer l’étreinte, de casser les rigidités, pour instaurer un espace de liberté, hors des tabous et des index de l’époque.
Cette histoire, ces convictions, la franc-maçonnerie peut les assumer avec fierté. Elles fondent son engagement. Elles marquent ses traditions. Trois siècles ont passé et vous tenez à ce que vos travaux continuent de s’accomplir dans la liberté, le refus des certitudes, l’ouverture internationale, en recherchant toujours l’indispensable sérénité dans laquelle doit être menée la réflexion, loin de l’agitation du monde.
Sa fidélité aux traditions, son engagement au service de l’homme, la franc-maçonnerie les a chèrement payés, persécutée par tous les totalitarismes.
Les heures noires de l’Occupation et de la collaboration l’ont douloureusement marquée. Dès août 1940, une législation anti-maçonnique était promulguée. Les obédiences étaient dissoutes, leurs locaux occupés, leurs temples dévastés, leurs archives détruites, leurs collections pillées. Les francs-maçons ont été dénoncés, leurs noms livrés à l’occupant nazi. Beaucoup d’entre eux furent déportés et trouvèrent la mort dans les camps. Jamais dans son histoire, la franc-maçonnerie française, qui s’était toujours développée dans le plus grand respect des institutions et des lois, n’avait eu à subir un tel déchaînement de violence et de haine.
Cet acharnement ne peut s’expliquer que par l’indéfectible attachement des francs-maçons à la République. La République, ils l’ont aidée à naître, répandant les idées de raison et de progrès. Ils l’ont veillée lorsqu’elle était fragile ou attaquée. Ils l’ont nourrie de leur exigence et de leur réflexion. Ils ont toujours été au premier rang de ses défenseurs.
Au XVIIIe et au XIXe siècles, ils furent naturellement de tous les combats contre l’autoritarisme.
Dans les tavernes des origines, ils ont contribué à diffuser les valeurs qui furent celles de la Révolution française et que proclame la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen. Dans le grand élan de 1848, ils militent pour les libertés politiques et syndicales, la liberté de la presse, la liberté d’association, l’abolition de l’esclavage.
Après avoir contribué à faire naître la IIIe République, ils sont nombreux à s’engager dans la Ligue des Droits de l’Homme, pour que triomphe l’innocence du Capitaine Dreyfus. Quelques années auparavant, ils avaient préparé, pour une très large part, et ardemment soutenu la loi de 1882, loi capitale pour la République, qui créait un enseignement primaire obligatoire, laïque et gratuit. Avec la même fermeté, le même enthousiasme, ils appuient la loi de 1901, qui garantit la liberté d’association, puis celle de 1905, qui sépare les églises et l’Etat.
Le Combat pour la laïcité doit beaucoup à leur engagement. Combat de chaque instant, combat qui reste toujours d’actualité. Combat pour la tolérance et pour une fraternité fondée sur le respect de l’autre et qui ne s’arrête pas aux différences, aux origines, aux religions.
Au fil du temps, à mesure que s’est enracinée la République, que se sont imposées les valeurs universelles qu’elle défend, la franc-maçonnerie française a su attirer des femmes et des hommes engagés dans la vie sociale et représentatifs de la France dans toute sa diversité.
Il n’est pas de grande question sociale, touchant à la condition humaine, que les francs-maçons n’aient abordée. Récemment, individuellement ou de manière concertée, ils sont intervenus dans les débats sur la place des femmes dans notre vie publique, sur la bioéthique, l’accueil et la place des handicapés, l’avenir de l’école, la construction européenne, le développement durable, la mondialisation, la diversité culturelle, la question aussi du choc démographique et de l’adaptation nécessaire de la société française et de ses structures.
Parce que les francs-maçons ont d’abord à coeur l’exigence d’humanisme, ils sont aux avant-postes de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, contre les discriminations et tout simplement contre la violence. Il n’est pour vous, de progrès individuel et collectif, de véritable vivre ensemble, qu’affranchis des passions et des intérêts particuliers, des communautarismes et des intégrismes, des ignorances et des antagonismes qu’elles engendrent.
Mesdames et Messieurs,
Cet anniversaire qui nous rassemble aujourd’hui, vous le vivez, j’imagine, comme un engagement renouvelé pour l’avenir, pour d’autres progrès, d’autres libertés.
Aujourd’hui, je veux saluer votre action qui a joué un rôle essentiel dans l’enracinement de l’idéal républicain en France. En vous recevant toutes et tous, je souhaite vous témoigner le respect de la Nation pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites.
Je vous en remercie.
Fin de citation

Le 19 mars 2008, Christophe Moukouéké est reçu au palais royal de Mpila, une réception qui
aurait pu avoir toutes les significations voulues si seulement la présidence voulait se montrer prudente pour ne par être taxée de vouloir diviser l'UPADS. Or, c'est en qualité de secrétaire
général de l'UPADS qu'il est reçu. même pas en tant qu'ex-secrétaire général ; ce qui signifie que Sassou a d'avance choisi le camp de Christophe Moukouéké - ce qui est tout à fait anormal pour
un président de la république qui doit être impartial et au-dessus de la mêlée. Sassou tient peu compte de la liberté de l'UPADS à nommer ses propres instances et s'emploie à donner la
légitimité à qui il veut : d'abord Tsaty-Mabiala en lui permettant d'organiser son congrès puis Moukouéké en niant tout simplement le secrétaire général qui est sorti de ce congrès. Car
Moukouéké, vous l'aurez compris, se déclare président de la seule et véritable UPADS issue du congrès de 1995, un
parti qui lui a permis de ce présenter aux élections législatives ; ce qui montre que "la politique de la porte ouverte" laisse entrer les scorpions et les serpents dans la maison...
Lorsque Zetah Maurel & Prom
fora son premier puits rentable à Boundi en 2001, tout près de la petite ville de Hinda, les populations s’en réjouirent. La région, depuis la fermeture des mines de potasse, manquait cruellement
d’emplois et l’exode rural battait son plein. Elles crurent avec naïveté aux promesses de prospérité qui leur étaient faites.
Le pétrole est source de richesse, mais pas pour ceux qui vivent au dessus. Sans scrupule les magnats de l’or noir promettent monts et merveilles aux populations délocalisées et environnantes essorer en toute quiétude leur terre de précieuse huile qu’elle contient. Une fois les plates formes implantées, les populations n’ont que leurs yeux pour pleurer. A Boundi dans le département du Kouilou, les habitants des villages Tchicanou, Mboukou et Tchibanda n’ont pas échappé à cette rude réalité.
Il est de notoriété que le pétrole n’a pas vocation à servir les peuples qui entendent en être les légitimes propriétaires. Au Nigeria, c’est par milliers qu’on compte des morts carbonisées pour avoir voulu récupérer un peu du précieux produit dans les pipelines. La misère contraint parfois à des tentatives désespérées. En Angola, au Tchad, au Gabon et au Congo, pays reconnus comme producteurs de pétrole, la pauvreté est le lot quotidien de 70 % de la population. La paupérisation croissante des classes populaires contraste avec l’énorme masse des revenus pétroliers dont ces pays sont générateurs.
On se souvient que le Collectif des Originaires du Kouilou (COK) a eu l’audace de demander au chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso, 1 % des revenus pétroliers pour le département du Kouilou et 1% supplémentaire à se partager entre tous les autres départements du pays afin d’y booster la municipalisation accélérée. Ce collectif, très attentif à la gestion du pétrole au Kouilou en particulier et au Congo et en général, a fait passer un communiqué de presse que nous vous proposons intégralement.
« Depuis 1999, la société Zethah, filiale de la société Maurel et Prom, exploite d’importants gisements de pétrole On shore dans la zone de Bondi, Tchicanou, Mboukou, et Tchibanda.
La société Zetha y a construit neuf plates-formes. Or, depuis cinq ans, les activités pétrolières de Zetha causent d’énormes préjudices aux populations riveraines et environnantes, en raison d’importants dégâts à la flore, à la faune, à la nappe phréatique, ainsi qu’à la santé même des populations riveraines.
En effet, les torchères, par leur forte luminosité, le dégagement de chaleur intense et l’émission de gaz à effet de serre sur des rayons très importants, ont chassé les animaux, détruit la végétation, et portent atteinte à la santé des populations riveraines. Les habitants souffrent actuellement de maladies pulmonaires, et maladies de peau et de toutes sortes d’intoxications.
De même, Zetha a pollué les cours d’eau par les émissions des torchères, les déblais de forage, ainsi que l’évacuation des eaux usées dans les rivières, à telle enseigne que les populations manquent cruellement d’eau potable.
Enfin, Zetha a détruit les nappes phréatiques par l’enfouissement sur site des boues d’épuration et de déblais de forage hautement toxique qui s’infiltrent dans le sous sol. Les eaux usées des campements sont déversées directement dans les cours d’eau, rendant ainsi les eaux impropres à la consommation humaine.
Zetha a détruit également la fertilité des sols par la combustion d’hydrocarbures sur les plates-formes, par les cendres et résidus des torchères, et la pollution par le rejet dans l’atmosphère de gaz toxiques tels le dioxyde de souffre et l’oxyde d’azote. Ces gaz toxiques reviennent sur terre sous la forme de pluies acides qui polluent les sources d’eaux, détruisent les sols et nuisent à la santé humaine.
C’est ainsi qu’au cours des dernières années, toute la zone a connu une baisse de productivité agricole, au point que cette année les populations qui vivent d’agriculture n’ont rien pu récolter et son acculées à la famine.
Ainsi les activités d Zetha ont causé aux populations des préjudices considérables sous la forme de dommages à la santé, de dommages à ‘économie rurale et de dommages à l’écosystème tout entier.
Or, l’article 36 de la Constitution stipule : « Toute pollution ou destruction résultant d’une activité économique, donne lieu à compensation »....
Au Congo, le principe pollueur payeur, demeure théorique tant bien même il y a une cellule anti-pollution dirigée par monsieur Tchibota Goma Valentin, outillé de la chose pétrolière, cependant il ne dispose pas d’un cadre juridique efficace pour la répression des délinquants en la matière. Et, les toutes puissantes compagnies pétrolières seraient en accointance avec la hiérarchie au grand dam de la population, abandonnée à son sort. Boundi est sans nul doute la sonnette d’alarme d’une situation qui perdure peut être par les grâces du gouvernement qui prime la fiscalité pétrolière et le partage de production soit 33 % dans chaque baril.
Alors les populations prennent en charge leur protection à l’instar du Collectif des Originaires du Kouilou (COK), qui demande réparation :
« ....En conséquence, le collectif des Originaires du Kouilou et les populations riveraines, font sommation à la société Zetha, d’avoir à
procéder de toute urgence, à la réparation intégrale des dommages causés aux populations et à l’environnement, et ce par la prise des mesures d’urgence suivantes :
Récupération des gaz actuellement brûlés à la torche, par la construction d’une mini centrale à gaz,
qui donnera de l’électricité aux habitants ;
Dépollution et ré oxygénation des cours d’eau :
Développement de la pisciculture en vue du repeuplement des rivières ;
Retraitement des déblais de forages et de boues d’épuration afin d’éviter toute pollution des
rivières et des nappes phréatiques ;
Construction d’égouts d’évacuation des eaux usées et des eaux de pluies afin de mettre un terme aux
érosions et à la pollution des cours d’eau ; Re fertilisation des terres agricoles aux moyens d’apport en humus et engrais ;
Création d’un centre de soins intégrés doté de médicaments gratuits et de personnel médical, avec des
visites périodiques de spécialistes en maladies broncho-pulmonaires et cutanées ;
Construction d’écoles avec dotation en personnel enseignant et fournitures scolaires
gratuites ;
Implantation de forages pour l’approvisionnement en eau de chaque village ;
Construction de la route Pointe-Noire-Tchikanou ;
Indemnisation des populations en réparation des dommages causés à la santé, à l’environnement, ainsi
qu’aux activités économiques agricoles, de chasse, de pêche et cueillette ;
Indemnisation des propriétaires fonciers spoliés par l’implantation des plates-formes et des
pipe-lines. »
Il y a donc urgence que le gouvernement renonce à sa politique laxiste et démissionnaire à l’égard de ceux qui le chouchoutent somptuairement et qu’il reprenne en main les problèmes induits par la pollution. A défaut il risque une radicalisation des populations telles qu’on a pu le voir au Nigeria ou au Venezuela.
.
Dans l'affaire qui opposait des associations comme
Survie aux gouvernements congolais et gabonais, suite à une plainte déposée en France, l'affaire s'est curieusement soldée par un non-lieu pour infraction pas assez caractérisée - alors
même que la police et la justice françaises ont fait la preuve du contraire. Nous avons tous vu au journal de France 2 que Bongo et sa famille possédaient plus de 150 millions d'euros en
biens immobiliers, en voitures de luxe et biens divers tandis que Sassou Nguesso et les siens possédaient 18 biens immobiliers à côté des 30 propriétés immobilières pour le clan Bongo. Or, via
Edith Lucie Bongo, ces deux clans sont désormais liés par le sang et les mariages entre les deux familles royales se sont multipliés depuis...
Sarkozy, grand rabbin de la rupture par la parole incantatoire n'a pas pu braver les forces en face
qui servaient depuis trop longtemps la françafrique. Il brouille les pistes en orientant la rupture sur le plan des accords militaires - alors que la vraie rupture avec l'Afrique doit d'abord
être économique et politique. Il faut que les Affaires Africaines cessent d'appartenir au champ régalien du président de la république pour apparaître au grand jour à l'Assemblée
Nationale française.
sens car personne n'aura assez de cran pour ça. Reste la France où la plainte a bel et bien été
recevable.
CONGO : INFOS SUR LE PAYS
:
Superficie: 342 000 Km2
Population: 4 012 809 hab
Densité: 11,7 Hab/Km2
Capitale Politique: Brazzaville
Cité Economique: Pointe-Noire
Régime: Présidentiel
Langues: Français (officielle), Lingala, Kituba
Littoral: 169 Km Côte Atlantique
Port maritime: en EAU profonde
Monnaie: FCFA (1€=655.57F)
P.I.B/Habitant: $4000
Réseau ferroviare: 795 Km
Emission CO2 /Hab: 0,64 tonnes
Nb de postes TV /1000 hab: 13
Nb de lignes fixes /1000 hab: 5
Usagers Internet /1000 hab: 38
Indicatif Téléphonique: +242
Domaine Internet: .CG
Fête Nationale: 15 Août
Indépendance: 15 Août 1960
Devise: Unité/Travail/Progrès
Fuseau Horaire: UTC +1
Taux d'Alphabétisation: 92,1
Principales richesses: Pétrole, Bois, Potasse, Or, Diamant...
Frontières: 5 504 Km
Pays voisins: Angola, Gabon, Cameroun, Centrafrique, RDCongo (Ex. Zaire)
Nb de Régions: 12
Autres villes:
Dolisie, Ouesso, Nkayi, Owando, Impfondo, Gamboma, Djambala, Oyo...

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