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Actualités internationales

Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 23:23
undefined Le pouvoir du dictateur Déby était près de tomber : la rébellion était entrée dans le palais du président à vie tchadien. Par précaution, il avait déjà envoyé sa famille à l'abri auprès du doyen des présidents de la Françafrique Omar Bongo. La France intervient et obtient même le droit légal de défendre une dictature en déposant une motion à l'ONU ! C'est que c'est un maître soucieux de défendre ses bons esclaves qui le servent au détriment de leurs propres pays. Morin, le ministre de la défense français s'est même déplacé pour réconforter un Déby qui marche avec une canne et qui a troqué le costume contre un treillis militaire pour créer l'illusion d'avoir vaincu la rébellion en chef des armées. Hélas, nous savons qu'il a bénéficié du soutien avoué de la France sous un prétexte d'accord de défense axésur le plan logistique. L'aviation française a transporté les troupes du président Déby pour prendre les rebelles à revers quand elle n'a pas tout simplement bombardé les jeeps de la rébellion. L'affaire tchado-tchadienne est devenue une affaire franco-tchado-tchadienne.
 En guise de reconnaissance à son maître Sarkozy, Idriss Déby est prêt à grâcier des kidnappeurs d'enfants. Sarkozy savait ce qu'il faisait quand il a retardé la mise en place de la force d'interposition ; en laissant les rebelles entrer à N'djaména et en sauvant le régime in extremis, Sarkozy s'est ditt que Déby allait lui devoir une fière chandelle. Il pourrait en profiter pour résoudre la question épineuse des memebres de l'Arche de Zoé emprisonnés par la justice tchadienne -même s'ils sont emprisonnés en France...
Il est assez étrange qu'on parle désormais de grâce présidentielle pour sortir les délinquants associatifs de l'Arche de Zoé de prison. Finalement, le message que la France envoie à tous ses serviteurs-présidents est le suivant : "Tant que vous servirez le maître français, vous serez toujours protégés..."
Il ne reste qu'une seule solution plausible aux problèmes des ex-toujours colonies françaises : couper complètement le pont avec la France. Aussi, il faut que les Africains qui aiment assez leurs pays et leur continent se rassemblent dans une organisation qui préparera cette rupture car si la France ne peut rompre et que le divorce ne pouvant se faire que si l'une des parties le demande, il faudra que les pays africains envisagent de rompre avec la France en nouant de nouvelles alliances - notamment avec l'Asie ou les Etats-Unis. Il n'est rien sorti de bon depuis plus de cinq siècles des rapports entre l'Afrique et la France. La rupture va venir et elle ne peut venir que des Africains mais pour cela, il faut une nouvelle intelligentsia politique africaine. En ce qui nous concerne, la décolonisation des pays du golfe de Guinée n'a pas encore eu lieu à cause de ses immenses richesses. Nous devons nous libérer de la France ; c'est une absolue nécessité comme l'air que l'on respire...
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 11:59
undefined Elle était en face du palais du président Idriss Déby, en fait, aux dires d'amis tchadiens croisés autour d'un verre dans un "maquis", un véritable camp militaire. Déby a construit un véritable camp rétranché truffé de bunkers dans son palais. Pourtant la rébellion vient de rebrousser chemin parce que les avions français ont bombardé les positions rebelles. Cette affaire se déroule au moment même où Sarkozy impose aux Français par l'Assemblée Nationale au détour d'une modification de la Constitution française, le traité constitutionnel européen rejeté par le peuple français lors d'un referendum. Cette démocratie amie des dictatures est en fait une démocrature, hybride composite d'une démocratie et d'une dictature. Encore une fois, la France a influencé un conflit inter-africain en prenant parti pour la dictature qui la sert avec beaucoup d'à-propos depuis plusieurs années. De tous ceux que la France a mis à la tête du Tchad, Déby est celui qui sert le mieux les intérêts du maître français ; on le sait en mesurant la façon dont il défend les intérêts tchadiens face aux intérêts français : TOUT POUR LA FRANCE, RIEN POUR LE TCHAD.
Dans quelques jours, la France va sous le pseudo d'une force d'interposition européenne se positionner à la frontière tchado-soudano-centrafricaine pour assurer au prix fort la pérennité du pouvoir d'Idriss Déby. Comme toujours, la France est le seul pays à se préoccuper de l'évacuation de ses ressortissants ; ce qui lui permet de bloquer les aéroports africains et influencer comme bon lui semble le cours des événements d'un pays. En effet, une aviation, c'est le lieu où partent les avions, le lieu aussi où ils atterrissent pour livrer armes, carburants, soldats, entre autres. En contrôlant ce point stratégique, elle contrôle l'événement politique. Mais diable, la France n'est pas le seul pays à avoir des ressortissants au Tchad ! Pourtant, elle est la seule à se préoccuper partout de leur rapatriement - alors même que la rébellion tchadienne a tout fait pour faciliter l'évacuation des ressortissants français et étrangers.
Les forces étrangères qui occupent l'Afrique sous des prétextes diverses sont des forces coloniales ; ce qui montre à quel point l'ONU est manipulée. Les accords de défense militaire sont traités à la tête du client car la France les utilise en faveur de celui qu'elle soutient. Managée par le Soudan et certaines bouches osent même y mêler l'Arabie Saoudite pour renvoyer l'image d'un mouvement islamiste, la rébellion tchadienne ne faisait pas le jeu de la France qui n'est sûre que d'une seule personne : Idriss Déby Itno, l'esclave qui a mis toutes les richesses de son pays au service du maître français. La France a reçu de l'ONU le droit d'intervenir militairement en faveur d'Idriss Déby qui voit Kouchner s'exprimer, lui qui a modifié la Constitution pour rester au pouvoir à vie. Voilà le travail du bon french doctor Kouchner : il s'arrange pour que la défense du serviteur Déby devienne légal alors qu'il s'agit ni plus ni moins que d'une interférence dans une affaire intérieure tchado-tchadienne. Ce qui vaut pour le Tchad vaut pour le Congo-Brazzaville ou le Gabon car la France aime ses esclaves qui savent faire passer les intérêts de la république tricolore au détriment des intérêts de leurs prpores pays. Quelle belle stratégie que d'avoir donné des indépendances fictives aux Africains ! Les puissances coloniales occidentales agissent incognito au travers du serviteur placé à la tête de l'Etat. Si vous admettez que les présidents européens comme Sarkozy sont eux-mêmes esclaves des capitalistes industriels, vous pouvez comprendre pourquoi les multinationales continuent à piller allègrement notre continent.
Ceux qui avaient rêvé d'une rupture quasi révolutionnaire venant au pouvoir avec Sarkozy se mordent les doigts car en matière de politique étrangère, il n'y a pas eu de rupture depuis De Gaulle. Sarkozy rompt avec une seule chose : le fait de faire passer les intérêts de la France avant les siens car c'est lui Sarkozy qui se sert d'abord avant de servir la France. Sinon comment comprendre une augmentation spectaculaire du salaire du président de la république le mieux payé de l'histoire de la cinquième république, lui qui vient d'épouser une femme aux moeurs sentimentales légères, Carla Bruni, une femme qui a couché avec Enthoven père et Enthoven fils au nom de l'amour ? Il faut que Sarko évite de préssenter ses beaux gosses de fils à Bruni ; elle pourrait en tomber amoureux !
J'apprendre à l'instant même que l'armée française a pris position dans les quartiers populaires tchadiens avec l'armée d'Idriss Déby. Voilà, la France, une fois encore, sans vergogne, a choisi son camp : défendre ses propres intérêts au mépris des droits de l'homme et des droits des Africains. Si la France ne peut rompre, tôt ou tard, c'est l'Afrique qui rompra avec la France. Prenez-en date. La rébellion tchadienne doit prendre le courage d'affronter l'armée française afin que le monde entier constate que cette nation inique n'est en fait que le pays des droits de l'homme blanc français.
 
Ce vendredi 8  février 2008, le journal La Croix affirme que la France est intervenue en apportant 12 tonnes de munitions à l'armée tchadienne par le biais de la Lybie et que des hélicoptères ont pris part lors de combats nocturnes. Le gouvernement dément mais la vérité est tenace et ne tardera pas à resurgir avec de plus grosses preuves. Quelle est donc cette soi-disant démocratie qui vole au secours des dictatures africaines ? On comprend vite que pour la France, la démocratie n'est bonne pour les Blancs et que les nègres n'en ont pas le droit ; c'est tout simplement une vision colonialiste voire esclavagiste. Chirac n'avait-il pas affirmé que l'Afrique n'était pas prête pour la démocratie ? Si la France protège les dictatures, nous savons ce qui nous reste à faire...
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 23:47
undefined Au moment où j'écris cet article, les rebelles tchadiens sont aux portes de la capitale tchadienne - à quelques trois cents kilomètres - sans que l'aviation française vienne à la rescousse du président tchadien Déby Itno en bombardant les positions rebelles. La France et le Tchad ont été secoués par l'affaire de l'Arche de Zoé mais nul ne comprendrait que Sarkozy lâche un serviteur de la France pour si peu ! La délinquance associative va-t-elle influer dans les rapports politiques entre deux Etats liés par des liens (néo)coloniaux ?
Certes, me dira-t-on, ce n'est pas la première fois que les rebelles font une percée en partant du Soudan qui leur donne des armes afin de renverser Idriss Déby Itno et voir au Tchad un autre président qui serait plus favorable au Soudan. Il était compréhensible qu'en bombardant le territoire soudanais pour déstabiliser la rébellion tchadienne, on allait voir une réaction soudanaise qui est venue par une poussée de la rébellion tchadienne. Et on peut même se demander s'il n'y a que le Soudan qui est derrière ce réarmement forcené de la rebellion tchadienne...
Dans un précédent article, je dénonçais les retrouvailles entre Déby, Sassou et Bongo à Libreville, estimant que cette réunion ne servait à rien car le président soudanais ne s'y trouvait pas. Cela présageait d'une vendetta soudanaise qui n'a pas tardé à se manifester au travers de la poussée de la rébellion tchadienne qui a repoussé la garde prétorienne de Déby.
undefined Bas dans les sondages depuis que les Français ont compris que le président bling bling ne pense qu'à son propre bonheur, sous les feux de la critique de son propre camp par la voix de Bockel, Nicolas Sarkozy De Naguy Bocsa marque une hésitation dans l'interventionnisme habituel de la France dans ses anciennes colonies. Cette affaire tchado-tchadienne va-t-elle se terminer à la sauce tchado-tchadienne ? Sarkozy sait que la France n'aime pas les changements à la tête de ses ex-toujours-colonies car si on sait comment réagissent un Sassou, un Bongo ou un Déby, on ignore qui va prendre le pouvoir au Tchad si Déby venait à le perdre. Le cas de la Côte-d'Ivoire depuis l'avènement de Robert Guei a marqué la diplomatie française qui n'aime pas les inconnus. Il y va des intérêts de la France qui exploite le pétrole tchadien. Tout conflit déstabiliserait l'investissement français car les zones où le pétrole est exploité peuvent être affectées par les combats.
Le pouvoir doit regretter la belle époque de la période chiraquienne avec Chirc, l'ami des dictateurs africains qui n'hésitait pas à leur apporter une assistance militaire. De toute façon, des accords doivent exister entre la France et le Tchad. On imagine que si Déby se trouvait tellement menacé, il en appelerait au secours son maître français qui l'aide déjà sur le plan logistique et sur le plan militaire ; il n'est pas impensable que Sarkozy puisse conditionner son aide à une grâce totale des membres de l'Arche de Zoé dont le frère du président, en la personne de François Sarkozy fait partie. 
Nous apprenons ce matin du 1er février 2008 que la rébellion forte de 2000 soldats est entrée à Ndjaména sans que l'armée française n'intervienne. Aussi étrange que cela paraisse, on a retardé la force d'interposition internationale composée en majorité de militaires français. Si les Français laisse tomber Déby au Tchad, ils enverraient un message effrayant à Sassou et aux autres dictateurs. Quant j'ai soutenu que j'étais pour l'alternative militaire pour renverser le dictateur Sassou, nombreux ont jugé l'idée insoutenable. De fois, tirer au bazooka pour sortir la hyène du terrier est inévitable. Affaire à suivre avec une bonne bière et du bon foutou sans oublier l'atsiéké ou la semoule...
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 06:33
Sassou_Bongo_D--by.jpg Le 24 janvier 2008, Sassou, Déby et Bongo se sont retrouvés au Gabon pour déviser sur la crise entre le Tchad et le Soudan. En fait, ils se sont retrouvés pour célébrer le 20 ième milliard en dollars d'Omar Bongo Ondimba ! Comme vous le savez sûrement, les Darfouris sont établis entre le Tchad et le Soudan, conséquence du non-respect des cartes ethniques par les colons lors du partage de l'Afrique. Quand les Darfouris du Tchad font des exactions au Tchad, ils se refugient chez leurs frères du Soudan et quand les Darfouris du Soudan sont menacés par les milices arabes, ils se refugie chez leurs frères du Tchad.
Sassou joue au juge alors qu'il est incapable de résoudre ses propres problèmes : comment peut-on se targuer de résoudre les problèmes des autres quand on ne peut pas solutionner ses propres problèmes ? En tout cas, il beaucoup plus aisé de jouer au sage pour les affaires des autres que pour ses propres affaires ! Il se mue en homme de paix après avoir reconquis le pouvoir au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts, lui qui a massé des mercenaires angolais aux portes du Pool pour trouver un prétexte de report des élections présidentielles de 2009 en déstabilisant le Pool par une guerre contre Ntumi et ses nsilulus.
C'est bien d'avoir le beau rôle quand il s'agit des problèmes des autres ; on apparaît comme un sage, alors qu'on est en réalité qu'un voyou ayant réussi à se hisser à la tête d'un Etat. Les projets de Sassou pour le Congo sont inexistants car il n'a pas assez de temps pour s'occuper des Congolais car comme il a su si bien le dire lui-même, il est revenu au pouvoir pour faire des "Affaires", du "Business" et non pour résoudre les problèmes des Congolais.
undefined Déby a-t-il eu besoin des conseils de Sassou quand il a bombardé ses frères Darfouris au Soudan ? C'est facile après coup de venir faire semblant de jouer à la conciliation après avoir dégainé le premier. Quant aux problèmes à la frontière centrafricaine, il est clair que nos trois lascars nous divertissent puisque le président Bozizé n'était pas à Libreville. Dans le même ordre d'idée, si l'idée de Bongo, le chat botté, était sérieuse, le président soudanais serait venu à Libreville ! Quand une bande de pantins joue aux sages, le résultat c'est un bruit inaudible...
Quant à la prochaine échéance de l'Union Africaine, nous savons qu'elle ne permettra pas de résoudre la crise entre le Tchad et le Soudan : depuis que l'Union Africaine existe, quel est le problème qu'elle aura résolu sur le continent ? Aucun ! Ce que Sassou n'a pas pu faire en tant que président de l'Union Africaine, on voit mal comment il pourrait trouver des solutions maintenant ! Il faut toujours quand il s'agit de nègres qu'une présence extérieure représentée par ce que les Indiens d'Amérique appelaient "Visages Pâles", vienne dicter des solutions. Normal : ils sont à la fois pyromanes en nous vendant des armes et pompiers en nous dictant la "pax europeana". Franchement, si l'argent rend propre des dictateurs et des dictatures, il eût fallu ne pas inventer cette chose qui n'a fait qu'avilir l'homme. Quand un jeune d'à peine trente-trois ans réussit à dilapider 5 milliards des caisses de la Société Générale, banque française, on se dit que l'argent a permis la pire des perversions de l'eprit humain.
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Dimanche 30 décembre 2007 7 30 /12 /Déc /2007 03:16
undefined Comme un scénario écrit à l'avance, les Français de l'arche de Zoé ont été condamnés au Tchad à huit an de travaux forcés mais quelques jours tard, ils ont atterri en France dans un avion tchadien, question de dire que les Tchadiens qui ont jugé et condamné les maîtres sont venus les laisser en France pour honorer le transfèrement demandé par Rachida Dati, ministre de la justice française. Question de dire à Sarkozy : "Tu ne viens pas les chercher ; on te les amène".
Cette justice éclair au parfum politique pose des vrais problèmes à Sarkozy car le monde entier observe l'attitude du maître français. Déjà, la France a estimé ne pas être en droit de juger l'affaire car en cette matière, on jugerait l'affaire deux fois et même le droit français s'y oppose. Donc on se demande simplement comment traduire la peine de "huit ans de travaux forcés" dans les geôles françaises, une peine qui n'existe pas en droit français. Pourquoi pas huit ans de glandage dans les prisons françaises ? Ca devrait suffire !
Sarkozy a dû vite se rendre compte que certaines victoires sont des défaites et sa position est celle d'un équilibriste qui se balance entre deux précipices : va-t-il garder les membres de Zoé pendant huit longues années en prison ? Si oui, c'est la France qui va s'émouvoir de ce que le maître exécute la sentence de l'esclave. Si non, c'est la communauté internationale qui va voir que  la parole que le Blanc donne au Nègre ne vaut pas une cacahuète et le Tchad va simplement être humilié. De toute façon, il faudra au moins six mois pour demander une remise de peine à la France car dans l'absolu, les membres de l'arche de Zoé n'ont fait que changer de lieu d'emprisonnement pour retrouver leur camembert.
Il s'agira de laisser les choses se décanter et la communauté internationale regarder un peu plus du côté du Pakistan où les cartes politiques semblent ne plus être maîtrisées.
En tout cas, Sarkozy n'aura jamais reçu cadeau aussi empoisonné comme cadeau de fin d'année car cette affaire des aventuriers de l'arche de Zoé est une épine qu'il aurait pu éviter et passer des vacances d'enfer avec Carla Bruni... Mais il n'est pas le président de la facilité et comme il doit résoudre les difficultés de la France, autant que les Nègres lui ajoutent de nouvelles difficultés à résoudre afin qu'il travaille plus pour mériter de gagner plus, notre Sakozy bling bling!
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /Déc /2007 13:13
sassou.jpg Au coeur de l'Atlas, le Maroc est un royaume à la stabilité bien assise et même Al Qaida a du mal à y installer ses réseaux islamistes : la famille royale au pouvoir, depuis Hassan II, tient le pays dans une chape de plomb. Cette stabilité est devenue un puissant atout touristique et un attrait pour l'argent que de nombreux dictateurs viennent placer dans les banques marocaines. Il semble même qu'après les scandales de la FIBA, que Bongo et Sassou y aient racheté des banques pour faciliter le blanchiment de l'argent public détourné transformé ensuite en capitaux privés. Le Maroc qui entretient de bons rapports avec la France, est la plaque tournante du commerce du Haschich et de la résine de cannabis. C'est au Maroc que se fournissent gros et petits trafiquants français et mondiaux. Bien entendu, qu'au niveau officiel, Chirac qui possède un ranch à Teroudan, a fermé les yeux. Le cannabis est une drogue dite douce donc tolérée et de nombreux hommes politiques français puisent dans les volutes de fumée de chanvre leur inspiration républicaine. Alors, un mal pour un bien...
Au cours de ce mois de décembre 2007, les présidents Sassou Nguesso et Omar Bongo Ondimba, respectivement président du Congo et président du Gabon se sont rendus au Maroc. Nous y décelons cinq raisons principales :
Edith-Lucie-Sassou-Bongo-copie-1.jpg 1) des raisons familiales : Edith Lucie Bongo Ondimba, fille Sassou, épouse Bongo s'y trouve. A la veille des fêtes, il est impensable que le père et le mari ne rendent pas visite à leur fille et épouse - la fin d'année étant l'occasion de voeux et de festivités. Il fallait s'y rendre avant les festivités officielles ponctuées de discours de fin d'année, etc. ;
2) des raisons médicales : Sassou et Bongo y vont pour des raisons médicales - ne serait-ce que pour des bilans de santé pour ce qui est d'Omar Bongo qui semble avoir une meilleure santé que Sassou. Il est bien connu qu'Hassan II tenait à se soigner chez lui, aussi, a-t-il doté le Maroc d'hôpitaux modernes où il est possible de se soigner en toute discrétion. Le Maroc est un pays de culture arabe où les Africains francophones ss risquent peu ; ce qui crée des conditions idéales de discrétion ;
3) Qui dit visite privée dit résidence privée car les voyages officiels imposent souvent pour des raisons de sécurité des résidences officielles. Conclusion : Sassou et Bongo y ont forcément des biens immobiliers, notamment de grandes villas fortifiées ;
4) des raisons financières d'obédience affairiste : Sassou et Bongo y vont pour affaires car ils possèdent au Maroc des banques privées dont le rachat a été divulgué par la très sérieuse Lettre du Continent : après l'affaire ELF et la compromission de la FIBA, la banque de la famille Bongo qui est toujours à la famille Bongo puisque Bongo l'a cédé à un proche, il fallait de nouveaux outils de blanchiment d'argent public. Le Maroc a présenté des opportunités.


Omar et Sassou ont des caches d'argent  à résidence privée de Mme BONGO et à la BMCE, la banque marocaine qui a racheté la CAIC au congo.



Le Maroc qui ne fait pas partie de l'Union Africaine est une sorte de paradis fiscal situé sur le continent africain pour les dictatures et les dictateurs africains qui veulent qu'une partie de leur richesse échappe aux banques occidentales où il est parfois difficile de récupérer son flouze une fois le pouvoir perdu ou s'il y a embrouille (cf. le problème qui oppose Bongo et Tarallo sur des comptes secrets). L'avènement de Mohammed VI n'a pas changé les choses puisque le fils est dans la continuité et non dans la rupture avec le défunt père Hassan II, grand ami de dictateurs comme Mobutu ; ce qui donne une idée très claire sur la nature du pouvoir chérifien. Fort d'être la plaque tournante du trafic du cannabis, le Maroc est aussi un important point de passage des clandestins africains vers l'Europe.
undefined La stabilité politique du royaume chérifien est devenue un facteur d'attraction touristique et un lieu de villégiature où s'installent notamment des retraités français qui peuvent mener une vie au grand train avec une retraite de 800 euros ; ce qui est impossible en France. Nombreux y achètent de somptueuses villas qui seraient autrement inaccessibles en France à cause du coût exorbitant de l'immobilier français.
Pays très policier, les jeunes qui enquêtent sur les biens mal acquis auraient bien du mal à y trouver des infos. L'astuce serait de passer par des étudiants congolais qui s'y trouvent.
Dans le passé, le Maroc s'est illustré en soutenant militairement Mobutu au Katanga sous Hassan II, Mobutu qui y a trouvé refuge après avoir été chassé par Kabila fils, une fois que les capitales occidentales l'ont jugé indésirable (ça vous donne des leçons à un Sassou qui sait que s'il perd le pouvoir, les portes de l'Europe peuvent se refermer - alors de là à acheter des maisons au Maroc et à y investir...).

Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 03:12

masqueafricain1.jpg Kadhafi n'est décidément pas un hôte facile même s'il apporte des milliards dans l'escarcelle de la France ! C'est un hôte bien encombrant qui a prévu de planter pendant six jours sa tente de bédouin en plein Paris mais ce n'est pas tout : il tient des propos bien embarrassants pour son hôte Sarkozy  qui a quand même reçu de la Lybie le double de ce que lui ont donné les Chinois (5 milliards pour un six vaste pays, c'est la moitié des 10 milliards de Kadhafi) - dans son propre pays devant la presse du monde entier !
Ce dandy du désert qui change dix fois de tenue par jour n'a pas la langue dans la poche et va même jusqu'à critiquer le traitement que la France fait des immigrés. Il veut simplement démontrer qu'en matière de droits de l'homme, il n'a pas de leçon à recevoir d'un petit président qui n'a que sept mois au pouvoir alors lui règne depuis 37 ans ! Au pays des droits de l'argent, il faut mentir au nom des droits de l'argent  aux hommes au sujet des droits de l'homme. C'est un terrain propice au mensonge, la France - le problème est que Sarkozy doit se rendre compte que lorsqu'un président ment, il le fait à la face du monde et ce n'est pas facile à gérer par la suite !
Quelque chose me dit que nous n'avons pas fini d'entendre parler du président lybien. Il ne va certainement pas accepter qu'on le traite de menteur sans se défendre ! Au pays de la présomption d'innocence pour le fort et le puissant, n'est-il pas réputé innocent tant qu'il n'est pas encore condamné ? Il peut très bien trouver dans son cortège des Lybiens qui soutiendront que c'est lui qui dit la vérité !
A l'Unesco, M. Kadhafi avait lancé aux pays occidentaux, et en particulier à la France: "avant de parler des droits de l'Homme, il faut vérifier que les immigrés bénéficient chez vous de ces droits". Kadhafi a affirmé qu'au pays qui se prétend des droits de l'homme, pourquoi ne traite-t-on pas les immigrés selon les droits de l'homme comme on le fait pour un Belge ou tout autre européen ? Il a parlé des discriminations à l'emploi concernant des immigrés et même si Jean François Coppé est gêné ou choqué, il a reconnu que ça permettait de mettre le curseur sur certains problèmes. Kadhafi a toujours voulu se présenter comme un leader continental et nombre de ses idées sont pour une Afrique hors de l'influence occidentale. Nous, nous n'avons jamais arrêté de dire que l'immigré était affublé de tous les maux et on l'indexe comme le bouc émissaire - à tort. Kadhafi est peut-être un dictateur mais il a le mérite de dire des vérités qui dérangent. D'ici samedi, nous n'avons pas fini de nous amuser surtout lorsqu'on sait que Kadhafi rencontrera Sarkozy ce jeudi 13 décembre 2007.
Sarkozy a affirmé qu'il a abordé la question des droits de l'homme avec Kadhafi à deux reprises mais ce dernier au cours d'un entretien avec les journalistes soutient tout simplement qu'il n'a pas abordé le sujet avec son homologue français ; ce qui revient à traiter Nicolas Sarkozy de menteur. On comprend pourquoi Claude Guéant vole au secours de son président pour soutenir ce dernier. Une chose est sûre, Kadhafi parle l'arabe et nous ne savons pas s'il comprend le français. Peut-être que son traducteur a simplement omis de lui traduire le passage relatif aux droits de l'homme. Cependant, nous émettons des doutes du côté de Sarkozy qui a vite fait de ramener Rama Yade dans les rangs quand cette dernière a voulu débarrasser son paillasson de tous ceux qui le souillent en bafouant les droits de l'homme. Dans cette affaire, il y a forcément quelqu'un qui ment et nous attendons de savoir qui c'est. Kadhafi a encore cinq jours à passer parmi nous. Ca nous promet beaucoup de vrais mensonges et de vérités mensongères. Pour 10 milliards d'euros, qui ne mentirait pas ? Pierre n'a-t-il pas renié le Christ pour pas un rond ?

Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 23:06
KADHAFI-1.jpg L'actualité en France, c'est l'arrivée du président lybien Mouammar Kadhafi en France où il est reçu par l'Elysée pour six jours en visite officielle en ce début du mois de décembre 2007. Il s'agit d'une visite controversée qui place Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme en porte-à-faux avec son mentor, le président Nicolas Sarkozy. Par délà cette agitation médiatique qui s'enflamme car le leader lybien non seulement légitime le terrorisme mais l'a pratiqué par le passé, il faut tirer les leçons de cette histoire qualifiée de "pragmatisme politique" ou de "realpolitik". Non, tous ces mots nous cachent la vérité qui doit être dite de manière plus simple : " LA FRANCE EST LE PAYS DES DROITS DE L'ARGENT ET NON DES DROITS DE L'HOMME OU UN CRIMINEL PEUT S'ACHETER UNE VIRGINITE POLITIQUE A COUPS DE MILLIARDS". En effet, il y a antinomie entre les droits de l'homme et les droits de l'argent et nul ne peut servir deux maîtres comme le disait un certain Yeoshoua, il y a un peu plus de deux mille ans. On ne peut être pour les droits de l'argent et pour les droits de l'homme. C'est en tuant les droits de l'homme que se font les droits de l'argent... Le discours de Sarkozy est clair : il veut signer des contrats pour renflouer les caisses de l'Etat et à ce propos, on ne peut être très regardant sur celui qui lui apporte de l'argent - même si Kadhafi a causé la mort de dizaines de Français dans un attentat.
La plupart des grands crimes de l'histoire moderne ont été commis pour de l'argent, au nom de l'argent : guerres, esclavage, colonisation, magouilles de tous genres, etc. Des civilisations ont été décimées, des histoires ont été détournées et les crimes continuent avec d'un côté la race des seigneurs et de l'autre, celle des esclaves. De tout temps, il n'y a eu que deux types d'êtres humains : les maîtres et les esclaves, les seigneurs et les serfs. L'argent finance tout, les armes et la poudre et vient ensuite tout laver pour ne plus afficher que la splendeur du marbre et du verre. Le sang coule pour de l'argent, sang qui est ensuite lavé à coups de billets de banque... Ceux qui tuent par et pour l'argent vivent pour l'argent et veulent que toute la terre vive par et pour l'argent.
Bernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpg L'argent rend propre - d'une proprété plus lisse que l'immaculée conception. Surtout quand il s'agit de 10 milliards d'euros. Peu importe que Kadhafi plante sa tente de bédouin dans la cours de l'hôtel Marigny où sont reçus les chefs d'Etat étrangers... Kadhafi a commencé depuis l'indemnisation des familles de victimes de l'attentat sur un BOEING à s'acheter une virginité politique. Nous comprenons que la France ne se préoccupe peu ou prou de la moralité de ses hôtes - quand ceux-ci l'enrichissent en lui apportant des milliards de dollars. Nous en déduisons ce qui rend fréquentable les Sassou, Bongo, Déby, entre autres, eux qui enrichissent la France et ont tous des millions dans des banques françaises - sans oublier qu'ils apportent des milliards dans la balance commerciale française. La France tombe son voile et nous montre son vrai visage : celui du pays du droit de l'argent, la France apparaît comme le pays où le Dieu Mammon est servi au détriment de l'homme qui n'est rien s'il n'apporte pas de l'argent, s'il ne pèse pas des millions ou des milliards. La moralité peut s'acheter ; il suffit d'apporter de l'argent dans les caisses de l'Etat. A Rama Yade, nous disons que la France est d'abord et surtout une balance commerciale - n'en déplaise aux Français qui défendent les droits de l'homme. Dans ce pays, vous l'avez compris qu'un billet de banque a plus de dignité qu'un être humain. Ainsi s'explique le soutien aux dictatures, aux criminels car la France gagne plus avec les Etats voyous qu'avec les démocraties. Ce n'est pas la faute de Kadhafi, c'est la France qu'on nous fait regarder différemment alors qu'elle n'est qu'une puissance de l'argent et non une puissance de l'esprit, une puissance du progrès humain.... Tant qu'un billet de banque aura d'avance raison sur l'esprit humain...
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 11:43
* Accords de coopération : Exaspération des Gabonais de France


Un article tiré sur le site de nos amis du RDPG... On se rend compte que les accords bilatéraux ne sont pas si horizontaux que ça quand on les signe avec l'ancienne -toujours puissance coloniale, à savoir, la France. Entre la loi votée par les élus, pourquoi encore surajouter des accords bilatéraux sinon pour contourner la loi ? Les Gabonais se rendent compte que la France pense d'abord à elle-même et rédige les textes avant tout en sa faveur et même ne se sent pas obligée de les respecter. Sacré terre de l'Egalité, de la Fraternité et de la Liberté ! Entre une république et une républiquette, de surcroît ancienne colonie, on sait de quel côté penche la balance...
Sunday, 09 December 2007
Devant le refus manifeste de nombreuses administrations publiques françaises de respecter les accords bilatéraux et multilatéraux liant la France au Gabon et surtout ceux liés à l’immigration, les ressortissants gabonais de France envisagent une marche sur Paris pour protester contre cette injustice.

Dans un entretien au journal gabonais en ligne Gabonews, le 27 septembre 2007, l’ambassadeur de France au Gabon, monsieur Jean Marc Simon déclarait ceci :

« les relations entre le Gabon et la France sont excellentes, encore qu’elles n’ont jamais été meilleures, mais elles sont à un niveau très satisfaisant. D’abord nous avons eu la visite du président Nicolas Sarkozy en Afrique au mois de juillet dernier, ça déjà, c’est un signe d’une relation bilatérale très vivante et très active. Je crois que c’est un signal fort. Et puis il y a aussi un certain nombre de choses concrètes qui ont été faites récemment, notamment l’accord dans la gestion concertée des flux migratoires entre la France et le Gabon signé par le ministre Brice Hortefeux et le vice Premier ministre Jean Ping, en charge des Affaires étrangères. Ensuite, il y a eu cette décision du club de Paris sur le rachat de la dette extérieure du Gabon avec une décote de 15% montée à 20% pour ce qui est de la France. Si vous voulez, c’étaient les principales récriminations du Gabon et d’un certain nombre de pays africains à l’égard de la France. Donc, les visas et la dette, c’est ce qu’on entend toujours. Je crois que là, nous avons, sur ces deux domaines très importants, fait quelques avancées à mon sens, assez spectaculaires et je crois que ça atteste de la vitalité de la relation franco-gabonaise »

Vous ne croyez pas si bien dire excellence car, s’il est vrai d’une part que les relations France-Gabon sont satisfaisantes sur le plan économique et financier mais d’autres parts, elles sont complètement mauvaises et inégalitaires sur le plan de la circulation et le séjour des personnes entre les deux pays. Les différentes conventions franco-gabonaises liées à l’immigration, signées entre les deux pays, font bénéficier aux ressortissants français au Gabon des conditions d’entrée, de séjour, et de travail très favorisés. Les citoyens français qui arrivent au Gabon peuvent sans visas d’entrée préalablement délivré par une autorité consulaire gabonaise, bénéficier d’une autorisation d’entrée au point de passage frontalier de l’aéroport international Léon Mba de Libreville (5356 en 2004, 9800 en 2005, 10500 en 2006) La mesure de non admission au Gabon pour les non détenteurs de visas consulaires qui souhaitent renter au Gabon, ne s’applique pas pour les ressortissants français. Le Gabon a accordé 25000 visas aux ressortissants français en 2006.

Avec un visa touristique les ressortissants français, peuvent rechercher un emploi au Gabon et se voir par la suite délivrer une carte de séjour d’une validité de deux ans renouvelable sur présentation d’un contrat de travail.

Les citoyens français sont exonérés de droit de cautionnement au moment de l’établissement de leur carte de séjour au Gabon, alors que le versement auprès du trésor français d’une caution de rapatriement est obligatoire pour l’établissement de la carte de séjour des citoyens français qui ne rentrent pas dans le cadre de la coopération. Pour l’établissement de la carte de séjour, les frais de dossier des citoyens français s’élèvent à 150 euros, alors qu’ils sont trois fois plus chers pour les autres étrangers, notamment pour les grands amis du Gabon comme les chinois, les américains du nord ou les marocains.

Enfin, les mesures de reconduite à la frontière appliquées aux étrangers dont le titre de séjour n’est plus valide ne sont pas appliquées aux ressortissants français.

Selon le rapport parlementaire du député Gilbert Gantier fait au nom de la commission des affaires étrangères sur le projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant l’approbation de l’avenant n° 1 à la convention sur la sécurité sociale du 2 octobre 1980 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise, 4411 ressortissants français sont salariés au Gabon dont les deux tiers sont des cadres. Les entreprises françaises sont très impliquées au Gabon, dans les secteurs minier, pétrolier, forestier, financier, et dans le bâtiment etc.

Elles le sont aussi dans les services publics : Veolia gère, le service de l’eau et de l’électricité. On compte parmi les entreprises françaises 120 filiales et 150 PME-PMI franco-gabonaises.

La position considérable de la présence économique de la France au Gabon est conforme aux accords économiques franco-gabonais.

En effet, le préambule des accords de coopération du 17 août 1960, pour les matières premières et produits stratégiques entre la France et le Gabon énonce notamment que les deux pays désirent réaliser dans l’intérêt de la défense une coopération concernant les matières premières et produits stratégiques.

La première catégorie est constituée : d’hydrocarbures liquides ou gazeux. La deuxième catégorie est composée : d’uranium, de thorium, de lithium, de béryllium, d’hélium, de leurs minerais et composés. Ensuite, l’article 4 de ces accords stipule que :

« La République gabonaise facilite au profit des forces armées françaises le stockage des matières et produits stratégiques. Lorsque les intérêts de la défense l’exigent, elle limite ou interdit leur exportation à destination d’autres pays » En outre, le titre III, de la coordination des politiques commerciales et financières extérieures prévoit en son Article 13 que : « La France et le Gabon conviennent de maintenir leurs relations commerciales dans le cadre d’un régime préférentiel réciproque qui sera, en tant que de besoin précisé par des accords spéciaux ».

Enfin, l’article 14 prévoit pour les deux Etats des débouchés privilégiés qui peuvent résulter en particulier d’organisation de marchés et le principe de la libre circulation et de la franchise douanière. Le constat est le même sur le plan militaire. Régies par l’accord de défense du 17 août 1960, les relations militaires franco-gabonaises sont importantes. Elles comprennent un premier volet concernant le pré positionnement d’un détachement rattaché à la Force d’action rapide (principalement le 6ème bataillon d’infanterie de marine à Libreville), qui compte près de 800 hommes. Le deuxième volet de coopération militaire se traduit par la présence de coopérants militaires dont 24 assistants techniques qui assistent l’armée gabonaise. Le maintien de ces énormes avantages aux les ressortissants français, qui bénéficient toujours des droits importants et des avantages considérables acquis pratiquement avant et après l’indépendance du Gabon, celui-ci ressemble à un pays d’outre-mer. En terme de réciprocité, la conclusion des accords franco-gabonais liés à l’immigration doivent également permettre aux ressortissants gabonais qui entrent, séjournent ou qui souhaitent travailler en France des facilités administratives.

En effet, les accords franco-africains liés l’immigration devraient permettre sur le plan de la condition juridique des citoyens gabonais en France, de ne pas les traiter durement s’agissant de la circulation, du séjour et de l’emploi en comparaison des autres étrangers dont les Etats n’ont de relation privilégiée avec l’ex puissance coloniale.

Seulement, le constat est amère d’observer aujourd’hui, les mêmes accords qui procurent des privilèges importants aux ressortissants français établis au Gabon, ne permettent pas de procurer aux ressortissants gabonais en France un statut préférentiel. Selon le bulletin officiel du Ministère français de l’Emploi et de la Cohésion sociale du 30 janvier 2006 : « Depuis le 1er février 2004, date de l’entrée en vigueur de la convention d’établissement franco-gabonaise du 1er mars 2002 (décret n°2004-648 du 8 juillet 2004) les ressortissants gabonais qui, résidant déjà régulièrement en France, souhaitent y travailler en tant que salariés, sont également soumis au régime de l’autorisation de travail. Les ressortissants gabonais qui arrivent sur le territoire français pour y exercer une activité professionnelle sont soumis au régime de l’autorisation de travaille depuis le 31 mars 2003, date de l’entrée en vigueur de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes (décret n°2003-963 du 3 octobre 2003).Dès lors, les ressortissants gabonais ne bénéficient plus aujourd’hui en France d’un régime préférentiel d’accès au travail. En vertu de deux conventions franco-gabonaises précitées, ils sont assujettis au paiement à l’ANEAM1 de la taxe sur le renouvellement des autorisations de travail ; leurs employeurs, quant à eux, doivent s’acquitter du paiement de la redevance (ou remboursement) et de la contribution forfaitaires. »

En suivant la logique de cette interprétation qui émane de la Direction de la réglementation de la population et des migrations internationales du ministère français du travail, le Gabon aurait simplement et volontairement décidé de priver ses propres citoyens qui résident déjà en France, donc non aux droits acquis et ceux qui arrivent par la suite d’un régime privilégié en France. Le refus d’appliquer les accords migratoires franco-gabonais à des conséquences néfastes pour les ressortissants gabonais en France.

Selon la maison du Gabon à Toulouse, il y aurait actuellement environ 500 ressortissants Gabonais en situation irrégulière en France. Des sans papiers gabonais fabriqués par les lois PASQUA, SARKOZY, et maintenant HORTEFEUX au mépris des accords bilatéraux franco gabonais. Sous prétexte de réprimer les "illégaux", on précarise les réguliers GABONAIS qui sont eux aussi soumis aux vexations. Tous les gabonais partout en France, qui souhaitent actuellement passer d’un statut d’étudiant au statut salarié, la carte de séjour n’est plus délivrée, opposition de l’emploi oblige, et c’est l’invitation à quitter le territoire français qui leur est délivrée en guise de document administratif. Il ne s’agit plus seulement, d’étudiant gabonais, nous avons des mineurs à qui les documents de circulation sont refusés, les salariés dont les titres ne sont plus renouvelés, des personnes âgées, les pères et mères de nationalité Gabonaise dont les enfants adultes sont français, les gabonais dont le père ou la mère est français, les gabonais mariés au français en instance de divorce , les parents gabonais d’enfants malades etc. Toutes ces personnes sont en grande précarité juridique et sociale. Certains vivent dans la peur et aujourd’hui la terreur de se voir reconduire à la frontière. Nous recevons des gabonais dans nos permanences qui ont développés des pathologies, obésité, dépression, hypertension, plusieurs tentatives de suicide, abandon d’enfant à l’aide sociale à l’enfance sans parler des conséquences financières lourdes que cette situation engendre dans leur vie , surendettement, impayé de loyer, les huissiers font partie de leur quotidien. Nous sommes confrontés à la souffrance humaine des sans papiers gabonais.

Toutefois, du côté gabonais, on accuse ouvertement la France de ne pas appliquer les accords liés à l’immigration… Dans un article de presse rédigé et publié le 04/07/2007 par la correspondante de Radio France Internationale à Libreville au Gabon, Mme Pauline Simonet, il est rapporté que la France n’applique pas les accords franco-gabonais en matière d’immigration.

« Il existe des conventions de 1992 et de 2002 entre nos deux pays et elles ne sont pas appliquées… ( )... elles stipulent que les ressortissants des deux pays doivent avoir les mêmes droits sur le territoire de l’autre... » selon M. André Mba Obame, le Ministre d’Etat Gabonais de l’Intérieur. Les propos du ministre gabonais de l’intérieur se rapprochent de ceux tenus un an avant par son collègue, l’ex ministre délégué aux affaires étrangères. En effet, le mercredi 22 juin 2006, lors d’une interpellation du premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong et son gouvernement par les députés, ces derniers vont réclamer le durcissement des conditions d’immigration et d’emploi des français au Gabon en guise de réciprocité aux tracasseries imposées aux gabonais vivant en France et souhaitant se rendre dans l’hexagone.

Les députés gabonais estiment que la France n’applique pas les conventions conclues avec Libreville en matière de circulation et d’établissement de personnes. Les élus gabonais vont dénoncer aussi le fait que Paris est trop dur en matière d’embauche des gabonais sollicitant un emploi en France. En réponse aux préoccupations des députés, le Ministre gabonais délégué au Affaires étrangères, Jean-François Ndoungou a eu à s’expliquer en lieu et place de son Ministre d’Etat, Jean Ping sur les accords de coopération entre le France et le Gabon en ce qui concerne notamment la libre circulation des personnes. Les accords franco-gabonais se heurtent aujourd’hui aux nouvelles dispositions législatives françaises en matière d’immigration. M. Jean-François Ndoungou a rappelé que le 17 août 1960, le jour de l’indépendance du Gabon, la France et Gabon ont conclu une convention sur la libre circulation et l’établissement. Selon cet accord, les français et les gabonais avaient le droit de circuler librement, sans visa, dans les deux territoires. Le document ouvrait droit au principe d’égalité et de réciprocité.

La France a tenté de réviser unilatéralement cet accord et c’est pourquoi le Gabon avait refusé de ratifier le nouveau document proposé du 12 février 1974. La ratification avait pourtant été autorisée dans les deux pays, mais le Gabon s’est abstenu d’effectuer l’échange des instruments d’approbation. C’est finalement en 1992, que l’accord a été révisé. Il a à nouveau subit une modification en 2002. Les citoyens des deux pays sont assujettis à un visa d’entrée dans le territoire de l’autre depuis 1992 mais la France applique cette convention avec plus de rigueur par rapport au Gabon, avait encore reconnu le ministre gabonais. Dans la communauté gabonaise de France c’est l’incompréhension et la désapprobation. Des associations de défenses des droits gabonais en France voient le jour. C’est le cas de l'association, la Maison du Gabon de Toulouse, dont l’un des objectifs, a consisté à mettre en place une cellule de veille sur le respect de toutes les conventions franco-gabonaises. La Maison du Gabon de Toulouse, par la voix de sa présidente, Mme NTOUTOUME dit FOH, intervient actuellement dans toutes les instances administratives et judiciaires dont elle a connaissance et qui mettraient en cause un refus d’application des dits accords par les administrations françaises.

Pour mieux comprendre le contenu des différents accords franco-gabonais liés à l’immigration et son interprétation par les tribunaux français, afin de mieux s’en prévaloir devant les autorités françaises et différents pouvoirs publics qui gèrent les étrangers, la Maison du Gabon a sollicité l’appui d’un expert et consultant gabonais sur les accords franco-gabonais liés à l’immigration, en la personne de M. Steve Ndinga. Détenteur par ailleurs d’un doctorat en droit public lié aux questions migratoires. Le souhait des ressortissants gabonais en France et ceux des associations gabonaises, c’est de voir leur pays par l’entremise du Chef de l’Etat Omar Bongo Ondimba, pour qui la jeunesse gabonaise est sacrée, intervenir maintenant auprès des autorités françaises, cela éviterait une descente prochaine des gabonais dans les rues françaises pour qu’enfin les accords soient respectés et notamment le droit de travailler qui en découle.

Selon l’article 1 de l’accord multilatéral sur les droits fondamentaux de la Communauté que le Gabon a signé le 15 Août 1960 à Brazzaville au Congo :

«Les nationaux des Etats de la Communauté bénéficient du libre exercice des activités économiques, professionnelles, et sociales dans les mêmes conditions que les français… »

Cet accord donne aux ressortissants gabonais le droit de travailler dans les mêmes conditions que les français. Cette liberté des activités professionnelles est confirmée par l’article 1er de la convention d’établissement France/Gabon du 11 mars 2002. Selon cette stipulation conventionnelle :

«Les nationaux de chacune des parties contractantes jouissent sur le territoire de l’autre partie des libertés publiques dans les mêmes conditions que les nationaux de cette dernière partie ».

Les libertés considérées sont énumérées dans le préambule, il s’agit notamment : « Du libre exercice des activités culturelles, religieuses, économiques, professionnelles, sociales, les libertés individuelles et publiques telles que la liberté de pensée, de conscience, de religion et de culte, d’opinion, d’expression, de réunion, d’association, ainsi que la liberté syndicale».

S’agissant du contenu de l’accord d’établissement du 11 mars 2002, il dit ceci dans son article 5 al 2 :

« Les nationaux de chacune des parties contractantes bénéficient sur le territoire de l’autre des dispositions de la législation du travail, des lois sociales et sécurité sociale dans les mêmes conditions que les nationaux de cette partie, sous réserve qu’ils soient en situation régulière »

Il est clair que les ressortissants gabonais en France ne peuvent pas se voir opposer la situation de l’emploi. Par conséquent, l’analyse faite sur les accords franco-gabonais liés à l’immigration est complètement injuste. Il faut également s’étonner que la France propose encore d’autres accords au Gabon, à l’exemple de l’accord sur la gestion concertée sur l’immigration qui doit permettre aux gabonais de travailler mais avec un salaire de 1800 euros, soit une fois et demie le SMIC français, ce qui signifie que l’accord ne pourra pas s’appliquer car, peut-on fixer le salaire des ressortissants d’un Etat qui veulent travailler dans une convention bilatérale en passant outre le code du travail ou les conventions collectives ? Ces nouveaux accords sont irréalistes, au sens où ils se fondent sur une volonté sans connaissance historique des lois sociales et économiques qui gouvernent les mouvements de la population gabonaise en France et de la population française au Gabon. De même, pourquoi proposer au Gabon d’autres accords, alors que les accords précédents ne sont appliqués qu’au bon gré d’une partie contractante ? C’est quoi cette coopération jugée excellente qui accepte le commerce, les affaires et les finances mais qui rejette les hommes ?

Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Actualités internationales
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /Nov /2007 22:16
1059452868-n-djamena-assure-que-la-force-europeenne-n-est-pas.jpg Quand Nicolas Sarkozy se rend un dimanche au Tchad, précisément à Ndjaména et qu'il revient avec des journalistes français détenus, un dimanche, jour où les juges tchadiens sont censés ne pas travailler, et lui Sarkozy le sait, le monde entier voit un chef d'Etat étranger en imposer à un autre chef d'Etat, Idriss Déby Etno, président du Tchad, qui force sa justice à faire une manoeuvre politicienne. Françafrique oblige. C'est une petite victoire du maître sur l'esclave, sur le serviteur : il vient, il dit, Déby s'exécute ! Où est la souveraineté tchadienne dans cette histoire ? Sarkozy était sûr de son fait sinon il ne se serait pas déplacé ! Il savait pourtant que les journalistes et autres innocents allaient être libérés. il a fallu qu'il montre que le Tchad est toujours dans l'esprit esclavagiste de la Françafrique une ex-toujours colonie française. Pour preuve, la base militaire française qui existe toujours au Tchad pour une raison inconnue. D'ailleurs, les Français ne manquent pas de dire qu'ils ont  mis Idriss Déby en place. Il leur est donc redevable  de sa félicité présidentielle. Les choses auraient pu s'arrêter là si ce n'est que Sarkozy a affirmé qu'il allait retourner au Tchad chercher les autres. Voilà une petite phrase qui ne tient pas compte de la souveraineté d'un pays, une expression qui a l'air de nous dire entre deux mots qu'il a déjà l'assentiment d'Idriss Déby qui a déjà fait une extorsion à sa propre justice : tout se passe comme dans un scénario qu'il aurait déjà écrit d'avance, les choses n'attendant que le temps de se décanter.
Nous avons entendu  la réaction du ministre de l'intérieur tchadien qui a affirmé que ce n'était pas Sarkozy qui décide mais nous n'avons pas entendu le point de vue de l'esclave de Sarkozy, Idriss Déby, car au final, c'est lui qui aura le dernier mot et qui décidera du sort des Français. Sarkozy aurait-il tenu de tels propos face aux Etats-Unis ? A l'Angleterre ? Là, il sait qu'il a les cartes en main : il pourrait simplement exercer un chantage sur le président tchadien au cas où la corruption et le relationnel ne marcheraient pas. Certes le peuple tchadien sera une fois encore humilié mais qu'importe ? Ca ne sera pas la première ou la dernière fois ! Idriss Déby a-t-il le pouvoir de dire non à Sarkozy si ce dernier revenait à Ndjaména chercher les siens ? Sur le papier, oui mais dans la structuration des forces et le jeu vertical de la Françafrique, non ! Le président hyperactif ne pouvait lancer une telle assertion s'il n'était pas sur de son fait. D'où la question : "Le Tchad est-il vraiment un pays souverain ? Que veut dire souveraineté quand un chef d'Etat d'une ancienne colonie vient vous dicter sa loi ? Sarkozy méprise les Noirs ; il l'a prouvé par son discours au Sénégal ou il a estimé que les nègres n'étaient pas entrés dans l'histoire.
Les Français prétextent d'un accord judiciaire qui pourtant ne prévoit pas l'extradition et, d'ailleurs, la justice française n'est même pas encore entrée en contact avec la justice tchadienne. Voilà, on vous met en place des dictateurs ; on sait d'avance que votre justice ne vaut rien et qu'on ne prendra même pas la peine de dialoguer avec vous !  C'est donc si déshonorant d'être jugés en Afrique pour des Français ? Eh bien, oui ! L'esclave qui juge le maître et qui commettrait l'outrage de le condamner, c'est inadmissible,  c'est inacceptable quelles que soient les fautes et les crimes du maître  (ce n'est pas moi qui le dit mais Nicolas Sarkozy !) ! C'est le symbole qui est mauvais pour la blancheur que les nègres condamnent leurs maîtres. Tout le reste n'est que verbiage ; c'est dans le subconscient du Français, du Blanc  qu'il faut pénétrer pour comprendre les propos de Sarkozy car il a bien dit que quelles que soient les fautes commises, les Français doivent rentrer à la maison. Cela voudrait-il dire qu'il est prêt à renverser Déby si celui-ci lui tenait tête ? Pour l'instant, dans la sphère de la Françafrique, seul Bagbo, le président de la Côte d'Ivoire, a tenu tête à la France et j'ai pu voir sur des pancartes : "La Côte d'Ivoire n'est pas le Congo" comme pour dire que chez Sassou, dans notre Congo natal, les Français ont encore tous les droits. En tout cas, Sassou Nguesso n'aurait même pas arrêté les Français à l'aéroport si l'affaire s'était déroulée au Congo. Dans cette histoire que l'on a tort de ne regarder que sur le point judiciaire, devant nos yeux se joue un rapport de force qui nous montre combien le regard du colon sur le colonisé n'a pas changé car le colon descend de l'esclavagiste et face à l'inférieur, à celui que l'on a fait, à qui on donné une indépendance factice, celui qu'on a tiré de la nudité, on a du mal à s'exécuter. Aussi, verra-t-on rarement des nègres occuper des postes de direction pour donner des ordres aux Blancs en France, le pays où l'intégration est en fait désintégration. Vous vous demandez encore pourquoi tout le cabinet de Rachida Dati a démissionné ? Vous avez tout compris. Les préjugés qui ont perduré pendant des siècles, qui ont même été admis par l'église, ont la dent dure et même si le maître a tort, même s'il tue l'esclave, il n'a pas tort et doit rentrer à la maison - comme un innocent ! Le rapt d'enfant est-il non condamnable en France ? Alors, pourquoi le serait-il au Tchad ? En quoi la justice française ferait plus justice que la tchadienne ? Quand on humilie un Noir, ce sont tous les noirs qu'on humilie... Tout est dans la tête, dans les représentations qui ne veulent pas mourir et il faut dire que le complexe d'infériorité a longtemps maintenu le Blanc dans de tels préjugés mais les choses sont en train de changer. Hélas, pas assez vite à mon goût. De toute façon, le maître a deux arguments de poids qui ont été inventés pour contenir l'esclave dans l'obéissance : l'argent (la force psychique qui détermine toute l'existence humaine) et la force militaire susceptible de détruire toute volonté contraire. Le monde dans lequel nous vivons, mes frères, est un condensé de forces, un jeu d'influences hiérarchisées et celui qui tient la force fait la raison du monde : c'est en fait lui, le Dieu de ce monde...
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