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RADIO&TV DU JOUR

 

 

Quand nos lecteurs écrivent

Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 22:44

BRUIT DE BOTTE A BRAZZAVILLE

 

1500 recrues dans l’armée à la veille de l’élection Présidentielle

Pourquoi faire ?

Kimpwanza - Pendant que le pays va à vau-l'eau avec tous les compteurs socio-économiques au rouge, le Président de la République s’emploie à militariser le pays par des recrutements des policiers, militaires, gendarmes et mercenaires.

 


Toutes les personnes qui arrivent à Brazzaville ou à Pointe-Noire deux villes principales du pays, sont stupéfaites par le nombre de militaires et d’hommes en armes qui circulent dans les rues. Les casernes et les centres de formation sont remplis de nouvelles recrues choisies principalement dans l’ethnie du Chef de l’État.

 

 

Au niveau de la Force Publique des nominations obéissent aux mêmes règles. Les postes clés sont distribués prioritairement aux membres de l’ethnie du Chef de l’État, les autres sont relégués au second plan. D’ailleurs nous apprenons qu’au niveau du haut commandement des nominations claniques se préparent à grands pas. 

Il nous souvient aussi il y a quelques mois, que des hauts officiers de l’armée et de la police ont fait une incursion à Pointe-Noire sous le prétexte fallacieux d’aller démasquer les caches d’armes de guerres des responsables de l’opposition. Alors qu’en réalité ils étaient à Pointe-Noire pour réceptionner et convoyer des containers d’armes d’assaut et de guerres à Oyo. 

Nous apprenons aussi de source sûre que des anciens guerriers responsables de multiples atrocités après la guerre fratricide de 1997 ont été appelés à la rescousse pour organiser des enlèvements des membres de l’opposition et participer à des opérations militaires, ainsi qu’un recrutement des mercenaires. Des Coréens sont à pieds d’œuvre depuis 3 mois pour la réparation des chars et autres arsenaux de guerre. 

Enfin il y a de cela quelques jours, 1500 jeunes choisis préalablement dans l’ethnie du Président de la République ont été recrutés. En ce moment ils se préparent à aller suivre un stage de formation rapide à Koualakouala. Après ce prétendu stage ces jeunes recrues prendront principalement deux destinations ; 


Mille recrues à la garde présidentielle pour servir d’avant-garde à des opérations de répression et d’intimidation et cinq cents au camp de Makala du Djoué, certainement pour préparer à mater d’éventuelles contestations en provenance du département du Pool. L’on peut donc se demander à quoi sert cet enchaînement d’événements ?

 

 

Réception d’armes de guerre, recrutement des mercenaires, recrutement des militaires, policiers et gendarmes, multiplication des corps de répression, internement des anciens guerriers, réparation des chars et autres arsenaux de guerre. That is a question. 

L’évidence aujourd’hui est que les Congolais attendent du Président de la République la prise en compte des exigences de l’opposition (commission électorale indépendante, recensement administratif spécial, organisation des élections présidentielles paisibles et consensuelles) surtout après la mise à nu par l’ARD de la fraude électorale orchestrée par le Ministère de l’Administration du Territoire. Faire autrement sera suicidaire pour le pays. 

Dr Stanislas EBATA-MONGO 
Premier Secrétaire du Rassemblement pour le Congo

      

Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Quand nos lecteurs écrivent
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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 14:20

A partir du 15 Décembre 2008

Opération Escargot chaque Vendredi

 

Pour marquer votre mécontentement, faites tout ce que vous avez à faire lentement ; le plus lentement possible : AU RALENTI !

 

Pour Manifester contre :

 

La vie chère…

L’incompétence…

La misère organisée…

La corruption généralisée…

Les arrestations arbitraires…

Les fraudes électorales…

 

Marchez lentement ! Roulez lentement ! Parlez lentement ! Travaillez lentement ! Buvez lentement ! Vivez lentement !

 

Pour Exiger l’alternance Politique au Congo !

 

Les difficultés des Congolaises et des Congolais n’ont aucun rapport avec de la crise financière internationale...

 

lesamisdelarepublique@yahoo.fr

 

SMS ou Tél. : 06 73 15 96 50

 

Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Quand nos lecteurs écrivent - Communauté : TOP CONGO
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 15:48

  COMMENTAIRE : Le président de la république en voyant désormais son décret secret   du 09 octobre 2008 sur la place publique doit se dire : " Mon système royal est vraiment pourri jusqu'à l'os ! Comment un document de cette importance peut-il se retrouver dans la rue ? " Il est évident qu'en interrogeant enfants, neveux, oncles et tantes tout autour de lui, il ne trouvera aucun responsable. Chacun se dédouanera sur son voisin le plus proche. Dans notre royaume bananier, il n'y a plus de secret ! Plus rien ne peut se conserver un mois sans tomber dans le domaine de la rumeur publique ! Il faut croire qu'entre Sassou et ses collaborateurs, la confiance règne. Tout est-il que Sassou a ressenti le besoin de retoquer sa loi électorale. La question est : 

  • POURQUOI ? 
  • QUE REPROCHAIT-IL A LA PREMIERE  QU'IL A LUI-MÊME CONCUE ?

Il faudra celle-ci et les changements dûment apportés pour en mesurer l'importance. En tout cas, notre cobra royal a ressenti la nécessité de revisser les boulons, de resserrer l'étau car l'emprise sur la future élection présidentielle ne lui paraissait pas assez prégnante. Il faut comme un boa bien étouffer sa proie, bien sentir que les côtes explosent, qu'elle ne respire plus, qu'elle est bien immobile et sent la mort à des kilomètres. Comme vous le savez, ce n'est pas en faveur du peuple congolais qui réclame transparence et indépendance lors des prochaines échéances que ce décret royal a été pris.
Il semble bien que le président Denis Sassou Nguesso veuille bien organiser les élections dont nous ignorons de nombreux paramètres :

  • de dates (inscription des candidatures, tenue, proclamation des résultats, ouverture de la campagne, de premier et deuxième tour )
  • de conditions effectives de réalisation 
  • de centres de vote
  •  de transparence
  • d'indépendance

Bref, comme à son habitude de roi du Congo, l'enfant terrible d'Oyo va prendre son temps et tout précipiter au dernier moment - pour ne laisser à ses adversaires aucune chance car il a la puissance de l'argent de l'Etat pour lui, les médias pour lui et l'administration pour lui. Et si tout ceci s'avère insuffisant pour se maintenir au pouvoir, il est déjà prêt à créer un précédent militaire en prenant le peuple une fois encore en otage dans une guerre civile sanglante au prétexte tout trouvé. En fait, nous avons oublié de vous dire qu'il avait la puissance de feu, l'armée et la police pour lui - sans plus être sûr dans ce climat de confiance délétère dans quelle direction sera tirée la balle... Dans cet univers ubuesque où tous les coeurs sont aussi noirs les uns que les autres, que ça doit être terrible de faire confiance aux siens !  C'est un monde qui se tient et se soutient grâce aux ficelles tenues de l'argent, au sentiment de culpabilité bien entretenu par le président qui dans son chantage dit aux siens : " Si vous me lâchez, vous êtes morts comme moi car après moi, vous ne serez plus rien !", c'est le monde enivrant du pouvoir où tout semble si facile, où les moyens sont énormes et à portée, où il n'est point besoin d'être excellent pour devenir riche et prospère, un monde  qui manie le fétiche, la perversion, l'intimidation, le chantage, la corruption, l'assassinat, le harcèlement, la sexualité amorale, la magie noire, la politique dictatoriale, et j'en passe, pour se maintenir dans cette position hautement privilégiée qui leur est tombée du ciel depuis qu'un petit nain appelé Marien Ngouabi - par son habileté syntaxique - leur a donné le pouvoir en héritage, une fois que son propre entourage l'ait assassiné au petit matin quand le peuple congolais dormait, ne sachant pas où trouver la cacahuète qu'il mangerait le lendemain... Un monde sous influence d'un Sassou Nguesso lui-même sous influence étrangère.
La sûreté du pouvoir est néanmoins en cause car un pouvoir qui est incapable de garder un aussi  important document dans un tiroir est tout simplement chaotique et exhale l'haleine pestilencielle de la fin de règne - sauf si c'est Sassou lui-même  qui a demandé à ses sbires et matamores de balancer le décret dans le tord-boyau populaire pour en mesurer l'acceptabilité. Eh oui, notre spécialiste des plans loufoques est capable de tout ; il n'a pas été formé par les communistes pour rien. Ils sont trois à avoir apposé leur signature sur cette mascarade officielle, lui, le roi SASSOU 1er, Raymond Mboulou et Pierre MOUSSA ; il ne paraît pas très difficile - même à une police aussi médiocre que la nôtre de remonter la chaîne des responsabilités ! C'est dans l'antre même du palais de Mpila que la farce a été cuisinée autour du Champagne, du ngoki et de tout l'establishment - avec un arrosoir de billets de banques qui arrosait abondemment l'assistance, tous les marabouts présidentiels ayant été invités pour envoûter la conscience collective du peuple congolais. Si ce document parvient jusqu'à des petits poissons comme nous autres, c'est qu'il y a péril dans la demeure. C'est un univers où la confiance doit être plus rare que l'eau potable au Congo ; on se croirait au palais de Néron où les traîtres étaient légion - jusque dans le lit de l'empereur... SASSOU devrait avoir peur de tourner le dos à ses propres ouailles. JUDAS ISCARIOTE MBOCHI N'EST PAS LOIN. ET IL N'Y AURA PAS LE BAISER DE LA RECONNAISSANCE CAR LA JOUE OPHIDIENNE DE SASSOU EST VENIMEUSE ; ON AGIRA TOUJOURS DANS SON PROPRE CAMP QUAND IL AURA LE DOS TOURNE. Comme on dit in english : "it sucks" (Ca craint)...

________________________________________________________________ 

 

Le décret présidentiel du 09 octobre 2008, signé mais non publié, porte sur la création, attributions et organisation des commissions administratives puis sur la révision des listes électorales.

Le chef de l’état, a signé ce décret avant de s’envoler pour le Canada, mais, a demandé qu’il soit gardé sous le coude, surtout pas publié en son absence du fait du caractère particulier d’un certain nombre d’informations.

Mais, voilà le décret  est maintenant dans la rue !

Le pouvoir ne sait plus sur quel pied danser, la méfiance  règne dans tous les recoins du système patiemment et méticuleusement mis en place, c’est ainsi que l’intouchable CONEL qui a supervisé les dernières élections législatives et locales, est vidée de son pouvoir, laissant place à un cercle restreint interne de garçons bien élevés et érudits très proches de MPILA.

Mais, même décidé au grand secret, tout finit dans la rue. C’est vous dire l’état de panique qui règne dans le camp du pouvoir ; un pouvoir qui ne vit plus qu’à travers la menace, l’intimidation et la ruse !

Comme vous le constatez, il y a ici, comme à travers d’autres documents déjà publiés ou à venir, illustration et confirmation d’une tricherie programmée, aux présidentielles de 2009.

 

 

A PROPOS d’ERA INTERNATIONAL


Il y a quelques jours nous vous avons fait parvenir les listes électorales dûment toiletté qui vont permettre au Général dictateur de remporter les élections présidentielles en 2009 dès le premier tour.

Ce nouveau fichier électoral a été mis en place avec les services de la société ERA International

Il se trouve que nos recherches nous ont permis d’identifier plusieurs sociétés nommée ERA dont celle d’un courtisan de notre NGUESSO national à l’adresse suivante : http://www.era-ed.com/  et dont le gérant n’est autre que Monsieur Basile BOLI le fameux footballeur converti spontanément en homme d’affaires talentueux depuis le coup de pouce du Président Nicolas SARKOZY à qui il avait apporté son soutien lors de la campagne présidentielle française...

 

Dans les prestations qu’offre la société ERA de monsieur Basile BOLI, on peut lire des choses creuses et alambiquées qui ne veulent rien dire du genre : Accompagnement d’institutions au sud…

En outre, nous savons qu’après avoir berné Mme Adélaïde MOUNDELE NGOLO ex Mme Adelaïde Ange DIAWARA lors de son dernier passage à Paris et s’être joué de monsieur Thierry MOUNGALA en septembre dernier, notre homme d’affaires émérite Basile BOLI a l’intention d’organiser à Brazzaville avant la fin de l’année 2008 un forum pour aider les Congolais de la diaspora à retourner créer des entreprises dans leur propre pays avec l’aide et le soutien de monsieur Brice HORTEFEUX, ministre français de l’immigration choisie qui lui verse des subventions substantielles...

Qui avait dit que le football ne mène  pas à tout ?

 

Question à deux balles :

Est-ce la société ERA de monsieur Basile BOLI qui aurait aidé l’administration Congolaise à toiletter le nouveau fichier électoral qui va servir au Général Dénis SASSOU NGUESSO de tricher en 2009 ?

Voici le décret que nous avons reçu transformé en images  :  


    

                  
 
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Quand nos lecteurs écrivent - Communauté : Liberté et démocratie
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 14:48

Nous avons reçu le tableau qui résume le décompte des listes électorales qui ont été et seront la base électorale  des élections présidentielles. Il y a ceux qui estiment que ces données démographiques sont faussées à dessein de favoriser les zones où l'électorat est favorable au président Denis Sassou Nguesso. Qu'importe ! Même si ces données lui étaient défavorables, rien ne présume des résultats des prochaines élections présidentielles - si elles ont lieu, bien sûr !

  • La vraie question est celle-ci : de quelle source proviennent-elles ? Qu'est-ce qui en fonde la légitimité ?

Il  y a eu un recensement en 1985 ; nous ignorons si un autre a eu lieu depuis. Il faut comprendre qu'à l'époque du P.C.T. et de l'élection du président par acclamations debout, on pouvait faire un recensement sans arrière-pensées alors qu'à présent, il y a un très grand risque car il s'agit de déterminer de nombreux problèmes dont ceux de la distribution de la masse électorale. On peut y lire la misère du peuple et le manque de nombreuses institutions comme les écoles ou les lycées. Sassou n'a pas construit une seule nouvelle école primaire, alors que la population a quasiment doublé.
Il n'y a que deux façons de constituer légitimement une liste électorale :

  • la déduire d'un recensement général de la population très récent ;
  • appeler les citoyens majeurs à venir s'inscrire sur les listes électorales.

La première méthode n'exclut pas qu'on la combine à la deuxième : on peut en partant d'un recensement, mettre à jour les listes électorales en invitant les populations à venir s'inscrire ; ce qui a l'avantage d'en écarter ceux qui sont morts ou ceux qui ont quitté le pays. Or, là il y a un problème : il faut bien que chaque individu justifie de sa qualité d'électeur en présentant une carte d'identité. Or, au Congo, la carte d'identité est un privilège alors que c'est un droit pour quiconque est né Congolais !


Le nouveau fichier électoral a été  mis en place avec les services d’une société étrangère (ERA INTERNATIONAL) lors des travaux menés à Oyo avec la participation du Colonel IWANDZA directeur du CIRAS et neveu du Général Denis SASSOU NGUESSO, de Mr Prosper PEYA sous la supervision et le contrôle d’un Camerounais du nom de MIGASSA.

  • Le problème est entier car on se demande d'où viennent ces données car le plus  proche recensement auquel nous avons participé date de 1985. Où diable ont-ils ramassé ces chiffres ? Voilà des chiffres qui sortent de nulle part et qui vont servir de base à une élection présidentielle ! Mais sans blague, de qui se moque-t-on ?


Voici, l’illustration et l’articulation de ce fichier des données truquées du nombre d’électeurs qui a un compte totalement en déséquilibre avec la population réelle qui elle dépasse les 3 milions d'habitants :

 


COMMUNE

NOMBRE D’ELECTEURS

COMMUNE

NOMBRE

D’ELECTEURS

BOUENZA

BOKO SONGHO

KAYES

KINGOUE

LOUDIAMA

MABOMBO

MADINGOU

MFOUATI

MOUYONDZI

TSIAKI

YAMBA

5819

8668

6704

14721

5559

29006

16608

20314

5726

9291

CUVETTE

BOUNDJI

LOUKOLELA

MAKOUA

MOSSAKA

NGOKO

NTOKOU

OWANDO

OYO

TCHIKAPIKA

16175

15489

19596

20458

3881

3465

35541

14475

8423

TOTAL                                                            122 416

TOTAL                                                            137 503

BRAZZAVILLE

 

BACONGO

MAKELEKELE

MFILOU-NGAMABA

MOUNGALI

OUENZE

POTO-POTO

TALANGAI

58096

128582

71687

72101

128457

52349

239006

CUVETTE-OUEST 

ETOUMBI

EWO

KELLE

MBAMA

MBOMO

OKOYO

7358

10656

5859

3844

4508

8047

TOTAL                                                            750 278

TOTAL                                                            40 272

               

 

DOLISIE

 

ARRONDISSEMENT 1

ARRONDISSEMENT 2

 

28053

 

21781

KOUILOU 

HINDA

KAKAMOEKA

MADINGOU-KAYES

MVOUTI

NZAMBI

TCHIAMBA-NZASSI

24428

4817

 

7420

13816

1740

 

9259

TOTAL                                                                    49834

TOTAL                                                                  61480

LEKOUMOU

BAMBAMA

KOMONO

MAYEYE

SIBITI

ZANAGA

3226

8027

7161

23242

9865

LIKOUALA

 

BETOU

BOUNELA

DONGOU

ENYELLE

EPENA

IMPFONDO

LIRANGA

22466

5089

9137

22474

10144

24638

10046

TOTAL                                                                    51521

TOTAL                                                                  103994

MOSSENDJO

ARRONDISSEMENT 1

ARRONDISSEMENT 2

 

4534

 

7551

NIARI 

BANDA

DIVINIE

KIBANGOU

KIMONGO

LONDELA-KAYES

LOUVAKOU

MAKABANA

MAYOKO

MBINDA

MOUNGOUNDOU NORD

MOUNGOUNDOU SUD

MOUTAMBA

NYANGA

YAYA

2988

6238

8712

10220

 

3326

9849

5710

3662

1652

 

777

 

2513

5821

4808

1941

TOTAL                                                                  12 085

TOTAL                                                                    68217

NKAYI

ARRONDISSEMENT 1

ARRONDISSEMENT 2

 

19177

 

21816

OUESSO

ARRONDISSEMENT 1

ARRONDISSEMENT 2

 

12348

 

12463

TOTAL                                                                   40 993

TOTAL                                                                    24811

PLATEAUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ABALA

ALLEMBE

DJAMBALA

GAMBOMA

LEKANA

MAKOTIMPOKO

MBON

MPOUYA

NGO

OLLOMBO

ONGOGNI

19484

3940

10877

31558

14406

 

16208

3320

9178

10653

25755

15222

POOL

BOKO

GOMA TSETSE

IGNIE

KIMBA

KINDAMA

KINKALA

LOUINGUI

LOUMO

MAYAMA

MBANDZA-NDOUNGA

MINDOULI

NGABE

VINDZA

7428

8446

15176

2311

8429

17221

5699

2101

3921

 

6962

22580

22564

3118

TOTAL                                                                  160601

TOTAL                                                                  125956

POINTE-NOIRE

 

 

 

TOTAL

LOANDJILI

LUMUMBA

MVOU-MVOU

TIE-TIE

160484

71190

42146

192488

 

465921

SANGHA

 

 

 

 

TOTAL

MOKEKO

NGBALA

PIKOUNDA

SEMBE

SOUANKE

31062

5833

5415

7379

11573

61262

SOIT UN TOTAL DE 2 277 144 ELECTEURS SUR UNE POPULATION DE 3 500 000 habitants

 

 

  •         Comme vous le constatez sur ce tableau, les départements et districts classés d’office défavorables au pouvoir ont leurs populations d’électeurs fortement réduites, c’est le cas de Djambala, de Mouyondzi et Gamboma pourtant reconnus comme les deux plus grands districts du pays…

 

 

 

  •        Les départements et districts jugés favorables ont vu leurs populations d’électeurs fortement augmentées et c’est le cas d’Oyo, Impfondo, Enyellé, Tchikapika, Ongogni, Owando…

 

 

Evidemment les Congolais d’en face que l’on prévoit encore de faire venir en nombre sont déjà insérés dans les effectifs gonflés de plusieurs districts bordant le fleuve Congo de sorte que, la honte ne tuant pas, le corps électoral prévu pour 2009 atteint le chiffre de 2 277 144 électeurs pour une population de 3500000 habitants et pour laquelle, de l’avis des experts et traditionnellement comme dans tous les pays du monde, le corps électoral ne peut excéder 50% de la population c'est-à-dire 1750000 électeurs pour le cas du Congo Brazzaville.

 

Voilà pourquoi le pouvoir refuse depuis des années et qu’il continuera à refuser la proposition judicieuse que lui a faite l’opposition pour éviter au pays les heurts et autres violences à la Kenyane, notamment : la redéfinition du corps électoral, la confection de nouvelles listes électorales et l’établissement sur la base de celles-ci, des nouvelles cartes d’électeurs.

Le temps n’attend pas, c’est maintenant que nous devons dépasser nos égos et nos divisions pour travailler ensemble ; nous sommes tous des enfants du Congo et nous voulons un Congo Brazzaville digne, prospère, une Nation véritablement souveraine et une République dans laquelle chaque citoyen pourra s’épanouir

Nous exhortons le pouvoir et les forces vives de la nation de l’urgence d’une "Concertation Nationale Inclusive" autour des valeurs dégagées par la Conférence Nationale Souveraine de 1992, dans l'intérêt supérieur de la Nation et pour un Pacte Républicain. Une prise de conscience patriotique est indispensable pour fixer le calendrier et les modalités de la mise en œuvre d’une feuille de route susceptible de créer les conditions optimales d’une réelle alternance au Congo Brazzaville

La responsabilité de chaque Congolaise et de chaque Congolais est totale auprès des générations futures, car demain il sera véritablement trot tard ; plus jamais une telle opportunité ne se présentera et personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

Croire encore aux promesses du Général Denis SASSOU NGUESSO, c’est croire à la bonne foi d’un homme sans foi ni loi ; un homme qui n’a pour seule lecture de la vie publique que dans l’intrigue, les rapports de force, la violence et la ruse.

Le monde a changé, le Congo Brazzaville doit absolument changer ! C’est une question de vie ou de mort pour notre pays. Le rapport de force est du coté des peuples qui luttent, la communauté internationale attend avec impatience que les Congolaises et les Congolais crient haut et fort ce qu’ils pensent tout bas, ce qu’ils souhaitent et ce qu’ils veulent depuis des années.

             Nos populations ont été paupérisées à dessein pour être au service d’une personne à la moralité plus que douteuse, il appartient aux forces démocratiques de restaurer la morale, le débat constructif  et le respect  dans la société Congolaise ; de bannir l’intimidation, la menace, l’insulte, l’humiliation ainsi que la corruption qui détruit jour après jour le tissus social du Congo Brazzaville.

Prenant l’opinion nationale et internationale à témoin, les forces vives de la nation, les résistants, les patriotes, les démocrates et  tout le Peuple Congolais réitèrent leur appel au pouvoir de tout mettre en œuvre pour :

 

1.      La mise en place d’une commission électorale nationale indépendante (CENI) composée de manière consensuelle avec la participation de tous les acteurs

2.      L’organisation d’un recensement administratif sous la supervision de cette même commission électorale indépendante

3.      L’établissement des listes électorales fiables sur la base de ce recensement administratif

4.      L’établissement de nouvelles cartes en conformité avec des nouvelles listes électorales.

 

Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Quand nos lecteurs écrivent - Communauté : Terre d'Afrique
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 11:42


COMMENTAIRE : Ce texte de monsieur Carell Bouhoui-Baclaud, reçu par mail est un grand texte car la vision des maux qu'il présente est innovante du genre "le salut vient de l'esprit selon la culture originelle et originale". Certes le mal est grand, des siècles de "désajustement mental" sont passés par là mais seul celui qui ne se débat pas en nageant, se noie. Le conscientisme à l'africaine dessine des chemins divers qui se déroutent tous vers un seul point : notre identité originelle. Seulement, comment la purifier quand les complexes nous rongent depuis très longtemps ? Le remède doit être à la hauteur du mal. Hélas, le mental ne peut être manipulé comme un objet physique car le mental se guérit par le mental. Nous devons donc libérer nos esprits de ce qui nous retient captifs en diagnostiquant le mal. Et le mal, ce n'est pas seulement l'autre, le mal c'est aussi nous donc nous faisons partie nous-mêmes Africains du remède... Réflexion : "Celui qui nous condamne à la servitude éternelle peut-il nous libérer si notre servitude est la base de sa richesse ?" Celui qui nous asservit veut rester lui-même pour toujours rester le maître et il s'arrange pour que nous cessions d'être NOUS.

*************************************************************************************************************

Ajustement mental : Le remède au drame africain

 

Le continent africain est à la traîne des autres. Il souffre d’une pauvreté chronique qui paraît d’autant plus incurable que toutes les tentatives de solution ébauchées en vue de remédier à son mal se soldent par des échecs. Des indépendances jusqu’à ce jour, les montagnes de remèdes appliqués par les institutions internationales de même que les velléités des Etats africains eux-mêmes ont accouché d’une souris. Quand elles n'ont pas tout simplement refusé d’accoucher. Une incapacité qui témoigne de la mauvaise approche faite du drame africain et démontre que, autant les premières citées que les africains eux-mêmes font partie du problème. Pour parler comme le reggae man jamaïcain Buju Banton : ‘’ you’re not part of solution then you’re part of problem’’. Autrement dit, si on ne fait pas partie de la solution, on fait (d’une manière ou d’une autre) partie du problème.
L’échec des programmes de redressement économiques mis en place depuis les ‘’indépendances’’ de nos Etats puisent leurs sources non seulement dans leurs caractères drastiques mais surtout inappropriés et inadaptés aux vraies réalités africaines. A dessein d’ailleurs… Les institutions internationales, dont sont maîtresses les puissances capitalistes de ce monde, n’ont jamais eu pour véritable mission de permettre aux autres peuples d’émerger. De se hisser à leur rang, mieux de les supplanter. Il suffit de nous référer aux programmes d’ajustement structurels des années 90 pour s’en convaincre.

Les PAS de ces années-là, n’ont eu pour principaux objectifs inavoués que de renforcer et pérenniser (par l’entremise du FMI et de
la Banque Mondiale) la mainmise occidentale sur l’économie de nos Etats face à la montée en puissance des contestations sociales et politiques des masses africaines. Contestations nées des effets collatéraux du Vent de l’Est marqué par la chute du mur de Berlin en 1989.
En effet, ce Vent de l’Est, comme son appellation l’indique, n’était pas destiné au sud.
Savamment planifié par les puissances capitalistes en vue de la destructuration du bloc soviétique et sa mise sous coupole, le Vent de l’Est s’est malencontreusement déporté vers d’autres horizons. C’est ainsi que, contre les prévisions de ses initiateurs et séduites par les artifices de liberté et de démocratie dont il a été habillé, les masses africaines sont intervenues dans ce vaste mouvement à l’effet de porter haut, elles aussi, leur désir d’émancipation.
Il relève donc de l’accident que les Africains se soient invités à ce banquet ‘’démocratique’’ auquel ils étaient nullement conviés. Une contingence de l’histoire.
Ce n’est pas un hasard lorsque, en pleine période de contestations des masses africaines, l’ex président français jacques Chirac , prétextant des turbulences qui ont accompagné ces mouvements, a jugé bon de lancer cette fameuse boutade (excusez du peu le néologisme car on sait trop s’il s’agit d’une bourde ou d’une boutade) : ‘’ Les Africain ne sont pas mûrs pour la démocratie.’’
Cependant, l’histoire se faisant ; ce désir de liberté longtemps étouffé, s’est présenté comme une grave menace pour le système de prédation économique et politique occidental imposé à nos Etats. C’est donc dans le but de contrer les besoins réels des africains afin de préserver les intérêts des nations dominantes que ces plans conjoncturels de redressement ont été mis en œuvre.
D’ailleurs, les programmes dictés aux Etats dominés depuis les années 60 n’ont répondu qu’à cet unique objectif. Le cas de
la Jamaïque de Michael Manley dans les années 70 nous édifie à ce sujet.

Malheureusement, les différentes tentatives (?) des Etats africains à travers les élites et les masses afin de solutionner le mal qui ronge notre continent, ne connaissent pas meilleur sort. Car, à dessein ou par ignorance, les Africains se refusent à reconnaître le véritable mal qui les affecte.
Il existe une vérité que nous devons constamment avoir à l’esprit. S’il est indéniable que l’Afrique souffre de la pauvreté, celle-ci est loin de représenter la source de ses malheurs présents. Mais la conséquence. En ce sens que nous n’avons pas souvenance dans l’histoire de ce continent d'un état de  putréfaction aussi avancé et généralisé avant la colonisation et, plus loin, l’esclavage.
En effet, en vue d’asseoir sa domination, le colonisateur s’est attelé au démantèlement de nos sociétés et de ses valeurs pour faire de l’homme Africain, autrefois libre, un parfait sujet.
Le système colonial, guidé par la négation de nos valeurs et partant de l’africain lui-même, avec comme point d’ancrage la fascination des siennes, a eu pour conséquence de pervertir notre mode de pensée. Ceci, de sorte à réduire l’Africain à un état de sauvage et de barbare dont seule la civilisation occidentale demeure l’unique Salut.
Un cynisme poussé à un tel paroxysme que même le Roi de cette jungle nôtre, à laquelle nous avons été cantonnés par l’imagerie occidentale, se trouve encore être – comme par enchantement… un certain Tarzan. Le plus sauvage des occidentaux. Si bien que l’Africain aujourd’hui n’a plus conscience de son existence en tant qu’être humain doté d’une histoire, d’une culture, d’un génie et de réalités qui lui sont propres. Ses repères étant devenus occidentaux. A ce titre, toute chose ne suscite son intérêt ou sa passion que lorsqu’elle porte le cachet de l’occident. Et pire désormais, d’horizons autres que l’Afrique.
Le système d’éducation hérité de la colonisation a fait de l’homme Africain, un consommateur non un producteur, un as de la mimique non un créateur, un éternel assisté non un partenaire . Enfin, un décor dans le monde non un participant du monde. Une extraversion telle, que nous sommes en total déphasage avec notre milieu et nos besoins réels.
Nos Etats forment des millions d’étudiants en espagnol alors que les populations sont affamées en dépit de la fertilité et de la disponibilité des terres arables.
On éduque autant de millions d’étudiants en allemand, quand le chômage et la maladie déciment nos populations.
On attend les remèdes aux maux qui affectent nos populations de l’Europe alors que leurs médications sont à portée de main, chez nous.
On enivre notre jeunesse de l’histoire des grandes conquêtes et des grandes œuvres de Napoléon; en un mot, de la civilisation occidentale, quand elle ignore celles de ses illustres ancêtres.
On se passionne et s’entretue au besoin pour l’islam et le christianisme, quand on rejette nos pratiques religieuses ancestrales. Dans l’ignorance totale que la religion est l’âme culturelle d’un peuple bien déterminé. Le ciment de sa civilisation. L’instrument de sa conquête du monde. Le tableau de cette indicible extraversion qui fait peine à voir n’est pas exhaustif.
De surcroît, cette mentalité de colonisé, sans cesse contrariée par les poches de résistance de nos valeurs propres qui ont vie dans ce qui reste de nos sociétés traditionnelles, a contribué à produire un profond déséquilibre en nous. Engendrant de ce fait, une autre espèce d’individus. Ni africain ni occidental, ni rien en définitive sauf un être humain, l’Africain apparaît de nos jours comme un déséquilibré mental. Un être hybride à l’image de la chauve-souris dans le règne animal. Ni oiseau, ni mammifère.

C’est pourquoi, une refondation de nos mentalités s’avère plus que jamais nécessaire afin de sortir les peuples Africains du fond de l’abîme où ils végètent. Ceci étant entendu que, quelles que soient les pluies de milliards de Francs ou autres richesses dont dispose un déséquilibré, il n’en fait rien. Sinon rien que du gaspillage dans la mesure où il demeure sans repères précis.
Cependant, il convient de faire remarquer qu’il ne s’agit nullement ici d’un changement de mentalité. Car un changement de mentalité dans le cas africain suppose, soit un reniement radical des valeurs occidentales afin de s’arc-bouter autour des valeurs uniquement africaines : signe de notre involution ; soit un accord total avec elle : marque de notre perdition. Il est établi que certaines valeurs occidentales font désormais partie de nos réalités. Il nous appartient d’en faire le tri et de ne retenir que ce qui est d’abord bon pour nous. En ce qui nous concerne, le remède au mal africain réside de prime à bord dans un ajustement mental. C’est-à-dire une prise en compte des deux réalités marquée par la prédominance de nos valeurs propres. Autrement dit, un rééquilibrage de notre mode de pensée qui appelle à la réhabilitation sans complexe aucun de nos valeurs comme fondement de notre évolution, de nos empreintes dans l’histoire de l’humanité et à une appropriation des valeurs qui font la force des autres peuples dans le monde.
Une condition incontournable qui scellera, à n’en point douter, l’Unité et
la Renaissance de l’Afrique. Dans la mesure où, cet Ajustement fera ressortir, au delà des particularismes, les valeurs fondamentales communes aux peuples africains. Valeurs qui se résument au socialisme, la solidarité, au partage vrai ; en un mot, un humanisme affirmé.
Dès lors, l’Africain ne concevra plus les problèmes d’un point de vue sectaire et synchronique mais s’éveillera à une approche globale et diachronique de son évolution dans le monde. Toute chose qui conduira à une symbiose entre les élites et les masses, fera l’unité et la stabilité de nos sociétés puis stimulera le génie de nos peuples dans les domaines où ils excellent. Une donne nécessaire qui constituera incontestablement la force et la marque de l’Africain de demain dans le concert des peuples.

Pour ce faire, il nous appartient d’imaginer les voies qui permettent d’atteindre ce but. La logique impose que, puisque c’est d’abord par la ruse puis la force que nous, peuples africains, avons été réduits au statut d’instruments par les puissances dominantes de ce monde, que nous empruntions la voie de la ruse. Pour trois raisons qui nous semblent essentielles.
Primo, l’esclavage, la colonisation et l’ère capitaliste avec leur cortège de malheurs que nous subissons en ce moment ont assez vidé notre continent de ses ressources humaines et de ses fils parmi les plus valeureux. L’Afrique est aujourd’hui sous peuplée contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire. 875 millions d’habitants pour un gigantesque territoire de 30 millions de km2 contre 375 millions d’habitants seulement pour 3.231.000 km2 concernant l’Europe, et 2 milliards d’individus pour 9.630.960 Km2 s’agissant de la chine uniquement. Un dépeuplement qui constitue une de ses faiblesses majeures.
Secundo, le rapport de force physique (militaire) entre l’occident et l’Afrique revêt une disproportion flagrante et indiscutable.
Tertio, le nouveau contexte de compétition mondiale de ce début de XXI è siècle rend caduc tout usage de la force physique. Pour preuve, l’usage abusif des opérations militaires des USA et de l’Europe (de manière solitaire ou sous le couvert de l’ONU et l’Otan), contribue aujourd'hui à affecter grandement  leurs économies. Le revers de la médaille.
Il n’est pas dans notre entendement de céder au défaitisme ni à la résignation. Mais le bon sens recommande que tout usage de la force ou de la ruse soit fonction du contexte. ‘’ Quand la musique change, la danse change’’, nous apprend la sagesse africaine. C’est la marque de tout homme et tout peuple intelligent. Les Dragons d’Asie, le Japon et la chine en tête, ont réussi ce pari en trouvant les ressorts de leur émergence dans la richesse de leur valeur propres, l’intelligence de leurs peuples et la maîtrise de ce qui fait la force du monde occidental. Ceci, sans avoir eu recours à l’affrontement militaire.
Il appartient donc aux Africains d’en faire autant. Si les solutions à nos maux résident en grande partie dans nos valeurs fondamentales et nos réalités propres, l’éducation est la clé du sésame de notre nouveau départ dans la marche de l’humanité. Une Education qui puise ses fondements dans nos valeurs et concoure à l'amélioration de notre vécu, non une instruction telle qu'elle nous a été léguée par le colonisateur. 
Il ne sert à rien de s’attaquer aux superstructures de prédation des puissances dominantes (qu’il nous suffit de mettre hors-jeu), si nous imaginons les moyens de notre propre développement.
Il est aussi illusoire de se précipiter vers la constitution de grands ensembles économiques ou politiques, si chaque Etat africain ne procède pas à sa propre refondation. Car, s’il est mathématiquement admis comme postulat que 1+1=2, donc l’union fait la force ; il n’est pas moins vrai que : 1 Pauvre+1 Pauvre= 2 Pauvres, 1 Déséquilibré + 1 Déséquilibré = 2 Déséquilibrés dont les unions font la force du désastre. C’est dire qu’on ne sait par quelle magie un agrégat de maux incarné par un assemblage d’Etats désintégrés (hier l’OUA, aujourd’hui l’Union Africaine, pâles copies de l’UE), pourrait déboucher indubitablement sur le salut de l’Afrique. A l’heure où le monde occidental subit les revers d’un capitalisme sauvage, les Etats-Unis d’Amérique et l’Europe (obnubilés par l’usage abusif de la force) semblent intellectuellement ménopausées, il appartient à chacun des Etats, chaque société africaine (des différentes corporations à la famille jusqu’à l’individu), de sonner l’heure du Réveil Africain afin de ne pas manquer cet important rendez-vous de notre histoire et des Grands Peuples.


Carell Bohoui-Baclaud
Consultant en Communication
Et en Stratégie politiques et sociales

 +226 78 32 31 71

 Ouaga, le 02 Septembre 2008.

Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Quand nos lecteurs écrivent - Communauté : Liberté et démocratie
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 21:18

 

 

COMMENTAIRE : J'ai toujours pensé que le jour où les Vilis se révolteraient ou juste se réveilleraient, le Congo ne serait plus jamais le même. Est-ce le réveil ? Est-ce le détonateur ? Il faut une trentaine d'année pour créer un leader politique ; les Vilis sont orphelins de Thystère Tchicaya qui avait osé braver le cobra suprême. Et leur colère est légitime car IL VA FALLOIR QU'ON REGARDE DE QUOI MEURENT NOS POLITIQUES ! On devrait réclamer des autopsies ! Les Vilis ont-ils découvert que la mort de Thystère avait Sassou sous roche ? Sinon comment expliquer cette vindicte populaire inhabituelle de la part de cette frange de la population congolaise d'ordinaire si calme ? Vous comprenez pourquoi Sassou ne veut pas faire un hôpital moderne dans le sud - alors qu'il va dépenser des milliards pour construire un hôpital moderne à Oyo : il ne veut pas que l'on sache de quoi meurent les opposants et les leaders politiques congolais... Sassou a enfin affaire à la vindicte populaire mais ce n'est que le début. La belle idylle entre les Vilis et Sassou toucherait-elle à sa fin ? Sassou a épousé une Vili de culture kinoise par géopolitique mais la mort de Thystère Tchicaya risque d'officialiser un désamour. Si le Kouilou bouge, le Congo se réveillera. Et si la région pétrolière est à feu et à sang, le maître français n'hésitera pas à lâcher le serviteur Sassou. A l'heure où le pétrole frise avec les 150 dollars, il y a trop d'enjeux en péril pour que Sarkozy ait des scrupules... Mi Ké ou Kambè !

        Pointe Noire au bord de l’implosion

 

 

Depuis le 05 juillet 2008 Pointe-Noire est en proie à une fronde généralisée à cause des obsèques du Président Jean Pierre Thystère TCHICAYA, ancien Président de l’assemblée nationale. Il est à noter les décès successifs des plus hautes personnalités Congolaises depuis le début de cette année suscitent plusieurs interrogations et interprétations.

Le décès  de Jean Pierre Thystère TCHICAYA n’échappe pas à la règle.

 

Le pouvoir du Général Dénis SASSOU NGUESSO se confond dans des pratiques fétichistes, ésotériques et des empoisonements. La lettre des "Sages Mbochis" nous avait édifiés précisément sur ce point. Ainsi, le décès de monsieur Jean Pierre Thystère TCHICAYA est perçu par les uns comme relevant des pratiques sacrificielles de monsieur et madame SASSOU NGUESSO.

Par ailleurs, l’effet conjugué de la misère et des souffrances des populations puis de la mascarade électorale du 29 juin 2008 ont servi de catalyseur aux jeunes de Pointe Noire qui ont réservé un accueil musclé au Général Denis SASSOU NGUESSO et à sa délégation venue de Brazzaville. Autrement dit il, n’était pas le bienvenu.

 

Des insultes, des jets de pierre et des émeutes ont accompagné le pèlerinage Ponténégrin du couple SASSOU NGUESSO qualifié de diabolique, ces trois derniers jours.

Le Général Denis SASSOU NGUESSO a été conspué, tout au long du trajet menant de l’aéroport au quartier Mvoumvou, lieu de la veillée. Pour marquer leur désapprobation les jeunes Ponténégrins ont procédé à la crevaison des pneus afin d’immobiliser le corbillard.

 

Le clou de la révolte s’est déroulé ce 07 juillet 2008 par l’attaque à coup de projectiles divers (pierres, cailloux, fer…) du cortège du Général Dénis SASSOU NGUESSO qui a été contraint de rebrousser chemin sous les huées et les quolibets de la foule. Il s’en est suivi le saccage et la destruction des voitures officielles, le pillage des magasins et autres édifices au centre ville, au grand marché de Pointe-Noire et dans certains quartiers.

Des scènes de cris et de révolte des populations hostiles au pouvoir corrompu du Général Dénis SASSOU NGUESSO ont gagné toute la ville décréter ville ce 07 juillet 2008.

Des arrestations, et des kidnappings sont actuellement en cours par des éléments de la garde prétorienne du Général Dénis SASSOU NGUESSO, venus en renforts.

 

  • Nous informons la communauté internationale de la situation dramatique latente au Congo Brazzaville,
  • Nous mettons en garde les autorités de Brazzaville sur  toute forme de répression contraire au droit.
  • Nous Apportons notre solidarité à toute forme de résistance citoyenne,
  • Nous interpellons les membres du réseau "Nous sommes le Congo, Cessons d’avoir peur, Sassou doit partir" à redoubler de vigilance en remontant les informations à leur disposition.
  • Nous réaffirmons notre vœu de voir le pouvoir prendre la mesure des risques d’implosion dans le pays et de  souscrire à l’idée d’une "Concertation Nationale Inclusive".

 

Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation à Pointe Noire....
 (envoyé per Patrick Eric MAMPOUYA) 

 

Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Quand nos lecteurs écrivent - Communauté : Liberté et démocratie
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 03:18

 

 

Au regard de tout ce qui se passe au Congo, il n’existe nulle part sur ce territoire de près de 3 millions d’individus, une opposition réelle, une opposition constructive et structurée, telle qu’on la connaît dans des pays comme le Bénin ou le Mali, prendre l’exemple des oppositions occidentales serait trop osé, trop affligeant pour le Congo, le mieux était donc de prendre en exemple des modèles d’opposition  de quelques pays africains.

Au Congo, nul doute,  l’opposition n’existe que par l’étiquette qu’on lui donne, car il n’existe pas d’opposition réelle au Congo, les opposants congolais n’ont aucune personnalité, ce sont des pantins, qui s’emploient corps et âme à s’autodétruire, une opposition fantoche, et fantomatique, qui est minée par des querelles intestines et des egos surdimensionnés. Ces pseudos opposants, avec leur conception d’opposition désuète et folklorique, courbent l’échine devant le pouvoir oligarchique de M’pila, une opposition minée par les querelles intestines, fétichistes et machiavéliques, elle n’existe que dans l’ire de ces pantins qui saoulent le Congo de discours haineux, prolixes, baroques, fantasmagoriques et pantagruéliques.

Une opposition atrophiée, dont les leaders ne sont ni plus ni moins que des mendiants, des animistes,  des personnages d’un cirque, entre un Kolélas pitoyable, ingénu, et sectaire qui mendie l’aumône auprès du tôlier de M’pila, et qui se prosterne à Oyo sur la tombe du grand frère de l’Oyocrate, ce Kolélas qui osait en 1992 montrer son dos écaillé de balafre sous le coup de la torture à ses partisans, un Kolélas radical, prônant la politique dure, n’était en fait qu’un homme pauvre, un illuminé, un égocentrique, un tribaliste, minable et envieux, qui ne  cherchait qu’à se faire un peu d’argent aussi, pour ne plus errer dans la précarité ; cette opposition non structurée, dirigée par des automates, balayée par le manque d’audace, et bouffée par le tribalisme et la haine, partagée entre un Tchystère amorphe, ubuesque et folklorique, un Moungounga maladroit, impopulaire et nécessiteux, un Dzon moins charismatique, motivé par le gain, et gauche, un Ngouélondélé pathétique, proche du pouvoir, manquant de pugnacité, ingénu, et impopulaire, un Kignoumbi fantoche, impopulaire, plus usurpateur que politicien honnête, un Moukouéké égocentrique, incompétent et cynique, un Tsaty-Mabiala aigrefin, médiocre, piètre, impopulaire et égocentrique…etc.

On voit mal la fameuse opposition imposer des contre-pouvoirs au régime totalitaire de M’pila en 2009, cela s’explique par l’absence d’une opposition crédible et structurée, empêchant un débat de fond et paralysant  le développement économique et social de notre pays, il faut un véritable moratoire sur l’opposition congolaise, elle doit se remodeler, elle doit se muer en une vraie et véritable opposition politique et démocratique, une vraie opposition qui va au-delà des clivages, au-delà des ethnies et qui prône le développement social et économique du Congo d’avec tous ses filles et ses fils. Je pense que  l'opposition doit s'atteler, outre l'élaboration d'un projet politique cohérent  et fiable, non pas de prêcher dans le vide, ou de se détester par médias interposés, mais à travailler quotidiennement avec les Congolais pour créer les conditions qui permettront de contraindre le régime à satisfaire les vrais revendications politiques, sociales et économiques.

Le peuple a besoin d’une opposition forte, structurée et unie, pas une opposition faible qui n’arrive pas à se démarquer de l’immobilisme dans lequel il est, une opposition qui a du mal à se distinguer avec le pouvoir, une opposition qui rime d’avec le paternalisme, qui n’arrive pas à sortir des corporatismes, une opposition minée par la guéguerre de quelques barons qui ne pensent qu’à leur égo.

Je pense que Le sursaut démocratique des années 1991,  devrait servir à postériori à cette opposition victime du malaise identitaire et ethnique, et éprise de gloire, une opposition qui semble être trouée, perdue et qui ne propose aucune alternative réelle face au totalitarisme militaire et policier du généralisme Sassou Nguesso.

  Une opposition factice qui est plus motivée à courber l’échine auprès du généralissime Sassou, quémandant les quelques miettes de pétrocfas que le Prince de M’pila voudrait lui donner, le pouvoir de ce fait ne lui donne aucun pouvoir d’ingérence  sur la manière dont les affaires publiques sont gérées par les oligarques civiles ou militaires qui gouvernent le Congo depuis le triste putsch sanglant de 1997.

Aujourd’hui, l’opposition  congolaise, manipulée par le généralissime Sassou Nguesso comme  un marionnettiste actionnant des fantoches, est perçue par l’Oyocratie comme une hérésie aux valeurs tyranniques, ce que cette pseudo opposition oublie, c’est qu’elle perd lentement la confiance de ce peuple, en s’inféodant au pouvoir, un régime porteur de valeurs destructrices d’un système monolithique.

Pourtant le peuple souffre, un peuple victime lui-même de cet embrigadement sectaire, ce peuple s’enlise petit à petit, mais une telle situation ne peut être que provisoire, car la soif de justice, de liberté, de développement, du changement, et de participation finit toujours par prendre le dessus sur la soumission et à l’arbitraire. Il est temps que l’opposition congolaise, si elle veut se définir comme une réelle opposition, puisse s’unir autour d’un candidat qui fasse l’unanimité, car le déclenchement des cycles de contestations et de remises en cause des régimes politiques qui privilégient la voie autoritaire au développement apparaît comme un tournant décisif au processus de maturation des systèmes politiques africains, il nous faut une opposition forte, celle qui ose et croit en l’Afrique, celle qui refuse les ethnies comme critères politiques.

1991 était l’espoir, C’était le début d’une vague toute nouvelle de démocratisation des systèmes politiques africains, après les périodes des régimes paternalistes qui avaient accompagné la décolonisation et des régimes autoritaires civils ou militaires qui avaient fait irruption au milieu de la première décade des indépendances. Le multipartisme renaissait de ses cendres, les nouvelles constitutions le consacrèrent solennellement, le multipartisme, formellement proclamé, recevait une pleine effectivité avec l’éclosion de formations politiques hors du parti unique, longtemps considéré comme le seul creuset efficace de l’intégration nationale. Malheureusement au Congo, on confondit vite pluralisme et pouvoir à tout prix, la non compréhension du pluralisme engendra des drames, et le retour au pouvoir d’une tyrannie effroyable qui, s’approprie aujourd’hui le pays.

J’aimerais dire une chose à l’opposition congolaise,  la démocratie, dans le contexte des systèmes politiques majoritaires, renvoie à l’exercice du pouvoir d’État par la majorité sous le contrôle de l’opposition et l’arbitrage du peuple (Georges Vedel).

 À la séparation classique des pouvoirs, fondée sur une différenciation organique et fonctionnelle des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, se substitue, de nos jours, une séparation politique entre la majorité et l’opposition sous l’arbitrage du pouvoir judiciaire qui veille au respect des droits et libertés fondamentaux d’une part et, d’autre part, du peuple, appelé à trancher, en dernière instance, les conflits opposant ces deux protagonistes du jeu politique grâce à l’expression du pouvoir de suffrage. Le pouvoir de la majorité n’est ni arbitraire ni illimité. Il s’exerce dans un cadre normatif, ainsi que des valeurs démocratiques fondées sur la tolérance et le respect de l’autre, c’est-à-dire de la différence et l’acceptation de la critique. Sans reconnaissance légale de l’opposition, gage du pluralisme, point de démocratie.

Composante essentielle de la démocratie, l’opposition présente un caractère d’utilité publique. Elle est investie d’une véritable mission de service public dans la mesure où, par son pouvoir de critique et de contre proposition, elle modère les ardeurs de la majorité et offre aux citoyens une alternative à la politique définie et appliquée par la majorité parlementaire.

Porteuse de valeurs stabilisatrices et non subversives, ainsi que d’idées et de projets de société alternatifs à ceux véhiculés par la majorité, l’opposition doit avoir la possibilité de porter son message au peuple et conquérir ses suffrages à l’occasion d’élections pluralistes transparentes, loyales et sincères. L’opposition doit alors disposer d’un statut la plaçant dans un cadre » normalisé », » statufié » qui garantit l’effectivité et la jouissance des droits et détermine ses obligations, car, en démocratie, un statut ne se conçoit pas sans devoirs.

 La construction et l’approfondissement de la démocratie passent, en conséquence, par un renforcement de la capacité d’action des acteurs du jeu politique à travers la définition d’un cadre juridique et politique déterminant les droits et devoirs respectifs de la majorité et de l’opposition en même temps que l’allocation équitable des ressources publiques aux partis politiques.

 

Ce n’est que de cette façon que vous aiderez le Congo, et vous vaincrez ce pouvoir tyrannique de M'pila.

Kopa Ludovic

 

 congoinfos@yahoo.fr

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Par Le lion de Makanda mwan Mizumba - Publié dans : Quand nos lecteurs écrivent - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 12:18

 Pétrole : le pouvoir a changé de camp


Au début des années 1970, quand le baril d'or noir valait moins de 2 dollars, personne n'imaginait qu'un président Américain en serait un jour réduit à quémander auprès du roi d'Arabie Saoudite une hausse de la production de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) pour faire baisser les prix. L'Occident en est pourtant là.

Après une première rebuffade, mi-janvier, George W. Bush est revenu à la charge, vendredi 16 mai 2008, lors de sa rencontre à Riyad avec le roi Abdallah. Sans plus de succès, sinon une augmentation limitée et temporaire.


Elle est révolue, l'époque où la Standard Oil of New Jersey, l'Anglo-Persian, Gulf Oil et leurs quatre autres "sœurs" dominaient le marché mondial. Où le président Roosevelt obtenait du roi Ibn SAOUD l'ouverture des puits saoudiens aux compagnies étrangères en échange de la protection militaire américaine (1945). Où l'on pouvait renverser impunément le premier ministre iranien MOSSADEGH (1953), coupable d'avoir nationalisé les hydrocarbures. Où l'on feignait de croire que le pétrole est une richesse inépuisable.
Le pouvoir de marché a changé de camp. Il a échappé aux pays consommateurs et aux Big Oil (Exxon, Chevron, Shell, BP...). L'évolution du baril (128 dollars), se joue dans les coulisses du Kremlin et les méandres du pouvoir Iranien, dans les mangroves Nigérianes et sur les bords de l'Orénoque Vénézuélien, dans les couloirs Viennois de l'OPEP et les salles du New York Mercantile Exchange. Et, surtout, dans les palais Saoudiens.


Le monde vit un troisième choc pétrolier ; plus lent que ceux de 1973 et de 1980. Le baril, dont le prix a été multiplié par six en six ans, est plus cher en dollars constants qu'au début de 1981. Son prix peut refluer de dix ou vingt dollars dans les prochains mois, mais rien n'est moins sûr. Des analystes aussi écoutés que ceux de la banque d'affaires Goldman Sachs le voient à 141 dollars en moyenne au second semestre et à 148 dollars en 2009. L'OPEP n'exclut plus 200 dollars...

Le royaume wahhabite, seul pays à pouvoir mettre un million de barils supplémentaires sur le marché, y rechigne. Il a même infléchi son discours, récemment, en annonçant qu'il allait plafonner sa production quotidienne à 12,5 millions de barils entre 2009 et 2020 pour préserver ses réserves et les intérêts des générations futures avec elles. " Chaque fois qu'il y a de nouvelles découvertes, laissez-les dans le sol car nos enfants en auront besoin ", a tranché le roi.

Rien n'incite les Saoudiens à ouvrir les vannes. Ils jugent le marché bien approvisionné et les stocks de brut et d'essence à de bons niveaux. Ils s'inquiètent surtout de la politique énergétique des Etats-Unis, qui vise à réduire leur " dépendance au pétrole " du Moyen-Orient - mot d'ordre lancé par Mr W. BUSH et repris d'une seule voix par les candidats à la présidentielle John MCCAIN et BARACK OBAMA. Il suffit d'entendre les réquisitoires du ministre Saoudien de l'énergie contre les agrocarburants, qui se développent outre-Atlantique, pour comprendre l'enjeu.

S'ajoute la volonté de certains parlementaires Américains de soumettre le marché pétrolier aux règles anticartels du commerce international, voire de suspendre les ventes d'armes si Riyad n'accroît pas sa production pétrolière.

Ces initiatives inquiètent et exaspèrent l'OPEP. La stratégie du cartel de Vienne, qui a renoncé à fixer une fourchette de prix depuis 2003, semble simple : approvisionner le marché pour éviter toute rupture, réduire le "coussin de sécurité" au minimum (2 millions de barils par jour) et maintenir ainsi les prix aussi élevés que possible sans compromettre la croissance économique.

 

Avec les trois quarts des réserves mondiales, les treize Etats membres de l'OPEP ont les moyens de leur politique.
La dépendance des pays consommateurs est liée à la fragilité des multinationales. Les Etats pétroliers et leurs compagnies publiques nationales se partagent 85 % des réserves mondiales. Les majors n'en détiennent plus que 15 % et peinent à les reconstituer à mesure qu'elles puisent dedans. Que pèse le "géant" ExxonMobil, première entreprise côtée, face à Gazprom ou à Saudi Aramco ? L'accès des grandes sociétés occidentales aux champs pétrolifères (fermés en Arabie Saoudite, au Koweït et au Mexique, de plus en plus difficiles en Russie, au Venezuela et en Algérie) impliquerait  le retour à la période d'avant les nationalisations des années 1970", juge Nicolas SARKIS, directeur de la revue Pétrole et gaz arabes.


Faudra-t-il faire la guerre pour le précieux liquide ? Inimaginable, même si la soif de pétrole était un des motifs de l'invasion Américaine de l'Irak en 2003, a reconnu l'ancien patron de la FED , Alan GREENSPAN. Pour quel bénéfice ? En accroissant les tensions au Moyen-Orient et en réduisant l'offre, elle a contribué à la flambée des prix. Prendre possession de ces réserves par la force serait "une bataille d'arrière-garde", les pays pétroliers étant aujourd'hui "dans une position de force", note Nicolas SARKIS. Ils peuvent vendre leurs énormes réserves en dollars et priver les va-t-en-guerre de pétrole en le proposant à des pays plus pacifiques. A la Chine plutôt qu'à l'Amérique !

Nombre de pays industrialisés ont tiré les leçons des crises de 1973 et 1980 et réduit leur dépendance. Il leur en faut moins pour créer la même richesse. Aux Etats-Unis, les administrations successives ont tranché dans le même sens : " le mode de vie américain n'est pas négociable ",  moyennant quoi son taux de dépendance au pétrole importé passera de 60 % à 80 %. Dans l'immédiat, le problème est géopolitique : l'accès à la ressource se réduit. A plus long terme, il est géologique. Il reste 1 200 milliards de barils de pétrole, soit quarante ans de consommation au rythme d'extraction actuel. Les plus optimistes multiplient ce chiffre par trois en y ajoutant les bruts dits "non conventionnels" (huiles lourdes, sables bitumineux). Las, ils sont très coûteux à extraire. Les champs déclinent en Arabie saoudite, en Russie, en Norvège, au Mexique, en Indonésie...
La seule réponse réside dans une baisse de la consommation. Or la flambée des prix n'a réduit la demande qu'à la marge, puisque les transports fonctionnent à 97 % grâce aux dérivés du brut. Une telle baisse est vitale pour renforcer la sécurité énergétique et lutter contre le réchauffement climatique. Le pétrole le moins cher et le plus propre est encore celui qu'on ne brûle pas.

                                    Jean-Michel BEZAT : Service Economie Le monde

 

 

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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 17:58

 

Chers compatriotes, militants associatifs et amis du Congo Brazzaville,

La Plateforme pour la restauration de la Démocratie au Congo Brazzaville  (PRDC)  vous invite à une réunion de préparation pour une série d’actions commémoratives des évènements tragiques du 07 juin 1997

 

Dimanche 25 mai 2008 à partir de 14H00 précises à Paris

Ligne 7, métro Tolbiac à coté du Mac Donald de Tolbiac

 

Le 5 juin 1997, le Général Dénis SASSOU NGUESSO, à la tête d'une milice, de l'armée Angolaise et des mercenaires mettait un terme au processus démocratique en cours au Congo Brazzaville.
Près de 11 ans après, les Congolais n'ont pas fini de panser les plaies de cette calamiteuse aventure et les signes potentiels d’une nouvelle déflagration des nouvelles tragédies restent présents.

 

Aussi, nous invitons les Congolais de la diaspora et les amis du Congo Brazzaville de se joindre à nous le dimanche 25 Mai 2008 à 14H00 précises  à coté du Mac Donald de Tolbiac à Paris (ligne 7, métro Tolbiac), pour qu'ensemble nous regardions les contours et la faisabilité d'une série d’actions en mémoire de toutes les victimes de cette tragédie et pour exiger ensemble la restauration de la démocratie au Congo Brazzaville.

 

Pour tous renseignements complémentaires, prendre contact avec :


Martial BOULOUD: 06 62 76 80 47 

Patrick Eric MAMPOUYA: 06 26 94 12 46

Guy MAFIMBA: 06 18 57 38 26

 

 

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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 13:14
Interview de Léandre Sahiri
Article publié le 2 avril 2008
 
Léandre Sahiri : « C’est une abomination que d’ignorer le Code Noir ».
 
« Le code Noir de Louis XIV » est le titre du livre que vous venez de publier aux Editions Menaibuc en France. Et, vous dites dans l’avant-propos : « je rêvais d’écrire ce livre ».Quel est l’enjeu qui sous-tend la publication d’un tel ouvrage ?
Léandre Sahiri : L’enjeu qui sous-tend la publication de mon livre « Le Code Noir de Louis XIV » comporte un triple aspect. Le premier aspect, c’est que beaucoup d’Africains se demandent souvent pourquoi, malgré ses richesses incommensurables l’Afrique va mal et demeure sous-développée ? On entend souvent les gens se demander pourquoi les Noirs sont généralement les plus défavorisés dans la vie ? Et puis, beaucoup d’entre nous s’adonnent à l’autodestruction, allant jusqu’à conforter les autres dans leurs préjugés de mépris sur les Noirs. Par ailleurs, quelles que soient leurs zones de vie et leurs valeurs intrinsèques, quels que soient leurs degrés de réussite, les Noirs sont vilipendés, brimés, dénigrés, discriminés… pourquoi ? Les Noirs n’ont pas la force de construire ensemble dans leurs riches diversités, ni d’entreprendre ensemble dans la complémentarité, ni de vivre ensemble dans le respect des uns et des autres ; de même, nos organisations ne sont ni manifestes, ni fiables, pourquoi ? Sommes-nous maudits, à jamais condamnés ? Comment faire et que faire pour nous en sortir, pour ne pas laisser perdurer ces états de servitude ? Etc. Moi, en tant que chercheur, j’ai mis tous mes efforts à trouver des réponses à ces interrogations. Et c’est après avoir lu le Code Noir que j’ai trouvé quelques éléments de réponse à nombre de ces questions brûlantes... Le deuxième aspect, c’est que, en Occident circule une thèse selon laquelle, seuls les Africains sont responsables de la « traite négrière ». Pour les tenants de cette thèse, ce sont les Africains qui ont vendu leurs frères et, que les Européens n’ont eu, au bout du compte, qu’un rôle exclusivement passif. On va même quelques fois jusqu’à mettre sur le même plan, l’esclavage que pratiquèrent jadis les Africains, les trafics négriers que développèrent les Arabes, et le commerce triangulaire (réglementé par le « Code Noir ») qu’instituèrent les Européens, en englobant les trois, sous le même vocable : la traite. Et qui, dit-on, avec chiffres à l’appui, a généré plus d’esclaves et a été plus horrible que la traite européenne. Il s’agit là, comme dit Serge Bilé, d’un « révisionnisme dangereux » qui n’a pas manqué de susciter ma curiosité et qui m’a fait penser qu’on n’a pas encore tout dit sur l’esclavage, du moins qu’il restait encore des zones d’ombre à éclairer... Le troisième aspect concerne l’abolition de l’esclavage et sa commémoration. Le bicentenaire de l’abolition de l’esclavage, le 10 mai dernier, a donné lieu, ici et ailleurs, à de multiples commémorations et célébrations. Vous savez aussi que l’abolition de l’esclavage en 1886, était censé marquer l’avènement de la réintégration des « hommes et femmes de couleur » dans la famille humaine d’où ceux-ci avaient été éjectés, plusieurs siècles durant, par l’esclavage, qui fut institutionnalisé, réglementé par le Code Noir promulgué en 1685 par Louis XIV, Roi de France. Cependant, force est de reconnaître que, malgré cette abolition, l’esclavage, demeure encore de nos jours une réalité. En effet, des millions d’enfants, d’hommes et de femmes en sont encore victimes à travers le monde, sous des formes diverses.
 
C’est donc là ce qui vous a poussé à écrire « Le Code Noir de Louis XIV » ?
L S : En effet, l’intérêt de mon livre c’est de faire connaître le contenu du Code Noir, pour comprendre notre humaine condition, pour appréhender les subtilités des relations Nord/Sud... En fait, il s’agit de montrer comment et pourquoi le Code Noir a été conçu. Il s’agit également et surtout d’en dévoiler la face cachée et de mettre en lumière ses incidences et ses influences dans nos vies quotidiennes aujourd’hui.
 
Alors, qu'est-ce donc que le Code Noir dans ses principes et dans son fonctionnement ?
L S : Le Code Noir est un recueil de lois. En un mot, une réglementation. Et cette réglementation concerne spécifiquement l’esclavage des Africains noirs. Elle comporte, à sa base, un principe clair et précis : « les gens de couleur et plus précisément les gens à la peau noire doivent être, pour toujours et partout, vus et traités comme des biens meubles transmissibles et négociables » (Article 44). Autrement dit, dès lors qu’on est un homme de couleur, comme ils disent, on n’est ni plus ni moins qu’un objet dont les Occidentaux peuvent et doivent disposer, à loisir, pour leurs commodités et leurs besoins. C’est ce principe-là du Code Noir qui a sous-tendu la traite négrière, la colonisation, et qui aujourd’hui sous-tend la Françafrique.
 
Quel intérêt y avait-il à codifier l’esclavage des Noirs ?
L S : C’est que le Code Noir constitue le socle pour faire des Noirs, en toute bonne conscience, les outils de travail, les instruments de production, les produits marchands des Français. Il a été promulgué, pour qu’il existe désormais, à l’image de la Bible ou du Coran, un document de référence incontournable, qui institutionnalise l’esclavage des Noirs. Le Code Noir a donc été conçu comme un document juridique qui rend légitime et normal le commerce des Noirs, étant donné que le Noir est défini, dans le Code Noir, d’abord comme une chose domestique et ensuite comme une marchandise. Et donc, comme tout objet de commerce, le Noir pouvait être soumis aux lois du marché. Codifier l’esclavage légiférait que, dès lors, il n’y a ni crime, ni délit au négoce des Noirs.

Dans quel contexte historique et politico-économique « le Code Noir » a-t-il été rédigé ?
 L S : Les raisons sont d’abord d’ordre économique. On sait qu’après avoir bâti de toutes pièces et de toute beauté le Château de Versailles et l’Hôtel des Invalides, après les multiples guerres pour étendre la suprématie de Louis XIV sur le monde, la situation économique de la France était bien critique et, partout en France, il y avait la misère et des révoltes. Et, c’est justement cela qui a conduit les Français, non seulement à promouvoir, à une très grande échelle, le commerce triangulaire des esclaves noirs, mais aussi et surtout à l’organiser et à le codifier. Car, après étude, l’on a trouvé que c’est là que résidait véritablement le salut de la France. Jean Baptiste Colbert disait, à juste titre : « Il n’y a aucun commerce dans le monde qui produisît tant d’avantages que celui des Nègres. Il n’est rien qui contribuerait davantage à l’augmentation de l’économie que le laborieux travail des nègres »...

Est-ce seulement pour des raisons économiques qu’on a eu besoin de réglementer le commerce des Noirs ?
L S : Bien sûr que non ! A ces raisons commerciales évidentes, s’ajoutent d’autres raisons d’ordre politico-démographique : il s’agissait à cette époque de limiter la puissance des Noirs, laquelle puissance résultait de leurs ressources incommensurables, de leurs activités débordantes et de leurs grandes forces de travail. En effet, à cette époque, les Africains étaient trois fois plus nombreux que les Occidentaux. Il y avait donc une puissance latente présageant la suprématie des Noirs sur les Blancs durant plusieurs siècles. On avait donc perçu cela comme une menace, voire un péril. Le professeur Elikia M'Bokolo a démontré clairement qu’au début du commerce triangulaire, l'Afrique n'était pas un continent inférieur à l'Europe. M'Bokolo a aussi démontré que l'ordre mondial de cette époque n'était pas une donnée naturelle, mais historique et culturelle. De ce fait, il est impossible de nier que la déstructuration provoquée par l'esclavage a été très grave et très profonde, et d’ailleurs, les conséquences sont encore visibles aujourd'hui... Et puis, aux considérations commerciales et aux préoccupations d’ordre politico-démographique dont je viens de parler, s’ajoute également le souci capital de renforcer le pouvoir central, d’étendre le pouvoir de Louis XIV sur le monde entier. Il y a aussi des raisons d’Etat, à savoir garantir la sécurité publique par la suppression des révoltes, des attentats et insurrections fomentés par les « Nègres marron » et quelques Noirs instruits dans la langue et la culture françaises. Et puis, il y a enfin les raisons religieuses : le préambule et les dix premiers articles du Code Noir tendent à proclamer et à imposer la primauté, voire la prééminence de l’église catholique, apostolique et romaine en France et dans le monde.

Que pensez-vous des arguments bibliques auxquels certains évêques et prêtres se sont référés pour légitimer l’esclavage ?
L S : Ces arguments n’ont aucun fondement, quoique s’appuyant sur la Bible. Il faut préciser que les évêques de l’époque étaient non seulement nommés par le Roi, mais aussi et surtout ils étaient à la charge du Roi et donc acquis, par redevance, à sa cause. De plus, leur niveau d’instruction était tel qu’ils n’avaient pas assez d’éléments pour s’élever au-dessus de certaines contingences intellectuelles ; par exemple, ils se trouvaient incapables d’expliquer ce que signifie « être fait à l’image de Dieu ».

Vous parlez du « Code Noir » comme d’un document important à connaître absolument pour la libération mentale du Noir. Et, vous dites même que c’est une abomination que de l’ignorer…
L S : C’est vrai que c’est une abomination que d’ignorer le Code Noir. Parce que l’ignorance du Code Noir favorise la continuité, voire la pérennité de l’esclavage, ne serait-ce qu’au plan mental. C’est pourquoi, de mon point de vue, nous devrions, tous et toutes, absolument connaître le Code Noir, afin d’enrayer de notre mental le complexe d’infériorité pour les uns et le complexe de supériorité pour les autres. Il faut absolument connaître le Code Noir afin de tuer en nous les germes du racisme, du larbinisme, de la dépréciation et des discriminations de tous genres. En effet, c’est notre ignorance du Code Noir qui nous maintient dans des situations de défavorisés, de sous-hommes. C’est notre ignorance du Code Noir qui justifie, pour nombre de Noirs, le mépris d’eux-mêmes, au point d’en arriver à se détester et à s’autodétruire. Autant j’ai compris que ce n’est pas confortable d’ignorer ce que d’autres savent, autant je déplore qu’il ne soit pas du tout fait cas du Code Noir dans la plupart de nos programmes et manuels scolaires...

Pensez-vous que le destin de l’Afrique aurait été différent si les Africains avaient eu depuis longtemps connaissance du Code Noir ?
L S : Bien sûr que oui ! Le destin de l’Afrique aurait été totalement différent si les Africains avaient, depuis longtemps, eu connaissance du Code Noir. Parce que tout simplement les rapports entre Nord et Sud auraient été différents, on aurait instauré un autre type de relation entre la France et l’Afrique que le commerce triangulaire ou la colonisation, etc.

Qu’est-ce qui explique le lourd silence des descendants d’esclaves et des Africains au sujet du Code Noir ?
L S : Simplement parce que le Code Noir est un document qui a été longtemps tenu secret. Car comme le dit le professeur Louis Sala-Molins, « c’est le texte le plus monstrueux que l’histoire ait jamais produit ». De ce fait, il a généralement circulé sous manteau ; on parle à ciel ouvert du Code Napoléonien, du Code de la nationalité, mais pas autant du Code Noir, eu égard à sa nocivité. On a même bien souvent tenté de noyer le poisson dans l’eau, par exemple en créant un parfum de luxe dénommé « Code Noir »... Par ailleurs, il faudrait savoir la part très importante prise dans l’esclavage des Noirs par l’Eglise qui devait « inculquer aux Noirs la soumission et la subordination sous prétexte de recevoir en échange le paradis céleste ». Il ne faut pas non plus perdre de vue les missions de pacification ou de civilisation pour soi-disant sortir les Noirs de la sauvagerie et de la barbarie, étaient, en réalité, destinées à perpétuer l’esclavage et éviter toute velléité de prise de conscience et toute initiative de révolte des Africains contre le système de l’esclavage des Noirs.
 
Pourquoi avoir choisi le genre dramatique pour poser ce problème ?
L S : La plupart des textes sur le Code Noir sont des essais ou des discours. Or, comme je l’ai dit dans l’Avant-propos, je rêvais de faire quelque chose de différent. C’est non seulement l’une des originalités de mon œuvre, mais c’est d’abord et avant tout un choix idéologique et esthétique. En effet, j’ai choisi le genre dramatique, parce que, pour moi, le théâtre est primordial. Le théâtre, dans toute sa splendeur, a un pouvoir majestueux, comme le cinéma, de nous renvoyer des images fortes pour nous faire percevoir la réalité des choses, des êtres et des faits. Le théâtre a la magie des images qu’on a peine à rendre dans un roman ou dans un essai. Et puis, le théâtre, c’est le point de rencontre entre le réel et l’imaginaire, c’est un art total, en tant que prolongation et synthèse de tous les arts, notamment la peinture, la décoration, la chorégraphie, la danse, la musique, la mimique, la gestuelle, etc.

A quoi correspond le fait de faire tenir les rôles des personnages noirs par des personnages blancs et vice-versa ?
L S : Pour moi, une œuvre littéraire n’est jamais vraiment achevée. Je veux laisser la liberté au metteur en scène d’approfondir le texte et d’y apporter les innovations comme celles-ci qui sont parfois osées certes, mais nécessaires pour produire un spectacle original, grandiose, prodigieux, à la seule condition de ne pas trahir les idées de l’auteur. Et puis, au-delà de cet aspect purement chorégraphique, faire tenir les rôles des personnages noirs par des personnages blancs et vice-versa vise à donner une dimension cathartique à mon œuvre, c'est-à-dire la fonction de nous libérer des tensions psychiques, des complexes, des frustrations, des choix inconscients, etc. En d’autres termes, il s’agit, comme dit un des personnages de la pièce, en l’occurrence le propriétaire d’esclaves Willie Lynch, de savoir ce que les uns « éprouveraient eux-mêmes dans une situation d’esclavage ». Et puis, je me réfère à cette citation de Marivaux dans L’Île des esclaves : « Eh bien ! Iphicrate, on va te faire esclave à ton tour ; on te dira aussi que cela est juste ; et nous verrons ce que tu penseras de cette justice… Quand tu auras souffert, tu sauras mieux ce qu’il est permis de faire souffrir aux autres… ».

Au-delà de tout ça, quel message voulez-vous adresser aux lecteurs ?
 L S : Je voudrais préciser que mon intention n’est nullement de dresser les Noirs contre les Blancs ! Il ne s’agit pas non plus de blanchir ni d’innocenter les Africains, en ce qui concerne l’esclavage et la situation de misère que vit aujourd’hui l’Afrique ; car, nul ne saurait nier que les Africains ont effectivement pratiqué l’esclavage ou le servage, comme tant d’autres peuples de la terre… En outre, nul ne saurait nier la part de responsabilité des Africains dans la mauvaise gouvernance, les détournements des deniers publics, la corruption des régimes au pouvoir, les retournements de veste, les fraudes électorales, les rebellions, les génocides et autres guerres tribales qui, soit dit en passant, sont loin de nous honorer... J’ai écrit ce livre pour inviter à parler de ce document plus ou moins tabou, le Code Noir, à en débattre pour combattre le mensonge, l’ignorance, la discrimination, les complexes, et surtout afin de situer les responsabilités des uns et des autres… Mon objectif, c’est aussi de faire saisir la racine profonde du mépris terrible que certaines personnes portent sur les autres, ou que d’autres personnes se portent sur elles-mêmes, au point de se sous-estimer, de se détester, de se haïr, de s’abandonner au fatalisme, de vouloir changer de peau. Mon souhait, c’est, par-dessus tout, de contribuer, à mon humble niveau, à réveiller les consciences, ainsi que de participer à l’édification d’une humanité nouvelle, débarrassée de toutes les affres des idéologies négatives, néfastes.
 
Interview réalisée par Serge Grah, Journaliste - Correspondant DirectAbidjan (Côte d'Ivoire) serge.grah@directabidjan.com
Article rédigé le 31/03/2008.
Editions Menaibuc : www.menaibuc.com  E-Mail: menaibuc@wanadoo.fr



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