Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:31

Partager cet article

28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:00

CONGO-BRAZZAVILLE : DENI DU DROIT A LA VIE ET ATTEINTES GRAVES AUX LIBERTES FONDAMENTALES

                                              Communiqués de presse  
 
Pointe-Noire, le 25 avril 2015. La Rencontre pour la Paix et les Droits de L’Homme (RPDH) est très préoccupée par la campagne d’intimidation des services de sécurité, matérialisée par l’incarcération, la détention arbitraire et illégale depuis plus d’une semaine de huit (08) personnes parmi lesquelles un mineur, ainsi que la mort en détention de trois personnes au Commissariat central de Police de Pointe-Noire. 
 
D’une part, la RPDH a été saisie en date du 20 Avril 2015 par la famille MALELE suite à l’arrestation du nommé MOUANDA-MPANZOU Red Michael par les éléments de la force publique, le 14 Avril 2015 à 16 heures au niveau du marché de Mont-Kamba, dans l’Arrondissement 4 Loandjili. Il a été arrêté au motif, d’après les autorités policières, de diffusion et de vente de CD subversifs. En réalité, les CD dont il s’agit, produits en ligne par la chaîne BREZIANI.TV (06.80.32.87.87) annoncent la prise de position des congolais de la diaspora installés en France sur le non au changement de la constitution congolaise du 20 janvier 2002.
 
Monsieur MOUANDA-MPANZOU Red Michael de nationalité congolaise, est un diplômé sans emploi exerçant un petit commerce de vente des CD au marché de Mont-Kamba. Après une détention de trois (03) jours au commissariat central de police, l’infortuné a été transféré au poste de police du Port Autonome de Pointe-Noire, où il est détenu au delà des délais légaux reconnus par les textes réglementaires en vigueur dans notre Etat et sans être présenté devant un juge.
 
La RPDH dans ses investigations, a fini par constater que plusieurs autres jeunes ont été arrêtés dans la même période pour les mêmes faits. Ces jeunes sont détenus à des endroits différents dont successivement le Commissariat central de police de Pointe Noire et le Commissariat spécial de police du Port Autonome. Les autorités policières les accusentd’offense au Chef de l’Etat et d’incitation à la révolte. Une accusation vexatoire et incongrue dans la mesure où les images diffusés dans ces fameux CD sont postées en ligne sur le site Youtube et donc à la disposition du public. Dans ce cas se trouvent : MOUANDA PANDZOU Red Michael ; MAYOULA CLest ; MISSAMOU Bienvenu ; BANGUISSA MOUANZA Christ (mineur) ; BAMBI Come ; MBATCHI Risnel ; KOUTOMA Owen ; BILONGO BITSINDA.
 
D’autre part, BATOLA Régis, âgé de 28 ans et fils de BATOLA Placide menuisier-charpentier de profession, a trouvé la mort le 13 avril 2015 au Commissariat central de Pointe-Noire, où il était incarcéré depuis le 06 avril ; et interpellé le jour même dans la nuit à une veillée au quartier Mpaka, dans l’Arrondissement 3 Tié-tié. BATOLA Régis a été sous-alimenté et confiné plusieurs jours durant dans une cellule exigüe en compagnie d’autres détenus au commissariat central. Ces mauvais traitements ont conduit à son décès. Durant la même période, la RPDH a été informée du décès en détention de deux autres jeunes qui ont trouvé la mort dans les mêmes conditions au commissariat central.  Par ailleurs, la police pour brouiller les pistes, a tenté de déposer le corps de BATOLA Régis à l’hôpital A. SICE de Pointe-Noire, avant d’essuyer un refus catégorique de la part du personnel de l’établissement. C’est ainsi que le défunt a été conduit à la morgue.
 

 

La RPDH rappelle que la censure est prohibée au Congo et que le pays est partie (prenante) aux différentes conventions internationales relatives à la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; le Congo a, en effet, ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cette volonté de promouvoir et de protéger les droits de l’homme est aussi manifeste dans la constitution du 20 janvier 2002, qui intègre dans son préambule les dispositions de la déclaration universelle des droits de l’homme, et consacre un titre, en l’occurrence le titre II, aux droits et libertés fondamentaux.
 
Face à ces situations dramatiques déniant aux personnes humaines leur droit à la vie et à la dignité, la RPDH attire l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sur ces dérives et recommande au gouvernement de :
 
-      Libérer immédiatement et sans condition les personnes arrêtées arbitrairement et dans le cas où des preuves seraient formellement établies contre elles, diligenter une procédure judiciaire garantissant leur droit à un procès équitable en vertu des lois en vigueur et conformément aux engagements internationaux du Congo en matière de droits humains ;
 
-      Mettre un terme à la persécution, menaces et autres intimidations à l’endroit des paisibles populations en leur garantissant en toute circonstance la protection de leur liberté d’expression;
 
-      Respecter les délais légaux de garde de vue dans le cadre de la procédure d’interpellation ;
 
-      Mettre fin aux arrestations arbitraires et au harcèlement judiciaire des jeunes vendeurs des CD de la ville de Pointe Noire ;
 
-      Diligenter une enquête impartiale aux fins d’identifier les responsabilités dans les décès en détention mentionnés dans le présent communiqué et sanctionner les auteurs conformément aux lois en vigueur ;
 
-      Procéder aux indemnisations justes et régulières des familles endeuillées ;
 
-      Respecter les libertés fondamentales garanties par la constitution ;
 
-      Garantir la liberté d’expression ;
 
-      Respecter en toutes circonstances les engagements pris par le Congo en matière de droits de l’Homme.
 
Fait à Pointe-Noire, le 25 avril 2015.
 
Contacts presse :
Christian Mounzéo, Président +242 05 595 52 46, +242 05 766 18 96
Franck Loufoua-Bessi, Assistant aux programmes +242 05 550 45 20
E-mail : rp.dh@laposte.net 
Site Web: www.rpdh-cg.org

Partager cet article

Published by Le Lion de Makanda (LDM)
commenter cet article
28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 09:15

Partager cet article

28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 08:48

Partager cet article

28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 07:50

Partager cet article

27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 15:57

Partager cet article

26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 19:43
GUY MILEX M'BONDZI : " LA VOIX DU PEUPLE DANS LE VISEUR DE SASSOU "

                         "La Voix du Peuple" dans le viseur de Sassou

 

Après la publication du numéro 47 du journal La Voix du Peuple, le Président Sassou-N’guesso a piqué un soleil. Et pour cause, la plainte déposée par le Colonel Marcel Ntsourou, sur les affaires du 4 mars 2012 et du 16 Décembre 2013, devant le parlement, qui a été publiée dans ce journal (accompagnée des photos inédites fournies par les avocats), donne des crises d’urticaires au Chef de l’Etat congolais.

 

Sur ces entrefaites, à l’occasion du mariage de la fille de Jean Dominique Okemba, le Président congolais a fait venir à Oyo les présidents des deux chambres du Parlement avec lesquels il a eu un tête-tête. Pour tout dire, Denis Sassou-N’guesso les a (en)gueulés pour ne l’avoir jamais mis au courant du dépôt de cette plainte au Parlement. Dans cette localité, selon certaines indiscrétions, le Président Sassou n’y est pas allé de main morte pour demander au Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, Monsieur Philippe Mvouo, de suspendre le journal "La Voix du Peuple". L’on se demande bien pourquoi, alors que le dépôt de cette plainte du Colonel Marcel Ntsourou au Parlement, a été officiel, a fait l’objet d’une conférence de presse tenue par le collectif des avocats du Colonel et a été relayé par presque tous les journaux qui ont paru à Brazzaville et qui continuent de paraître ? Où se pose donc le problème ?

 

Dans son interview à La Voix de l’Amérique, le Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication a parlé de la publication des photos de morts. Depuis quand elle viole les lois de la presse. Que dire par exemple des photos de morts des crises et guerres civiles qu’a connues la Centrafrique et que connaît la Syrie et autres qui sont largement diffusées et publiées par la presse internationale ? Que dire de la photo des cadavres de Mouammar Kadhafi et son fils qui ont fait le tour du monde par le biais de la presse internationale ?   

 

Il vous souviendra que deux journaux congolais avaient été interdits pour avoir publié une interview du Colonel Marcel Ntsourou. Il s’agit du "Nouveau Regard" et de "La Griffe". Du jamais vu ! Comment, dans cette période où le torchon brûlait entre l’ancien n°2 des services et son ancien patron, Sassou-N’guesso, publier son interview pouvait-il être une faute ? Une telle interview n’était-elle pas pour les journalistes que nous sommes, un véritable scoop ? Quel organe de presse ne bondirait pas sur l’occasion ? Pouvait-on le reprocher au Nouveau Regard et à La Griffe ? Mais, le Conseil Supérieur, lui, s’y était appuyé pour infliger des interdictions à ces journaux sur cette seule base. Et si La Griffe vient d’être graciée, Le Nouveau Regard en revanche, continue à en faire les frais. Tout ceci par la volonté du Président Sassou qui en avait donné l’ordre à son chargé de la régularité des Institutions, Yves Ickonga, lequel avait mis la pression sur le président du Conseil supérieur, Philippe Mvouo. Aujourd’hui encore, l’histoire veut se répéter avec la publication de la plainte déposée par Marcel Ntsourou au Parlement et qui, pour les journalistes du monde entier, a été un scoop, pour ne citer que le cas de RFI. Comme à son habitude, le pouvoir a trouvé un autre bouc émissaire, La Voix du Peuple en l’occurrence. C’est elle qui devra payer les dégâts collatéraux de la plainte de Marcel Ntsourou.

 

Dans sa convocation, le Conseil supérieur de la Liberté de Communication a également épinglé un autre article : celui concernant le Général Guy Blanchard Okoï paru dans le même numéro. En effet, selon les informations en notre possession, le Chef d’Etat-major Général avait piqué une crise pendant qu’il était à Kinshasa, après quoi, il avait été acheminé à Brazzaville. Cette information nous a été confirmée par nos sources de la RDC. Au moment où nous l’avions recoupée, d’autres sources, cette fois-ci à Brazzaville, nous confiaient qu’il avait été évacué d’urgence à Paris, accompagné du Commandant de l’Armée de terre adjoint, le Colonel Ngoma Ntsieri et que, vraisemblablement, il était question qu’il fasse le voyage de l’Inde. D’autres sources encore, et pas des moindres, nous ont informé quelques jours plus tard, que le Chef d’Etat-major avait sollicité, auprès du ministre de la Fonction Publique, le prolongement de son séjour à l’étranger pour les mêmes raisons évoquées plus haut, mais que le Président de la République, lui, s’y était opposé et avait exigé qu’il regagne le Congo quel que soit son état de santé pour être soigné sur place. Vraies ou fausses ? Voilà en substance les informations en notre possession. Ces informations, nous avions tenue les partager avec nos lecteurs.

Qu’à cela ne tienne, le Général Guy Blanchard Okoï qui, aujourd’hui a regagné Brazzaville, est libre de se pourvoir en justice ou encore a la latitude de faire une mise au point sur cette affaire qui le concerne, si jamais les informations publiées par La Voix du Peuple sont fausses. En cela, nous osons croire qu’il l’a déjà fait, puisqu’en bon démocrate, il a invité la presse, y compris le journal La Voix du Peuple, à se rendre à Bilolo assister à une activité des parachutistes à laquelle il a également assisté personnellement. D’où vient-il donc que le Conseil supérieur, qui devrait, en principe, s’auto-saisir lorsqu’il s’agit d’affaires graves portant, par exemple, sur l’incitation à la haine tribale, au racisme, à la guerre ou pouvant porter atteinte à la souveraineté nationale ou encore compromettre la sécurité du territoire… le fasse pour des affaires qui peuvent être qualifiées de routine dans l’exercice du métier de journalisme ? Un métier, qui plus est, ne fait pas partie des sciences exactes. Monsieur Philippe Mvouo, ancien ministre de Sassou et membre du Comité central du PCT au pouvoir, a-t-il été nommé président du Conseil Supérieur pour suspendre et interdire les journaux qui caricaturent dans leurs écrits les autorités de Brazzaville ? Ou encore pour les venger ? Par ailleurs, pourquoi avoir institué les droits de réponse, les mises au point, les répliques et autres, s’il suffisait, à chaque fois, pour l’institution qui régule la presse, de recourir à des suspensions et interdictions des journaux ?

 

Tout ce qui précède conforte l’idée que le plan malicieusement concocté par le pouvoir de Brazzaville consistant à mettre sous l’éteignoir les organes de presse, jugés défavorables au pouvoir et qui constituent les centres de force de la liberté de la presse au Congo-Brazzaville, se poursuit. On peut dire sans se tromper, que La Voix du Peuple est aujourd’hui prise au piège du pouvoir de Brazzaville. Elle est, pour emprunter une expression populaire au Congo, tombée sur son répondeur. Pour le moment, nous avons écrit au Conseil Supérieur pour demander un report de l’audition, entre autres raisons, question de préparer notre défense. Laquelle, évidemment, ne comptera pas, puisqu’au Congo ne compte que la décision du Président Sassou, lequel a le pouvoir de vie et de mort sur les personnes et sur les choses. C’est donc dire que le sort de ce journal a déjà été scellé par ce dernier. C’est Regrettable ! D’autant plus regrettable que le Président Sassou, au nom soi-disant de la liberté de la presse, a rendu hommage à Charlie Hebdo, un organe de presse française plus heurtant, choquant et virulent que La Voix du Peuple. A noter que Charlie Hebdo n’a jamais été suspendu ni interdit en France par le Régulateur, même lorsqu’il avait offensé toute une communauté, la communauté musulmane, en publiant une caricature du Prophète Mahomet.

 

Décidément, le Chef de l’État a décidé de balayer d’un revers de la main le dernier rapport de Reporters Sans Frontières qui, parlant du Congo-Brazzaville, a été sévère en ces termes : « Le Congo a perdu 25 places au terme d’une année difficile pour les médias indépendants. Le Gouvernement a intensifié sa chasse aux journalistes critiques, usant parfois de méthodes extrêmement violentes. Les journalistes s’ils refusent de se taire, sont poussés à l’exil ou expulsés ». Conséquence : le Congo-Brazzaville occupe désormais la 107ème place alors que l’année dernière il occupait la 82ème place. Nous terminons ceci en invitant le Président de la République à méditer ces propos de Voltaire à Helvétius : « Je désapprouve ce que vous dites, mais je défendrais jusqu’à la mort votre droit de le dire ». C’est cette grandeur d’âme et hauteur d’esprit qui devraient caractériser le Chef de l’Etat et c’est de cette façon que se construit un Etat démocratique.

 

                                                 Guy Milex M’BONDZI

Partager cet article

Published by Le Lion de Makanda (LDM)
commenter cet article
26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 10:30

Partager cet article

26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 10:08

Partager cet article

25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 20:42

COMMENTAIRE : Ecair, comme un oiseau qui se débat pour retrouver des ailes que des vautours ont emprisonnées dans leurs becs pour lui faire rendre gorge : en effet, ECAIR doit vomir 70 millions d'euros. C'est une lutte de haute voltige qui voit la société nationale congolaise déployer à son secours les ailes géantes et coupantes de la justice - sans encore totalement avoir retrouvé sa liberté de voler.

Sassou est un bon emprunteur mais un mauvais payeur. Pour qu'il paye, il faut parfois le forcer un peu et, bien qu'il soit complètement derrière le bouclier de l'Etat, il refuse d'allonger un fric qui ne lui appartient même pas mais qu'il use pourtant à souhait pour corrompre les populations.  C'est qu'il y a une différence entre l'argent qu'il donne et dilapide pour sa GLOIRE et l'argent qu'il doit payer à ses débiteurs. Tenez, nous sommes parfaitement au courant qu'il a donné de nombreux milliards de francs cfa à sa femme avec mission d'aller corrompre les populations de Mossendjo, Mayoko, Moungoundou, Mbinda pour qu'elles disent OUI au changement de la constitution. Voilà de l'argent bien utilisé puisque madame Antoinette Sassou Nguesso a pris l'avion à Dolisie accompagnée du député de l'UPADS Pascal LEYINDA pour aller arroser d'en-haut les pauvres populations qui sont sous terre. LEYINDA "s'envoie en l'air" sur les ailes de la corruption afin de rendre la monnaie de son faux fauteuil de député obtenu complaisamment du régime de Brazzaville. Et qui pourrait encore dire que c'est un député de l'opposition ? De toute les façons, l'UPADS  a perdu de sa superbe depuis que Denis Sassou Nguesso a affirmé l'avoir cassée.

La corruption peut s'envoler et distribuer son venin à partir d'un hélicoptère ou d'un Boeing 757 mais elle finit par atterrir si elle ne se fracasse pas sur les lignes à haute tension de la révolte des masses fatiguées de vivre un cauchemar les yeux ouverts. Les populations du Grand Niari ne sont pas si manipulables ; ils prendront l'argent parce que c'est le leur mais le oui qu'on veut leur extorquer, ils auront leur revanche quand le moment viendra. Ce sont des populations abandonnées à elles-mêmes - sans la moindre perspective de développement. Quand elles auront bu leurs 2000, 5000 ou 10000 francs cfa, elles reprendront conscience que LEYINDA n'est qu'un traître de plus qui a vendu son âme pour la satisfaction d'une ambition personnelle.

Cependant, aussi haut peuvent-ils voler avec leur traîtrise, leur corruption et leurs magouilles, il y a toujours un temps pour redescendre sur terre comme ce Boeing 757 d'ECair cloué au sol. IL Y A TOUJOURS UN TEMPS POUR DESCENDRE. DE GRE OU DE FORCE. ET, AU SOL, NOUS LES PAUVRES, LES MISERABLES, AVONS L'AVANTAGE DU NOMBRE. Un jour, comme l'albatros de Baudelaire, les ailes de la dictature pèseront tellement qu'elles empêcheront  le monarque de voler...

Voici un texte d'Olivier MOUEBARA qui nous donne des précisions sur les joutes juridiques qui se font dans les basses-cours des tribunaux de la république française - à coups de plaidoieries. Ceci, pour que vous compreniez bien les dessous de l'affaire ECAIR, un exemple de la mauvaise gestion de toutes les entreprises publiques congolaises ou qui se prétendent comme telles.

                                                                *

" Par exploit d’huissier en date du 11 avril 2015 le Boeing 757 de la compagnie Ecair avait été saisi à la demande des SA SOCEMA, SOCECA et BAB pour un montant de plus de 70 millions d’euros.

Le 15 avril 2015, la société ECAIR, représentée par Me Olivier Loizon, a assigné ces SA devant le Juge de l’Exécution (JEX) de Bobigny pour l’audience du 21 avril 2015 aux fins de :

- dire et juger que la saisie pratiquée le 11 avril sur l’appareil immatriculé HB-JJE propriété de la société ECAIR est nulle et pour en donner main levée,

- condamner les SA à payer à la société ECAIR la somme de 500 000 euros à titre de dommages et intérêts, et 50 000€ par application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile

- déclarer le jugement exécutoire au seul vu de la minute

Au soutien de ses demandes, elle expose que :

- le procès-verbal de saisie ne précise pas en quoi la société ECAIR pourrait être tenue au paiement des dettes de la République du Congo

-que la société ECAIR n’est pas une émanation de l’Etat congolais, que la jurisprudence considère que le fait d’exercer un contrôle, capitalistique ou organisationnel, ou une tutelle ne caractérise pas cette émanation.

Par le jugement rendu le 22 avril 2015, le Juge de l’Exécution de Bobigny

Constate la nullité de la saisie d’aéronef pratiquée le 11 avril 2015 par les SA SOCEMA, SOCECA et BAB à l’encontre d’ECAIR ;

Ordonne la mainlevée de ladite saisie, emportant la restitution du « blue book » composé notamment d’un certificat d’immatriculation et du certificat de navigabilité délivré le 27 novembre 2013 ;

Condamne les SA …. à verser à Ecair la somme de 4000€ sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ;

Ainsi jugé et mis à la disposition à Bobigny le 22 avril 2015-04-24.

 

Cette décision a été rendue Mercredi 22 en début d’après-midi. Aussitôt la Société ECAIR, représentée par Me Olivier Loizon, a bataillé pour obtenir la levée immédiate de la saisie en y mettant toute la pression nécessaire.

Brazzaville avait été immédiatement informée de la décision favorable dont avait bénéficié ECAIR. Tous se congratulaient dans l’entourage du chef, à la présidence et dans tout le gouvernement. La soirée serait arrosée ainsi que le retour de l’avion à Maya-Maya.

Dans le même temps, les représentants des sociétés créancières de l’Etat congolais, se sont employés auprès de leur huissier à jouer la montre autant que faire se peut pour la libération de l’appareil, pendant qu’ils faisaient Appel devant la Cour d’Appel de Paris et demandaient auprès de son Président en référé le maintien de la saisie de l’avion d’ECAIR. Demandes déposées avant 21H le 22 Avril, la décision devait être rendue le matin du 23 Avril.

L’audience de l’Appel a été fixé au 7 septembre 2015 et le Président de la Cour d’Appel de Paris a accordé le maintien de la saisie.

Terrible déconvenue pour les conseils d’ECAIR, la nouvelle était transmise sans ménagement aux décideurs de Brazzaville, tous cueillis à froid après la célébration de la veille.

Le pire dans la décision repose sur une date d’audience très éloignée (7 septembre).Elle ne peut que contraindre les parties à trouver un accord si tant est qu’elles soient raisonnables.

S’agissant du Congo, les dossiers Odzali, Berrebi, relèvent directement de la seule décision du président de la République congolaise qui depuis deux décennies a employé une résistance plus qu’abusive aux règlements de leurs décisions de justice et de leurs droits.

Curieux pays où l’on est toujours en quête d’investisseurs étrangers et où l’on a pas compris qu’il fallait d’abord montrer que l’on respecte ceux qui les ont précédés (Congolais ou étrangers) et surtout que l’on y respecte le droit.

Les Avocats de Sassou Nguesso ont fait fortune avec les procédures à répétition enclenchées d’abord par quelques petits créanciers puis par les fonds vautours.

Me Olivier Loizon, formé à l’école de Cleary Gottlieb, et maintenant dans le Cabinet Scemla Loizon Veverka & de Fontmichel accompagné du fils Fillon, Charles, a repris le filon du très procédurier Congo Brazzaville et de son dictateur plus que président Denis Sassou Nguesso. Tout est matière à contestation, Appel et Cassation.

Malgré le fait que le Président de la Cour d’Appel de Paris ait autorisé le maintien de la saisie sur l’avion d’ECAIR, les avocats de cette dernière (Me Loizon) continue le forcing en retournant devant la Juge de l’Exécution (JEX) de Bobigny pour contourner la décision de l’instance supérieure ; on a du mal à imaginer cette dernière donnant tort au président de la première Cour d’Appel de France… Audience le 28 avril 2015.

Mais la charge de travail des avocats d’Ecair ne saurait s’arrêter là. Les comptes bancaires d’Ecair à Paris ont également été saisis. Les « robes » vont s’affronter encore début Mai.

Les derniers épisodes juridiques avaient coûté à Sassou Nguesso des dizaines de millions de dollars de frais de justice et d’avocats, une mauvaise publicité pour le pays et sa personne et il avait fini par payer ; avec les intérêts.

Dans cette affaire d’avion, le créancier congolais a mandaté un officier ministériel particulièrement pointu et redoutable, Maître Henri Mercieca. Il a notamment à son actif la saisie d’un avion présidentiel de la Guinée Equatoriale, également en France, il y a environ un an et demi, pour un montant quasi similaire à celui dû à Odzali.

Le Président Obiang a fait régler ce contentieux en quelques jours, sans saisir la Justice française, sans payer de coûteux cabinets d’avocats ; sans faire de bruits inutiles qui viennent discréditer son pays.

La compagnie Ecair a suspendu de nombreux vols. Il est évident que cette saisie lui cause un grand préjudice, surtout en cette période où le gouffre de ses pertes ne cesse de s’approfondir. La chute de la compagnie congolaise pourrait donner un plus grand signal : celui d’une chute encore plus grande ! "

Partager cet article

Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 8.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 6.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 2600 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 1800 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg