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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 13:54

Commencée sous le président Nicolas Sarkozy, l'affaire des Biens Mal Acquis concernant les clans présidentiels congolais, gabonais et équato-guinéen, prend du temps et personne ne saurait dire quand elle pourra être jugée. Il semble se profiler qu'elle ne verra pas son dénouement ne se fera pas sous l'ère François Hollande. Les peuples floués doivent faire preuve de patience parce que la justice française est lente et surtout, l'affaire complexe avec des ramifications financières impliquant plusieurs pays, plusieurs sociétés privées, plusieurs prête-noms. Tracfin, l'organisme qui suit les mouvements financiers des trois clans mafieux a du pain sur la planche. Bref, la justice avance comme elle peut, les effectifs de personnes chargées de l'enquête ayant été revus à la hausse. Nous sommes au courant que la justice française se penche actuellement sur le clan Sassou&Nguesso quoique la liste ne soit pas effectif dans la mesure où il faudrait inclure les hauts dignitaires de l'armée, les ministres, les hauts cadres publics, les hommes d'affaires proches du pouvoir. Cependant, il y a un début à tout.

Voici le message que nous avons reçu d'un concitoyen dont nous tairons l'identité pour des raisons évidentes de sécurité :

" Lion bonjour je te donne l'information suivante et fondée : la police parisienne a dans le cadre des biens mal acquis saisi hier après-midi tout le parc automobile de la Socotram "willie nguesso" situé au 17/19 rue Marbeuf dans le 8ième arrondissement de Paris. J'y ai assisté anonymement compte tenu de mon job et il semblerait que la même opération se soit réalisée dans d'autres sites du côté de Courbevoieil s'agit d'une quinzaine de voitures de très haut standing saisies parking Marbeuf, parking Hoch et parking Courbevoie ce jeudi 28/01/15 simultanément dans les trois sites par la brigade financière de Paris qui avait déjà effectué la même opération chez le fis obiang en 2011 ".

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:16

Joseph Kabila, par une mesure malhabile visant à modifier la loi électorale afin de prolonger subtilement son séjour au sommet de l'Etat, vient de donner à nos frères de la rive gauche du fleuve Congo l'occasion de se rassembler en masse à Paris. C'est probablement l'une des plus grandes manifestations que nos frères de la RDC ont organisées à l'étranger. Les images parlent d'elles-mêmes.

La rive gauche du fleuve montre à sa soeur de droite le processus contestataire à suivre. Les déterminismes politiques sont absolument les mêmes ici et là des deux côtés du fleuve Congo : deux pays immensément riches mais dont les deux peuples gémissent et croupissent dans la misère, deux dictatures maintenues par des armes mises en place à l'aide de forces étrangères (Angola à droite lors du coup d'Etat de Denis Sassou Nguesso, Rwanda, Ouganda et Burundi à gauche pour Kabila), deux dictateurs en fin de règne, des massacres de populations civiles, une occupation étrangère violente à gauche à cause du pillage des ressources minières comme le coltan et économique à droite par l'afflux d'étrangers tenant tous les commerces du pays.

Nous diffusons cette vidéo en guise de solidarité avec nos frères d'en-face qui disent ouvertement : "Kabila, dégage !" comme nous avons aujourd'hui le devoir de dire : "Sassou, dégage !" Ce qui est du fait de l'homme peut être défait par l'homme. Nous notons par ailleurs la présence des Congolais de Brazzaville parmi les manifestants lors de cette marche gigantesque ; vous les reconnaîtrez par les drapeaux vert-jaune-rouge. Il s'agira désormais de faire cause commune car tant que la toile dictatoriale recouvrira un des deux Congo, l'autre ne sera jamais en paix. Brazzaville doit soutenir Kinshasa pour que Kinshasa aussi soutienne Brazzaville et vice-versa. Tous les pays africains devraient autant que faire se peut s'entendre pour manifester ensemble. Nous devons au niveau africain organiser par exemple une grande marche contre Boko Haram dont le terrorisme ne connaît pas de frontières.

Aucune dictature n'est toute-puissante devant un peuple debout qui n'accepte plus l'inacceptable, qui ne respecte plus l'irrespectable. Nous attendons l'ouverture des hostilités au Congo-Brazzaville : Que Denis Sassou Nguesso jette la première sottise sur les tables de la loi constitutionnelle...

                                               LION DE MAKANDA

 


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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 15:26

lions.jpgB., bonjour. 

J'ai avant toi fait la même analyse. Je crois que Sassou a deux problèmes majeurs en interne sans oublier la pression internationale en externe qui n'est pas des moindres :

1) auprès des siens, il doit éviter la répétition du sort du président Marien Ngouabi en annonçant trop vite qu'il quitte le pouvoir ; ce qui pourrait être perçu comme une trahison de sa part par ceux qui l'ont porté au pinacle du pouvoir en donnant de leur sang, de leur sueur et de leurs larmes ;

2) auprès du peuple, il joue à donner bon espoir à son camp afin de ne pas être lâché et trahi, en se disant qu'il peut forcer le passage du côté du référendum - alors que juridiquement il n'a pas d'issue - ce qui le mettrait dans une situation de putschiste constitutionnel - avec des conséquences irréparables dans son curriculum vitae de dictateur né.

Les deux options restent sur la table : s'il dit aux siens, qu'il s'en va, ils le tuent et s'il fonce tête baissée dans l'affrontement avec le peuple, il y aura de la casse - même chez lui à Oyo avec le risque de la CPI pour lui et les siens qui se défilent déjà aux dernières nouvelles pour certains au point où il ne pourra compter que sur sa milice de Tsambitso et encore. Il peut choisir de passer par la casse comme le soldat qu'il est mais, à mon avis, il temporise pour ne pas tomber dans l'un ou l'autre cas - surtout que la communauté internationale l'attend au tournant, lui le "sage" qui adore jouer au médiateur et qui risque de trahir son propre serment et passer pour un homme sans honneur. J'ai fait le pari qu'il ne se passera rien en 2015 - surtout pas avant les jeux panafricains. Il peut surprendre tout le monde. Je n'écarte pas cette hypothèse...

Compatriotiquement,

                                                       LION DE MAKANDA

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 00:35

Can-congo-Burkina-v2.jpgCe dimanche, 25 janvier 2015, après la réunion avec madame Lydie Kolélas en tournée à Lyon, nous avons assisté, chez "Tyson", un bar très connu des Congolais de Lyon, en direct, à la qualification de notre sélection nationale au tour suivant de la coupe d'Afrique des Nations de football. L'équipe nationale est qualifiée en quart de finale du tournoi. Après quinze ans. Nous tenons à la féliciter car elle termine en tête de son groupe suivie du pays organisateur la Guinée Equatoriale. Les Congolais très excités ont chanté du " muntu fua" après la victoire du Congo contre le Burkina Faso sur le score de 2 buts à 1. Le jeu collectif l'emporte sur le jeu individuel dans cette équipe qui semble très soudée sous la direction de l'entraîneur français Claude Leroy. Nous souhaitons à notre équipe nationale d'aller le plus loin possible au cours de cette compétition.

Nous déplorons les actes de vandalisme qui accompagnent les victoires de notre équipe nationale à Brazzaville. Il s'agit de marquer l'unité nationale par le sport au lieu de semer la désolation en détruisant ce que les compatriotes ont mis des années à bâtir.

 

                                    LION DE MAKANDA

Congo_Diables_Rouges.jpg

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:18

Nous vous l'avons annoncé dans un précédent article que rien n'allait plus au Congo dans le monde des affaires louches de la république depuis le début de la dégringolade du prix du baril de pétrole désormais en dessous des 50 dollars et rien ne garantit que la baisse puisse s'arrêter quand on prend en compte la vitalité de la production pétrole américaine retrouvée depuis la découverte du gaz de schiste. Au Congo, de nombreux projets sont abandonnés ou à l'arrêt. Certaines sociétés ont déjà quitté le Congo et voilà que même celui que l'on surnomme le "vice-président blanc du Congo" à cause de sa mainmise sur les marchés d'Etat, monsieur Hubert Pendino, veut quitter le Congo, lui, un si bon ami de la famille Sassou&Nguesso. Le Congo peine à payer ses fournisseurs et ses clients. Cela se comprend quand on découvre que l'enveloppe s'élève à 300 milliards de francs cfa pour un retour sur investissement qui ne profite même pas au peuple congolais dans de nombreux cas. Si au moins, on faisait bonne garde des surliquidités emmagasinées à la BEAC toutes ces années passées. Si depuis dix-huit ans, on avait pensé à développer le secteur hors pétrole ! Voilà des années que nos Zones Economiques Spéciales (ZES) se font attendre... Il va bien falloir que quelqu'un rende des comptes au peuple. Non, c'est trop facile que ces rascasses s'en tirent à moindres frais.

Nous connaissons la crise politique qui secoue le régime acculé par la constitution qui fixe la sortie définitive de monsieur Denis Sassou Nguesso de l'arène politique en 2016 - avec la défection de nombreux partis pourtant alliés de la mouvance dite présidentielle qui réchignent à soutenir le projet de tripatouillage de la constitution du 20 janvier 2002. Même au sein du PCT, des voix s'élèvent et il se murmure qu'après Charles Zacharie Bowao, Henri Djombo pourrait lui aussi y aller de son désistement mais ce n'est qu'une rumeur. Les dimensions politique et économique vont dans le même sens : celui de la chute du mastodonte dans le fleuve Alima. Comme quoi, même le destin vient au secours des Congolais pour nous débarrasser du pire fils du pays qu'une mère du Congo ait jamais porté. Quand les hommes n'arrivent plus à charrier leurs déchets, la nature s'en charge...

CRISE_ECONOMIQUE.jpg

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 13:34

L'indiscutable consensus du refus du changement ou de la révision de la constitution du 20 janvier 2002 ne constitue pas une fin en soi - même si c'est un préalable politique pour commencer à apercevoir une dissipation des nuages qui obscurcissent l'horizon politique congolais. Si tel est l'unique but de l'activisme politique des uns et des autres, alors la dictature a encore des beaux jours devant elle. Certes, Denis Sassou Nguesso représente une pièce maîtresse du système oppressif qui tient le Congo à la gorge depuis son retour aux affaires louches de la république royale bananière en 1997 mais le système a déjà prévu de le remplacer pour poursuivre son pillage du Congo.

Sassou est un homme. L'homme est mortel. Sassou va mourir mais le PCT ne mourra pas avec lui ainsi que tout le système qui tient à nous maintenir dans les cordes. Le PCT a même subsisté à la mort de son fondateur feu Marien Ngouabi ! Croyez-moi, ils ont déjà au PCT envisagé toutes les hypothèses, y compris celle de la disparition ou celle de la non-candidature de monsieur le mastodonte. Sassou disparaîtra de la scène politique nationale d'une manière ou d'une autre. Il s'agit donc de voir au-delà, de ne pas s'arrêter à son départ qui ne signera pas la fin des problèmes du Congo.

En l'espèce, dans l'hypothèse où monsieur Denis Sassou Nguesso respecte la constitution, que se passera-t-il ? Si vous n'y avez pas encore réfléchi, je vais vous le dire : Mathias Dzon et compagnie seront candidats à l'élection présidentielle - sans prendre la peine de réviser les listes électorales ou de remettre en question la CONEL. Vous ne me croyez pas ? Il vous suffit de voir leur comportement passé pour vous en convaincre : Dzon a été candidat aux législatives pour un poste de député avec lesdites fausses listes électorales et l'actuelle CONEL aux ordres du PCT. Bien entendu, il a été battu par Ngolondélé, membre du PCT. Si Denis Sassou Nguesso annonce qu'il quitte le pouvoir, ils se précipiteront dans la brèche en croyant que leur heure est arrivée. A votre avis, dans cette hypothèse, que va-t-il se passer ? Le PCT va inéluctablement gagner l'élection présidentielle puisqu'elle ne sera ni transparente, ni crédible. Le système PCT se maintiendra au sommet de l'Etat et nous nous rendrons compte que nous avons perdu notre temps à juste penser que le départ de Denis Sassou Nguesso suffisait à détruire tout le système qui gangrène le pays occupant tous les postes de décisions politiques, militaires, administratifs, etc. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est aussi le PCT qui tient le peu d'initiatives privées que nous avons au Congo. Donc, le problème ne s'arrête pas au départ de Denis Sassou Nguesso si nous voulons vraiment restaurer la démocratie : il faut décortiquer tout ce que le PCT a instauré pour demeurer ad vitam aeternam au pouvoir. Comment ? En imposant une transition. Sans transition, nous ne pouvons pas organiser une seule élection viable au Congo. Je crois que tout Congolais avec un peu de jugeotte comprendrait facilement cette situation.

Regardons ce qui s'est passé lors de la mise en place de la démocratie en 1992. Nous sommes passés par une Conférence Nationale Souveraine, un gouvernement de transition, une nouvelle constitution, pour enfin organiser des élections plurielles, transparentes et crédibles. Certains croient pouvoir rejouer la carte de la Conférence Nationale Souveraine en la maquillant en "Etats Généraux de la nation". Pas sûr que le pouvoir PCT retombe dans le piège une seconde fois. A moins qu'un rapport de force s'installe qui l'incline à le faire. Cependant, divisés comme nous sommes, aucune chance. Néanmoins, nous pouvons imposer la transition si nous nous y mettons tous - comme ce fut le cas pour laconférence Nationale Souveraine. Denis Sassou Nguesso a mis en place sa transition dictatoriale car il lui fallait défaire tout ce qui avait été fait entre 1992 et 1997. Il lui a fallu cinq ans pour délier ce qui avait été lié en cinq ans. Nous, nous pouvons le faire en moins de temps.

Si vous êtes convaincus que le nettoyage transitionnel est inéluctable - à moins que l'on ne veuille pas du retour à la démocratie, vous ne pouvez que soutenir cette idée. Au lieu de ne se contenter qu'à meugler "non au changement de la constitution du 20 janvier 2002", il est temps de réfléchir sur la façon dont il faudra s'y prendre pour restaurer la démocratie perdue en 1997. Vous conviendrez que la TRANSITION est une étape salutaire. Vous aurez compris pourquoi je suis devenu membre du Conseil National de Transition qui est ouvert aux personnalités, aux associations et partis politiques qui ne sont pas imputables à charge des déboires actuelles de la politique congolaise. Il s'agira de défaire ce qui sera fait au final après dix-neuf ans de dictature en 2016. Un travail énorme.

Si on se met ensemble pour y réfléchir en laissant nos ego de côté, nous avons presque deux ans pour y arriver. Après tout, la Conférence Nationale Souveraine était au départ l'idée de quelques citoyens congolais éclairés avant de s'imposer à tous. JE VOUS PREDIS ICI ET MAINTENANT QUE LA TRANSITION S'IMPOSERA EN FIN DE COMPTE COMME UNE ETAPE NECESSAIRE ET INELUCTABLE. MES CHERS COMPATRIOTES, CE N'EST QU'APRES CELA QUE VOUS POURREZ LIBERER VOS AMBITIONS PRESIDENTIELLES, LEGISLATIVES, ENTRE AUTRES MAIS PAS AVANT. IL N'EST PAS TROP TARD : REJOIGNEZ LE CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION, UN OUTIL DE RASSEMBLEMENT DONT L'OBJECTIF FINAL EST LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE...


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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 16:02

Gertrude_Malalou_Koumba.jpgDepuis le lundi 19 janvier 2015, DAABANYL suit de très près la situation préoccupante qui prévaut en République Démocratique du Congo.

Le pouvoir de la RDC, dans son projet funeste de vouloir tricher par tous les moyens en vue de se maintenir au pouvoir, vient de prendre une option, on ne peut plus périlleuse, de faire adopter par les deux chambres parlementaires, un projet de loi sur un éventuel calendrier du recensement de la population en vue de repousser l'élection présidentielle au-delà de 2016. Nous faisons remarquer que faire dépendre l'organisation de l'élection présidentielle au calendrier du recensement de la population n'est pas une bonne chose.

Face à ce comportement d'insolence du pouvoir à l'endroit du peuple frère du Congo-Démocratique,

DAABANYL soutient le peuple congolais frère en lutte contre la nuisance et le terrorisme constitutionnel perpétré par le pouvoir de Kinshasa pour assouvir son dessein machiavélique et anti-démocratique de conserver le pouvoir à vie.

Nous condamnons la volonté du pouvoir de Joseph KABILA de vouloir se maintenir  au pouvoir par des moyens détournés, qui dénotent la violation flagrante de la constitution.

 

Fait à Paris, le 20 janvier 2015

La Présidente de DAABANYL

Gertrude Bienvenue MALALOU-KOUMBA

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 15:21

COMMENTAIRE : Le professeur Charles Zacharie Bowao signe ici un grand texte adressé au chef de l'Etat, monsieur Denis Sassou Nguesso, confirmant ce que j'ai dit au micro de ZIANA TV : " Ils ne sont pas tous mauvais au PCT". Il s'y trouve au moins deux justes sur quarante-six membres du bureau du comité central. Nous l'avons dit avant lui et nous sommes d'accord pour ne pas défendre l'indéfendable, tolérer l'intolérable voire expliquer l'inexplicable. Nous ajoutons que nous ne respectons que le respectable - quelle que soit l'épaisseur institutionnelle qui entoure l'ignominie.

L'ancien ministre de la défense a retrouvé la flamme philosophique depuis qu'il est sorti de la servitude volontaire. Cet homme dépeint les rapports de forces politiques avec une telle lucidité qu'il est proche de la vision médiumnique. Charles Zacharie Bowao récuse et le dialogue et le changement de la constitution et il le dit clairement.

Nous avons noté que le professeur Charles Zacharie Bowao parle de "l'élection du président de la république par le parlement" ; ce qui n'est nullement inscrit dans notre constitution. Est-ce un lapsus révélateur de ce qui se profile après le hold-up constitutionnel programmé ?

Denis Sassou Nguesso a dû lire ce texte avec son esprit. Son coeur pourrait lui, choisir de suivre le chemin de l'aveuglement politique et de l'égarement dans lequel l'enferment les cadres du PCT. Qu'il regarde ce qui se passe de l'autre côté du fleuve où nos frères ont libéré la parole et envahi les rues. Si Denis Sassou Nguesso était un homme raisonnable, il écouterait Charles Zacharie Bowao mais nous savons qu'il ne l'est pas. Qu'il retienne cependant, qu'il y a des forces qui une fois libérées, ont du mal à être contenues. Sassou détient dans sa main gauche la brise et dans l'autre, la tempête. Qu'il choisisse son destin et celui des siens. Cependant qu'il n'oublie pas : IL SERA SEUL RESPONSABLE AUX YEUX DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ET DE L'HISTOIRE.

*

 

A Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO
Président de la République du Congo

Objet : « Je récuse ! »

Lettre ouverte du mardi 20 janvier 2015

Monsieur le Président !

Charles-Zacharie-Bowao.jpgEn ce jour anniversaire de la Constitution du 20 janvier 2002, le devoir de vérité et de sincérité m’interpelle.
Comme vous le savez certainement, la dernière réunion du Bureau Politique du PCT de décembre 2014, a focalisé son attention sur la problématique du changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Une première discussion avait eu lieu au niveau de ladite Instance en novembre dernier, juste après l'insurrection populaire qui a renversé le Président Blaise Compaoré. Les "souverainistes" s’étaient récriés :
« Le Congo n'est pas le Burkina Faso. Mais, n’agissons pas à chaud. Reculons pour mieux sauter ! »
Au cours des derniers débats, les membres du Bureau Politique du PCT ont, unanimement, fait les constats suivants :
1. Le Changement de la Constitution du 20 janvier 2002 ne peut reposer sur un quelconque fondement juridique. C'est une faute stratégique que d'avoir déclenché une telle initiative politique en la concentrant sur le maintien au pouvoir du Président Denis Sassou N’guesso au delà de 2016 ;
2.
Les différentes Institutions républicaines fonctionnent régulièrement. Il n' y a pas de crise politique ou institutionnelle. La paix est effective partout. Cette paix est un acquis qu’il faut consolider, notamment par l'optimisation durable des fondamentaux de la sécurisation, de l'industrialisation et de la modernisation du pays, et en surmontant les insuffisances clairement identifiées de la gouvernance publique ;
3.
En dépit des sommes colossales consenties pour les satisfaire, les attentes des populations sont énormes en matière d’approvisionnement en eau potable et en électricité, d’alimentation et de santé publique, d’emploi et d’éducation, d’infrastructures routières et autres. Associée aux antivaleurs ambiantes, cette situation préoccupante peut devenir explosive, si l'on n’y prend garde ;
4. D'un scrutin à l'autre, le taux de participation va decrescendo. Ce qui témoigne du scepticisme et du désenchantement des populations à l’égard de la chose politique.
(Et si ce scepticisme et ce désenchantement n’étaient que le calme qui précède la tempête ?)

Monsieur le Président ! Les choses ont fini par se préciser.
Malgré ce tableau complexe qui incite à la lucidité prospective et la prudence politique, les camarades du Bureau Politique du PCT pensent, mais sans vraiment y croire, qu'il faut aller au changement de Constitution, à travers un dialogue avec les "autres". Dialogue d'autant plus hypothétique que l'on a du mal à en comprendre les contours conceptuels, méthodologiques et organisationnels. Pour ces camarades, le « Président » doit rester au pouvoir par l'entremise d'un coup de force tempéré par un référendum dont l’issue semble connue d'avance. Tant pis pour l'expérience malheureuse du Président Mamadou Tandja entre 2009 et 2010, parce que, pour les "souverainistes", le Niger n'est pas le Congo, pas davantage le Burkina Faso ne l’est.
Le Bureau Politique du PCT veut engager la mouvance présidentielle dans une impasse historique, à savoir le basculement du pays dans un chemin sans issue, à l’opposé du Chemin d'Avenir que Vous incarnez.
Les Camarades du Bureau Politique du PCT excellent dans la caricature, eux qui vont jusqu'à soutenir que la Constitution du 20 janvier 2002 concentre tous les pouvoirs entre les mains d'un seul individu, le Président de la République. Comble d'ambiguïté, cela est la caractéristique classique d'un régime dictatorial. Or, un tel argument n’honore pas notre « cher Président », et conforte ceux qui pensent que notre « cher Président » est un dictateur. Donc, pour eux, la démarche radicale de changement de la Constitution actuelle, ne ferait que Le faire apparaître comme tel. Ironie tragique !
Je l'ai fait vainement remarquer pendant les débats, les innovations suggérées par les « souverainistes », auraient pu être examinées sans fioritures dans le cadre légitime d'une révision constitutionnelle. À l'exception de deux d'entre elles, à savoir :
1) la remise en cause du principe de la limitation du mandat présidentiel ; 2) l'élection du Président de la République par le Parlement (?).
Le principe de la limitation du mandat du Président de la République est un acquis historique de la démocratie congolaise, dont l'enjeu est de prévenir la confiscation du pouvoir. D'où la clause de fermeture juridique dont il est frappé. Or, paradoxalement, c'est l’« éternité au pouvoir » qui se profile à l’horizon proposé d'une élection du Président de la République au suffrage universel indirect. Un recul historique inouï !

Comment un Parti politique dit moderne peut-il ainsi raisonner par l'absurde, estimant avoir politiquement raison à partir d'une démarche juridiquement (donc techniquement) infondée ?

A cette question et à mes autres interpellations, la réponse n’a pas varié. Elle se résume aux propos que voici :
« Nous ne sommes pas dans la spéculation académique, mais sur une question éminemment politique, celle du pouvoir à conserver non plus dans le respect de la Constitution actuelle, mais par une démarche illégale, insolite et inhabituelle. L’essentiel est de ne pas perdre le pouvoir. Il ne faut pas se tromper d'arène... »
Histoire de prétendre que la politique a sa logique que la logique ne connaît pas. La réalité du pouvoir est dans un machiavélisme qui ne s'accommode de l'éthique que pour la tourner en dérision. Il n’ y a pas d'éthique en politique. La messe est dite !
Derrière un pointage quantitatif, on voit où peut conduire la minorité politicienne d’un parti politique dont la refondation idéologique et organisationnelle, est un rendez- vous raté avec la modernité. Le parti politique s'enferme dans une synthèse portant non pas sur la pertinence des arguments, mais sur une conception singulièrement biaisée de la notion de majorité. Cet archaïsme procédural régule les réunions du Bureau Politique, ainsi que celles du Comité Central du PCT.
Dès lors, que peut valoir dans la durée historique, une synthèse faite à partir de 46 intervenants dans une réunion de 400 participants ? C'est ce qui s'est passé lors de la dernière réunion du Comité Central du PCT. Sur 46 intervenants, 02 camarades se sont exprimés contre le changement de la Constitution actuelle, 44 ont dit oui. En Conclusion, l'écrasante majorité silencieuse est en faveur d'un coup d'Etat constitutionnel. La minorité politicienne l’emporte ainsi sur la majorité politique selon cette mécanique confuse du plus grand nombre triomphant. Dans les médias, le Secrétaire Général du PCT ne fait que rendre compte d’une diversion quantitative à la mesure de la pauvreté du questionnement.
C’est cela, ne pas savoir se projeter dans l’avenir !
Je ne puis accepter le dévoiement des "souverainistes" pour qui le Congo n'a aucune leçon à tirer de sa propre histoire, ni à en recevoir des autres peuples. En fait, je ne cesse de plaider pour une argumentation éthique, en stigmatisant le coup d’État permanent, classique ou non classique. La République du Congo, Nation souveraine, est un membre à part entière de la Communauté internationale. Il n'y a pas d'ingérence extérieure lorsqu'il s'agit de défendre l'universalité des valeurs partagées de paix, de démocratie, de justice, d’État de droit, de compétence universelle, entre autres.

Il n'est de souveraineté respectable qui ne fasse signe au progrès humain ou social. Le Congo n’est pas en marge de la Communauté internationale. Aucun pays ne peut vivre en autarcie dans ce monde devenu village planétaire, où désormais la jurisprudence a instauré un droit transculturel et international de juger ou d'agir, au nom de la protection de l’humanité.
Ce n’est pas pour rien que le Congo est signataire de nombreuses conventions, déclarations ou autres textes internationaux pertinents qui font partie du bloc de constitutionnalité de sa Loi fondamentale. Le Congo ne peut, par conséquent, se prévaloir d’être un pays entièrement à part.
Que peut-on reprocher à la Communauté internationale qui ne demande au Président de la République qu'une chose, celle que les Congolaises et les Congolais exigent : l’attachement à la souveraineté nationale à travers le respect d'une Constitution d'essence républicaine et démocratique ?
C’est cette même Communauté internationale qui, au regard de la dérive autoritariste du régime du Président Pascal Lissouba, avait fait preuve de compréhension et de solidarité à l'égard du Président Denis Sassou N’guesso à son retour au pouvoir en octobre 1997 !
C’est cette même Communauté internationale qui, en hommage à la diplomatie congolaise, encourage, autant que faire se peut, l’implication du Président de la République dans la prévention ou la gestion des crises en Afrique. Ce n'est pas par hasard que le Président Denis Sassou N’guesso a pu, consensuellement, bénéficier de la confiance de ses homologues africains pour assumer la présidence de l'OUA en 1986/1987, puis celle de l'UA en 2006/2007. L’Afrique lui doit, entre autres, le Pacte de non-agression et de défense commune de l’UA (Abuja, 2004) et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (Addis Abeba, 2007).


Monsieur le Président !
Mes prises de positions me valent d’être qualifié de revanchard, de traître, d'ingrat, d'opposant interne et minoritaire. A tort ! Certains camarades et des journalistes au service de la "bonne cause" se distinguent dans cette affabulation fébrile. Cette injustice n'étonne pas l’homme de principe. Elle n'ébranle pas le philosophe soutenu par l’universalité de la condition humaine, quel que soit l’objet de sa réflexion.
Je suis constant, honnête et légaliste. Je reste, avec bien d'autres compatriotes, à l’école de la République, celle qui, sur le plan éthique, apprend à refuser d’accepter l’inacceptable, de défendre l’indéfendable et de tolérer l’intolérable, d’expliquer l’inexplicable. Une école qui, dans un esprit d’ouverture critique, magnifie la militance politique à la noblesse républicaine, à l’alternance démocratique et à la légitimité constitutionnelle. Cette école là, je la pratique avec honneur, plaisir et responsabilité ! Vous le savez, pour m’avoir fait confiance.

Monsieur le Président !
J'ai dit et redit en Bureau Politique,
Vous avez l'expérience de l'hypocrisie ou de l'honnêteté des cadres. Vous avez vécu le mensonge des uns et la franchise des autres. Vous savez comment le PCT se confine, à pure perte de propagande et d'énergie, dans l’incapacité d'anticipation historique. Face à la pérestroïka, la suite se passe de commentaire.
Nul ne peut oublier qu’à l’époque, le Président Pascal LISSOUBA n'avait pas respecté l'article 75 de la Constitution du 15 mars 1992. Le pays avait basculé dans l'instabilité politique avant de sombrer dans le déplaisir tragique du pouvoir en 1997. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, une situation analogue pourrait se produire si jamais Vous ne preniez acte de l'article 57 de la Constitution du 20 janvier 2002 ; Une Constitution dont Vous avez initiée l'élaboration consensuelle. Une Constitution qui a été massivement adoptée par référendum voici aujourd'hui 13 ans, puis régulièrement promulguée par Vous. Une Constitution sur laquelle Vous avez prêté serment par deux fois, et dont le Premier Magistrat de la République, que Vous êtes, est le gardien vigilant et sourcilleux, en principe.
Devons-nous oublier qu’en 2002, puis en 2009, plusieurs de nos compatriotes ont été écartés de la course présidentielle, en application de cette Constitution ? Ils l’ont accepté dignement. Avaient-ils tort de respecter la règle constitutionnelle ?
En vérité, on veut amener le Président de la République à commettre un parjure. J’ose croire que l'homme d'État avisé ne peut longtemps patauger dans une escroquerie historique. La démarche dite de changement de la Constitution du 20 janvier 2002, est juridiquement infondée, politiquement désastreuse et socialement explosive. Je ne me reconnais pas dans une telle attitude passéiste et hasardeuse. Le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 est un chemin sans avenir, que
« Je récuse ! »
L'honnêteté intellectuelle ne peut s'accommoder d'une telle perversion temporelle. Il est inacceptable que le peuple soit abusé par le rapport pathologique au pouvoir dont se réclament les partisans du slogan " Touche pas à mon Président ", avec en guise de réplique d’une certaine opposition, le slogan " Touche pas à ma Constitution ".
Psychanalytiquement parlant, les deux slogans ont en partage de détruire la convivialité citoyenne et de saper les fondements de la République, en emprisonnant le sujet historique dans la tragédie du pouvoir. Certains analystes estiment que derrière ces slogans, opère la querelle des "ethnocraties" pour le pouvoir, sous la houlette des « ethnocrates », au grand bonheur de l'autocrate manipulateur que Vous seriez.

Ne leur donnez pas raison. Surtout pas, Monsieur le Président !

Les larmes et le sang des "autres" ont trop coulé dans ce pays. Ça suffit !
Vous avez eu raison de le marteler lors de votre Message à la Nation d’août 2014. Votre insistance a ému la Nation et la Communauté internationale. La bêtise humaine a fait trop de mal à notre pays, pour qu'elle se remette au goût de notre devenir commun. "Plus jamais ça !", pour reprendre une symbolique forte de la Conférence Nationale Souveraine, désormais ancrée dans la mémoire collective et inscrite en lettres d'or sur le char qui a bombardé Votre résidence privée de Mpila le 05 juin 1997, au petit matin. Historiquement et symboliquement, personne n'a le droit de remettre en cause ce cri de cœur et cet appel de raison. En premier, notre Président de la République : "Plus jamais ça !".
Monsieur le Président !
Votre Adresse présidentielle du 31 décembre 2014 n’a fait qu’ajouter à la perplexité, devant ce coup d’Etat constitutionnel en préparation. Plutôt que d'enliser le pays dans une nébuleuse constitutionnelle, qu'il plaise au Président de la République, en homme d’honneur, d’engager une dynamique républicaine d’envergure pour l’éclosion d’une alternance pacifique et crédible dans le respect de la Constitution du 20 janvier 2002.
C’est là que le Message des Evêques du Congo révèle sa pertinence. Dans le même élan de ressaisissement national, il y a urgence à tirer les conséquences de la toute récente Déclaration des partis politiques, des mouvements, associations de la société civile et des personnalités indépendantes opposés au changement de la Constitution du 20 janvier 2002.
Telle est Votre responsabilité historique, Monsieur le Président.
Vous avez le secret de votre parcours d'homme d’État.
Entrez dans l’Histoire par le portique républicain !
Entrez dans l'avenir en éclaireur, protecteur et couvreur de la République !
Prenez place aux côtés des Hommes qui, à l’instar de Mandela, font la fierté de l’Humanité.


J'ai dit !

Très Respectueusement Votre,

Charles Zacharie Bowao


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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 12:40

Monsieur Mikas, bonjour. Je vous souhaite santé, bonheur et prospérité pour 2015. Je ne vais pas censurer votre commentaire parce qu'il me donne l'occasion d'expliquer la démarche qui m'a conduit à entrer dans le CNT. Là où on parle du Congo, si on m'invite, je viens faire partie parce que le peuple, c'est nous. Pendant dix-huit ans, les Congolais de l'intérieur avient été réduits au silence. Nous avons pris le pari de libérer la parole. Dix-huit ans ! Pas dix-huit jours. Vous qui venez aujourd'hui nous dire de nous taire devez savoir que nous avons enduré procès, menaces, insultes, nous et nos proches pour le Congo dont vous prétendez être le régent de la parole et des organisations aujourd'hui.

Prenons votre première question : " Par qui a été voté le Conseil National de Transition " ? C'est une question qui aurait un sens si nous exercions le pouvoir au Congo ou étions dans une coalition au pouvoir. Nous n'avons besoin pour le moment que de la liberté d'association et de la liberté d'expression pour exister. Cette question, se posait lorsque Denis Sassou Nguesso a pris le pouvoir en 1997, en violant la constitution de 1992 qu'il a par ailleurs abrogée, laquelle stipulait que le coup d'Etat était banni comme mode d'accession au pouvoir. NOUS N'AVONS POUR L'INSTANT BESOIN DE LA PERMISSION OU DU VOTE DE PERSONNE POUR CREER UN CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION. J'en profite aussi pour répondre à tous les faux avocats du peuple qui apparaissent aujourd'hui pour faire peur à nos militants. OUI, LE Conseil National de Transition est légitime. Ce qui est légitime, c'est ce qui est conforme à la loi, à la justice, à la raison, aux règles établies ou au bon sens. Le CNT ne viole aucune loi du Congo, de la France ou celles des institutions internationales. SI DEMAIN, TOUS LES CONGOLAIS ADMETTENT LA NECESSITE DE METTRE EN PLACE AU NIVEAU NATIONAL - POUR L'EXERCICE TEMPORAIRE DU POUVOIR - UN CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION POUR CONDUIRE UNE TRANSITION, A CE MOMENT-LA, SE POSERAIT UN PROBLEME. Mais pour l'instant, nous existons en toute légitimité conformément à la loi. Pour ne citer qu'un exemple, la république du sud Congo a été proclamée en violant le principe d'indivisibilité du territoire congolais inscrit dans la constitution du 20 janvier 2002 et même dans la précédente. Ce n'est pas notre cas.

Au lieu de combattre l'instrument qui veut concevoir et préparer la nécessaire transition de demain, monsieur MIKAS ferait bien de s'en prendre à Denis Sassou Nguesso qui veut commettre un putsch constitutionnel en organisant un référendum illégal et illégitime pour le changement de la constitution du 20 janvier 2002. C'est illégal, parce qu'une telle disposition n'est pas prévue dans notre constitution et c'est illégitime parce que tout le peuple y est opposé.

Pour l'instant, je vous signale, monsieur MIKAS ou qui que vous soyez derrière ce pseudonyme, que le peuple congolais dans son ensemble n'a pas encore appelé à une transition démocratique pour que notre légitimité soit remise en cause. Nous avons juste ressenti le besoin de faire tourner les regards de TOUS vers la nécessité d'une structure qui pourrait permettre de corriger les erreurs de la dictature réintroduite en 1997 afin que la démocratie soit à nouveau possible. Nous, nous ne faisons qu'envisager l'avenir en estimant qu'il y aura demain nécessité de mettre en place une transition en créant un organisme appelé Conseil National de Transition. Nous ne sommes qu'un conseil, c'est-à-dire, un outil de réflexion afin de revoir demain la grille salariale qui vous tourmente tant, par exemple.

Vous faites bien de parler de la Conférence Nationale. Elle n'a pas été au départ l'idée de tous les Congolais mais d'une élite avant d'être adoptée par l'ensemble des Congolais – comme nous le faisons aujourd'hui pour la nécessité et d'une transition et d'un Conseil National de Transition. Cet exemple patent devrait faire réfléchir tous ceux qui s'insurgent contre le CNT, en ce sens qu'une institution d'intérêt national peut naître dans l'esprit d'une ou de quelques citoyens clairvoyants.

Nous vous invitons, mon cher MIKAS à nous rejoindre si vous voulez que les choses changent vraiment au Congo. Imaginez-vous qu'il soit possible dans le contexte politique congolais actuel d'organiser une seule élection libre, transparente, plurielle et crédible au Congo ? Bien sûr que non ! La conjoncture est faite de sorte que le PCT gagne toutes les élections, d'où la nécessité d'une transition politique pour un "nettoyage institutionnel". Ce n'est pas contre le peuple et la démocratie que le Conseil National de Transition existe mais dans l'intérêt du peuple, de la république, de l'unité nationale et de la démocratie.

MIKAS, vous parlez des Congolais capables de redresser le Congo. Je sens que vous estimez être de ceux-là. Moi, je me suis battu et je me bats depuis dix-huit ans pour que ces Congolais aient la chance de redresser le Congo. Je ne me contente pas de crier à l'illégitimité injustifiée des organisations qui cherchent un chemin de droiture pour que des fils dignes du Congo viennent transformer leur pays. Dans tous les grands partis du Congo, ils ne sont pas tous mauvais. Il faudra séparer le bon grain de l'ivraie. Quant à moi, je n'ai jamais participé de près ou de loin à la décadence de notre pays. Je vous défie de prouver le contraire. Oui, à l'époque de la démocratie, il a bien fallu soutenir l'un ou l'autre des candidats en lice mais eu égard aux erreurs commises, nous avons tous été déçus. Raison pour laquelle il faille corriger les erreurs de notre histoire politique aujourd'hui.

Vous parlez de monsieur Ouabari. Quoi que vous lui reprochiez, il faut lui reconnaître en sa qualité de Congolais le droit de parler de son pays. Personne ne vous empêche d'en faire autant. Surtout si défendre son pays n'est pas synonyme d'exercer le pouvoir. Pour l'instant, je ne vois pas pourquoi il faille le museler. Nous ne sommes pas encore à l'heure où les uns et les autres doivent rendre des comptes au peuple. Les droits civiques sont valables à vie : rien n'empêche donc juridiquement monsieur Ouabari de parler et de défendre la démocratie dans son pays. En disant cela, je ne me fais point l'avocat de mon aîné mais je parle juste en évoquant le bon sens.

Pour conclure, le Conseil National de Transition n'a pas de problème de légitimité, en tout cas, pas pour le moment, et surtout, il n'a nullement besoin d'un vote pour exister au nom de la liberté d'association et de la liberté d'expression. Attendez, le CNT n'est au pouvoir nulle part ! IL N'Y A DONC PAS LIEU DE S'INQUIETER et la nécessité d'un Conseil National de Transition n'est nulle part prévue dans la constitution du 20 janvier 2002 – ce qui veut dire que vous ne trouverez nulle part un texte de loi qui dise que le CNT a besoin du vote des citoyens pour exister. Par contre, si demain, nous venions à exercer illégalement le pouvoir, ce problème se poserait.

Le jour où la nécessité d'une transition politique se posera au Congo, là se posera le problème d'un éventuel Conseil National de Transition pour la présidence de l'Etat nécessitant une légitimité populaire. Pas pour le moment.

Ne croyez pas que tous ceux qui se battent en politique le font pour avoir un poste politique. Ceux qui veulent des postes politiques font généralement le choix de rejoindre le pouvoir pour assouvir leur ambition personnel. Monsieur MIKAS, qui que vous soyez, souvenez-vous que cela fait dix-huit ans que je me bats pour que mon pays retrouve l'équilibre démocratique de 1992. Le CNT est un organisme d'avant-garde qui saura laisser la place au choix du peuple le moment venu. Rejoignez-nous, monsieur MIKAS, si vous estimez que la transition est nécessaire. J'espère avoir répondu par devers vous à tous les détracteurs du CNT. Je défie quiconque de prendre à défaut le Conseil National de Transition qui existe en toute légitimité. Pour le moment.

 

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 20:31

2015 est une année critique électoralement parlant pour de nombreux dictateurs comme Sassou, Kabila, entre autres : si les chefs d'Etat qui doivent sortir par la porte constitutionnelle ne trouvent pas une parade en 2015 pour se maintenir au pinacle du pouvoir, il est à redouter qu'en 2016, il soit trop tard. Kabila pour sa part a tenté une manoeuvre dilatoire en optant de jouer sur la loi électorale mais il s'est heurté à la résistance de l'opposition et à un soulèvement populaire depuis que le projet de loi a été jugé recevable à l'assemblée nationale.

Nous avons appris que la grogne populaire se poursuit en RDC et l'opposition contre la tentative de modification de la loi électorale en vue de conditionner l'élection présidentielle par un recensement gagne des villes comme Goma après avoir enflammé Kinshasa. On compte au moins quatre morts au cours de la marche organisée aujourd'hui à Kinshasa par l'opposition, deux civils et deux policiers. La police a usé de tirs à balles réelles et de gaz lacrymogènes, le peuple a rétorqué par des jets de pierre, pillant, saccageant, vandalisant les magasins et brûlant des bus.

Le recensement serait un subterfuge permettant à monsieur Joseph Kabila de se maintenir encore trois ou quatre ans au sommet de l'Etat - alors qu'il doit quitter le pouvoir en 2016. Joseph Kabila, selon la rumeur, aurait fini par retirer sa proposition de loi. Pas sûr que cela suffise à apaiser le courroux des populations qui appellent désormais à son départ du pouvoir. La marche d'aujourd'hui bien qu'interdite a été l'occasion de bravades à Goma et à Kinshasa. Il nous paraît à peu près certain que Joseph Kabila va quitter le pouvoir à la fin de son mandat s'il ne veut pas enflammer le pays pour rien car il finira tout de même par se résoudre à prendre la poudre d'escampette...


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