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LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




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CONGO, MON COMBAT
POUR LA LIBERTE (LDM)
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BONNE ANNEE 2012 !
La Coalition Congolaise Publiez Ce Que Vous Payez (PWYP Congo) se félicite
de la publication par la République du Congo, le 31 décembre 2011 dernier, de son troisième rapport de conciliation de volumes et des chiffres dans le cadre du processus de mise en œuvre de
l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Ce rapport préparé par le cabinet Moore § Stephens se singularise des deux précédents rapports ITIE Congo du fait qu’au niveau méthodologique, celui-ci est bien documenté, présente honnêtement
les problèmes rencontrés avec des conclusions claires ;
il respecte, somme toute, la démarche de réconciliation telle que
requise par les principes de l’ITIE.
Cependant,
ce rapport reporte les mêmes préoccupations que les précédents au fond, préoccupations qui n’ont pas permis à la République du Congo de réussir sa validation et d’obtenir le statut de "pays
conforme".
PWYP Congo constate que l’exercice de réconciliation
entre les paiements des compagnies pétrolières et les recettes de l’Etat n’a pas pu se faire normalement, compte tenu de la faible participation des administrations publiques, notamment la
Direction générale du Trésor, la Direction générale des impôts, la Direction générale des douanes et la Direction générale des hydrocarbures.
Ces directions n’ont pas fourni toutes les informations requises pour une réconciliation effective et efficace.
De même, la Société Congolaise de Transport Maritime- SOCOTRAM chargée de percevoir la taxe maritime a, quant à elle, catégoriquement refusé de coopérer dans l’exercice de
réconciliation, évoquant, d’une part, son statut juridique et d’autre part, le fait que ladite taxe est perçue auprès des armateurs et des opérateurs des navires et non auprès des sociétés
pétrolières.
Pourtant, en 2010, des entreprises pétrolières ont déclaré auprès du conciliateur indépendant avoir payé ladite taxe maritime directement à la SOCOTRAM. Et par ailleurs, le Comité Exécutif de
l’ITIE avait particulièrement recommandé la participation de la SOCOTRAM dans l’ITIE, même simplement à titre déclaratoire.
Le refus de coopération de ces différentes entités
publiques a eu pour résultat des écarts injustifiés des flux physiques et financiers s’élevant respectivement à 1.384.059 barils et 106.436.470 milliards de FCFA.
S’agissant des versements au titre de la
commercialisation de la part d’huile de l’Etat, il semble que la valorisation des volumes de brut s’est faite par la SNPC au prix de USD 53 le baril. Cette valorisation semble très faible, le
prix fiscal en 2010 se situant autour de USD 75 le baril (prix fiscaux présentés dans les rapports trimestriels sur les encaissements pétroliers).
Et si la part du pétrole de l’Etat a été vendue au prix fiscal le plus élevé, les versements devraient se situer autour de 2,020 milliards plutôt que les 1,435 milliards déclarés
PWYP Congo observe que cette faible collaboration des
entités publiques dans le processus de réconciliation ainsi que l’absence de certification des déclarations des compagnies par leurs auditeurs externes (11 compagnies) ne respectent pas les
exigences 12,13 et 15 des nouvelles règles de l’ITIE ; ce contexte met en péril la validation du Congo dont la date butoir est prévue pour le 09 décembre 2012.
Par ailleurs, le 29 décembre 2011, une délégation du Comité Exécutif a tenté vainement de rencontrer le Ministre des finances afin de faire le point sur le rapport ITIE, et la situation
d’impasse dans laquelle se trouve l’initiative. Les promesses faites en vue de répondre à toutes les incohérences relevées dans le rapport dans un délai d’un mois n’ont pas toujours eu de suite
positive.
PWYP Congo constate que ces résultats,
contredisent les engagements pris par le Chef de l’Etat auprès de la Présidente du Conseil d’Administration de l’ITIE Madame Clart SHORT lors de sa visite en mai de 2011.
En effet, le Chef de l’état s’était notamment engagé à obtenir la
coopération de toutes les entités étatiques participantes dans l’exercice de réconciliation. Il s’était, en outre, engagé à légiférer pour la pérennité du processus ITIE au Congo, et à accorder
les ressources nécessaires pour la mise en œuvre du plan d’actions du Comité Exécutif de l’ITIE.
A ce jour, aucun de ces engagements n’a été tenu. Par ailleurs, PWYP Congo a analysé une autre déclaration officielle, notamment les revenus pétroliers déclarés par le gouvernement
au FMI dans le Tableau des Opérations Financière de l’Etat TOFE, et s’interroge sur leur disparité.
En effet, ces déclarations officielles posent désormais un véritable problème de crédibilité, car, il est simplement incompréhensible que pour 2010, les recettes pétrolières déclarées au FMI se
chiffrent à 1,758 milliards de F CFA (Rapport 5 et 6eme revue, tableau 3A) et pour la même période, l’ITIE a déclaré 1553,523 F CFA soit un écart de près de 204,477 F CFA milliards pour lequel le
gouvernement devrait fournir des explications.
A l’orée de la tenue du Conseil d’Administration International de l’ITIE le 14 et 15 février prochain à Londres, PWYP Congo attire l’attention du Gouvernement des risques de la
compromission de la validation et lui demande de tenir ses engagements en respectant la parole donnée.
Le Gouvernement devra notamment :
• S’expliquer sur les écarts des flux physiques et financiers constatés dans le
rapport de conciliation et mettre en œuvre les recommandations.
• Justifier les disparités dans les déclarations officielles de façon à renforcer la
crédibilité des chiffres ou données publiques.
• Publier les décrets portant réorganisation
institutionnelle des comités ITIE Congo conformément aux recommandations du consultant de la Banque Mondiale.
• Doter le comité exécutif des moyens nécessaires pour la mise en œuvre complète du
plan d’action, qui est un des outils d’évaluation de la conformité.
• Réaffirmer la volonté politique du gouvernement
par des actes concrets.
Les partenaires au développement, notamment la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement doivent fournir dans les délais au Comité Exécutif, la contribution
promise pour la mise en œuvre du plan d’action de l’ITIE Congo.
Les différentes parties prenantes du processus doivent s’engager à garantir l’intégrité du processus par le respect des exigences des nouvelles règles de l’ITIE.
Monsieur Denis Sassou Nguesso prétend que s'il y a impunité au Congo, c'est parce que le peuple pratique l'omerta. Il oublie qu'il y a des contrôleurs du gouvernement qui doivent faire en sorte que l'absentéisme soit moins flagrant ou que les dessous de table soient punis. Pourquoi ne pas filmer le fonctionnement des institutions ? Au Trésor public de Brazzaville, il y a une caméra dans la salle d'attente du Trésorier Payeur Général ; on peut envisager un contrôle plus sérieux au niveau de toute l'administration en y plaçant des caméras.
Cette assertion est ridicule car nous n'arrêtons pas de dénoncer les travers de la république royale bananière et il ne s'en suit jamais rien ! Au contraire, c'est l'Etat qui pratique l'omerta : poursuivre un haut placé n'est même pas envisageable puisque la plainte n'est pas simplement retenue ! Et les affaires se savent ! Plus elles sont haut perchées moins on en parle ! L'Etat doit faire preuve de transparence car c'est lui qui dissimule toutes les magouilles qui se passent en haut lieu.
Nous n'arrêtons pas de porter aux oreilles du monde les injustices qui se passent dans notre pays et souvent, le président est au courant et fait en sorte d'étouffer les affaires comme dans tous ces détournements d'argent, ces marchés publics truqués ou non respectés, ces violations de droits communs, etc. Que l'Etat fasse preuve de transparence et applique la loi ; nous verrons tous la criminalité d'Etat et des fonctionnaires baisser. Pourquoi y a-t-il l'omerta ou la loi du silence ? Parce que ceux qui sont en cause sont les membres de la famille et du clan du président et dans la plupart des cas, ils ne subissent que des suspensions très courtes ou rien du tout !
Que nous dit le gouvernement Sassou à propos de l'affaire du trafic de faux passeports qui concernerait le ministère des affaires étrangères actuellement dans le collimateur des services de la sécurité d'Etat ? En fait, Sassou a décrété la gratuité des documents administratifs pour que les Congolais ne fassent plus attention au commerce de ceux-ci. Quand on parle de "présidence forte" dans laquelle le chef de l'Etat est aussi chef du gouvernement, on s'étonne du laxisme de Denis Sassou Nguesso qui sait bien que celui qui dénonce au Congo est coupable et se voit tabassé au point où personne n'ose l'ouvrir.
Les Congolais savent-ils que monsieur Denis Sassou Nguesso a demandé à son oncle ministre de la justice de se pencher sur cette affaire hautement compromettante pour un pays où n'importe qui peut posséder des documents officiels ? Pourquoi ne dit-on jamais rien au peuple ? Que l'Etat qui gère tout dans l'ombre parle et le peuple parlera ; que personne ne soit en dehors ou au-dessus de la loi et la loi aura un sens. LE CONGO SE MEURT PAR DEFAUT DE JUSTICE !
Sassou peut-il expliquer pourquoi a -t-il mis un membre de sa famille en qualité de ministre de la justice ? N'est-ce pas pour protéger les siens ? Non, c'est du côté de l'Etat que se trouve l'omerta, c'est notre Etat qui ne dit rien au peuple car le faire, c'est avouer son laxisme ; aussi il se tait et demande au peuple de faire oeuvre de délation.
Qu'est-ce qui est le plus grave entre le petit fonctionnaire qui prend un perdième pour arrondir ses fins de mois - bien qu'il soit payé et un ministre qui trafique des documents officiels ou qui détourne des milliards de francs cfa ? L'exemple de la déviance, des antivaleurs et de la délinquance ne vient-il pas d'en-haut ? Non, il faut que monsieur denis Sassou Nguesso arrête de se foutre de la gueule du peuple. que va-t-il faire si Emmanuel Yoka établit le trafic de faux passeports ? RIEN ! D'ailleurs, nous sommes certains que le trafic a été établi mais on n'entendra jamais parler de cette affaire au niveau national.
Que Sassou fasse comme feu Omar Bongo qui dénonçait les détournements de certains ministres publiquement. Le peuple est ignoré en tout, le peuple n'est au courant de rien, et on lui demande faire de la délation parce qu'un fonctionnaire demande un dessous de table ? Oui, cela se peut mais quelle garantie a-t-on que ce monsieur sera jugé ou condamné ? Pourquoi Sassou maintient-il depuis des années les mêmes ministres au gouvernement alors qu'il sait qu'ils détournent l'argent de la république ? Est-ce parce qu'ils savent qu'il fait la même chose ?
Il n'est plus secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger mais l'actuel ministre des sports de François Fillon ; néanmoins ce n'est pas Edouard Courtial qui l'a remplacé à ce poste qui ira remettre une invitation à Denis Sassou Nguesso accompagné de François Decoster son ex-toujours directeur adjoint de cabinet du secrétariat d'Etat des Français de l'étranger. David Douillet double Edouard Courtial pour aller jouer les porteurs d'invitation à Brazzaville.
Edouard Courtial est doublé par son prédécesseur et on se demande bien pourquoi. Sassou va recevoir des mains de David Douillet l'invitation officielle de Nicolas Sarkozy à la conférence de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui aura lieu à Lyon avant d'être reçu le 8 février 2012 par Nicolas Sarkozy. Sassou s'entretiendra également avec le MEDEF. Le programme de son court séjour en France semble déjà tracé.
Comme une compensation, Edouard Courtial, actuel secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger se rendra au Congo, à Brazzaville, le 5 février 2012 - une date certainement choisie à dessein - pour rencontrer l'homme du "5 février" dans le cadre d'une tournée qui l'amène pour la première fois sous les Tropiques. Comme ça si Nicolas Sarkozy n'est pas réélu, il pourra dire qu'il a au moins visité l'Afrique aux frais du contribuable français...
Les choses se précisent : c'est donc Nicolas Sarkozy qui invite Denis Sassou Nguesso et l'invitation lui est transmise en main propre par un ministre qui n'a rien à voir avec la francophonie ou les affaires étrangères de la France mais dans le domaine d'une diplomatie où la françafrique prend le pas sur le protocole, Alain Juppé étant occupé à autre chose, tout se comprend. Après tout, la politique n'est-elle pas une sorte de sport où l'on apprend à dribbler les peuples ?
Que l'invitation vienne de Nicolas Sarkozy ne veut pas dire que la demande première de se voir invité afin de décaisser 12 millions d'euros du Trésor Public congolais ne venait pas de Denis Sassou Nguesso.
Et puis, Denis Sassou Nguesso aime les sportifs. Il lui sera très difficile de refuser une invitation portée par un géant des tatamis qui s'efforce certainement lui aussi de constituer son réseau françafricain. C'est par un vol douillet d'Air France que David Douillet ira se mettre au chaud à Brazzaville, question de fuir, quelques heures, le froid rigoureux qui s'abat sur la France. Sassou viendra donc à Lyon - il n'y a plus de doute possible puisqu'il recevra l'invitation demain matin des mains douillettes de Douillet si ce n'est déjà le cas mais tout ceci n'est qu'un secret de polichinelle dans la mesure où nous sommes au courant que Sassou vient à Lyon, que tout est déjà prêt pour le recevoir. Il manquait son agenda ; désormais, vous l'avez...
Ca y est ! La lumière d'Eblis est sous le boisseau au Maroc. La Grande Loge Régulière du Royaume du Maroc suspend ses relations avec le truculent François Stifani car il faut le dire c'est bien lui le problème de tous ceux qui cherchent la lumière à la GLNF et ailleurs chez les loges filles. De même l'argent est compatible avec toute activité lucrative, de même la franc-maçonnerie peut coexister avec l'islam. Si le prophète, béni soit son nom, pouvait ressusciter et voir ça ! Les francs-maçons marocains ont du caractère et ont tenu à prendre leurs distances avec la Grande Loge Nationale de France qui a commencé à prendre l'eau du côté de Londres auprès du duc de York. "Nul ne peut servir deux maîtres", disait Yeoshua, un principe que François Stifani apprend désormais à ses dépens. On se demande à présent : "A qui le tour en Afrique ?" Stifani apparaît comme le grain de "lumière" qui assombrit toute son obédience. On se demande jusqu'à quand cette dictature "initiatique" va perdurer. N'est pas Jacques de Molay ou Salomon n'importe qui et entre la spiritualité proclamée et la lumière, il peut s'y trouver tout un abysse ténébreux. Affaire à suivre du côté des adorateurs de Lucifer-Eblis...
A l'heure où je dispose de 207 abonnés, il me vient à l'idée de mettre en parallèle un texte qui éclaire ma vision de la voie démocratique qui sortirait l'Afrique de l'impasse de la démocratie imitée, texte écrit le 08/09/2010 et dont les idées ont été reprises en 2012 par Denis Sassou Nguesso. Quand vous aurez entendu l'homme qui dirige le destin du Congo, vous vous demanderez s'il n'a pas lu ce texte qui est l'un de mes textes les plus importants. Même l'allusion au Japon se trouve dans un autre de mes textes où je démontre que le progrès économique et le développement ne dépendent pas de la démocratie à l'occidentale puisque deux des premières puissances économiques mondiales n'étaient pas des démocraties (Chine, Japon) - encore que la démocratie à l'occidentale n'est pas du tout parfaite sur le plan du consensus total qui est la mesure de toute organisation et institution humaines qui se veut juste et consensuelle. Ceci montre que Denis Sassou Nguesso pourrait être un fidèle lecteur de Demain le Nouveau Congo-Brazzaville...
Le texte publié le 08 septembre 2010 sans la moindre retouche :
ESSAI : OBSERVATIONS ET PROPOSITIONS SUR UNE REFORME PERTINENTE DES INSTITUTIONS CONGOLAISES (REPUBLIQUE DU CONGO) OU DE LA TRADI-REPUBLIQUE
INTRODUCTION
Une institution se présente comme un organe collectif, consensuel, normatif ou non, inscrit dans la légalité et l’inconscient collectif dont le but est de représenter le Tout ou des parties du Tout dans la prise de décision, la résolution des problèmes collectifs, la gestion ou la représentation du Tout face à d’autres entités. Une institution peut être codifiée dans l’écrit ou non, coulée dans le béton ou non. Elle est normalement le fruit de l’évolution naturelle des peuples mais il arrive qu’elle soit imposée et qu’elle finisse par déterminer la PERSONNALITE COLLECTIVE ou SOCIETE – sans toujours réussir à chasser le fond identitaire précédent mais toujours de façon hégémonique de sorte qu’elle influe sur la culture elle-même.
Il n’est pas d’institutions universelles seulement des besoins humains universels comme la liberté (expression, mouvement, action, pensée, sentir), la santé, la nourriture, l’énergie, l’éducation, le travail, l’amour, l’habitat, la vestimentation, l’identité (généalogie+culture+société).
Les institutions naissent de la vie commune et de la nécessité des groupes humains à définir des règles de vie commune et de la façon dont on peut amener l’individu à s’y plier – soit par la culture, soit par la contrainte juridique, soit par la force (domination, colonisation, aliénation, etc.)
Dans l’absolu, les institutions sont idéalisées mais dans la réalité, elles doivent être animées par des hommes qui ne sont pas parfaits et c’est à la société, au TOUT SOCIAL d’établir un rapport de force qui amène les représentants institutionnels à rester dans les objectifs prédéfinis.
Les institutions ne sont pas éternelles. Elles naissent et meurent ; seuls les besoins et les nécessités dialectiques demeurent. L’essentiel d’une institution est de parvenir à rester dans le giron du consensus collectif. On peut améliorer les institutions et l’histoire des hommes nous le démontre car le « démos grec » n’est pas le peuple d’aujourd’hui car TOUS NE VOTAIENT PAS DANS LA GRECE ANTIQUE, LE DEMOS D’HIER N’ETANT PAS LE PEUPLE D’AUJOURD’HUI MAIS UNE ELITE SOCIALE DOMINANTE.
Le gros problème des institutions est double : d’abord le fait qu’elles sont définies par une élite sociale sous la pression populaire ou non mais toujours par nécessité et enfin le fait qu’elles peuvent être dominées par des forces mentales ou physiques qui en imposent de sorte que le consensuel ne soit plus leur ligne d’équilibre.
On peut dire que les institutions fonctionnent bien quand la société est harmonieuse et que l’individu s’y épanouit bien et qu’elles ne retournent pas leur puissance déléguée contre le peuple qui les a mises en place ou acceptées.
On notera que le TOUT (SOCIETE) est en soi une institution qui peut revêtir une forme qui déterminera les autres institutions (république, royauté, principauté, dictature, démocratie ou une combinaison de telle ou telle forme avec une autre ou plusieurs). Le TOUT sociétal peut se développer de façon naturelle ou non et nous remarquons que les sociétés qui s’établissent naturellement sont harmonieuses. Le TOUT est rarement homogène mais TOUTES LES PARTIES se reconnaissent dans le TOUT et ses règles tout en tenant à leurs spécificités.
Dans le cas du CONGO, nous pouvons constater que c’est un TOUT issu de l’hégémonie impériale française qui a considéré un ensemble délimité arbitrairement lors du partage colonial comme une de ses colonies qui deviendra ensuite une république – sans que le peuple n’ait son mot à dire. On peut même dire que cet ensemble a fonctionné sous la contrainte coloniale plus harmonieusement qu’après le départ des Français et la proclamation des indépendances. La question est de savoir si la forme actuelle de nos institutions est compatible avec nos intériorités identitaires ou non étant donné que nos institutions ne fonctionnent pas harmonieusement car le consensus et/ou la recherche du consensus n’en sont pas les bases relationnelles. Quelle est la pertinence de nos institutions ? Sont-elles biaisées ou ne fonctionnent-elles pas parce qu’elles ne correspondent pas à notre moi profond (kimuntu défini comme une personnalité bantoue hautement morale et respectueuse de l’autre et de la vie) ? Pourquoi avant l’arrivée des Blancs nos sociétés étaient harmonieuses et qu’il y faisait bon vivre ? Quelles sont les contradictions qui en expliquent le dysfonctionnement et comment y remédier ? Quelles institutions pour un Congo harmonieux ? Si la réforme semble nécessaire, sur quelles bases doit-on l’opérer ? Telles sont les interrogations auxquelles nous devons répondre de façon circonspecte.
Nous allons d’abord étudier les caractéristiques des sociétés traditionnelles à travers leurs institutions et rechercher ce qui fait qu’elles étaient harmonieuses et semblaient flotter hors du temps de façon immuable. Ensuite nous étudierons les changements et la façon dont ils ont affecté la personnalité et nos institutions pour ensuite proposer des solutions qui somme toute seront évidemment discutables. Il s’agit ici d’un essai et cela signifie que nous sommes hautement conscients de la difficulté de la tâche qui devrait être un travail collectif.
CARACTERISTIQUES DES SOCIETES TRADITIONNELLES ET DE LEURS INSTITUTIONS ORIGINELLES
Il existe un noyau institutionnel dans les sociétés traditionnelles des peuples bantous en général et des peuples du Congo en particulier : ce sont des sociétés à institutions non formalisées de caractère traditionnel inscrites dans l’oralité comme mode de transmission et d’exécution dans le consensus ritualisé, des institutions non marchandes car la notion de profit n’existe pas et l’exploitation de l’homme par l’homme n’est même pas envisageable.
Dans une telle société, la monnaie n’est pas une nécessité puisque le troc suffit et en général, les individus possèdent à peu près les mêmes connaissances et le mode de production rustique est à la portée de tous. Ce sont des sociétés où la police et l’armée n’existent pas car le kimuntu fait en sorte que le crime y est minime et, le respect de l’homme ou de l'être humain, l’ancêtre des droits de l’homme aidant, la vie sociale dans les sociétés tribales est harmonieuse, solidaire, le groupe primant sur l’individu.
La société traditionnelle a ceci d’extraordinaire : elle force la liberté de la pensée individuelle à définir un comportement totalement axé sur l’acceptation par le consensus de TOUS – de sorte qu’il y a très peu de contrôle de l’individu par le groupe car la déviance y est moindre.
Une société est une entité collective composite et chaque MOI est histoire soluble dans la grande HISTOIRE collective, c’est-à-dire, un condensé du passé généalogique du groupe, du présent et de l’avenir qui essaient ensemble de s’intemporaliser autour d’un commun dénominateur intangible. Toute entité collective est NOUS et un NOUS peut être un ensemble de VOUS qui doivent se supporter pour vivre ensemble comme à l’époque de la colonisation où des individus issus d’ethnies diverses furent obligés à vivre ensemble. Une entité collective créée de façon brutale est un ensemble de VOUS qui doivent créer une mémoire commune et le drame des sociétés coloniales est de manquer de mémoire collective, de passé commun, de sorte que la république du Congo aura un grand déficit de mémoire collective face aux ethnies. Face à un déficit de mémoire, c’est-à-dire, une faiblesse identitaire collective, il faut de puissants principes de consensus et c’est à ce niveau que pèche la république. Nos principes sont faibles car on constate que le recours à la force par le truchement de la justice pour y annuler la déviance n’existe pas pour la classe dominante.
Les sociétés traditionnelles sont définies comme traditionnelles par leur oralité et par l’absence du Droit écrit remplacé par la tradition ou la force de l’habitude de l’histoire. Le Droit canon est de la force physique cristallisée en force mentale gravée dans des symboles scripturaires. Il n’est donc pas étonnant que l’échec de la coercition mentale amène le Droit à sévir sous sa véritable nature : la force physique (armée, police, gendarmerie, etc.). Le Droit est né dans des sociétés fortement militarisées qui ont un recours constant à la force physique. Or, celles-ci ne peuvent contrôler des foules énormes ; elles sont donc obligées de prendre une forme mentale visualisable à l’extérieur par le Droit.
Les sociétés où la force physique n’existe pas comme expression de contrainte ne ressentent pas la nécessité de créer un Droit et fonctionnent simplement sous le mode du consensus total. Le consensus total est une forme de démocratie, elle peut même être considérée comme la matrice même de cette dernière car la démocratie n’est que le consensus total obtenu en transformant le consensus partiel le plus grand en consensus de tous, c’est-à-dire, en consensus total. Nous venons d’ouvrir un champ qui devrait intéresser les chercheurs en définissant la matrice du processus démocratique : le processus de création du consensus total. Or, la tradition est le mode de consensus total collectif qui ne souffre d’aucune contestation, d’aucune injustice car ce n’est pas un consensus obtenu par la force ou un consensus visant à produire une inégalité sociale. La tradition n’est pas le fruit d’une pensée dominante issue d’une classe dominante mais la capitalisation d’une expérience humaine positive transmissible culturellement. C’est là que se trouve l’or du kimuntu et je me demande combien comprendront véritablement la portée de ce texte car il ouvre un champ nouveau qui permet de comprendre que la dictature est refus du consensus et nous Africains, avons tiré cette façon de faire du Droit colonial qui s’est imposé à nous de façon arbitraire sous le mode de la domination. Ce processus qui contient les germes de toute démocratie tracé, il nous reviendra de proposer comment il nous est possible de revenir à un mode de consensus total qui pourrait être l’invention d’une démocratie originale.
LE PROBLEME DE LA SOCIETE CONGOLAISE
Nous avons du mal à passer d’entités à consensus global (tradition) à un autre mode de gouvernance qui est le consensus partiel généralisé avec intérêt de tous (démocratie). Contrairement à ce que l’on pense, si vous m’avez bien compris, vous vous rendez compte que la tradition est supérieure à la démocratie comme le Tout est supérieur à la partie car ce qui s’applique dans une démocratie c’est le choix de la plus grande minorité sur tous – de sorte que la démocratie est elle-même la dictature du plus grand nombre, la tradition ne pouvant être une dictature qu’elle ne générera pas car elle est la capitalisation d’une pensée globale non élective. En effet, l’élection ne produit le consensus que par une aliénation de la liberté de la plus petite minorité face à la plus grande. Pour illustrer ce que nous considérons comme la première théorie universelle du consensus en tant que processus, nous dirons que c’est ce second processus de consensus (démocratie) qui amena Adolf Hitler au pinacle du pouvoir en Allemagne, de sorte que la folie posséda un pays pour écrire une tragédie mondiale. En effet, si le plus grand nombre est dans l’erreur et qu’il obtient le triomphe de l’erreur par le vote, c’est l’erreur que suivra le TOUT SOCIAL. C’est la première fois, qu’un penseur produit une théorie qui contient tous les processus qui sont à la base des modes de gouvernance.
PROPOSITIONS DE REFORME DES INSTITUTIONS CONGOLAISES
Si nous résumions notre pensée, nous l’exprimerions de la sorte : il nous faut inventer un nouveau mode de gouvernance : la république consensuelle ou la « TRADI-REPUBLIQUE ». La première exigence d’un tel projet consiste d’abord à réinventer la force physique, à la tourner exclusivement vers l’extérieur ou vers la contenance de la déviance intérieure de la société congolaise.
Il nous faut remettre une sorte de « tradition » au cœur de la république. On ne peut encore s’inspirer du modèle de la votation suisse qui n’a pas d’armée ; ce qui confirme ma théorie mais simplement une police mais on peut dans une première phase modifier les corrélations entre l’exécutif, le juridique, l’administratif, le financier et le coercitif. Comment ? En assignant à l’armée la seule tâche de défendre les frontières et de s’y installer pour garder les contours de la nation. En faisant de la présidence de la république un simple poste symbolique et en mettant en scène un Conseil Constitutionnel Ethnique qui regrouperait tous les sages de toutes les tribus pour symboliser l’unité nationale en modifiant la Constitution – de sorte que le consensus global soit le seul mode de fonctionnement de ce Conseil qui en référerait à la démocratie en seconde instance, le consensus n’ayant pas été trouvé en son sein. Il faudra un Comité AD HOC de mise en place de la nouvelle Constitution qui permettrait au Conseil Constitutionnel Ethnique National de voir le jour.
Nos sociétés modernes sont en fait des guerres de consensus ethniques différents – en Europe, l’ethnie étant remplacée par le « parti politique » ou consensus par la vision sociale globale ou identitaire. Denis Sassou Nguesso n’a-t-il pas dit : « Donnez-moi vos fils et vos filles pour que je garde le pouvoir au nord » ? Il faut éviter la possibilité qu’une ethnie prenne le pas sur l’autre en refondant l’armée qui serait une armée frontalière car elle vivrait en gros aux frontières – de sorte que le retour d’un militaire dans la cité correspond à la fin de son service militaire. On pourrait envisager l’existence d’un Etat mais simplement comme organe de contrôle, le pouvoir étant collectivement détenu par le Conseil Constitutionnel Ethnique. En effet, seule la tradition est un véritable pouvoir démocratique car elle est exercée collectivement pour l’intérêt de la collectivité ou du TOUT SOCIAL. On confierait l’élaboration de projets économiques à un groupe d’experts qui soumettraient leurs propositions au Conseil Constitutionnel National Ethnique qui prendrait ses décisions à la majorité absolue, le cas échéant étant résolu par le vote. Dans une telle société, la décentralisation est une condition nécessaire ; ce qui nous amène à repenser l’urbanisation en mettant en place non plus des grands ensembles humains mais des cités à taille intelligente.
La tradition est une sorte de pouvoir détenu par tous car n’importe qui peut l’appliquer ou l'exercer sans craindre de blesser son prochain. Ce consensus traditionnel était notre spécificité ; nous proposons d’y retourner – de sorte à réussir le pari des anciens, la vie idéale de nos ancêtres où nul n’oppressait personne. C’est une théorie complexe à mettre en place au vu de la déstructuration de nos sociétés par le processus colonial et capitaliste issu de l’occident mais si on y réfléchit bien, on trouvera dans cette réflexion les germes d’un développement qui ressuscitera notre kimuntu-bomoto. Ce n’est pas le lieu d’un tel développement intellectuel complexe : il ne m’a été demandé qu’un texte liminaire de quatre pages.
Le développement n’est pas un fatras, une accumulation de richesses entre les mains de quelques-uns qui imposent un consensus factice à tous en usant de manipulations médiatiques, juridiques et en usant de la contrainte quand leur cause se heurte à une résistance. Le Boutan est à lui tout seul un mode de gouvernance curieux mais on s’y sent bien et je pense que c’est là le but et le sens de la vie en commun : que chacun s’y sente bien. La démocratie occidentale n’est pas parfaite et nous ne pensons pas qu’elle est le meilleur mode de gouvernance comme nous l’avons démontré par le biais de la logique. Cependant, ceci est une vision radicalement originale d’un esprit qui s’est totalement déconnecté des pesanteurs idéologiques du monde moderne et de ses schèmes de pensée. Il n’est nullement question d’en faire la pensée dominante dans un monde totalement connecté mais n’avons-nous pas le droit de revendiquer notre ORIGINALITE ? Le droit à l’originalité pour résoudre tous les problèmes que nous avons eus pendant 50 ans que nous n’aurons jamais eus si le Congo était une tradi-république, la première du monde car la « tradi-république » est supérieure à tout autre type de société.
Il s’agit d’une vue originale qui pourrait paraître d’une intelligence un peu difficile mais nous savons que ce consensus dont il est question ici n’exclut pas la différence mais toujours dans l’intérêt de tous de sorte à ressusciter ce mode de gouvernance extraordinaire de nos ancêtres dans lequel le groupe était supérieur à l’individu qui avait le devoir moral de s’y fondre sans se décomposer ou désintégrer sa personnalité.
LION DE MAKANDA
A présent, la vidéo des voeux de monsieur Denis Sassou Nguesso dans laquelle il parle du dialogue social, d'autres thèmes et de la possibilité que la tradition soit une source de démocratie. En disant cela, il s'agit surtout de réfléchir sur sa mise en oeuvre...
COMMENTAIRE : Voic un mail que je viens de recevoir du Collectif des Résistants Congolais. En substance, il nous apprend que Denis Sassou Nguesso a décaissé du Trésor Public l'équivalent de 12 millions d'euros - et on ose nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour nos écoles, nos hôpitaux, l'université. 12 millions d'euros, soit 7.872.096000 francs cfa pour un si court séjour du 7 au 9 février 2012, il y a de quoi s'interroger - surtout lorsqu'on sait que le grand éléphant rencontre Nicolas Sarkozy le 8 février 2012.
A l'heure où l'on parle de mallettes et de grosses valises ayant financé des campagnes électorales, de telles rencontres sont encore plus suspectes. Nous savons que le conflit lybien a fâché Nicolas Sarkozy et Sassou, vu que Denis Sassou Nguesso n'a toujours pas reconnu le CNT et qu'il a été un fervent soutien de Kadhafi comme le montre les photos ci-dessous où l'on voit un Sassou très proche de feu Mouammar Kadhafi. Il est le principal interlocuteur du guide qu'il admirait comme un gosse devant sa vedette.
Nous avons eu vent qu'Antoinette Tchibota Sassou Nguesso est déjà à Paris avec des agents de la sécurité d'Etat depuis une semaine. Certains sont même déjà à Lyon où Sassou se rendra le 7 février 2012 au Palais des Congrès (cité Internationale) pour soutenir une association présidée par son frère aîné dont le but est soi-disant de favoriser la création d'entreprise au Congo.
"Vous savez, il est difficile de créer une entreprise au Congo ; c'est pour cela que nous avons créé cette association", me dit un jour un membre éminent de l'association. Est-il normal dans un pays comme le Congo où le chômage est récurrent de bloquer les créations d'entreprises ? La raison en est simple : le pouvoir empêche le décollage du sud car les ressortissants du nord n'ont aucun mal à créer une entreprise et à la voir enregistrée à la Chambre de Commerce du Congo. Il n'y a qu'à observer à qui appartiennent la plupart des entreprises au Congo et on se fera à l'idée qu'il y a un favoritisme certain de ressortissants du nord en matière de création d'entreprise comme dans tout autre domaine. Il s'agit d'une politique délibérée et ce n'est pas la faute des nordistes mais seulement du tribal Sassou qui redoute le décollage des populations du sud. Sassou a créé les conditions d'une domination totale du nord sur le reste du pays : domination politique, économique, culturelle, etc. Nous sommes dans la logique de l'ethnie-classe sociale dominante avec la région en satellite. Et le dire, ce n'est point du tribalisme, au contraire ! Il faut dénoncer une logique injuste car c'est la plus simple manière de la combattre.
Les Congolais gagnent à savoir combien d'entreprises ont été créées par ce biais car si le bilan est dérisoire, on pourrait se demander si elle fait vraiment ce qu'elle dit, ce pourquoi elle a été créée car après tout, il faudra aller au Congo pour déclarer l'entreprise. Donc, il y a une magouille quelque part qui ressemblerait à du "piston" et c'est certainement la raison pour laquelle de nombreux proches du pouvoir sont dans son bureau pourflairer les bonnes idées et les bonnes affaires...
Il est tout de même rare qu'une association déplace un chef d'Etat, une toute petite association d'une dizaine d'opportunistes pour la plupart qui essaient de se faire de l'argent facile car nous connaissons les parties prenantes associatives dirigées par des compatriotes et toutes sont des personnes qui adorent l'argent facile.
Ces premières photos montrent Sassou à Tripoli auprès de Kadhafi avec une délégation dans laquelle on reconnaît Jean Ping de l'Union Africaine, le président Amani Toumani Touré du Mali et le président sud-africain Zuma. C'étaitt la mission de la dernière chance commanditée par l'Union Africaine et qui n'a pas abouti. Sassou est l'interlocuteur principal de Kadhafi. Vous savez comment s'est terminé le règne de Mouammar Kadhafi...
Cette photo est celle de l'arrivée de Sassou à Benghazi où les rebelles lui ont fait un accueil rude et au bord de l'émeute. On peut remarquer le regard inquiet de Denis Sassou Nguesso et l'air ahuri de Jean dominique Okemba, le conseiller spécial de son oncle. Le CNT connaissait les liens étroits qui unissaient Mouammar Kadhafi et Denis Sassou Nguesso ; d'où cet accueil tonitruant et très agité.
Que certains compatriotes écrivent à l'Elysée pour que Nicolas Sarkozy ne reçoive pas Denis Sassou Nguesso, cela peut se comprendre mais quelle chance a une telle missive d'aboutir si elle a vraiment été envoyée ? Seule une raison hautement électoraliste peut faire reculer Nicolas Sarkozy mais sauf une manifestation spectaculaire avant la date fatidique, nous sommes pessimistes. Néanmoins, ne rien faire est aussi indécent qu'aller soutenir Denis Sassou Nguesso.
Il faut que les Congolais s'organisent à Paris et à Lyon pour réserver à Denis Sassou Nguesso un comité d'accueil à la hauteur de notre indignation. Je pense m'arranger avec quelques compatriotes pour aller au palais des congrès manifester mon indignation d'un système qui ruine mon pays par le gâchis des ressources de toutes natures.
Lors de mon séjour au Congo en 2008, j'ai pu mesurer la vague de sympathie et de reconnaissance qui
entourait toute allusion au ministre André Okombi Salissa. De nombreux jeunes et cadres lui étaient reconnaissants de ne pas être tribal comme Denis Sassou Nguesso.
"Quand Okombi arrive dans un ministère, il travaille avec les populations locales qu'il intègre au lieu de faire preuve de tribalisme." "Si je travaille aujourd'hui à l'aéroport de
Pointe-Noire, c'est grâce à Okombi...", "Okombi est apprécié du nord au sud...", "Okombi est le nouveau Lissouba", etc. Je peux aligner de telles phrases en longueur, des points de vue qui
se comprennent comme des formes de reconnaissance et ceux qui parlent ne sont pas des Tékés. A chaque fois qu'un ministre quelconque remplace une personne placée par Okombi Salissa, ce dernier se
débrouille à lui trouver un nouveau poste et cela n'a rien à voir avec le sentiment ou le rapprochement ethnique : Okombi est un homme bon et il fait de son mieux pour aider ses
compatriotes. L'homme, il faut le comprendre, est dans un système et, à cet égard, doit plus ou moins jouer le jeu mais il a un humanisme qu'il tient à préserver et ses alliés de tous
bords, de toutes les ethnies sont nombreux - jusque dans l'armée.
Ce n'est donc pas étonnant que son mouvement le CADD-MJ ou Comité d'Action pour la Défense de la Démocratie-Mouvement Jeunesse, soit un mouvement populaire dont les membres viennent de toutes les ethnies, de toutes les composantes sociales. "Okombi a Salissaka batu", ai-je entendu dire à Brazzaville, Okombi a une bonté naturelle qui le rend populaire ; nombreux ne comptent pas ses bienfaits. Cette popularité est redoutée par le pouvoir qui le surveille quotidiennement et le met en filature - même lorsqu'il est à l'étranger.
En refusant de dissoudre son mouvement au profit du P.C.T. qui veut revenir à la logique du parti unique lors de la célébration de son dix-huitième anniversaire, Okombi s'est attiré les foudres du clan au pouvoir et celui qui s'est porté candidat pour le harceler n'est autre que le général criminel Jean-François Ndenguet, chef de la police du régime, impliqué dans l'affaire des disparus du Beach et de plusieurs autres méfaits. Il ne doit sa longévité à la tête de la police que par sa proximité clano-ethnique avec Denis Sassou Nguesso. Ndenguet s'en est pris publiquement à Okombi, violant son droit de réserve en sa qualité d'officier supérieur de la police, en lui demandant ce qu'il attendait pour dissoudre le CADD-MJ. Okombi est un ministre, Ndenguet un flic ripoux qui est censé ne pas s'occuper de politique mais c'est mal connaître le Congo, un pays où les bonnes moeurs et les règles sont les exceptions et les exceptions les règles.
Personne n'est dupe : Jean-François Ndenguet, le protecteur des ouest-Africains de Brazzaville qui le lui rendent bien et de toute la racaille du monde venue faire fortune à Brazzaville, ne peut parler qu'au nom de Denis Sassou Nguesso qui veut abattre le mouvement d'Okombi Salissa pour éviter l'émergence de toute autre mouvance politique que le le PCT après sa mort. Tout l'enjeu est là : imaginez que Sassou disparaisse, le RMP disparaît puisqu'il s'agit d'un rassemblement autour d'une personne et non d'un courant d'idées ; seul le le P.C.T. demeure comme mouvement politique sérieux bien qu'affaibli par les différents courants qui sont autant d'affirmation d'indépendance politique et idéologique. Il faut donc dissoudre tous ces mouvements-partis politiques pour renforcer le P.C.T. afin que sa lignée soit certaine de récupérer le pouvoir politique après sa mort. Qu'il vous souvienne comment les Sassou&Nguesso ont envahi le Comité Central du PCT...
Je me réjouis que le CADD-MJ ait pu résister à la pression. Certains membres de ce mouvement m'avaient demandé conseil quant à la dissolution il y a déjà un moment ; je leur ai conseillé de ne pas se dissoudre dans le P.C.T. s'ils ne voulaient pas que leur voix politique s'éteigne : à la disparition du grand éléphant, le PCT seul s'exprimera si tous les partis satellites disparaissent. Je suis aujourd'hui heureux de constater que le mouvement tient son cap et que mon conseil a fini par être suivi. Par ailleurs, certains partis des membres du clan ne se sont pas désintégrés dans le P.C.T. comme le désirait monsieur Denis Sassou Nguesso mais personne n'a subi de pression du côté des puissants neveux du grand éléphant et comment expliquer qu'on s'en prenne à Okombi sans admettre qu'on jalouse le succès de son mouvement ? andré Okombi Salissa est populaire et Sassou a peur des hommes politiques populaires...
Nous demandons à Jean-François Ndenguet de s'occuper de ses ouest-Africains et de leur demander, s'il s'ennuie, qu'ils lui construisent un autre immeuble de plusieurs étages à Poto-Poto. Il faut laisser Okombi Salissa tranquille. Il a choisi de soutenir le diable ; cela devrait suffire...
VOICI UNE VIDEO QUI MONTRE QUE LE CLUB 2002 PUR DE CESAR WILFRID NGUESSO NE S'EST PAS DESINTEGRE DANS LE PCT QU'IL CONSIDERE COMME UN PARTENAIRE - C'EST-A-DIRE - QU'IL GARDE SON INDEPENDANCE COMME LE CADD-MJ. GUY CESAR WILFRID NGUESSO SEMBLE MAL A L'AISE QUAND ON LUI PARLE DU PCT. REGARDEZ :
Teodoro Obiang Nguéma en a rêvé, Denis Sassou Nguesso a réussi à avoir cet entretien qui lui permettra de rencontrer Sarkozy avant que celui-ci n'entre probablement en campagne. Et on
se demande bien pourquoi le grand éléphant a fait des pieds et des mains pour rencontrer un homme dont le destin va être remis entre les mains des Français d'ici trois mois - s'il présente sa
candidature à la présidence de la république française.
C'est le contexte même des événements politiques en France qui rend ce rendez-vous suspect. En effet, d'ici la fin du mois de février, il n'y aura plus de session parlementaire et toutes les affaires seront mises en supsens.
Ce n'est pas comme si Sassou venait avec une mallette d'argent pour financer une campagne présidentielle de X ou Y mais Sassou sait que François Hollande pourrait prendre le pouvoir et pratiquer une politique différente à l'égard des dictateurs comme lui et s'il a besoin d'une faveur en ce moment, il vaut mieux la soumettre à Sarko car on sait que cet homme reste dans la lignée de la tradition relationnelle entre l'Elysée et l'Afrique : des rapports verticaux de maître à gouverneurs noirs. Tant que Sarkozy est encore président, il a le droit d'engager des actions au nom de la France et Sassou veut certainement lui demander une faveur avant qu'il ne soit trop tard car on ne se divise pas en quatre pour rencontrer quelqu'un juste pour voir ses beaux yeux.
Sassou veut le rencontrer pour la défense de ses intérêts et non ceux du Congo. Il y a tout ce climat d'affaires juridiques qui pèsent encore sur le clan Sassou&Nguesso. Bien que nous savons la justice française indépendante, nous savons que certains juges sont nommés et sont très proches des hommes politiques.
En tout cas, Teodoro Obiang Nguéma a compris que le lobby français de Denis Sassou Nguesso est plus puissant que le sien puisqu'il a réussi là où il peine à obtenir un entretien. Cependant, est-il prudent de se montrer à la veille d'une élection présidentielle avec un dictateur, un homme qui affame son peuple, qui laisse mourir les enfants de faim et de soif sans renvoyer l'image d'un président qui soutient des bourreaux ? Nicolas Sarkozy devrait y réfléchir car les affaires peuvent se traiter autrement par personnes interposées - sans qu'il s'expose à une image qui peut avoir un impact sur les sondages - au moment où François hollande est à 60% dans les sondages.
Sarkozy reste à l'égard de l'Afrique l'homme de la "rupture"-continuité, de la rupture par les mots sans que cette dernière ne traduise par les faits et cela, les électeurs français originaires de l'Afrique ne l'ont pas oublié. Sassou pourrait aussi volontairement rechercher un rendez-vous juste pour nuire à l'image de celui-ci. Il se peut aussi que, conscient des ravages que pourrait provoquer cet entretien, que le président français demande aux médias dont les propriétaires sont bienveillants avec lui d'en dire le moins possible.
La fébrilité des présidents africains à rencontrer Nicolas Sarkozy s'explique : ils se disent que Nicolas Sarkozy pourrait bien ne pas se faire réélire et que François Hollande pourrait changer la règle du jeu (ce dont j'en doute en dépit du fait que ses conseillers sont dans cette logique de rupture avec la politique africaine de Nicolas Sarkozy...) - alors, tant qu'il a encore quelques mois de pouvoir légitime, il faut en profiter et ils vont être nombreux à vouloir le rencontrer à dessein - surtout quand nous apprenons que Ouattara vient de se voir accorder une remise de dette d'un milliard d'euros de la part de la France suite à sa rencontre avec Sarkozy, preuve que Sarkozy peut encore cadeauter ses gouverneurs noirs quand il le désire mais ce n'est pas un cadeau désintéressé puisque TOTAL va recevoir de nouveaux blocs dans l'exploitation pétrolière en Côte-d'Ivoire, en fait un prêté pour un rendu encore plus grand...
Monsieur le conseiller spécial de l'Elysée a décidé de passer à l'offensive et en direct s'il vous plaît sur I-Télé. Il dit ne plus vouloir se laisser faire ! Il y a un climat malsain même au plus près de Nicolas Sarkozy puisque Henri GUAINO est le conseiller spécial du président, l'homme qui écrit ses discours, c'est dire, la plume qui lui met les mots dans la bouche comme ce fameux discours de Dakar. En ce moment, il y a de la tension en l'air et on se lâche ! Regardez :
COMMENTAIRE : Vous avez dû constater une baisse de mon activité militante ces temps-ci. Il y a une bonne explication : j'étais en mission de formation à Metz-Tessy, proche d'Annecy, en Haute Savoie. Certains stagiaires ont trouvé que le stage était "EXCELLENT" - alors que sur le document d'appréciation, la dernière mention était "TRES BIEN". C'est dire que si mon pays avait les infrastructures nécessaires, c'est avec joie que je reviendrai former mes compatriotes. Si je forme des Français, pourquoi ne le ferais-je pas pour mes propres compatriotes ? Le gouvernement congolais doit permettre au Congo d'atteindre enfin l'indépendance énergétique pour que nous ne soyons pas handicapés par des coupures intempestives : l'apprentissage moderne requiert des outils tout aussi modernes et nous avons toutes conditions (l'eau pour l'hydraulique, l'air pour l'éolien et le soleil pour l'énergie solaire) pour avoir l'indépendance énergétique. C'est la seule condition que j'attends pour revenir créer la LDM HIGH SCHOOL FOR COMPUTERS, EDUCATION, STRATEGY AND MANAGEMENT. En 2008, je suis allé sur le terrain où j'ai dispensé des formations particulières pour des agents du Trésor, des directeurs, etc. Nous avons été gêné par la condition énergétique du pays : les moteurs sont bruyants autant qu'ils sont polluants et dangereux à cause du monoxyde de carbone. Evidemment, je ne redoute pas les menaces du pouvoir parce que je sais au fond de moi qu'ils savent que j'ai raison et que la régularité des visites sur le site montre que ma petite opinion compte un peu : nous voulons un Congo différent de ce qu'ils nous présentent aujourd'hui, nous déplorons ce qu'ils ont fait de notre Congo ; nous savons eux et nous, qu'un autre Congo est possible, plus juste, plus kimuntiste, plus agréable à vivre où chaque fils de la terre du Congo sera fier d'appartenir à un pays qui ne laisse pas mendier ses fils.
J'ai reçu le message d'un monsieur qui s'est présenté comme un vieil ami d'Isidore Mvouba et qui a voulu lui transmettre un message au travers de votre blog. Comme vous le savez, DNCB est un espace où la liberté d'expression prend toutes ses lettres de noblesse... Cet homme connaît bien Isidore Mvouba, l'actuel ministre des transports et premier des ministres dans l'ordre protocolaire. C'est à la lecture d'un article qu'il a constaté que ce monsieur est devenu différent, qu'il a changé et a même oublié ses amis comme s'il était devenu lui aussi un crocodile de l'Alima...
"Mon cher Isidore, pangui a ni, bonjour. C'est un de tes amis que tu as oublié et qui a constaté combien tu as bien changé mais pas en bien en tout cas. Souviens-toi de l'époque de votre traversée du désert politique, toi et tes amis du "Pécété" lorsque le professeur Lissouba était au pouvoir, cette époque où tu volais l'eau et l'électricité au quartier "Plateaux des Quinze ans" en bidouillant les câbles au risque de t'électrocuter. Je te soutenais, je te dépannais. Rappelle-toi le jour où nous avons partagé une boîte de sardine...
C'est vrai qu'aujourd'hui, tout cela est un lointain souvenir puisque tu es bourré aux as parce que tu occupes une place très importante dans la logique géopolitique de monsieur Denis Sassou Nguesso. C'est toi l'illusion première que le POOL participe au pouvoir. Je ne t'en veux pas pour ta félicité et je ne me plains même pas pour le fait que tu as oublié tes amis d'hier, tes amis de la traversée du désert. Ce que je ne comprends pas c'est le fait que tu laisses les gens au Plateau des Quinze ans sans eau, sans électricité et même quand l'eau coule dans le robinet, elle n'est même pas potable. Pourquoi ton "camarade", l'éléphant pense que les enfants du Congo ne doivent pas boire de l'eau potable s'ils ne vivent pas à Oyo ? Mamba ma pamba pamba ? Il nous interdit même ça ? Parce qu'il espère que nous allons boire son eau Okiéssi ? Sassou est l'homme le plus méchant du Congo mais toi, nous croyions que tu allais tempérer ses instincts incontrôlés qui le pousse à haïr le sud. En fait, toi aussi, tu n'aimes pas le sud et j'imagine que tu as dû construire une villa à Oyo car tu en auras besoin quand le Pool te refusera sa terre...
Nous pensions que tu ferais en sorte que ton ami et frère de lumière monsieur le grand nzokou puisse se montrer plus humain, plus sensible à la misère des enfants du sud mais nous constatons que tu ne fais rien, toi qui as cautionné l'opération Mouébara où tes frères ont été massacrés dans le Pool. Pour couronner le tout, toi qui es ministre des transports, tu ne fais rien au moins pour le Pool où aucune route n'est construite - sauf celle financée par l'Union européenne. Même dans ton village natal, il n'y a plus d'école, plus rien et tu vois tes copains agir pour leur coin. Moi, je ne te demande pas de favoriser ton coin mais d'y penser à titre individuel : avec tous les milliards que tu détournes du budget de ton ministère, tu peux faire quelque chose pour le Pool. Comment peux-tu expliquer que cette région plus peuplée que la Cuvette-Ouest reçoive moins d'argent que celle-ci dans le cadre de votre municipalité accélérée-bâclée ?
Voilà treize ans que ton boukoutage intense dure au point où toi aussi tu as acheté des villas à l'étranger - en fait, tu fais comme eux, tu es devenu un parfait boukouteur dans le genre "lé dza, lé nua, lé yiba peuple". Tu imites tellement bien le grand nzokou au point où tu n'as pas arrêté le "maquillage", ce grattage de peau qui dénote de ton "voyoutisme" et de ton insouciance. Tu nous as oublié ; nous ne t'avons pas oublié de notre côté, nous qui avons mangé le toba bodi avec toi au temps de ta traversée du désert. Sache qu'à l'heure du jugement des traîtres du peuple Kongo, nous nous souviendrons à quel camp tu appartenais.
Tu as oublié mpassi i tu mueni ensemble, ngé mpé". Ce n'est pas grave. Mpassi za zingui. Tu vois comment ton ami nzokou munene donne l'eau et l'électricité au nord avec l'argent du sud et tu ne dis rien. C'est à cause des gens comme toi que Denis Sassou Nguesso masque son tribalisme car en vérité, j'ai lu sur le site du petit-frère que tu ne commandes vraiment pas au ministère des transports. Le nkozou t'a même affaibli au niveau du P.C.T. au profit de ses enfants. Il n'est pas encore trop tard pour te rattraper : tu peux dire à ton ami que nous avons soif et nous aussi avons droit à l'eau potable et à l'électricité car les dettes que ton ami contracte, il n'y a pas que les habitants d'Oyo qui vont les rembourser avec les peaux de leurs crocodiles...".
Ton grand-frère K.
Voici une vidéo d'une courte durée qui n'honore pas le Congo : en effet, nos diplomates représentent notre pays et à ce titre se doivent d'avoir une certaine tenue en public. Ce que vous allez voir est insultant, très insultant pour un pays hôte et nous pensons que ce monsieur ne doit plus être à l'heure actuelle diplomate en Espagne car si monsieur Denis Sassou Nguesso le confirme à son poste, c'est qu'il cautionne l'offense faite à l'Espagne.
Un diplomate congolais refuse de serrer la main d'une princesse espagnole, la princesse Laeticia, princesse des Asturies. Cela devant les caméras du monde entier. Juste derrière lui, un autre Africain et sa femme n'hésitent pas à faire le geste de respect qu'il s'est refusé comme s'il était au courant de quelque chose, comme si la main qu'il allait serrer allait le contaminer d'on ne sait quoi. C'est un geste déplacé qui fâche. Le roi d'Espagne devrait le faire payer à son maître car un tel acte est intolérable si le grand éléphant ne prenait pas ses responsabilités. C'est en Espagne qu'il va se faire soigner, c'est en Espagne où il va se reposer et son valet de diplomate offense une princesse du pays où il va se pavaner dans sa grosse villa ? Elle est restée digne et a tenu son rang mais la presse espagnole a été vexée car c'est inacceptable qu'un tel pantin représente le Congo. Nous savons tous à quel titre ce monsieur que vous reconnaîtrez sûrement est diplomate : en tout cas, ce n'est pas à cause de sa bonne éducation. Si j'ai un conseil à donner à quelqu'un, je dirai ceci : "keba na tonga okendeke ko zua kuna"...
Son discours vient de m'émouvoir aux larmes, je viens d'entendre un homme porté par le souffle d'une nation, comme habité, comme possédé, comme mû par la justice et l'égalité. François Hollande a été animé par le kimuntu-bomoto. Son discours de lancement de campagne a été brillant et nous avons partagé son extase. Fils spirituel de François Mitterrand, il se doit désormais de dépasser son "père spirituel" qui par son discours de la Baule a donné à l'Afrique un embryon de démocratie : il faut désormais parachever le travail. La révolution n'est pas finie et les fils d'immigrés qui seront fiers d'être Français doivent aussi être fiers de la France et de sa politique en Afrique. Oui, tout commence par le rêve mais le rêve ne se vit vraiment qu'éveillé dans sa confusion avec la réalité. Un rêve doit vivre et sa vie s'appelle "REALITE".
Certes, le projet n'a pas été énoncé en dur mais nous l'avons esquissé en filigrane. Ce bout d'homme sera un candidat redoutable, un porteur du verbe qui s'est élevé pour se dépasser en tant qu'homme car il a vite compris qu'il fallait devenir principe : principe de justice, principe d'égalité. Et ils ont applaudi comme je n'ai jamais vu des Français applaudir auparavant.
Je n'ai pas beaucoup de temps car je dois préparer une formation mais je me devais d'écrire ces quelques lignes pour lui dire de ne pas oublier l'Afrique, de ne plus marcher en contresens de l'histoire, en contrevent des valeurs universelles. On peut être fier d'être Français en travaillant harmonieusement avec l'Afrique - parce que la dignité et la grandeur n'existent que là où le progrès est partage, où l'humanité dépasse l'épiderme, où les mondes collaborent pour le bonheur de tous.
Au plus profond de moi, j'ai eu l'impression que François Hollande était un LION DE MAKANDA d'une autre couleur. Il a compris qu'il se battait contre la finance car le véritable ennemi était bien identifié et nous Africains, nous souhaitons qu'il nous aide aussi à combattre ce léviathan qui nous rabaisse toujours plus bas que l'animal. Toutes ces sociétés qui prospèrent comme des sangsues en Afrique ne paient pas d'impôts en France, des sangsues qui sucent l'Afrique jusqu'à l'os : La France s'appauvrit, Bolloré s'enrichit.
Hollande doit donner à l'idéal de GAUCHE une dimension qui replonge aux principes cardinaux de la (re)naissance des droits humains. Je connais ses adversaires mais ils ne sont invicibles que par les liens de la pensée car UN BILLET DE BANQUE NE VAUT QUE PAR LA VALEUR QUE L'HOMME LUI CONCEDE. OUI, L'ARGENT DOIT ETRE UN SERVITEUR ET NON UN MAITRE MAIS, EN FAIT, CEUX QUI SERVENT L'ARGENT, SE SERVENT EUX-MEMES CAR L'ARGENT N'ASSERVIT L'HUMANITE QU'A TRAVERS UNE VOLONTE HUMAINE.
Franchement, j'ai eu l'impression que François Hollande était un MUNTU pour qu'il puisse y avoir en lui autant de kimuntu potentiel ! IL faudra que le fruit tombe par terre et devienne arbre pour que nous en goûtions les fruits car on reconnaît l'arbre au fruit et le fruit à l'arbre lorsqu'il ne nous reste qu'une graine !
Les Congolais le savent : dès qu'un membre de votre famille devient ministre, c'est une chance inespérée de trouver du travail. Okiémy, devenu ministre sur recommandation de Claudia Sassou Nguesso à son père, a pris de nombreux membres de sa famille jusqu'à sa propre soeur qui serait directrice de cabinet. A tous les étages, il a mis des parents pour que toutes les affaires louches restent en famille.
Le ministre des finances ne fait pas exception, lui qui a nommé un membre de sa famille à un poste de directeur pour faire comme tout le monde. Ce dernier est devenu très copain avec le ministre des transports Isidore Mvouba car il est toujours bon d'avoir quelques alliés haut placés et vous allez voir que cela peut s'avèrer très utile. Le fameux parent de Gilbert Ondongo a détourné 30 millions de francs ; ce qui a mis le ministre des finances en colère. Il a en effet assez d'avoir mauvaise presse en ce moment comme avec cette supposée affaire des mallettes d'argent et bien d'autres.
Il a dit à son parent qu'il allait le virer. Ce dernier s'est empressé d'aller pleurnicher auprès d'Isidore Mvouba ancien premier ministre illégal et aujourd'hui premier des ministres dans l'ordre protocolaire. Monsieur le ministre d'Etat Isidore Mvouba a pris son téléphone pour donner une leçon d'éthique à la congolaise à Ondongo : " Gilbert, mais ça ne va pas non ? Tu veux virer ton ... pour à peine 30 millions de francs cfa ? Mais c'est rien, ça ! Il y en a qui détournent des milliards et qui sont toujours à leurs postes. Attends, il ne faut pas déconner, mec ! Laisse-le tranquille ! Il a des enfants à nourrir !"
Vous voulez certainement savoir la suite et vous avez raison car c'est vraiment intéressant et aussi efficace qu'un coup de téléphone : monsieur le directeur est toujours à son poste et désormais il sait que détourner de l'argent public n'est pas un crime au Congo ! Qu'est-ce qu'il est beau le chemin d'avenir de l'impunité !
La Société Nationale des Pétroles du Congo, en sigle SNPC, est au Congo l'équivalent de ce qu'ELF fut pour la France dans le financement occulte des hommes politiques, à la différence que la caisse noire de la SNPC ne sert qu'à financer les sénateurs et députés RMP là où ELF arrosait de tous les côtés : Gauche, Droite, Extrêmes, Centre, etc.
Il faut nuancer tout de même ce financement occulte des campagnes électorales des députés et sénateurs du Rassemblement pur la Mouvance présidentielle : TOUS DANS LE CAMP DU POUVOIR NE BENEFICIENT PAS DE CE FINANCEMENT OCCULTE. Il faut avoir de solides relations auprès du clan et surtout appartenir à la caste des privilégiés pour qu'on vous ouvre les coffres de la caisse noire.
Ce sont les plaintes d'un sénateur originaire du sud qui nous permet de comprendre que certains membres du RMP originaires du sud n'en bénéficient pas : à chaque fois qu'ils vont demander de l'argent pour leurs campagnes, on les renvoie au "mois des patates douces" comme on dit chez nous. Pendant que certains se morfondent, d'autres - notamment les députés et sénateurs nordistes se vantent d'avoir reçu 50 ou 100 millions de francs cfa pour battre campagne - même s'ils savent que ce ne sont pas les millions déversés qui garantissent la réélection : tout se décide à Oyo, chaque membre du clan Sassou&Nguesso apportant ses doléances pour que le grand éléphant tranche en faveur d'un tel ou tel. Certains sont écartés comme ce sénateur qui critiquait le pouvoir, d'autres font leurs entrées. Il n'y a de démocratie qu'au niveau de l'illusion car ils vous le disent eux-mêmes : "AU CONGO, CA NE SE PASSE PAS COMME CA ! TU PEUX VENIR AVEC DES MILLIARDS COMME LE COLONEL MABOUSSOU MAIS TU NE GAGNERAS PAS LE SIEGE DE MOUANDA JEAN CLAUDE !"
La campagne au Congo ne se fait pas à coups de projets mais à coups de millions distribués. Question d'amuser la galerie car le système électif réel est ailleurs dans la volonté d'un clan. Les élections sont juste une occasion de pomper et de dépenser allègrement de l'argent public. Lorsque vous voyez tel ou tel ministre, tel ou tel député acheter des cahiers, des tables-bancs pour les écoles de son village ou de son district, l'argent ne sort pas de sa poche mais des caisses de la SNPC, la société qui gère le pétrole congolais dont le véritable président n'est autre que Christel Sassou Nguesso. Ils ne gagnent que quelques millions de francs cfa et ne peuvent pas mener une campagne coûteuse ; c'est donc le rôle de cette caisse noire de pallier à ces faiblesses.
Il faudra un jour mettre de l'ordre dans le souk de cette nébuleuse SNPC qui manipule hors du Trésor public des milliards à l'insu du peuple congolais : nous n'avons pas besoin d'une telle société puisque le Trésor public suffit ; c'est à dessein que Denis Sassou Nguesso a créé la SNPC pour détourner la plus grosse partie des recettes de l'Etat. LA SNPC est le sacro-saint où tous les Congolais rêvent de travailler mais seuls quelques "élus" peuvent y accéder car comme le dit la Bible : "il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus".
Je viens de recevoir un mail dont une partie du contenu est : "Basile Ikouébé, ministre des
affaires étrangères et de la coopération du Congo annonce la création d'une structure dénommée "PROJET MOBILISATION DE LA DIASPORA", en vue de renforcer la contribution des
Congolais vivant à l'étranger au procesus de développement national, dans les secteurs tels que la santé, l'éducation, les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC),
la protection de l'environnement, la promotion du secteur privé."
CONGO : INFOS SUR LE PAYS
:
Superficie: 342 000 Km2
Population: 4 012 809 hab
Densité: 11,7 Hab/Km2
Capitale Politique: Brazzaville
Cité Economique: Pointe-Noire
Régime: Présidentiel
Langues: Français (officielle), Lingala, Kituba
Littoral: 169 Km Côte Atlantique
Port maritime: en EAU profonde
Monnaie: FCFA (1€=655.57F)
P.I.B/Habitant: $4000
Réseau ferroviare: 795 Km
Emission CO2 /Hab: 0,64 tonnes
Nb de postes TV /1000 hab: 13
Nb de lignes fixes /1000 hab: 5
Usagers Internet /1000 hab: 38
Indicatif Téléphonique: +242
Domaine Internet: .CG
Fête Nationale: 15 Août
Indépendance: 15 Août 1960
Devise: Unité/Travail/Progrès
Fuseau Horaire: UTC +1
Taux d'Alphabétisation: 92,1
Principales richesses: Pétrole, Bois, Potasse, Or, Diamant...
Frontières: 5 504 Km
Pays voisins: Angola, Gabon, Cameroun, Centrafrique, RDCongo (Ex. Zaire)
Nb de Régions: 12
Autres villes:
Dolisie, Ouesso, Nkayi, Owando, Impfondo, Gamboma, Djambala, Oyo...

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