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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 20:34
IL Y A GENOCIDE DANS LE POOL SOUS LE PRETEXTE NTUMI

Il faut voir la réalité comme elle est, sans s'occuper des manipulations médiatiques offcielles scandant les mensonges d'Etat qui n'avouent pas les véritables fins poursuivies par le régime totalitaire de Denis Sassou Nguesso. Depuis le mois d'avril 2016, le pouvoir de Brazzaville a déclaré la guerre à Ntumi mais le régime ne parvient pas à le capturer - alors que nous connaissons de petites personnes qui sont allées voir Ntumi dans sa cachette actuelle. Avec les moyens dont dispose l'ethnie-Etat renforcée par les mercenaires de tous bords dont des Israéliens qui appuient les Rwandais, Centrafricains et autres, on s'étonne qu'on ne parvienne pas à capturer un homme. C'est à se demander si on veut vraiment le capturer, si sa peau est vraiment mise aux enchères. Ca frise le ridicule. Non, Sassou sait où se trouve Ntumi mais ce n'est pas sa capture ou sa mort qui lui importe :  le but est dé dépeupler le Pool, de décimer les populations pour se débarrasser de ce noyau historique de résistance politique. Ensuite, peut-être Sassou pourra installer des étrangers dans cette région pour étouffer toute contestation.

Le monstre de l'Alima prépare déjà sa succession. Il a toujours en face le casse-tête de la supériorité réelle en populations du sud sur le nord. La dimension démographique de sa stratégie implique l'holocauste des Bakongo, un dépeuplement sans pareil. Mouébara I n'a pas suffi car les objectifs n'ont pas été atteints. Le génocide d'Etat perpétré contre les populations du Pool en ce moment même, c'est l'opération Mouébara II. Sous le prétexte de rechercher un homme sur une base juridique douteuse, on écume une région, on nettoie, on tue de paisibles paysans dans les champs causant le dépeuplement d'une région. L'implication du pasteur Ntumi dans les troubles causés par des inconnus en avril 2016n'est pas du tout avérée. A-t-on arrêté quelqu'un pris sur le fait ? Les témoignages des officiels qui ont pris la peine de déplacer leurs dossiers importants avant les incidents inclinent sur un coup monté par le régime lui-même en vue de trouver prétexte pour déclencher un holocauste dans le Pool.

L'art de la réflexion ne s'épanouit que si on se pose les bonnes interrogations. Hélas, il n'existe aucune science qui enseigne le bon questionnement. Même pas la philosophie. Question : comment la soldatesque de Denis Sassou Nguesso distingue-t-elle le bon Mukongo du mauvais Nsiloulou ? Ne sont-ils pas tous des Bakongo ? En face des tueurs de la dictature, il n'y a pas une armée clairement identifiable à combattre ; il n'y a que des gens habillés en civils qui se font descendre comme des lapins car il n'y a pas moyen de distinguer le nsiloulou du bon mukongo (alors que l'idéologie veut que tout Mukongo soit mauvais et traité en ennemi par les membres de l'ethnie-Etat. Un bon Mukongo est un Mikongo mort. Boma Mukongo tika nioka). Alors, mettez-vous à la place des mercenaires étrangers et des miliciens de Tsambitso : sur qui tirer ? Qui abattre et qui laisser sauf ? Tout Mukongo peut être assimilé nsiloulou. Dans le doute, les mercenaires tuent. Il n'existe aucune typologie claire et identifiable du nsiloulou. Nous sommes en face d'un génocide planifié. "Tuez TOUS les Bakongo, Dieu reconnaîtra les siens - nsiloulous ou pas - et le diable applaudira pour le sang versé". Tel doit être le mot d'ordre donné par la Bête d'Edou. Denis Sassou Nguesso prendra le temps de raser le Pool en l'écumant au prétexte de rechercher le révérend Ntumi. C'est même un alibi pour occuper militairement la zone.

Qu'on ne m'énerve pas en me parlant de "communauté internationale", cette secte politique des grandes puissances agissant au nom de toute l'humanité - alors qu'elle ne défend que leurs intérêts. Il ne faut plus rêver : elle est avec les dictateurs qui font le sale boulot à leur place. L'ONU vient d'avaliser le coup d'Etat d'Ali Bongo. Ouvrez les yeux ! Ils ne veulent pas nous voir libres et démocratisés car cela nuirait à leurs intérêts.

Denis Sassou Nguesso est un James 007 de la politique avec un permis de tuer d'Etat reconnu par les grandes puissances, un permis de tuer avec impunité absolue. Denis Sassou Nguesso est le seul gangster d'Etat avec droit constitutionnel de massacrer son propre peuple. Quand comprendrez-vous que nous sommes seuls face à nos bourreaux ? On massacre les Bakongo dans le Pool au prétexte de combattre les nsiloulous. l'Etat a toujours raison : ça s'appelle la "raison d'Etat". Remarquez que les procès intentés contre ces gangsters d'Etats, ces mafieux qui s'encanaillent chaque jour que Dieu fait, ont du mal à aboutir en Occident. Rien n'est jugé et personne n'est sous les barreaux : les criminels sont libres tandis que les innocents croupissent en prison en Afrique - sans que personne ne vienne à leur secours même quand ils sont Français comme Modeste Boukadia ou Britannique comme Paulin Makaya. Nos vies noires et noircies par racisme ne valent rien. Même quand vous changez de nationalité. Il n'y a qu'à voir comment on abat des Noirs comme des lapins aux Etats-Unis. Tout est bon pour casser du nègre. Tant mieux si c'est un nègre qui prend la peine de s'ensanglanter les mains en zigouillant un autre nègre : cela permet aux leucodermes de jouer à l'homme civilisé. Cependant, à leurs yeux,  la vie d'un nègre ne vaut pas plus qu'une goutte de pétrole, un petit gramme de coltan ou un carat de diamant. Et ils sont prêts à vous massacrer tous pour...

Le pasteur Ntumi doit se battre. Pour sa vie. Pour le Pool. Pour le Congo. Même si hier, il était en parfait accord avec le régime venu des berges de l'Alima, il a dû comprendre que s'il faut le liquider, Denis Sassou Nguesso n'hésitera pas une seconde. Aussi, il doit prendre la ferme résolution de livrer le combat de sa vie. 

Quant à ceux qui croient au sud que seul le Pool est concerné par ce génocide programmé, ne riez pas si vite : quand Sassou aura fini de décimer le Pool, il trouvera un prétexte pour dépeupler le Niari et le Kouilou ou les Plateaux en faisant la chasse à André Okombi Salissa. Si déjà sur le papier le nord est plus peuplé que le sud, il faudra bien que la réduction démocratique se poursuive dans tout le sud du pays pour que la fiction rejoigne la réalité. Imaginez juste un tout petit instant, je ne dis pas que c'est le cas, qu'on dise à Sassou que Ntumi se trouve dans le Niari ou dans les Plateaux ou au Kouilou. Que feront ses mercenaires ? Je vous laisse répondre à la question...

Le génocide d'Etat est en marche dans le sud du pays. Il ne s'arrêtera pas si on ne le stoppe pas. Ne comptez pas sur les Français pour cela : ils ont d'autres chats blancs à fouetter. Nous nous en sortirons seuls en résistant, en attaquant, en nous défendant comme des lions ou nous mourrons tous comme  des chiens. D'une balle. De faim. De maladie. De torture. De stress. Mais pour le moment, ce qui nous tue le plus, c'est l'ignorance et l'absence de véritables leaders avec une stratégie claire de reconquête et de restauration de la démocratie.

On ne fait pas de résistance politique - sans mémoire politique. La mémoire politique sait qui est qui, qui a fait quoi et à quel moment, qui a occupé tel poste, joué tel rôle politique, qui est en connivence avec qui - au lieu d'applaudir une poule qui se fait passer pour le défenseur des cafards - dans le but de mieux les avaler tous. Au lieu de cultiver la mémoire politique, notre peuple se barricade dans une étrange amnésie doublée d'une cécité politique. Les cafards n'attendent pas que le sauveur sorte du milieu des poules. Les cafards doivent s'en sortir seuls face à leurs ennemis. Le salut vient des Juifs pour les Juifs par les Juifs ou par un Juif-Messie. La Samaritaine l'a bien compris. Ce salut prêché par le Messie n'est pas destiné à tous. A chaque espèce, son sauveur natif. Le salut du cafard viendra du cafard ou ne viendra pas. Le cafard sait instinctivement qui est son ennemi. Et cela, même le cafard l'a intégré et codifié dans ses gènes pour le transmettre à sa progéniture.

Nous devons prendre notre destin en main - sans attendre rien de personne. Ce n'est qu'à ce moment-là que le monde nous prendra au sérieux. Qui a déjà vu une poule séparer deux cafards qui se battent ? Au contraire, elle veut que vous vous battiez pour vous dévorer tous les deux. Qu'on se le tienne pour dit...

 

           LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 11:02
GABON : LA COUR CONSTITUTIONNELLE SANS SURPRISE VALIDE LA REELECTION D'ALI BONGO

En Afrique, la démocratie ne peut vraiment se contenter d'organiser les élections. Faille-t-il encore avoir des institutions démocratiques, soit des institutions contrôlées par le peuple et là, c'est cause perdue en Afrique. Qui tient les institutions sous sa coupe manipule la "démocratie" qui se résume à une farce qu'on impose de force au peuple. La farce est une simulation mensongère et une manipulation de la réalité que l'on substitue à cette dernière en la présentant comme véridique au travers notamment des médias aux ordres du système. Après tout, la force peut même refuser de jouer à la farce comme le fait actuellement Kabila. Avec des institutions dictatoriales ou au service de la dictature, quand vous jouez à la démocratie, vous introduisez une élection et des votes, il en sort toujours un dictateur et une dictature. Ainsi est programmé le jeu. Ce ne sont pas les électeurs qui font les rois puisque les rois font la loi.

Ali Bongo Ondimba est réélu. On s'y attendait. Des connaissances proches du régime m'avaient averti que tout avait été scellé pour qu'il reste sur le trône. Madame Mborantsuo a dit qu'il était rare qu'une cour constitutionnelle invalide la décision du ministère de l'intérieur. Au Gabon, il n'a pas eu d'exception qui confirme la règle. Règle absolue, rigide. Mieux : Ali améliore son score avec 50,66% des voix.

Nous avons suivi très tard la séance publique de la cour constitutionnelle gabonaise en direct sur une chaîne africaine. Le Haut Ogoué est revenu à des proportions démographiques très honorables avec 70.000 électeurs. Pour qu'Ali gagne, la cour constitutionnelle a accédé à sa requête d'annuler le scrutin dans plusieurs bureaux de vote de Libreville ! Ainsi, le tour était joué.

Ali appelle les autres candidats au dialogue. Sur quoi ? L'armée est prête à contenir toute insurrection populaire. Le clan Bongo aurait tenu une réunion avec la présidente de la cour constitutionnelle au cours de laquelle il a été décidé de maintenir la victoire - quitte à sacrifier quelques milliers de vies. La colère des Gabonais, s'il en est, ne dépassera pas les deux semaines.

La grosse question reste la suivante : comment va réagir le camp Ping qui a échappé à une inéligibilité de dix ans demandé par Ali Bongo mais refusée par la cour ? Va-t-il accepter le hold-up comme le fit feu Maboundou ? Les mercenaires sont sur le pied de guerre. La force est prête à imposer la volonté du roi. Les Gabonais sont forcés de consommer du Bongo jusqu'à l'indigestion. Après Ali, son fils. Ainsi se consolide un pouvoir dynastique sur des siècles. La dictature devient en Afrique une autre forme de la royauté, une royauté qui ne s'avoue pas comme mode de gouvernance.

 

                LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 22:12
LETTRE A FRANCOIS HOLLANDE : KOUKEBENE NE DOIT PAS DEVALUER SES PROMESSES

La mémoire de mes jets me permet de rappeler aux Congolais des propos écrits dans d'autres circonstances comme : "Même si un cabri chassait Denis Sassou Nguesso du sommet de l'Etat, le peuple applaudirait le cabri". Mes mots et expressions reviennent : "La force ne respecte que la force" car c'est le seul langage qu'elle comprend. Et j'ajoute aujourd'hui : "Lorsque l'illégitimité et l'illégalité ont pris le pouvoir en violant le droit, il devient légitime et légal de violer le droit pour rétablir la loi en reprenant le pouvoir du peuple". Le 9 janvier 2016, à l'assemblée nationale française, j'ai enfoncé le clou en assénant : "Il est venu par les armes ; il ne partira que par les armes". Ils le disent eux-mêmes : "To zuaki na minduki, to kozonguissa na minduki". L'histoire et les événements montrent qu'il n'y a aucun autre moyen, vu la faiblesse insurrectionnelle populaire, que la force pour chasser Denis Sassou Nguesso et ses crocodiles tueurs du PCT.  Nous avons essayé la légalité de la voie électorale mais celui qui méprise la loi, monsieur 8%, a transformé sa cuisante défaite en victoire. Que celui qui peut armer un bras sauveur du peuple, le fasse car nous avons trop attendu. Près de vingt ans, c'est trop !

Que l'ancien ministre Benoît Koukébéné l'ait compris est une bonne chose. Certains de mes amis qui m'ont envoyé la copie du contenu de sa lettre à François Hollande me disent que ce n'est pas la première fois que l'homme menace le régime de Brazzaville. Et nous savons qu'il en a les moyens : il peut joindre l'action à sa parole, à ses promesses. Annoncer avec fracas une telle intention à François Hollande, c'est faire preuve de témérité ; nous aurions préféré la discrétion et la surprise - mais si on ne peut rien faire au Congo sans mettre l'Hexagone au courant... Si cette promesse n'est pas suivie d'effet, que Benoît Koukébéné se taise à jamais.

Derrière les mots-promesses, le peuple souhaite des actes-accomplissement. Nous ne souhaitons pas savoir comment il va s'y prendre dans quelques mois comme il le promet mais qu'il le fasse car la souffrance du peuple a atteint un point de gravité exceptionnelle. Benoît Koukébéné doit tenir ses promesses à l'égard du peuple qui lui a donné la vie - d'autant qu'il les profère en toute liberté, en ayant la plénitude de ses moyens intellectuels, mentaux, psychiques et physiques comme en témoigne sa missive au président français François Hollande. Le peuple n'a pas eu besoin de le supplier ; il est seul avec sa conscience et ses milliards et personne ne l'a pas forcé à rendre publique cette correspondance - si tant qu'elle est authentique. En face, quand Denis Sassou Nguesso crache une promesse violente, avant que sa salive n'ait touché terre, la promesse - violente - est accomplie par ses serviteurs, les dévots du diable. Cette menace de plus ne doit pas être une intention en l'air. Si au lieu d'applaudir un cabri, nous applaudissions un homme, qui ne le ferait pas ! Qu'il plaise donc à monsieur Benoît Koukébéné de ne pas dévaluer ses promesses, sa parole, une parole donnée à tout un peuple dont le dernier messie croupit en prison - faute d'avoir été crucifié. Lui au moins a eu le mérite de s'opposer ouvertement, frontalement, en ne reconnaissant pas la fausse victoire de monsieur 8%, préférant la prison à la trahison du peuple. Il est encore temps que Koukébéné prenne la place messianique qui reviendra au sauveur du peuple congolais. Si tant que nous ayons besoin d'un messie incarné dans une seule personne, un seul individu car comme je l'ai dit :

                  " LE MESSIE, C'EST TOUT LE PEUPLE CONGOLAIS..."

Il se peut que je me sois trompé. Et comme j'aimerais que Benoît Koukébéné me fasse mentir !

 

           LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

Monsieur le Président, 

 

Au lendemain de la dernière Conférence des Ambassadeurs organisée avant la fin de votre mandat et dans un contexte  africain marqué par la crise post-électorale du Gabon, j’ai le devoir de m’adresser à vous, encore une fois, au sujet de la crise que connaît la République du Congo.

Ce pays, qui est aussi le mien subit, depuis de nombreuses années, le joug d’une odieuse tyrannie laquelle ne repose plus que sur la violence politique et l’emploi inconsidéré des armes, après les élections tronquées du 20 mars 2016.

Si ce régime était déjà un non-sens historique, désormais, aux yeux du monde, il n’a ni légitimité ni légalité. Cependant, il se maintient. Et la  stratégie du tyran de Brazzaville tient sur un double ressort. Tout d’abord, croire et attendre l’alternance politique en France en mai 2017, avec l’arrivée espérée de la Droite française au sein de laquelle il dit compter d’éminents soutiens. Ensuite, faire croire aux chancelleries qu’il est le garant de la stabilité en Afrique centrale. Aussi  propose t-il ses « bons offices »  à l’occasion de  toutes les crises qui surviennent dans cette région.  Il escompte  un statu quo qui tournerait à son avantage.

Hannah Arendt a raison d’affirmer que les régimes totalitaires s’appuient sur un homme et s’écroulent lorsque celui-ci prend la fuite.

Dans peu de mois, par la force, puisqu’il ne peut en être autrement, je  mobiliserai  les dignes fils du pays pour faire  partir du pouvoir le tyran de Brazzaville. Nous  ne sommes  pas des  tyrannoctones. Le libre exercice de son droit de fuite lui sera donc laissé. J’y veillerai personnellement.

De même, je puis vous assurer que la communauté française vivant au Congo Brazzaville sera protégée  ainsi que  les  intérêts des firmes françaises.

La France libre et le Congo Brazzaville partagent une belle histoire. Puisse cela continuer.

Je vous prie de  croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma très haute considération.

 

                                        Benoît KOUKÉBÉNÉ

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 07:40
LES LECONS DE LA RDC : UNE DICTATURE PEUT SE PASSER DES ELECTIONS !

En Afrique - notamment subsaharienne, je le dis derechef, nous sommes sous le syndrome de Spartacus : la victime qui en réchappe finit par agir comme son bourreau. Spartacus adopta les méthodes barbares de Rome. Lui au moins, qui tua d'abord pour amuser la galerie, combattait Rome avec la même barbarie que Rome. Hélas, les esclaves affranchis finirent par se diviser en essayant d'adopter les mécanismes de lutte de pouvoir intestin de leurs ennemis romains.

Les Etats africains agissent aujourd'hui exactement comme à l'époque coloniale. L'autorité de l'Etat se veut absolue et indéterminée dans la durée comme l'autorité coloniale dont nos dictateurs ont copié les méthodes de gouvernance par la terreur. Dans les colonies, seule la volonté de la puissance coloniale comptait ; dans nos républiques, seule la volonté du dictateur compte. Toute rébellion, revendication, opposition, tout soulèvement conduisent à des massacres de la pire espèce. Ce fut déjà le cas dans les colonies ! Cela se comprend mieux quand on réalise que l'Etat dictatorial africain n'est qu'un gouvernorat noir au service de la puissance coloniale blanche  dont la domination se poursuit en arrière-plan. L'enrichissement des uns se fait toujours au détriment de l'asservissement des autres, des peuples rétrogradés en inférieurs, en bêtes humaines (dans leur idéologie, ils disent : Dieu a donné à l'esclave une forme humaine car qui voudrait être servi par un animal ? Lisez le Talmud). Et cela n'a pas du tout changé. Aussi étrange que cela paraisse, ceux qui dominent ce monde le font au nom de postulats religieux et racistes les plus durs et les plus inhumains. Les hommes, c'est eux ; et tout le reste, ce sont des animaux, les goyim, les barbares, les sauvages, les primitifs. Aux inférieurs, l'obéissance et l'esclavage s'ils veulent vivre.

Au sortir des indépendances, nous sommes directement entrés en dictature. L'Afrique s'essaie aujourd'hui à la démocratie d'importation mais on constate qu'elle n'est qu'une autre forme de dictature pour éviter de prendre le pouvoir par la force. Et il arrive, même en démocratie, qu'on prenne le pouvoir par la force comme nous l'avons observé au Congo-Brazzaville.

Denis Sassou Nguesso a montré aux autres dictatures de la sous-région qu'une dictature peut conserver le pouvoir en se moquant de la loi, de la constitution - tant qu'elle sert les intérêts des puissances du monde. Nous constatons juste des variantes dans la manière de s'agripper au pouvoir chez les autres dictateurs de l'Afrique centrale : si Paul Kagamé modifie la constitution comme Denis Sassou Nguesso en s'appuyant sur des pétitions populaires, au Burundi Pierre Nkurunziza s'octroie un troisième mandat non constitutionnel - sans modifier la constitution. Joseph Kabila joue carrément la variante extrême en refusant d'organiser les élections, s'étant assuré qu'il demeurerait président en cas de non élection présidentielle.

Si nous étions dans un monde non corrompu et non guidé par l'intérêt matériel, le monde entier refuserait de collaborer avec le premier Rwandais du Congo mais vous verrez que si Joseph Kabila parvient à juguler cette crise, les puissances de l'argent continueront à faire leurs magouilles en RDC en s'appuyant sur son autorité illégale et illégitime après le mois de décembre 2016.

Entre le peuple et la dictature, il y a le bouclier de la force publique qui protège les dictatures. Et si les peuples ne prennent pas conscience qu'il faut sortir en masse, sacrifier quelques vies, arracher des armes aux bourreaux du peuple et livrer bataille, c'est cause perdue. Aucune armée sur le terrain n'a assez de munitions pour massacrer un peuple en situation d'insurrection généralisée. Il n'existe qu'une seule façon de vaincre une dictature à mains nues : QUE TOUT LE PEUPLE PRENNE LA RUE ! De préférence la nuit. Dans un tel scénario, aucun Etat ne tiendrait trois heures. Il s'agit de franchir la barrière de la peur et il n'y a qu'une seule forme de peur à vaincre : la peur de mourir. IL N'EXISTE QU'UNE SEULE FACON POUR UN PEUPLE DE VAINCRE UNE DICTATURE : QUE TOUS LES CITOYENS ACCEPTENT DE MOURIR EN LIVRANT BATAILLE.

Il est évident qu'en Afrique, la force publique n'existe pas : il n'y a qu'une force d'Etat pour l'Etat, au service de l'Etat et contre le peuple - à quelques exceptions près.

Le peuple brûle le siège du parti de Joseph Kabila ; ses mercenaires rwandais brûlent les sièges des partis de l'opposition. Cela démontre que le pouvoir du cheval de troiede Kagamé est dans une posture de l'épreuve de force qui veut rendre coup sur coup. Joseph Kabila peut compter sur le Rwanda qui a besoin du coltan de la RDC qui est devenue une colonie rwandaise. En effet, si Jospeh Kabila perd le pouvoir, comment fera le Rwanda pour faire tourner ses usines de traitementde coltan - puisqu'il ne possède pas ce minérai ?

Nos frères d'en face peuvent compter sur le nombre. Il faut entrer en résistance et ne plus se fier à la loi, au dialogue-mascarade, à la constitution si du côté de la dicature, on ne respecte pas la constitutution. Dans une telle situation, il n'existe qu'une seule façon d'honorer la loi et la constitution : livrer bataille pour elles, en usant de tous les moyens. Il est évident qu'il y aura des pertes humaines et on le regrettera mais si au final on remporte la bataille, ces morts ne seront pas morts en vain. Les peuples peuvent jouer la surprise, prendre le temps d'organiser l'offensive et user de la technique de l'encerclement en prenant les forces ennemies de tous les côtés. Si une attaque frontale de masse, une attaque totale, est lancée par le peuple - même la plus grande armée du monde ne pourra le vaincre.

Il faut couper l'Etat des moyens de l'Etat, de ses sources de financement. Si les alliés de ces dictatures se rendent compte qu'ils ont plus à perdre qu'à gagner, vous les verrez délaisser les monstres qu'ils arment. BO BANDA KO AFFAIBLIR BA SOUTIENS ECONOMIQUES YA KANAMBE.

On nous impose des dictatures pour mieux exploiter nos matières premières. Eh bien, en tout logique, il vous revient de rendre l'exploitation de ses ressources impossible. Si vous faites ça, vous verrez Kanambe et les autres dictateurs tomber plus vite que vous ne pensez. Commencez par atteindre les intérêts étrangers qui ont vocation à tirer profit de la présence de Joseph Kabila au pouvoir. BO KIMISSA BA CHINOIS. C'est vous, le peuple qui tenez l'économie en la faisant fonctionner ; il vous est donc possible de la paralyser. En fait, il est possible de vaincre une dictature sans armes : en sabotant les dépôts de munitions, en bloquant les points d'approvisionnement en carburant de l'armée, en sabotant les moyens de communication, en pratiquant la guérilla. Cette guerre-là ne se gagne pas en un jour. Il faut une stratégie à long terme, une guerre d'usure. Si l'Etat est votre ennemi, affrontez l'Etat en ennemi. Une paralysie d'un système étatique est possible. C'est parce que l'occident et les grandes puissances sont complices de ces systèmes repressifs : il suffit de bloquer les canaux bancaires, de stopper le flux de monnaie dans un pays pour que tout s'arrête. Que les mamans des marchés ne vendent plus leurs moungouélés aux soldats et aux policiers du régime.

Dieu et la prière, c'est pour le monde invisible et spirituel. L'action, c'est pour le monde physique. il n'y a que notre action qui peut modifier les rapports de force du monde physique. NE CRAIGNEZ PAS CEUX QUI PEUVENT TUER LE CORPS MAIS NE PEUVENT DETRUIRE L'AME. N'écoutez pas les intellectuels de pacotille qui vous disent de ne rien faire, au prétexte de protéger des vies - alors que de dizaines de milliers meurent par jour de faim, de soif, de maladie, de stress, de brutalités policières, d'assassinats gratuits. Ne rien faire face à une dictature, c'est accepter la défaite, l'esclavage, au final, la mort que l'on croyait éviter.

L'histoire de l'Afrique moderne doit s'écrire en abattant la cloison qui oppose les peuples et les Etats qui ne servent que des intérêts étrangers. Une cloison armée. Si les étrangers n'ont plus d'intérêts dans nos pays, nous prendrons mieux possession de nos Etats. Il faut donc délivrer les Etats privatisés pour les remettre au service des peuples. Les Kabila, Mende, Sassou, Ndenguet, Kagamé et compagnies ne nous représentent pas mais ne sont là que pour garantir les intérêts étrangers. Si cela est nécessaire, rendre toute exploitation de nos ressources par des étrangers impossible. Nos ancêtres ont vécu sans eux, sans les mindélé : Mbanza Kongo, Loango, Lunda, Kuba, Soyo, Kakongo, etc. Nous pouvons vivre sans eux car ce sont eux qui ont besoin de nos ressources qui ne nous profitent même pas.

Recensez les alliés de Kabila au niveau industriel et livrez à ces damnés une guerre sans merci en sabotant leurs entreprises, leurs machines, leurs industries. Nous ne vaincrons pas les dictatures sans combattre les alliés industriels de celles-ci. Si les Etats sont une menace pour les peuples, il faut les détruire et créer des institutions qui soient totalement au service des citoyens. Si l'armée est notre ennemi, il faut la réformer ou la combattre. L'Afrique doit faire des choix difficiles.

Ce siècle est celui du réveil des lions. Ne croyez pas, mes frères, que c'est impossible : la reine Kandaké ou Candace combattit les Romains, La reine Nzinga infligea des défaites aux Portugais. Ndombi Mbulunzu arrêta Savorgnan de Brazza sur la rivière Alima. Chaka Zulu remporta des victoires sur les Anglais. Si l'Etat est notre ennemi, l'ennemi du peuple, il faut le combattre jusqu'à ce qu'il soit entre les mains de dignes fils de la nation. Un exemple encourageant : contrairement à Sassou Nguesso et à tous ceux qui ont vendu les ports de leur pays à Bolloré, Patrice Talon vient de refuser de vendre le port du Togo à l'ami de Nicolas Sarkozy.

Nos Etats ressemblent à des gardiens de prison qui retiennent les peuples captifs pendant que les puissances du monde pillent nos ressources. Regardez ces puissances à l'oeuvre en Syrie quand l'Etat ne joue plus son rôle de gendarme. Etats-Unis, Russie, France, etc, Un si beau pays est détruit pour le soumettre à des appétits étrangers. Les Syriens sont opposés aux Syriens pour le bénéfice des intérêts étrangers, exactement comme les Etats sont armés et opposés à leurs peuples dans nos pays. La Syrie détruite, on pourra s'attaquer à l'Iran.

Faites une lecture globale du monde au lieu de ne voir que le petit bout de la logique. La férocité des Etats africains contre les peuples est une violence par procuration. Pendant que Kabila tue les Congolais, l'exploitation du coltan, du cuivre, de l'uranium, de l'or, etc, se poursuit. Et c'est même pour cela que les puissances du monde ne veulent pas de la démocratie dans nos pays. Nous devons réaliser qui est notre vrai ennemi car c'est celui qui arme le bras noir qui tire sur le Noir désarmé. Il faut relever le défi. Nous vaincrons. INGUETA !

 

              LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 14:39

Face à un déni de démocratie ou à la tentative de violation de la constitution par le régime en place, une opposition qui se respecte pousse le peuple dans la rue. Hier, le Gabon où les Gabonais réclament la vérité électorale pour le scrutin présidentiel du mois d'août, aujourd'hui, la République Démocratique du Congo avec le peuple qui défie le régime en prenant la rue, deux pays qui font passer notre opposition intérieure pour une opposition molle et peut-être complice d'une dictature qu'elle fait mine de combattre - au lieu de conduire le peuple vers la liberté et la démocratie en le poussant à livrer le combat de la rue. Qui peut croire qu'on peut chasser une dictature armée simplement en parlementant ? Et à propos, on ment plus qu'on ne parle ou ne parlemente quand on discute avec une dictature car en dictature, qui parle, ment. Le spectacle de désunion de l'opposition intérieure congolaise à travers les rivalités qui secouent l'IDC-FROCAD fait mal  au ventre car les politichiens professionnels de notre pays font passer leurs intérêts  personnels avant ceux du peuple. Surtout, lorsqu'ils sentent les élections législatives approcher à grands pas. Quand opposition et régime en place viennent du même camp, il y a suspicion de connivence, d'entente. Normal : un  arbre ne peut que donner des fruits de même goût et des rejetons de la même espèce. Comprenne qui peut. L'école du PCT n'a jamais eu vocation à former des démocrates mais des dictateurs et des docteurs en agitation politique voire des assassins. Nous le savons tous. Si vous en doutez, demandez-le à Tsaty Mabiala qui a dirigé l'école du PCT ; il confirmera...

Une dictature n'a pas d'adversaire tant que le peuple ne relève pas le défi de la chasser du sommet de l'Etat mais pour cela, un peuple doit être servi par une opposition active et déterminée conduite par des leaders politiques charismatiques qui sont prêts à en payer le prix. Ce qui est né et maintenu par la force ne peut-être chassé que par la force et il n'y a que deux moyens éprouvés historiquement pour y parvenir : la rue ou la lutte armée. En Tunisie, en Egypte, au Burkina-Faso, nous avons vu la ténacité de la rue venir à bout de dictateurs solidement implantés dans leurs pays respectifs pendant des années.

Nous avons intérêt à ce que nos frontières se démocratisent. En RDC, le peuple est dans la rue suite au mot d'ordre donné par le président Tshisékédi Wa Mulumba. Poste de police et siège du RCD brûlés, bus incendiés, caméras de surveillance caillassées, posters géants de Kabila brûlés, barricades démantelées, etc. A Kinshasa et à Béni comme dans d'autres villes de la RDC, le peuple bat le pavé. Et cela devrait se poursuivre jusqu'à ce que Joseph Kabila accepte d'organiser les élections plurielles, libres, transparentes et véridiques. Un jour ne sera pas suffisant pour faire tomber la taupe rwandaise. Il faut une grève générale illimitée et des manifestations quotidiennes sur toute l'étendue de la république démocratique du Congo. Il y a des morts. Que les vies sacrifiées ne le soient pas pour rien !

Le dialogue n'est pas nécessaire lorsque la loi est claire et limpide comme de l'eau de source. Le président Tshisékédi devrait déstabiliser le pays jusqu'à ce que le premier Rwandais du Congo, cheval de Troie de Paul Kagamé, plie bagages. Il faut secouer le cocotier jusqu'à ce que la noix de coco tombe sinon cela ne sert à rien. Nous l'avons dit et nous le répétons derechef : ce siècle est celui de la démocratisation de l'Afrique. Plus le travail des consciences se fera, plus vite nous y parviendrons. Non, la démocratie n'est pas le luxe et l'apanage des pays occidentaux. L'Afrique a connu la démocratie avant l'Occident ; il n'y a pas de raison que nous y parvenions à nouveau. Il nous faut juste vaincre nos ennemis de l'intérieur et de l'extérieur.

 

         LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO : LA REVOLTE EST DANS LA RUE
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 10:59
DIASPORA : LE CENTRE D'INTERET, C'EST LE PEUPLE CONGOLAIS ET NON NOS PETITES PERSONNES

Il est parfois nécessaire de recadrer le combat politique pour que chacun tienne la bonne place, le bon rôle et soit répertorié dans le bon camp. Voilà près de vingt ans que nous avons engagé le combat contre la dictature installée de force au Congo par Denis Sassou Nguesso. Ce qui nous caractérise, nous, les anciens, c'est de placer le Congo au centre des préoccupations, rien que le Congo et son peuple et non nos petites personnes ou les leaders des partis politiques - comme certains le font à présent. Nous étions une petite minorité au sein de la diaspora. Nous avions honte de manifester à quatre ou cinq au sein de deux cents militants des associations Survie et ATTAC. Jamais, il n'a été question de nos petites personnes car nous estimons qu'en vivant en France, un pays où le droit et la liberté sont des concepts qui ont un sens, nous avions eu beaucoup de chance. Si nos compatriotes restés au pays ne pouvaient pas s'exprimer librement car bâillonnés par la kalachnikov, il revenait à la diaspora libre de porter le combat de la libération de la parole. Lors de mes procès (2009-2011) contre le régime, j'exposai clairement ma vision en posant cette question à la juge : QUI D'AUTRE QU'UN CONGOLAIS PEUT EXPOSER LA SOUFFRANCE DU PEUPLE CONGOLAIS AUX YEUX DU MONDE ?

Ceux qui nous connaissent, les quelques pionniers de la résistance comme Jean Claude Béri et votre serviteur, nous n'avons qu'un camp, qu'un seul parti : le Congo et l'ensemble des Congolais qui souffrent, nos frères que le régime du monstre de l'Alima tue de mille et une manières. Le travail constant de plusieurs années a fini par contaminer de nombreux compatriotes de la diaspora - même ceux qui ne s'intéressaient pas à la politique. Voir une personnalité comme Djo Balard, mondialement connue venir défendre la cause de la liberté, du droit et de la démocratie dans notre pays a été une grande satisfaction. Idem aujourd'hui pour Alain Mabanckou qui est sorti de sa zone de confort pour enfin voir les ténèbres qui recouvrent notre pays. S'il est une autre chose qui a fait notre constance c'est celle-ci : nous n'avons pas de contact avec les oppresseurs de notre peuple, quels qu'ils soient.

Que ceux qui se disent journalistes ou qui aspirent à exercer cette profession ne mélangent pas les mondes : l'engagement, laissez-nous cet espace et vous, s'il vous plaît, occupez-vous de l'information pure épurée de toute émotion, de tout jugement de valeur. Le journaliste est celui qui a choisi le camp de l'information et non celui de la désinformation, de la déformation voire de la collaboration ou même de la résistance ; il doit faire oeuvre de neutralité. Dans une guerre, les deux camps doivent être clairement identifiés. Il n'y a pas de place pour les observateurs au milieu du champ de bataille quand les guerriers se donnent des coups. Il est vrai que dans toute guerre, il y a des espions, des collabos. Cependant, celui qui a pris part dans un camp et qui a donné des coups de part et d'autre de l'arène, s'il est identifié, notre trublion sera rejeté par les deux camps.

Depuis 1997, au péril de nos vies et de celles de nos proches, nous avons lancé l'intifada des mots contre les tueurs du Parti Congolais des Tueurs. Nous n'avons jamais partagé une cacahuète avec les sbires du pouvoir. Nous avons estimé que la liberté et le bien-être du peuple qui nous a donné la vie étaient plus importants que nos petites personnes. Nous n'avons pas vocation à nous mettre en avant pour rechercher un quelconque avantage ou positionnement pour être remarqués afin d'être cooptés par la dictature ou les partis politiques.

Nous voyons ceux qui viennent de prendre le train en marche et qui ont pour objectif d'avoir plus que de la visibilité essayer d'occuper toute la lumière mais il reviendra au peuple congolais seul de décerner la palme du mérite.

Depuis les élections du 20 mars 2016, certains ont perdu la boussole de la résistance en allant soutenir des individus, délaissant la cause du peuple tout entier pour une vision de la politique. C'est leur droit de soutenir le Général, le Youki, le Pouki, le nioki, etc. Nous, nous défendons TOUS les Congolais - sans distinction de parti politique ou d'ethnie. Pour illustration, lors du petit Hiroshima du 4 mars 2012, nous avons défendu des compatriotes du nord pour leur éviter des tortures voire la mort (les articles sont en ligne). Nous faisons une distinction claire entre la politique ethno-régionale de conservation du pouvoir mise en place par Denis Sassou Nguesso et nos compatriotes du nord dont la plus grande partie souffre comme le reste de la population - même si au sein de ceux-ci, quelques-uns, manipulés, soutiennent le dictature du monstre de l'Alima - sans en tirer le moindre profit. Cependant, il arrivera bien un jour où ils comprendront ce qui se passe vraiment dans notre pays.

Lors de la colonisation, certains ont soutenu le Blanc en jouant le rôle du bras armé. Quand vint l'indépendance obtenue par les pères de l'indépendance, tous en ont tiré les bénéfices. Que ceux qui veulent collaborer avec le système qui opprime notre peuple prennent clairement position : on ne peut être pour la dictature et en même temps pour le peuple.

Laissez-nous qui avons pris position pour le peuple poursuivre notre combat. Le journaliste est neutre. Sa place n'est pas dans le militantisme. Le vrai journalisme est même à l'opposé du militantisme car il sert les puissances du monde qui tiennent les médias. Se proclamer journaliste n'est pas un symbole de probité morale. Il y a des journalistes qui servent les dictatures. Si on est journaliste, on fait son boulot dans la neutralité et non en étant acteur, autrement, on lâche la carte de presse pour livrer le combat de la liberté. Nous ne voulons pas du mélange des genres : chacun doit rester à sa place, y compris ceux qui soutiennent Denis Sassou Nguesso.

La chauve-souris ne prend parti ni pour les oiseaux, ni pour les rats lorsque ceux-ci s'affrontent. Que les Congolais rejettent clairement ceux qui ne livrent pas le bon combat. Les attaques physiques de personnes ou les plaintes en justice contre tel compatriote, en quoi cela fait-il avancer la lutte du peuple congolais ? Tous ceux qui nous empêchent de nous concentrer sur la bonne cible font le jeu de la dictature.

Au moment où même Bopaka vitupère que les ministres "déchets" et barons du régime doivent rendre des comptes comme monsieur Didier Elongo qui possèderait à lui tout seul une université, nous n'avons pas besoin de règlements de comptes maintenant. Ce moment viendra quand l'éléphant s'écroulera. Et il s'écroulera ! A ce moment-là, qu'Elongo qui critique à son tour Bopaka se tienne tranquille : même Bopaka rendra des comptes.

Nous sommes de ceux qui ont estimé que le destin de tout le peuple valait bien plus que nos petites personnes. Nous avons tout mis dans la balance, accepté de mourir pauvres au lieu de riches traîtres de notre propre peuple car la dignité nous a paru une plus grande richesse.

Nous avons livré pendant bientôt vingt ans le combat pour la liberté et le bien-être du peuple congolais et estimons avoir gagné le droit demain d'exiger des comptes. Alors, cessez de vous étriper pour vos petites personnes et concentrons-nous sur la dictature : l'avenir du peuple qui nous a donné la vie est plus important que vos querelles de personnes.

ACCUSER SANS EN FOURNIR LES PREUVES N'EST PAS FAIRE ACTE DE JOURNALISME MAIS DE MEDISANCE ET DE DIFFAMATION. Si corruption ou collaboration il y a, que ceux-là sachent que les crocodiles du PCT finiront par le faire savoir. La diffamation actuelle ne sert qu'à affaiblir le mouvement des combattants. 

Nous savons que la diaspora est infiltrée par le régime des crocodiles de l'Alima et que parmi ceux qui vocifèrent au nom du peuple, il y a forcément des collabosQuand le PCT et l'éléphant tomberont, ils entraîneront les traîtres et les collabos dans leur chute. Un éléphant ne meurt jamais seul : il écrase au passage tous ceux qui se cachent et mangent sous son ventre poilu. Patience, le temps où les traîtres et les collabos doivent rendre des comptes n'est pas encore arrivé...

 

          LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 21:38
GABON/CRISE ELECTORALE : C'EST D'ABORD UNE QUESTION DE VERITE ELECTORALE ET NON D'IDENTITE

Depuis la conférence de la Baule, l'Afrique s'essaie à la démocratie électorale, une démocratie d'importation - comme le reste de ses institutions par ailleurs, des institutions qui sont à l'image de celles de l'Occident, dans la mesure où le modèle de la république et de ses institutions nous a été imposé lors de nos pseudo-indépendances par nos colonisateurs. Après tout, pourquoi un modèle qui fonctionnerait bien en Occident ne fonctionnerait-il pas en Afrique ? Ne sommes-nous pas tous des êtres humains ? Cependant, nous constatons des différences : Les Etats africains organisent des élections qui souvent manquent de transparence et de vérité électorale. La transparence, c'est lorsque tout le long du processus électoral (recensement, distribution des cartes, votes, dépouillement), il n'y a pas d'entraves, pas de violation des droits constitutionnels des citoyens, que tous les concurrents peuvent certifier de l'authenticité des résultats. La vérité électorale concerne la conformité entre les résultats proclamés et les votes des électeurs. Si un résultat n'est pas conforme aux contenus des urnes, nous sommes en face d'un mensonge d'Etat, d'un comportement méprisant la volonté populaire. Or, il ne peut y avoir de démocratie sans respect absolu de la volonté du peuple exprimée lors de votes.

Il arrive souvent que le recensement de la population ou le recensement administratif ne soient pas complets par leur couverture et souvent la distribution des cartes d'électeurs pose problème, les gouvernements favorisant les populations qui leur sont favorables et omettant celles dont le vote ne leur est pas garanti. Le vote est souvent l'occasion de fraudes : votes multiples, gonflement d'électeurs, votes d'étrangers n'ayant normalement pas le droit de voter.

Dans de nombreux pays africains, l'état civil manque de rigueur. Au XXI ème siècle, avec l'avènement du numérique, le processus devrait être mieux mieux maîtrisé mais on constate jusqu'à présent que des contrefaçons sont émises pour créer de faux citoyens - en vue d'obtenir un avantage électoral. En Afrique, ceux qui accèdent au sommet de l'Etat ne veulent pas quitter le pouvoir ; ce qui conduit souvent à des processus électoraux faussés volontairement. Les institutions de recours étant tenues par des éminences du système, il est souvent difficile pour l'opposition d'obtenir gain de cause en cas de contestation. Et lorsque le peuple proteste, la force publique prétendument force républicaine se révèle être une force de défense étatique, une force de statu quo - à quelques exceptions près. Voilà les problèmes électoraux qui entravent le bon fonctionnement électoral de l'Afrique et, sans transparence, justice et vérité électorales, il ne peut y avoir d'alternance, donc de démocratie.

Ces derniers jours, nous voyons apparaître des témoignages, des vidéos qui tendent à insinuer qu'Ali Bongo Ondimba est bien le fils de son père et de sa mère. Certains de mes amis vont jusqu'à me reprocher de prendre parti pour Ping - alors que ce n'est pas le cas: je prends le parti du peuple gabonais comme tout bon démocrate. Au Gabon, une élection présidentielle est devenue une affaire d'état civil, une affaire de famille - alors qu'elle ne devrait être qu'une affaire électorale. On objecte que ni Ali, ni Ping ne sont des démocrates - ce qui n'est pas tout à fait vrai puisque Jean Ping n'a jamais exercé le pouvoir suprême. En fait, notre préoccupation est simple : le respect du vote des électeurs, condition essentielle pour établir une vérité électorale. Le problème n'est pas de savoir si Ali est le fils de Bongo ou non - cette question est dépassée puisqu'il s'est présenté deux fois au scrutin présidentiel gabonais mais s'il a gagné ou perdu l'élection présidentielle du mois d'août 2016 au Gabon et cela importe peu qu'il soit le fils d'Omar Bongo Ondimba ou pas puisqu'il lui suffit d'être Gabonais. Le Gabon n'a pas pour mode de gouvernance la royauté pour que la succession se fasse de père en fils ad vitam aeternam. Nous sommes dans une république et nous pensons que le respect du one man one vote est le b-a, ba de la démocratie électorale.

Nous avons l'impression qu'on élude un problème en se focalisant sur un autre problème garage. Que la maîtresse ou les petits copains de l'école maternelle ou primaire reconnaissent qu'Alain Bongo devenu Ali Bongo était écolier en France avant la guerre du Biafra ou pas, là n'est pas le problème. Nous nous battons pour l'instauration de la démocratie en Afrique, processus qui passe par la vérité électorale. Si Ali Bongo est vainqueur de façon honnête, nous n'aurons aucune raison de ne pas reconnaître sa victoire mais falsifier le taux de participation électoral du Haut Ogooué ne nous paraît pas acceptable pour un démocrate.

Il va bien falloir qu'en Afrique on cesse d'organiser des élections de façade. L'instauration et la consolidation de la démocratie sont à ce prix. L'alternance est à la compétition politique ce que la performance et la compétence sont à la compétition entre entreprises. Si un homme d'Etat ne satisfait pas les inputs du peuple ou de ses électeurs, il sait que ceux-ci pourront le remplacer à l'élection qui devient psychologiquement un facteur d'émulation politique poussant les politiciens à mieux travailler dans l'intérêt du pays. Or, la dictature supprime l'émulation politique, la compétition pour le mieux-faire, le dictateur se maintenant au pouvoir par la force. L'Afrique ne peut progresser si cela ne change pas, déjà qu'il y a ingérence des puissances étrangères dans nos affaires intérieures. Le chemin à parcourir est encore long. Nous ne parviendrons à instaurer et à consolider la démocratie qu'en luttant contre les ennemis de l'intérieur et les ennemis de l'extérieur. Les chefs d'Etat africains doivent apprendre à lâcher prise, à respecter la volonté des peuples. Tel est notre combat. Il y a une vie après la présence de la république.

 

                 LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 20:12
CARBURANT TOXIQUE DE BP, TRAFIGURA, VITOL, ETC : LA 'QUALITE AFRICAINE' EST UN CRIME RACISTE

Remarquez que c'est déjà un paradoxe pour un soi disant pays producteur de pétrole d'importer du carburant - et je parle du bon carburant. Entre le pétrole et le carburant, il y a les raffineries. Rien n'empêche un pays comme le Congo de construire des raffineries pour produire son propre carburant. Rien ! C'est déjà assez triste pour un pays producteur de pétrole d'importer du carburant mais quand nous apprenons que le Congo entre autres pays africains importe du carburant toxique pollué au soufre avec un taux de 378 à 1000 fois supérieur au taux autorisé et au benzène, des produits qui accroissent la mortalité surtout infantile, nous tombons des nues.  Néanmoins, nous ne sommes pas du tout surpris par de telles pratiques : l'Occident travaille à la disparition progressive de la race noire en nous fournissant des produits manufacturés délétères que nos Etats payent en plus. Produits alimentaires avariés et pollués aux virus, faux médicaments, vaccins contaminés, produits divers défecteux, polluants ou toxiques, tout est bon pour ruiner les vies noires. C'est l'Afrique, disent-ils, et en Afrique, on peut tout se permettre car il ne s'agit que de sous-hommes. Les Africains sont très peu regardants de ce qu'ils importent car ils n'ont aucune volonté de produire ce qu'ils consomment - même pas  celle de contrôler ce qu'ils importent. On peut leur vendre des carburants toxiques qualifiés de "qualité africaine" - en toute impunité en jouant sur les failles du droit. Trafigura, Vitol, BP et autres sociétés suisses en profitent pour faire d'énormes ... profits - sans état d'âme. On se permet en Afrique ce qu'on n'ose même pas évoquer en Europe où des laboratoires de contrôle et des lois rigoureuses existent.

Produire des produits toxiques destinés au continent africain est un crime - même si les multinationales comme Trafigura, Vitol ou BP profitent des failles juridiques de nos Etats affaiblis par les dictatures. Nous sommes en face de situations criminelles, de crimes contre l'humanité. Vous avez compris pourquoi les multinationales occidentales ne veulent pas de la démocratie en Afrique, préférant collaborer avec des dictatures peu regardantes ou pas regardantes du tout de ce que les multinationales occidentales trafiquent dans nos pays. Trafigura,Vitol, BP et les autres multinationales mériteraient d'être poursuivies pour crimes contre l'humanité mais nous savons que nos dictateurs n'en feront rien. D'ailleurs, pour ne parler que du Congo, on peut affirmer que les traders de carburants toxiques bénéficient de la complicité du gouvernement. Denis Christel Sassou Nguesso a longtemps défrayé la chronique à ce sujet.

Si nos Etats étaient soucieux de protéger leurs concitoyens, tout produit manufacturé provenant de l'étranger serait contrôlé au préalable avant commercialisation sur le continent africain. Quand vous constatez que des virus comme celui du sida ou d'Ebola sont créés au laboratoire avant d'être introduits en Afrique, que Bill Gates administre en personne des vaccins qui rendent des femmes africaines stériles, que des guerres sont fomentées sur le continent en armant les Africains pour qu'ils s'entretuent, quand vous additionnez à tout cela le pillage de l'Afrique et son appauvrissement provoqué, vous ne pouvez que conclure à un plan concerté pour éradiquer les fils de Kama de la surface de la terre. Même les dictatures nous sont imposées à dessein. Il s'agit de provoquer par tous les moyens l'effondrement démographique de la race mélanoderme.

L'Afrique doit réduire sa dépendance industrielle à l'Occident au risque de disparaître. Non seulement nos législations nous exposent mais les sociétés occidentales ne font rien pour agir en Afrique comme elles agissent en Europe - en faisant au passage de gros bénéfices. Le diesel corrosif est dangereux. En polluant l'environnement aux particules fines, les maîtres du monde qui veulent réduire la population de l'humanité sont certains de causer une mort progressive de nombreux africains. Si on ajoute à tout cela l'eau polluée, la malnutrition, etc, les sceptiques peuvent au moins se poser la question de savoir si le projet affiché de la réduction de la population mondiale est sérieux ou pas. La guerre est par ailleurs un moyen efficace de réduction de la population mondiale. Les Chinois, les Russes, les Iraniens se préparent à la guerre...

Nous avons écrit un article sur la réduction des ressources de la planète exposée par les télévisions de l'élite qui disaient qu'en août 2016, "l'humanité" avait déjà consommé les ressources de toute l'année et que si tous les être humains vivaient comme les Américains et les Australiens, il faudrait 5,4 planètes terres pour assouvir les besoins de toute l'humanité. Non seulement, les Occidentaux sont ceux qui consomment et gaspillent le plus les ressources planétaires mais ils sont aussi ceux qui prétendent qu'il y a trop d'êtres humains sur terre. Le problème, c'est eux mais eux estiment que c'est l'Afrique, l'Inde, la Chine - alors que si tout le monde vivait comme les populations de l'Inde, 0,5 planète terre suffirait à satisfaire les besoins des sept milliards d'êtres humains.

Les populations de l'Afrique seront un jour réduites drastiquement par des campagnes de vaccination sous le contrôle de l'OMS - les autres formes de dépopulation ne fonctionnant pas assez vite. Nous sommes totalement démunis face à ce projet illuminati. D'autre part, le dérèglement climatique pourrait gravement affecter le continent africain par un engloutissement d'une partie du continent sous les eaux. Ce n'est pas pour rien qu'on préserve les semences de chaque espèce végétale. Le Nouvel Ordre Mondial est le projet de la domination totale de l'élite qui se demande juste s'il faudra l'imposer par la force ou agir subtilement. Les races faibles doivent disparaître ou être réduites à l'essentiel par tous les moyens. Nous sommes préoccupés de combattre les dictatures et n'avons pas les moyens de voir les plans les plus globaux des maîtres du monde dont les dictateurs africains ne sont que des serviteurs. L'Afrique reste et demeure une proie qui enrichit - même au détriment de sa population - les puissances du monde. Et l'Occident a intérêt que cela se poursuive...

 

               LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 13:22
A DAVID : LES DICTATURES AFRICAINES EXERCENT UNE VIOLENCE PAR PROCURATION

Cher David, que nos pseudo-indépendances ne nous fassent pas perdre le fil de l'histoire et le sens de la réalité. La puissance des uns ne persiste que par une privation des droits et par une domination des autres et cela n'a pas vraiment changé. Ce qui a changé, c'est l'apparence de la gestion du pouvoir dans les ex-toujours colonies - notamment françaises. Au Congo, nous croyons que Denis Sassou Nguesso est au pouvoir - alors que c'est la France qui est au pouvoir en exposant au sommet de l'Etat SON gouverneur noir qui sévit à sa place. Pourquoi salir ses blanches mains quand des mains noires peuvent faire le travail à votre place ? En plus violent ?

Nous vivons dans un monde de pouvoir : pouvoir politique, pouvoir financier, pouvoir religieux, pouvoir technologique, pouvoir culturel, pouvoir racial, etc, et  tous ces pouvoirs sont liés. Et qui dit pouvoir suppose un pôle qui exerce l'autorité et un autre qui obéit, qui subit le diktat des puissants. L'autorité, toute autorité est en soi violence, violence psychologique et/ou physique, contrainte, coercition prétendue légitime ou non. Peu importe que l'autorité soit imposée par la force ou donnée par les peuples eux-mêmes qui choisissent leurs maîtres. Cependant, les luttes entre les classes supérieures et inférieures ont conduit en Occident à un certain équilibre appelé "démocratie". L'ensemble du peuple ne peut exercer le pouvoir qu'il détient ; il est donc obligé de l'aliéner en le cédant à des délégués qui peuvent parfois agir contre les intérêts du peuple - pour le profit des puissants. Nous le voyons en œuvre en France et ailleurs dans le monde. Cependant, ce système permet une meilleure prise en charge des droits et des devoirs de l'ensemble de la société. Une démocratie défend mieux les intérêts d'une nation - quoi qu'on  lui reproche. L'Afrique s'essaie à la démocratie d'importation ; elle balbutie le droit mais elle avance tant bien que mal. Cependant, elle avancerait bien plus vite si elle avait une meilleure lecture des rapports de force qui nous tiennent captifs.

La démocratie - qui a supplanté la royauté dans laquelle le monarque avait tous les pouvoirs et le peuple aucun - est un système qui répartit le pouvoir politique entre le sommet et la base, de sorte qu'il soit en apparence l'affaire de tout le peuple qui voit ses droits augmenter et ceux de l'Etat diminuer parce qu'il est censé agir pour l'intérêt du peuple, de la nation.

Si toutes les nations de la terre devenaient démocratiques, cela poserait un problème dans la mesure où les peuples dominés défendraient mieux leurs intérêts face aux puissances du monde. Le pillage systématique des ressources africaines deviendrait plus difficile. Pour les puissances du monde, la démocratie n'est pas souhaitable partout, surtout pas là où se trouvent les ressources essentielles de la planète. Qui a intérêt à ce que l'Afrique ne soit pas démocratique ? D'abord les puissances du monde qui nous ont asservis et colonisés - ensuite leurs gouverneurs noirs qui ne veulent pas perdre leur position. Entre la dictature blanche du dehors qui veut piller nos ressources et celle de l'intérieur, il y a connivence, complicité, conspiration. C'est la dictature du dehors plus puissante qui arme celle du dedans. Si la dictature du dedans n'exerçait pas la violence, elle viendrait directement de la dictature du dehors Nous l'avons vu à l’œuvre en Irak, en Côte-d'Ivoire, en Lybie et nous la voyons en œuvre en Syrie où les puissances du monde Russie, USA, France, détruisent allègrement un pays pour maintenir leur domination. Ne pas voir la main blanche qui se cache derrière le gant noir en Afrique est une grave cécité, une sorte de suicide intellectuel. Toute la puissance blanche s'est construite sur la domination blanche des autres "races" et ça continue. La violence que nous subissons des dictateurs africains est une violence par procuration. Si nous leur empêchons de prendre notre pétrole, ils viendront personnellement nous faire subir les pires atrocités. C'est aussi cela la Françafrique. Cependant, c'est plus commode de laisser les gouverneurs noirs exercer la violence à la place des puissances du monde.

Parlons de la violence du Noir sur le Noir sur ordre blanc ou pour garantir les intérêts des puissances du monde - ce qui est exactement la même chose. A l'époque nos ancêtres, bien avant celle de nos grands-pères, avant la domination de l'étranger sur nos chairs et nos esprits, les fils de Kama n'exerçaient pas la violence les uns sur les autres, surtout pas au sein d'un même peuple. Nul fils de Kam n'asservissait son frère pour tirer profit de son travail ou pour lui voler sa terre. 

Ce sujet est important et il me faut faire œuvre de pédagogie lorsqu'il y a incompréhension. Je vais d'abord lever l'équivoque lorsque vous écrivez :

"Je crois que la spécialité des mentalités congolaises est souvent qu'elles se plaisent de sous-estimer les souffrances des autres. Comment aurait réagi mon bien aimé Grand-père en lisant ses lignes qui montrent toujours notre légèreté pour écrire, puisque ce qui compte pour nous, ce n'est pas le "ressenti" du lecteur. "

Sous-estimer la souffrance des autres ? Il est question dans mes textes de ma propre souffrance qui s'additionne à celle de notre peuple et de toute l'Afrique. Déverser de l'acide par hélicoptère sur les Gabonais m'a écœuré et la violence subie par les Gabonais me concerne à plus d'un titre car les membres du clan Makanda et ceux du clan Mindzumba y vivent, les frontières coloniales ayant fait fi de l'homogénéité culturelle de l'Afrique. Les Gabonais sont nos frères et on ne saurait rester indifférent à ce qui leur arrive. Ecrire avec légèreté ? Jamais ! Je pèse et soupèse mes mots. Si votre grand-père qui a peut-être connu la colonisation revenait dans notre pays, il serait choqué de voir les fils du Congo en massacrer d'autres pour la défense des intérêts des puissances du monde, du mundelé. Et quand il verrait que le fouet est à présent remplacé par la kalachnikov, il serait probablement anéanti.

Reprenons cette phrase que vous avez extraite de mon article :

"Désormais, la férule blanche du colon est tenue par une main noire qui fouette encore plus fort que le Blanc".

David, c'est une image. L'allusion au fouet est emblématique de la violence coloniale car déjà à l'époque de l'esclavage et de la colonisation, le Noir fouettait le Noir sur ordre du Blanc quand le colon ne tenait pas lui-même le fouet. Ce fut aussi le cas aux Antilles.  Ce n'est qu'une image pour montrer combien la même violence est exercée de façon plus brutale par nos propres frères. Cependant, il faut y lire un lien entre l'esprit colonial et l'esprit dictatorial.

Les indépendances sont une sorte de gestion par procuration du pouvoir colonial, le gouverneur blanc ayant été remplacé par le gouverneur noir, le palais du gouverneur par le palais présidentiel. Le colon a-t-il pris par exemple des hélicoptères pour aller bombarder le Pool ? C'était juste une image pour montrer que les gouverneurs noirs exercent une violence plus sauvage et plus barbare par procuration, dans la mesure où la colonisation, sous une autre forme, se poursuit.  Le coup de fouet symbolise la torture. Cette image a été pensée pour créer un électrochoc.

Restons lucides. Il faut juste que nos compatriotes comprennent la logique profonde du monde dans lequel ils vivent. Regardons l'affaire des massacrés du Beach, une violence de masse, un crime contre l'humanité : c'est une cruauté qui dépasse les massacres coloniaux car ici, les victimes ne se défendent même pas et viennent innocemment s'offrir en holocauste à leurs bourreaux.

Nous avons subi une violence sans pareille de la part du colon car ces êtres venus d'ailleurs voulaient nous dominer, inspirer la pire des peurs pour tétaniser nos ancêtres mais lorsqu'on analyse la violence du Noir sur le Noir, elle me paraît plus barbare. Ai-je besoin de prouver que cette violence se fait par procuration ? L'Occident ne soutient-il pas Sassou qui se rendra à l'ONU ?
Il faut qu'une nouvelle conscience naisse dans nos esprits. Ce que traduit ma phrase, c'est une vérité cachée. Les Français ont tiré sur les Ivoiriens à Abidjan quand le travail ne pouvait pas être fait procuration. Qui se cache derrière Boko Haram en l'armant ? Des hélicoptères de puissances du monde bourrés d'armes destinés à Boko Haram ont été saisis par les Tchadiens et les Camerounais. En RDC, à Béni, des soldats de la MONUSCO ont été arrêtés  avec des cargaisons de machettes qu'ils livraient aux Rwandais.

David, vous avez l'habitude de bien me lire dans le contexte. Si la barbarie existe en Afrique, c'est parce que les gouverneurs noirs l'exercent au nom du colon qui les arment comme ils armaient les nègres qui allaient capturer leurs semblables pour les expédier en servitude au-delà des mers. Oui, la férocité blanche à notre égard continue, à la seule différence qu'elle s'exerce au travers des mains noires qui garantissent les intérêts blancs comme je l'ai prouvé à l'assemblée nationale française en brandissant une lettre confidentielle de Denis Sassou Nguesso à l'ambassadeur de France au Congo, monsieur André. La conspiration blanche qui subjugue les Africains ne saurait se prolonger si ceux qui nous haïssent en nous reléguant au rang de déchet, de dégénérescence de l'humanité ne bénéficiaient pas de complicité intérieure. Cela pour dire que notre combat est double : contre l'ennemi extérieur et contre le complice intérieur. Oui, choquons en rappelant le passé de cette férocité blanche qui se prolonge au travers de mains noires qui "fouettent" plus  fort que le colon. C'est une image. Je signe et je persiste que les dictatures africaines sont une violence par procuration qui prolonge les violences esclavagiste et coloniale. En pire.

 

              LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 15:04
CONGO/GABON/ELECTION PRESIDENTIELLE : DEUX PAYS, DEUX DICTATURES, DEUX ATTITUDES

L'Afrique s'essaie à la démocratie du maître blanc, une démocratie d'importation que lui conteste la dictature des gouverneurs noirs nostalgiques de l'autorité sans partage du grand méchant colon qui coupait la tête pour un non ou pour un oui, parfois juste par caprice. L'ego s'écroule et régresse par le fait de la peur. Et on s'étonne que l'Hexagone ne dise rien quand Sassou ou Ali tuent. La dictature - comme le pouvoir colonial qu'elle incarne et sert - règne par la peur. En Europe, la démocratie se veut séductrice pour engranger des voix toute peur évacuée, en Afrique, elle dicte la peur aux peuples. Désormais, la férule blanche du colon est tenue par une main noire qui fouette encore plus fort que le Blanc. La dictature prolonge le terrorisme colonial, un terrorisme par procuration. En servant le maître pilleur, le serviteur dictateur se sert au passage. Cette voie blanche sur papier et "noire" en intentions ne réussit pas à tout le monde. Plus le pays est riche et peu peuplé, moins la démocratie est la bienvenue.

Cependant, la peur régresse, perd du terrain. Les peuples africains prennent conscience de leur pouvoir affirmé, écrit, proclamé mais jamais concédé aussi facilement. Nous avons reçu la fin de l'esclavage et de la colonisation sans combattre ; il faut ce coup-ci se battre et montrer ses griffes pour obtenir la vraie liberté, la démocratie car ce qui se donne n'est qu'un leurre. Nous travaillons à exorciser la peur inscrite en lettres de sang sur nos peaux anthracites à coups de fouets. Contre les puissances du monde, la kalach braquée directement sur la volonté, les peuples d'Afrique s'émancipent de la peur qui asservit. Nous finirons par y arriver - d'autant que le partage des idées se fait à la vitesse et à l'étendue des réseaux sociaux.

Il faudra trouver le moyen un jour de transformer les forces publiques en forces qui protègent les peuples et non les dictateurs. En fait, le retard démocratique en Afrique vient de là. Historiquement, nous avons affaire à des peuples jeunes, à des républiques qui balbutient encore leur constitution, à des forces publiques qui se comportent comme des forces mercenaires au service des seuls Etats.

Nous travaillons les esprits au burin et espérons redonner aux Africains leur philosophie première, leur peau identitaire originelle : pour nous, il n'y a rien de plus important que l'homme, le plus grand bien de prestige. Hélas, l'Afrique est aujourd'hui, l'endroit où l'homme a perdu de son lustre d'antan. Nous avons été dévalorisés au point de nous détester nous-mêmes, de croire que nos vies ne comptent pas dans le concert des nations mais il est temps que le Kamite redevienne lui-même en reprenant la place qui était sienne quand sa fille Kemet civilisait le monde : l'être qui aspire  à l'éternité en servant la vie et la création du Créateur, notre ancêtre, notre PERE.

Nous suivons avec beaucoup d'attention la crise électorale au Gabon. En effet, deux hommes se proclament présidents comme lors de la crise ivoirienne. Dans ce texte, nous souhaitons comparer la réaction de trois variables : régime, opposition, peuple dans deux pays frontaliers au déterminisme quasi identique lors d'un même événement, ici, l'élection présidentielle : le Congo et le Gabon. Deux pays qui ont un fond démographique en commun par le partage des frontières (Tékés, Punus, Vilis, Nzébis, etc) deux pays faiblement peuplés mais très riches en ressources naturelles dont le pétrole est la principale, deux pays dont l'Etat est entre les mains d'un étranger (Sassou, le Béninois-Ivoirien et Ali Bongo Ondimba, le Nigérian-Biafrais), deux pays sous dictature familiale qui jouent à la démocratie électorale.

Au Congo, l'opposition sort principalement du PCT et au Gabon du PDG. Au Gabon, une famille est au pouvoir depuis près de 50 ans et au Congo, le PCT cumule presque la même durée, Sassou squattant les hautes sphères de l'Etat depuis plus de quarante ans (1968). nous sommes en présence de deux ex-toujours colonies françaises appartenant à l'ancienne Afrique Equatoriale Française. Des anciennes cartes confondent même le Congo et le Gabon. Il existe même des liens de sang entre la dictature des Bongo et celle de Sassou.

Si au Congo, l'élection présidentielle est à deux tours, au Gabon, elle se déroule en un tour. Remarquez qu'au Congo, depuis son retour aux affaires louches de la république royale bananière, en 1997, Denis Sassou Nguesso l'emporte toujours au premier tour lors de scrutins présidentiels. Une différence dans le principe mais une grande ressemblance dans la pratique.

Nous avons travaillé depuis près de vingt ans à libérer la parole, espérant que libérée, la parole libérerait l'action. Il fallait ensemencer les esprits en plantant la liberté. Nous avons choisi internet. Ensemble, nous assistons au réveil démocratique de l'Afrique. Tout n'y est pas encore parfait mais l'expérience remonte juste à la conférence de la Baule. La jeunesse de la démocratie africaine est une excuse recevable. Nous espérons une accélération. Nous avons vu les Ivoiriens résister à la puissance française avant de voir la France imposer son gouverneur noir. Ensuite vint la révolution de Jasmin partie de Tunisie avant de gagner l'Egypte, une révolution qu'on jurait qu'elle ne traverserait pas les Tropiques. Le Burkina Faso a jeté ses hommes intègres dans la rue. Compaoré s'est enfui. La ouagattitude était née après avoir triomphé d'un coup d'Etat fomenté par le Général Diendéré. Les regards se sont désormais tournés vers la riche Afrique centrale où pullulent les dictateurs et les dictatures.

Le Congo est entré dans un bras de fer avec Denis Sassou Nguesso. Certains de ses anciens alliés - de surcroît ministres pour certains - sont devenus des opposants. La politique est devenue un Janus à deux faces opposées le jour mais liées la nuit et par l'histoire et par la politique et par les liens maçonniques. Le peuple s'est réveillé mais les leaders n'ont pas été capables de porter le coup de grâce au régime alors que le pays était vent debout. Les jeunes désoeuvrés, sans autre avenir que la mort à petit feu dans la pauvreté ont répondu présents. Hélas, timorée, l'opposition ne s'est pas vraiment opposée : l'Alima a débordé et inondé la Constitution jusqu'à conserver le pouvoir entre les mains du même clan. L'élection présidentielle du 20 mars a vu la défaite de Denis Sassou Nguesso mais l'homme s'est maintenu au pouvoir en terrorisant le peuple, soudoyant une partie de l'opposition et en embastillant certains opposants trop intransigeants comme Paulin Makaya privé de l'élection présidentielle et le Général Jean Marie Michel Mokoko qui s'était retrouvé au second tour avec Parfait Kolélas. Acculée dans un rôle administratif, l'opposition n'a même pas été capable d'obtenir le recomptage des voix. Les leaders bloqués politiquement, le peuple n'avait plus de meneurs. Cependant, quelque chose avait changé : nous avions proposé de filmer et de photographier le processus électoral du 20 mars 2016 - ce qui permit d'établir aux yeux du monde entier la défaite de Denis Sassou Nguesso. En décapitant le mouvement populaire qui commençait à prendre, Sassou a arrêté net le mouvement démocratique. Cependant, l'expérience congolaise a inspiré nos frères du Gabon aui ont été très vigilants lors de l'élection présidentielle du mois d'août.

Au Gabon, l'opposition sortie du PDG a appliqué ce que nous avions proposé à la notre, à savoir, un candidat unique ; la stratégie qui fut refusée au Congo par l'opposition au prétexte de priver Sassou de voix partout pour mieux servir les ambitions personnelles a fonctionné au Gabon : Ali Bongo Ondimba a été battu pas Jean Ping, un autre baron du régime désormais dissident. Jean Ping n'a pas cédé. Le peuple gabonais est sorti dans la rue, là où le peuple congolais est resté sans réaction - après le hold-up électoral de Sassou. Assemblée nationale brûlée, aéroport de Lambaréné incendié, etc. Ali a appelé les mercenaires à la rescousse. Le chef d'Etat Major a démissionné tout comme le ministre de la justice. L'affaire est désormais entre les mains de la cour constitutionnelle. Il y a eu une fraude flagrante dans le Haut Ogooué. Madame Mbourantso a chaud aux fesses car Ping menace - en cas de parti pris.

Que pouvons-nous déduire de ces deux expériences ? Certes, l'expérience congolaise avec une partie du peuple qui sort de sa léthargie a inspiré le cas gabonais en matière de vigilance électorale mais le contexte global politique dans les deux pays est différent du fait que la dichotomie nord-sud ou clivage du pays en deux camps ethno-régionaux n'est pas aussi manifeste au Gabon où la force publique n'est pas ethnisée comme au Congo. Jean Ping a explosé le rassemblement autour d'Ali, là où le Général Jean Marie Michel Mokoko n'a pas réussi à retourner l'armée : ils appartiennent au même clan, Ping ayant épousé Pascaline Bongo avec laquelle il a deux enfants - ce qui a annulé le phénomène de rejet de l'opposant Ping qui a même surfé sur l'impopularité de son adversaire, lui qui dit : "Moi au moins, je suis né au Gabon.." Ping a réussi à créer un consensus autour de sa personne au point de rallier les deux autres candidats sérieux de l'opposition, là où les Congolais n'ont pas pu se regrouper autour du Général Mokoko ou de Guy Brice Parfait Kolélas. Jean Ping a bénéficié du soutien de l'ensemble du pays - là où le nord est resté attaché à Sassou au Congo, d'autant qu'avec près de trente ans dans les rouages du système, il a su se construire un important réseau. En somme,  l'unité républicaine est plus forte au Gabon. La détermination populaire aussi. Ali pèche certainement en durée au pouvoir : sept ans ne peuvent pas être comparés à trente-trois ans mais il peut tout autant s'appuyer sur la force de l'Etat. Ali ne peut se permettre de mettre Ping aux arrêts sous un prétexte fallacieux qui risquerait de mettre le feu aux poudres, d'embraser le pays. Avec une élection à un tour, celui qui a eu la majorité des voix est le nouveau président de la république. La balle est entre les mains de la cour constitutionnelle du Gabon, des mains féminines appelées Mbourantso. Celle qui a veillé sur le pouvoir de feu Omar Bongo pendant quarante-deux ans est aussi la mère de ses enfants. Elle doit trancher entre le fils adoptif de feu son "mari" et son ex-beau-fils. Va-t-elle désavouer Ali ou décevoir Ping ? Au moins, elle aura à se prononcer. Elle a le choix entre le mensonge et la vérité. En dictature, nous le savons tous, on n'aime pas beaucoup la vérité qui ne sert pas la conservation du pouvoir.

En tout cas, ce qui tranche avec l'attitude de l'opposition congolaise, c'est la posture de Ping qui ne se laisse pas faire et qui est décidé à ne pas se laisser voler sa victoire -ce qui fait toute la différence. Au Congo, Parfait Kolélas arrivé potentiellement premier reconnaît la victoire d'un tricheur quand le Général Mokoko préfère se faire arrêter. Si la démocratie n'est pas servie par des hommes politiques qui ne veulent ou ne peuvent pas la défendre, c'est qu'ils ne méritent pas le pouvoir. Sassou aurait dit : "Le Congo appartient à tous mais le pouvoir est à moi..." Il est temps qu'apparaisse un Congolais qui aime le pouvoir plus que Sassou ne l'idolâtre pour oser lui tenir tête, voire le virer du sommet de l'Etat. Si un cabri chassait Sassou du pouvoir, nous applaudirions le cabri.

Au Gabon, nous avons l'impression que Ping n'est pas Maboundou. Normal : il y a du chinois en lui et en Chine, on ne lâche pas le pouvoir qu'on a légalement gagné parce que dans un Chinois, il y a du chien et un vrai chien ne cède pas son os à un autre - sans le défendre jusqu'au bout de la canine...

 

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