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Bernard Kolélas est un homme politique congolais né le 12 juin 1933 à Mboloki dans le district de Kinkala (région du Pool) et mort le 12 novembre 2009 à Paris. Il a été Premier ministre de la République du Congo en 1997.

Famille et formation

Bernard Kolélas Bakana naît en 1933 à Mboloki dans le District de Kinkala dans la région du Pool, de Nkouka Makoutou et Celine Loumpangou. Veuf de son épouse Jacqueline née Mounzenze depuis septembre 2005, il est père de plusieurs enfants.

Il fait ses études primaires a l'école de Kiele Tenard et celle de l'Armée du Salut de Poto Poto. Il y a pour camarade de classe Ambroise Noumazalaye. Après son admission au Certificat d'études primaires élémentaires, il s'engage dans les services de la Météorologie. Cependant son engagement politique précoce est si fort que le cours normal de ses études et sa vie semi professionnelle sont perturbés. En 1949, il abandonne emploi et salaire pour se mettre au service du mouvement pour l'indépendance du Congo. Il est affecté à Massembo Loubaki pour y créer une sous-section du mouvement. Mais les réalités de la vie sociale reprennent le dessus et il s'engage dans les services de la Santé et devient infirmier. Il exerce jusqu'en 1960 à Mantaba, petite localité de la région du Pool, et à Pointe-Noire. Autodidacte, il poursuit ses études par correspondance a l'école française de Télé-Enseignement et obtient son BEPC. Il rejoint Brazzaville et est affecté a l'hôpital général de la capitale. Il est cofondateur et premier secrétaire général du syndicat des agents des services de santé. Dans la foulée il exerce les fonctions du conseiller technique au ministère de la sante. La soif d'apprendre ne le quittant pas, ainsi il décroche à Brazzaville la première partie du Bac serie M', puis la deuxième partie série sciences expérimentales. Il entre a la FESAC (Fondation d'Enseignement Supérieur en Afrique Centrale) qui deviendra quelque temps après l'Université de Brazzaville, il est dans la section médicale qui prépare les inspecteurs de santé. Il s'inscrit aussi en Droit et Économie. Ses études sont sanctionnées par une licence en Droit Public (ancien régime, équivalant à la maitrise actuelle) à L'université de Bordeaux (France). Il est aussi titulaire des certificats en psychologie et sociologie.

Passionné de culture, il est auteur de quatre ouvrages : " l'Afrique d'Aujourd'hui et la foi chrétienne", " La philosophie matswaniste et le pouvoir politique" publié aux Éditions La Pensée Universelle, " Le Déchirement" roman publie aux nouvelles éditions ivoiriennes, " Les épreuves initiatiques chez les Bantu" essai publie aux éditions Menaibuc.

La diplomatie (1960-1963)

Proche de Fulbert Youlou, il adhère en 1958 à l'Union pour la Défense des Intérêts des Africains (UDDIA) et milite activement dans la jeunesse de ce Parti.

En 1960, encouragé par l'un de ses professeurs, il participe à un concours organisé pour la carrière diplomatique par la Coopération française. Il est avec Charles David Ganao et Matthieu Wattoula, l'un des 3 congolais sélectionnés pour une formation de deux ans du ministère français des Affaires Étrangères. Il effectue une année d'enseignement théorique au Quai d'Orsay et une année de pratique à l'ambassade de France à Bonn et au Consulat général de France a Hambourg. À son retour, il est nommé Secrétaire Général des Affaires Étrangères, il a 28 ans.

 

Les menées subversives (1963-1969)

Après la chute de son mentor Youlou, en août 1963, il adopte une attitude distante vis-à-vis du régime de Massamba-Débat, dont il ne partage pas l'idéologie socialiste. Le 16 aout 1963, à l'instar de Lazare Matsocota pour le portefeuille de la justice, il refuse le poste de ministre des affaires étrangères dans le premier gouvernement Massamba Debat.

En février 1964, il est nommé ministre plénipotentiaire du gouvernement de la république du Congo à la réunion de l'OUA à Dar-es-salam.

En août 1964, il est impliqué dans l'affaire du trafic d'armes et sa tete est mise à prix. Il se réfugie au Congo-Kinshassa. En 1965, alerté par des partisans et des amis étrangers, que la vie du président Fulbert Youlou est en danger, il organise et réussit l'évasion de celui-ci. C'est un coup de maître. Il en est félicité par le président Kasa-Vubu et le premier ministre Moise Tchombe qui avaient hésité à tenter l'opération.

En août 1968, à la faveur de l'amnistie générale décrétée par Marien Ngouabi après sa prise de pouvoir, il rentre à Brazzaville. Il est arrêté à sa descente d'avion et transféré à la maison d'arrêt de Brazzaville. Le tribunal le condamne à un mois de sursis pour usage de faux passeport. Il cassera le jugement et gagnera le procès. Il est réintégré dans la fonction publique et rejoint le ministère des affaires étrangères.

En octobre 1969, il est arrêté à titre de témoin dans l'affaire du triple assassinat de Lazare Matsokota, Joseph Pouabou et Anselme Massoueme en février 1965. Le 7 novembre 1969, alors qu'il se trouvait à la prison centrale de Brazzaville, il est accusé d'être le principal organisateur d'un complot visant à renverser le régime dirigé par le président Marien Nguabi. Il est exposé au stade Éboué avec ses compagnons d'infortune pris d'assaut par une foule compacte. Le président Marien Ngouabi refusera d'appliquer la sentence suprême prononcée par une cour martiale, il la fera commuer en prison à vie usant de son droit de grâce.

Le 31 mars 1970, il est transféré à la prison de Ouesso. En 1974, il est libéré à la suite d'une amnistie et mis en résidence surveillée à Etoumbi. En 1975, la mesure d'assignation à résidence est levée, il rejoint Brazzaville.

Les années d'épreuves (1969-1990)

Radié des effectifs de la fonction publique, il survit en exerçant de modestes activités commerciales.

Le 18 mars 1977, il fait partie des nombreuses personnalités appréhendées après l'assassinat de Marien Ngouabi. Il est relâché peu de temps après.

Le 14 août 1978, accusé de préparer un coup d'état contre le Comité Militaire du Parti que dirige Joachim Yhombi-Opango, il est de nouveau arrêté en compagnie de Félix Mouzabakani, Patrice Mfina-Matsiona, Dieudonné Miakassissa, Alphonse Nzingoula, André Loufoua, Abel Matangou, etc. Leur procès n'aura jamais lieu. Le 8 août 1979, Denis Sassou-Nguesso, qui a renversé Yhombi-Opango quelques mois plus tôt, élargit tous les prisonniers politiques et Kolelas retrouve la liberté.

Le 11 mai 1982, il est arrêté dans son village de Ntsouele où il avait décidé de couler le reste de sa vie, suite au décès de son frère ainé. Il est donc appréhendé suite à l'incident de Maya Maya occasionne par une bombe et qui avait fait de nombreuses victimes. En 1987 , il est libéré sans jugement.

La naissance du MCDDI (1990-1992)

En 1989, il crée clandestinement le Mouvement Congolais pour la démocratie et le développement Intégral (MCDDI). Plusieurs personnalités l'accompagnent dans son action : Sony Labou Tansi, Antoine Letembet-Ambili, Jean-Blaise Kololo, Abel Matangou, le Dr Alphonse Nganga Mungwa etc. Le parti est enregistré en 1990, après la légalisation du multipartisme. Le MCDDI est un des acteurs majeurs de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 et l'appui de Kolélas est décisif dans l'élection d'André Milongo au poste de Premier ministre du gouvernement de transition.

Avec l'avènement de la démocratie pluraliste, Kolélas récolte les dividendes de son opposition constante au monopartisme depuis les années soixante. Le MCDDI s'impose rapidement comme un des grands partis. Cependant, son audience se limite aux ressortissants de la région du Pool, dont Kolélas est originaire. Le parti de Kolélas est perçu par les populations comme l'émanation politique de cette région. Le poids démographique de son groupe ethnique permet à Kolélas d'être l'un des hommes politiques les plus importants de la nouvelle donne.

Les élections de 1992 voient le MCDDI obtenir une majorité relative à Brazzaville aux élections locales, et la quasi-totalité des sièges de députés dans la région du Pool. Au premier tour de l'élection présidentielle Kolélas est deuxième, derrière Pascal Lissouba. Au second tour, il est nettement battu, n'obtenant que 38% des voix contre plus de 61% de voix pour Lissouba. Il devient la principale figure de l'opposition.

L'opposition à Lissouba (1992-1997)

Après la formation du gouvernement Bongho-Nouarra, l'URD, alliance de partis d'opposition qu'il préside, forme une coalition avec le PCT, dont l'accord de gouvernement avec l'UPADS de Lissouba a avorté. La coalition URD-PCT, devenue majoritaire à l'Assemblée Nationale, censure le gouvernement Bongho-Nouarra le 31 octobre 1992. Le Président Lissouba se refuse à nommer un nouveau Premier ministre dans la nouvelle majorité et dissout l'Assemblée, le 17 novembre 1992. Il s'ensuit une contestation populaire menée par l'URD-PCT, qui est réprimée au prix de 3 morts. Sous l'égide des FAC, un accord est trouvé entre les différentes forces politiques, le 3 décembre 1992. Un gouvernement d'union nationale est formé par Claude-Antoine Da-Costa, et un comité indépendant dirigé par Martin Bemba de l'URD-PCT, la CONOSELA, est chargé d'organiser des élections législatives anticipées.

Le premier tour des élections anticipées, en mai 1993, place le camp présidentiel en ballotage favorable. La coalition URD-PCT dénonce des fraudes et refusent de participer au deuxième tour, exigeant la reprise du premier tour. Il appelle à la désobéissance civile. Un climat de guerre civile, à fort caractère ethnique, s'installe dans le pays, mettant aux prises les Ninjas, milice privée de Kolélas, et les forces gouvernementales (armée et milices). De juin 1993 à janvier 1994, chaque camp exerce pillages, destructions et tueries dans les zones qu'il contrôle, contre les sympathisants supposés de l'autre partie. Les ninjas sévissent dans la région du Pool et les quartiers de Bacongo et Makelekele; tandis que les aubevillois (milice de l'UPADS) commettent leurs exactions dans les régions du Niari, de la Lekoumou et de la Bouenza et dans les quartiers de Mfilou et Diata, à Brazzaville. En définitive, suite à des accords politiques et un arbitrage juridique international, la camp présidentiel sort vainqueur de la bataille électorale.

A partir de 1994, un rapprochement s'opère entre Kolélas et Lissouba. Il est installé en août 1994, dans son fauteuil de maire de Brazzaville, conquis depuis les élections de 1992, et le Premier ministre Yhombi-Opango nomme 3 ministres MCDDI dans son gouvernement en janvier 1995 : Philippe Bikinkita, Luc Adamo Mateta et Mélanie Ibouritso.

La guerre civile (1997)

A l'approche de la fin du mandat présidentiel de Pascal Lissouba, l'alliance Kolélas-Sassou, formellement valide, est en réalité défunte. Au début de la guerre civile du 5 juin 1997, Kolelas joue les médiateurs entre les deux belligérants, Lissouba et Sassou-Nguesso. Il finit par se positionner aux côtés de Pascal Lissouba, qui le nomme Premier ministre en remplacement de Charles David Ganao, le 13 septembre 1997. Sa milice privée entre dans la guerre aux côtés des forces de Lissouba. Le 15 octobre 1997, la victoire des forces de Sassou-Nguesso, appuyées par des contingents angolais et tchadiens, le contraint à la fuite.

L'exil (1997-2005)

Il se rend à Kinshasa dans les premiers temps, puis s'installe en exil en Cote D'Ivoire et ensuite au Mali, après un court séjour en Afrique du Sud, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. En 2000, il est condamné par contumace pour "crime de guerre, viol et détention arbitraire et séquestration dans des geôles privées" durant la guerre civile.

Le retour au Congo

Fin 2005, il est amnistié par le régime de Sassou-Nguesso. Il rentre à Brazzaville pour les obsèques de son épouse, décédée les jours précédents.

il amorce un rapprochement politique avec le régime de Sassou-Nguesso. Les élections législatives de 2007 lui permettent de retrouver une partie de son audience auprès de son électorat. Il est élu député de Goma Tsé-Tsé. Deux de ses fils entrent également l'Assemblée nationale. Quelques personnalités du MCDDI sont nommées au gouvernement.

 

COMMENTAIRE : La BEAC ou Banque des Etats de l'Afrique Centrale est la banque centrale de six pays regroupés en une seule monnaie : le franc cfa, cfa pour Colonie Française d'Afrique, banque devenue célèbre par ses mauvais placements dans l'affaire du juif américain Madoff et dans les fraudes tellement il est aisé de sortir de l'argent de cette banque en exhibant un chèque volé. A l'image du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Tchad, de la république centrafricaine et de la Guinée Equatoriale, cette banque est une véritable passoire et son agence extérieure de Paris ne fait pas mieux. Un certain Ndzamba Armand , certainement de nationalité gabonaise, a largement bénéficié de ce système mafieux dont un listing a été établi par la BEAC elle-même. Vous y trouverez par exemple le nom de Mathias Dzon qui y a représenté le Congo en tant que directeur...
En tout cas, la comparaison de la BEAC avec les autres banques centrales comme la banque de France, la Banque Centrale Européenne ou la Federal Reserv américaine s'arrête aux objectif mais pour ce qui est du sérieux, nous savons à présent qu'il n'en est rien. Et pour vous convaincre, le gouverneur actuel, le gabonais
Philibert Andzembé, en poste depuis l’été 2007,  sur un siège éjectable depuis des mois, refuse de démissionner et on prévoit de le remplacer par le Gabonais Hugues-Alexandre Barro Chambrier dont femme, Hélène Loemba, est en  la nièce d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame du Congo. Comme quoi, on accède à la BEAC par cooptation par des relations et l'intégrité morale n'est pas un critère de sélection.
On peut se rendre compte que monsieur Armand Dzamba et compères ont délesté la BEAC de
10 524 692 403 CFA. Vous trouverez la liste exhaustive de ceux qui ont bénéficié de ce pactole en cliquant sur le lien suivant :

: http://m.j.r.s.over-blog.com/article-liste-du-gang-a-ndzamba-beneficiaires-du-detournement-a-la-beac--39124220.html

Déjà que cette banque reverse la moitié de son argent à la France pour une raison inconnue, voilà que pour ce qui en reste, il est facile de venir en retirer de l'argent. C'est donc une banque passoire d'une région africaine passoire de toutes les mafias du fric et de la françafrique.

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Un gouverneur qui refuse de démissionner, des inculpés qui circulent en liberté, des chefs d’État qui peinent à s’entendre. Décidément, le scandale révélé par Jeune Afrique n’a pas fini de faire des vagues.

Des bureaux et des couloirs presque vides. Le moral n’y est plus au 736, avenue Monseigneur-Vogt, à Yaoundé (Cameroun).
L’imposante tour de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) tourne à vide. Au propre comme au figuré. Depuis le début de l’année, les 2
400 salariés sont gagnés par un profond doute après les révélations sur les pertes de 25 millions d’euros liées à un placement toxique vendu à la direction de la banque par la Société générale fin 2007 et, surtout, sur les détournements évalués à 30 millions d’euros (19 milliards de F CFA) opérés depuis au moins cinq ans par le bureau parisien de la Beac. Le climat est délétère.
« Presque plus personne ne travaille, tout le monde a peur et craint une chasse aux sorcières. Une véritable chape de plomb recouvre la Banque centrale », témoigne un cadre du siège.

Les six chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont pourtant décidé d’aller vite pour éteindre le feu qui embrase la Banque centrale de la région.
Le 19 octobre dernier, Ali Bongo Ondimba (ABO), le nouveau président de la République du Gabon, a frappé fort au cours de son premier Conseil des ministres. Son pays est au cœur de la polémique. Il désigne par tradition l’un de ses ressortissants pour occuper le poste de gouverneur de la Beac, une proposition validée ensuite par les chefs d’État de la Cemac. Or le Gabonais Philibert Andzembé, en poste depuis l’été 2007, est sur un siège éjectable depuis des mois.

Soucieux d’appliquer ses promesses de campagne et de se démarquer de l’ancien système, ABO a souhaité faire rapidement le ménage chez lui et donner des gages à l’intention de ses partenaires de la Cemac et de la France, présente au conseil d’administration de la Banque centrale. « La vérité, toute la vérité », rappelle en continu Paris.
Au préalable, le chef de l’État a pris la précaution de rencontrer ses homologues Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema et François Bozizé en marge de sa prestation de serment à Libreville, le 16 octobre, pour s’assurer que le futur gouverneur de la Banque centrale demeurerait un Gabonais.
Il lui reste à convaincre Paul Biya, au Cameroun, et à prouver qu’il sera intraitable dans la gestion du scandale.

Détermination gabonaise

Le communiqué du Conseil des ministres du 19 octobre traduit la détermination gabonaise. Libreville s’engage à « faciliter les enquêtes des cabinets d’audit mandatés par la Beac ainsi que les investigations de la brigade financière française auprès de laquelle la Beac a porté plainte », à « faire arrêter les fonctionnaires gabonais de l’institution présumés impliqués et résidant sur le territoire national » et à « rappeler le gouverneur de la Beac, Philibert Andzembé, en vue de son remplacement ».

Dans la foulée, l’annonce de l’interpellation à Libreville de deux protagonistes majeurs dans l’affaire de malversations, Armand Brice Ndzamba et Maurice Moutsinga, a confirmé la fermeté des autorités gabonaises.
Comptable du bureau parisien de 1994 à mai 2009, le premier est considéré comme le cerveau des détournements. Il avait quitté discrètement Paris en janvier et s’était réfugié depuis en pleine forêt équatoriale chez les Pygmées pour soigner un mal contre lequel la médecine moderne s’est avérée impuissante. Le second, son oncle et son officier traitant à Yaoundé, a été le directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de la Banque, de 2000 à décembre 2007. Aujourd’hui à la retraite, il se cachait à Mouila, à environ 200 kilomètres à vol d’oiseau au sud de Libreville.
Sauf que… Maurice Moutsinga a été aperçu par plusieurs témoins le 24 octobre lors de l’enterrement d’un ancien responsable du bureau de la Beac à Port-Gentil
! Et que l’arrestation effective d’Armand Brice Ndzamba reste à démontrer. « Le dossier est couvert par le secret de l’instruction », obtient-on comme toute réponse de la présidence gabonaise.

Autre source d’étonnement
: le rappel du gouverneur Andzembé ne s’est pas encore traduit dans les faits. S’il a bien commencé à faire ses cartons le 20 octobre, il a depuis présidé officiellement plusieurs réunions et déjeuners.
Et la rumeur d’enfler
: Philibert Andzembé vivrait mal son rappel et serait entré en résistance. « Au regard du comportement de défiance affiché par M. Andzembé envers le gouvernement gabonais, il y a lieu d’agir vite », conclut une note de la présidence gabonaise du 26 octobre.
Son successeur doit en théorie être désigné lors de la Conférence des chefs d’État de la Cemac, qui doit se tenir à Bangui (Centrafrique), à la fin du mois de novembre.
Toutefois, pour remettre en marche la Banque centrale au plus vite et retrouver la confiance des marchés, le Cameroun et la Guinée équatoriale poussent pour qu’une conférence extraordinaire des chefs d’État précède la conférence ordinaire au cours de la première quinzaine de novembre. Mais les deux pays se disputent pour organiser l’événement de la passation des pouvoirs
!

En parallèle à l’action du Gabon, le comité d’audit interne de la Beac poursuit son enquête « pour établir les premières responsabilités ».
Composé de six membres et présidé par le directeur du budget équato-guinéen, Miguel Engonga Obiang, il s’est rendu par vol spécial de Yaoundé à Libreville le jeudi 21 octobre, un saut de puce d’une trentaine de minutes. Sur place, les auditeurs ont entendu, dans les bureaux gabonais de la Beac, Armand Brice Ndzamba, Maurice Moutsinga ainsi que Jean-Félix Mamalepot, 69 ans, l’emblématique gouverneur de la Beac, de 1990 à 2007. Dix-sept ans de prési­dence encensée hier, mais largement suspecte aujourd’hui. Nommé depuis président du conseil d’administration de l’assurance-maladie du Gabon, il figure parmi les personnes limogées le 19 octobre. Mais sans être davantage inquiété, pour l’instant, par la justice.

Selon des sources proches du comité d’audit, les deux hommes interrogés à Libreville ont livré « des tonnes d’informations » et mis en cause plusieurs hauts responsables financiers de la région.
De retour à Yaoundé, le comité d’audit a entendu le 23 octobre dans les locaux de la Beac le ministre tchadien des Finances et du Budget, Gata Ngoulou.
Éminence grise de Jean-Félix Mamalepot, il a été secrétaire général de la Beac de 1998 à 2008. Enfin, le comité a auditionné Jean-Marie Ogandaga-Ndinga, l’actuel délégué de la Beac à Paris, et le vice-gouverneur, le Congolais Rigobert Roger Andely.

Le FMI exige la transparence

Le comité d’audit a par ailleurs remis son rapport sur « les malversations du bureau extérieur de Paris » lors d’un conseil d’administration de la Beac, le 26 octobre à Douala, présidé par… Philibert Andzembé. Le document a également été scruté le 28 octobre, toujours à Douala, lors d’un comité ministériel.
Selon l’exigence du FMI, le rapport doit être publié, sans doute fin novembre, après que les chefs d’État de la Cemac en auront pris connaissance. Pour expédier les affaires courantes, les deux organes de gouvernance de la Banque centrale ont instauré un système de double signature, celles du gouverneur et du vice-gouverneur. Deux hommes qui se détestent cordialement.

Jusqu’à quand
? Le nom du Gabonais Hugues-Alexandre Barro Chambrier circule avec insistance pour succéder à Philibert Andzembé.
Ex-ministre de l’Économie et des Finances et ancien administrateur Afrique du FMI, il est aujourd’hui parlementaire. « Je ne suis au courant de rien. Je suis député et j’ai mes activités à Libreville », se contente de commenter l’intéressé. Sa candidature pourrait être appréciée au-delà du Gabon.
Sa femme, Hélène Loemba, est en effet la nièce d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame du Congo. Reste que sous Omar Bongo la proposition gabonaise valait décision. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Source : Jeune Afrique

 

On vient de m'apprendre, aujourd'hui, vendredi 13 novembre 2009, au téléphone  que l'ancien premier ministre de Pascal Lissouba, Bernard Kolélas, qu'on disait gravement malade et qui vivait chez sa fille en région parisienne, est bien décédé. Ce n'est pas le gouvernement du congo-Brazzaville qui l'annonce mais  la chaîne de Télévision câblée Afrique 24. Comme pour les autres personnalités politiques qui meurent toutes à l'étranger, nous ne saurons jamais les causes de son décès.  On verra bien à la réaction populaire ce qu'il en est. Souvenons-nous que la mort de Thystère Tchicaya avait occasionné des heurts à Pointe-noire lors de son enterrement. C'est une génération politique qui disparaît doucement et une nouvelle doit voir le jour si nous ne voulons pas qu'un Sassou Nguesso succède à un autre Sassou Nguesso. Denis Sassou Nguesso a-t-il l'intention d'emporter toute sa génération de leader politique outre-tombe ? En tout cas, le président Lissouba dont l'amnistie est examiné n'est plus que l'ombre de lui-même et l'opinion pense que celle-ci viserait à permettre son enterrement au Congo car Sassou le sait très malade et âgé.
Cet homme mort à 76 ans a marqué le paysage politique congolais par son charisme,  sa détermination politique et sa versatilité car il a constamment changé de camp selon le rapport des forces politiques nationales ; ce qui était  dangereux à cause de la rancune tenace des membres du clan Sassou & Nguesso experts en empoisonnement de toutes sortes. Au cours d'un meeting,  Il montra les cicatrices de son dos et dit : "Mpassi hi na mona" pour que le public puisse voir la souffrance qu'il a endurée pour la passion de la politique. Quoi qu'il en soit, il restera le grand combattant du Congo qui aura échoué à un pas du pouvoir et qui aurait aimé la politique à fleur de peau. Il a été l'un des trois leaders politiques  avec Pascal Lissouba (milice Cocoye) et Denis Sassou Nguesso (milice Cobra) à créer une milice, la milice Nindja regroupant les proches de son ethnie. Il s'en va, laissant un jeune leader au Pool surnommé Ntumi dont l'influence va certainement prendre de l'ampleur - même s'il est taxé d'affairisme...
 Rentré au Congo après le décès de son épouse, il s'était réconcilié avec monsieur Denis Sassou Nguesso. On ne l'a plus revu depuis un bon moment et il a même été l'un des grands absents de la campagne présidentielle à côté du candidat de la mouvance présidentielles, Sassou Nguesso en personne qui s'était arrangé pour que les grands partis du Congo RDPS, (de Thystère Tchicaya) MCCDI, RDD (de Yhombi) et je le crois aussi UPADS, (de Pascal Lissouba) ne présentent pas de candidat.
C'était un homme ouvertement opposé au communisme. Il laisse le parti qu'il a créé orphelin de sa présence. Son fils Parfait Kolélas est ministre dans le gouvernement de monsieur Denis Sassou Nguesso.  L'ancien maire de Brazzaville et dernier premier ministre de Lissouba laisse le MCDDI, son parti, sans successeur désigné - encore que son alliance avec Sassou Nguesso lui avait entraîné de nombreuses inimitiés dans son propre camp.
La guerre pour le conrôle du parti est ouverte et nous savons que vu la mode du moment, Brice Parfait Kolélas avec la toute-puissance de ministre cherchera à s'asseoir sur le trône de papa...
Nos condoléances à toute la famille Kolélas car un pan de notre histoire se referme avec cet homme et les hommes de valeur prennent du temps à se forger un caractère et un jour, toutes vérités cachées de notre histoire surgiront au grand jour et nous découvrirons que l'homme qui a causé le plus de tort à toute nation n'est autre que Denis Sassou Nguesso...
COMMENTAIRE : Encore un excellent document envoyé par notre compatriote ED qui montre qu'au Congo-Brazzaville, à l'heure même où monsieur Sassou Nguesso parle de prospérité, il est toujours très difficle de créer une entreprise - alors qu'ailleurs, dans des pays comme le Rwanda ou l'Ile Maurice, les procédures ont été simplifiées. C'est accablant parce que la promesse de la prospérité ne peut se faire qu'avec la facilitation de l'initiative privée. Or, dans ce domaine, les Congolais sont en retard puisque le moindre petit kiosque est tenu par un Mauritanien ou un Ouest-Africain. Ed estime que tous les indicateurs sont au rouge au Congo-Brazzaville et quant à moi, je persiste et je signe en disant que le fameux Chemin de monsieur Sassou n'est en fait qu'un mirage et vous allez tous vous en rendre compte dans très peu de temps si ce n'est déjà fait !
En fait, Denis Sassou Nguesso ne veut pas que les sudistes créent des entreprises - au risque de créer des hommes puissants qui nuiraient à son pouvoir. il ne favorise que sa propre famille et son clan pour être sûr qu'il ne se crée pas dans l'avenir un redoutable adversaire qui pourrait aisément passer des affaires à la politique...
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TOUS LES INDICATEURS SONT AU ROUGE AU CONGO-BRAZZAVILLE,
 LA HONTE NATIONALE.

Le rapport annuel de l' IFC (Société Financière Internationale) vient d' être publié. Il y' a 2 jours.
 
AUDIO DE LA BBC, CONGO-BRAZZA MAUVAIS EXEMPLE EN ANGLAIS.
 
 
UN EXTRAIT TRADUIT DE L' AUDIO:

Des procédures de réglementations des entreprises sont changées aux plus souples, flexibles et accessibles à tous pour mieux lutter contre la pauvreté par la création d' emplois. Un guichet unique auquel les entreprises peuvent désormais s' inscrire est mis en place. De nombreuses demandes de création d' entreprises peuvent maintenant se faire sur internet. En tête de ces reformes est l' île de Maurice, Île dans laquelle la possibilité de créer une entreprise est aussi facile que dans les pays développés. Le Rwanda, le Libéra et le Burkina Faso ont aussi fait de réels progrès pour améliorer le climat des affaires.
 
Mais de nombreux autres pays africains, parmi lesquels certains des pays les plus pauvres de la planète, comme le Tchad, le Congo Brazzaville, la Tanzanie et le Swaziland, n'ont fait aucun effort dans cette direction. Les pratiques d' exiger et recevoir des pots de vin des hommes d'affaires pour contourner les obstacles érigés expressément par les gouvernants dans les procédures existantes est l'une des raisons qui poussent certains de ces dirigeants africains à ne pas opérer de reformes.
 
Martin Plaut, BBC News
 
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À propos de l'IFC:
  
L'IFC (La Société financière internationale) est l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé.
 
Sa mission:

L'IFC, qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale
, investit et fournit des services de conseil dans le monde entier pour promouvoir, dans ses pays membres en développement, des projets durables qui sont profitables sur le plan économique, solides sur les plans financier et commercial et viables sur les plans environnemental et social.  

La démarche de l'IFC repose sur le principe qu’une croissance économique solidement établie est essentielle à la réduction de la pauvreté, que cette croissance est fondée sur le développement de l’esprit d’entreprise et la poursuite d’investissements privés fructueux, et que les entreprises privées ont besoin d’un cadre des affaires propice pour prospérer et contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population
....
 
Lire la suite sur  http://www.ifc.org/french
 
Source: 
 
 
"'Over the past three years this trend has been reversing and this year, two thirds of the reforms globally have been taking place in developing countries and in Africa more than half of the countries of the continent have reformed. This is really a very new development and it's a very exciting development.'
 
Regulations are being scrapped. One stop shops at which businesses can be registered are being set up. Many forms can now be accessed online. At the frontline of these reforms is the island of Mauritius, which is already as easy to operate in as many developed countries. Rwanda, Liberia and Burkina Faso have also made real progress to improve the climate for business.
 
But many other African nations, among them some of the poorest countries on earth, like Chad, Congo Brazzaville and Swaziland, have made no moves in this direction. Some, like Tanzania, have even gone backwards. Extracting bribes from businessmen to get round the obstacles may be one reason why some of the continent's leaders have failed to take the path of reform "
 
Martin Plaut, BBC News

 
COMMENTAIRE : Cette affaire entre Paul Biya et Denis Sassou Nguesso prend de l'ampleur ; pour preuve, IDRISS DEBY, président du Tchad pourrait jouer le rôle du médiateur. Si Denis Sassou Nguesso fait d'un livre - brulôt un problème, qu'il attende le mien : il sera incendiaire mais il ne sera financé par personne car la popularité et les infos dont dispose le Lion de Makanda suffisent pour mener la tâche à bon port.

Lisez l'original de l'article de René DASSIE à l'adresse : http://www.afrik.com/article17972.html

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L’affaire prend les allures d’une véritable crise diplomatique entre Yaoundé et Brazzaville. Une guéguerre à laquelle Paul Biya, le président du Cameroun, et son homologue Denis Sassou Nguesso de la République du Congo se livreraient par médias interposés. Dans ses livraisons de septembre et d’octobre, Le Choc, un mensuel brazzavillois proche de Denis Sassou Nguesso s’attaque directement à Paul Biya, qu’il accuse d’avoir orchestré une campagne médiatique contre le président congolais.

Paul Biya a ainsi droit à sept articles chapeautés d’un éditorial, dans l’édition de septembre. Des textes d’une rare violence. Où l’on voit le président camerounais associé pour la circonstance à Jean-Paul Tedga, le directeur de la publication d’Afrique Education, un mensuel paraissant à Paris traité de « chien enragé », de « catastrophe vivante », ou encore d’ « ordure ». Un « déchaînement langagier d’une rare verdeur », souligne Joseph-Janvier Mvoto Obounou, directeur du développement des médias et de la Publicité au ministère camerounais de la Communication, qui a signé dans la presse camerounaise une tribune pour défendre Paul Biya.

Paul Biya accusé d’avoir financé un livre hostile à Sassou Nguesso

Dans son édition du d’octobre, Le Choc en remet une couche : « Troublantes révélations sur le livre de la diaspora congolaise. 975 millions FCFA : Biya a financé la sortie du livre de la diaspora congolaise contre Sassou Nguesso », lit-on à la Une du magazine. Une allusion à un livre à charge contre le président congolais, Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique, publié chez L’Harmattan par la Fédération des Congolais de la diaspora.

Pour Le Choc, c’est Yaoundé qui a déclenché le conflit. « Depuis trois ans, le Cameroun tape sur mon pays par le biais du journal Afrique Education. C’est pour cela que nous avons réagi en publiant les dossiers spéciaux », explique à Afrik.com Asie Dominique de Marseille, le directeur de la publication du Choc. Ses collègues et lui soutiennent ainsi que Paul Biya n’a de cesse de commanditer des articles dans le magazine Afrique Education pour le dénigrer Sassou Nguesso. « En 2009, sur 24 publications (…), il [le magazine NDLR] en a consacré 22 à insulter le chef de l’Etat congolais » écrivent-ils. Selon eux, c’est sous l’inspiration de Paul Biya que Jean Paul Tedga a pu, dans son magazine, qualifier Denis Sassou Nguesso de « tare pour la société congolaise », après avoir jugé honteuse son élection à la tête de l’Union africaine, et pointé sa responsabilité dans l’affaire des disparus Beach.

A propos du financement du livre anti-Sassou Nguesso, ils écrivent : « C’est en mars 2007 qu’il [Paul Biya, Ndlr] dépêcha un de ses émissaires, agent évoluant à la présidence de la République camerounaise, rencontrer le journaliste camerounais Paul Tedga et lui présenter le projet de sortir un livre accablant sur le président Denis Sassou Nguesso ». Une rencontre qui sera suivie d’un deuxième rendez-vous, au cours duquel l’envoyé du président camerounais remettra au journaliste une mallette contenant l’équivalent de 1500 000 euros pour éditer le livre.

Conflit de leadership sous-régional

Pourquoi Paul Biya se dépenserait-il autant pour décrédibiliser son homologue congolais ? Parce qu’il souhaiterait prendre la place de leader de l’Afrique centrale laissée par feu Omar Bongo, assure Le Choc. Une position que lui disputerait Sassou Nguesso. « Le président Denis Sassou Nguesso est un rassembleur. Autour de lui, on retrouve facilement Idriss Deby du Tchad, François Bozizé de Centrafrique, Obiang Nguema de Guinée Equatorial. Cette entente fait manquer le sommeil à Paul Biya », selon le mensuel congolais.

Les rédacteurs du Choc rappellent ainsi que Paul Biya a été le seul à ne pas voter pour Denis Sassou Nguesso lors de son élection à la présidence de l’Union Africaine. Ils ajoutent que le président camerounais a snobé son homologue congolais par deux fois. Il n’est pas venu à sa récente cérémonie d’investiture. Après avoir confirmé qu’il participerait aux festivités marquant le 49e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, il a décidé en dernière minute de se faire représenter. La campagne médiatique contre Sassou Nguesso participe, selon les journalistes congolais, de cette même logique d’adversité. Et pour ce faire, Paul Biya a trouvé en Paul Tedga la personne idéale. Celui-ci, expliquent-ils, nourrit depuis quelques années, une profonde animosité personnelle contre le pouvoir de Brazzaville. Et d’évoquer une sombre affaire de contrat de publireportage portant sur plusieurs centaines de milliers d’euros que Brazzaville aurait décidé d’annuler, après avoir honoré quelques échéances.

Idriss Deby médiateur ?

« La crise entre les deux capitales est bien réelle », indique un journaliste camerounais. Denis Sassou Nguesso se serait ainsi plaint auprès de plusieurs présidents africains. C’est même pour tenter une médiation qu’Idriss Deby, le président tchadien, se serait rendu à Yaoundé fin octobre dernier. Denis Sassou Nguesso a également dépêché Firmin Ayissa, son directeur de cabinet et Ministre d’Etat à Yaoundé, pour remettre un pli fermé à Paul Biya.

La réaction officielle de Yaoundé a pris la forme d’un droit de réponse écrit par Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence. Dans la missive qu’il écrit le 26 octobre, celui-ci regrette les manchettes et articles « désobligeants, irrévérencieux, mensongers » à l’égard de Paul Biya. Il indique que le président n’a pas financé de livre contre Sassou Nguesso. « Il est extravagant de prétendre que le président Paul Biya l’a financé, au seul prétexte qu’un journaliste d’origine camerounaise, vivant et travaillant à Paris, en a rendu compte ».

Les auteurs du livre nient tout lien avec le président camerounais

Un avis partagé par Brice Nzamba, membre du collectif à l’origine du brûlot. « Ils n’ont pas pu écrire cela sans l’aval de Sassou Nguesso. Le Président veut peut-être décrédibiliser notre livre. Mais tous ceux qui sont au courant de la genèse de l’ouvrage savent que seule l’association française Survie nous a soutenus. Nous n’avons aucun lien avec le président camerounais », assure-t-il. De son côté, Jean Paul Tedga affirme n’avoir fait que son travail de journaliste. A l’en croire, son magazine se vend bien en République du Congo, parce qu’il ouvre ses colonnes aux opposants de Sassou Nguesso. Il n’y a donc pas eu de tentative de chantage, selon lui. « Ils [les journalistes du Choc Ndlr] parlent de contrats annulés. Qu’ils montrent donc les documents portant ma signature ! S’ils les avaient, ils n’auraient pas hésité à les publier pour appuyer leurs écrits. Je suis une victime dans cette affaire. On m’a tout simplement utilisé », estime Jean Paul Tedga.

Pourtant, Asie Dominique de Marseille, le patron du Choc, persiste et signe. « Nous avons enquêté à Yaoundé et nous avons eu la confirmation que c’est Paul Biya qui a financé le livre. Je n’ai même pas reçu son droit de réponse, alors que ses collaborateurs ont mon adresse. Après chacune de mes deux publications sur le Cameroun, j’ai envoyé quinze exemplaires du journal à la présidence de Yaoundé par DHL. Et ils ont été reçus. Le Directeur du cabinet de Paul Biya a tenté de me joindre par téléphone, mais c’est ma secrétaire qui l’a reçu parce que j’étais absent ». Martin Belinga Eboutou lui a suggéré de présenter ses excuses à Paul Biya, en lui rappelant que selon la coutume, celui-ci a qualité pour le maudire. De son côté, Jean Paul Tedga a décidé de consacrer le prochain numéro de son magazine à l’affaire. « Congo Brazaville – Cameroun, la guerre n’aura pas lieu. Tel sera ma Une, avec la photo du président Sassou Nguesso », indique-t-il. Brazzaville et Yaoundé apprécieront.

 

                                                                              René DASSIE

COMMENTAIRE : 1959, les Congolais entrent en scène politiquement car ils sentent que le vent colonial est sur le point de tourner. En effet, une année plus tard surviendra l'indépendance. C'est le début des premiers regroupements partisans, avec la naissance de leaders politiques et de partis politiques. C'est aussi l'année où apparaît le clivage ethno-régional "NORD-SUD". Maître Atondi Lecas Momondjo vous en parle sans vous expliquer le processus qui se met en place et qui perdure - en sachant qu'il a été amplifié largement par Denis Sassou Nguesso, le plus ethnocentriste de nos présidents depuis l'indépendance. Au début de notre histoire politique tout y est déjà : antagonisme nord-sud, débauchage de députés, non respect de la loi et des promesses politiques, etc.
Le grand professeur d'histoire Elikia Mbokolo nous apporte son analyse historique de la situation historique et du contexte.

Vous devez savoir que Denis Sassou Nguesso vous cache beaucoup de choses, mes chers compatriotes, et s'il accordait un peu de crédit à sa propre parole, il s'auto-appliquerait la règle de l'éthique et ferait preuve de plus de transparence dans la gestion des affaires de l'Etat. Si on pouvait être au courant de tout ce qui se fait dans notre petit pays, vous auriez froid dans le dos car il y a un énorme gâchis d'argent public qui montre que monsieur Denis Sassou Nguesso comme tout bon roi qui se respecte ne tient pas compte que son peuple dans sa majorité vit avec moins d'un dollars par jour.
1. Vous devez savoir que monsieur Sassou Nguesso et sa cour royale doivent plus de 35 millions de dollars (cf SURVIE) à la RDC ; ce qui explique les délestages à répétition en matière d'électricité ; c'est donc exprès que nos frères d'en face nous privent d'électricité et cette situation est la cause de nombreux décès de nos compatriotes dans les hôpitaux et ailleurs.
2. Sassou Nguesso est reconnu comme l'un des chefs d'Etat les plus dépensiers au monde qui ne réchignent pas à la dépense - alors que son peuple manque de tout. Ses frasques sont connues dans les hôtels du monde entier et on se demande pourquoi il a acheté autant de villas en Europe si c'est dans l'intention de ne pas y vivre quand il est en séjour à l'étranger ; ce qui permettrait à l'Etat d'économiser d'énormes sommes d'argent.
3. Que Sassou Nguesso dépense énormément d'argent public dans du lobbying notamment auprès de sociétés comme
Trout Cacheris, GrayLoeffler, Private Public SolutionsChlopak, Leonard, Schechter and Associates.Cette année la somme qu'il leur a versée se monte à 3 millions de dollars - alors que cet argent aurait pu  servir plus utilement au peuple congolais qui manque de tout. Ces lobbies lui apportent leur soutien dans sa lutte contre les Fonds Vautours, par exemple. Le fait que monsieur Denis Sassou Nguesso prenne part à des discussions sur le climat serait aussi le fait de ces lobbies américains.
4. La présence de monsieur Denis Sassou Nguesso dans la franc-maçonnerie va aussi dans le sens du lobbying auprès de l'Etat et de l'opinion en France pour qu'il ne soit jamais poursuivi - malgré ses nombreux crimes et méfaits. Vous en avez la preuve dans l'affaire des Biens Mal Acquis.
5. Monsieur Denis Sassou Nguesso prépare une modification de sa fausse Constitution pour mourir au pouvoir par le jeu de mandats illimités sans restriction d'âge - tout en garantissant le pouvoir au vice-président de sa nouvelle Constitution et il semble que le plus probable à lui succéder soit Jean Dominique Okemba qu'il prépare en coulisse et qui est déjà accepté par la franc-maçonnerie qui est le pendant par lequel survit la Françafrique. Aucune décision au sein du clan n'est prise sans que Jean Dominique Okemba soit au courant : l'arrestation du Général Mbahou, c'est lui, l'éviction de Mbot au gouvernement, c'est lui, la volonté d'éradiquer toute personne qui critique ou qui s'oppose au pouvoir clanique de l'oyocratie,  c'est encore lui.
6. Denis Sassou Nguesso va de plus en plus délaisser la ville de Brazzaville pour vivre à Oyo où il se sent plus en sécurité et à l'abri du stress des populations urbaines qui n'arrêtent pas de se plaindre car rien ne fonctionne comme il faut dans cette république bananière... D'ailleurs, tous les ministres ou autres personnalités influentes au pouvoir ont déjà des villas à Oyo à cet effet. Pour les autres, Sassou vous construit un hôtel de grand standing dans ce qui n'est qu'un petit village de pêcheurs du bord de l'Alima. Sassou ne veut plus avoir à recevoir que les quatre chefs de pôle à qui les autres ministres doivent rendre des comptes. C'est dire que le pouvoir privatise encore un peu plus l'Etat et chaque jour, on en apprend des vertes et des pas mûres...

"Tout a été aplani", une phrase de maître Malonga rappelant celle du Christ " tout a été accompli", qui pose problème car entre une opposition et un pouvoir qu'il combat tout ne peut pas être aplani. Or, parler de TOUT suppose que rien n'a été laissé de côté, que le compte y est, que tout a été résorbé et qu'il ne reste plus qu'une couleur : celle du reptile royale, Sassou Nguesso. C'est tout simplement suspect car cette assertion signe l'arrêt de mort de la fameuse "opposition" qui confond ambition personnelle à postuler à la présidence de la république et une opposition à un système qui elle est inscrite dans la durée et dans la volonté intransigeante d'apporter autre chose, quelque chose de mieux que ce que le pouvoir en place propose. Les frontières entre les membres du Front et le pouvoir sont si minces qu'elles sont transparentes et à présent que ledit Front affirme avoir tout aplani, il y lieu de penser que l'opposition intérieure à Sassou Nguesso est à présent révolue.
Il faudrait peut-être que je vous rappelle que les membres du Front avaient interdiction à quitter le territoire national congolais. Poungui, Dzon et consorts avaient été assignés à résidence. Et il semble que celle-ci soit à présent levée mais reconnaissez qu'une telle décision était attendue puisque l'accusation du pouvoir était farfelue juridiquement parlant  - même à propos du président du Front, Mathias Dzon qui est soupçonné de détention illicite d'armes de guerre. Cependant, lever cette assignation ne veut pas dire que tout soit aplani entre un pouvoir et des individus qui se réclament d'une opposition. Non, il y autre chose, il y a suspicion sous roche. Aplanir, c'est rendre plat et la platitude en politique signifie ou suppose qu'il n'y a plus aucune pomme de discorde et ce comportement étonnerait quiconque fait une petite lecture rigoureuse de la politique. C'est vrai qu'au Congo, le peuple a besoin de sentir qu'une opposition existe au travers d'individus qui prennent le contrepied du pouvoir, c'est vrai que nous avons vu une sorte de coalition de circonstance naître lors de l'élection présidentielle - alors que le Lion de Makanda, lui n'a jamais bougé d'un iota depuis qu'il s'est lancé dans le combat politique, c'est vrai que certains préfèrent une "opposition" même faible à la place de rien mais là, il y a un problème, là, on nous apprend qu'il y a eu comme un accord entre le pouvoir et ladite opposition qui "aplanit" les oppositions car il n'y a que cela à aplanir !
Nous nous serions arrêté là si nous n'avions pas ouï dire par la rumeur populaire que le pouvoir de Brazzaville aurait posé une condition sine qua none à la levée de l'interdiction à se déplacer : il fallait que le Front reconnaisse monsieur Denis Sassou Nguesso comme président et ses membres l'auraient fait ! Cela démontre suffisamment que monsieur Denis Sassou Nguesso sait que sa légitimité est affaiblie par une élection à laquelle n'a participé que 7% de nos compatriotes encore qu'il faille tenir compte de tous les étrangers qui ont pris part au vote et qui n'en avaient pas le droit ! Certes, c'est un chantage odieux exercé par le pouvoir illégitime de Brazzaville mais vendre son âme dénature le peu de valeur, si l'affaire est avérée, de ce fameux Front qui apparaît plus comme un Front des Ambitieux et de l'Ambition qu'un Front de l'opposition.
Vous cherchez un vrai opposant au pouvoir de Brazzaville ? Regardez du côté de celui qui a écrit cet article car lui ne tergiversera jamais. Quitte à mourir pour ses convictions.
COMMENTAIRE : Voici un article qui nous parle des relations tendues entre Denis Sassou Nguesso et Paul Biya, président du Cameroun, relations tendues par presses interposées. Sassou veut détendre l'arc de la discorde et il a envoyé Firmin Ayessa qui est aux yeux de la Lettre du Continent le vrai faux premier ministre du Congo auprès de son homologue afin d'aplanir leurs différends. C'est une affaire dont on parle peu car ni Biya ni Sassou Nguesso n'a intérêt à faire trop de bruit autour de cette bisbille car il y va du lobbying de monsieur Denis Sassou Nguesso dans la région de l'Afrique centrale et de la bonne entente entre voisins. Le journaliste ASIE DOMINIQUE DE MARSEILLE aurait porté la première estocade de la part de monsieur Denis Sassou Nguesso  dans son journal " LE CHOC " ; du côté de Biya, la réponse est venue de Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence de la République. Vous devez voir dans l'intervention de monsieur Denis Sassou Nguesso auprès du président Paul Biya comme un aveu : c'est lui qui a certainement commandité l'article cinglant d'ASIE DOMINIQUE DE MARSEILLE.
Firmin Ayessa n'a pas fini avec ses missions de bons offices car il lui faudra se rendre aussi en Afrique du sud pour adoucir le courroux de Mandela  à propos d'une préface qu'il n'a pas écrite pour le livre de Sassou "Parler vrai pour l'Afrique" et aller courtiser les tenants des fonds vautours qui planent au-dessus de la dépouille pestilente du Congo, un pays en voie de décompostion financière...
Merci à notre compatriote ED pour sa suggestion...

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Paul Biya a reçu jeudi dernier un émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso  porteur d’un pli fermé dont le contenu vise à mettre fin à la tension créée par des attaques du magazine congolais « Le Choc ». 

 

 

Compte tenu du contexte politique et diplomatique actuel et surtout de l’état des relations entre le Cameroun et le Congo, il n’était pas très compliqué de deviner l’objet du message que portait l’émissaire. C’est la réaction de la République du Congo au sujet de tout ce qui a été dit ou a été écrit ces derniers mois concernant non seulement les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso, mais aussi leurs pays respectifs.

 

La visite au Cameroun de Firmin Ayessa, ministre d’Etat, directeur de cabinet et émissaire du chef de l’Etat congolais, survient quelques jours après le vigoureux droit de réponse que Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence de la République , a adressé à M. Asie Dominique Marseille, directeur général du magazine « Le Choc », basé à Brazzaville. Magazine qui s’est illustré au mois de septembre dernier par un dossier spécial particulièrement injurieux à l’endroit du président Biya et du Cameroun.

 

Le journal congolais justifiait sa longue diatribe contre Paul Biya par le fait qu’un journaliste d’origine camerounaise vivant et travaillant à Paris, en France et directeur de publication du journal Afrique Education aurait été financé par Paul Biya pour dénigrer et salir, par des écrits  insultants et des propos grossiers, l’image de Denis Sassou Nguesso sur la scène internationale.

 

Dans le droit de réponse signé par le directeur du cabinet civil de la présidence de la République, on a pu noter « le démenti le plus  formel » de la Présidence de République à l’allégation du journal  « Le Choc » selon laquelle « le président Paul Biya a financé l’ouvrage d’un collectif de Congolais de la diaspora intitulé « Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique ». Mieux, Martin Belinga Eboutou a tenu à dissocier le président Paul Biya et son entourage de manoeuvres de publications du directeur- fondateur de Afrique Education. M. Belinga Eboutou a même clairement évoqué une « campagne abjecte de dénigrement, sans précédent dans les annales des relations fraternelles et amicales entre le Cameroun et le Congo (…) campagne de dénigrement, aussi gratuite, haineuse que vaine à l’endroit du peuple camerounais et de son peuple ». C’était suffisant pour que Brazzaville réagisse.

 

Le bal des ambitions

 

Denis Sassou  Nguesso a donc dépêché à Yaoundé un de ces principaux collaborateurs. Pour transmettre à son « frère et ami » sa pensée sur ce qui se passe, sur ce que le journal congolais « Le Choc » a écrit, son opinion par rapport à ce que les médias racontent  sur sa prétendue quête du leadership dans la sous région et dans toute l’Afrique centrale. Sans être dans le secret des dieux, il faut dire que les présidents Sassou Nguesso et Paul Biya se connaissent bien et ont entretenu jusqu’ici de très bonnes relations. Cependant, le décès du président Omar Bongo Ondimba, qui était doyen des chefs d’Etat africains, interlocuteur privilégié de la France et champion des bons offices en Afrique centrale, a laissé vacant un leadership que beaucoup d’observateurs voient  échoir naturellement au Cameroun de Paul Biya. Rien n’est pourtant moins sûr.

 

Il se trouve que le chef de l’Etat congolais a des ambitions africaines. L’ouvrage intitulé « Parler vrai pour l’Afrique » de Denis Sassou Nguesso est une profession de foi, un engagement à servir le Congo et le continent. Une telle ambition, qui dépasse pratiquement le cadre sous régional, l’a amené à utiliser un discours de Nelson Mandela comme préface de son « ouvrage de promotion politique ». Ce qui a soulevé un tollé général. A commencer par l’indignation de la Fondation Nelson Mandela qui a dit n’avoir jamais reçu un quelconque manuscrit, ni une demande d’autorisation à publier un texte signé de l’ancien président sud-africain.

 

A propos du « prétendu leadership en Afrique centrale », dont parle Martin Belinga Eboutou dans son droit de réponse, la vraie question qu’il faut se poser est celle de savoir si le Cameroun va se contenter d’être « toujours disponible et disposé à coopérer avec tous les Etats africains et notamment les Etats d’Afrique centrale, sans chercher à jouer particulièrement un rôle » comme disait Paul Biya à Paris, pendant que Denis Sassou Nguesso renforce son lobbying en Afrique centrale, à l’Union africaine où il semble plus écouté que Paul Biya et à l’Elysée où trône le président Nicolas Sarkozy, « grand maître de la Françafrique » qui n’a jamais cru en la « rupture » qu’il avait annoncée ? Le Cameroun n’a-t-il donc aucune ambition sur les plans régional, africain et international ?

 

« Hâtez-vous de lui présenter vos excuses »

 

Dans la conclusion du droit de réponse, Martin Belinga Eboutou avait estimé « qu’il s’agit là de fausses querelles » et affirmé que « Le choc » a fait « le mauvais choix de vouloir brouiller deux peuples frères et amis ». Ainsi que les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso : «  Des frères  et des amis unis de solidarité géographique, historique et politique ». S’appuyant sur une sagesse africaine sur laquelle le magazine congolais avait la prétention de motiver et de justifier sa « soif de vengeance », Martin Belinga Eboutou s’était efforcé de mettre les points sur les « i » en rappelant qu’en Afrique, « le frère du père (oncle) est tout simplement le père ». Comme pour dire que Paul Biya et Denis Sassou Nguesso sont comme deux frères. Insulter le frère de son père, c’est comme insulter son propre père.

 

D’où cette interpellation au patron du journal congolais qui a publié « des articles désobligeants, irrévérencieux » à l’endroit du président  Paul Biya : « Il a qualité pour vous maudire. Hâtez-vous de lui présenter vos excuses », a véritablement conclu le directeur du cabinet civil de la présidence de la République. En guise de conseil au directeur général du journal « Le Choc » qui s’est distingué négativement dans son « option » et sa « propension à l’insulte et l’invective, en insultant un Chef de l’Etat ». Et si l’émissaire congolais était venu remplir une double mission ? C’est-à-dire non seulement transmettre le message de Denis Sassou  Nguesso à Paul Biya, mais aussi lui présenter les excuses du journal congolais « Le Choc » ?

 

Edmond Kamguia K.


Le lien : 

 

 

 

Il suffit de prêter une petite oreille attentive à ce qui se fait dans notre pays pour bien se marrer à distance. Le droit vient de déposer le bilan face à la fraude, la corruption et la concussion (profit illicite obtenu dans l'exercice d'une fonction publique) en appelant à son chevet la délation populaire. C'est un aveu d'impuissance du droit qui se décharge sur la viligance populaire afin de donner l'impression qu'il (le droit) va enfin sévir. La loi anticorruption de monsieur Emmanuel Yoka autorise un citoyen à dénoncer un acte de fraude, de corruption ou de concussion au sein de la fonction publique - en lui garantissant l'anonymat c'est-à-dire, rien du tout car dans nos petites villes, tout le monde se connaît et le délateur ne pourra ne pas être démasqué s'il se présentait au commissariat ; ce qui lui promet une vendetta sévère - qui peut aller jusqu'à atteindre tous les membres de sa famille car les puissants du clan au pouvoir ont la rancune tenace. Même à supposer que la délation se fasse au téléphone, encore faille-t-il vérifier les faits - donc enquêter pour établir juridiquement le délit. et à parole contre parole, la parole d'un pauvre est soupesée, dévaluée, délestée du peu de poids et de valeur qu'elle peut avoir. Encore qu'il nous faut ajouter que 95% de la fraude, de la corruption et de la concussion sont invisibles car tout se joue dans l'ombre des curies chinoises entre le corrupteur et le corrompu qui n'ont pas intérêt à dénoncer leur pacte satanique puisque chacun y trouve son compte !  C'est dire que c'est une mesure démagogique car personne ne se risquera à la  délation. Sauf moi, car si j'ai une information dans ce sens, moi qui ai déjà essuyé un procès du pouvoir, je n'hésiterai pas une seconde. Avis à tous les délateurs, envoyez-moi vos infos et dormez tranquilles. Je me chargerai du reste.
Comme je l'ai dit, tout ceci ne vaut que parce que la justice de notre pays est faible, faible parce que corrompue et sous influence donc - même la délation n'a aucune chance d'aboutir parce que les gens en cause ce sont les membres du clan Sassou & Nguesso et contre eux, sans effet la délation ! Il faut plutôt mettre en place une commission d'enquête efficace sur l'enrichissement illicite qui aura le droit de scruter le mode de vie des membres de l'Etat, des fonctionnaires en faisant un rapport entre leurs avoirs financiers supposés (salaires) et leurs avoirs matériels et bancaires. Avec s'il vous plaît, le droit de saisir des biens obtenus par de l'argent sale et ceci doit concerner tout le monde - sauf le reptile royal qui lui ne peut être poursuivi. On aurait pu imposer aux ministres  et aux fonctionnaires de déclarer leurs biens et leurs avoirs avant d'entrer en exercice. Mais chez nous le droit est tordu, gauche. Je me demande si monsieur Denis Sassou Nguesso ne regrette pas déjà d'avoir utilisé le mot "éthique" dans son discours d'investiture car il n'y croit vraiment pas mais oblige tout son système à faire semblant d'y croire. Le droit est la pierre angulaire des sociétés qui progressent vite et j'attends toujours des mesures concrètes en faveur d'une plus grande autonomie de la justice car il en va de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire. Tenez-nous au courant du nombre de délations que vous enregistrerez dans les commissariats du pays, mes frères. Bon sang, qu'il est nul, l'Etat de mon pays ! Il manque d'imagination, de sérieux, de compétences et on s'étonne que même le Rwanda fasse mieux que notre pays selon le classement Doing Business. C'est la médiocrité même au pouvoir et tout s'en ressent car la nation plonge doucement dans les profondeurs de la dépravation et de la décadence sociales...

Mvouba n'est plus premier ministre mais dans l'ordre protocolaire, il reste le premier des ministres. Ce qui n'est pas rien. En effet, très proche de monsieur Denis Sassou Nguesso, cet homme bénéficie de la confiance du président. Il est à la tête du pôle des infrastructures de base. Lui et ses compères qui ont réussi à l'examen imaginaire de l'éthique ont moins de cent jours à présent pour faire leurs preuves. Nous constatons que les langues se délient, que la volonté semble plus farouche et que tous ne jurent, ne crachent plus que par le "Chemin d'Avenir" du reptile (cobra) royal. Cependant, sociologiquement, lorsque nous séparons les intentions des faits et lorsque nous analysons ces derniers, nous découvrons une réalité nationale sinistre - sans lois, sans juge véritable, somme toute, une jungle sociale où rien ne fonctionne normalement. Et tous tempestent, écrivent à la presse qu'ils vont changer les choses, que cette fois-ci les fraudeurs seront punis, etc.
Nous avons par exemple appris qu'Emile Ouosso, ministre de l'équipement et des travaux publics entend mettre de l'ordre dans le secteur des travaux publics (La Semaine Africaine n° 2942). Ca, c'est l'intention. Le fait, c'est l'existence du désordre avoué dans le secteur de l'équipement et des travaux publics. Je vous donne cette méthode d'appréciation pour vous permettre de repérer des faits dans le discours politique qui semble souvent fait de généralités. Pour citer Ouosso, in texto, voilà ce qu'il dit :

«Il est temps que nous mettions de l’ordre dans le secteur des travaux publics. Les entreprises qui prennent de l’argent de l’Etat pour ne rien faire, seront punies. La feuille de route du président de la République pour les cent jours du gouvernement est un repère fondamental. L’Etat dépense beaucoup d’argent pour la construction et l’entretien des routes, mais les entreprises chargées d’exécuter lesdits travaux sont incapables, par manque d’engins adéquats. Maintenant que la lettre de cadrage du président de la République Denis Sassou Nguesso, en matière des travaux publics est claire, plus personne ne pourra s’aventurier (ndr : c'est un néologisme de Ouosso)».

Ce discours nous apprend que l'Etat congolais attribue des marchés publics sans au préalable vérifier si une société dispose des moyens de les exécuter ! Le désordre est, selon Ouosso, au sein même du ministère - à lire sa première phrase ! C'est une conséquence logique des propos de monsieur Ouosso. Que c'est grave ! Bref, on avoue avoir gaspillé l'argent du contribuable et puis un bon matin, on prétend devenir méchant - alors qu'on a été gentil, aveugle par cécité volontaire (madesso y a bana ou l'haricot des enfants) depuis des lustres. Ca me donne envie d'être sceptique. On a comme l'impression que le laxisme était un mot d'ordre de l'ancien mandat de monsieur Denis Sassou Nguesso qui brusquement découvre les vertus de l'éthique en politique, la rigueur, etc. Comment peut-on donner de l'argent public à un opérateur économique sans au préalable vérifier qu'il possède les moyens d'exécuter le contrat ? C'est comme un chef d'entreprise qui engage une personne à un poste technique pointu sans vérifier qu'il dispose des compétences nécessaires. A qui la faute ? Voilà les problèmes qui minent le Congo et il y a trop longtemps que ça dure ; il faut en finir mais comment ?

Quand Emile Ouosso déclare : . «Les entreprises qui ne se conformeraient pas aux lois et règlements de la République, se verront retirer les marchés et conduites devant les tribunaux, pour escroquerie», nous comprenons que jusque-là, personne - dans son ministère ne prenait la peine de retirer les marchés à ces opérateurs véreux et qu'ils n'étaient pas poursuivis en justice !

On comprend qu'il faut commencer par moraliser la justice, à la rendre forte et indépendante vis-à-vis des hommes politiques et des militaires qui sont de mèche avec les hommes d'affaires. Chacun d'eux est dans un ou plusieurs réseaux qui lui garantissent l'impunité. Tous les ministres dans leurs constats atterrisent devant la case "JUSTICE" et celle-ci est une justice sous influence. Vous arrêtez une personne aujourd'hui, demain, elle est libre comme une hirondelle dans le ciel d'Oyo. C'est le défaut d'avoir bloqué des entrepreneurs non liés à la classe politique par des tracasseries administratives de toutes sortes et d'avoir favorisé le clan présidentiel. Tout ce beau monde nage et surnage dans l'impunité la plus totale. Ils prennent l'argent de l'Etat, beaucoup d'argent, sans prendre la peine d'exécuter le moindre travail. Ouosso devrait commencer par examiner tous les contrats actifs et éliminer les hommes d'affaires véreux. Or, ces propos traduisent une intention claire : ceux qui ont les marchés et qui ne font rien ou n'ont rien fait, on les laisse tranquilles ; on commence un nouveau cycle ! C'est de la défection et il est à redouter que lui ne fera pas mieux que son prédécesseur parce qu'il n'en a pas les moyens, la justice étant corrompue, une justice qui fait honte au peuple congolais...

Ah, j'allais oublier, monsieur le ministre Emile Ouosso, j'ai une petite proposition à vous faire : pourquoi ne pas rétablir la société du Bâtiment et des Travaux Publics nationale ? Là au moins, vous vous passeriez des opérateurs véreux et surtout, il y en a marre d'enrichir les Chinois et la famille présidentielle ! On  peut la faire fonctionner comme une entreprise privée en utilisant les bénéfices au profit de la construction de nouvelles routes ou de leur entretien... Cependant, vous savez qui a détruit ladite société pour favoriser des entreprises véreuses. La famille présidentielle regorge de nombreuses sociétés de construction comme CSN CONSTRUCT de la fille du président Claudia Lemboumba Sassou Nguesso. Comment ferez-vous pour traduire les parents du président en justice si la justice est sous leur influence ? Et toc ! Voilà, je vous laisse monsieur le ministre à votre verre de Champagne au citron. Ne vous en faites pas ; cent jours, ça ne suffira pas. Votre maître Denis Sassou Nguesso en est conscient. Quand on bousille un pays en douze ans, soit 4380 jours et ce n'est pas en 100 jours qu'on peut réparer les dégâts !

Voici un article envoyé par un de nos compatriotes qui met en évidence les facteurs que le pouvoir de Brazzaville doit juguler pour industrialiser le pays. Si les problèmes semblent avoir été assez bien identifiés,  à savoir cinq contraintes majeures, reste à savoir si les correctifs seront de taille. En effet, nou sommes bien curieux de voir comment monsieur Sassou Nguesso va diversifier l'économie du Congo pour faire en sorte qu'elle  (l'économie) ne compte plus que sur la ressource pétrolière qui finira par s'épuiser un jour et ce jour-là, TOTAL-FINA ELF quittera le Congo pour aller s'installer ailleurs. D'ailleurs, on se demande pourquoi on brûler du gaz naturel depuis des années - alors qu'ELF savait qu'on pouvait en retirer de l'électricité. Les capitalistes de ce monde qui viennent chez nous n'ont pas à coeur de développer le Congo mais simplement de piller ses richesses et rien n'empêche le CONGO d'exploiter lui-même son pétrole au lieu d'en confier l'extraction et l'exploitation à des sociétés étrangères. Un Etat fainéant peut-il réussir à industrialiser le Congo ? Vous trouverez mes remarques et propositions en rouge...

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LE GOUVERNEMENT SAIT AUSSI QU' IL A DÉJÀ ÉCHOUÉ SUR LE SUJET DE CET ARTICLE QUE JE VOUS TRANSMET:


http://www.lesafriques.com/industrie-et-services/congo-cinq-mesures-pour-le-secteur-prive.html?Itemid=308

Congo : cinq mesures pour le secteur privé
Le Congo, 178e du classement de Doing business, veut tirer meilleur parti de son secteur privé. Cinq mesures ont été adoptées par une concertation qui a réuni tous les acteurs.

Par Hance Guèye, Dakar



Le tissu entrepreneurial congolais est en général atone. Les seules industries qui échappent à la sinistrose sont celles du pétrole, des brasseries, du sucre, du bois, du ciment, des télécommunications, du tabac, de la minoterie… Pourtant, ce n’est pas le potentiel qui manque. Pays très arrosé, le Congo recèle de nombreuses opportunités dans le secteur agricole, agroalimentaire, les services et la transformation du bois.

La conséquence de cette situation est que l’économie du pays ne repose que sur les exportations du pétrole. Le gouvernement a entrepris, avec l’appui de ses partenaires de coopération, l’Union européenne, la BAD, l’AFD et la Banque mondiale, de corriger son économie déséquilibrée en améliorant la contribution du secteur privé.

Ses forces et faiblesses ont été diagnostiquées à cette fin par une concertation sur le thème : « Définition des contraintes prioritaires au développement du secteur privé en République du Congo » qui a réuni les 16 et 17 mars dernier à Brazzaville, l’administration, les entreprises, les structures d’appui et les bailleurs de fonds, soit tous les acteurs impliqués dans la conduite, la pratique et la gestion du secteur privé. Au total, une soixantaine de participants.

Les causes du faible développement du secteur privé ont été identifiées. Il s’agit des conflits armés (ici, la solution est toute simple : pour en finir avec les conflits armés, il faut juste deux choses : 1) restaurer la véritable démocratie 2) Eloigner l'armée de la politique, empêcher aux militaires en exercice de faire de la politique car il faut choisir entre l'armée et le pouvoir qui doit toujours échoir aux civils. Je vous signale que Sassou est un militaire et il est à la base des conflits armés du Congo), des infrastructures insuffisantes ou délabrées,(monsieur Denis Sassou Nguesso a eu douze ans pour améliorer la situation - donc c'est la volonté politique qui est ici le facteur prépondérant puisque nous avons démontré que le Congo a les moyens de se doter d'infrastructures viables)  du cadre institutionnel peu efficace, (le cadre institutionnel est pourri parce que le Congo est une dictature que Sassou Nguesso gère comme un royaume ; pour arranger la situation, il suffit d'organiser des assises nationales - peu en importe le nom pour restaurer des institutions crédibles) de l’insuffisance des capacités  (ici, je vous fais remarquer qu'il y a une foultitude de capacités à l'étranger et il suffirait d'un Etat démocratique viable pour qu'elles reviennent). Le classement Doing Business de la Banque mondiale, pour l’année 2008, rend compte du mauvais environnement des affaires. Il classe le Congo à la 178e place sur 181 pays répertoriés.



Insécurité

Cinq contraintes à résoudre prioritairement ont été répertoriées : l’accès au financement, la formation et l’information des acteurs et de la société, les infrastructures (énergie, transport, eau...), l’insécurité judiciaire et juridique, la corruption manifestée par la parafiscalité et les tracasseries administratives. Un plan d’action étalé sur cinq ans a été adopté.
Proposition
: Pour l'accès au financement, pourquoi ne pas prévoir un financement d'Etat pour aider les Congolais porteurs de projets au lieu de leur rendre la vie difficile par des tracasseries administratives ?  Le Congo doit rompre avec l'habitude d'attendre à chaque fois que les solutions viennent de l'extérieur - alors que l'Etat a été imaginé pour apporter des solutions ! Il faut encourager l'initiative privée des nationaux car nous savons que les capitaux vont au moins être réinvestis au pays. Le Congo a un grave problème de la fuite des capitaux et personne n'en parle parce que tous les membres du pouvoir font comme les étrangers en envoyant de l'argent sale, bien noir, blanchir dans les banques européennes.
Proposition : Rien n'empêche le Congo de créer une vraie chambre de l'industrie accompagnée d'une véritable école de management - pas les écoles privées dont l'Etat ne prend même pas le soin de contrôler la qualité des enseignements.
Proposition : après une guerre, le premier souci aurait dû être la rénovation générale des infrastructures nationales (énergie, eau, transport) mais on a juste bâti des routes pour aller en vacances à Oyo, un petit village qu'on essaie à tout prix de transformer en ville. Douze ans sont largement suffisants pour doter tout le Congo d'électricité de bonne qualité, pour créer un système national d'adduction d'eau potable ou pour constructive un grand circuit routier reliant tous les grands pôles économiques nationales et surtout, il n'y a pas que le sol, il y a les airs et les réseaux maritime et fluvial. Douze ans auraient largement suffi et aujourd'hui, l'industrialisation aurait toutes les conditions pour se mettre en place !
Proposition : La corruption est un mal connu depuis très longtemps mais hélas, le gouvernement n'y fait rien parce que les corrupteurs et les corrompus s'y trouvent. Il faut donc associer la communauté internationale en confiant ce travail par exemple à la banque mondiale - en lui donnant les pleins pouvoirs - question d'éradique jusqu'au dernier germe cette gangrène nationale. Explication : les Congolais sont eux-mêmes trop impliqués pour y remédier efficacement. Une aide extérieure est donc nécessaire. Ce qui m'a fait écrire que le plan de monsieur le ministre d'Etat Emmanuel Yoka n'a aucune chance de réussir !
Proposition : Nous savons tous que le pouvoir de CONGO-OYO a peur des entrepreneurs surtout quand ils ne sont pas du nord. Il se dit qu'un homme du sud qui devient puissant financièrement est forcément dangereux politiquement ; ce qui est faux car quand on réussit dans les affaires on est loin d'avoir le coeur à se préoccuper de politique.
DONC SIMPLIFIER, ENCOURAGER, SUSCITER, DELEGUER LA CREATION D'ENTREPRISE. L'ETAT PEUT MÊME CREER DES ENTREPRISES DONT LA GESTION SERAIT CONFIEE AU SECTEUR PRIVE. CA EXISTE, CA SE FAIT AILLEURS ET CA MARCHE TRES BIEN !
Proposition sur l'insécurité judiciaire : vu que le Congo copie le droit français en matière de juridiction, nous avons tous les éléments entre les mains pour combattre l'insécurité judiciaire. On peut même faire de l'éclectisme à ce propos  en regardant et en comparant ce qui se fait de mieux ici ou là.

Le gouvernement est déterminé à le mettre en œuvre. « Nous sommes ouverts à toute initiative », a assuré Adelaïde Moundellé-Ngollo, la ministre des Petites et moyennes entreprises chargée de l’Artisanat. Le gouvernement a déjà adopté un nouveau dispositif d’appui au secteur privé entrepreneurial.

Les partenaires de coopération ont aussi présenté leurs moyens d’appui à la réforme ainsi décidée. L’AFD a présenté l’ARIZ (Assurance pour le risque des investissements dans la zone AFD) destinée à accompagner les banques dans le financement des PME. La Banque mondiale et la Société financière Internationale (IFC) ont exposé leur politique financière en Afrique centrale, l’Union européenne, les instruments de facilitation et d’appui au commerce et au secteur privé et la BAD, le projet d’appui à la réinsertion des groupes défavorisés.

Tous ces partenaires ont réaffirmé leur détermination à accompagner ces efforts : « Que l’Etat jugule ces problèmes et le secteur privé connaîtra un début de relance au Congo ».

Monsieur Christian Brice Elion, le griot du royaume CONGO-OYO (Ce Congo-là) ne manque d'humour quand il écrit :

"Le Congo vient d’engager une atroce lutte anticorruption en lançant le 5 novembre à Brazzaville, un plan national de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude. La mise en œuvre de ce plan devrait permettre au pays d’éradiquer ce fléau gangrénant l’administration et de renforcer la bonne gouvernance. "

 

 Une atroce lutte ! On peut croire que le combat qu'on n'a jamais eu la force de mener depuis douze ans va enfin commencer avec une férocité léonienne. On ne peut s'empêcher d'admirer le talent de comédien de la classe politique congolaise qui 1) fait semblant d'ignorer un fait 2) pour ensuite faire semblant de le  combattre... atrocement ! Nous avons depuis longtemps fait la preuve de la mauvaise gouvernance congolaise. Ce n'est pas une volonté flegmatique qui va changer quoi que ce soit et pour preuve, à la fin de l'année, on en reparlera et je sais que  vous m'avez déjà donné raison.

Certes, il faut que le ministre d'Etat, coordonnateur du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains (sic), Aimé Emmanuel Yoka, fasse un peu semblant de travailler tout de même ! Mais personne n'est dupe : les corrupteurs et les corrompus n'ont rien à craindre - en tout cas pas grand' chose de la justice congolaise qui est elle-même ... corrompue ! Qui sont les corrupteurs ? N'est-ce pas le clan Sassou & Nguesso lui-même au pouvoir et leurs amis qui viennent piller le Congo ? Qui sont les corrompus ? Là, il y a foule qu'il n'y aurait pas de place dans toutes les prisons de la république mais de nombreux membres sinon tout le clan Sassou & Nguesso est concerné.
Voici ce que nous dit maître Emmanuel Yoka, son Excellence, ministre d'Etat du royaume :


«Il faut donc au-delà et par delà l’efficacité limitée des instances de contrôle, d’enquête et de répression traditionnelle, un plan de lutte spécifique, structuré, ordonné et coordonné en vue de combattre avec efficacité les organisations qui recourent à ces pratiques condamnables», a-t-il déclaré.

Notre oncle bien-aimé du roi cobra parle d'"organisations" ; c'est un mot fort qui renvoie à la pègre, à la mafia et l'on voit mal comment  la Commission Nationale de lutte contre la Corruption, la Concussion et la Fraude (CNCCF) va réussir là où des instances de contrôle traditionnelles ont échoué aux dires de ce respectable monsieur. Non, Les deux Joseph, Lékaka et Mapakou savent qu'ils ne pourront rien faire - sinon boire du bon Champagne et profiter du mal qu'ils se promettent de combattre : LA CORRUPTION !

La seule chose qui sonne vrai dans le discours du ministre d'Etat, c'est le diagnostic : on a bien identifié le mal, c'est une gangrène corruptive mais quant au remède, rien n'est moins sûr car le laboratoire CNCCF n'a pas le talent nécessaire pour soigner ce mal récurrent. On reconnaît que " L’Etat n’a pas des moyens pour son développement économique parce que ceux-ci sont soutirés à la base par des fonctionnaires. " C'est un bon constat, l'Etat est corrompu depuis la tête et nous savons tous que le premier corrompu et le premier corrupteur sont une seule et même personne qui dispose de l'impunité. Alors, comment va-t-on faire ?

Non, monsieur le ministre, il faut arrêter de nous distraire. Votre neveu construit des hôtels à Oyo pour que vous puissiez aller là-bas avec vos maîtresses, vos corrupteurs, manger le ngolo que monsieur Sassou élève dans ses bassins. Ce plan est une moquerie de plus à l'endroit du peuple congolais, ce plan foireux n'est pas mieux que les lois anticorruption ou les instances qui sont payées à ne rien foutre au niveau de l'Etat. Partout, à tous les niveaux du royaume, nous enregistrons des aveux d'impuissance. Alors, j'aimerais bien connaître votre remède miracle face à la corruption, cette gorgone que nul ne peut regarder sans devenir aveugle. En fait, monsieur le ministre d'Etat Yoka, votre plan a déjà échoué parce que c'est une farce et une farce reste une farce même si on y applique la force.

Pour bien lutter contre la corruption, il faut :
- de la transparence dans les opérations financières de la république de sorte qu'on sache qui a reçu quoi pour en faire quoi et que ce dernier nous rende des comptes de ses actions. PUBLIQUEMENT ! A LA TELEVISION - avec des preuves ;
- qu'on nous démontre que l'argent de l'Etat a bien servi à faire ce qu'on avait décidé d'en faire en nous faisant un bilan comptable complet.
- qu'on contrôle le degré d'enrichissement de ceux qui ont en charge l'argent de l'Etat - en commençant par monsieur Denis Sassou Nguesso car l'argent de la corruption et de concussion se transforme vite en villa, en voiture, etc. Si on daignait être un peu sérieux, on pourrait y arriver mais la GORGONE CORRUPTION vous aveugle tant ! Cependant, comment peut-on demander de la transparence à la Fonction publique quand l'Etat lui-même ne publie pas ce qu'il gagne au nom du peuple et ne rend pas compte de ce qu'il fait ? C'est le mystère de la Gorgone qui est elle-même aveugle !
C'est une information qui mérite d'être diffusée : étrange comportement d'un opposant gabonais qui semble être en bons termes avec Ali Bongo - alors que tous les autres candidats à la présidentielle gabonaise font les frais de violation de la liberté de circuler ! Il semble qu'Ali Bongo, aux  dires de monsieur Siméon Jean François Ekoga, président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG), aurait reçu deux fois (avant et après  l'élection présidentielle) monsieur Bruno Ben Moubamba - qui semble être le seul opposant à ne pas souffrir de l'interidction de quitter le territoire. Voici le message reçu sur HI5 de la part de cet homme qui est un ami du Lion de MAKANDA.  Ekoga est même prêt à essuyer une plainte en diffamation ; c'est dire qu'il est sûr de son fait. Je vous laisse vous faire votre propre opinion (j'espère que l'image est assez lisible) :
Aujourd'hui, dès qu'une information importante est diffusée quelque part, d'une manière et d'une autre, elle nous parvient : soit par téléphone ou par mail et certaines méritent d'être connues par tous car elles permettent de forger le jugement et d'apprécier le degré de détournement des deniers publics orchestrés par le clan Sassou & Nguesso. Il faut comprendre ce clan comme l'ensemble des membres de la famille présidentielle à laquelle s'ajoutent des proches comme le premier des ministres selon le protocole actuel, monsieur Isidore Mvouba, Firmin Ayessa, Jean Dominique Okemba qui est le gardien du système et qui est au parfum de tout ce qui se décide au Congo,  etc. Il y a des cercles concentriques autour de Sassou Nguesso dont le premier est constitué d'enfants, de neveux, d'oncles, de tantes, le second d'amis proches, le troisième des connaissances ethno-claniques, le quatrième d'hommes-satellites issus de la région nord-Congo, etc.
Vous avez entendu le président Denis Sassou Nguesso comme dans un délire parler qu'à présent, pour son deuxième mandat volé au peuple congolais ayant boudé les urnes, il choisirait les hommes en stigmatisant leurs vertus éthiques. En transformant sa parole  dévaluée en gouvernement, la déception a été grande car il a repris les mêmes en changeant juste quelques têtes. A cela, une explication simple : on ne change pas une équipe qui vole si bien - c'est-à-dire, qui sait si bien gagner de l'argent malhonnêtement au dam de la population malade, affamée, au chômage et non scolarisée. En effet, parmi la grande majorité des redoublants-ministres, il y a eu ceux qui sont connus soit pour leur incompétence, soit par leur propansion au détournement et à la corruption. Je n'en dirais pas plus... Le détournement de denier public est un sport national bien connu à tous les étages de l'Etat et de la fonction publique.
Nous venons d'apprendre par la chaîne de télévision câblée AFRIQUE24 qu'entre 2004 et 2009, le Congo, de façon officielle car on ignore tout le trafic des à-côté pétroliers, 11000 milliards de francs cfa de récettes pétrolières. Attention, ce n'est pas l'ensemble des recettes de l'Etat - même si c'est la plus grande partie visible car le pétrole n'est pas la seule ressource du Congo, encore que le budget de l'Etat se compose de nombreuses sources comme les douanes, les impôts, la fiscalité, entre autres.
Qu'a-t-on fait de cet argent  public ? Où est-il passé ? C'est énorme pour un petit petit de 3 millions d'habitants dont nombreux vivent avec moins de 500 francs cfa par jour. On aurait pu voir de nombreuses réalisations fonctionnelles, l'eau, l'électricité dans toute l'étendue nationale. Or rien de tout cela ! Où sont les nouvelles écoles ? Les hôpitaux ? La création d'emplois ?  Tous les vrais congolais devraient bénéficier de la gratuité des soins et de l'éducatio voire bénéficier de certaines aides  financières de l'Etat pour survivre ou pour créer des entreprises. En fait, si le gouvernement est la partie visible du système de prédation Sassou & Nguesso, le système caché lui est constitué de toutes les structures opérationnelles sociétaires publiques ou privées dont le but est de saigner le pays comme celles (SPHINX BERMUDA, par exemple, qui rachète tout le pétrole du Congo pour le vendre à titre privé sur le marché international) mises en place par Denis Gokana et Denis Christel Sassou Nguesso - avec la complicité de son pote Blaise Elenga - entre autres. Nous savons une chose certaine : depuis que les fonds vautours pourchassent l'argent du Congo pour avoir racheté certaines dettes du pays, celui-ci ne passe plus par ses comptes car Berrebi n'y a rien trouvé (à peine quelques dollars) ; il s'en est ému en constatant le vaste détournement de l'argent de l'Etat car en bon vautour, il a trouvé un cadavre mais sans rien à se mettre sous le bec car les hyènes étaient passées avant lui. Par contre, si vous allez au Congo, vous verrez les enfants mendiants, les orphelins délaissés par les familles, la maigreur sur la peau des Congolais qui peinent à trouver ne serait-ce qu'une banane à se mettre sous la dent.  De l'autre côté, dans le clan au pouvoir, des gamins de 15 ans roulent dans des voitures très chères et vous voyez des villas luxueuses être construites à la vitesse de la lumière ! Quand on a écho qu'à la BEAC, la Banque des Etats de l'Afrique Centrale, des détournements auxquels se surajoutent ceux que l'on commet sur place au Congo, j'ai pitié du pays où Dieu m'a donné la vie...

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NOM COMPLET : Mouvimat IBOUANGA LOUNDOU
NOM  ADMINISTRATIF : IBOUANGA
PSEUDO: Lion de MAKANDA
SIGNE ASTROLOGIQUE : LION
CLAN TRADITIONNEL : MAKANDA
PASSIONS : LANGUES MORTES,
CIVILISATIONS ANCIENNES,
LITTERATURE, INFORMATIQUE,
 EGYPTOLOGIE,  RELIGIONS,
SPIRITUALITE, CHOSES CACHEES,
SCIENCES (PHYSIQUES ET METAPHYSIQUES).
NATIONALITE : AFRICAINE
MICRO-NATIONALITE : CONGOLAISE
TRES DOMINANT DE CARACTERE : IDEALISTE
CONTACT : demainlecongobrazzaville@yahoo.fr

UN LION MON DOUBLE

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