LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




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Bernard Kolélas est un homme politique congolais né le 12 juin 1933 à Mboloki dans le
district de Kinkala (région du Pool) et mort le 12 novembre 2009 à Paris. Il a été Premier ministre de la République du Congo en 1997.
Bernard Kolélas Bakana naît en 1933 à Mboloki dans le District de Kinkala dans la région du Pool, de Nkouka Makoutou et Celine Loumpangou. Veuf de son épouse Jacqueline née Mounzenze depuis septembre 2005, il est père de plusieurs enfants.
Il fait ses études primaires a l'école de Kiele Tenard et celle de l'Armée du Salut de Poto Poto. Il y a pour camarade de classe Ambroise Noumazalaye. Après son admission au Certificat d'études primaires élémentaires, il s'engage dans les services de la Météorologie. Cependant son engagement politique précoce est si fort que le cours normal de ses études et sa vie semi professionnelle sont perturbés. En 1949, il abandonne emploi et salaire pour se mettre au service du mouvement pour l'indépendance du Congo. Il est affecté à Massembo Loubaki pour y créer une sous-section du mouvement. Mais les réalités de la vie sociale reprennent le dessus et il s'engage dans les services de la Santé et devient infirmier. Il exerce jusqu'en 1960 à Mantaba, petite localité de la région du Pool, et à Pointe-Noire. Autodidacte, il poursuit ses études par correspondance a l'école française de Télé-Enseignement et obtient son BEPC. Il rejoint Brazzaville et est affecté a l'hôpital général de la capitale. Il est cofondateur et premier secrétaire général du syndicat des agents des services de santé. Dans la foulée il exerce les fonctions du conseiller technique au ministère de la sante. La soif d'apprendre ne le quittant pas, ainsi il décroche à Brazzaville la première partie du Bac serie M', puis la deuxième partie série sciences expérimentales. Il entre a la FESAC (Fondation d'Enseignement Supérieur en Afrique Centrale) qui deviendra quelque temps après l'Université de Brazzaville, il est dans la section médicale qui prépare les inspecteurs de santé. Il s'inscrit aussi en Droit et Économie. Ses études sont sanctionnées par une licence en Droit Public (ancien régime, équivalant à la maitrise actuelle) à L'université de Bordeaux (France). Il est aussi titulaire des certificats en psychologie et sociologie.
Passionné de culture, il est auteur de quatre ouvrages : " l'Afrique d'Aujourd'hui et la foi chrétienne", " La philosophie matswaniste et le pouvoir politique" publié aux Éditions La Pensée Universelle, " Le Déchirement" roman publie aux nouvelles éditions ivoiriennes, " Les épreuves initiatiques chez les Bantu" essai publie aux éditions Menaibuc.
Proche de Fulbert Youlou, il adhère en 1958 à l'Union pour la Défense des Intérêts des Africains (UDDIA) et milite activement dans la jeunesse de ce Parti.
En 1960, encouragé par l'un de ses professeurs, il participe à un concours organisé pour la carrière diplomatique par la Coopération française. Il est avec Charles David Ganao et Matthieu Wattoula, l'un des 3 congolais sélectionnés pour une formation de deux ans du ministère français des Affaires Étrangères. Il effectue une année d'enseignement théorique au Quai d'Orsay et une année de pratique à l'ambassade de France à Bonn et au Consulat général de France a Hambourg. À son retour, il est nommé Secrétaire Général des Affaires Étrangères, il a 28 ans.
Après la chute de son mentor Youlou, en août 1963, il adopte une attitude distante vis-à-vis du régime de Massamba-Débat, dont il ne partage pas l'idéologie socialiste. Le 16 aout 1963, à l'instar de Lazare Matsocota pour le portefeuille de la justice, il refuse le poste de ministre des affaires étrangères dans le premier gouvernement Massamba Debat.
En février 1964, il est nommé ministre plénipotentiaire du gouvernement de la république du Congo à la réunion de l'OUA à Dar-es-salam.
En août 1964, il est impliqué dans l'affaire du trafic d'armes et sa tete est mise à prix. Il se réfugie au Congo-Kinshassa. En 1965, alerté par des partisans et des amis étrangers, que la vie du président Fulbert Youlou est en danger, il organise et réussit l'évasion de celui-ci. C'est un coup de maître. Il en est félicité par le président Kasa-Vubu et le premier ministre Moise Tchombe qui avaient hésité à tenter l'opération.
En août 1968, à la faveur de l'amnistie générale décrétée par Marien Ngouabi après sa prise de pouvoir, il rentre à Brazzaville. Il est arrêté à sa descente d'avion et transféré à la maison d'arrêt de Brazzaville. Le tribunal le condamne à un mois de sursis pour usage de faux passeport. Il cassera le jugement et gagnera le procès. Il est réintégré dans la fonction publique et rejoint le ministère des affaires étrangères.
En octobre 1969, il est arrêté à titre de témoin dans l'affaire du triple assassinat de Lazare Matsokota, Joseph Pouabou et Anselme Massoueme en février 1965. Le 7 novembre 1969, alors qu'il se trouvait à la prison centrale de Brazzaville, il est accusé d'être le principal organisateur d'un complot visant à renverser le régime dirigé par le président Marien Nguabi. Il est exposé au stade Éboué avec ses compagnons d'infortune pris d'assaut par une foule compacte. Le président Marien Ngouabi refusera d'appliquer la sentence suprême prononcée par une cour martiale, il la fera commuer en prison à vie usant de son droit de grâce.
Le 31 mars 1970, il est transféré à la prison de Ouesso. En 1974, il est libéré à la suite d'une amnistie et mis en résidence surveillée à Etoumbi. En 1975, la mesure d'assignation à résidence est levée, il rejoint Brazzaville.
Radié des effectifs de la fonction publique, il survit en exerçant de modestes activités commerciales.
Le 18 mars 1977, il fait partie des nombreuses personnalités appréhendées après l'assassinat de Marien Ngouabi. Il est relâché peu de temps après.
Le 14 août 1978, accusé de préparer un coup d'état contre le Comité Militaire du Parti que dirige Joachim Yhombi-Opango, il est de nouveau arrêté en compagnie de Félix Mouzabakani, Patrice Mfina-Matsiona, Dieudonné Miakassissa, Alphonse Nzingoula, André Loufoua, Abel Matangou, etc. Leur procès n'aura jamais lieu. Le 8 août 1979, Denis Sassou-Nguesso, qui a renversé Yhombi-Opango quelques mois plus tôt, élargit tous les prisonniers politiques et Kolelas retrouve la liberté.
Le 11 mai 1982, il est arrêté dans son village de Ntsouele où il avait décidé de couler le reste de sa vie, suite au décès de son frère ainé. Il est donc appréhendé suite à l'incident de Maya Maya occasionne par une bombe et qui avait fait de nombreuses victimes. En 1987 , il est libéré sans jugement.
En 1989, il crée clandestinement le Mouvement Congolais pour la démocratie et le développement Intégral (MCDDI). Plusieurs personnalités l'accompagnent dans son action : Sony Labou Tansi, Antoine Letembet-Ambili, Jean-Blaise Kololo, Abel Matangou, le Dr Alphonse Nganga Mungwa etc. Le parti est enregistré en 1990, après la légalisation du multipartisme. Le MCDDI est un des acteurs majeurs de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 et l'appui de Kolélas est décisif dans l'élection d'André Milongo au poste de Premier ministre du gouvernement de transition.
Avec l'avènement de la démocratie pluraliste, Kolélas récolte les dividendes de son opposition constante au monopartisme depuis les années soixante. Le MCDDI s'impose rapidement comme un des grands partis. Cependant, son audience se limite aux ressortissants de la région du Pool, dont Kolélas est originaire. Le parti de Kolélas est perçu par les populations comme l'émanation politique de cette région. Le poids démographique de son groupe ethnique permet à Kolélas d'être l'un des hommes politiques les plus importants de la nouvelle donne.
Les élections de 1992 voient le MCDDI obtenir une majorité relative à Brazzaville aux élections locales, et la quasi-totalité des sièges de députés dans la région du Pool. Au premier tour de l'élection présidentielle Kolélas est deuxième, derrière Pascal Lissouba. Au second tour, il est nettement battu, n'obtenant que 38% des voix contre plus de 61% de voix pour Lissouba. Il devient la principale figure de l'opposition.
Après la formation du gouvernement Bongho-Nouarra, l'URD, alliance de partis d'opposition qu'il préside, forme une coalition avec le PCT, dont l'accord de gouvernement avec l'UPADS de Lissouba a avorté. La coalition URD-PCT, devenue majoritaire à l'Assemblée Nationale, censure le gouvernement Bongho-Nouarra le 31 octobre 1992. Le Président Lissouba se refuse à nommer un nouveau Premier ministre dans la nouvelle majorité et dissout l'Assemblée, le 17 novembre 1992. Il s'ensuit une contestation populaire menée par l'URD-PCT, qui est réprimée au prix de 3 morts. Sous l'égide des FAC, un accord est trouvé entre les différentes forces politiques, le 3 décembre 1992. Un gouvernement d'union nationale est formé par Claude-Antoine Da-Costa, et un comité indépendant dirigé par Martin Bemba de l'URD-PCT, la CONOSELA, est chargé d'organiser des élections législatives anticipées.
Le premier tour des élections anticipées, en mai 1993, place le camp présidentiel en ballotage favorable. La coalition URD-PCT dénonce des fraudes et refusent de participer au deuxième tour, exigeant la reprise du premier tour. Il appelle à la désobéissance civile. Un climat de guerre civile, à fort caractère ethnique, s'installe dans le pays, mettant aux prises les Ninjas, milice privée de Kolélas, et les forces gouvernementales (armée et milices). De juin 1993 à janvier 1994, chaque camp exerce pillages, destructions et tueries dans les zones qu'il contrôle, contre les sympathisants supposés de l'autre partie. Les ninjas sévissent dans la région du Pool et les quartiers de Bacongo et Makelekele; tandis que les aubevillois (milice de l'UPADS) commettent leurs exactions dans les régions du Niari, de la Lekoumou et de la Bouenza et dans les quartiers de Mfilou et Diata, à Brazzaville. En définitive, suite à des accords politiques et un arbitrage juridique international, la camp présidentiel sort vainqueur de la bataille électorale.
A partir de 1994, un rapprochement s'opère entre Kolélas et Lissouba. Il est installé en août 1994, dans son fauteuil de maire de Brazzaville, conquis depuis les élections de 1992, et le Premier ministre Yhombi-Opango nomme 3 ministres MCDDI dans son gouvernement en janvier 1995 : Philippe Bikinkita, Luc Adamo Mateta et Mélanie Ibouritso.
A l'approche de la fin du mandat présidentiel de Pascal Lissouba, l'alliance Kolélas-Sassou, formellement valide, est en réalité défunte. Au début de la guerre civile du 5 juin 1997, Kolelas joue les médiateurs entre les deux belligérants, Lissouba et Sassou-Nguesso. Il finit par se positionner aux côtés de Pascal Lissouba, qui le nomme Premier ministre en remplacement de Charles David Ganao, le 13 septembre 1997. Sa milice privée entre dans la guerre aux côtés des forces de Lissouba. Le 15 octobre 1997, la victoire des forces de Sassou-Nguesso, appuyées par des contingents angolais et tchadiens, le contraint à la fuite.
Il se rend à Kinshasa dans les premiers temps, puis s'installe en exil en Cote D'Ivoire et ensuite au Mali, après un court séjour en Afrique du Sud, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. En 2000, il est condamné par contumace pour "crime de guerre, viol et détention arbitraire et séquestration dans des geôles privées" durant la guerre civile.
Fin 2005, il est amnistié par le régime de Sassou-Nguesso. Il rentre à Brazzaville pour les obsèques de son épouse, décédée les jours précédents.
il amorce un rapprochement politique avec le régime de Sassou-Nguesso. Les élections législatives de 2007 lui permettent de retrouver une partie de son audience auprès de son électorat. Il est élu député de Goma Tsé-Tsé. Deux de ses fils entrent également l'Assemblée nationale. Quelques personnalités du MCDDI sont nommées au gouvernement.
COMMENTAIRE : La BEAC ou Banque des Etats de l'Afrique Centrale est la banque centrale de six pays regroupés en une seule monnaie : le franc cfa, cfa pour Colonie Française
d'Afrique, banque devenue célèbre par ses mauvais placements dans l'affaire du juif américain Madoff et dans les fraudes tellement il est aisé de sortir de l'argent de cette banque en exhibant un
chèque volé. A l'image du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Tchad, de la république centrafricaine et de la Guinée Equatoriale, cette banque est une véritable passoire et son agence extérieure de
Paris ne fait pas mieux. Un certain Ndzamba Armand , certainement de nationalité gabonaise, a largement bénéficié de ce système mafieux dont un listing a été établi par la BEAC elle-même. Vous y
trouverez par exemple le nom de Mathias Dzon qui y a représenté le Congo en tant que directeur...
Déjà que cette banque reverse la moitié de son argent à la France pour une raison inconnue, voilà que pour ce qui en reste, il est facile de venir en retirer de
l'argent. C'est donc une banque passoire d'une région africaine passoire de toutes les mafias du fric et de la françafrique.
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Un gouverneur qui refuse de démissionner, des inculpés qui circulent en liberté, des chefs d’État qui peinent à s’entendre. Décidément, le scandale révélé par Jeune Afrique n’a pas fini de faire des vagues.
Des bureaux et des couloirs presque vides. Le moral n’y est plus au 736, avenue Monseigneur-Vogt, à Yaoundé (Cameroun).
L’imposante tour de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) tourne à vide. Au propre comme au figuré. Depuis le début de l’année, les
2 400 salariés sont gagnés par un
profond doute après les révélations sur les pertes de 25 millions d’euros liées à un placement toxique vendu à la direction de la banque par la Société générale fin 2007 et, surtout, sur les
détournements évalués à 30 millions d’euros (19 milliards de F CFA) opérés depuis au moins cinq ans par le bureau parisien de la Beac. Le
climat est délétère.
« Presque plus personne ne travaille, tout le monde a peur et craint une chasse aux sorcières. Une véritable chape de plomb recouvre la Banque centrale », témoigne un cadre du siège.
Les six chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont pourtant décidé d’aller vite pour éteindre le feu qui embrase la Banque centrale de la
région.
Le 19 octobre dernier, Ali Bongo Ondimba (ABO), le nouveau président de la République du Gabon, a frappé fort au cours de son premier Conseil des ministres. Son pays est au cœur de la polémique. Il désigne par tradition l’un de ses ressortissants pour occuper le poste de gouverneur de la Beac, une
proposition validée ensuite par les chefs d’État de la Cemac. Or le Gabonais Philibert Andzembé, en poste depuis l’été 2007, est sur un siège éjectable depuis des mois.
Soucieux d’appliquer ses promesses de campagne et de se démarquer de l’ancien système, ABO a souhaité faire rapidement le ménage chez lui et donner des gages à l’intention de ses partenaires de
la Cemac et de la France, présente au conseil d’administration de la Banque centrale. « La vérité, toute la vérité », rappelle en continu Paris.
Au préalable, le chef de l’État a pris la précaution de rencontrer ses homologues Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema et François Bozizé en marge de sa prestation de serment à
Libreville, le 16 octobre, pour s’assurer que le futur gouverneur de la Banque centrale demeurerait un Gabonais.
Il lui reste à convaincre Paul Biya, au Cameroun, et à prouver qu’il sera intraitable dans la gestion du scandale.
Détermination gabonaise
Le communiqué du Conseil des ministres du 19 octobre traduit la détermination gabonaise. Libreville s’engage à « faciliter les enquêtes des cabinets d’audit mandatés par la Beac ainsi que
les investigations de la brigade financière française auprès de laquelle la Beac a porté plainte », à « faire arrêter les fonctionnaires gabonais de l’institution présumés impliqués et
résidant sur le territoire national » et à « rappeler le gouverneur de la Beac, Philibert Andzembé, en vue de son remplacement ».
Dans la foulée, l’annonce de l’interpellation à Libreville de deux protagonistes majeurs dans l’affaire de malversations, Armand Brice Ndzamba et
Maurice Moutsinga, a confirmé la fermeté des autorités gabonaises.
Comptable du bureau parisien de 1994 à mai 2009, le premier est considéré comme le cerveau des détournements. Il avait quitté discrètement Paris en janvier et s’était réfugié depuis en
pleine forêt équatoriale chez les Pygmées pour soigner un mal contre lequel la médecine moderne s’est avérée impuissante. Le second, son oncle et son officier traitant à Yaoundé, a été le
directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de la Banque, de 2000 à décembre 2007. Aujourd’hui à la retraite, il se cachait à Mouila, à environ 200 kilomètres à vol d’oiseau
au sud de Libreville.
Sauf que… Maurice Moutsinga a été aperçu par plusieurs témoins le 24 octobre lors de l’enterrement d’un ancien responsable du bureau de la Beac à
Port-Gentil ! Et que l’arrestation effective d’Armand Brice Ndzamba reste à démontrer. « Le dossier est couvert par le secret de
l’instruction », obtient-on comme toute réponse de la présidence gabonaise.
Autre source d’étonnement : le rappel du gouverneur Andzembé ne s’est pas encore traduit dans les faits. S’il a bien commencé à faire
ses cartons le 20 octobre, il a depuis présidé officiellement plusieurs réunions et déjeuners.
Et la rumeur d’enfler : Philibert Andzembé vivrait mal son rappel et serait entré en résistance. « Au regard du comportement de
défiance affiché par M. Andzembé envers le gouvernement gabonais, il y a lieu d’agir vite », conclut une note de la présidence gabonaise du 26 octobre.
Son successeur doit en théorie être désigné lors de la Conférence des chefs d’État de la Cemac, qui doit se tenir à Bangui (Centrafrique), à la
fin du mois de novembre.
Toutefois, pour remettre en marche la Banque centrale au plus vite et retrouver la confiance des marchés, le Cameroun et la Guinée équatoriale poussent pour qu’une conférence extraordinaire des
chefs d’État précède la conférence ordinaire au cours de la première quinzaine de novembre. Mais les deux pays se disputent pour organiser l’événement de la passation des
pouvoirs !
En parallèle à l’action du Gabon, le comité d’audit interne de la Beac poursuit son enquête « pour établir les premières responsabilités ».
Composé de six membres et présidé par le directeur du budget équato-guinéen, Miguel Engonga Obiang, il s’est rendu par vol spécial de Yaoundé à Libreville le jeudi 21 octobre, un saut de
puce d’une trentaine de minutes. Sur place, les auditeurs ont entendu, dans les bureaux gabonais de la Beac, Armand Brice Ndzamba, Maurice Moutsinga ainsi que Jean-Félix Mamalepot, 69 ans,
l’emblématique gouverneur de la Beac, de 1990 à 2007. Dix-sept ans de présidence encensée hier, mais largement suspecte aujourd’hui. Nommé depuis président du conseil d’administration de
l’assurance-maladie du Gabon, il figure parmi les personnes limogées le 19 octobre. Mais sans être davantage inquiété, pour l’instant, par la justice.
Selon des sources proches du comité d’audit, les deux hommes interrogés à Libreville ont livré « des tonnes d’informations » et mis en cause plusieurs hauts responsables financiers de la
région.
De retour à Yaoundé, le comité d’audit a entendu le 23 octobre dans les locaux de la Beac le ministre tchadien des Finances et du Budget, Gata
Ngoulou.
Éminence grise de Jean-Félix Mamalepot, il a été secrétaire général de la Beac de 1998 à 2008. Enfin, le comité a auditionné Jean-Marie Ogandaga-Ndinga, l’actuel délégué de la Beac à Paris,
et le vice-gouverneur, le Congolais Rigobert Roger Andely.
Le FMI exige la transparence
Le comité d’audit a par ailleurs remis son rapport sur « les malversations du bureau extérieur de Paris » lors d’un conseil d’administration de
la Beac, le 26 octobre à Douala, présidé par… Philibert Andzembé. Le document a également été scruté le 28 octobre, toujours à Douala, lors d’un comité ministériel.
Selon l’exigence du FMI, le rapport doit être publié, sans doute fin novembre, après que les chefs d’État de la Cemac en auront pris connaissance. Pour expédier les affaires courantes,
les deux organes de gouvernance de la Banque centrale ont instauré un système de double signature, celles du gouverneur et du vice-gouverneur. Deux hommes qui se détestent
cordialement.
Jusqu’à quand ? Le nom du Gabonais Hugues-Alexandre Barro Chambrier circule avec insistance pour succéder à Philibert
Andzembé.
Ex-ministre de l’Économie et des Finances et ancien administrateur Afrique du FMI, il est aujourd’hui parlementaire. « Je ne suis au courant de rien. Je suis député et j’ai mes activités à
Libreville », se contente de commenter l’intéressé. Sa candidature pourrait être appréciée au-delà du Gabon.
Sa femme, Hélène Loemba, est en effet la nièce d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame du Congo. Reste que sous Omar Bongo la proposition gabonaise valait décision. Ce n’est plus
le cas aujourd’hui.
Source : Jeune Afrique
On vient de m'apprendre,
aujourd'hui, vendredi 13 novembre 2009, au téléphone que l'ancien premier ministre de Pascal Lissouba, Bernard Kolélas, qu'on disait gravement malade et qui vivait chez sa fille en
région parisienne, est bien décédé. Ce n'est pas le gouvernement du congo-Brazzaville qui l'annonce mais la chaîne de Télévision câblée Afrique 24. Comme pour les autres
personnalités politiques qui meurent toutes à l'étranger, nous ne saurons jamais les causes de son décès. On verra bien à la réaction populaire ce qu'il en est. Souvenons-nous que la mort
de Thystère Tchicaya avait occasionné des heurts à Pointe-noire lors de son enterrement. C'est une génération politique qui disparaît doucement et une nouvelle doit voir le jour si nous ne
voulons pas qu'un Sassou Nguesso succède à un autre Sassou Nguesso. Denis Sassou Nguesso a-t-il l'intention d'emporter toute sa génération de leader politique outre-tombe ? En tout cas, le
président Lissouba dont l'amnistie est examiné n'est plus que l'ombre de lui-même et l'opinion pense que celle-ci viserait à permettre son enterrement au Congo car Sassou le sait très malade et
âgé.
Rentré au Congo après le décès de son épouse, il s'était
réconcilié avec monsieur Denis Sassou Nguesso. On ne l'a plus revu depuis un bon moment et il a même été l'un des grands absents de la campagne présidentielle à côté du candidat de la mouvance
présidentielles, Sassou Nguesso en personne qui s'était arrangé pour que les grands partis du Congo RDPS, (de Thystère Tchicaya) MCCDI, RDD (de Yhombi) et je le crois aussi
UPADS, (de Pascal Lissouba) ne présentent pas de candidat.
COMMENTAIRE : Encore un excellent document envoyé par notre compatriote ED qui montre qu'au Congo-Brazzaville, à l'heure même où
monsieur Sassou Nguesso parle de prospérité, il est toujours très difficle de créer une entreprise - alors qu'ailleurs, dans des pays comme le Rwanda ou l'Ile Maurice, les
procédures ont été simplifiées. C'est accablant parce que la promesse de la prospérité ne peut se faire qu'avec la facilitation de l'initiative privée. Or, dans ce
domaine, les Congolais sont en retard puisque le moindre petit kiosque est tenu par un Mauritanien ou un Ouest-Africain. Ed estime que tous les indicateurs sont au rouge
au Congo-Brazzaville et quant à moi, je persiste et je signe en disant que le fameux Chemin de monsieur Sassou n'est en fait qu'un mirage et vous allez tous vous en rendre
compte dans très peu de temps si ce n'est déjà fait !
COMMENTAIRE : Cette affaire entre Paul Biya et Denis Sassou Nguesso prend de l'ampleur ; pour preuve, IDRISS DEBY, président du Tchad pourrait jouer le rôle du médiateur. Si
Denis Sassou Nguesso fait d'un livre - brulôt un problème, qu'il attende le mien : il sera incendiaire mais il ne sera financé par personne car la popularité et les infos dont dispose le Lion de
Makanda suffisent pour mener la tâche à bon port.L’affaire prend les allures d’une véritable crise diplomatique entre Yaoundé et Brazzaville. Une guéguerre à laquelle Paul Biya, le président du Cameroun, et son homologue Denis Sassou Nguesso de la République du Congo se livreraient par médias interposés. Dans ses livraisons de septembre et d’octobre, Le Choc, un mensuel brazzavillois proche de Denis Sassou Nguesso s’attaque directement à Paul Biya, qu’il accuse d’avoir orchestré une campagne médiatique contre le président congolais.
Paul Biya a ainsi droit à sept articles chapeautés d’un éditorial, dans l’édition de septembre. Des textes d’une rare violence. Où l’on voit le président camerounais associé pour la circonstance à Jean-Paul Tedga, le directeur de la publication d’Afrique Education, un mensuel paraissant à Paris traité de « chien enragé », de « catastrophe vivante », ou encore d’ « ordure ». Un « déchaînement langagier d’une rare verdeur », souligne Joseph-Janvier Mvoto Obounou, directeur du développement des médias et de la Publicité au ministère camerounais de la Communication, qui a signé dans la presse camerounaise une tribune pour défendre Paul Biya.
Paul Biya accusé d’avoir financé un livre hostile à Sassou Nguesso
Dans son édition du d’octobre, Le Choc en remet une couche : « Troublantes révélations sur le livre de la diaspora congolaise. 975 millions FCFA : Biya a financé la sortie du livre de la diaspora congolaise contre Sassou Nguesso », lit-on à la Une du magazine. Une allusion à un livre à charge contre le président congolais, Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique, publié chez L’Harmattan par la Fédération des Congolais de la diaspora.
Pour Le Choc, c’est Yaoundé qui a déclenché le conflit. « Depuis trois ans, le Cameroun tape sur mon pays par le biais du journal Afrique Education. C’est pour cela que nous avons réagi en publiant les dossiers spéciaux », explique à Afrik.com Asie Dominique de Marseille, le directeur de la publication du Choc. Ses collègues et lui soutiennent ainsi que Paul Biya n’a de cesse de commanditer des articles dans le magazine Afrique Education pour le dénigrer Sassou Nguesso. « En 2009, sur 24 publications (…), il [le magazine NDLR] en a consacré 22 à insulter le chef de l’Etat congolais » écrivent-ils. Selon eux, c’est sous l’inspiration de Paul Biya que Jean Paul Tedga a pu, dans son magazine, qualifier Denis Sassou Nguesso de « tare pour la société congolaise », après avoir jugé honteuse son élection à la tête de l’Union africaine, et pointé sa responsabilité dans l’affaire des disparus Beach.
A propos du financement du livre anti-Sassou Nguesso, ils écrivent : « C’est en mars 2007 qu’il [Paul Biya, Ndlr] dépêcha un de ses émissaires, agent évoluant à la présidence de la République camerounaise, rencontrer le journaliste camerounais Paul Tedga et lui présenter le projet de sortir un livre accablant sur le président Denis Sassou Nguesso ». Une rencontre qui sera suivie d’un deuxième rendez-vous, au cours duquel l’envoyé du président camerounais remettra au journaliste une mallette contenant l’équivalent de 1500 000 euros pour éditer le livre.
Conflit de leadership sous-régional
Pourquoi Paul Biya se dépenserait-il autant pour décrédibiliser son homologue congolais ? Parce qu’il souhaiterait prendre la place de leader de l’Afrique centrale laissée par feu Omar Bongo, assure Le Choc. Une position que lui disputerait Sassou Nguesso. « Le président Denis Sassou Nguesso est un rassembleur. Autour de lui, on retrouve facilement Idriss Deby du Tchad, François Bozizé de Centrafrique, Obiang Nguema de Guinée Equatorial. Cette entente fait manquer le sommeil à Paul Biya », selon le mensuel congolais.
Les rédacteurs du Choc rappellent ainsi que Paul Biya a été le seul à ne pas voter pour Denis Sassou Nguesso lors de son élection à la présidence de l’Union Africaine. Ils ajoutent que le président camerounais a snobé son homologue congolais par deux fois. Il n’est pas venu à sa récente cérémonie d’investiture. Après avoir confirmé qu’il participerait aux festivités marquant le 49e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, il a décidé en dernière minute de se faire représenter. La campagne médiatique contre Sassou Nguesso participe, selon les journalistes congolais, de cette même logique d’adversité. Et pour ce faire, Paul Biya a trouvé en Paul Tedga la personne idéale. Celui-ci, expliquent-ils, nourrit depuis quelques années, une profonde animosité personnelle contre le pouvoir de Brazzaville. Et d’évoquer une sombre affaire de contrat de publireportage portant sur plusieurs centaines de milliers d’euros que Brazzaville aurait décidé d’annuler, après avoir honoré quelques échéances.
Idriss Deby médiateur ?
« La crise entre les deux capitales est bien réelle », indique un journaliste camerounais. Denis Sassou Nguesso se serait ainsi plaint auprès de plusieurs présidents africains. C’est même pour tenter une médiation qu’Idriss Deby, le président tchadien, se serait rendu à Yaoundé fin octobre dernier. Denis Sassou Nguesso a également dépêché Firmin Ayissa, son directeur de cabinet et Ministre d’Etat à Yaoundé, pour remettre un pli fermé à Paul Biya.
La réaction officielle de Yaoundé a pris la forme d’un droit de réponse écrit par Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence. Dans la missive qu’il écrit le 26 octobre, celui-ci regrette les manchettes et articles « désobligeants, irrévérencieux, mensongers » à l’égard de Paul Biya. Il indique que le président n’a pas financé de livre contre Sassou Nguesso. « Il est extravagant de prétendre que le président Paul Biya l’a financé, au seul prétexte qu’un journaliste d’origine camerounaise, vivant et travaillant à Paris, en a rendu compte ».
Les auteurs du livre nient tout lien avec le président camerounais
Un avis partagé par Brice Nzamba, membre du collectif à l’origine du brûlot. « Ils n’ont pas pu écrire cela sans l’aval de Sassou Nguesso. Le Président veut peut-être décrédibiliser notre livre. Mais tous ceux qui sont au courant de la genèse de l’ouvrage savent que seule l’association française Survie nous a soutenus. Nous n’avons aucun lien avec le président camerounais », assure-t-il. De son côté, Jean Paul Tedga affirme n’avoir fait que son travail de journaliste. A l’en croire, son magazine se vend bien en République du Congo, parce qu’il ouvre ses colonnes aux opposants de Sassou Nguesso. Il n’y a donc pas eu de tentative de chantage, selon lui. « Ils [les journalistes du Choc Ndlr] parlent de contrats annulés. Qu’ils montrent donc les documents portant ma signature ! S’ils les avaient, ils n’auraient pas hésité à les publier pour appuyer leurs écrits. Je suis une victime dans cette affaire. On m’a tout simplement utilisé », estime Jean Paul Tedga.
Pourtant, Asie Dominique de Marseille, le patron du Choc, persiste et signe. « Nous avons enquêté à Yaoundé et nous avons eu la confirmation que c’est Paul Biya qui a financé le livre. Je n’ai même pas reçu son droit de réponse, alors que ses collaborateurs ont mon adresse. Après chacune de mes deux publications sur le Cameroun, j’ai envoyé quinze exemplaires du journal à la présidence de Yaoundé par DHL. Et ils ont été reçus. Le Directeur du cabinet de Paul Biya a tenté de me joindre par téléphone, mais c’est ma secrétaire qui l’a reçu parce que j’étais absent ». Martin Belinga Eboutou lui a suggéré de présenter ses excuses à Paul Biya, en lui rappelant que selon la coutume, celui-ci a qualité pour le maudire. De son côté, Jean Paul Tedga a décidé de consacrer le prochain numéro de son magazine à l’affaire. « Congo Brazaville – Cameroun, la guerre n’aura pas lieu. Tel sera ma Une, avec la photo du président Sassou Nguesso », indique-t-il. Brazzaville et Yaoundé apprécieront.
René DASSIE
"Tout a été aplani",
une phrase de maître Malonga rappelant celle du Christ " tout a été accompli", qui pose problème car entre une opposition et un pouvoir qu'il combat tout ne peut
pas être aplani. Or, parler de TOUT suppose que rien n'a été laissé de côté, que le compte y est, que tout a été résorbé et qu'il ne reste plus qu'une couleur : celle du reptile royale, Sassou
Nguesso. C'est tout simplement suspect car cette assertion signe l'arrêt de mort de la fameuse "opposition" qui confond ambition personnelle à postuler à la présidence de la république et
une opposition à un système qui elle est inscrite dans la durée et dans la volonté intransigeante d'apporter autre chose, quelque chose de mieux que ce que le pouvoir en place propose. Les
frontières entre les membres du Front et le pouvoir sont si minces qu'elles sont transparentes et à présent que ledit Front affirme avoir tout aplani, il y lieu de penser que l'opposition
intérieure à Sassou Nguesso est à présent révolue.
COMMENTAIRE : Voici un article qui nous parle des relations tendues entre Denis Sassou Nguesso et Paul Biya, président du Cameroun, relations tendues par presses
interposées. Sassou veut détendre l'arc de la discorde et il a envoyé Firmin Ayessa qui est aux yeux de la Lettre du Continent le vrai faux premier ministre du Congo auprès de son
homologue afin d'aplanir leurs différends. C'est une affaire dont on parle peu car ni Biya ni Sassou Nguesso n'a intérêt à faire trop de bruit autour de
cette bisbille car il y va du lobbying de monsieur Denis Sassou Nguesso dans la région de l'Afrique centrale et de la bonne entente entre voisins. Le
journaliste ASIE DOMINIQUE DE MARSEILLE aurait porté la première estocade de la part de monsieur Denis Sassou Nguesso dans son journal " LE
CHOC " ; du côté de Biya, la réponse est venue de Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la
présidence de la République. Vous devez voir dans l'intervention de monsieur Denis Sassou Nguesso auprès du président Paul Biya comme un aveu : c'est lui qui a certainement commandité l'article
cinglant d'ASIE DOMINIQUE DE MARSEILLE.Paul Biya a reçu jeudi dernier un émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso porteur d’un pli fermé dont le contenu vise à mettre fin à la tension créée par des attaques du magazine congolais « Le Choc ».
Compte tenu du contexte politique et diplomatique actuel et surtout de l’état des relations entre le Cameroun et le Congo, il n’était pas très compliqué de deviner l’objet du message que portait l’émissaire. C’est la réaction de la République du Congo au sujet de tout ce qui a été dit ou a été écrit ces derniers mois concernant non seulement les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso, mais aussi leurs pays respectifs.
La visite au Cameroun de Firmin Ayessa, ministre d’Etat, directeur de cabinet et émissaire du chef de l’Etat congolais, survient quelques jours après le vigoureux droit de réponse que Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence de la République , a adressé à M. Asie Dominique Marseille, directeur général du magazine « Le Choc », basé à Brazzaville. Magazine qui s’est illustré au mois de septembre dernier par un dossier spécial particulièrement injurieux à l’endroit du président Biya et du Cameroun.
Le journal congolais justifiait sa longue diatribe contre Paul Biya par le fait qu’un journaliste d’origine camerounaise vivant et travaillant à Paris, en France et directeur de publication du journal Afrique Education aurait été financé par Paul Biya pour dénigrer et salir, par des écrits insultants et des propos grossiers, l’image de Denis Sassou Nguesso sur la scène internationale.
Dans le droit de réponse signé par le directeur du cabinet civil de la présidence de la République, on a pu noter « le démenti le plus formel » de la Présidence de République à l’allégation du journal « Le Choc » selon laquelle « le président Paul Biya a financé l’ouvrage d’un collectif de Congolais de la diaspora intitulé « Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique ». Mieux, Martin Belinga Eboutou a tenu à dissocier le président Paul Biya et son entourage de manoeuvres de publications du directeur- fondateur de Afrique Education. M. Belinga Eboutou a même clairement évoqué une « campagne abjecte de dénigrement, sans précédent dans les annales des relations fraternelles et amicales entre le Cameroun et le Congo (…) campagne de dénigrement, aussi gratuite, haineuse que vaine à l’endroit du peuple camerounais et de son peuple ». C’était suffisant pour que Brazzaville réagisse.
Le bal des ambitions
Denis Sassou Nguesso a donc dépêché à Yaoundé un de ces principaux collaborateurs. Pour transmettre à son « frère et ami » sa pensée sur ce qui se passe, sur ce que le journal congolais « Le Choc » a écrit, son opinion par rapport à ce que les médias racontent sur sa prétendue quête du leadership dans la sous région et dans toute l’Afrique centrale. Sans être dans le secret des dieux, il faut dire que les présidents Sassou Nguesso et Paul Biya se connaissent bien et ont entretenu jusqu’ici de très bonnes relations. Cependant, le décès du président Omar Bongo Ondimba, qui était doyen des chefs d’Etat africains, interlocuteur privilégié de la France et champion des bons offices en Afrique centrale, a laissé vacant un leadership que beaucoup d’observateurs voient échoir naturellement au Cameroun de Paul Biya. Rien n’est pourtant moins sûr.
Il se trouve que le chef de l’Etat congolais a des ambitions africaines. L’ouvrage intitulé « Parler vrai pour l’Afrique » de Denis Sassou Nguesso est une profession de foi, un engagement à servir le Congo et le continent. Une telle ambition, qui dépasse pratiquement le cadre sous régional, l’a amené à utiliser un discours de Nelson Mandela comme préface de son « ouvrage de promotion politique ». Ce qui a soulevé un tollé général. A commencer par l’indignation de la Fondation Nelson Mandela qui a dit n’avoir jamais reçu un quelconque manuscrit, ni une demande d’autorisation à publier un texte signé de l’ancien président sud-africain.
A propos du « prétendu leadership en Afrique centrale », dont parle Martin Belinga Eboutou dans son droit de réponse, la vraie question qu’il faut se poser est celle de savoir si le Cameroun va se contenter d’être « toujours disponible et disposé à coopérer avec tous les Etats africains et notamment les Etats d’Afrique centrale, sans chercher à jouer particulièrement un rôle » comme disait Paul Biya à Paris, pendant que Denis Sassou Nguesso renforce son lobbying en Afrique centrale, à l’Union africaine où il semble plus écouté que Paul Biya et à l’Elysée où trône le président Nicolas Sarkozy, « grand maître de la Françafrique » qui n’a jamais cru en la « rupture » qu’il avait annoncée ? Le Cameroun n’a-t-il donc aucune ambition sur les plans régional, africain et international ?
« Hâtez-vous de lui présenter vos excuses »
Dans la conclusion du droit de réponse, Martin Belinga Eboutou avait estimé « qu’il s’agit là de fausses querelles » et affirmé que « Le choc » a fait « le mauvais choix de vouloir brouiller deux peuples frères et amis ». Ainsi que les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso : « Des frères et des amis unis de solidarité géographique, historique et politique ». S’appuyant sur une sagesse africaine sur laquelle le magazine congolais avait la prétention de motiver et de justifier sa « soif de vengeance », Martin Belinga Eboutou s’était efforcé de mettre les points sur les « i » en rappelant qu’en Afrique, « le frère du père (oncle) est tout simplement le père ». Comme pour dire que Paul Biya et Denis Sassou Nguesso sont comme deux frères. Insulter le frère de son père, c’est comme insulter son propre père.
D’où cette interpellation au patron du journal congolais qui a publié « des articles désobligeants, irrévérencieux » à l’endroit du président Paul Biya : « Il a qualité pour vous maudire. Hâtez-vous de lui présenter vos excuses », a véritablement conclu le directeur du cabinet civil de la présidence de la République. En guise de conseil au directeur général du journal « Le Choc » qui s’est distingué négativement dans son « option » et sa « propension à l’insulte et l’invective, en insultant un Chef de l’Etat ». Et si l’émissaire congolais était venu remplir une double mission ? C’est-à-dire non seulement transmettre le message de Denis Sassou Nguesso à Paul Biya, mais aussi lui présenter les excuses du journal congolais « Le Choc » ?
Edmond Kamguia K.
Le lien :
Mvouba n'est plus premier ministre
mais dans l'ordre protocolaire, il reste le premier des ministres. Ce qui n'est pas rien. En effet, très proche de monsieur Denis Sassou Nguesso, cet homme bénéficie de la confiance du président.
Il est à la tête du pôle des infrastructures de base. Lui et ses compères qui ont réussi à l'examen imaginaire de l'éthique ont moins de cent jours à présent pour faire leurs preuves. Nous
constatons que les langues se délient, que la volonté semble plus farouche et que tous ne jurent, ne crachent plus que par le "Chemin d'Avenir" du reptile (cobra) royal. Cependant,
sociologiquement, lorsque nous séparons les intentions des faits et lorsque nous analysons ces derniers, nous découvrons une réalité nationale sinistre - sans lois, sans juge véritable, somme
toute, une jungle sociale où rien ne fonctionne normalement. Et tous tempestent, écrivent à la presse qu'ils vont changer les choses, que cette fois-ci les fraudeurs seront punis, etc.
«Il est temps que nous mettions de l’ordre dans le
secteur des travaux publics. Les entreprises qui prennent de l’argent de l’Etat pour ne rien faire, seront
punies. La feuille de route du président de la République pour les cent jours du gouvernement est un repère fondamental. L’Etat dépense beaucoup
d’argent pour la construction et l’entretien des routes, mais les entreprises chargées d’exécuter lesdits travaux sont incapables, par manque
d’engins adéquats. Maintenant que la lettre de cadrage du président de la République Denis Sassou Nguesso, en matière des travaux publics est
claire, plus personne ne pourra s’aventurier (ndr : c'est un néologisme de Ouosso)».
Ce discours nous apprend que l'Etat congolais attribue des marchés publics sans au préalable vérifier si une société
dispose des moyens de les exécuter ! Le désordre est, selon Ouosso, au sein même du ministère - à lire sa première phrase ! C'est une conséquence logique des propos de monsieur Ouosso.
Que c'est grave ! Bref, on avoue avoir gaspillé l'argent du contribuable et puis un bon matin, on prétend devenir méchant - alors qu'on a été gentil, aveugle par cécité volontaire
(madesso y a bana ou l'haricot des enfants) depuis des lustres. Ca me donne envie d'être sceptique. On a comme l'impression que le laxisme était un mot d'ordre de l'ancien mandat de monsieur
Denis Sassou Nguesso qui brusquement découvre les vertus de l'éthique en politique, la rigueur, etc. Comment peut-on donner de l'argent public à un opérateur économique sans au préalable vérifier qu'il possède les moyens d'exécuter le contrat
? C'est comme un chef d'entreprise qui engage une personne à un poste technique pointu sans vérifier qu'il dispose des compétences nécessaires. A qui la faute ? Voilà les problèmes
qui minent le Congo et il y a trop longtemps que ça dure ; il faut en finir mais comment ?
Quand Emile Ouosso déclare : . «Les entreprises qui ne se
conformeraient pas aux lois et règlements de la République, se verront retirer les marchés et conduites devant les tribunaux, pour
escroquerie», nous comprenons que jusque-là, personne - dans son ministère ne prenait la peine de retirer les marchés à ces
opérateurs véreux et qu'ils n'étaient pas poursuivis en justice !
On comprend qu'il faut commencer par moraliser la justice, à la rendre forte et indépendante vis-à-vis des hommes politiques et des militaires qui sont de mèche avec les hommes d'affaires. Chacun d'eux est dans un ou plusieurs réseaux qui lui garantissent l'impunité. Tous les ministres dans leurs constats atterrisent devant la case "JUSTICE" et celle-ci est une justice sous influence. Vous arrêtez une personne aujourd'hui, demain, elle est libre comme une hirondelle dans le ciel d'Oyo. C'est le défaut d'avoir bloqué des entrepreneurs non liés à la classe politique par des tracasseries administratives de toutes sortes et d'avoir favorisé le clan présidentiel. Tout ce beau monde nage et surnage dans l'impunité la plus totale. Ils prennent l'argent de l'Etat, beaucoup d'argent, sans prendre la peine d'exécuter le moindre travail. Ouosso devrait commencer par examiner tous les contrats actifs et éliminer les hommes d'affaires véreux. Or, ces propos traduisent une intention claire : ceux qui ont les marchés et qui ne font rien ou n'ont rien fait, on les laisse tranquilles ; on commence un nouveau cycle ! C'est de la défection et il est à redouter que lui ne fera pas mieux que son prédécesseur parce qu'il n'en a pas les moyens, la justice étant corrompue, une justice qui fait honte au peuple congolais...
Ah, j'allais oublier, monsieur le ministre Emile Ouosso, j'ai une petite proposition à vous faire : pourquoi ne pas rétablir la société du
Bâtiment et des Travaux Publics nationale ? Là au moins, vous vous passeriez des opérateurs véreux et surtout, il y en a marre d'enrichir les Chinois et la famille présidentielle ! On
peut la faire fonctionner comme une entreprise privée en utilisant les bénéfices au profit de la construction de nouvelles routes ou de leur entretien... Cependant, vous savez qui a détruit
ladite société pour favoriser des entreprises véreuses. La famille présidentielle regorge de nombreuses sociétés de construction comme CSN CONSTRUCT de la fille du président Claudia Lemboumba
Sassou Nguesso. Comment ferez-vous pour traduire les parents du président en justice si la justice est sous leur influence ? Et toc ! Voilà, je vous laisse monsieur le ministre à votre verre de
Champagne au citron. Ne vous en faites pas ; cent jours, ça ne suffira pas. Votre maître Denis Sassou Nguesso en est conscient. Quand on bousille un pays en douze ans, soit 4380 jours et ce
n'est pas en 100 jours qu'on peut réparer les dégâts !
Voici un article envoyé par un de nos compatriotes
qui met en évidence les facteurs que le pouvoir de Brazzaville doit juguler pour industrialiser le pays. Si les problèmes semblent avoir été assez bien identifiés, à savoir cinq
contraintes majeures, reste à savoir si les correctifs seront de taille. En effet, nou sommes bien curieux de voir comment monsieur Sassou Nguesso va diversifier l'économie du Congo pour
faire en sorte qu'elle (l'économie) ne compte plus que sur la ressource pétrolière qui finira par s'épuiser un jour et ce jour-là, TOTAL-FINA ELF quittera le Congo pour aller s'installer
ailleurs. D'ailleurs, on se demande pourquoi on brûler du gaz naturel depuis des années - alors qu'ELF savait qu'on pouvait en retirer de l'électricité. Les capitalistes de ce monde qui
viennent chez nous n'ont pas à coeur de développer le Congo mais simplement de piller ses richesses et rien n'empêche le CONGO d'exploiter lui-même son pétrole au lieu d'en confier l'extraction
et l'exploitation à des sociétés étrangères. Un Etat fainéant peut-il réussir à industrialiser le Congo ? Vous trouverez mes remarques et propositions en
rouge...
ce message vous est envoyé par un visiteur grâce au formulaire de contact accessible
en bas de page de votre blog: www.demainlenouveaucongobrazzaville.org
LE GOUVERNEMENT SAIT AUSSI QU' IL A DÉJÀ ÉCHOUÉ SUR LE SUJET DE CET ARTICLE QUE JE VOUS TRANSMET:
http://www.lesafriques.com/industrie-et-services/congo-cinq-mesures-pour-le-secteur-prive.html?Itemid=308
Congo : cinq mesures pour le secteur privé
Le Congo, 178e du classement de Doing business, veut tirer meilleur parti de son secteur privé. Cinq mesures ont été adoptées par une concertation qui a réuni tous les acteurs.
Par Hance Guèye, Dakar
Le tissu entrepreneurial congolais est en général atone. Les seules industries qui échappent à la sinistrose sont celles du pétrole, des brasseries, du sucre, du bois, du ciment, des
télécommunications, du tabac, de la minoterie… Pourtant, ce n’est pas le potentiel qui manque. Pays très arrosé, le Congo recèle de nombreuses opportunités dans le secteur agricole,
agroalimentaire, les services et la transformation du bois.
La conséquence de cette situation est que l’économie du pays ne repose que sur les exportations du pétrole. Le gouvernement a entrepris, avec l’appui de ses partenaires de coopération, l’Union
européenne, la BAD, l’AFD et la Banque mondiale, de corriger son économie déséquilibrée en améliorant la contribution du secteur privé.
Ses forces et faiblesses ont été diagnostiquées à cette fin par une concertation sur le thème : « Définition des contraintes prioritaires au développement du secteur privé en République du
Congo » qui a réuni les 16 et 17 mars dernier à Brazzaville, l’administration, les entreprises, les structures d’appui et les bailleurs de fonds, soit tous les acteurs impliqués dans la
conduite, la pratique et la gestion du secteur privé. Au total, une soixantaine de participants.
Les causes du faible développement du secteur privé ont été identifiées. Il s’agit des conflits armés (ici, la solution est toute simple
: pour en finir avec les conflits armés, il faut juste deux choses : 1) restaurer la véritable démocratie 2) Eloigner l'armée de la politique, empêcher aux militaires en exercice de faire de la
politique car il faut choisir entre l'armée et le pouvoir qui doit toujours échoir aux civils. Je vous signale que Sassou est un militaire et il est à la base des conflits armés du
Congo), des infrastructures insuffisantes ou délabrées,(monsieur Denis Sassou Nguesso a eu douze ans pour améliorer la
situation - donc c'est la volonté politique qui est ici le facteur prépondérant puisque nous avons démontré que le Congo a les moyens de se doter d'infrastructures viables)
du cadre institutionnel peu efficace, (le cadre institutionnel est pourri parce que le Congo est une dictature que Sassou Nguesso gère
comme un royaume ; pour arranger la situation, il suffit d'organiser des assises nationales - peu en importe le nom pour restaurer des institutions crédibles) de l’insuffisance des capacités (ici,
je vous fais remarquer qu'il y a une foultitude de capacités à l'étranger et il suffirait d'un Etat démocratique viable pour qu'elles reviennent). Le classement Doing Business de la Banque mondiale, pour l’année 2008, rend compte du mauvais environnement des affaires. Il classe
le Congo à la 178e place sur 181 pays répertoriés.
Insécurité
Cinq contraintes à résoudre prioritairement ont été répertoriées : l’accès au financement, la formation et l’information des acteurs et de la société, les infrastructures (énergie, transport,
eau...), l’insécurité judiciaire et juridique, la corruption manifestée par la parafiscalité et les tracasseries administratives. Un plan d’action étalé sur cinq ans a été adopté.
Proposition : Pour l'accès au financement, pourquoi ne pas prévoir un financement d'Etat pour
aider les Congolais porteurs de projets au lieu de leur rendre la vie difficile par des tracasseries administratives ? Le Congo doit rompre avec l'habitude d'attendre à chaque fois que
les solutions viennent de l'extérieur - alors que l'Etat a été imaginé pour apporter des solutions ! Il faut encourager l'initiative privée des nationaux car nous savons que les capitaux
vont au moins être réinvestis au pays. Le Congo a un grave problème de la fuite des capitaux et personne n'en parle parce que tous les membres du pouvoir font comme les étrangers en envoyant de
l'argent sale, bien noir, blanchir dans les banques européennes.
Proposition : Rien n'empêche le Congo de créer une vraie chambre de l'industrie accompagnée d'une véritable école de management - pas les écoles privées dont l'Etat ne prend même pas le soin de
contrôler la qualité des enseignements.
Proposition : après une guerre, le premier souci aurait dû être la rénovation générale des infrastructures nationales (énergie, eau, transport) mais on a juste bâti des routes pour aller en
vacances à Oyo, un petit village qu'on essaie à tout prix de transformer en ville. Douze ans sont largement suffisants pour doter tout le Congo d'électricité de bonne qualité, pour créer un
système national d'adduction d'eau potable ou pour constructive un grand circuit routier reliant tous les grands pôles économiques nationales et surtout, il n'y a pas que le sol, il y a les
airs et les réseaux maritime et fluvial. Douze ans auraient largement suffi et aujourd'hui, l'industrialisation aurait toutes les conditions pour se mettre en place !
Proposition : La corruption est un mal connu depuis très longtemps mais hélas, le gouvernement n'y fait rien parce que les corrupteurs et les corrompus s'y trouvent. Il faut donc associer la
communauté internationale en confiant ce travail par exemple à la banque mondiale - en lui donnant les pleins pouvoirs - question d'éradique jusqu'au dernier germe cette gangrène nationale.
Explication : les Congolais sont eux-mêmes trop impliqués pour y remédier efficacement. Une aide extérieure est donc nécessaire. Ce qui m'a fait écrire que le plan de monsieur le ministre
d'Etat Emmanuel Yoka n'a aucune chance de réussir !
Proposition : Nous savons tous que le pouvoir de CONGO-OYO a peur des entrepreneurs surtout quand ils ne sont pas du nord. Il se dit qu'un homme du sud qui devient puissant financièrement est
forcément dangereux politiquement ; ce qui est faux car quand on réussit dans les affaires on est loin d'avoir le coeur à se préoccuper de politique. DONC SIMPLIFIER, ENCOURAGER, SUSCITER, DELEGUER LA CREATION D'ENTREPRISE. L'ETAT PEUT MÊME CREER DES ENTREPRISES DONT LA GESTION SERAIT CONFIEE AU SECTEUR PRIVE. CA EXISTE, CA SE
FAIT AILLEURS ET CA MARCHE TRES BIEN !
Proposition sur l'insécurité judiciaire : vu que le Congo copie le droit français en matière de juridiction, nous avons tous les éléments entre les mains pour
combattre l'insécurité judiciaire. On peut même faire de l'éclectisme à ce propos en regardant et en comparant ce qui se fait de mieux ici ou là.
Le gouvernement est déterminé à le mettre en œuvre. « Nous sommes ouverts à toute initiative », a assuré Adelaïde
Moundellé-Ngollo, la ministre des Petites et moyennes entreprises chargée de l’Artisanat. Le gouvernement a déjà adopté un nouveau dispositif d’appui au secteur privé entrepreneurial.
Les partenaires de coopération ont aussi présenté leurs moyens d’appui à la réforme ainsi décidée. L’AFD a présenté l’ARIZ (Assurance pour le risque des investissements dans la zone AFD)
destinée à accompagner les banques dans le financement des PME. La Banque mondiale et la Société financière Internationale (IFC) ont exposé leur politique financière en Afrique centrale,
l’Union européenne, les instruments de facilitation et d’appui au commerce et au secteur privé et la BAD, le projet d’appui à la réinsertion des groupes défavorisés.
Tous ces partenaires ont réaffirmé leur détermination à accompagner ces efforts : « Que l’Etat jugule ces problèmes et le secteur privé connaîtra un début de relance au Congo ».
Monsieur Christian Brice
Elion, le griot du royaume CONGO-OYO (Ce Congo-là) ne manque d'humour quand il écrit :
Une atroce lutte ! On peut croire que le combat qu'on n'a jamais eu la force de mener depuis douze ans va enfin commencer avec une férocité léonienne. On ne peut s'empêcher d'admirer le talent de comédien de la classe politique congolaise qui 1) fait semblant d'ignorer un fait 2) pour ensuite faire semblant de le combattre... atrocement ! Nous avons depuis longtemps fait la preuve de la mauvaise gouvernance congolaise. Ce n'est pas une volonté flegmatique qui va changer quoi que ce soit et pour preuve, à la fin de l'année, on en reparlera et je sais que vous m'avez déjà donné raison.
Certes, il faut que le ministre d'Etat, coordonnateur du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la
justice et des droits humains (sic), Aimé Emmanuel Yoka, fasse un peu semblant de travailler tout de même ! Mais personne n'est dupe : les corrupteurs et les corrompus n'ont rien à craindre -
en tout cas pas grand' chose de la justice congolaise qui est elle-même ... corrompue ! Qui sont les corrupteurs ? N'est-ce pas le clan Sassou & Nguesso lui-même au pouvoir et leurs amis
qui viennent piller le Congo ? Qui sont les corrompus ? Là, il y a foule qu'il n'y aurait pas de place dans toutes les prisons de la république mais de nombreux membres sinon tout le clan
Sassou & Nguesso est concerné.
Voici ce que nous dit maître Emmanuel Yoka, son Excellence, ministre d'Etat du royaume :
«Il faut donc au-delà et par delà l’efficacité limitée des instances de contrôle, d’enquête et de répression
traditionnelle, un plan de lutte spécifique, structuré, ordonné et coordonné en vue de combattre avec efficacité les organisations qui recourent à ces pratiques condamnables», a-t-il
déclaré.
Notre oncle bien-aimé du roi cobra parle d'"organisations" ; c'est un mot fort qui renvoie à la pègre, à la mafia et
l'on voit mal comment la Commission Nationale de lutte contre la Corruption, la Concussion et la Fraude (CNCCF) va réussir là où des instances de contrôle traditionnelles ont échoué aux
dires de ce respectable monsieur. Non, Les deux Joseph, Lékaka et Mapakou savent qu'ils ne pourront rien faire - sinon boire du bon Champagne et profiter du mal qu'ils se promettent de
combattre : LA CORRUPTION !
La seule chose qui sonne vrai dans le discours du ministre d'Etat, c'est le diagnostic : on a bien identifié le mal, c'est une gangrène corruptive mais quant au remède, rien n'est moins sûr car le laboratoire CNCCF n'a pas le talent nécessaire pour soigner ce mal récurrent. On reconnaît que " L’Etat n’a pas des moyens pour son développement économique parce que ceux-ci sont soutirés à la base par des fonctionnaires. " C'est un bon constat, l'Etat est corrompu depuis la tête et nous savons tous que le premier corrompu et le premier corrupteur sont une seule et même personne qui dispose de l'impunité. Alors, comment va-t-on faire ?
Non, monsieur le ministre, il faut arrêter de nous distraire. Votre neveu construit des hôtels à Oyo pour que vous
puissiez aller là-bas avec vos maîtresses, vos corrupteurs, manger le ngolo que monsieur Sassou élève dans ses bassins. Ce plan est une moquerie de plus à l'endroit du peuple congolais, ce plan
foireux n'est pas mieux que les lois anticorruption ou les instances qui sont payées à ne rien foutre au niveau de l'Etat. Partout, à tous les niveaux du royaume, nous enregistrons des aveux
d'impuissance. Alors, j'aimerais bien connaître votre remède miracle face à la corruption, cette gorgone que nul ne peut regarder sans devenir aveugle. En fait, monsieur le ministre d'Etat
Yoka, votre plan a déjà échoué parce que c'est une farce et une farce reste une farce même si on y applique la force.
Aujourd'hui, dès qu'une information importante est diffusée
quelque part, d'une manière et d'une autre, elle nous parvient : soit par téléphone ou par mail et certaines méritent d'être connues par tous car elles permettent de forger le jugement et
d'apprécier le degré de détournement des deniers publics orchestrés par le clan Sassou & Nguesso. Il faut comprendre ce clan comme l'ensemble des membres de la famille présidentielle à
laquelle s'ajoutent des proches comme le premier des ministres selon le protocole actuel, monsieur Isidore Mvouba, Firmin Ayessa, Jean Dominique Okemba qui est le gardien du système et qui est au
parfum de tout ce qui se décide au Congo, etc. Il y a des cercles concentriques autour de Sassou Nguesso dont le premier est constitué d'enfants, de neveux, d'oncles, de tantes, le second
d'amis proches, le troisième des connaissances ethno-claniques, le quatrième d'hommes-satellites issus de la région nord-Congo, etc.

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