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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:02

Au commencement de la dictature Sassou étaient la dispersion, le découragement, la démobilisation, la fuite de l'élite politique à l'étranger, la résignation, le découragement, l'abattement du peuple. Puis vinrent l'indignation, la révolte, la résistance de quelques enfants du Congo à l'étranger. Rares sont ceux qui ont fait ce long cheminement qui façonne les vrais résistants. Certaines personnalités viennent de rejoindre la dynamique du changement il y a à peine quelques années, voire quelques jours. TOUS SONT LES BIENVENUS, LE CONGO ETANT UN PATRIMOINE COMMUN. Tous veulent devenir les plus en vue, tous veulent d'abord faire triompher l'ambition personnelle avant l'ambition collective.

Ah, mes compatriotes, tous plus intelligents les uns que les autres, toujours plus hautains, plus arrogants, égoïstes à souhait ne voulant jamais que les autres fassent quelque chose qui ne les mettent pas au premier plan. Pourtant, il semble que nous voulons tous le départ du mastodonte qui massacre la "forêt" nationale, oui, tous nous sommes pour la restauration de la démocratie perdue mais dès qu'une initiative de rassemblement jaillit ici ou là, on boude. Chacun est président de quelque chose et refuse de s'associer à autrui pour ne pas se diluer dans le grand nombre. Comme ils brillent tous, ces astres de la contestation, de la trahison, de la jalousie ! On veut récolter mais que personne d'autre ne cultive sauf moi ! Je suis le plus malin, je suis le plus intelligent, seul je peux tout ! Quel genre de souverain mérite un peuple peu enclin à se rassembler pour devenir une force politique véritable ? Si vous étiez si intelligents tous seuls dans vos coins, comment se fait-il que vous ne parveniez pas à chasser Denis Sassou Nguesso qui fait tant de mal au peuple ? Pourquoi ne vous servez-vous pas de vos ambitions individuelles si performantes pour terrasser celle de Denis Sassou Nguesso ?

Au moment où la mangue est mûre sur le manguier du bord de l'Alima, la division règne affaiblissant ipso facto l'ambition politique collectiv. Or, sans ambition collective, pas d'ambition politique du tout. La démocratie est comme un moteur à trois temps : l'ambition collective, l'ambition individuelle et le projet de société. On ne peut passer la seconde sans être passé par la première, la troisième sans la seconde.

Si faire de la politique consistait juste à crier, les babouins seraient meilleurs politiciens que les Congolais. L'orgueil ! Péché qui appelle le démon de l'égoïsme et l'égoïsme fait à son tour la courte échelle à la convoitise. La convoitise finit par entraîner la division, la division amène la décadence et cette dernière finit par tuer même une grande civilisation. Ceux qui nous tiennent dans leur carcan savent se servir du moteur à trois temps. L'ambition collective est une école de discipline, d'humilité où l'on apprend à écouter ce qui sort du cerveau de l'autre parce que tout être a des limites et une grande idée peut naître même d'un tout petit cerveau.

C'est ensemble que nous ferons partir Denis Sassou Nguesso. Par contre, c'est dispersés que nous échouerons, chacun ne regardant que son nombril. Ce n'est pas un individu seul aussi brillant soit-il qui réussira à vaincre une système armé jusqu'aux dents comme Tartarin de Tarascon. C'est sur le cheval de la force collective que galope la grande ambition individuelle. Les petites idées font le lit des grandes. Les petites alliances préfigurent les grandes révoltes.

Si vous n'aimez pas la cuisine de votre voisin, pourquoi apprécierait-il la vôtre ? Pourtant, quand vous faites des recettes - même non épicées, ils viennent mais vous, vous boudez - parce que vous croyez avoir réussi à incarner l'esprit du Congo. Il y a ceux qui depuis dix-huit ans n'ont pas arrêté de lancer leur intifada de mots sur le système carcérale politique congolais - sans rechercher la moindre gratification personnelle et de l'autre côté, il y a ceux qui viennent d'entrer dans la danse qui veulent déjà danser plus vite que le tam-tam. Les lumières qui veulent briller trop vite malgré le peu d'oxygène finissent par éteindre même le feu de la révolte. Criminel est celui qui par orgueil veut faire échouer dix-huit ans de lutte.

Les grands hommes se reconnaissent à leur capacité à apprécier les petites choses. Là où mon frère m'appelle pour qu'à deux nous soyons plus forts que tout seul, j'accours. Si vous avez déjà en vous le mépris de l'action des autres, si vous n'osez pas écouter ou vous associer aux autres pour leur faire profiter de votre grande lumière, en quoi ne présagez-vous pas faire demain pire que Denis Sassou Nguesso ? La grandeur de l'âme n'accouche pas du rejet de l'autre car c'est d'un alliage qui associe toutes les énergies que naît un peuple libre.

Ceux qui ne viennent pas encourager les autres à agir pour le Congo n'aime pas les autres mais, n'aimant pas les autres, ils n'aiment pas le Congo. Quel est donc ce moule qui crée l'orgueil congolais à la chaîne au point de nous faire perdre la face ? Est véritablement grand celui qui transforme les petites graines de rassemblement en pépites démocratiques. Et si l'or s'amalgame pour prendre plus de valeur, il s'étire aussi aussi à l'infini pour se dissiper dans l'espace.

Celui qui n'aime pas les autres ne s'aime pas lui-même car c'est dans le miroir de l'amour que l'on donne aux autres qu'on lit celui qu'on se consacre soi-même.

Ce samedi, si vous ne venez pas, vous ne boycotterez pas quelques citoyens mais votre pays. Et le faisant, on saura dans quel camp vous êtes. C'est au fruit que l'on reconnaît la valeur de l'arbre mais c'est au goût qu'on reconnaît celui du fruit. Si vous n'êtes pas capables d'écouter les autres, vous êtes déjà des dictateurs en puissance. LE CHRIST N'A-T-IL PAS DIT : "QUE CELUI QUI VEUT ETRE LE PLUS GRAND D'ENTRE-VOUS SOIT LE SERVITEUR DES AUTRES" ?

Je serai à Paris ce samedi avec mes frères de combat, ceux qui font les petites choses qui donnent du courage au peuple. Hier, on se comptait sur les doigts de la main ; aujourd'hui, on marche sur les fautes d'orthographe pour parler du Congo sur les réseaux sociaux ; j'en suis si fier.

L'AMOUR NE SE RECONNAIT QU'AU SACRIFICE CONSENTI POUR L'HONORER. IL N'Y A CERTAINEMENT PAS D'AMOUR DU CONGO EN VOUS. NOTRE PAYS NE SERA PLUS LE MARCHE-PIED DES AMBITIONS SOLITAIRES.

MON MESSAGE A LA DIASPORA : N'EXECUTONS PAS LA DANSE DE L'AMBITION PERSONNELLE AVANT LA MUSIQUE DE LA DEMOCRATIE RETROUVEE ! C'EST COMME DANSER SEUL DANS LE VIDE, DANS LE VICE...

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 13:43

Une bonne idée finit par être partagée par tous. L'idée de la transition fait son trou. Ce n'est encore qu'une idée qui devra trouver le cheminement de sa réalisation. Peu importe là d'où elle provient en premier ; l'essentiel que nous en comprenions tous la nécessité. Quant au passage de l'idée à sa réalisation, c'est le travail de tout le peuple congolais.

Juste une digression : quand Mathias Dzon dit qu'il a soutenu que la constitution actuelle est mauvaise mais qu'il s'oppose à son changement mais aspire à des élections avec le PCT et Denis Sassou Nguesso aux manettes, juste après quelques retouches de listes électorales, son subconscient lui dit qu'il pourrait bien dans ces conditions remporter l'élection présidentielle. L'homme dans une vidéo a bien dit que devenir président est son obsession. C'est là où il se trompe : Denis Sassou Nguesso n'a pas l'intention de laisser le pouvoir puisque la suite de son plan est déjà affichée : Dialogue-Echec du dialogue-Référendum-Conservation du pouvoir. Le fait qu'il embauche des milliers de gendarmes montre qu'il se prépare à affronter la colère de la rue si nécessaire.

Le dialogue ? A quelle fin ? Sassou le veut comme prétexte à son référendum - pendant que le PCT brandit la carotte de la transition arrosée de sacs d'argent et les lapins frétillent à l'idée de devenir des ministres. Ne nous leurrons pas : il n'y aura pas de vrai dialogue horizontal mais un diktat. La preuve ? On ne vous dit même pas de quoi vous allez vraiment dialoguer car tout dont les Bokamba ont mis en objectif ne veut rien dire. C'est eux qui eux qui danseront la danse du dialogue mais c'est Denis Sassou Nguesso qui en jouera la musique.

Jean-Luc Malékat a été ministre des finances de la transition qui a permis la seule et unique élection présidentielle démocratique du Congo en 1992. Il est donc normal qu'il adhère à l'idée d'une transition à partir de la seizième minute (16:10). Il s'agit de refermer la parenthèse dictatoriale ouverte par Denis Sassou Nguesso en 1997. Il partage mon idée que dans la configuration actuelle, il n'est pas possible d'organiser une seule petite élection que le PCT ne gagnera pas. Même avec des listes nouvelles, il suffira que le régime PCT qui organise les élections et qui les proclamera par son ministère de l'intérieur déclare son champion comme vainqueur. Franchement, la transition est incontournable. Nous estimons qu'elle doit durer trois ans au lieu de deux car il y aura une audit complète des comptes de l'Etat, un recensement général de la population et de l'habitation, la révision des listes, le redressement de certaines institutions comme la justice, la force publique, l'éducation, la santé. Deux ans me paraissent trop courts. Cependant, il reviendra au peuple d'en décider s'il adopte l'idée d'une transition démocratique véritable. Oui, nous avons introduit l'idée de la transition et si les Congolais veulent un vrai sujet de débat, il est tout trouvé : ON PEUT DIALOGUER DEs CONTOURS DE LA PROCHAINE TRANSITION.

Aux sceptiques, je renvoie à un constat : pourquoi les Burkinabés qui ont chassé Blaise Compaoré en envahissant les rues n'ont pas appliqué la constitution mais décidé d'organiser une transition démocratique - qui a de fait suspendu ladite constitution ? On aurait dû nommer le président du sénat comme président de la république avec mission d'organiser l'élection présidentielle dans un certain délai. Ils ont choisi de suspendre la constitution pour une transition. Qu'est-ce qui rend donc cette transition si nécessaire ? Répondez donc !

 

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 23:18

Nous avons appris que Denis Sassou Nguesso recrute 3000 nouveaux gendarmes. Alors qu'il est question de dégraisser la fonction publique pléthorique, qu'il n'y a plus d'argent pour achever de nombreux travaux publics, Denis Sassou Nguesso, nous l'apprenons d'un compatriote récemment rentré du Congo, enrôle 3000 nouveaux gendarmes dans la force publique. Le baril de pétrole est actuellement en dessous des 50 dollars - ce qui ce ressent amèrement au niveau économique, l'Etat étant le principal employeur du pays.

3000 nouveaux gendarmes, pour quoi faire ? Denis Sassou Nguesso aurait dit au Général Nianga Mbouala de se préparer à la guerre car il allait défier la France (Hollande) et les Etats-Unis (Obama) en exécutant son putsch constitutionnel. 

Nous savons que le monarque achète de nombreuses armes - alors même que le pays est en paix avec ses voisins. Tout ceci indique des intentions belliqueuses tournées vers son propre peuple qu'il est prêt à châtier en versant des torrents de larmes, de sang et d'urine. Denis Sassou Nguesso aurait dit à ses proches qu'il livrait le combat de sa vie. Contre qui ? Contre son propre peuple ! Croyez-moi, les forces publiques congolaises ne sont pas là pour protéger le peuple congolais ; pour preuve, elles ont pointé leurs armes contre le peuple congolais depuis octobre 1997.

Voici ce que BrazzaNews vient de publier (nous espérons qu'il ne s'agit que d'une rumeur mais nous prenons l'information au sérieux) :

" Le pouvoir de Brazzaville a recruté des tueurs à gage, une dizaine de ouest-Africains. Actuellement ils sont dans le vol pour Paris. Leur mission : Faire du mal aux Congolais résidant en France, Belgique, Luxembourg (Europe) notamment, les combattants et autres défenseurs de la démocratie qui se trouvent en France ou en Europe .

La police Française est saisie de cette affaire . Affaire prise au sérieux. "

Tel un éléphant pris de démence, Denis Sassou Nguesso attaque tous azimuts en montrant ses défenses. Nous nous attendons à une année 2015 ensanglantée - parce que le Diable l'exige...

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 22:16

Denis Sassou Nguesso a clairement affiché son intention de changer la constitution du 20 janvier 2002. Ne manque plus que le prétexte qui naîtra du dialoque-diktat auquel vont jouer le régime et une opposition fantôche. L'Europe peut mieux faire pour ramener l'égocentrique Denis Sassou Nguesso à la raison : il suffit de bloquer tous les comptes des tenants du système, PCT, clan, famille. Une décision qui pourrait être assortie de l'interdiction du séjour en Europe et aux Etats-Unis. Voilà des mesures qui pourraient pousser le système dictatoriale instauré par le mastodonte de l'Alima à reculer. L'Occident s'en remet juste à l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie). Il serait même intéressant de bloquer les revenus issus du pétrole à partir du 14 août 2014 si le dernier mokilimbembé d'Edou jouait au soldat récalcitrant : il est inconcevable que l'Occident verse l'argent du Congo à un dictateur... L'asphyxie financière a été appliquée contre Laurent Gbagbo - alors qu'il ne le méritait même pas. Aussi, pourquoi l'Europe ne pourrait pas l'appliquer à un dictateur qu'il est pourtant très facile d'arrêter ?

L'Occident ne joue pas franc jeu avec l'Afrique : d'un côté, elle se plaint de l'immigration, de l'autre, elle complote avec des dictateurs pour dépouiller l'Afrique de ses richesses, poussant ses fils à fuir la misère.

Nous savons que l'Amérique dépouille l'Europe de son or afin de la réduire en servitude - si ce n'est déjà fait. Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas vendu 600 tonnes d'or de la Banque de France à un vil prix aux Américains - ce qui fit de lui la risée du monde ? Les Allemands attendront longtemps avant que les Etats-Unis leur restituent leurs 700 tonnes d'or. L'Europe se rabat sur l'Afrique pour rééquilibrer son économie sauvagement pillée par l'Amérique et les cupides "maîtres du monde" qui tiennent la FED qui fait flamber la planche à billets pour mieux asservir le monde qui est arrimé à l'esclavage du fait que toutes les monnaies sont liées à l'étalon universel dollar. Or, le dollar, tout le monde le sait, ne vaut plus rien. Actuellement, le dollar a perdu 99,7% de sa valeur. Les Américains ont donc besoin d'or et travaillent à dépouiller l'Europe de tout son or - déjà qu'une bonne partie avait été expédiée aux States pour échapper à Hitler. Que les nations qui ont fait garder leur or aux Etats-Unis sachent qu'il ne leur reste plus rien : tout s'est volatilisé. A Fort Knox, les coffres-forts sont vides...

Le monde dit civilisé refuse d'aider l'Afrique. Qu'elle se tienne bien tranquille puisque nous sommes dans des temps apocalyptiques. Dieu va détruire le système financier mondial tel que cela est prédit dans la Bible. Les USA vont exploser et les Américains vont tous s'entretuer à cause de leur cupidité pendant que le reste du monde les regardera se massacrer. C'est de l'ordre de la prophétie. Lisez l'Apocalypse pour comprendre ce que je vous dis. Pour Dieu, le temps n'existe pas (Ecclésiaste 3:15) - il peut donc révéler aux prophètes ce qui va se produire.

Les Etats-Unis vont éclater en plusieurs nations avant de plonger le monde dans une banqueroute universelle. Tout le mal que les Occidentaux font subir à l'Afrique et aux Africains ne tardera pas à atteindre les cieux. Les banques ne pourront pas toujours être sauvées, déjà que de nombreux pays préfèrent à présent faire confiance à la Chine ou à la zone euro car le dollar en tant que monnaie est une escroquerie puisqu'il ne dépend plus de l'étalon-or. C'est de l'argent issu du néant qui permet pourtant d'acheter de l'or. Inquiète de cette situation, la FED milite même pour une démonétisation : l'Amérique veut créer à présent de la monnaie virtuelle. Reste à savoir si le monde suivra. La dette des Etats-Unis est scandaleuse ; ce pays a déjà remboursé plus de dix fois ce qu'il doit à la FED, une banque privée, mais la cupidité des banques actionnaires de la FED est infinie. LE PIRE APPROCHE A GRANDS PAS...

Oui, au Congo, nous sommes empêtrés dans une dictature que les Occidentaux peuvent écraser en un jour : il suffit de bloquer les terminaux de paiement du Congo. Cependant, personne ne bouge. Et pour cause : ce  sont les Occidentaux qui ont aidé Denis Sassou Nguesso, le Grand Maître franc-maçon à revenir au pouvoir.

Denis Sassou Nguesso s'en ira. Cependant, partira-t-il avant d'avoir complètement ruiné le Congo où des musulmans occupent des routes pour faire leurs prières comme pour montrer qu'ils sont désormais les maîtres du pays ? Nous vivons des temps difficiles. Cependant, tous ceux qui sont des vrais enfants de la foi savent que nous sommes entrés les temps de la fin. Prenez très au sérieux ce que je vous prédis : une banqueroute universelle va survenir qui plongera le monde dit moderne dans le chaos. Nous ne savons pas dans quel état se trouvera notre pays quand le MAL ABSOLU frappera le monde.

L'OIF peut toujours suspendre le Congo ; le monstre Denis Sassou Nguesso ne prêtera certainement pas attention à la menace. Hélas, faute de mieux, nous sommes réduits à nous contenter d'aussi peu de la part du monde occidental qui a d'autres chats à fouetter puisque toutes ses économies vont mal à quelques exceptions près...

CHANGEMENTE DE LA CONSTITUTION : L'OIF MENACE DE SUSPENDRE LE CONGO

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 21:54
DIASPORA CONGOLAISE/ROYAUME-UNI (United Kingdom) : COMMUNIQUE DE PRESSE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PAR LA DIASPORA CONGOLAISE AU UK

La Diaspora Congo Brazzaville - UK déplore l’attitude irresponsable du président de la République et de son parti politique, le PCT, au regard du débat sur le changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002, une attitude qui consiste à faire une fuite en avant avec la notion du « travaillons d’abord » mais en glissant en même temps par petites doses la préoccupation de vouloir changer cette constitution qui empêche le président sortant de briguer un troisième mandat, car cet objectif est le seul motif qui peut justifier les efforts que la majorité au pouvoir et le président déploient dans un exercice qui s’avère désormais à haut risque depuis le soulèvement du peuple Burkinabé qui a évincé son président en Novembre 2014, lequel président était, lui aussi, animé par le même désir de demeurer au pouvoir au-delà des exigences de la constitution.

Dans une répartition des rôles bien ajustée, le tandem Présidence de la République et Secrétariat général du PCT continue à manipuler la communauté nationale sur un débat qui n’a constitutionnellement pas lieu d’être.

Bien que conscients des problèmes juridico-politiques que pourrait déclencher cette périlleuse initiative de changer la constitution, le Président de la République se camoufle insidieusement derrière des entités non-constitutionnelles comme les pseudo-sages et les ministres du gouvernement – qui n’ont aucune légitimité dans pareille situation – pour tenter d’imposer le changement constitutionnel, à tout prix, au peuple Congolais qu’il asphyxie à dessein.

Toutefois, il est très important de souligner que le changement de la constitution – qui est clairement une volonté exclusive du Président de la République et son parti, le PCT – serait une très grave violation de la loi suprême de la République du Congo, d’autant plus que les institutions actuelles ne souffrent d’aucune crise de fonctionnement nécessitant ce changement.

Comme ils l’avaient fait au mois de décembre 2014, le mois de mars 2015 a, une fois encore, enrichi l’agenda subversif de ce même tandem qui a effectué des sorties où chacun était dans un rôle bien précis :

  • Le Président se donnant la tâche d’annoncer qu’en cas de divergence entre les partis politiques sur la question du changement de la constitution, il reviendra au peuple congolais de trancher par voie référendaire

  • Le secrétaire général du PCT s’attelant, quant à lui, à disserter – sans convaincre – de l’intérêt de changer la constitution pour une supposée république moderne dans laquelle la constitution actuelle serait un frein à l’épanouissement de la société.

Au regard des éléments susmentionnés, la Diaspora Congo Brazzaville – UK pense que le Président de la République et son parti – le PCT – pratiquent cette fuite en avant en feignant d’ignorer que la majorité des forces vives de la nation ont déjà donné leur verdict sur le sujet.

Dans un contexte où les partis de l’opposition tout entière, plusieurs partis se réclamant de la majorité présidentielle – MCDDI, RDPS, RDD, UP, MUST, etc. – l’Episcopat ainsi qu’une grande partie de la société civile, ont déclaré un NON sans équivoque au changement de la constitution, la seule question pertinente, fondamentale, cruciale et déterminante qui impose de mobiliser les énergies doit être celle liée à la transparence des prochaines échéances électorales afin de garantir un avenir apaisé et rassurant dépourvu des comportements égoïstes des uns se confrontant aux velléités protestataires des autres.

Malheureusement, plutôt que d’offrir aux Congolais un avenir paisible libérant toutes les énergies pour la construction du pays, le Président et son parti créent, au contraire, une atmosphère politique remplie d’incertitudes asphyxiant ainsi toutes les énergies positives, tout en introduisant des craintes d’un pays condamné à sombrer dans le chaos.

La Diaspora Congo Brazzaville-UK estime que la seule voie pour garantir la paix et la sécurité des citoyens congolais est celle d’une organisation de l’élection présidentielle en 2016 dont les résultats ne souffriraient d’aucune contestation.

Il est aujourd’hui impératif que le Congo se rassemble autour d’un processus impliquant le camp présidentiel, l’opposition, la société civile et, dans une certaine mesure, l’Episcopat, pour discuter – sans tergiverser et sans perdre de temps – des questions de listes électorales fiables, de la commission électorale et son indépendance.

La Diaspora Congo Brazzaville - UK estime que dans l’intérêt supérieur de la nation congolaise, une concertation avec un ordre du jour allégé se focalisant exclusivement sur les conditions du déroulement des prochaines échéances, devrait être convoquée immédiatement afin que l’exécution de ses conclusions ne bouleverse pas le calendrier établi par notre loi fondamentale qui reste au dessus de tout autre texte ou arrangement. Cette concertation doit avoir un ordre du jour réaliste et concis, se limitant de préférence aux questions relatives aux opérations pré-électorales, électorales et post-électorales.

La Diaspora Congo Brazzaville-UK estime que toute autre initiative visant à gagner du temps pour le camp au pouvoir serait de nature à mettre en péril la stabilité du Congo car la jeunesse congolaise qui a vu l’exemple du Burkina n’est pas prête à laisser passer l’opportunité d’une alternance politique apaisée.


 

Fait à Londres 14 Mars 2015

La Diaspora Congo Brazzaville -UK

 

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 15:05

Fétichiste, occultiste, franc-maçon, sataniste, Denis Sassou Nguesso a introduit au Congo les pratiques diaboliques les plus abominables axées sur le sang propitiatoire. Juste pour conserver le pouvoir. Cet homme a voué sa vie à servir les forces des ténèbres qui lui imposent des sacrifices rituels en retour pour faire aboutir ses projets machiavéliques. Pour assouvir sa soif de gloire. Bref, les meilleurs conseillers de Denis Sassou Nguesso sont les marabouts, féticheurs, magiciens et occultistes de tous genres qu'ils consultent à longueur de journée. Une personnalité qui l'a rencontré m'a rapporté que le premier conseiller de Sassou est un féticheur qui a pouvoir d'annuler un conseil des ministres.

Le Congo a été vendu aux forces des ténèbres, à Satan. Pour preuve, je vous citerai ce qu'avait dit un descendant de Pietro Savorgnan de Brazza lorsque ce dernier avait affirmé que la tombe de son aïeul était vide au mausolée Savorgnan De Brazza à Brazaville, les os de l'explorateur ayant été utilisés dans la confection de fétiches visant à envoûter le pays entier (nkini). Vous avez compris pourquoi Denis Sassou Nguesso ne pourra pas restituer les restes de De Brazza à ses descendants : parce qu'il n'y a plus de restes du tout...

A chaque fois que la conservation du pouvoir connaît une crise, Denis Sassou Nguesso s'en remet aux forces des ténèbres qui réclament du sang. Qui se souvient des cadavres que l'on retrouvait à Moukondo (Brazzaville) dont les parties génitales avaient été enlevées sous Sassou I ? Je peux évoquer l'épisode Anga dont les parties génitales furent prélevées à des fins mystiques.

Un compatriote revenu récemment du Congo m'a rapporté un fait qui va dans le même sens : à Pointe-Noire, on retrouve chaque jour des cadavres de femmes dont les seins et le sexe sont amputés. Cela ne semble pas inquiéter les hommes parce que cela concernerait uniquement les femmes ! Mais qu'est donc devenu mon pays pour que l'on banalise le meurtre rituel de femmes ? Tuer une femme, c'est comme assassiner l'humanité tout entière car le monde ne naît que des femmes. Entendre dire qu'il y a des compatriotes qui ne s'en offusquent pas parce qu'il s'agit de femmes assassinées, je suis choqué !

 

Nous nous insurgeons contre ces pratiques diaboliques qui ne visent quà maintenir Denis Sassou Nguesso au pouvoir et nous affirmons ici solennellement que ces crimes rituels gratuits ne sauveront pas le système du sanguinaire qui s'est juché au sommet de l'Etat. Mobutu a fait la même chose avant de s'enfuir au Maroc : une vidéo existe sur youtube où l'on entend la famille de Mobutu crier lors de funérailles de parents morts de façon suspecte  : " KO SILISSA BISSO TE !"

Que nos soeurs fassent très attention quand elles font des rencontres pour ne pas se retrouver en face de tueurs sans pitié - parce qu'ils auront exhibé des billets de banque pour les appâter. Certes, la survie est difficile mais rien ne vaut que l'on risque sa vie en entrant dans la voiture d'un inconnu qui peut vous emmener directement au cimetière.

Le Congo est devenu l'antre du mal. Notre combat n'est pas seulement un combat politique mais c'est aussi une guerre spirituelle. LES CONGOLAIS DOIVENT BEAUCOUP PRIER... 

P.S. : Voici une correspondance que je viens de recevoir de Pointe-Noire à propos de ces meurtres rituels. Certaines informations de nature à faire échouer les démarches citoyennes ont été supprimées. Nous encourageons nos compatriotes à faire oeuvre de plus de vigilance et de coopération. Ces criminels vivent bien parmi vous et peuvent donc être neutralisés. Une fois arrêtés, il faudra qu'ils parlent pour que vous sachiez pour le compte de qui ils travaillent... :

" Bonjour NKOSSI ZA MAKANDA, j'ai lu votre article sur les enlèvements et les tueries rituelles des jeunes filles SUDISTES á SIAFOUMOU particulièrement et dans tout Pointe-noire en général, car aucune d'elle n'est du nord. Si vous vous souvenez un JOUR je vous en avais fait état. Eh bien la police garante de la sécurité publique ne mène aucune enquette : ces faits sont considérés comme banals. Mais (...) "

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 18:37

C'est un secret de polichinelle que tout Congolais avisé devine facilement. Cependant qu'un éminent membre du Bureau Politique du PCT, ex-ministre de la défense, avoue que le changement de constitution ne vise qu'à permettre au champion du PCT, Denis Sassou Nguesso, de rempiler pour un troisième mandat, la chose revêt toute son importance. Comme qui dirait un membre du commando avoue le crime que tout le commando nie en bloc. Bowao concilie néanmoins dénonciation du putsch constitutionnel et cohabitation avec les autres membres du Bureau. C'est totalement incongru. Pourquoi attendre l'organisation du référendum qui signerait le coup d'Etat constitutionnel au lieu de démissionner tout de suite du PCT - pour bien marquer sa différence ? La philosophie de cette acrobatie comportementale nous paraît difficile à justifier de façon rationnelle - même si on se servait de la dialectique de monsieur Hegel qui sait faire des synthèses de thèses contradictoires. Quand on sort de la servitude volontaire, on ne peut y laisser le moindre petit doigt - à moins que toutes les bonnes intentions flanchent devant les impératifs matériels. En demeurant au sein du PCT, le professeur Charles Zacharie Bowao n'honore ni Hegel, ni le peuple congolais car il se drape dans un paradoxe insoluble et il le sait pourtant. Il doit constituer l'exemple que d'autres membres de ce parti putschiste et criminel depuis le commencement - doivent suivre : DEMISSIONNER TOUT DE SUITE DE CE PARTI CRIMINEL QUE NOUS ALLONS DE TOUTE FACON DISSOUDRE POUR HAUTE TRAHISON S'IL CONTINUE A SOUTENIR LE PROJET PUTSCHISTE DE DENIS SASSOU NGUESSO.

J'ai entendu dire que certains au PCT me qualifient "d'ayatollah de la démocratie" quand d'autres au sein du même PCT me qualifient d'extrémiste. J'avoue volontiers être un RADICAL DEMOCRATE car je ne conçois pas de transiger sur les valeurs démocratiques et républicaines. Brailler au sein de la porcherie en mangeant les mêmes ordures que les autres porcs - n'a pas de mérite - même si on dénonce les méthodes du fermier. Il faut sortir de celle-ci et oser manger de la nourriture spirituelle saine. CHARLES ZACHARIE BOWAO NE DOIT PAS ATTENDRE DE DEMISSIONNER DU PCT : IL DOIT LE FAIRE MAINTENANT. POUR SA CREDIBILITE ET POUR L'EXEMPLE...

 

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 14:54

COMMENTAIRE : Voici un texte que nous avons trouvé sur Facebook dont la source proclamée serait Guy Milex Mbondzi . Les dessous stratégiques du PCT sont ici révélés avec une lucidité criarde qui semble indiquer que la source est bien informée des projets du pouvoir qui comme nous vous l'avons dit pourrait envisager une transition pour permettre à Denis Sassou Nguesso de gagner du temps, l'opposition lorgnant sur l'os de la primature que le PCT jetterait entre des personnalités bien en vue du système dont ils sont pour certains des complices non avoués. Comme nous l'avons dit à Ziana TV, on découvre comment la franc-maçonnerie, toutes obédiences confondues, s'emploie à saper les velléités populaires.

L'auteur a bien compris que la situation politique du Congo-Brazzaville est potentiellement plus explosive que celle du Burkina-Faso – parce que les populations sont totalement déconnectées du système politique, régime PCT et opposition confondus.

 

Nous tenons ici à marquer un point d'éclaircissement sur notre vision de la Transition puisqu'une fois encore le régime des crocodiles de l'Alima s'apprête à nous piquer une idée qu'il veut mitonner dans une sauce démagogique à haute odeur mensongère dans le but inavoué de maintenir son champion Denis Sassou Nguesso aux affaires louches de la république afin que tous les sauriens du PCT continuent à se repaître de la dépouille Congo dans l'impunité absolue.

  1. Nous envisageons une TRANSITION sans monsieur Denis Sassou Nguesso dont le départ doit correspondre à la fermeture de la parenthèse dictatoriale du PCT ;

  2. étant donné que le régime du PCT n'est pas une démocratie mais une dictature, nous envisageons une suspension de la constitution du 20 janvier 2002 pour permettre au peuple congolais de se réunir dans un Conseil National de Transition afin de réfléchir à la manière de restaurer notre démocratie perdue en 1997.

  3. Cette transition est nécessaire afin de permettre une élection présidentielle libre, transparente et plurielle incontestable. Si le peuple congolais adhère à cette forme de transition nécessaire pour la restauration de la démocratie, il est évident qu'un dialogue transitionnel ne pourra être évité.

  4. Si nous ne voulons pas que le peuple oppressé, brimé, affamé et martyrisé par le régime du PCT ne se fasse justice lui-même, il faudra prévoir un TRIBUNAL POPULAIRE POUR LA JUSTICE, LA RECONCILIATION ET LA PAIX. Seule la JUSTICE peut faire en sorte que la victime soit honorée et le coupable condamnée à sa juste valeur, cette condamnation pouvant parfois juste se réduire à la récupération des Bien Mal Acquis et à la perte à vie des droits civiques pour les délits les moins graves, les autres, la justice ordinaire appréciera. Cela s'entend qu'il faudra au préalable réformer en profondeur la justice puisque nous jugerons certains juges pour HAUTE TRAHISON ou pour COMPLICITE avec le régime dictatorial actuel. Ensuite, une RECONCILIATION entre le bourreau, le coupable et la victime est possible. De cette réconciliation naîtra la PAIX véritable.

 

                                                                                    *

 

Le Congo-Brazzaville sera pire que le Burkina Faso. La preuve…


Au moment où l’idée du dialogue circule avec insistance dans les états-majors politiques, les laboratoires du PCT sont déjà à l’œuvre pour offrir un marché de dupes à leurs adversaires politiques au cours de ces assises. Tandis que les opposants, travaillent activement dans les laboratoires maçonniques, pour obtenir du pouvoir de Brazzaville, une Transition politique. Peu importe qui la dirigera (le Président sortant n’y étant pas exclu) - pourvu que leur soit offert le prestigieux poste de Premier-ministre. Pour leur part, le peuple congolais et la communauté internationale sont dans le qui-vive. Ils n’attendent que de voir Denis Sassou-N’guesso mettre la clé sous le paillasson en 2016 et organiser une élection présidentielle transparente. Sinon… Eclairage.


Nous sommes en pleine compétition de la trentième édition de la CAN, Guinée Equatoriale 2015. Dans le cadre de son ultime match de la poule A, le Congo-Brazzaville joue son va-tout contre le Burkina Faso. Au coup de sifflet final, les Diables-Rouges réussissent brillamment à battre les Etalons du Burkina Faso (2-1) et obtiennent par la même occasion leur ticket pour les quarts de finale. C’est l’occasion tant attendue par quelques malins du PCT pour dresser des banderoles dans certains points névralgiques de la capitale congolaise, sur lesquelles on pouvait lire : « Le Congo n’est pas le Burkina Faso. La preuve… ».


« Et les chiens se taisaient »


Sur le plan politique, les caciques du pouvoir voulaient ainsi répondre à ceux qui s’opposent au changement de la Constitution en s’appuyant sur la révolution burkinabé des 30 et 31 Octobre 2014. Erreur. Le jour même de la victoire de notre équipe nationale sur le Burkina Faso, des jeunes gens incontrôlés s’en sont pris aux biens publics et privés dans certains quartiers de Brazzaville, en scandant parfois des slogans hostiles au pouvoir, par exemple : « Pas de changement de Constitution, Sassou doit partir en 2016 ». De même, à l’issue du match Congo/RDC, des actes de pillages ont été commis par des jeunes gens qui ont voulu ainsi manifester leur ras-le-bol face à la dépréciation sociale qu’ils subissent quotidiennement. Le Congo-Brazzaville est devenu ainsi pire que le Burkina Faso, pour avoir agit autant, non pas pour un déclic politique comme dans ce dernier pays, mais pour un simple match de football, victoire, défaite et match nul, confondus. Ce qui a donné du grain à moudre au PCT. Comme dans le titre du livre de feu l’écrivain martiniquais, Aimé Césaire : « Et les chiens se taisaient », le PCT est resté bouche cousue, préférant se fendre d’un communiqué au moyen duquel il n’est pas allé par quatre chemins, pour pointer un doigt accusateur en direction de l’opposition dite radicale, laquelle s’oppose au changement de Constitution. Il l’a fait, en marge d’un meeting, qui n’a convaincu que les naïfs, au rond-point de Mikalou. En clair, le PCT accuse ses adversaires politiques d’avoir instrumentalisé les actes de vandalisme et de pillages, perpétrés par des jeunes gens, à chaque sortie de l’équipe nationale de football.


Rouler dans la farine tous ceux qui s’opposent au changement de la Constitution


De l’avis des observateurs de la scène politique nationale, cet excès de fièvre qui s’est promptement emparé des jeunes, laisse entrevoir les prémices d’une surchauffe au cas où Sassou venait à amorcer un passage en force pour se maintenir au pouvoir, à travers son idée de changement de Constitution. C’est, semble-t-il, ce qui oblige les caciques du PCT, engagés dans le changement de la loi fondamentale, à revoir leurs copies. Selon certaines indiscrétions, Pierre Ngolo, Michel Ngakala, Arlette Soudan Nonault… seraient à pied d’œuvre pour concocter un plan malicieux visant à rouler dans la farine les naïfs politiques de l’opposition qui croient aux vertus du dialogue. Cette idée, en cours d’élaboration, dans les laboratoires du parti au pouvoir, viserait à endormir l’opposition et les autres acteurs politiques, y compris ceux du PCT, opposés au changement de la Constitution du 20 Janvier 2002. La revendication forte, qui rejaillit de façon récurrente dans les états-majors politiques, sauf dans celui du PCT, n’est autre que la remise à plat du système électoral. Il s’agit en clair de procéder à un nouveau recensement administratif spécial, à un nouveau découpage électoral, pour corriger la grossière erreur de la quantification d’un corps électoral plus important au Nord du pays par rapport au Sud, de donner un coup d’accélérateur à la biométrie et de créer une commission électorale véritablement indépendante…


« C’est là que se situe le bon piège »...


En bon roublard politique, il semble que le PCT, son président en tête, aient la malicieuse intention, au cours du dialogue qui se profile à l’horizon, d’accéder « imbécilement » à ces revendications. « C’est là que se situe le bon piège », confie, sous couvert d’anonymat, un proche du parti au pouvoir. S’il est évident que les partis de l’opposition et les autres personnalités morales verront en cet accord, une avancée dans le débat ou dans leur lutte politique, force est de reconnaître, d’après certains analystes, que le PCT pourrait en profiter pour jouer sur l’élasticité du calendrier électoral, comme cela a failli être le cas en RDC. En l’espèce, c’est lui qui tient les manettes du pouvoir pour mobiliser les ressources financières et humaines nécessaires à un recensement administratif spécial ainsi qu’à toutes les opérations préélectorales. Et, à un an de la fin du mandat de Denis Sassou-N’guesso, les caciques du Parti Congolais duTravail sont convaincus que le timing ne permettra pas d’organiser un recensement administratif et une présidentielle incontestables. En plus, Sassou et ses compères politiques, engagés dans le changement coûte que coûte de la loi fondamentale, pourraient bien jouer sur la corde en faisant retarder la proclamation des résultats de ce recensement.


D’autres alibis que pourrait faire prévaloir le pouvoir


Au-delà des aléas climatiques, véritables entraves à une meilleure mobilité des hommes à certains endroits de la République dans le cadre dudit recensement, il faut surtout noter des alibis financiers que pourrait évoquer le camp présidentiel pour justifier des retards dans l’applicabilité des décisions prises de communs accords au cours de ce dialogue en perspective. En effet, le pouvoir pourrait faire prévaloir la carte de la baisse des coûts du pétrole sur le marché international, et pourquoi pas, l’engloutissement de plus de 500 milliards dans l’organisation des Jeux Africains à Brazzaville.


Le pouvoir fait miroiter à certains opposants des postes ministériels


De l’avis des analystes politiques, avant même d’aller au dialogue, Sassou a déjà gagné sa bataille face à une opposition lézardée, dépourvue de stratégie politique, désargentée, et dont certains responsables ne rêvent plus qu’à appartenir à un gouvernement d’union nationale dans le cadre d’une future Transition. Ainsi qu’on le constate, il va sans dire que la stratégie du PCT et de Sassou lui-même, est de jouer, à l’issue de ce futur dialogue, à la flexibilité de l’échéance présidentielle de 2016. Ce qui, naturellement, conduira la République vers un système de Transition souhaité par l’actuel locataire du Palais du peuple. Par conséquent, Sassou bénéficierait alors de l’onction d’une classe politique qu’il aurait réussi à rouler dans la farine par l’octroie de postes à certains caciques de l’opposition. Selon des indiscrétions, plusieurs parmi eux auraient été discrètement approchés par les missi dominici de Sassou qui feraient miroiter à chacun d’eux, un poste de ministre ou de ministre d’Etat pendant la Transition. « La meilleure, c’est que, spécule un analyste politique, Sassou pourrait bénéficier d’une Transition de deux ans, le temps de voir partir François Hollande de l’Elysée et Barak Obama de la Maison Blanche ». Qui sont considérés comme les deux bourreaux du Président congolais dans son entêtement au changement de la Constitution. « A propos, le Chef de l’Etat congolais serait-il naïf au point de croire que le départ de ces deux Présidents lui ouvrirait un boulevard qui le conduira droit à un énième mandat ?» s’interroge un politiste congolais. « Qui ne se souvient pas que Chirac a imposé les accords de Marcoussis à Gbagbo et que c’est Sarkozy qui est venu le destituer avant de le faire arrêter et de l’envoyer à la CPI ?» s’est-il à nouveau interrogé.

 


La Franc-maçonnerie à la rescousse du pouvoir de Brazzaville


Selon un enfant de la veuve qui a requis l’anonymat, certains francs-maçons congolais proches de l’opposition, toutes obédiences confondues, militent également, au nom de la fraternité, pour une Transition dirigée par Sassou.
En termes de retour de l’ascenseur, ce dernier leur offrira un poste de Premier-ministre de Transition. Parmi ceux qui s’activeraient pour occuper ce poste, les noms de Mathias Dzon (Grande Loge Nationale du Congo), Pascal Tsaty Mabiala, Jean Itadi, Guy Romain Kinfoussia (Grand Orient), Christophe Moukouéké, Clément Mouamba, Marion Madzimba Ehouango (Grand Orient) circulent avec insistance dans les milieux maçonniques. Toutefois, Guy Romain Kinfoussia et Mathias Dzon seraient en pole position. Et pour cause, le premier est des plus hauts gradés de la loge. Le deuxième, un grand donateur et pourvoyeur des fonds au moyen desquels s’organisent les tenues maçonniques à Brazzaville.
Pour faire passer cette idée de Transition dirigée concomitamment par Sassou et un Premier-ministre de l’opposition, sorti des entrailles maçonniques, des réunions secrètes se seraient tenues à Brazzaville puis à Paris en compagnie des frères et sœurs trois points français.


Marion Madzimba Ehouango joue sa propre carte


Selon notre source, le récent déplacement dans la capitale française de Marion Madzimba Ehouango, viserait à s’attirer la sympathie de ses frères de lumière pour mettre sous l’éteignoir les prétentions de Mathias Dzon et de Guy Romain Kinfoussia. En termes plus explicites, pour obtenir de la Franc-maçonnerie, qu’elle parraine, au détriment des deux challengers précités, sa candidature de Premier-ministre de Transition. Les informations recueillies dans d’autres milieux maçonniques font état d’une lutte serrée entre ces trois personnes pour accéder à la primature.


Guy Romain Kinfoussia


Sassou et ses frères de lumière de la Grande Loge du Congo accéderont-ils à ces offres ? Rien n’est moins sûr. Il y en a qui voient en Guy Romain Kinfoussia, un homme « irresponsable ». Ces méchantes langues vont jusqu’à le qualifier d’« homme instable sur le plan sentimental qui, en bon militaire de formation, tire sur tout ce qui bouge ». Sous le règne de Pascal Lissouba, « Sassou est loin d’oublier le rôle de père spirituel joué par Kinfoussia auprès de cet ancien Chef d’Etat pour déclencher la guerre du 5 juin », confie une source bien introduite au Palais du peuple. Mais, il n’en demeure pas moins vrai que cet ancien saint-cyrien est doté de capacités intellectuelles pour rivaliser avec Mathias Dzon qui lorgne aussi le poste de Premier-ministre.


Mathias Dzon


En effet, ce dernier, ancien ministre de Finances de Sassou et président fondateur de l’UPRN, bien côté dans les milieux de la finance internationale, reconnu comme ami de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, traîne malheureusement l’image de pilleurs de deniers publics au moment où il était en poste. Heureusement, Dzon n’est pas seul dans ce cas : le détournement des deniers publics au Congo-Brazzaville est devenu un bon petit sport national, seuls ceux qui volent moins de cent (100) millions vont à la Maison d’Arrêt. Comme si besoin en était, ses adversaires politiques qui se recrutent dans le camp de la majorité présidentielle, taxent Mathias Dzon de « pied nickelé en politique » fabriqué par Sassou. Et il semble que ce dernier est très loin d’oublier sa « traîtrise ».


Marion Madzimba Ehouango


Quant à Marion Madzimba, certaines langues revêches voient dans son activisme politique de bon aloi, « la marque d’un vindicatif qui voudrait prendre sa revanche sur Okemba Dominique pour une affaire de femme ». Il se dit dans les couloirs du Palais du peuple que Sassou et son neveu Okemba sont loin de lui pardonner son péché d’avoir voulu ressusciter Marien Ngouabi, à travers l’association ¨Marien Ngouabi et Ethique¨. Laquelle association, l’a conduit (lui et Emilienne Lekoundzou) au Palais présidentiel à Luanda, où ils auraient reçu une aide financière considérable pour immortaliser l’œuvre de Ngouabi… Tout au moins, dans les milieux universitaires, Marion Madzimba Ehouango est reconnu comme un homme érudit qui fait ses preuves dans les universités françaises et africaines. Au nom de la Franc-maçonnerie, Sassou-N’guesso, que l’on présente comme « rancunier », passera-t-il en pertes et profits le passé tumultueux qui le lie à ces trois hommes ?


Une Transition politique qui permettrait de mettre toutes les Institutions de la République à plat


De ce fait, la Transition politique malicieusement concoctée par le pouvoir et l’opposition, occasionnera, du point de vue du droit constitutionnel, un vide juridique et la mise à plat de toutes les institutions de la République. Ce qui, inéluctablement, conduira au partage du pouvoir entre la majorité et certains leaders de l’opposition et, surtout, à l’élaboration d’une nouvelle Constitution qui épousera les desiderata de son principal artisan, Denis Sassou-N’guesso. Certaines sources font d’ailleurs état du fait que ladite Constitution serait précieusement gardée dans un tiroir du Palais du peuple et n’attendrait que son exhumation. Tout compte fait, la machine infernale du boulanger politique qu’est Sassou est à l’œuvre.


Ils seront tous « nguirisés » tout en étant en déphasage avec les aspirations réelles des populations


En plus, il n’est pas impossible que des nguiris (sacs d’argent) viennent à la rescousse pour résoudre tant soit peu les problèmes d’intendance de certains hommes politiques congolais qui n’attendent que cette occasion. Le comble en l’affaire est que tous ces calculs de politique politicienne pourraient bien s’avérer faux, d’autant qu’il existe à présent un décalage énorme, voire même une déconnexion, entre les acteurs politiques congolais (pouvoir/opposition), leurs intérêts n’étant pas en reste, et les aspirations réelles de la population : l’alternance démocratique, l’accès à un emploi décent, l’accès aux services sociaux, l’accès à une gouvernance potable... Au Burkina Faso, au Sénégal par exemple, c’est la société civile et la jeunesse qui ont pris de court la classe politique de ces deux pays. Toute proportion gardée, il faut éviter que toutes ces combines politiques d’acteurs du troisième âge soient sans influence aucune sur une jeunesse désemparée, une jeunesse qui vit au rythme des réseaux sociaux et de l’évolution du monde, d’autant qu’elle vit dans la misère dans un pays trés riche. Les actes de vandalisme qu’elle a perpétrés récemment, à chaque sortie de notre équipe nationale, ne sont-ils pas le reflet de cette frustration plutôt que le fait d’une soi-disant main noire politique que le PCT cherche aveuglement et stérilement ?


Le Congo sera pire que le Burkina Faso


Au demeurant, ces propos lumineux d’un fin observateur du landernau politique africain sur les ondes de RFI méritent de la considération et devraient inspirer de la prudence aux hommes politiques (majorité/opposition) : « Au Burkina Faso, la révision de la Constitution a été légale, puisque autorisée par la Constitution, mais illégitime, parce que rejetée par le peuple. Au Congo, le changement est non seulement illégal, puisque non prévu par la Constitution, mais aussi illégitime, parce que rejeté par le peuple ». La complexité du cas congolais par rapport à la condition burkinabée est la preuve irréfutable que le changement de Constitution ou tout autre manœuvre visant à gagner du temps et à maintenir le Président Sassou aux affaires, question de mieux rebondir sous une autre forme, augure des lendemains plus ou moins incertains au Congo-Brazzaville qu’au Burkina Faso. D’autant que dans ce dernier pays, à part quelques moments de relâchement, notamment les 30 et 31 Octobre 2014, lors de la destitution de Blaise Compaoré, les opposants avaient la maîtrise de la situation et le contrôle des populations, auxquelles ils pouvaient donner des injonctions et adresser des appels au calme. Ce qui n’est malheureusement pas le cas au Congo-Brazzaville où l’opposition n’a pas le contrôle de la population, où elle a perdu le contact réel avec sa base. En République du Congo, la population ne fait plus confiance aux hommes politiques qu’elle traite de « menteurs et de corrompus ». Elle a appris, à travers les médias et les réseaux sociaux, auprès d’autres peuples d’Afrique, qu’elle peut elle-même venir à bout d’une dictature. Par conséquent, on trouve au sein du peuple congolais aujourd’hui des gens qui veulent du départ du Président Sassou parce qu’ils se battent réellement pour un idéal politique. Parmi eux, d’une part, ceux qui attendent que le peuple leur donne le pouvoir sur un plateau, d’autre part, ceux qui se préparent par tous les moyens, y compris les moyens non recommandés, à arracher le pouvoir des mains des dirigeants actuels. D’autres par contre, désirent la destitution du Président Sassou par enthousiasme. Parce qu’ils veulent, comme qui dirait, vivre le printemps arabe chez eux. Ceux qui n’ont jamais tenu les armes rêvent de les prendre. A leurs côtés, nombreux souhaitent le désastre pour des intérêts matériels et égoïstes, précisément, pour le pillage et les règlements de comptes. Galvanisés par les uns et les autres, plusieurs citoyens pourraient, le moment venu, être entraînés et chasser Sassou, naïvement. La où le bat blesse c’est que tous ces gens constituent aujourd’hui la majorité de la population congolaise. Ceci étant dit, la classe politique, dans son entièreté (majorité/opposition), risque d’être confondue et surprise, si, elle n’a pas définitivement compris cette réalité. Toute initiative visant donc le maintien du Président Sassou aux affaires, prise par la majorité, même de façon concertée avec l’opposition, ne passera pas dans l’opinion nationale et ne fera que renforcer les ambitions de chaque camp mentionné. Et pourtant, l’annonce officielle, par le Chef de l’Etat, du respect stricto sensu de la Constitution du 20 Janvier 2002, sa déclaration claire qu’il ne briguera pas un troisième mandat, sont les seules décisions à même d’éclaircir le ciel politique du pays et de tourner en dérision les prétentions de tous ces gens qui ne jurent que par la guerre. Mais, il faut le faire !


Source: Guy Milex Mbondzi

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 21:37

A notre ministre Alain Akouala Atipault des Zones Economiques Spéciales virtuelles,

Bonsoir. Nous saluons l'effort produit pour vous exprimer en lingala afin d'être compris par nos compatriotes qui ont désormais beaucoup de mal avec la langue de Molière - du fait de la chute vertigineuse du niveau d'instruction dans notre pays. Nous avons suivi attentivement votre interview réalisée par notre cadet à tous Aristide Mobebissi de BrazzaParisInfos.

Tout ce à quoi vous aspirez peut se résoudre par une simple révision ; le changement de constitution n'étant pas nécessaire. Tous ceux qui soutiennent le CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002 SONT DES PUTSCHISTES QUI DOIVENT ETRE ARRETES ET JUGES !

Nous sommes tous d'accord que les Congolais doivent se parler, dialoguer. Cependant, personne n'a le droit de créer un faux débat en haut lieu sur la constitution pour ensuite demander au peuple de trancher parce que ce "peuple-là" n'est pas l'ensemble du peuple. Je m'explique : le peuple ne se réduit pas à la masse inscrite sur les listes électorales. Le peuple, c'est la totalité démographique, celle qui n'a pas droit au chapitre, celle qui ne peut même pas se voir octroyer une carte nationale d'identité, celle que vous bastonnez dès qu'elle essaie de se débâillonner. Quand vous évoquez le concept de peuple comme juge, vous faites allusion à votre "peuple électoral", celui qui fait que le nord est devenu plus peuplé que le sud. LE PCT N'A JAMAIS PERDU UNE SEULE ELECTION DEPUIS 1997. POURQUOI ? PARCE QUE LES ELECTIONS NE SONT QUE QUE COMEDIES ELECTORALES. Vous savez que le référendum vous permettra de réaliser l'ambition tyrannique de votre maître Denis Sassou Nguesso. Cependant, cher Akoula, vous risquez d'avoir une grosse surprise !

Qu'on se le dise d'entrée de jeu : la constitution de 2002 n'est pas du fait du peuple mais résulte de la volonté d'un individu : monsieur Denis Sassou Nguesso qui a pris auparavant le soin d'abroger celle de 1992 - sans consulter le peuple, le moins du monde. Comment réussir le coup de force de faire passer le débat sur la constitution de quelques partisans de l'actuel chef de l'Etat à un débat populaire ? IL SUFFIT DE REALISER UN REFERENDUM-PRETEXTE NON CONSTITUTIONNEL. Le peuple n'est pas un paillasson sur lequel on s'essuie lorsque qu'on veut passer par la porte du pouvoir.

Qui a provoqué artificiellement le débat sur la constitution du 20 janvier 2002 ? Réponse : le PCT, un parti que vous qualifiez de "sage" - alors qu'il ne fait qu'obéir aux ordres d'un tyran en fin de carrière qui gagnerait pourtant à aller nourrir ses vaches et se poissons-chats qui ne nourrissent pas les Congolais, un parti de gangsters et d'hommes sans foi ni loi, qui a fini par ruiner l'avenir du Congo en quelques dizaines d'années.

Je conçois que votre position vous impose une servitude volontaire à l'égard du chef de l'Etat et une solidarité automatique en tant que membre du gouvernement à la politique générale du PCT qui ne vise qu'à narguer notre peuple  sur lequel vos mercenaires, qui nous tiennent lieu de force publique, ont pointé les canons de leurs kalachnikovs depuis 1997.

Le dialogue est une exigence si l'on veut éviter de se canarder entre frères, entre compatriotes. Cependant, le dialogue est-il opportun à un moment critique marqué par la fin de mandat d'un dictateur ? Pourquoi ne pas refermer la parenthèse dicatoriale avant de dialoguer ? Qui peut dialoguer avec un tyran, un dictateur ? Toutes les tentatives se sont soldées par des diktats. Nous ne voulons plus de dialogues-prétextes. Quand vous parlez de la volonté du "peuple", cela n'équivaut qu'à une chose : faire passer la volonté du bourreau Sassou pour celle du peuple victime.

A quel moment, la constitution est devenue un problème dans notre pays ? Voilà douze ans que personne ne s'en plaint. Elle a produit la paix, soi-disant. Si le PCT a attendu toutes ces années, pourquoi ne pas attendre moins de deux ans pour laisser le prochain président en décider ? Qu'est-ce qui rend le débat sur la constitution si urgent ? Certes, elle n'est pas parfaite mais vous avez pourtant supporté son imperfection pendant plus de douze ans - sans que cela ne soit une préoccupation nationale.

Vous brandissez toujours la guerre dès qu'il s'agit d'un point de vue différent du PCT. Non, Sassou seul dans notre pays a toujours conquis le pouvoir par la force : 1979, 1997 et le PCT a toujours été une organisation criminelle qui s'est toujours emparé du pouvoir depuis 1968 par la violence - jamais par les urnes. Les élections de 2002 et de 2009 ne sont que des simulacres d'élections, l'habillage démocratique d'une dictature car il n'existe nulle part de "dictature démocratiquement élue".

Votre maître a déjà fixé le cap : "Si le dialogue n'aboutit pas sur un accord, le peuple sera consulté". Quel dialogue ? Quel accord ? Et si le dialogue aboutissait sur le fait qu'il faille respecter la constitution ? Que se passera-t-il ? Pourquoi Denis Sassou Nguesso est-il le seul qui doit décider de la teneur et de la couleur de l'accord ? Qu'est-ce qui rend tout ce processus légitime ? Vous évoquez la légitimité du peuple - alors que vous la foulez du pied ! Les Congolais ne veulent plus de Denis Sassou Nguess et, en voulant bafouer la volonté populaire, vous allez provoquer l'embrasement du pays. LE VRAI PEUPLE N'ATTEND QUE CETTE DECISION INIQUE QUE DEVRA PRENDRE DENIS SASSOU NGUESSO A UN MOMENT OU A UN AUTRE...

Monsieur Akouala, vos Zones Economiques Spéciales se font attendre. Celle du Gabon est déjà fonctionnelle. Au lieu de chercher à prolonger un règne arbitraire qui n'a que trop duré, vous devez vous concentrer sur vos objectifs. Un dialogue véritable trouve sa justification dans une crise quelconque : on peut dialoguer sur l'impunité absolue, sur la violation des droits primaires, sur la gestion des ressources, sur la pesanteur des étrangers dans notre économie, sur la corruption, le détournement des deniers publics, la transparence électorale, etc. Bref, les vrais sujets de dialogue ne manquent pas. Dialoguer suppose une contradiction, un noeud, un antagonisme persistant. Or, il n'y a aucun problème entre le peuple congolais et la constitution du 20 janvier 2002 pour qu'on en appelle au souverain primaire qui ne s'en plaint pas. Il y a par contre un problème entre Denis Sassou Nguesso et la constitution qui lui indique que son mandat prendra fin en 2016. C'est ce problème que vous avez mandat de résoudre car vous êtes tous dans la servitude volontaire. Que ceux qui veulent dialoguer le fassent puisque personne ne peut le leur empêcher mais en quoi cela concerne-t-il le peuple, le vrai, celui qui souffre, la multitude, la tourbe, la plèbe ?

En ma qualité de tradi-républicain, un courant qui fait son petit bonhomme de chemin depuis que je l'ai émis, mes textes parlant pour moi, je constate que vous voulez déformer mon idée car prendre quelques rois pour en faire des sénateurs, ce n'est pas cela la tradi-république. Ayez le courage d'en référer au penseur que je suis : je suis prêt à exposer ma vision de la TRADI-REPUBLIQUE. Si vous vous contentez de faire de quelques rois des sénateurs à vie, cela s'apparente à de la corruption. Oui, nous ne sommes pas des occidentaux pour que la république à la française nous réussisse. Il y a un recadrage identaire à réaliser mais cela ne va pas se faire en tripotant une belle idée alors que vous n'en connaissez pas la quintessence.

NOUS POUVONS DIALOGUER SUR L'AVENIR DE NOTRE PAYS - SANS ESSAYER DE TRICHER EN RECONNAISSANT D'ABORD QUE DEPUIS 1997, LE CONGO VIT SOUS UNE DICTATURE - ALORS QU'IL FAILLE RESTAURER LA DEMOCRATIE PERDUE. IL EST ENCORE TEMPS. LORSQUE LE PEUPLE AUQUEL LE POUVOIR SE SUBSTITUE A TORT ET TRAVERS EXPRIMERA SA COLERE, IL SERA TROP TARD. La force d'une dictature devient toute relative quand celle du peuple se lève.

Non, le peuple ne se reduit pas à quelques "dialogueurs" achetés à coups de pétrocfas. Vous avez dit : "gouverner, c'est prévoir". Cependant, voyez-vous soudre la colère du peuple que vous piétinez depuis trop longtemps ? NON CONTRARIES, LES CHANGEMENTS FONT LE JEU CALME DE LA NATURE MAIS AUTREMENT, ON S'EXPOSE A LA FURIE DE CELLE-CI. QUELQU'UN A DIT : " QUAND ON ATTAQUE LA NATURE, LA NATURE SE VENGE". TOUTE CHOSE - MEME LA PLUS ABJECTE - A UNE FIN. IL FAUT SAVOIR DECRYPTER LES SIGNES DU TEMPS. Si le peuple est souverain comme vous le prétendez, écoutez-le.

VOUS ETES AUX RESPONSABILITES - HAUT PERCHE EN VOTRE QUALITE DE MINISTRE. OR, DE GRANDES RESPONSABILITES APPELLENT DE PASSER A L'AUNE DU JUGEMENT DE CEUX QUE L'ON PRETEND SERVIR. SI LE REGIME N'A PAS DE COMPTE A RENDRE, ALORS IL PREND LE PEUPLE CONGOLAIS POUR UN PEUPLE ESCLAVE. CEPENDANT, MEME A ROME, L'HISTOIRE A SUSCITE UN SPARTACUS. Ne tentez pas le peuple car personne ne peut contenir un océan, un tsunami populaire...

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 12:15
CONGO/DIASPORA : INVITATION A LA RENCONTRE CITOYENNE POUR LA CREATION D'UNE COALITION POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE

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